Insolentiae: Le prélèvement à la source qui ne coule pas de source bloqué par les députés !! » L’édito de Charles SANNAT

Insolentiae: Le prélèvement à la source qui ne coule pas de source bloqué par les députés !! » L’édito de Charles SANNAT

Insolentiae
Décryptage impertinent, satirique et humoristique de l’actualité économique

A la une, Politique et économie
« Le prélèvement à la source qui ne coule pas de source bloqué par les députés !! » L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat 17 novembre 2016

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le problème du prélèvement à la source, c’est qu’il ne coule pas de source, et qu’il est clair comme de l’eau de boudin et pas aussi limpide que l’eau minérale ou de source… Bon, j’arrête avec mon humour à deux sous, vous avez compris les métaphores aquatiques et mon style limpide.

Bref, pourquoi faire un prélèvement à la source qui va tout compliquer alors que notre système fiscal est déjà pas simple et qu’au moins, tout le monde a compris comment tout cela fonctionne, sans même parler des entreprises qui vont devoir se transformer en auxiliaires zélées des « zimpôts » !!

Il n’y a aucune justification à cette volonté gouvernementale. Aucune justification, et donc il s’agit d’une décision totalement incompréhensible.

Comme tout ce qui ne se comprend pas, c’est suspect. Et comme disait le pépé, « mon petit, quand y’a un doute, y’a pas de doute » (je rappelle que le pépé il a fait 39/40, l’Indochine et l’Algérie, ce qui ne nous rajeunit pas).

Du coup, nos députés socialistes, que le gouvernement va désormais peiner à « manager » tant la débandade électorale s’annonce cruelle et la branlée à recevoir monumentale, ont voté avec leurs pieds…

prlvt-a-la-sourceComprenez par là qu’ils avaient tous plein d’occupations urgentes loin de l’Assemblée nationale. Du coup, la droite a réussi à faire passer un amendement vu que les députés de gauche n’étaient pas là… Normal, parce que cette histoire de prélèvement à la source va être un tel fiasco qu’il y a de quoi perdre des élections et son siège de député !

Le prélèvement à la source bloqué à l’Assemblée

« PARIS (Reuters) – Les députés français ont voté jeudi un amendement remplaçant le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu par une mensualisation obligatoire, contre l’avis du gouvernement.

Cet amendement, déposé par les députés Les Républicains Marie-Christine Dalloz et Marc Le Fur, réécrit l’article 38 du projet de loi de finances pour 2017, qui visait à organiser la mise en place en 2018 du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, dernière réforme d’ampleur du quinquennat à laquelle l’opposition est farouchement opposée.

Il stipule que « l’impôt sur le revenu est recouvré au moyen de prélèvements effectués chaque mois », afin d’éviter d’imposer une « charge supplémentaire » aux entreprises.

Après son adoption à main levée, Marc Le Fur a ironisé sur l’ »impréparation politique » de la majorité, évoquant des députés socialistes ayant « déserté » l’hémicycle après être « venus sur ordre pour un vote initial ».

Pas de prélèvement à la source, mais un prélèvement obligatoire… pourquoi pas !

Que l’on rende mensuel le paiement ne me semble pas mauvais en soit… C’est comme cela que je paye mes impôts après avoir été réticent et après avoir eu peur que l’on me prélève trop !! En fait, pour tout dire, c’est plutôt moi qui oubliais de payer plutôt que les administrations qui prélevaient trop.

Cela dit, cela oblige donc à avoir une banque et un compte bancaire… relativement classique désormais pour tout personne travaillant ou disposant de revenus. Dire donc que cela oblige à avoir un compte n’est pas un argument suffisant. Tout le monde a un compte ! Ceux qui n’ont pas de compte n’ont pas de problème d’impôt !!

Mais à ce compte-là autant ne rien faire !!

Cela dit, si nous poussons un poil plus loin, il est évident aussi que rendre obligatoire le paiement par prélèvement peut tout de même poser problème dans des cas particuliers comme les intérimaires, ou ceux qui ont de fortes variations de revenus. De la même façon, cela peut générer chez certains des « incidents de paiements » et donc des frais ainsi que des problèmes avec leur banque.

L’idéal est, dans ces cas-là, toujours de ne rien faire !

Il y a suffisamment de trucs qui marchent mal et dont on pourrait s’occuper sans aller mettre la « grouille » dans les quelques trucs qui marchent parfaitement et les impôts sur le revenu, ça marche parfaitement.

J’en profite donc pour rappeler ce grand principe médical édicté il y a fort longtemps et en latin dans le texte : « primum non nocere » ce qui se traduit par « d’abord ne pas nuire ».

Avant toute décision, il faut se rendre compte qu’il ne faut pas nuire. Bravo donc aux députés de droite pour leur amendement et bravo aux députés de gauche pour leur politique de la chaise vide ! Cette réforme est stupide et ses objectifs plus que très douteux.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

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La chronique Agora-L’Edition du week-end – La démocratie à toutes les sauces, sauf économique:Nicolas Perrin : Planification et bonne querelle

 

 

L’Edition du week-end – La démocratie à toutes les sauces, sauf économique:Nicolas Perrin : Planification et bonne querelle

 


 .
La Chronique Agora

Paris, Samedi 17 décembre 2016

L’EDITION DU WEEK-END

  • Simone Wapler : La démocratie à toutes les sauces, sauf économique
    Alors que nos élites invoquent en permanence les bienfaits de la démocratie, un tel fonctionnement est refusé aux domaines financiers, monétaires et économiques.
  • Nicolas Perrin : Planification et bonne querelle
    Mélenchon a toujours des solutions simples aux grands problèmes de notre pays. La planification et l’Etat stratège restent ses remèdes miraculeux privilégiés.

 

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

La démocratie à toutes les sauces, sauf économique

La planification centrale a toujours des effets secondaires nuisibles et les réactions des marchés sont toujours imprévisibles. Ces deux lois empiriques sont les fils conducteurs quotidien de nos chroniques.

Aujourd’hui des esprits supérieurs pensent qu’ils peuvent planifier la monnaie, sa nature, sa quantité et imposer leurs constructions théoriques aux bipèdes qui oeuvrent dans « l’économie réelle ». Janet Yellen décide de réduire le débit de dollars inondant le monde en relevant ses taux directeurs. Elle le décide en fonction d’une batterie d’indicateurs abstraits, comme le rappelait David Stockman.

Aux Etats-Unis, le nouveau président qui avait promis de s’attaquer au marigot de Washington s’entoure de crocodiles familiers de la nourriture de ce même marigot. Pour vous en convaincre, lisez la série de Bill Bonner sur les hommes de Trump ici.

