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[Nouvel article] Anne-Lys s’interroge : Ne pas faire aveuglément confiance à tous les Musulmans, est-ce de l’islamophobie ?

 

 

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L’arène nue:En 2010, l’Allemagne a fait une politique de relance massive », entretien avec Mathieu Pouydesseau

L’arène nue:En 2010, l’Allemagne a fait une politique de relance massive », entretien avec Mathieu Pouydesseau

 

 

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« En 2010, l’Allemagne a fait une politique de relance massive », entretien avec Mathieu PouydesseauPosted: 17 Feb 2017 01:56 AM PST

Sigmar Gabriel et Angela Merkel


Mathieu Pouydesseau vit et travaille en Allemagnedepuis 15 ans et espère obtenir prochainement la nationalité de ce pays. Il estdiplômé del’IEP de Bordeaux et en Histoire, et travaille dans l’informatique. Longtemps fédéraliste européen, il fut un temps au Conseil national du Parti socialiste français, et est actuellement engagé au SPD allemand. Il s’exprime donc ici en tant qu’observateur de l’Allemagne connaissant à la fois le tissu économique et les structures politiques du pays.
***
Long et fouillé, le présent entretien est publié en deux volets. Ci-dessous, le premier volet traite essentiellement de l’état du paysage politique allemand, à quelques mois des élections législatives de 2017 qui seront décisives pour le pays et pour l’Europe. Les difficultés rencontrées par les partis de gouvernement (CDU et SPD), le caractère irréconciliable des gauches allemandes, l’effritement (« weimarisation ») du paysage politique et la montée de la droite radicale, y sont analysés. 
La seconde partie de l’entretien sera davantage orientée vers l’analyse du modèle économique allemand et sur l’Allemagne dans les relations internationales. 
***
Sigmar Gabriel, qui a récemment quitté la direction du SPD et laissera Martin Schulz affronter Angela Merkel aux élections législatives allemandes de 2017, a déclaré fin janvier que la politique de la chancelière avait contribué « de façon décisive aux crises toujours plus profondes de l’Union européenne depuis 2008, à l’isolement d’un gouvernement allemand toujours plus dominant et – en s’accrochant impitoyablement à la politique d’austérité – au chômage élevé hors d’Allemagne ». Or Gabriel est tout de même…. ministre de l’Économie d’Angela Merkel. Quel sens cette déclaration a-t-elle ? Est-ce une façon de fermer la porte à toute nouvelle possibilité de « Grande coalition » après 2017 ?
Au-delà des jeux tactiques, reconnaissons au SPD d’avoir porté des diagnostics justes, dans le débat intérieur, sur les causes et les conséquences de la crise en Europe. Sans jamais cependant en tirer les conséquences politiques.
Ajoutons ensuite que le surnom de Sigmar Gabriel au SPD, c’est « Zig-Zag Gabriel » pour sa capacité à prendre tout le monde avec constance à contre-pied. Son échec à être le candidat à la chancellerie – à deux reprises ! 2013 et 2017 – alors qu’il est le président du SPD, est inouï dans l’histoire.
Quoiqu’il en soit, pour comprendre la déclaration de Gabriel, il faut revenir en 2008. La crise financière frappe alors que la première Grande Coalition voit une collaboration assez harmonieuse entre la CDU d’Angela Merkel – dans laquelle deux ailes s’affrontent, interventionnistes et ultralibéraux – et le SPD dominé par son aile droite et notamment par Steinmeier (le conseiller de Schröder à l’origine de « l’agenda 2010 », les reformes controversées du marché du travail et du système d’assurance sociale) et Steinbrück, ministre de l’économie.
Face à la crise, Angela Merkel, comme à son habitude, joue la montre et refuse de décider quoi que ce soit. Finalement, sous la pression des Américains, des Britanniques et des Français, elle accepte d’abord organiser la recapitalisation du système. Effrayés cependant par les déficits qui s’accumulent, tant Merkel que Steinbrück refusent d’envisager, dans un premier temps, de soutenir la conjoncture. C’est suite à une fronde des députés et aux pressions de ses industriels que l’Allemagne se rallie à un plan de relance massif par l’investissement public (Konjonkturprogramm 1 à 4) et un soutien à l’emploi par la subvention massive du temps partiel comme alternative aux licenciements. En pratique, les entreprises ont eu la possibilité de mettre leurs employés à temps complet en temps partiel pendant une période portée à deux ans, avec l’État et l’assurance chômage versant la différence entre salaire à temps complet et temps partiel – soutenant la demande intérieure.
Allons bon ! L’Allemagne qui prône aujourd’hui le malthusianisme budgétaire tous azimuts à fait, sous l’impulsion de la CDU, de l’aile droit du SPD, et sous la pression des industriels, de la relance keynésienne…. 
Oui et ça a marché. C’est là que se noue l’avantage compétitif allemand en Europe. Jusqu’en 2007 l’Allemagne se traîne en queue ou dans la moyenne de l’Union Européenne sur tous les grands indicateurs économiques. Le livre de Guillaume Duval « Made in Germany », a parfaitement exposé comment la réussite allemande s’est faite en dépit des réformes de Schröder et Steinmeier, et non grâce à elles, quoiqu’en dise la légende.
Pourtant, en septembre 2009, le SPD est laminé aux élections. Pour quelle raison ?
Ce plan de relance particulièrement réussi, mis en musique par le SPD, ne profite finalement qu’à Angela Merkel. Le SPD est pris dans les contradictions. D’une part, son appareil est dominé par les schröderiens. D’autre part, les résultats de la politique qu’il inspire sont enfin efficaces, mais sont à l’opposé des primats idéologiques des réformes de 2003 : ce n’est pas la relance de l’offre, mais bien celle de la demande qui a relancé l’Allemagne. Gêné par tout cela, le parti ne cherchera jamais à revendiquer ce succès pour lui-même.
De son côté, Merkel, pour pousser la division à gauche à son extrême, commencera dés 2009 à tresser des lauriers de héros incompris à Gerhard Schröder, enfermant les gauches dans leurs contradictions. Pour la droite allemande, il est indispensable en effet d’empêcher toute coalition possible des trois partis de gauche allemands.
L’origine du mythe schrödérien, en tout cas, se trouve là. En Allemagne, on est persuadé d’une réussite économique « méritée », due à « les efforts douloureux nécessaires », que les autres pays d’Europe n’ont qu’à faire à leur tour s’ils veulent réussir aussi bien.
Et le trois partis de gauche qui ne doivent surtout pas s’allier selon Merkel, qui sont-ils ?
Et bien ce sont d’abord les Linke, issu de l’alliance des anciens communistes de l’Est et des dissidents du SPD (les frondeurs allemands si on veut) partis pendant le deuxième mandat de Schröder, alliance symbolisée par le couple politique et privé de Oskar Lafontaine, ancien président du SPD, ministre des finances éphémère en 1998 démissionnant par refus d’une inflexion sociale-libérale, et Sahra Wagenknecht, de 25 ans sa cadette, née en RDA, figure du courant néo-marxiste, présidente du groupe parlementaire des Linke depuis 2015.
Viennent ensuite les Verts, pari écologiste traversé par deux grands courants idéologiques, l’un plutôt conservateur né dans la lutte contre la construction de centrales nucléaires dans les régions rurales chrétiennes de l’Allemagne du Sud, et l’autre issu des mouvements post-68 dans les bassins urbains notamment de Francfort et Mannheim, où Joschka Fischer et Daniel Cohn-Bendit partagèrent un appartement.
On a enfin le SPD, fier de ses 150 ans d’histoire, adossé à un puissant mouvement syndicaliste mais profondément affaibli depuis le tournant social-libéral du « progressisme » dans sa version Clinton-Blair-Schröder de la fin des années 1990, passé de 42% en 1998 à 25% en 2013. Les sondages avec Schulz comme tête d’affiche le donnent aujourd’hui à 30-32%.
Face à la déroute de 2009, Sigmar Gabriel, alors ex-président de la région de Basse-Saxe, engage un timide virage sur sa gauche.  Le symbole de cette évolution est son slogan de « Mitte-Linke » ( « Au centre à gauche ») prenant le contre-pieds du slogan de Schröder ( « Neue Mitte » : le « nouveau centre ») .
A l’époque, la Fondation Friedrich Ebert – proche du SPD – publie des études macro-économiques assez complètes sur l’efficacité de la relance de 2009-2010, pose les principes d’une relance européenne et défend, face aux attaques spéculatives contre les dettes publiques, l’idée de forme de mutualisation.
Sigmar Gabriel reste pourtant inaudible : Merkel a conservé le pouvoir en s’alliant aux libéraux du FDP – 14% des voix, leur record ! – et ceux-ci veulent une politique massive de réduction des impôts notamment sur les classes supérieures, et soutiennent, en Europe, le tournant austeritaire.  C’est ce qui amènera le traité fiscal européen (le TSCG), conçu par une Europe dominée par les droites. Ce traité fiscal et la violente contraction des dépenses publiques européennes tuera la relance de 2010 – l’Union Européenne est la seule région du monde à s’enfoncer dans une récession en 2012, une crise inutile provoquée par l’obsession idéologique des droites européennes pour l’équilibre budgétaire.
L’Allemagne, qui n’ayant pas, quant à elle, désarmé son appareil productif entre 2008 et 2009, bénéficie déjà de la relance de la demande mondiale : le monde en 2012 voit une croissance supérieure à 3%, les États-Unis également. Elle s’en sortira donc bien mieux que les autres.
Pour résumer, en 2009, les sociaux-démocrates perdent pied et Merkel se choisi un autre allié de coalition, le parti libéral (FDP). Mais la donne a changé depuis lors. Depuis 2013, la gauche est majoritaire au  Parlement allemand. Pourquoi gouverner à nouveau en coalition avec la CDU et la CSU ? 
A tout moment, le SPD aurait pu faire tomber Merkel et lancer une coalition à gauche. Mais l’appareil du parti ne peut envisager d’alliance avec les Linke. Par ailleurs, les relations sont difficiles entre Linke et Verts, une partie des Verts étant issu des mouvements démocratiques en Allemagne de l’Est qui menèrent à la chute du mur, cependant qu’une partie de l’appareil des Linke à l’Est a été membre du parti communiste en RDA….
L’actuelle Grande coalition – l’actuelle en somme – aurait dû permettre à Sigmar Gabriel de se poser face à Merkel comme un candidat du renouveau. Mais il est limité par beaucoup de facteurs : son incohérence doctrinale – un coup à droite, un coup à gauche – sa dépendance politique aux lobbys industriels et agricoles de Basse-Saxe ( siège de Volkswagen, mais aussi des éleveurs porcins utilisant toutes les subtilités du droit européen, et notamment les travailleurs agricoles détachés de pays de l’Est, pour réduire leurs coûts de revient et tailler des croupières aux éleveurs bretons ) et ses compromissions avec la nouvelle extrême-droite allemande – il a participé en 2015 à un débat de Pegida – « Parti contre l’islamisation de l’Allemagne ». Sans parler de ses inconséquences sur la question des réfugiés : il a mené une campagne de presse humanitaire assez médiocre avec un acteur allemand, Till Schweiger, pour renverser l’opinion publique à l’été 2015, mettant suffisamment de pression sur Merkel pour que celle-ci annonce à la fin de l’été l’ouverture unilatérale des frontières, ce qui a provoqué une crise européenne inouïe.
Enfin, comme ministre de l’Économie, il a défendu avec acharnement les accords de libre-échange TTIP et CETA, alors que le SPD avait passé des motions critiques vis-à-vis des deux accords, et que ce sujet a vu à deux reprises, pour un pays n’en ayant pas du tout la culture, des manifestations monstres se tenir en Allemagne contre ces accords.
N’oublions pas enfin qu’en juillet 2015, tant Steinmeier que Schulz ou Gabriel se sont montrés extrêmement virulents à l’égard de Tsipras et de la Grèce, ayant pu même apparaître parfois comme plus exigeants que la Troïka.
Outre la division des gauche dont on vient de parler, le paysage politique allemand semble à son tour s’effriter, comme dans toute l’Europe d’ailleurs. Les partis de la coalition au pouvoir sont perte de vitesse et on assiste à une montée brutale de l’extrême-droite (AfD). A quoi cela tient-il ?
Le mode de scrutin allemand, qui requiert des partis un minimum de 5% des voix, a en partie dissimuler  l’effritement, mais il a en effet commencé dès les années 2000.
En 1998, au moment de la victoire de Schröder, la situation politique est limpide: il y a la droite avec la CDU, le centre libéral avec le FDP, les écologistes, le SPD et la survivance du parti communiste est-allemand, le PDS, présent seulement dans les régions qui formaient la RDA.
Ce sont les réformes Schröder qui, en divisant profondément le SPD, provoquent une scission et enclenchent le mouvement d’effritement, le PDS moribond s’alliant avec les syndicalistes et l’aile gauche “frondeuse” du SPD pour former les Linke, et devient un parti présent partout en Allemagne. Cet effritement, ce que j’appelle la « Weimarisation », se poursuit en touchant une partie de la population peu politisée, et tentée par des mouvements aux doctrines opposées, mais au discours antisystème. J’avais analysé les élections locales, municipales et régionales de 2011 : dans tous les cantons, on voyait un électorat antisystème se cristalliser à 3-5% des voix, hésitant selon les bureaux de vote entre le parti néo-nazi NPD et le parti libertarien « Les Pirates ». Ceux-ci réussirent d’ailleurs à entrer dans des parlements régionaux entre 2011 et 2012 (9% des voix à Berlin) !
Plus récemment, en 2016, l’analyse des mêmes scrutins montrent que partout où s’étaient cristallisé ces deux électorats ( qui s’excluaient : on était dans telle bourgade Pirate, dans telle autre côté NPD ) disparaissaient sous la vague du nouveau parti à la droite de Merkel, l’AfD (« Alternative pour l’Allemagne »). Cette dernière naît au départ, en 2012, d’une réflexion d’économistes ordolibéraux, qui jugent les politiques mises en place depuis 2009 pour résorber la crise financière, puis pour traiter la crise de la dette publique européenne, illégales et contraires aux intérêts nationaux allemands.
Le scrutin de 2013 voit déjà cet émiettement tant à gauche qu’à droite, émiettement qui ne se traduit cependant pas en sièges au Bundestag du fait du seuil des 5% pour avoir des élus.  Les deux grand partis CDU (42%) et SPD (25%) rassemblent à eux deux 67% des voix (mais c’était 80% des voix en 1998).  Les Verts et les Linke se retrouvent seules oppositions parlementaires avec chacun un peu plus de 8% des voix. Les libéraux du FDP et l’AfD manquent de très peu l’entrée au Bundestag, le NPD et le Pirates ne rassemblent plus que 2% chacun.
Mais depuis, l’AfD a changé de discours. Son souci principal n’est plus l’euro et le refus de « payer pour l’Europe du Sud », mais davantage l’immigration et la question de l’islam. Est-ce cela qui a permis sa progression rapide ?
Oui, l’AfD s’est radicalisée, donnant un débouché politique aux mouvements Pegida.  Du coup l’effritement se poursuit. En 2014 aux élections européennes, la CDU et le SPD ne rassemblent plus que 62% des électeurs, et l’AfD monte à 7%. Elle obtient des élus.
Les élections régionales confirment le phénomène, et la construction des majorités de coalition dans les Lander devient pittoresque, puisque trois partis sont désormais nécessaires à chaque fois. On parle ainsi de « Coalition Jamaïque » (Verts, Conservateurs, Libéraux), de « Feu de Circulation » (« Ampel », Verts, SPD, Libéraux), etc.Tout ceci rend difficile la respiration démocratique en mélangeant partis et doctrines, suivant des considérations tactiques.
Un pronostic, du coup, pour les élection législatives de septembre 2017 ?
Les sondages du 11 février 2017 donnent ceci : CDU et SPD au coude à coude, à 31-33% chacun. Si la candidature Schulz, un homme inconnu du grand public allemand, provoque un sursaut d’intentions pour le SPD, cela démontre surtout l’appétit de nouveauté des allemands après 12 ans de Merkel. Le troisième parti en intention de vote est … l’AfD, à 10% ! Il est suivi des Verts et des Linke, chacun proche des 8%, et des libéraux qui reviendraient au Bundestag avec 6% des voix.
L’émiettement pourrait donc être confirmé.  D’un parlement dominé par trois partis dans l’après-guerre, puis quatre avec les Verts à la fin des années 80, puis cinq avec l’ex parti communiste PDS, on pourrait voir, malgré le seuil de représentation à 5%, pas moins de six partis au Bundestag en 2017 ! Dans ces conditions, la seule coalition crédible et probable me semble rester une nouvelle Grande coalition.

 

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22:50 (Il y a 2 heures)
À brandenburg.ol.

L’arène nue


« En 2010, l’Allemagne a fait une politique de relance massive », entretien avec Mathieu PouydesseauPosted: 17 Feb 2017 01:56 AM PST

Sigmar Gabriel et Angela Merkel


Mathieu Pouydesseau vit et travaille en Allemagnedepuis 15 ans et espère obtenir prochainement la nationalité de ce pays. Il estdiplômé del’IEP de Bordeaux et en Histoire, et travaille dans l’informatique. Longtemps fédéraliste européen, il fut un temps au Conseil national du Parti socialiste français, et est actuellement engagé au SPD allemand. Il s’exprime donc ici en tant qu’observateur de l’Allemagne connaissant à la fois le tissu économique et les structures politiques du pays.
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Long et fouillé, le présent entretien est publié en deux volets. Ci-dessous, le premier volet traite essentiellement de l’état du paysage politique allemand, à quelques mois des élections législatives de 2017 qui seront décisives pour le pays et pour l’Europe. Les difficultés rencontrées par les partis de gouvernement (CDU et SPD), le caractère irréconciliable des gauches allemandes, l’effritement (« weimarisation ») du paysage politique et la montée de la droite radicale, y sont analysés. 
La seconde partie de l’entretien sera davantage orientée vers l’analyse du modèle économique allemand et sur l’Allemagne dans les relations internationales. 
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Sigmar Gabriel, qui a récemment quitté la direction du SPD et laissera Martin Schulz affronter Angela Merkel aux élections législatives allemandes de 2017, a déclaré fin janvier que la politique de la chancelière avait contribué « de façon décisive aux crises toujours plus profondes de l’Union européenne depuis 2008, à l’isolement d’un gouvernement allemand toujours plus dominant et – en s’accrochant impitoyablement à la politique d’austérité – au chômage élevé hors d’Allemagne ». Or Gabriel est tout de même…. ministre de l’Économie d’Angela Merkel. Quel sens cette déclaration a-t-elle ? Est-ce une façon de fermer la porte à toute nouvelle possibilité de « Grande coalition » après 2017 ?
Au-delà des jeux tactiques, reconnaissons au SPD d’avoir porté des diagnostics justes, dans le débat intérieur, sur les causes et les conséquences de la crise en Europe. Sans jamais cependant en tirer les conséquences politiques.
Ajoutons ensuite que le surnom de Sigmar Gabriel au SPD, c’est « Zig-Zag Gabriel » pour sa capacité à prendre tout le monde avec constance à contre-pied. Son échec à être le candidat à la chancellerie – à deux reprises ! 2013 et 2017 – alors qu’il est le président du SPD, est inouï dans l’histoire.
Quoiqu’il en soit, pour comprendre la déclaration de Gabriel, il faut revenir en 2008. La crise financière frappe alors que la première Grande Coalition voit une collaboration assez harmonieuse entre la CDU d’Angela Merkel – dans laquelle deux ailes s’affrontent, interventionnistes et ultralibéraux – et le SPD dominé par son aile droite et notamment par Steinmeier (le conseiller de Schröder à l’origine de « l’agenda 2010 », les reformes controversées du marché du travail et du système d’assurance sociale) et Steinbrück, ministre de l’économie.
Face à la crise, Angela Merkel, comme à son habitude, joue la montre et refuse de décider quoi que ce soit. Finalement, sous la pression des Américains, des Britanniques et des Français, elle accepte d’abord organiser la recapitalisation du système. Effrayés cependant par les déficits qui s’accumulent, tant Merkel que Steinbrück refusent d’envisager, dans un premier temps, de soutenir la conjoncture. C’est suite à une fronde des députés et aux pressions de ses industriels que l’Allemagne se rallie à un plan de relance massif par l’investissement public (Konjonkturprogramm 1 à 4) et un soutien à l’emploi par la subvention massive du temps partiel comme alternative aux licenciements. En pratique, les entreprises ont eu la possibilité de mettre leurs employés à temps complet en temps partiel pendant une période portée à deux ans, avec l’État et l’assurance chômage versant la différence entre salaire à temps complet et temps partiel – soutenant la demande intérieure.
Allons bon ! L’Allemagne qui prône aujourd’hui le malthusianisme budgétaire tous azimuts à fait, sous l’impulsion de la CDU, de l’aile droit du SPD, et sous la pression des industriels, de la relance keynésienne…. 
Oui et ça a marché. C’est là que se noue l’avantage compétitif allemand en Europe. Jusqu’en 2007 l’Allemagne se traîne en queue ou dans la moyenne de l’Union Européenne sur tous les grands indicateurs économiques. Le livre de Guillaume Duval « Made in Germany », a parfaitement exposé comment la réussite allemande s’est faite en dépit des réformes de Schröder et Steinmeier, et non grâce à elles, quoiqu’en dise la légende.
Pourtant, en septembre 2009, le SPD est laminé aux élections. Pour quelle raison ?
Ce plan de relance particulièrement réussi, mis en musique par le SPD, ne profite finalement qu’à Angela Merkel. Le SPD est pris dans les contradictions. D’une part, son appareil est dominé par les schröderiens. D’autre part, les résultats de la politique qu’il inspire sont enfin efficaces, mais sont à l’opposé des primats idéologiques des réformes de 2003 : ce n’est pas la relance de l’offre, mais bien celle de la demande qui a relancé l’Allemagne. Gêné par tout cela, le parti ne cherchera jamais à revendiquer ce succès pour lui-même.
De son côté, Merkel, pour pousser la division à gauche à son extrême, commencera dés 2009 à tresser des lauriers de héros incompris à Gerhard Schröder, enfermant les gauches dans leurs contradictions. Pour la droite allemande, il est indispensable en effet d’empêcher toute coalition possible des trois partis de gauche allemands.
L’origine du mythe schrödérien, en tout cas, se trouve là. En Allemagne, on est persuadé d’une réussite économique « méritée », due à « les efforts douloureux nécessaires », que les autres pays d’Europe n’ont qu’à faire à leur tour s’ils veulent réussir aussi bien.
Et le trois partis de gauche qui ne doivent surtout pas s’allier selon Merkel, qui sont-ils ?
Et bien ce sont d’abord les Linke, issu de l’alliance des anciens communistes de l’Est et des dissidents du SPD (les frondeurs allemands si on veut) partis pendant le deuxième mandat de Schröder, alliance symbolisée par le couple politique et privé de Oskar Lafontaine, ancien président du SPD, ministre des finances éphémère en 1998 démissionnant par refus d’une inflexion sociale-libérale, et Sahra Wagenknecht, de 25 ans sa cadette, née en RDA, figure du courant néo-marxiste, présidente du groupe parlementaire des Linke depuis 2015.
Viennent ensuite les Verts, pari écologiste traversé par deux grands courants idéologiques, l’un plutôt conservateur né dans la lutte contre la construction de centrales nucléaires dans les régions rurales chrétiennes de l’Allemagne du Sud, et l’autre issu des mouvements post-68 dans les bassins urbains notamment de Francfort et Mannheim, où Joschka Fischer et Daniel Cohn-Bendit partagèrent un appartement.
On a enfin le SPD, fier de ses 150 ans d’histoire, adossé à un puissant mouvement syndicaliste mais profondément affaibli depuis le tournant social-libéral du « progressisme » dans sa version Clinton-Blair-Schröder de la fin des années 1990, passé de 42% en 1998 à 25% en 2013. Les sondages avec Schulz comme tête d’affiche le donnent aujourd’hui à 30-32%.
Face à la déroute de 2009, Sigmar Gabriel, alors ex-président de la région de Basse-Saxe, engage un timide virage sur sa gauche.  Le symbole de cette évolution est son slogan de « Mitte-Linke » ( « Au centre à gauche ») prenant le contre-pieds du slogan de Schröder ( « Neue Mitte » : le « nouveau centre ») .
A l’époque, la Fondation Friedrich Ebert – proche du SPD – publie des études macro-économiques assez complètes sur l’efficacité de la relance de 2009-2010, pose les principes d’une relance européenne et défend, face aux attaques spéculatives contre les dettes publiques, l’idée de forme de mutualisation.
Sigmar Gabriel reste pourtant inaudible : Merkel a conservé le pouvoir en s’alliant aux libéraux du FDP – 14% des voix, leur record ! – et ceux-ci veulent une politique massive de réduction des impôts notamment sur les classes supérieures, et soutiennent, en Europe, le tournant austeritaire.  C’est ce qui amènera le traité fiscal européen (le TSCG), conçu par une Europe dominée par les droites. Ce traité fiscal et la violente contraction des dépenses publiques européennes tuera la relance de 2010 – l’Union Européenne est la seule région du monde à s’enfoncer dans une récession en 2012, une crise inutile provoquée par l’obsession idéologique des droites européennes pour l’équilibre budgétaire.
L’Allemagne, qui n’ayant pas, quant à elle, désarmé son appareil productif entre 2008 et 2009, bénéficie déjà de la relance de la demande mondiale : le monde en 2012 voit une croissance supérieure à 3%, les États-Unis également. Elle s’en sortira donc bien mieux que les autres.
Pour résumer, en 2009, les sociaux-démocrates perdent pied et Merkel se choisi un autre allié de coalition, le parti libéral (FDP). Mais la donne a changé depuis lors. Depuis 2013, la gauche est majoritaire au  Parlement allemand. Pourquoi gouverner à nouveau en coalition avec la CDU et la CSU ? 
A tout moment, le SPD aurait pu faire tomber Merkel et lancer une coalition à gauche. Mais l’appareil du parti ne peut envisager d’alliance avec les Linke. Par ailleurs, les relations sont difficiles entre Linke et Verts, une partie des Verts étant issu des mouvements démocratiques en Allemagne de l’Est qui menèrent à la chute du mur, cependant qu’une partie de l’appareil des Linke à l’Est a été membre du parti communiste en RDA….
L’actuelle Grande coalition – l’actuelle en somme – aurait dû permettre à Sigmar Gabriel de se poser face à Merkel comme un candidat du renouveau. Mais il est limité par beaucoup de facteurs : son incohérence doctrinale – un coup à droite, un coup à gauche – sa dépendance politique aux lobbys industriels et agricoles de Basse-Saxe ( siège de Volkswagen, mais aussi des éleveurs porcins utilisant toutes les subtilités du droit européen, et notamment les travailleurs agricoles détachés de pays de l’Est, pour réduire leurs coûts de revient et tailler des croupières aux éleveurs bretons ) et ses compromissions avec la nouvelle extrême-droite allemande – il a participé en 2015 à un débat de Pegida – « Parti contre l’islamisation de l’Allemagne ». Sans parler de ses inconséquences sur la question des réfugiés : il a mené une campagne de presse humanitaire assez médiocre avec un acteur allemand, Till Schweiger, pour renverser l’opinion publique à l’été 2015, mettant suffisamment de pression sur Merkel pour que celle-ci annonce à la fin de l’été l’ouverture unilatérale des frontières, ce qui a provoqué une crise européenne inouïe.
Enfin, comme ministre de l’Économie, il a défendu avec acharnement les accords de libre-échange TTIP et CETA, alors que le SPD avait passé des motions critiques vis-à-vis des deux accords, et que ce sujet a vu à deux reprises, pour un pays n’en ayant pas du tout la culture, des manifestations monstres se tenir en Allemagne contre ces accords.
N’oublions pas enfin qu’en juillet 2015, tant Steinmeier que Schulz ou Gabriel se sont montrés extrêmement virulents à l’égard de Tsipras et de la Grèce, ayant pu même apparaître parfois comme plus exigeants que la Troïka.
Outre la division des gauche dont on vient de parler, le paysage politique allemand semble à son tour s’effriter, comme dans toute l’Europe d’ailleurs. Les partis de la coalition au pouvoir sont perte de vitesse et on assiste à une montée brutale de l’extrême-droite (AfD). A quoi cela tient-il ?
Le mode de scrutin allemand, qui requiert des partis un minimum de 5% des voix, a en partie dissimuler  l’effritement, mais il a en effet commencé dès les années 2000.
En 1998, au moment de la victoire de Schröder, la situation politique est limpide: il y a la droite avec la CDU, le centre libéral avec le FDP, les écologistes, le SPD et la survivance du parti communiste est-allemand, le PDS, présent seulement dans les régions qui formaient la RDA.
Ce sont les réformes Schröder qui, en divisant profondément le SPD, provoquent une scission et enclenchent le mouvement d’effritement, le PDS moribond s’alliant avec les syndicalistes et l’aile gauche “frondeuse” du SPD pour former les Linke, et devient un parti présent partout en Allemagne. Cet effritement, ce que j’appelle la « Weimarisation », se poursuit en touchant une partie de la population peu politisée, et tentée par des mouvements aux doctrines opposées, mais au discours antisystème. J’avais analysé les élections locales, municipales et régionales de 2011 : dans tous les cantons, on voyait un électorat antisystème se cristalliser à 3-5% des voix, hésitant selon les bureaux de vote entre le parti néo-nazi NPD et le parti libertarien « Les Pirates ». Ceux-ci réussirent d’ailleurs à entrer dans des parlements régionaux entre 2011 et 2012 (9% des voix à Berlin) !
Plus récemment, en 2016, l’analyse des mêmes scrutins montrent que partout où s’étaient cristallisé ces deux électorats ( qui s’excluaient : on était dans telle bourgade Pirate, dans telle autre côté NPD ) disparaissaient sous la vague du nouveau parti à la droite de Merkel, l’AfD (« Alternative pour l’Allemagne »). Cette dernière naît au départ, en 2012, d’une réflexion d’économistes ordolibéraux, qui jugent les politiques mises en place depuis 2009 pour résorber la crise financière, puis pour traiter la crise de la dette publique européenne, illégales et contraires aux intérêts nationaux allemands.
Le scrutin de 2013 voit déjà cet émiettement tant à gauche qu’à droite, émiettement qui ne se traduit cependant pas en sièges au Bundestag du fait du seuil des 5% pour avoir des élus.  Les deux grand partis CDU (42%) et SPD (25%) rassemblent à eux deux 67% des voix (mais c’était 80% des voix en 1998).  Les Verts et les Linke se retrouvent seules oppositions parlementaires avec chacun un peu plus de 8% des voix. Les libéraux du FDP et l’AfD manquent de très peu l’entrée au Bundestag, le NPD et le Pirates ne rassemblent plus que 2% chacun.
Mais depuis, l’AfD a changé de discours. Son souci principal n’est plus l’euro et le refus de « payer pour l’Europe du Sud », mais davantage l’immigration et la question de l’islam. Est-ce cela qui a permis sa progression rapide ?
Oui, l’AfD s’est radicalisée, donnant un débouché politique aux mouvements Pegida.  Du coup l’effritement se poursuit. En 2014 aux élections européennes, la CDU et le SPD ne rassemblent plus que 62% des électeurs, et l’AfD monte à 7%. Elle obtient des élus.
Les élections régionales confirment le phénomène, et la construction des majorités de coalition dans les Lander devient pittoresque, puisque trois partis sont désormais nécessaires à chaque fois. On parle ainsi de « Coalition Jamaïque » (Verts, Conservateurs, Libéraux), de « Feu de Circulation » (« Ampel », Verts, SPD, Libéraux), etc.Tout ceci rend difficile la respiration démocratique en mélangeant partis et doctrines, suivant des considérations tactiques.
Un pronostic, du coup, pour les élection législatives de septembre 2017 ?
Les sondages du 11 février 2017 donnent ceci : CDU et SPD au coude à coude, à 31-33% chacun. Si la candidature Schulz, un homme inconnu du grand public allemand, provoque un sursaut d’intentions pour le SPD, cela démontre surtout l’appétit de nouveauté des allemands après 12 ans de Merkel. Le troisième parti en intention de vote est … l’AfD, à 10% ! Il est suivi des Verts et des Linke, chacun proche des 8%, et des libéraux qui reviendraient au Bundestag avec 6% des voix.
L’émiettement pourrait donc être confirmé.  D’un parlement dominé par trois partis dans l’après-guerre, puis quatre avec les Verts à la fin des années 80, puis cinq avec l’ex parti communiste PDS, on pourrait voir, malgré le seuil de représentation à 5%, pas moins de six partis au Bundestag en 2017 ! Dans ces conditions, la seule coalition crédible et probable me semble rester une nouvelle Grande coalition.