En Inde, le gouvernement Mori décide que les 1 200 millions d’habitant de son pays doivent goûter aux bienfaits de la monnaie-crédit, des réseaux bancaires et des paiements électroniques pour pouvoir mieux les taxer.

En Europe, Mario Draghi trafique les taux d’intérêt à la baisse pour faire paraître certains Etats de l’union monétaire solvables.

En France, le gouvernement joue au jeu de « je taxe tout ce qui bouge encore une oreille » mais « j’organise les ultimes cadeaux fiscaux avant les élections ». Les loueurs intermittents seront connus du fisc grâce à la nouvelle loi de « révolution numérique ».
[NDLR : Au fait, si vous avez reçu vos taxes foncières, savez-vous que ces impôts sont truffés d’erreurs ? En vérifiant certains points clés et en entamant certaines démarches, vous pouvez réduire substantiellement la facture : notre fiscaliste vous donne toutes les clés pour agir. Cliquez ici.]

Alors que toute la Parasitocratie n’a que le mot « démocratie » à la bouche, en matière économique et financière, elle se refuse farouchement à cette même démocratie.

Pour terminer cette semaine, Nicolas Perrin s’est intéressé au plus populaire des politico-twitteurs-youtubeurs, Jean-Luc Mélenchon, et à sa dernière idée de planification.


LES NOTES DE NICOLAS PERRIN

Planification et bonne querelle

Jean-Luc Mélenchon est récemment devenu le youtubeur politique le plus suivi de France et l’homme politique le plus populaire. Pas étonnant, dans un pays où tous les présidents qui se sont succédé à la tête de la République depuis 1981 étaient de fieffés démagogues.

Avec Mélenchon, au moins, la situation est toujours limpide et les solutions proposées ont le mérite d’être simples. Le député européen applique le principe KISS (« Keep it simple, stupid ») à tellement de sauces que parfois, ça se voit.

Mais cette simplicité n’est que de façade, car le candidat de la France Insoumise manie en réalité avec brio toutes les techniques de la dialectique éristique. Il est vrai qu’en 40 ans de vie politique, il a eu le temps de répéter ses gammes. Gardez Schopenhauer à portée de main, tant Mélenchon semble de prime abord toujours avoir raison.

Prenons par exemple ce tweet du 1er décembre 2016 : « Tout le monde planifie, même les grandes entreprises. Nous, nous planifierons pour changer les modes de production. » Si les grandes entreprises le font, l’Etat doit suivre leur exemple.

tweet

CQFD ? Pas vraiment. En réalité, nous avons ici affaire au syndrome de toute puissance marxiste, un sophisme et une mystification avec éruption de Hauts commissariats et de plans quinquennaux.

La mystification : « l’Etat stratège » aurait vocation à décider des modes de production

Mélenchon présuppose qu’il incombe à l’Etat d’organiser la production. Que voilà une idée qui sent bon l’entreprise d’Etat cubaine ! Mais il est vrai que pour Mélenchon, si « Fidel a fait des erreurs », « tout le monde a fait des erreurs » et « l’épée de Bolivar marche dans le ciel ».

Il me semble que les exemples soviétiques, chinois, cubains ou encore coréens parlent d’eux-mêmes. A moins bien sûr de considérer comme Ségolène Royal qu' »il faut savoir regarder les choses positivement » et que la Révolution a tout de même garanti la « liberté religieuse » et « la liberté de conscience » aux Cubains. Dans la même logique, pourquoi ne pas réhabiliter Hitler, puisqu’il a construit des autoroutes ?

Par ailleurs, les deux phrases qui composent ce tweet ne s’appliqueraient que dans une France ayant supprimé le bleu et le blanc de son drapeau. En effet, s’il revient à l’Etat de décider des « modes de production », c’est qu’il n’y a plus d’entreprises privées pour « planifier » quoi que ce soit mais uniquement des entreprises d’Etat. Dans ce scénario, les chefs d’entreprises privées ont été remerciés par des fonctionnaires et expropriés de leurs biens qui ont été transformés en sovkhozes.

Le sophisme : si la planification fonctionne pour les grandes entreprises, aucune raison qu’elle ne fonctionne pas pour l’Etat

Pour assurer leur rentabilité et leur développement, les entreprises développent et mettent en oeuvre des stratégies qui visent à allouer plus efficacement leurs ressources que la concurrence. Si des cadres et des ingénieurs peuvent le faire, il irait donc de soi que l’Etat, fort de son armée de fonctionnaires, verrait ses activités de production couronnées de succès…

Ici, Mélenchon met sur le même plan deux entités que tout oppose. Une entreprise privée qui ne dégage pas de profit a vocation à disparaître. Au contraire, un Etat qui mène une politique industrielle désastreuse peut pratiquer la subvention, en théorie tant que sa capacité d’endettement le permet.

Le rapport au profit et au temps n’est pas le même. « La Silicon Valley réfléchit à 1 000 ans […] et nos politiques à 15 jours », explique souvent le chroniqueur Laurent Alexandre. Le constat qu’il dresse à propos des enjeux des NBIC vaut malheureusement pour tous les secteurs où intervient le pouvoir politique.
[NDLR : Réfléchir à 1 000 ans… et vivre en pleine forme à 100 ans ? « Tuer la mort » est une des ambitions des biotechnologies — et cela pourrait enrichir les actionnaires de cette petite entreprise bien particulière. Découvrez ici son marché potentiel de 169 milliards de dollars…]

Pourquoi les extrêmes prospèrent-ils grâce à des discours simplistes ?

Le principe KISS repose sur l’idée selon laquelle la simplicité de la stratégie constitue le meilleur moyen pour séduire. Mieux vaut donc tenir un discours spécieux mais simple plutôt qu’un discours honnête mais complexe.

Jean-Luc Mélenchon a-t-il conscience du fait que les solutions qu’ils proposent sont vouées à l’échec ? A chacun de se faire son idée en ayant en tête le triangle d’incompatibilité de Jean-François Revel selon lequel « on ne peut pas être à la fois socialiste, honnête et intelligent ».


L’Investissement de la Semaine


N’achetez PAS une once d’or…
Avant d’avoir lu ce message !

Découvrez l’incroyable recommandation de Simone Wapler… et comment elle pourrait vous permettre de démultiplier la moindre hausse du cours de l’or !

Tout est expliqué ici.