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Gaullisme.fr:Campagne d’Emmanuel Macron : une entreprise d’événementiel très généreuse-et en plus « Pickpocket »-voir le film de Robert Bresson-quelle pourriture

Accueil » Actu-politique » Campagne d’Emmanuel Macron : une entreprise d’événementiel très généreuse

Campagne d’Emmanuel Macron : une entreprise d’événementiel très généreuse

Selon les comptes de campagne consultés par Mediapart, la société d’événementiel GL Events a effectué d’importantes remises en faveur de la campagne d’Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a-t-il fait de trop bonnes affaires avec l’entreprise qui a organisé certains de ses meetings de campagne ? C’est ce que laisse entendre Mediapart qui a consulté les comptes de campagne du chef de l’Etat.

Des réductions jusqu’à 100%. Une entreprise lyonnaise, GL Events, aurait fait de grosses remises en faveur de la campagne de l’actuel chef de l’Etat : de -30% à -50% pour l’organisation de meetings, et même 100% de réduction pour la location fin 2016 de la salle de la Mutualité à Paris, habituellement facturée plus de 14.000 euros. Si GL Events a été généreux avec Emmanuel Macron, François Fillon, lui aussi client de l’entreprise, n’a pas bénéficié de ces tarifs préférentiels.

Un candidat n’a pas le droit d’accepter les ristournes

Une pratique interdite. Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on se justifie en assurant que ces ristournes ont été négociées. Or, cette pratique est interdite par le code électoral. « Un candidat n’a pas le droit d’accepter les ristournes. Je ne conteste pas que sur des prestations annexes, quand on confie un marché important à une entreprise, elle peut faire un rabais commercial de 10%. Mais entre 10% et 100%, ce n’est pas la même chose« , rétorque Jean-François Debat, ancien trésorier du parti socialiste, au micro d’Europe 1.

Aucun risque pour Macron. « Pourquoi l’entreprise l’a-t-elle fait ? Et surtout pourquoi l’équipe d’Emmanuel Macron l’a-t-elle accepté ? », interroge Jean-François Debat. Les questions demeurent. Pour autant, Emmanuel Macron ne devrait pâtir d’aucune conséquence. Validés par la commission nationale, les comptes de campagne du chef de l’Etat ne peuvent plus être contestés

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MPI : Ignace – Macron kiffe Versailles-et varia

MPI : Ignace – Macron kiffe Versailles-et varia

 

 

MPI : Ignace – Macron kiffe Versailles

 

 

tif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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RusRéinfo – Agence Russe de Ré-Information : Présentation des systèmes d’armement Russes-réplique habile aux déclarations tonitruantes de Trompe-la-mort:les amerlocs ne referont pas le bluff réussi de Reagan et sz guerre des étoiles impossible à financer

Présentation des systèmes d’armement Russes

Petite présentation des systèmes d’armement “traditionnels” Russes. Les systèmes d’armement de “nouvelle génération” (à laser, magnétiques, à micro-ondes etc) ne sont pas exposés ici.

  • Tornado – Système de lance-roquettes multiple à vitesse rapide. Photo © mil.ru
  • PJ-10 BrahMos. Missile antinavire supersonique, mis au point conjointement par la Russie et l’Inde. La fusée est basée sur le P-800 Onyx (version export – Yakhont). Champ de tir le long d’une trajectoire combinée: 300 km.
  • Grad: Système multiple de rockets de calibre 122 mm. Il est conçu pour engager les troupes, les véhicules non blindés et blindés, l’artillerie et les batteries de mortier. Photo © mil.ru
  • Avion hypersonique U-71. Dans certaines versions l’U-71 fait partie d’un projet russe top-secret pour développer une nouvelle arme stratégique. Ces machines peuvent constituer un système de défense antimissile pour tout pays.
  • RS-20V Voivod- La fusée la plus puissante du monde. 34 mètres de long, 210 tonnes, portee 15000 km. Code OTAN – SS-18 Satan. Photo © Michael
  • RS-24 Yars. Missile balistique intercontinental en silo ou mobile. Portée 12 000 km. 100 fois plus puissante que la bombe d’Hiroshima.
  • Projet 941 « Akula » – Plus grand sous-marins à propulsion nucléaire au monde équipés de missiles balistiques R-39 d’une portée de 8300 km.
  • S-300 – Famille de systèmes de missiles anti-aériens capables de frapper des cibles à différentes hauteurs et distances (entre 75-200 kilomètres). Photo © Vitaly V. Kuzmin
  • Carapace-C1: Missile sol-air automoteur et système de canon. Pour la protection des installations civiles et militaires contre les attaques aériennes. Portée 40 km. Photo © mil.ru
  • Bombardier stratégique TU-160. Le plus grand avion supersonique dans l’histoire de l’aviation militaire. Charge maximale – 40000 kg .. L’avion peut être équipé de différents types d’armes avec une ogive nucléaire. Photo © Alex Beltyukov
  • Su-35 – Chasseur polyvalent, premier sur la liste des armes Russes les plus dangereuses du selon la revue « National Interest ». Photo © Oleg Belyakov
  • Sous-marin non-nucléaire « Amour ». L’un des sous-marins les plus silencieux du monde. Equipé d’une nouvelle génération d’armes de radio-électronique. Photo © ckb-rubin.ru
  • T-50 – Chasseur polyvalent de cinquième génération. Furtivité contre les radars, vitesse jusqu’à 2600 km/h. Photo © Par Vitaly V. Kuzmin
  • Iskander – Système mobile de missiles ballistiques hypersoniques, portée 500 km. Photo © Boevaya mashina
  • Torpille 53-65 – Torpille antinavire au péroxyde d’hydrogène. Modernisée plusieurs fois depuis son développement il y a 50 ans.
  • TOS-1 Buratino – Lance roquettes multiple lourd sur la base de chars T-72. Il est destiné à la destruction de batiments et des unites ennemis. Zone couverte jusqu’a 40 km². Photo © Vitaliy Ragulin
  • MiG-35 – Aviation multifonctions: Peut être équipé de missiles air-air, air-sol, de bombes et roquettes non-guidées, et d’armes à laser. Photo © RIA Novosti
  • RPG-7 – Lance roquettes portatif conçu pour lutter contre les chars, l’artillerie automoteur et autres véhicules blindés. Développement de nouvelles munitions pour percer les blindages les plus résistants. Photo: © mil.ru
  • Croiseur « Pierre le Grand » – croiseur nucléaire lance-missiles spécialisé dans la lutte contre les groupes aéronavals de l’ennemi. Photo © mil.ru
  • Hélicoptére Mi-8 – Le plus massif hélicoptère polyvalent bi-moteur. Utilisé dans le fret et le transport de passagers. La version militaire est equipee de missiles, bombes et mitrailleuse.
  • T-14 « Armata »: Char de nouvelle generation. Photo © Vitaly V. Kuzmin
  • RT-2PM2 Topol-M: Missile stratégique de 550KT. Equipé de trois étages à combustible solide, portée de 11.000 km. Photo © Vitaly V. Kuzmin
  • 2S12 Sani – Mortier de calibre 120 mm. Taux – 10 tirs/min, portée maximale – 7 km. Photo © Vitaly V. Kuzmin
  • Hélicoptère de combat, de reconnaissance et d’attaque Ka-52 « Alligator ». Photo © RIA Novosti
  • ACS Coalition-SV – Obusier automoteur, 48 tonnes de munitions, vitesse maximale 90 km/h, portée de tir 70 km. Photo © Vitaly V. Kuzmin
  • S-300VM « Antey-2500 »: Seul système de défense aérienne mobile au monde capable d’intercepter des missiles jusqu’à 2.500 km. Photo © Vitaly V. Kuzmin