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L’Oeil de Brutus :Sur la sortie de l’euro : droit de réponse d’Hans-Kristian Colletis-Wahl (correctif du 3 mai 2017)

L’Oeil de Brutus :Sur la sortie de l’euro : droit de réponse d’Hans-Kristian Colletis-Wahl (correctif du 3 mai 2017)

L’Oeil de Brutus

Sur la sortie de l’euro : droit de réponse d’Hans-Kristian Colletis-Wahl (correctif du 3 mai 2017)

2 Mai 2017 , Rédigé par L’oeil de Brutus Publié dans #Idées
Sur la sortie de l’euro : droit de réponse d’Hans-Kristian Colletis-Wahl (correctif du 3 mai 2017)

Il y a une semaine, je mettais en ligne un billet invité de Xavier Louvet (à lire ici) qui reprenait un débat initié il y a 3 ans avec Hans-Kristian Colletis-Wahl. Je publie ici le droit de réponse que ce dernier nous a fait l’honneur de nous adresser. Entretenant le débat, cette réponse fera bien évidemment elle-même l’objet d’une nouvelle réponse (on y retrouvera cependant une bonne part dans ce billet publié il y a également 3 ans : Sortir de l’euro, on ne peut pas ou on ne veut pas ?, la question de la démocratie)

Billet invité d’ Hans-Kristian Colletis-Wahl (Réponse au billet invité de Xavier Louvet)

Le papier initial est paru dans le monde.fr en 2014, il avait donné lieu à des échanges sur le présent blog, où il avait fait l’objet d’une critique assez poussée mais juste, assortie d’un droit de réponse qui m’avait été accordé.

Nous sommes aujourd’hui en 2017, trois ans plus tard donc et entre deux tours d’élections. Mr Louvet aiguise sa plus belle plume contre ce qu’il qualifie « d’euro-béatitude ». Son papier est à forte charge idéologique, un « eurobéat » ne pouvant être qu’un « néolibéral » oubliant le contexte du papier. Il s’agissait d’aborder les conséquences d’une sortie unilatérale française de l’euro et non pas d’un plaidoyer pour la construction d’une zone monétaire ex nihilo. Nous sommes membres de la zone euro et le débat ne portait pas sur le fait de savoir si cela était une idée pertinente ou non. Il s’agissait d’étudier les conséquences et les effets négatifs d’un Frexit, présenté comme la solution miracle, réclamée par les candidats souverainistes et populistes aux élections présidentielles. Le débat tel qu’il est réintroduit par Mr Louvet est à la fois polarisé et très clivant : les gentils d’un côté, les méchants de l’autre et haro sur tout sur toute forme de différence de pensée. Exprimer des doutes à propos de l’efficacité sociale d’une sortie de l’euro devient donc de « l’euro béatitude ». Le « fact checking » proposé par Mr Louvet n’en est pas un, il ne fait qu’opposer une version alternative, elle aussi spéculative puisque nous raisonnons ex ante.

Passons…

Beaucoup de choses ont été publiées et discutées depuis 2014 : les effets du Brexit que les européens sont en train de vivre, ses coûts induits qui apparaissent centraux sans que cette question ne soit prise en compte. Les conséquences des politiques monétaires à faible taux d’intérêt (ZIRP) menées sous l’impulsion des banques centrales (et non des banques commerciales comme le pense Mr Louvet qui se trompe de sens quand il évoque la formation des taux d’intérêt), la politique monétaire suisse, ses effets sur les frontaliers, la question des excédents commerciaux allemands liés à dépréciation de l’euro face au dollar, l’uberisation, l’industrie 4.0.

Dommage…

Reprenons l’intervention de Mr Louvet point par point :

Publié en avril 2017, le papier initial date de 2014 : 17 moins 14 font trois, pas deux. Son analyse de la balance commerciale est à l’avenant : les échanges français concernent pour 60% l’UE et pour 40% les pays hors de la zone UE. C’est ensuite que cela se corse : les principaux partenaires commerciaux de la France sont les pays frontaliers qui représentent à eux seuls 52% des exportations et Mr Louvet de conclure que cette part est faible, puisque 48% ne concernent pas ces pays. Quel est ce raisonnement d’où les autres pays de l’UE disparaissent alors que nous traitons des pays de l’UE et de surcroit des derniers adhérents qui ont provoqué une concurrence forte à l’intérieur de la zone euro ? Ce faisant on n’explique rien et on oublie un point essentiel : le Frexit qui est supposé provoquer une dépréciation (pas une dévaluation, la différence est de taille) de la nouvelle monnaie et donc une baisse des prix des produits exportés par les entreprises françaises. Cela est supposé engendrer un « effet quantité » qui est une hausse des exportations. Or, elle n’existe que si les firmes exportatrices décident de ne pas augmenter leurs marges et si les produits de ces mêmes firmes ne contiennent pas de biens intermédiaires importés en quel cas leur coût de production augmenterait (c’est précisément ce qui caractérise la production française). Pas un mot sur les effets d’un renchérissement des importations dans un contexte français de balance commerciale structurellement déficitaire. Les ergotages du genre « eh bien, il n’y a plus qu’à relocaliser toute la production en France » n’ont que peu de sens à court moyen terme et surtout ne tiennent pas compte de la structure du système productif français qui a été façonné sur des décennies. L’autre solution, beaucoup plus vraisemblable, puisqu’elle accompagne systématiquement les politiques de dévaluation menées par les gouvernements, consiste à mettre en œuvre des actions de ralentissement de la demande intérieure en attendant le développement d’une production locale capable de prendre le relais sur la production extérieure importée. Les effets de ces politiques sont des hausses de chômage et des pertes de pouvoir d’achat. A la place de cela, Mr Louvet propose une règle de trois sur les coûts énergétiques.
Plus loin, il confond taux interbancaires et obligataires, en mettant en parallèle l’évolution des taux interbancaires et la croissance économique de la zone euro. Le raisonnement est contestable puisqu’il ne tient pas compte de la crise des prêts hypothécaires, ni de celle des dettes publiques qui en est une conséquence, pas plus que de tous les autres facteurs susceptibles d’influencer la croissance économique. Cela rappelle la statistique exhibée par le Front National qui ne fait que suggérer des liens causaux sans prouver quoi que ce soit.
La dette publique ? Là encore, le raisonnement mené est obscur ; il se résume de la façon suivante : un français ayant acheté de la dette française via la place financière de Londres serait – lui aussi – considéré tel un étranger. Bien, mais disposonsnous de statistiques permettant d’évaluer le phénomène ? Bien sûr que non, Mr Louvet le reconnaît lui-même. Le parallèle établi entre l’énergie hydraulique et les dévaluations est amusant mais approximatif , l’auteur s’est encore égaré puisqu’il parvient à confondre dévaluation et dépréciation monétaire et en plus à se tromper sur le rôle joué par les banques commerciales. La dépréciation monétaire (et non la dévaluation) permettrait ainsi de faire travailler les banques attirées par la cupidité (je cite l’auteur qui s’appuie sur Stiglitz) et qui choisiraient d’acheter de la dette publique française pour gagner de l’argent. At-il échappé à Mr Louvet qu’il était possible d’anticiper une hausse de l’endettement public d’un pays, ce qui aggrave sa situation via la structure de sa dette. La Grèce en a fait l’expérience amère avec l’utilisation massive de produits d’assurance contre les défauts de paiement, qui entre les mains des banques et des fonds d’investissement ont fait monter les taux obligataires à plus de 25% par an.
Le lien entre une dépréciation de 10% et la hausse de la dette publique de 6% n’est pas étayé. D’où proviennent ces chiffres ? Que savonsnous du taux de change auquel s’établirait la nouvelle monnaie par rapport à celles des monnaies des partenaires commerciaux ? 10%, 20% comme l’estimait Mr Asselineau il y a maintenant trois ans ? Quel est le modèle théorique utilisé par Mr Louvier pour traiter du lien entre la dépréciation et la hausse de la dette publique ? Avancer des données chiffrées précises est hautement spéculatif, comme le serait le fait d’annoncer des variations de taux de chômage ou de croissance. Notons au passage qu’une hausse de 6% de la dette publique française au sens de Maastricht correspondrait à environ 6 points de PIB, ce qui est considérable si l’on prend en compte le fait que cela ne répondrait à aucun service public rendu, ni à aucun investissement. Pour aller dans le sens de l’auteur, il est intéressant de voir que pour la première fois les souverainistes entrevoient un lien entre le Frexit et une hausse de l’endettement public. Jusqu’à maintenant, le sujet était soigneusement contourné en évoquant la lex monetae et donc le fait que la dette serait automatiquement convertie dans la nouvelle monnaie de référence et n’augmenterait donc pas. Concernant le niveau de la dette publique, il découle de la définition de Maastricht qui détermine une façon de l’évaluer commune à tous les Étatsmembres européens.
Les mesures d’austérité évoquées dans le papier initial de 2014 ne sont pas liées à la hausse de la dette publique. Elles sont le résultat de la dépréciation monétaire, de ses effets sur les importations qui augmentent en valeur et la balance commerciale dont le déficit s’aggrave. À court terme, la seule façon d’y échapper consiste à réduire la demande interne, par exemple en faisant stagner le pouvoir d’achat ou en diminuant la dépense publique, ce qui crée des effets récessifs et des anticipations négatives qui se traduisent par des destructions d’emplois, de la sousconsommation et une réduction des investissements. Une politique qui menace les catégories les moins aisées de la population.
Il existe plusieurs types d’attaques spéculatives et beaucoup sont basées sur d’autres mécanismes que des allersretours à court terme. Par exemple, les carry trades, spéculations sur les différentiels de taux d’intérêt sont des mouvements spéculatifs de moyen long terme où les spéculateurs cherchent à emprunter à taux faible pour placer là où les taux sont plus élevés, exerçant au passage une influence à long terme sur les taux de change.
Le dernier point, enfin ou Mr Louvet écrit « et oui… il faudrait se remettre au travail… mais les français en ont toutes les capacités » suggérant au passage que l’économie française « n’avait pas à être spécialisée » est un magnifique exercice de langue de bois politique. « YaKa » innover, produire, créer des entreprises et augmenter les salaires ; « FautKon » investisse, que l’on forme des personnes, que l’on augmente la taille des PME, que l’on augmente la qualité des produits et des services, que l’on crée des emplois. En d’autres termes, grâce au Frexit, on pourrait résoudre en quelques mois tout ce que l’on n’est pas parvenu à faire en plusieurs décennies malgré une monnaie nationale, un contrôle des changes et une souveraineté qui incluait le contrôle des outils budgétaires, monétaires et des politiques industrielles et structurelles ambitieuses. Les difficultés du modèle français datent en grande partie d’avant la monnaie unique.

Pour finir, à la lecture des raisonnements que propose Mr Louvet, je ne suis toujours pas convaincu de l’efficacité d’une stratégie de Frexit et de ses politiques d’accompagnement. La légèreté des raisonnements de Mr Louvet est même assez inquiétante.

:)

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Blondet & Friends:NO A SAPELLI. OVVERO, LA DE-SELEZIONE ITALIOTA DELLE ELITES.

 

NO A SAPELLI. OVVERO, LA DE-SELEZIONE ITALIOTA DELLE ELITES.

“E’ la prima volta nella storia – ha detto Paolo Mieli stasera  – che un governo non è supportato da nessun giornale. Vogliono – aggiungo io – un paese povero e incolto, facile da governare. Un villaggio musulmano,  totalmente dipendente dai massoni e dai banchieri”: così Danilo Quinto, l’ex radicale convertito, nel suo blog.

Anche il resto è da citare:

Sono felice di aver votato LEGA e dico che a Matteo Salvini si deve dire solo grazie. E’ l’unico leader politico che in questo momento ha l’Italia. Dice parole chiare, libere, oneste, di verità. Parole nobili, che non si sentivano da anni. Mi sento di dire che Salvini coltiva sempre di più la “nobiltà della politica” ed io sento di essergli grato, da cittadino di questo Paese, per lo sforzo che sta compiendo, perché “nobiltà della politica” significa svolgere un servizio per il bene comune, mettendo da parte gli interessi e  le ambizioni personali. Salvini non cambia e non rinuncia alle proprie idee (sulla Russia, su Putin, sulla Siria, sull’Europa) e questo è già moltissimo in un Paese abituato ai voltagabbana. Non solo. Salvini vuole realizzare le sue idee, per rispetto dei suoi elettori e di tutti i cittadini.

Sono d’accordo con Salvini, con il punto cruciale del suo intervento: la ridefinizione della posizione dell’Italia nei confronti dell’Europa. I punti del programma annunciato non si possono realizzare obbedendo ai diktat europei e rinunciando alla nostra sovranità, come vorrebbero continuare a fare i poteri forti e la gran parte dei mass media – i casi di “Repubblica” e de “Il Giornale” sono esemplari – che in questi giorni stanno attaccando in modo formidabile Salvini e la sua volontà di dare un Governo serio al Paese, temendo i sondaggi che vedono crescere in maniera intollerabile per molti i consensi per la LEGA.

 

http://daniloquinto.tumblr.com/post/173899968578/onore-a-matteo-salvini-di-danilo-quinto-14

Non c’è molto da aggiungere. Quando nella mattinata di ieri ha cominciato a circolare la voce che il premier scelto da Di Maio e Salvini era  Giulio Sapelli,  m’è sembrato impossibile: troppo perfetta la scelta. Sapelli è un economista cattedratico di fama internazionale, un critico acuto  e competente  dell’Unione Europea, dell’euro come aborto e della Merkel  come hitlerina, ospite fisso al Valdai Forum  (il tink tank putiniano);  desideroso per di più di combattere – perché per un  professore universitario di 61 anni diventare primo ministro di un governo così attaccato non è certo un riposo –  per un  senso del dovere che non si può definire che amor di patria.