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Sott.net:19/11/2016:The Health & Wellness Show: Precious Snowflake Syndrome: Cry ins, safe spaces and microaggressions-et varia

Sott.net:19/11/2016:The Health & Wellness Show: Precious Snowflake Syndrome: Cry ins, safe spaces and microaggressions

Sott.net

 

The Health & Wellness Show: Precious Snowflake Syndrome: Cry ins, safe spaces and microaggressions

Sott.net
2016-11-18 15:00:00

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America is being overrun by a bunch of crybabies whose whining has reached a fever pitch. With the recent presidential election it’s as if a switch has been flicked which gives people carte blanche to emote all over everyone else and throw tantrums in public. The ability to maintain a stiff upper lip and deal with adversity is being eroded. Feelings, however misplaced, are all that count while facts and reality are given short shrift. What are the roots of this emotional hysteria? Why do grown-ups need to hold cry-ins in their safe spaces while being protected from microaggressions? What are the effects on the individual specifically and society in general when a culture of narcissism and the eschewing of reality is not only accepted, but promoted?

Join us on this episode of The Health and Wellness show for a lively discussion of this topic. Stay tuned, as always for Zoya’s Pet Health Segment where the topic will be euthanasia.

Related Links:
Where did generation snowflake come from? (video)
Maybe it’s time to protest the protesters! (video)
Precious snowflakes: Grieving liberal students beg for exam cancellations in wake of Killary’s loss
7 Harsh Realities Of Life Millennials Need To Understand
Professor explains the increase of ‘precious snowflakes’ – cites narcissism, over-nurturing
​Precious snowflakes

Running Time: 01:21:07

Download: OGG, MP3

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Listen live, chat, and call in to future shows on the SOTT Radio Network!
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— Best of the Web

You’re still crying wolf: Trump is « openly racist », « white supremacist », « literally Hitler » – No, he’s not

Scott Alexander
Slate Star Codex
2016-11-16 21:17:00

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[Content warning: hate crimes, Trump, racism. I have turned off comments to keep out bad people who might be attracted by this sort of thing. Avoid sharing in places where this will attract the wrong kind of attention, as per your best judgment. Please don’t interpret anything in this article to mean that Trump is not super terrible]

[Epistemic status: A reduction of a complicated issue to only 8000 words, because nobody would read it if it were longer. I think this is true but incomplete. I will try to discuss missing parts at more length later.]

I.

A New York Times article from last September that went viral only recently: Crying Wolf, Then Confronting Trump. It asks whether Democrats have « cried wolf » so many times that nobody believes them anymore. And so:

When « honorable and decent men » like McCain and Romney « are reflexively dubbed racists simply for opposing Democratic policies, the result is a G.O.P. electorate that doesn’t listen to admonitions when the genuine article is in their midst ».

I have a different perspective. Back in October 2015, I wrote that the picture of Trump as « the white power candidate » and « the first openly white supremacist candidate to have a shot at the Presidency in the modern era » was overblown. I said that « the media narrative that Trump is doing some kind of special appeal-to-white-voters voodoo is unsupported by any polling data », and predicted that:

If Trump were the Republican nominee, he could probably count on equal or greater support from minorities as Romney or McCain before him.

Now the votes are in, and Trump got greater support from minorities than Romney or McCain before him. You can read the Washington Post article, Trump Got More Votes From People Of Color Than Romney Did, or look at the raw data (source)
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Puppet Masters

No surprise: US and Ukraine vote against anti-Nazi glorification resolution

RT
2016-11-18 21:49:00

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Ukraine, United States, and the Pacific island of Palau were the only three UN members to reject a Russian-authored resolution against rehabilitating and promoting Nazi beliefs.

The resolution to « Combat glorification of Nazism, Neo-Nazism and other practices that contribute to fueling contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance, » which has been submitted by Russia annually since 2006, was approved by the UN human rights committee with 131 members voting for, 3 against, and 48, mostly European nations, abstaining.

Washington and Kiev have been resolute opponents of the resolution, which is symbolic and has no legal power, over the years.

« We condemn without reservation all forms of religious and ethnic intolerance or hatred at home and around the world, » said Deputy U.S. Representative Stefanie Amadeo. « However, due to this resolution’s overly narrow scope and politicized nature, and because it calls for unacceptable limits on the fundamental freedom of expression, the United States cannot support it. »

« This resolution’s recommendations to limit freedom of expression, freedom of association, and the right to peaceful assembly contravene the principles enshrined in the Universal Declaration of Human Rights and must be opposed. »
Comment

Turkey in negotiations to buy Russian S-400 anti-missile system after snubbing China deal

RT
2016-11-18 21:44:00

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NATO member Turkey says it is in talks with Russia to purchase advanced S-400 long-range air defense missile systems. Earlier, Ankara backed out of a similar deal with China, citing Beijing’s reluctance to transfer technology.

The negotiations were confirmed Friday by Turkish Defense Minister Fikri Isik, who said Russia’s attitude toward the potential deal was positive.

Undersecretary of Defense Industries Ismail Demir had earlier said Turkey was prepared to work with « any interested party, » including Russia and China, on developing its long-range air defense capabilities.

« We have already made clear that we will be in cooperation with countries and companies that would lend support to us throughout this process. We have said our doors are open and that we are willing to cooperate, » he said, as cited by Hurriyet Daily
Comment

Britain’s 1984: New surveillance law, ‘most extreme ever passed in a democracy’

Zack Whittaker
ZDNet
2016-11-17 08:00:00

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It’s 2016 going on 1984.

The UK has just passed a massive expansion in surveillance powers, which critics have called « terrifying » and « dangerous ». The new law, dubbed the « snoopers’ charter », was introduced by then-home secretary Theresa May in 2012, and took two attempts to get passed into law following breakdowns in the previous coalition government. Four years and a general election later — May is now prime minister — the bill was finalized and passed on Wednesday by both parliamentary houses.

But civil liberties groups have long criticized the bill, with some arguing that the law will let the UK government « document everything we do online ». It’s no wonder, because it basically does. The law will force internet providers to record every internet customer’s top-level web history in real-time for up to a year, which can be accessed by numerous government departments; force companies to decrypt data on demand — though the government has never been that clear on exactly how it forces foreign firms to do that that; and even disclose any new security features in products before they launch.

Not only that, the law also gives the intelligence agencies the power to hack into computers and devices of citizens (known as equipment interference), although some protected professions — such as journalists and medical staff — are layered with marginally better protections. In other words, it’s the « most extreme surveillance law ever passed in a democracy, » according to Jim Killock, director of the Open Rights Group.
Comment: The UK, no longer an open-society democracy, has become an Authoritarian State.
Comment

Duterte may withdraw Philippines from ‘useless’ ICC, as did Russia

RT
2016-11-17 09:14:00

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Philippines President Rodrigo Duterte says he might follow Russia’s lead and withdraw his country from the International Criminal Court (ICC). He went on to slam Western countries which have criticized his controversial ‘war on drugs’.

Speaking on Thursday ahead of his departure to Lima to attend the Asia-Pacific summit, Duterte slammed the ICC as « useless, » following criticism by an ICC prosecutor last month that the Hague-based tribunal may have jurisdiction to prosecute those responsible for deaths related to the leader’s crackdown on drugs.

Duterte said he is annoyed about the criticism he has received, and stressed that « nobody was listening » to his reasons for cracking down – which has led to the deaths of between 2,300 and 4,700 people, according to conflicting estimates.

« They are useless, those in the international criminal [court]. They [Russia] withdrew. I might follow. Why? Only the small ones like us are battered, » Duterte said, referencing Russian President Vladimir Putin’s decision to sign an executive order removing Moscow’s signature from the founding treaty of the ICC on Wednesday. Duterte is seeking a meeting with Putin in Lima this weekend, as he aims to pursue a foreign policy aimed at weaning his country’s dependence on the US.
Comment: Who else is in the ‘not-club’ of the ICC?

The United States is not a participant in the International Criminal Court (ICC). The ICC is a permanent international criminal court, founded in 2002 by the Rome Statute of the International Criminal Court (Rome Statute) to « bring to justice the perpetrators of the worst crimes known to humankind – war crimes, crimes against humanity, and genocide », especially when national courts are unable or unwilling to do so.

As of November 2016, 124 states are members of the Court. Countries that have not signed or ratified the Rome Statute include India, Indonesia, and China. On May 6, 2002, the United States, in a position shared with Israel and Sudan, having previously signed the Rome Statute, formally withdrew its intent of ratification.

Positions in the United States concerning the ICC vary widely. The Clinton Administration signed the Rome Statute in 2000, but did not submit it for Senate ratification. The Bush Administration, the US administration at the time of the ICC’s founding, stated that it would not join the ICC. The Obama Administration has subsequently re-established a working relationship with the Court.

A latent intent to cooperate with no formal policy decision, stalled out for 18 years, has given the US the liberty to en masse a global criminal record without answerability.
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Lavrov: Russian jets prevent IS entering Syria, criticized Obama’s farewell message as negative, sideline talks

RT
2016-11-18 00:15:00

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Russian bombers are striking terrorist targets in Syria’s Idlib and Homs provinces so that Islamic State militants retreating from Iraq’s Mosul do not cross into Syria, Foreign Minister Sergey Lavrov said after « constructive » talks with his US counterpart, John Kerry.

« Our aviation and the aviation of Syria work only in the provinces of Idlib and Homs in order to prevent the IS from crossing into Syria from Mosul, » Lavrov explained after meeting Secretary of State Kerry on the sidelines of the Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) Economic Leaders week in Peru’s Lima.

While both diplomats regarded the talks, which touched on Syria, Yemen and Ukraine, as « productive » and « constructive, » Lavrov also alluded to the allegations made by US State Department that Russian jets were behind the reported bombings of 5 hospitals in Aleppo and Idlib. The Russian Defense Ministry repeatedly said that Russian jets have not been flying sorties in Aleppo during the last 30 days, while targets in Idlib and Homs, said to be terrorist arms factories and warehouses, are carefully selected.

Lavrov also commented on the incident at Wednesday’s State Department briefing, in which spokesman John Kirby dismissed RT’s Gayane Chichakyan request to provide details on the allegedly bombed hospitals on the grounds that RT was a « state-owned outlet, » saying it was « unacceptable. » However, Lavrov said he did not want to discuss the conduct of Kirby, who was not in Lima.
Comment: A sample of John Kirby’s flip behavior to Gayanne Chichakyan, RT reporter.

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Candidate Le Pen: Joining forces with Putin & Trump would be good for world peace

RT
2016-11-17 04:57:00

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Marine Le Pen, leader of France’s far-right National Front, says that if she wins the presidential elections, the world will become a safer place, as France will cooperate with both US President-elect Donald Trump and Russian President Vladimir Putin.

Le Pen, who saw in a largely unpredicted triumph of Donald Trump an encouraging sign in the run-up to the French presidential elections, said Wednesday that anti-establishment sentiment has been gaining ground all over the world. She believes it also enabled Brexit and may propel her to the presidential office in France come May.

« The forces at work in these various elections are ideas, forces which could bring about my election as the president of France next May, » Le Pen said at the opening of her presidential campaign headquarters in Paris on Wednesday, speaking of a « worldwide movement » which stands up to « unchecked globalization, destructive ultra-liberalism, the elimination of nation states, the disappearance of borders. I’m convinced the French people will follow in British and American footsteps, » she told ITV News.

Outlining the first steps she would take as the president, Le Pen said she would stage a referendum on France’s membership in the EU, paving the way for repeat of the British scenario, as well as reintroduce border checks. Reflecting on what impact her victory could have on a global scale, Le Pen said that a possible alliance between Russia, US and France « would be good for world peace. »
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Say the words, Donald – You’re fired!

Eric Peters
Eric Peters Auto
2016-11-18 19:34:00

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It is good that Hillary lost – obviously.

But it may prove to be the worst thing that could have happened.

Depending on what Trump does as president.