Troppo bello. Nei minuti seguenti infatti è arrivato veto,  si capisce non da Di Maio, ma da Grillo e Casaleggio.  Certo, non si può chiedere troppo al 5 Stelle. L’ignoranza vuole la sua parte, così come la mancanza di coraggio e lucidità. Ma ancor più che l’ignoranza, constato qui la fatale pulsione che fa dell’Italia un paese arretrato, avviato a diventare “un villaggio musulmano”. Cerco di spiegarmi.  Ho rivalutato Salvini, quando ho visto che è capace di scegliere e chiamare  a lavorare insieme “persone migliori di sé”  come Bagnai e la Buongiorno,  per un progetto politico che ha chiaro in mente, e richiede i migliori. E’ una eccezione rarissima, nel mondo politico.

Nei miei 76 anni  di vita, l’ho visto accadere ormai troppe volte: appena nasce, per merito di qualche capo-popolo, un movimento nuovo, che apre a speranze di rinascita, a questo movimento si avvicinano, e si offrono per collaborare,  personalità capaci, competenti, dotate di qualità e coltura specifica, tecnica o generale; ma, passato il primo entusiasmo ed abbraccio, esse vengono allontanate dall’apparato partitico.  Ho visto mettersi a servizio di Umberto Bossi , Gianfranco Miglio, il maggior politologo di allora. Rapidamente, Bossi se n’è liberato:  ha sempre preferito i consigli del suo autista,  lui è uno “del popolo lumbard”, quello sì che capiva la “pancia del Nord”. Non sto a ricordare –  anche perché molti erano miei amici – i tanti “migliori”,  hanno visto in Forza Italia una speranza, e  si sono offerti per riempire i posti di responsabilità per cui avevano le qualità, a battersi per quella che credevano fosse la battaglia di Berlusconi, in Parlamento, nei ministeri, alla Rai.  Berlusconi, avete visto  tutti, ha fatto parlamentari e  persino ministre sue escort,  ha selezionato  non un personale politico, ma un corpo di ballo di cosce lunghe e nani leccaculo comici, come si trattasse di mettere insieme una troupe di avanspettacolo. Che infatti era proprio il suo scopo: mettere a carico dei contribuenti le sue pompinare, insediandole in cariche pubbliche stipendiate. E’finito con la nipote di Mubarak.

Nel Movimento 5 Stelle è successo lo stesso. Hanno prima assunto  Claudio Messora, il miglior video-blogger disponibile, intelligente militante, a capo della loro comunicazione – per poi buttarlo via rapidamente, ed è finita a querele; e sarebbe un ottimo presidente dellas RAI nel nuovo governo. Allontanato Paolo Becchi. Anatemizzato e maledetto Pizzarotti, il sindaco di Parma,  perché è più bravo di loro, infatti i cittadini l’hanno rieletto –  infischiandosene del  M5S.

Ovviamente si capisce perché i capipopolo procedono a queste epurazioni, si liberano di persone ottime, migliori di sé, disposte ad operare con loro per il progetto politico: perché temono di  perdere  il controllo  sul loro potere.  Temono le persone più intelligenti, più competenti, più creative, perché sono libere, fuori dal conformismo di partito – non capiscono che è proprio questa la loro utilità (se non  fossero libere non avrebbero creatività e fantasia); e i politici hanno una paura barbina di ciò che può sorprenderli, che non controllano.

E questo, attenzione, succede  negli apparati ministeriali, dove il dirigente sceglie e fa avanzare  le mezze tacche, perché non gli fanno ombra, e soprattutto non fanno risaltare  la sua propria incompetenza e inadempienza.  Nelle Università – dove i baroni  si accordano fra loro per far vincere i concorsi ai loro più mediocri leccaculo, temendo l’indipendenza e la concorrenza dei portaborse veramente migliori, quelli che farebbero avanzare la scienza. Naturalmente è per questo che, generazione dopo generazione di mediocri, non  solo la scienza non avanza, ma gli studenti abbandonano a frotte le università italiane, comprendendo benissimo che esse non insegnano quasi nulla di utile.

https://www.huffingtonpost.it/2018/01/22/gli-universitari-italiani-sono-i-piu-insoddisfatti-al-mondo_a_23339782/

E’ la selezione delle elites al contrario, quella italiana.  Chi ha un minimo di potere, dovunque, emargina le elites (i migliori di sé) e promuove la mediocrità.  Il risultato, impressionante,  l’abbiamo visto negli immani talk-show  con cui i giornalisti  (de-selezionati nel modo sopra descritto) si sono  lanciati come un sol uomo a dimostrare  come le   proposte del  futuro governo giallo-verde fossero irrealizzabili e da dilettanti allo sbaraglio – intervistando  di continuo e soltanto elementi del PD (gli sconfitti), che  davano  prova continua del loro dilettantismo ed ignoranza. Loro e i giornalisti.

Non so se vi siete resi conto: Gianni Riotta, in una trasmissione, Agorà, si è stupito quando gli hanno detto che nell’articolo 1 della Costituzione è scritto: “La sovranità appartiene al popolo”,  a questa rivelazione, Riotta ha esclamato: Se uno studente dice questo all’esame, lo bocciano!  Solo con sforzo riescono a convincerlo che nella Costituzione è scritto proprio così.

https://www.ilprimatonazionale.it/cronaca/gianni-riotta-non-conosce-costituzione-rinaldi-lezione-85253/

E Riotta è un principe del giornalismo italiota: corrispondente dagli Usa per il Corriere della Sera  per una  vita, è stato direttore de Il Sole 24 Ore confindustriale, oggi lavora per La Stampa:  solo piani alti.  E’ l’incarnazione stessa del processo di de-selezione delle elites. E’ salito  così in alto  perché è un ignorante  a tal punto. Ovviamente è per l’ Europa  della Merkel, per l’euro e per le cessioni di sovranità.

In un altro talk show,  c’è il sociologo De Masi, molto di sinistra,  che ha sempre votato PD, vicinissimo al 5 Stelle  (teorizza una sua idea: lavorare gratis per lavorare tutti) e col dente avvelenato perché s’è messo “con la destra”. Ma asfalta un tale Marattin,  definito “consigliere economico” del PD, che difende le “riforme” di Renzi.

Marattin racconta: prima del Jobs Act, le donne  quando venivano assunte   firmavano una lettera di dimissioni in bianco nel caso fossero incinte. Il Jobs Act  l’ha abolito.

De Masi: “Guardi che era illegale anche prima”.

Marattin tenta la carta, molto usata nei talk shows,  del  “i 5 stelle hanno abbandonato il loro programma su questo e quest’altro punto”.

DeMasi: “Tutti i partiti fanno programmi pre-elettorali e poi fanno altro. Per esempio il PD: io non lo avrei mai votato, se avessi saputo che il PD avrebbe abolito l’articolo 18”.

http://www.la7.it/laria-che-tira/video/de-masi-vs-marattin-pd-incidenti-sul-lavoro-sono-effetto-del-jobs-act-leggi-sbagliate-producono-14-05-2018-241561

Non c’è spazio per elencare tutte le dimostrazioni di dilettantismo  sesquipedale, e  incompetenza terminale dei sinistri  piddini: risultato evidente di 50 anni di de-saelezione, allontanamento ed emarginazione dei migliori, per restare soli fra i peggiori e mediocri. Il PD per esempio conosceva Alberto Bagnai, l’ha valutato quando era di sinistra, l’ha compulsato,  i militanti di sinistra alle sue conferenze tornavano a dire al partito: è bravo. Ma non  l’hanno voluto. L’hanno lasciato  alla Lega, e adesso dicono che è fascista. E i loro giornali  ne sbagliano apposta il nome: “Mugnai”, “Cimaglia”…

Alberto Bagnai, non Cimaglia.

Gli “economisti” della sinistra  che vedo partecipare ai  talk, così, non capiscono nulla e nulla sanno quando un competente parla di politica monetaria,  di come viene creata la moneta, di cosa è l’euro e perché dei Premi Nobel hanno messo in guardia contro la sua attuazione, prevedendo gli effetti destabilizzanti socialmente che constaiamo, in modo critico: gli mancano evidentemente le nozioni di base. L’economia che  difendono è quella che è pensiero unico  da 30 anni, non ne conoscono altra. E’ anche quella meno pericolosa per le loro carriere, perché non sfida il potere.

E oviamente, durando le trattative, la “base” grillina ignorante invidiosa ha preso a metterei bastoni tra le ruote: vuole de—industrializzazioni, vuole l’immigrazione umanitaria  –  senza saper distinguere  in questo governo lo scopo primario dagli accessori utopistici. Lo scopo primario è, come ha detto Salvini:  “O riesco a dare vita a un Governo che ridiscute i vincoli esterni con l’Europa oppure e’ un libro dei sogni: non voglio prendere in giro nessuno. Il Governo parte se puo’ fare le cose: se dovessimo renderci conto che non siamo in grado di farle, non cominciamo neanche”.

Frase da statista coraggioso. I grillini però si tirano indietro. Anche perché non hanno il personale adatto, altrimenti perdono il controllo.

Hanno scelto la posizione moderata, “centrista”, che fu tipica della DC. No agli estremismi, restiamo moderati. Non troppo intelligenti, non troppo coraggiosi, non troppo competenti –  prendiamo posizioni non troppo coraggiose (così l’Europa non ci teme) e non troppo intelligenti, sennò avremmo bisogno di Bagnai, di Messora,  di Sapelli – e non li controlliamo.

Vittoria dei Piddini, degli ignoranti; del “Sud” contro il “Nord” (la conseguenza sarà alla lunga  la secessione, quella vera);  degli italioti che vogliono diventare un villaggio musulmano.

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Blondet & Friends:Se la Kommissione innesca l’orribile arma segreta italiana. L’Otto Settembre

Se la Kommissione innesca l’orribile arma segreta italiana. L’Otto Settembre

Un finlandese, un lettone e un greco ci hanno ingiunto di obbedire all’Europa. Katainen ci ha detto che l’Europa non cambia il Patto di Stabilità. Dombrovskis, che il nuovo governo continui a ridurre il debito ed anche il deficit (che riduciamo da 20 anni). Avramopoulos vuole che non cambiamo la politica sui migranti.

Insomma  continuano a pretendere che obbediamo alle misure, basate su una teoria sbagliata del debito pubblico, che ci hanno portato alla  rovina.

A loro bisognava mostrare questa tabella: la curva di povertà a cui ci ha ridotto la UE, con la complicità dei nostri politici.

La divergenza della miseria. Il punto di rottura è vicino.
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Blondet & Friends:Perché la BCE può cancellare 250 miliardi (e chi lo nega è ignorante o in malafede)

Perché la BCE può cancellare 250 miliardi (e chi lo nega è ignorante o in malafede)

Il motivo lo ha spiegato  – in un articolo del  giugno 2013 –  Paul De Grauwe, attualmente docente alla John Paulson Chair in European Political Economy,   nella London School of Economics, già membro del parlamento belga dal 1991 al 2003, autore di ricerche e libri fondamentali  sulla politica monetaria, di cui è considerato fra le  massime autorità.

De Grauwe ha scritto l’articolo perché  il governatore Weidmann della Bundesbank, la banca centrale tedesca,  s’era appellato alla Corte Costituzionale  tedesca, sostenendo che gli acquisti a palate di titoli di debito pubblico  dei paesi dell’eurozona che sta  operando la BCE, esponevano i contribuenti tedeschi al rischio di dover  pagare con le tasse le “perdite” che avrebbe subito la BCE in caso di insolvenza  dell’Italia, Spagna, Grecia, Portogallo.

Paul De Grauwe, London School of Economics.

De Grauwe mostra che la Bundesbank è ignorante, come quasi tutti gli economisti italiani (e non parliamo dei giornalisti) a ventilare una simile spaventosa ipotesi. Il motivo: applicano alle banche centrali i criteri di solvibilità e insolvenza di una banca privata, o di una qualsiasi impresa privata.

Il livello di confusione è così alto  – scrisse appunto –  che il presidente della Bundesbank si è rivolto alla Corte Costituzionale Tedesca sostenendo che il programma OMT  della BCE esporrebbe i cittadini tedeschi al rischio di dover pagare tasse per coprire potenziali perdite generate dalla BCE”.

“Tale paura è mal posta”. Anzi: “In realtà, i contribuenti tedeschi sono i principali beneficiari del programma di acquisto di titoli di debito”.

“Le società private si ritengono solvibili quando il valore del loro patrimonio netto è positivo, ossia quando il valore dei loro asset è superiore a quello del debito. La solvibilità di una società privata può anche essere espressa come il massimo ammontare di perdite che una società può assorbire in un dato momento. Pertanto, una società privata si dice solvibile quando le sue perdite non sono superiori al patrimonio netto” .

Ma “questi vincoli di solvibilità non dovrebbero essere applicati alle banche centrali; le banche centrali non possono fallire”.

Oddio, e perché?

Perché  “una banca centrale può emettere tutta la moneta che vuole e chi gli serve per ripagare i suoi “creditori”.

E chi sono i creditori della banca centrale?

Sono “i detentori della sua moneta. Per la banca centrale, il loro “ripagamento”  consisterebbe semplicemente nel sostituire la moneta vecchia con moneta nuova”.