If he governs as a Republican, it is time to pack bags. Because the clock is ticking. We will have – at best – four years before something far worse than Hillary returns, with a vengeance.

Bernie Sanders, for instance. Or Michelle Obama.

Or – probably – something far worse than either.

If Trump screws it up, the blowback will be epic. An outright socialist will be the next president. Or perhaps something even more outright. Remember: We got Obama (and Obamacare) both of which had been inconceivable before George W. Bush because of the disaster that was George W. Bush. He did to the Republican brand what the diesel « cheating » debacle has done to VW.

Without him, Obama would have been impossible.

In the same way, Bernie (or Michelle or much worse) will be made inevitable by a failed Trump presidency.

Even those who supported Trump will be hardpressed to do so four years hence if he proves to be another Republican. Keep in mind the 90-plus percent approval enjoyed (briefly) by our « war president » and Great Decider. And what happened later. A war does distract the boobs for a time – makes it easier to pick their pockets and take away their freedoms in the name of protecting them. Wave the flag, talk about how « great » America is.

But they eventually notice that their pockets are empty and that they have become more like feudal serfs than citizens of a free republic.

Hillary lost not because Trump was a great candidate. She lost because she was transparently the tool of the War and Wall Street interests that own the country. She could not enthuse her own side. Trump won as the backlash candidate; a vote for him was a vote against the system – which Hillary embodied.

Not a vote for him.

Even Bill acknowledges this.

If Trump proves to be what Hillary certainly would have been – it’s over. And this time, it’ll be for good. There will not be another chance. The Free Shit Army will have its day. And a long night will descend.
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Hillary attack dog David Brock scheming to « kick Trump’s ass » with Soros, Steyer, Sussman

Tyler Durden
Zero Hedge
2016-11-18 19:23:00

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The last time we encountered David Brock, Hillary Clinton’s so called media « attack dog », was two months ago when we exposed a money laundering scheme involving over a dozen of his Pro-Clinton SuperPACs. Now, it appears that unable to concede defeat, the man who aligned his career with Hillary Clinton, is going for blood, and is soliciting the help, but mostly money, of Clinton’s top donors.

According to Politico, Brock is launching his own Koch-brothers-like donor network to finance attacks on President-elect Donald Trump and to rebuild the political left after Trump’s stunning victory over Clinton last week. In an email sent out on Thursday night, Brock emailed more than 200 of the biggest donors on the left, including finance titans George Soros, Tom Steyer and Donald Sussman all of whom invested millions of dollars in Clinton’s campaign with nothing to show for it, inviting them to a private retreat in Palm Beach during inauguration weekend to assess what Democrats did wrong in 2016, figure out how to correct it and raise cash for those initiatives.

« This will be THE gathering for Democratic donors from across the country to hear from a broad and diverse group of leaders about the next steps for progressives under a Trump Administration, » Brock wrote to the donors in an email. « What better way to spend inaugural weekend than talking about how to kick Donald Trump’s ass? » Brock said.

Comment: Right… « Progressives ». For people like Brock, that word means something different than you think it means: Progressive liberal values: Tony Podesta’s creepy taste in art, the creepy people he hangs out with, and Pizzagate

Comment: Further reading:

Wanted: Color revolutionaries for hire: Soros orgs caught red-handed funding anti-Trump demonstrations, protesters offerred $15/hr
‘Carnivore of the first order’ – Check out this Soros interview from the 90s
Soros and neoliberal elite to meet in D.C. to strategize resistance movement against their elected president
The Empire Strikes Back: Soros gathers an army to ‘take back power’ from Trump
Is a Soros/Clinton counter-revolution in the offing?
Fomenting a national crisis and color revolution: Soros-funded anti-Trump protesters riot in cities across United States

Comment

ISIS suspects arrested for terror plot against Israeli soccer players in Albania

RT
2016-11-18 20:14:00

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Counter-terrorism police in Kosovo arrested 19 people associated with Islamic State who are believed to have been preparing synchronized attacks in the Balkans region, including an assault during a football match between Israel and Albania.

Police acted in coordination and cooperation with the Kosovo Intelligence Agency (KIA), and said attacks were planned to have taken place not only in Kosovo and neighboring Albania, but across the Balkans, local daily Zeri.info reported.

Security police were closely monitoring a group of people who received orders from Lavdrim Muhaxheri, an Islamic State (IS, formerly ISIS/ISIL) member, said to be the self-declared « commander of Albanians in Syria and Iraq. »

Comment: SOTT Exclusive: Dead or alive? NATO’s Kosovar ISIS militant raised from the grave, assumes new role

Law enforcers discovered that the suspects were divided into different groups and coordinated by Muhaxheri. Of the 19 suspects they arrested, 18 were Kosovo citizens and one was a citizen of the Republic of Macedonia, police said. Following a thorough covert investigation, sufficient evidence was gathered showing that « certain persons were planning to commit terrorist acts in Kosovo and [an attack against] the Israeli football team and fans during the Albania-Israel match. »

Police said they seized « 281 grams of explosives of the type TATP, considered to be one of the most dangerous explosives, as well as about 2.5 kg of substance mixed with explosives; a semi-automatic rifle caliber 7.62mm; a hunting rifle; ammunition; 719 bullets of different calibers; a drone; a radio; cordless phones; some materials and religious literature from authors notorious for their extremist ideology. »
Comment: See also: Kosovo’s Daesh training camps, a nursery for young terrorists
Comment

Russian FM spokeswoman makes reasonable statement, people go crazy

RFE/RL
2016-11-17 18:57:00

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Maria Zakharova, the Russian Foreign Ministry spokeswoman who has made caustic rhetoric and sarcastic social-media posts a staple of her public outreach, has an idea whom U.S. President-elect Donald Trump can thank for his stunning victory over Democratic rival Hillary Clinton: « the Jews. »

In an appearance that has triggered accusations of anti-Semitism, Zakharova suggested on a nationally televised talk show over the weekend that money from Jewish people played a key role in Trump’s win.

Conversations she had with American Jews in September while in New York for the UN General Assembly made it clear that the billionaire businessman would triumph, she said.

« If you want to know what will happen in America, who do you have to talk to? You have to talk to the Jews, naturally. But of course, » Zakharova said, prompting applause from the studio audience of Sunday Evening, a show hosted by pro-Kremlin television personality Vladimir Solovyov.

Comment: Why is this even controversial? Jewish groups like AIPAC are very powerful and influential, and it’s a point of pride for the Jewish people (even Netanyahu). And Trump is very popular with the Jewish community.

And RFE/RL ignores one relevant fact here: Solovyov himself is Jewish! If you watch the video, Zakharova is clearly being speaking somewhat tongue-in-cheek, and Solovyov is laughing.

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Neocons nest threatens Trump administration

Wayne Madsen
Strategic Culture Foundation
2016-11-18 19:07:00

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During his uphill campaign for the Republican Party presidential nomination and subsequent race for the White House, president-elect Donald Trump called NATO « obsolete », implied that Russia had not committed « aggression » by re-incorporating Crimea following a popular referendum in that region, and proclaimed he would be an « honest broker » in negotiations between Israel and Palestine. These may be mere words, not backed up by U.S. foreign policy changes, if Trump continues to bring discredited neo-conservatives – neocons – from the administrations of Ronald Reagan and George W. Bush into his inner circle of advisers and, potentially, into senior national security and foreign policy positions in his administration.

While Vice President-elect Mike Pence, the official chairman of Trump’s presidential transition team, is concentrating on domestic policy appointments, Trump’s son-in-law Jared Kushner, the publisher of the New York Observer and someone who is very much aligned with the right-wing Likud Party of Israel, has become the de facto chair of the Trump transition team where national security matters are involved. Already booted from the transition team by Kushner have been New Jersey Governor Chris Christie; Global Impact, Inc. CEO Matthew Freedman, a national security adviser to Christie; and Mike Rogers, the former House Intelligence Committee chairman. They were replaced by neocons, such as Frank Gaffney, the head of the Center for Security Policy (CSP) and a major cheerleader for the U.S. invasion and occupation of Iraq and the U.S.-instigated « themed revolutions » in Libya, Syria, and Ukraine.

Although Trump said he looks forward to restoring good relations with Russia after a phone call with Russian President Vladimir Putin, in February 2015, Gaffney, ever the war-mongering neocon, wrote the following on his CSP website: « We must not only deter Vladimir Putin’s thuggery. We must also counter his Chinese allies and enablers ». That sort of rhetoric certainly does not sound anything like Trump’s stated policy of seeking closer relations with Russia and China.

Like swarms of parasitic insects and other harmful infestations, where one finds the likes of Gaffney, former CIA director James Woolsey – also a member of the Trump transition team – and John Bolton, rumored to be in consideration for either Secretary of State or Deputy Secretary of State, one will find other disreputable neocons who drove the United States into wars in Iraq and Afghanistan. These include Richard Perle, who claimed U.S. troops invading Iraq would be met with Iraqis throwing « flowers and candy », and America’s chief proponent of political fascism, Michael Ledeen.
Comment: See also: If Trump lets neocons infiltrate his Foreign Policy Team they will undermine his entire agenda
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Lithuania Suspends Russian TV Station For 3 Months For Airing Anti-U.S. Comments Made By Russian Lawmaker

RFE/RL
2016-11-17 18:20:00

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Lithuania pulled a Russian state-run television station off the air after a Russian lawmaker was shown criticizing U.S. policy in remarks regulators deemed were an « incitement to war, discord, and hatred. »

The November 16 order by the country’s radio and TV commission suspends broadcasts by RTR Planeta, the international service of Russian state-owned broadcaster VGTRK, for three months.

The order came after a recent broadcast in which Russian Duma member Vladimir Zhirinovsky was shown saying that if U.S. troops get near Russia’s borders « they will burn down with the crew. »

Zhirinovsky is the leader of the nationalist Liberal Democratic party and is known for flamboyant remarks but also for hewing closely to Kremlin policy.

It’s not the first time that the former Soviet republic has suspended the channel, but it comes amid increasing concerns about Russia state propaganda and its effect on Russian-speakers in the Baltic region.

Russians make up around 6 percent of Lithuania’s population, the smallest proportion of the three Baltic states.
Comment: Sounds like the Lithuanian government is trying to create a ‘safe space’ for their citizens.
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Second month into Mosul battle shows no progress but displaces nearly 60,000

Sputnik
2016-11-18 18:18:00

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Thursday marked one month of intensified military operations to retake Iraq’s second largest city of Mosul from Daesh; the much-publicized offensive however has only heightened the humanitarian crisis in the country and seems to be far from over.

One month since the start of the much-publicized offensive to retake Iraq’s second largest city of Mosul from Daesh, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) stated that the operation has only increased the already dire humanitarian situation in Iraq.

« Today marks one month of intensified military operations to retake the city of Mosul…These latest developments further exacerbate a humanitarian crisis in a country where 10 million people already were in need of aid, » OCHA said in a joint statement with aid agencies on Thursday.
Comment: Meanwhile: Iraq’s Mosul Military Operation Has Displaced Nearly 60,000

Over 59,700 people were displaced in the Iraqi city of Mosul amid the operation to liberate it from the Daesh terrorist group, with the number increasing by over 5,400 in the past five days, the International Organization for Migration (IOM) said Friday.

« One month into Mosul military operations, which began on 17 October, over 59,700 Iraqis are displaced from Mosul and adjacent districts as of 18 November, according to IOM’s Displacement Tracking Matrix (DTM) Emergency Tracking…. The majority of displaced are from Mosul district (87 percent, over 51,800 individuals), and the districts of Al-Hamdaniya (8 percent, over 4,800 individuals), Tilkaif (4 percent, over 2,600 individuals) and Telefar (less than 1 percent, 60 individuals), » the organization said in a statement.

According to the IOM, over 3.1 million Iraqis have been displaced across the country since January 2014 through November 10, 2016.

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Abbas says he will reveal who killed Arafat: World will be « amazed » by who did it

Jonathan Cook
Al Jazeera
2016-11-17 18:14:00

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Palestinian President Mahmoud Abbas has revived long-standing suspicions that his predecessor, Yasser Arafat, was murdered. Abbas announced last week that he knew the killer’s identity, adding that the world would be « amazed when you know who did it ».

Abbas made the unexpected announcement during a commemoration, marking the 12th anniversary of Arafat’s death, in the West Bank city of Ramallah, where the former Palestinian leader is buried.

Arafat died in a French military hospital in 2004, aged 75. He had been evacuated days earlier from his Ramallah headquarters after rapidly falling ill. His Muqata compound had been under siege by Israeli forces for more than two years.

Abbas also suggested that a Palestinian commission of inquiry into Arafat’s death may be close to releasing its findings, after years of delays. Palestinian media have wondered whether the report could be issued as soon as the end of this month, when Abbas’ Fatah movement is scheduled to hold a postponed general congress.
Comment: Israel played a key role in the creation of Hamas as a counter to Arafat’s PLO. Now, regardless of the level of control retained by Israel, Hamas still serves a role. Palestinian politics are fractured and ineffective. Israel has its « hardline Islamist enemy », and ordinary Palestinians lose. Without evidence, it will be hard to know whether Abbas is telling the truth about Arafat’s killer, or whether he is just trying to win points for his own self-interest.
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Turkish push to secure Syrian border by Summer 2017 fraught with obstacles

Sputnik
2016-11-18 18:06:00

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Turkey aims to fully secure its borders before summer 2017, according to Turkey’s Defense Minister Fikri Isik. Turkish-backed forces are pursuing a campaign to clear Daesh and Kurdish fighters from northern Syria. However, Turkey won’t have the support of the US military, which this week withdrew its backing of Turkish ground troops in Syria.

Comment: But Turkey says it is working with Russia and the US: Turkey coordinating operation in Syria’s Al-Bab with Russia and US

Turkey shares a 900-kilometer (559 miles) border with Syria, which has been embroiled in a bloody civil war since 2011.

The Turkish Armed Forces are trying to boost security on the Turkish side of the border, by constructing concrete walls to stop illegal crossings. On the Syrian side, they are pressing ahead militarily with coalition air forces, through Operation Euphrates Shield, which has other NATO members’ support.
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Society’s Child

Yellowstone visitor suffers fatal fall into scorching-hot acidic geyser

RT
2016-11-18 15:41:00

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A man who was dissolved in a scorching-hot acidic geyser while visiting Yellowstone National Park during the summer had been trying to find a place to bathe when he accidentally fell into the spring.

In June, Colin Nathaniel Scott lost his footing and fell into a Norris Geyser Basin spring, one of the oldest and hottest in the Wyoming nature reserve with temperatures around 93 degrees celsius (199 Fahrenheit).
Comment: See also: Yellowstone National Park visitor presumed dead after falling into hot spring
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Colorado cops assault and arrest diabetic man having low blood sugar episode without first asking questions

Matt Agorist
The Free Thought Project
2016-11-18 00:00:00

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Carl Leadholm was in medical distress and needed help when he was targeted by five Commerce City Police officers. However, his innocence and the fact that he needed help was of no consequence to the officers who mistook low blood sugar for a criminal act. This week, Leadholm filed a federal civil lawsuit against the department for the abuse during that stop that left him beaten and in the hospital.

In November 2014, Leadholm’s blood sugar began to drop causing him to swerve while driving. This swerving caught the attention of five of Commerce City’s finest who pulled Leadholm over. However, instead of simply talking to the man and asking him what was going on, they yanked him from the car and began assaulting the innocent diabetic.

« It would have taken a simple conversation and this never would have happened, » said David Fisher, Leadholm’s attorney to CBS Denver. « They admit, we just went up there knocked on the window, pulled him out of the car to the ground, boom- start hitting him in the leg. »
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Newborn baby died in Milwaukee County jail after staff refused help to laboring mother, former inmate says

RT
2016-11-18 19:39:00

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A woman who was nine months pregnant and held at the Milwaukee County Jail in July said she notified a corrections officer that she was going into labor, but the officer laughed at her. Her newborn died later in the day, she says in a legal filing.

Shadé Swayzer, 30, has filed a notice of claim against the Milwaukee County Sheriff’s Office, run by Sheriff David Clarke, alleging that the jail staff refused to respond to her request for medical attention when she said, at around midnight, that her waters had broken and she was going into labor. She says she gave birth at around 4am, but did not receive attention for another two hours.

The child was « born alive, cried profusely and was breastfed, » Swayzer said in the claim. Yet complications led to the child’s death later in the day. She is seeking $8.5 million in damages, according to the Milwaukee Journal Sentinel.
Comment: See also: Mother dies in Michigan jail after calls for help allegedly ignored
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Suicide of human trafficking researcher in Haiti raises questions

Kosar
The Political Insider
2016-11-17 20:59:00

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It has been reported on Reddit that Monica Petersen, working for the Human Trafficking Center, was in Haiti investigating possible human trafficking connections to the Clinton Foundation.

Peterson previously worked for the Colorado Human Trafficking Council’s Data & Research Task Force. Early in 2016, a friend shared her blog post which was critical of Hillary Clinton’s shady dealings in Haiti.

Carlos Slim’s net worth is more than $64.8 billion dollars. The richest man on earth is a Mexican telecom mogul, whose career’s « most interesting parts » are his links to businessmen « suspected of involvement in Mexico’s so-called ‘Cartel of the Southeast. » He is a Clinton associate and donor to the Clinton Foundation. In 2015, Carlos Slim became the largest shareholder in the New York Times. William Engdahl, an author and lecturer with a degree in politics from Princeton suggests in this revealing article that this may explain why we will not be reading about the « murky dealings » of The Bill, Hillary & Chelsea Clinton Foundation in Haiti from the New York Times; « formerly America’s most respected newspaper of record. » According to Haiti activist Ezili Dantò: « The Clintons have used governmental power to conduct their private business and called it ‘helping poor Haitians.’ »

Hillary Clinton should get far more scrutiny for her scandalous conduct in Haiti; from rigging the March 2011 presidential election for her favored candidate Michel « Sweet Mickey » Martelly (supporter of the CIA created death squad FRAPH) to insuring that her brother Tony Rodham and « a company that barely exists. » got a « sweetheart gold mine concession in Haiti » that « royally cheated » the state of Haiti.

Close friends are starting to raise questions, because the family has been unable to get details about her death.
Comment: From steemit:

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On August 2015 Monica posted on Facebook asking for info on sex trafficking in Haiti because she was heading there to help/investigate. Also shown in the screenshot above.

Another blog post written by Monica:

A good friend of Monica picked up a Reddit thread and posted it on her Facebook. This says quite a lot.

« It seems that Monica was in Haiti investigating the Clintons possible ties to a pedophile ring. Monica family hasn’t been able to get any straight answers about her death. »

Bella is also linking to the blog post previously found.

Someone messaged Bella. This was the answer:

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One of her friends even wants to go down to Haiti to investigate.

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Trump backers call for Pepsi boycott over CEO comments in NYT interview

RT
2016-11-18 18:08:00

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Supporters of US President-elect Donald Trump are calling to boycott PepsiCo products because of comments made by the head of the company.

After congratulating Trump on his victory in an interview last week for the New York Times Dealbook, Indra Nooyi said « all » her staff were « mourning » and « crying » following the election result. She added that she felt it necessary to reassure some of them who were concerned about their safety.

View on Sott.net
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Tourists warned by UK charity not to report rape in Dubai after ‘gang raped’ Brit arrested for ‘extramarital sex’

RT
2016-11-18 17:54:00

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A UK charity is warning British tourists and expats in Dubai not to report rape to police after a woman was arrested and charged with « extramarital sex » after telling authorities she had been gang raped.

Detained in Dubai, an organization that assists people who have become victims of injustice in the United Arab Emirates (UAE), says rape should not be reported in the country because of « racist » preconceptions held against Western tourists and « manipulation when it comes to criminal accusations. »

We get people contacting us asking whether they should report a crime and – whether it be a rape or anything else – I often say no. Absolutely not, » Radha Stirling, the founder of the charity, told the Independent.

« It’s about the laws for one, but it also comes down to the application of the law. Police there do get a lot of rape claims that are false, many of which come from disgruntled prostitutes who retaliate by reporting false criminal claims.

« Because of this, the police are wary of false accusations, so when a report does come in they think, ‘Oh, maybe the girl was just drunk and then she regretted it the next day.’

« It’s also linked to the fact that tourism in the UAE has increased and there is a big clubbing scene. People go there to have a good time and the country promotes this. But they do assume women are ‘looking for it’.

« There is the social perception that if a woman drinks alcohol, she has consented to it. And there’s also a racist mentality of thinking, ‘She’s British so she was probably drunk and asking for it.’ »
Comment: The better advice to give UK tourists is to visit someplace else. See also: Outrageous! UK woman raped in Dubai arrested, now faces years in prison or flogging and stoning to death
Comment

Aleppo residents flee the city from rampaging terrorist forces, finding safety in Russian humanitarian centers

Sputnik
2016-11-18 17:58:00

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Civilians who managed to flee from Aleppo tell chilling stories of how terrorists entrenched in the eastern districts of the besieged city torment the city residents.

Despite constant attempts by terrorists to prevent residents from fleeing the terrorist-held neighborhoods, an apparent attempt to use civilians as ‘human shields’ against the advancing Syrian forces, the desperate people keep trying to reach the safety of government-controlled areas.

Mahmoud Alukasyr, who now lives with his family in a humanitarian center established near the city, is one of those who succeeded, according to RIA Novosti.

« Militants raided my district, killed my brother because he served in the army, so me and my family fled to the al-Jamiliah district. Now we live here in this humanitarian center. I want to thank the Russian government and Russian people who support us; we’ll never forget this, » he said.
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Coroner discloses body organs of over 15,000 Syrians sold in past 6 years to fund ISIS

FARS News AGency
2016-11-17 17:15:00

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Director-General of the Syria Coroner’s Office Hossein Noufel disclosed that the body organs of thousands of Syrian civilians have been sold in the international black markets over the past six years.

« We have accurate information that over 25,000 surgical operations have been conducted in the refugee camps of the neighboring countries and in the terrorist-controlled areas in Syria since 2011 to take out the body organs of 15,000 Syrians and sell them in the international black markets, » Dr. Noufel said.

He pointed to the high prices of human body organs in the black markets, and said, « A kidney is sold $10,000 in Turkey while the same kidney is sold for $1,000 in Iraq, but in Lebanon and Syria the price of each kidney is $3,000. »

Dr. Noufel said that other human body organs such as spleen and cornea are also sold in the black markets.
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Graphic video: Half-dozen cops pummel man with batons as their K9 tears into his flesh

Matt Agorist
The Free Thought Project
2016-11-17 15:35:00

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A graphic video has surfaced on Facebook showing a half dozen police officer beating a man while their K9 tore into him. The El Centro Police Department has since opened an investigation.

The video shows multiple police officers around suspected car thief, 23-year-old Elizardo Saenz. The officers are seen beating Saenz with batons as the man recording pleaded with them to stop.

As the K9 is tearing into the suspect’s flesh, officers are yelling ‘stop resisting’ as they continue the attack. As the Free Thought Project has reported numerous times in the past, police often yell ‘stop resisting’ to suspects who are being mauled by a K9 — completely ignoring the impossible nature of remaining still as your flesh is ripped apart by an animal’s teeth.

According to the ECPD, the incident stems from a call they received at 9:33 a.m. Officers responded to a report of a stolen vehicle in the 1200 Block of N. 18th St. The vehicle was described as a black Volkswagen. Officers responded but were not able to find the vehicle, according to KYMA.

Later that afternoon, around 3:30 p.m., officers received a call from a family member who spotted the stolen vehicle. Once officers caught up to the vehicle, they attempted to pull it over. The driver was Elizardo Saenz.

While Saenz clearly made the wrong decision to either drive, or steal the vehicle, the officers’ subsequent reaction was entirely unwarranted.
Comment

Man set fire to Melbourne bank, injuring at least 27 people

RT
2016-11-18 15:58:00

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At least 27 people have been injured after a man set fire to a branch of the Commonwealth Bank of Australia in the Melbourne suburb of Springvale, according to local media reports. Police say the man has been hospitalized in serious condition.

Several people who were inside the bank at the time of the incident are being treated for serious burns.

Twenty-one people, including three children, are being treated for smoke inhalation, The Age reported.
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Michigan tries to block court-ordered water bottle delivery to Flint

RT
2016-11-18 16:23:00

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Michigan officials are fighting a federal court order to deliver water to the residents of Flint to ease the damage of lead contamination. The state argues the bottle distribution would be unnecessary to ensure residents have safe drinking water.

Earlier this month, US District Court Judge David Lawson issued a preliminary injunction ordering the state to provide bottled water in door-to-door deliveries for Flint residents where authorities couldn’t provide functioning water systems. However, on Thursday the state filed a federal court announcing their plans to appeal.

Comment: They’re appealing? Do they have any idea who suffers while they throw their tantrum?

« The required injunction far exceeds what is necessary to ensure Flint residents have access to safe drinking water, » attorneys for Michigan state wrote in a filing asking that the deliveries should be paused pending their appeal.

The state is claiming that this service will come with a monthly $10.5 million fee and could result in a series of unpleasant side effects, such as overwhelming the recycling system or undermining the state’s system of distributing water at specific sites and delivering to senior citizens, Detroit News reported.
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Vers où va-t-on ?:Une promenade dans le jardin des conséquences involontaires

Vers où va-t-on ?:Une promenade dans le jardin des conséquences involontaires

 

 

Vers où va-t-on ?

 

 

 

Vers où va-t-on ?


Une promenade dans le jardin des conséquences involontairesPosted: 30 May 2017 05:17 AM PDT

Article original de Dmitry Orlov, publié le 23 Mai 2017 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr « Soufflez dans le nez d’un cheval et il va bouger sa queue », dit le dicton. C’est stupide, mais cela intègre un modèle de pensée commun : faire A pour atteindre B. À mesure que nous grandissons, nous apprenons beaucoup de tels modèles de pensée et, en tant qu’adultes, nous nous attendons à ce qu’ils continuent à fonctionner. Nous ne savons pas nécessairement pourquoi. Nous n’avons pas le temps pour des explications compliquées et une rationalisation; mais nous savons qu’ils fonctionnent. Une approche qui permet de gagner du temps est simplement de les essayer et de voir ce que ça donne. Est-ce qu’ils fonctionnent toujours?