Non siamo più nel  sistema del tallone aureo, quando una banca centrale prometteva di convertire la moneta che emetteva in oro.

“Al contrario delle società private, i debiti delle banche centrali non rappresentano un diritto sugli asset delle banche centrali. Quindi, il valore degli asset della banca centrale non ha influenza sulla sua solvibilità.

“La sola promessa che una banca centrale fa  […] mercato è che il denaro sarà convertibile in un paniere di beni e servizi a un prezzo più o meno fisso. In altri termini, la banca centrale fa una promessa di stabilità dei prezzi. Tutto qui.

 

La banca centrale assorbe qualsiasi perdita

(…) . La banca centrale può assorbire qualsiasi perdita, a patto che questa perdita non comprometta la stabilità dei prezzi.

Non è nemmeno corretto affermare che la banca centrale ha bisogno di mantenere un patrimonio netto positivo per “restare solvibile”. Una banca centrale non necessita di un patrimonio netto.  Dunque l’affermazione che una banca centrale con un patrimonio netto negativo necessiti di essere ricapitalizzata dal Tesoro non ha alcun senso”.

Visto che qualcuno ancora non capisce, De Grauwe spiega di nuovo:

“Per essere chiari:

  • La banca centrale (che non può fallire) non ha bisogno di alcun sostegno fiscale dal governo (che invece può fallire)
  • L’unico sostegno di cui la banca centrale necessita da parte del governo è che essa possa mantenere il monopolio sull’emissione di moneta in tutto il territorio su cui il sovrano ha giurisdizione. Una volta che abbia  dal sovrano tale potere, la banca centrale è libera da ogni limite di solvibilità”.

Chiarito ciò, De Grauwe  illustra il caso più semplice, di una banca centrale che emetta moneta per un solo stato. Lo fa comprando i Buoni del Tesoro  di quello Stato ed emettendo moneta.

“Acquistando i titoli di debito statali, la banca centrale trasforma  la natura del debito pubblico.

Quando la banca centrale compra il debito del proprio governo, il debito viene trasformato:

  • Il debito governativo, che porta con sé un tasso di interesse e un rischio di default, diventa una passività della banca centrale (base monetaria); che è priva di rischio default,  ma soggetta a rischio di inflazione”.

Per capire  cosa sia questa trasformazione, e  come agisca nel bilancio, supponiamo  che Banca Centrale e Governo siano tutt’uno (come dopotutto sono: due rami separati del settore pubblico, ed erano prima del “divorzio” fra Tesoro e Bankitalia).

Attenzione attenzione, perché nelle righe seguenti troviamo spiegato perché 250 miliardi di debiti possono essere “cancellati”:

dunque seguiamo il ragionamento.

“Dopo la trasformazione, il debito governativo detenuto dalla banca centrale viene cancellato. Esso è un attivo in un ramo dello stato (la banca centrale) e un passivo nell’altro ramo (il governo). Quindi, scompare”.

E attenti, non è ancora finita:

“La banca centrale può ancora tenerlo a bilancio  [come fa la BCE coi nostri  250 miliardi], ma esso non ha più alcun valore economico. Di fatto la banca centrale può sbarazzarsi di questa FINZIONE ed eliminarla dal suo bilancio, e il governo può quindi eliminarlo dall’ammontare del suo debito. Esso non ha più valore in quanto è stato rimpiazzato da una nuova forma di debito, ossia la moneta, che comporta un rischio inflattivo, ma NON  un rischio di default”.

Dunque non ha senso – come voleva far credere la Bundesbank –  che le banche centrali,  quando il prezzo di mercato dei titoli di stato scende, ci perdono. Se ci fosse una perdita per la banca centrale, essa sarebbe compensata alla pari da un guadagno equivalente da parte del governo (perché il valore di mercato del suo debito è sceso in uguale proporzione). Non ci sono perdite per il settore pubblico”.

Chiaro o no? L’esperto sottolinea:

“Arriviamo a una conclusione importante: Quando una banca centrale ha acquisito titoli di stato, un declino nel prezzo di mercato di questi titoli non ha alcuna conseguenza fiscale. La perdita in un ramo (la banca centrale)  è compensata dal profitto nell’altro (lo Stato)”.

Che se poi ancora non fosse chiaro ai vari “economisti” dei miei stivali che strillano, De Grauwe riprende:

“Un altro modo di vedere questo effetto, è guardare ai flussi degli interessi sottostanti ai titoli pubblici. Poniamo ad esempio che la banca centrale abbia comprato un miliardo di euro in titoli di stato. Questi hanno una cedola, diciamo, del 4%. Perciò la banca centrale che ha in portafoglio i titoli riceve 40 milioni di euro all’anno da parte del governo. Nella pratica della contabilità, questo viene contato come un profitto per la banca centrale. Alla fine dell’anno, la stessa banca centrale girerà  i propri profitti al governo. Assumendo che il costo marginale della gestione di questi bond sia pari a zero, la banca centrale girerà al governo i 40 milioni di euro. E’, per così  dire,  la mano sinistra  che  paga la mano destra”.

La classica partita di giro.

“La tecnicalità della tenuta dei libri contabili ha potuto far credere a qualcuno che tali interessi siano signoraggio  (ossia profitto per la banca centrale). Non lo sono. Non c’è alcun profitto nel settore pubblico.  Il profitto della banca centrale è esattamente compensato da una perdita del governo”.

Capito? L’economista vuol essere ancora più chiaro.

“L’uno e l’altra potrebbero eliminare questa convenzione contabile perché in queste perdite e profitti non  c’è alcuna sostanza economica”.

“La BCE può distruggere i titoli di stato, senza nessuna perdita”

Ma, probabilmente temendo che questo sia al disopra delle possibilità intellettuali del governatore Weidmann della Bundesbank, il belga insiste:

“E’ letteralmente  vero che la banca centrale potrebbe distruggere i titoli di Stato nel trituratore della carta: niente sarebbe perduto”.

Vogliamo copiare la frase in inglese:

It is literally true that the central bank could put the government bonds ‘into the shredding machine’; nothing would be lost.

 

“Nel nostro esempio, la banca centrale non riceverebbe più 40 milioni di euro l’anno,  e non dovrebbe più girarli al governo ogni anno.

Cosa succede se il governo fa default sui suoi bond in scadenza? Il default causa delle perdite ai detentori privati dei titoli.

Ma è irrilevante per i titoli detenuti dalla banca centrale: infatti essi adesso non valgono più nulla, ma erano già privi di valore anche prima del default. Si tratta della mano destra che paga la sinistra.

Per il settore pubblico, non è successo nulla. Perciò la perdita della banca centrale a causa del default non ha alcuna conseguenza fiscale”.