Puis il existe un modèle de pensée qui fonctionne à un méta-niveau : utilisez une astuce trop souvent, et elle cessera de fonctionner. Soufflez dans le nez d’un cheval trop souvent, et il vous mordra ou vous frappera. « Trop d’une bonne chose est une mauvaise chose », pourrait-on dire. C’est encore quelque chose que nous apprenons en grandissant, et cela tempère notre enthousiasme, en tant qu’adultes, à pousser les choses trop loin. De façon très intéressante, cela ne fonctionne qu’au niveau de l’individu ou d’un petit groupe. En tant que sociétés, nous poussons toujours les choses trop loin – jusqu’au point où elles cessent de fonctionner.


Lorsque nous poussons les choses trop loin, nous restreignons nos choix futurs. Soufflez dans le nez d’un cheval trop souvent, et non seulement cela devient une mauvaise idée, mais il en est de même si vous le harnachez trop souvent, si vous le montez trop souvent ou même si vous le faites marcher trop souvent. Parce que le cheval ne vous aimera plus. C’est encore une autre chose que nous apprenons comme enfant : une fois que vous avez ruiné une bonne chose, elle reste en ruine. Mais, en tant que sociétés, nous semblons ne pas avoir une telle sagesse enfantine. Nous continuons à pousser les choses trop loin et chaque fois que nous nous posons des questions stupides, telles que « Quelle est la solution à ce problème? » quiconque propose que nous ne disposons d’aucun autre choix que d’en subir les conséquences – ce qui est souvent la vérité – est susceptible d’être  moins populaire et il est pratiquement garanti qu’il sera ignoré par ceux qui annoncent avoir des solutions.

Une autre façon de regarder cela, c’est en termes de conséquences. Les actions ont des conséquences. D’abord toute action donnée peut produire le résultat recherché : souffler dans le nez, cela fait bouger la queue. Mais plus tard, si on pousse trop loin, cette même action produira un résultat involontaire : souffler dans le nez, on prend un coup de sabot. Non seulement ça, mais au-delà de ce point, presque toutes les actions produiront des conséquences imprévues. Donnez-lui de l’eau – vous obtenez une ruade. Nettoyez sa stalle, vous êtes frappé. Essayez doucement, vous êtes frappé. La solution à cette classe de problème, au niveau méta-méta, est avant tout d’admettre qu’il n’y a pas de solutions. Mais quand une société atteint ce point, quiconque le propose, encore une fois, sera probablement ignoré.

Courir le risque d’être impopulaire et ignoré, je crois que cela doit être exploré plus avant. Nous avons beaucoup de modèles complexes pour nous expliquer pourquoi les choses cessent de fonctionner. Mais nous manquons de modèles simples, qui seraient évidents même pour un enfant.
Certains modèles assez complexes ont été proposés, dont l’un par Joseph Tainter. Il a soutenu que la société se développe jusqu’à ce qu’elle atteigne un sommet abstrait de complexité sociétale, auquel cas elle croise le point des rendements décroissants. Il n’y a aucun mécanisme permettant de diminuer la complexité d’une manière contrôlée. Au lieu de cela, elle continue d’investir dans une complexité toujours plus grande, allant de la diminution à des rendements négatifs. La complexité consomme de plus en plus de ressources et, finalement, la société manque de ressources et s’effondre. Par conséquent, nous devons nous préparer à L’effondrement des sociétés complexes. Mais je ne pense pas que ce modèle fonctionne plus que les autres. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Les mesures de la complexité sont… un peu complexes, et la comptabilité nécessaire pour calculer où est le point de rendement décroissant pour investir dans une complexité supplémentaire est également décourageante. Tout d’abord, que mesurons-nous? Dans une économie qui fonctionne sur le travail humain physique ou intellectuel, nous pouvons mesurer le nombre d’emplois différents existants. Mais dans une économie où la contribution du travail physique est minime et où la plupart des emplois ont été automatisés, cela n’a aucun sens, car essentiellement tout le monde a un seul et même travail. Il s’agit de s’asseoir devant un ordinateur et pousser des boutons.

Mais ce n’est pas un travail réel. La plupart de ces « travaux » résiduels, comme la plupart d’entre nous le savent par expérience personnelle, n’existent que pour que nous puissions être occupés. Le travail réel est actuellement réalisé par des algorithmes informatiques exécutés sur des postes de travail et des serveurs Internet, où le coût de la complexité est faible et en baisse continue. Le travail intellectuel de l’écriture du code informatique était un facteur limitant, mais avec l’avènement des algorithmes adaptatifs et de l’apprentissage par machine, cette barrière a également été franchie.

Une société de personnes sous-employées dont le travail unique consiste à se prétendre occupé en poussant des boutons peut maintenant être arbitrairement complexe. Bien sûr, notre intuition pourrait nous dire que cela va s’effondrer à un certain point dans un proche avenir, mais ne nous faisons pas d’illusion sur le fait que la « complexité sociétale » nous offrira une quelconque idée clé du processus. Nous ne sommes pas intéressés par l’effondrement en tant que concept abstrait, mais dans ses manifestations physiques, et à ce stade, la complexité est en grande partie détachée de quelque chose de physique car le nombre de Watts/ milliers de milliards de code de programme continue de baisser. Désolé, Professeur Tainter, nous devrons passer à autre chose, ou l’effondrement des sociétés complexes restera un mystère.

Une autre approche, un peu plus fructueuse, est d’examiner les finances et l’économie. Voici un domaine entier qui est volontairement privé de quelque chose de physique. Les économistes s’opposent généralement à l’idée de limites physiques, telles que les ressources naturelles non renouvelables, en particulier l’énergie. Leur hypothèse de départ est que produire quelque chose n’est qu’une question d’argent pour le payer, et l’argent peut être littéralement créé pour exister au besoin. Notez que l’argent est une quantité sans dimension: les dollars sont mesurés en dollars. Notez également que c’est défini circulairement : combien vaut une valeur dépend de son prix, et son prix dépend de la valeur que celle-ci détermine, telle qu’elle est déterminée par le marché. Pour une chose donnée échangée, il existe une courbe de demande et une courbe d’approvisionnement, et on suppose qu’elles se croisent; mais que faire si ces courbes (qui n’existent pas vraiment) ne se croisent pas du tout? Une chose appelée l’« équilibre du marché » est censée exister réellement – pas seulement en théorie – mais que faire si ce n’est pas le cas?

Vous pouvez être persuadé que ce sont les mécanismes actuels, et les gens parlent encore des « lois de l’économie » sans mourir de rire. Ou vous pouvez croire que ce sont des rationalisations pratiques – des efforts motivés par la politique pour expliquer comment les choses semblent avoir fonctionné (pour un court moment) dans le but de légitimer le système capitaliste comme juste, honnête et inévitable. Une autre approche – celle que je préfère – est de voir l’économie comme un système de contrôle social qui fonctionne alors que les ressources naturelles sont abondantes et que les effets de la pollution, de la dégradation de l’environnement et de la destruction de la société ne sont pas encore mortels. Ces conditions ne durent que pour un moment, et après que la société a poussé les choses au-delà du point de non-retour, les théories et les rationalisations utilisées pour renforcer son système de contrôle social seront éjectées de l’histoire comme un culte païen de plus qui aura disparu. Après ce point, la valeur résiduelle de l’argent, mesurée dans d’autres produits, dépendra de ses utilisations résiduelles, qu’il s’agisse d’allumettes ou de papier hygiénique.

Il semble, en ce moment, que beaucoup des modèles de pensée économique triviaux qui ont pu fonctionner ne le font plus. Un de ceux-là dit que les faibles taux d’intérêt stimulent la croissance économique. Mais, s’il y a quelques années, il s’avérait qu’il fallait quatre unités de dette pour produire une unité de croissance du PIB, maintenant ce nombre est plus proche de 10. Si la croissance ne maintient pas la dette, cette dette ne sera jamais remboursée. Mais que se passera-t-il si nous faisons en sorte que la dette puisse continuer à s’accumuler, en gardant les taux d’intérêt à zéro ou, mieux encore, en les rendant négatifs?

Il y avait une sorte de « loi de l’économie » (rions un coup!), préconisée par Alan Greenspan, disant que les ratios dette / PIB de plus de 100% conduisent à une hyperinflation et à une faillite nationale. Est-ce qu’il y a eu une rupture majeure qui a invalidé cette « loi »? Peut-être est-ce que c’est juste un peu lent de reconnaître les faillites nationales d’entités énormes comme les États-Unis, le Japon et la zone euro. Si c’est le cas, tout ce que nous devons faire, c’est attendre…

Si les taux d’intérêt sont à zéro ou négatifs, il n’y a aucun moyen d’investir en toute sécurité à un taux de rendement positif, et l’idée de posséder de l’argent devient moins attrayante. Pourquoi économiser pour la retraite si vos économies s’évaporent au fil du temps, consommées par l’inflation, qui d’ailleurs n’est pas nulle? Ah, mais vous pouvez investir vos économies en actions ou en immobilier ou en bulbes de tulipes! Vous pourriez, mais la plupart des gens qui souhaitent se retirer préfèrent investir dans des choses qui garantissent un certain taux de rendement. Dans un environnement à croissance nulle, les investissements spéculatifs deviennent un jeu à somme nulle : quelqu’un gagne (en général, quelqu’un qui est déjà très riche et qui a accès à des informations privilégiées et à un crédit bon marché) et le reste d’entre nous perdent.

À ce stade, la seule façon d’empêcher l’économie de plonger est de continuer à s’endetter à un rythme toujours plus frénétique tout en créant des bulles financières toujours plus importantes. Personne ne sait quand ce cheval va ruer et nous envoyer un coup de sabot dans la tête, mais nous savons tous que ce moment arrivera. Et maintenant que nous avons poussé cette situation trop loin, quelles sont nos options? Eh bien, aucune, vraiment. Tout ce que nous pouvons faire, c’est d’attendre l’effondrement déflationniste, car comme les monnaies hyper-inflatées, les bulles financières vont éclater et la plupart de ce qui est actuellement considéré comme de la « richesse » va se transformer en une pile d’actifs sans valeur – des choses inutiles que personne ne peut vendre ou se permettre de maintenir en état vendable.

C’est probablement le mieux que nous puissions faire dans un domaine fictif comme les finances et l’économie. Mais peut-être que nous pouvons faire mieux en regardant les systèmes physiques – ceux qui sont décrits en utilisant des unités physiquement mesurables plutôt que des quantités théoriques et circulaires telles que USD, EUR ou JPY. La direction évidente où regarder, c’est l’énergie, car les carburants pour le transport et l’électricité, sont les ingrédients vitaux dont l’économie industrielle mondiale a besoin pour fonctionner.

Il existe un modèle de pensée simple qui dit ceci : plus vous forez pour trouver du pétrole, plus vous allez produire de l’énergie. Ceci a été vrai très longtemps : utilisez une unité d’énergie pour forer un puits dans l’ouest du Texas et 100 unités d’énergie jailliront du sol. Mais cela ne semble plus être vrai. Oui, les volumes de pétrole produits sont encore impressionnants, mais combien de cette énergie est-elle aspirée dans le sol, sous la forme de coûts d’exploration et de coûts de production directs et indirects? Chaque année, une part de plus en plus grande! Et il semble que quelque chose a déjà éclaté. Regardez ce tableau : les kilomètres parcourus ont augmenté de façon régulière chaque année jusqu’en 2007. Après cela, les volumes de pétrole sont restés presque constants, voire ont augmenté légèrement, mais les kilomètres parcourus par des véhicules ont diminué de près de 800 millions de km par an.

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Il semble que nous ayons eu une formule, le forage pour le pétrole produit plus d’énergie, et que nous l’ayons poussé trop loin, et que l’on s’approche du point où forer pour trouver du pétrole produira moins d’énergie que ne pas forer. Mais beaucoup de gens croient que nous avons encore d’autres options. Qu’en est-t-il?

Une proposition consiste à passer aux voitures électriques. À l’exception de quelques applications, principalement liées aux petites voitures et aux chariots de golf, l’électricité est une source d’énergie très faible pour le transport. La proportion d’énergie délivrée aux roues est beaucoup plus petite que celle des carburants liquides. Il y a des pertes dans la transformation de l’énergie mécanique ou solaire en électricité; il y a des pertes de transmission; il y a des pertes dans les batteries; enfin, il y a des pertes dans les moteurs électriques. Un véhicule qui utilise une combustion interne peut être jusqu’à 30% efficace (il existe des limites thermodynamiques difficiles à dépasser et des inefficiences inévitables). Sur un véhicule électrique, si vous multipliez toutes les pertes, on arrive à 10% à 12% d’efficacité. Compte tenu de la même quantité d’énergie, le nombre des kilomètres parcouru par un véhicule électrique peut être de moitié inférieure à celui parcouru par un véhicule à combustion interne. Peut-être que nous pouvons nous convertir aux voitures électriques, si nous conduisons sur la moitié de nos parcours ou si la moitié d’entre nous abandonnent la conduite.

Un autre fait souvent négligé est qu’une conversion massive aux voitures électriques va détruire le marché de l’essence. Personne ne suggère même de se débarrasser des camions diesel ou des engins de construction, des générateurs ou des locomotives diesel d’urgence, ou des navires qui fonctionnent sur du combustible pétrolifère, ou que des avions à réaction brûlent autre chose que du carburéacteur, de sorte que les distillats de pétrole seront encore très demandés. Mais ils seront maintenant deux fois plus chers. Vous voyez, environ la moitié de ce qui peut être utilement produit à partir d’un baril de pétrole brut finit par être mélangé et commercialisé comme de l’essence. Si la moitié de chaque baril de pétrole ne peut être vendu, les prix des carburants liquides restants vont doubler, tout comme les tarifs de fret. Cela entraînera une récession qui, entre autres choses, détruira la demande de voitures électriques. Si les prix de l’essence chutent fortement et si les tarifs de l’électricité montent en sens inverse, quelle personne saine choisirait une voiture électrique? Il s’avère donc que la conversion aux voitures électriques est un bon moyen de… ne pas convertir le parc automobile en voitures électriques.

Mais que se passerait-il si nous proposions de nouveaux moyens efficaces de produire de l’électricité à l’aide d’éoliennes et de panneaux solaires? Seriez-vous surpris si cela se révélait être un bon moyen de produire moins d’électricité et consommer plus d’énergie fossile plutôt que moins? Je ne le serais pas. Les éoliennes et les panneaux solaires sont issus d’un processus industriel intensif qui comprend l’extraction, le transport et la fusion du minerai (qui utilise du carburant diesel et du charbon) et la fabrication (qui utilise de l’électricité, dont la plupart provient de la combustion du charbon ou du gaz naturel). Ils doivent être transportés et installés (nécessitant plus de diesel). Ils sont une source intermittente de puissance (le vent et le soleil ne sont pas réguliers) et nécessitent des redondances à base de combustibles fossiles. Ils ne peuvent pas être utilisés comme énergie primaire car ils ne sont pas réguliers. Et ils ne peuvent pas être utilisés comme énergie de pointe car ils sont intermittents. Dans l’ensemble, il se peut très bien que le résultat soit moins d’électricité que ce qui pourrait être produit en brûlant simplement les combustibles fossiles.

Comme si cela ne suffisait pas, il y a encore d’autres informations à garder à l’esprit. Comme le fait que, rien que pour suivre la croissance mondiale de la demande d’électricité, il faudrait couvrir d’éoliennes une superficie de la taille des îles britanniques chaque année. Dans plus de 50 ans, cela signifiera avoir couvert la moitié de la Russie avec des éoliennes. En outre, il y a le fait qu’un tel investissement massif dans des éoliennes retirerait les ressources à d’autres activités économiques, de sorte que même si les éoliennes étaient érigées à profusion sauvagement, la demande d’électricité pourrait s’évaporer, ainsi qu’une grande partie du reste de l’économie.

Soyez assuré, rien de tout cela ne se produira probablement. Les sources renouvelables d’électricité, l’énergie éolienne et solaire, représentent moins de 1% de la consommation mondiale d’énergie, et il est peu probable qu’elles représentent plus encore, en termes absolus. En termes relatifs, si les combustibles fossiles n’étaient plus disponibles, l’électricité provenant du vent et de l’énergie solaire, ainsi que l’hydroélectricité et le nucléaire résiduel, seront tout ce qui reste, pendant un certain temps, car aucun de ces équipements ne peut être maintenu ou remplacé sans combustibles fossiles.

Certaines personnes acceptent la situation autour de l’essence et du transport électrique, ainsi que les graves limitations à l’utilisation des sources d’énergie renouvelables, mais cela ne les arrête pas et elles proposent une énorme plan de construction autour de l’énergie nucléaire. Hélas, cela ne fonctionnera pas non plus. Tout d’abord, les centrales nucléaires prennent beaucoup de temps et une énorme quantité d’énergie primaire de combustible fossile pour être construites. Elles absorbent de l’énergie pendant les deux décennies qu’il faut pour en construire une. Puis elles remboursent cette énergie avec l’électricité qu’elles produisent au cours des décennies suivantes. C’est-à-dire, à moins qu’elles ne fondent comme Tchernobyl ou Fukushima, car dans ce cas, elles finissent par utiliser beaucoup plus d’énergie qu’elles n’auront jamais produite, de par les ressources nécessaires pour atténuer les crises qui vont découler de ces catastrophes.

En outre, les centrales nucléaires ne sont pas très maniables et sont plus sûres lorsqu’elles sont exploitées à un niveau de charge constant. Mais la demande d’électricité fluctue avec des cycles quotidiens et hebdomadaires, et d’autres sources d’énergie – comme les centrales électriques au gaz naturel – doivent compenser ces fluctuations. Ainsi, le rôle maximum joué par l’énergie nucléaire est limité.

Le dernier recours de ceux du camp des « Mais il doit y avoir des solutions! » est de proposer des technologies qui n’existent pas. « Pourquoi ne pas construire beaucoup de réacteurs à fusion nucléaire? », demandent-t-ils. Bien sûr, pourquoi pas. J’aimerais venir voir le prototype de production de votre nouveau réacteur de fusion nucléaire. Qu’en est-il de jeudi prochain? D’accord alors, dans environ deux ou trois décennies à partir de maintenant? Toujours à bientôt? Et combien de centaines de milliards de dollars ont-ils été gaspillés sur ce projet pour animaux de compagnie? Peut-être que vous avez poussé trop fort et qu’il est temps de s’arrêter. [Il y a aussi la recherche autour des centrales au thorium, NdT.]

Les gens, même les enfants, savent que c’est généralement une mauvaise idée de pousser les choses trop loin. Ils se rendent compte que si vous allez trop loin, vous devez vous arrêter, revenir en arrière et essayer d’autre chose ailleurs. Mais les sociétés semblent beaucoup plus stupides que les enfants, même les plus malvoyants et les plus démunis : elles poussent aussi fort et aussi longtemps qu’elles le peuvent, jusqu’à ce que quelque chose casse. Et puis elles exigent un leader qui les réconforte et leur dise où pousser trop fort pour la suite. Je ne pense pas que ce soit une bonne solution pour le monde. Néanmoins, de nombreux escrocs petits et grands verront cela comme étant à leur avantage personnel pour tromper et offrir de faux espoirs. Espérons plutôt que ceux parmi nous qui sont intelligents reconnaîtront qui sont ces escrocs et refuserons de les suivre.

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie », c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.
Les cinq stades de l'effondrement

Un monstre qui mange la nationPosted: 30 May 2017 04:34 AM PDT

Article original de James Howard Kunstler, publié le 19 Mai 2017 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

http://img01.deviantart.net/995a/i/2014/003/c/7/sinbad_djinn_equip_by_nolven-d70n7na.jpg
Les ducs de l’Enfer

Y a-t-il encore un doute maintenant que l’État profond se prépare à expulser le président Donald Trump du corps politique comme un organe nécrosé ? Le Golem d’or de la Grandeur à nouveau s’est très mal tiré de ce boulot, mais ses puissants adversaires dans les agences fédérales hautement politisées veulent qu’il échoue de façon spectaculaire et rapide, et ils ont reçu beaucoup d’aide du NY Times / WashPo / CNN, l’axe de l’hystérie, ainsi que de créatures visqueuses comme Lindsey Graham.

Il y a plus de couches indigestes dans cette opposition que dans un gâteau de mariage moldave. L’Amérique est fonctionnellement ingouvernable depuis un bon moment, bien avant que Trump n’arrive sur les lieux. Son prédécesseur a réussi à détourner l’attention du pays sur son dysfonctionnement cumulatif avec un charme et une placidité surnaturelle, je parle d’Obama-sans-soucis. Mais il y a quelques choses importantes qu’il aurait pu accomplir en tant que chef de l’exécutif, comme lancer son procureur général pour poursuivre le crime à Wall Street (ou licencier le procureur général et le remplacer par quelqu’un prêt à faire le travail). Il aurait pu briser les banques géantes du TooBigToFail. Il aurait pu parrainer de manière agressive une loi pour surmonter la loi Citizens United SOTUS (argent illimité des entreprises privées en politique) en redéfinissant la « citoyenneté » de l’entreprise. Des choses comme ça. Mais il a laissé filer et la nation a glissé avec lui vers les caniveaux de l’effondrement politique.

 

Ce que nous trouvons incarné dans Trump, c’est une sorte de figure tragi-comique qui parvient à composer avec toutes ses autres faiblesses de caractère avec une impulsivité enfantine qui effraie les gens. Il est discutable qu’il ait simplement été rendu incompétent par les nombreuses misères que ses adversaires lui ont infligées ou qu’il soit tout simplement incompétent au sens du 25e amendement. Je pense que nous allons le découvrir assez tôt, car la destitution est un chemin très long et ardu pour sortir de cette sombre impasse.

La caractéristique la plus curieuse de la crise actuelle, bien sûr, est l’histoire idiote de la Russie qui est le point d’appui pour virer Trump de la Maison Blanche. Cela a été particulièrement drôle la semaine dernière avec l’épisode impliquant le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov et l’ambassadeur Kislyak conférant avec Trump à la Maison-Blanche sur la sécurité des vols militaires au Moyen-Orient. Les médias et l’aile pro-Lindsey Graham de l’État profond ont agi comme si Trump avait discuté avec Focalor et Vepar, les ducs de l’enfer, dans le bureau ovale.

Pourquoi supposez-vous que les nations emploient des ministres des Affaires étrangères et des ambassadeurs, sinon pour mener des conversations au plus haut niveau avec d’autres dirigeants nationaux ? Et ces conversations peuvent-elles inclure des questions sensibles, c’est-à-dire des informations classifiées ? Si vous en doutez, vous n’avez aucune compréhension de la géopolitique ou de l’histoire.

L’histoire du Général Mike Flynn, surtout, est une vaste blague. A-t-il accepté une pige à 20 000 dollars de RT pour une intervention en tant que citoyen privé ? Comment cela se compare-t-il aux millions de dollars aspirés par la Fondation Clinton dans des accords tu-payes-pour-jouer alors que Madame était secrétaire d’État ? Ou ses discours pour Goldman Sachs et leurs marionnettes. Les citoyens sont-ils interdits d’accepter à titre privé des honoraires ou des indemnités de consultant de la part de pays avec lesquels nous ne sommes pas en guerre ? J’aimerais savoir combien d’autres anciens des administrations de Bill Clinton, Bush-II et Obama ont été engagés sur cette base. Je prends les paris.

Les adversaires de Trump pourraient ne pas avoir de biscuit avec cette histoire autour de la Russie, mais au cours du processus, ils pourraient suffisamment faire enrager cet éléphant un peu voyou de Trump pour le faire paraître  incompétent afin de l’exécuter avec le 25e amendement, et je pense que c’est le plan pour l’instant. Bien sûr, il y a des jokers dans les manches. L’un des plus frappants est l’histoire de ce gars de l’état-major de la DNC, Seth Rich, assassiné en juillet dernier. Il a été abattu une nuit dans la rue, à l’extérieur de son appartement, par des personnes encore inconnues, et douze jours plus tard, plus de 40 000 courriels de la DNC ont atterri chez WikiLeaks. Son ordinateur portable serait en possession des flics de Washington DC ─ s’il n’a pas encore été jeté dans le Potomac. Je suis généralement allergique aux théories du complot, mais cela ressemble à une histoire particulièrement moche, qui pourrait finalement être clarifiée si – ou quand – Julian Assange de WikiLeaks divulgue la source de ces données. Quoi qu’il en soit, le nouveau conseiller spécial au DOJ, l’ancien directeur du FBI, Robert Mueller, pourrait devoir suivre cette piste bien sombre.

D’une manière ou d’une autre, cependant, l’État Profond est déterminé à virer Trump du bureau ovale. Dans les rondes finales de cette lutte, Trump pourrait probablement entreprendre une opération soudaine de drainage des marécages : virer un grand nombre d’officiers des services secrets politisés, en particulier ceux qui sont juridiquement coupables de faire fuiter des informations classifiées dans les médias ─ un autre domaine sur lequel M. Mueller pourrait aussi faire la lumière. Le colossal appareil de sécurité de ce pays ─ en particulier la NSA ─ est devenu un monstre qui dévore l’Amérique. Quelqu’un doit littéralement réduire sa taille. Peut-être que c’est le motif principal de l’État profond pour remuer ciel et terre afin de renverser Trump.

Dans le mouvement, bien sûr, ils sont susceptibles de fomenter une insurrection tout aussi moche que la poussière qui a suivi le bombardement de Fort Sumter. Trump, tout ce que vous pensez de lui ─ et je n’ai jamais été fan, pour le dire doucement ─ a été élu pour une raison : l’effondrement économique en cours du pays et la souffrance d’une population sans revenus ou sans emplois corrects. Cette partie du bien commun est susceptible de se transformer en catastrophe complète plus tard cette année, quelque chose comme une crise monétaire ou une crise du marché conçue par un autre joueur de l’État Profond, la Réserve fédérale. Cela et l’éjection de Trump pourraient coïncider avec des résultats désastreux.

James Howard Kunstler

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