Nel caso dell’eurozona,  una unione monetaria imperfetta (che non è anche una unione di bilancio), le cose sono alquanto più complesse. Ma all’osso, ci limitiamo a riportare l’esempio di De Grauwe:

“Immaginiamo che la BCE acquisti 1 miliardo di titoli spagnoli a un tasso del 4%. Le conseguenze fiscali sono ora le seguenti.

  • La BCE riceve 40 milioni di euro in interessi annuali dal tesoro spagnolo.
  • La BCE restituisce questi 40 milioni di euro non alla sola Spagna, ma  a tutti gli anni alle banche centrali nazionali dell’eurozona.

La distribuzione avviene proporzionalmente alla quota di capitale nella BCE (vedere BCE 2012).

  • La banca centrale nazionale trasferisce quanto ricevuto al proprio tesoro nazionale.

Per esempio, la BCE trasferirà l’11.9% dei 40 milioni al Banco de España. Il resto andrà alle banche centrali degli altri paesi membri. Chi riceverà di più è la Bundesbank tedesca; che con una quota di capitale del 27.1%, riceverà quindi 10.8 milioni di euro”.

Ecco perché, all’inizio del discorso il nostro monetarista diceva che,  anziché essere danneggiati, “i tedeschi sono i principali beneficiari del programma di acquisti di debiti pubblici  avviato da Draghi.

L’effetto paradossale è questo:

“In un’unione monetaria che non è  anche un’unione fiscale,  un programma di acquisto di titoli di stato porta a trasferimenti all’interno dell’unione – ma non a quelli a cui pensa l’opinione pubblica tedesca

  • “Un programma di acquisto titoli della BCE porta a un trasferimento annuale dai paesi i cui titoli vengono acquistati verso tutti gli altri”

Cioè dai paesi più indebitati e poveri a quelli non indebitati e ricchi. 

“Un trasferimento fiscale dai paesi più deboli (debitori) verso i paesi più forti (creditori)”.

La  Germania lucra anche su questo.

Mario Draghi e  Jens Weidmann  Presidente  Bundesbank .

 

Che cosa serve ancora per realizzarla perversione  del sistema euro?  E di chiamare chi lo sostiene in Italia un traditore? Perché la protesta di Weidmann contro gli acquisti della BCE, anche se non escludo possa essere dovuta ad ignoranza (non sarebbe il primo banchiere a non sapere come si crea il denaro),   servepiuttosto ad uso interno, per rafforzare nei cittadini tedeschi l’impressione che essi stanno pagando per i debtii italiani, spagnoli, greci. Il che pone il problema dei tecnocrati non eletti: non c’è niente di peggio di un tecnocrate incompetente. Anzi di peggio c’è, ed è un tecnocrate che fa’ politica e propaganda contro un paese  alleato, fondatore, e dellas tessa zona monetaria.   Ma che dire dei giornalisti ed economisti italiani che tifano per  la bancarotta  dell’Italia in odio al govenro Salvini-Di Maio?

  • Dal testo qui sopra si vede anche che i tassi d’interesse sul nostro debito non dipendono dai “mercati” e se è aumentato lo spread   a causa del governo Lega-Cinque Stelle, è un avvertimento artificiale delle  banche centrali ostili. Ricordiamo che quando Sarko e Merkel vollero  rovesciare Berlusconi,  aumentarono lo spread vendendo – non loro,  le loro banche centrali per carità, sono indipendenti – a vagonate titoli di Stato italiani. Draghi  dispose poi che li comprassero le banche italiane, che per questo vengono accusate ogni giorno da Weidmann di essersi riempite di Bot e BTP.

Post Scriptum: 

Il testo dell’economista prosegue, per smentire, “come si  sente dire spesso nei paesi creditori che, nel caso di default di un paese i cui titoli di stato sono nel bilancio della BCE, essi (i creditori) sarebbero i primi a rimetterci. Questa è una conclusione sbagliata”.

Al massimo, il contribuente tedesco dovrebbe rinunciare alla rendita annua degli interessi che percepisce dal paese debitore.

Potete constatarlo da voi leggendo l’originale inglese qui:

https://voxeu.org/article/fiscal-implications-ecb-s-bond-buying-programme

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Blondet & Friends:IL QUINTO STATO

IL QUINTO STATO

                                                               di Roberto PECCHIOLI

Ho incontrato il Quinto Stato. E’ accaduto stamattina, sul presto, nel mio quartiere. In meno di mezz’ora e nel raggio di poche decine di metri, ho verificato l’esistenza del Quinto Stato. E’ qui, l’ho incontrato e perfino toccato. Conosciamo l’antica divisione della società in tre ordini, risalente al Medioevo. Il primo ordine, o Stato, era costituito dal clero; il secondo dai nobili. Il terzo, teoricamente, da tutti gli altri. La sua rappresentanza, negli Stati Generali francesi, fu affidata ai membri della nascente borghesia, che fece la Rivoluzione e seppellì per sempre il passato. Il suo vate fu l’abate Sieyès, autore di un fortunatissimo libello che incendiò la Francia all’inizio del fatidico 1789. Con il lessico di Gyorgy Lukàcs, potremmo dire che fu l’ecclesiastico di Fréjus a dare al Terzo Stato una coscienza di classe, a partire dalla celeberrima frase “che cos’è il Terzo Stato? Tutto. Che cosa è stato finora nell’ordinamento politico? Nulla. Che cosa desidera? Diventare qualcosa “. La borghesia tagliò la testa del Re e inaugurò la modernità.

Nel corso dell’Ottocento, la polemica socialista iniziò a parlare di Quarto Stato, ovvero del proletariato contadino e operaio le cui file si ingrossavano all’ombra della rivoluzione industriale, dell’urbanizzazione forzata, della nascita delle grandi fabbriche. La sua rappresentazione artistica è il grande dipinto del 1901 del piemontese Giuseppe Pellizza da Volpedo: una folla compatta e ordinata che incede verso il futuro, fiduciosa nella Storia, con alla testa una giovane madre con il figlioletto al collo e due uomini, i contadini più combattivi. Vi è in questo quadro di grandi dimensioni e gigantesche ambizioni, il senso di una composta dignità, una sobria eleganza pur nella semplicità popolana degli abiti e degli atteggiamenti, un avanzare irrevocabile, inevitabile di uomini e donne che si sentono comunità in marcia decisi a cambiare la loro condizione tutti insieme.

Travolto dalla postmodernità fattasi surmodernità, il Quarto Stato si è dissolto alla fine del secolo XX che aveva inaugurato e poi attraversato con tante speranze. Al suo posto avanza, o meglio retrocede in un nuovo feudalesimo la poltiglia umana che ci sentiamo di definire Quinto Stato. Surmodernità è la parola chiave per spiegare il Quinto Stato. L’espressione coniata da Marc Augé tratteggia gli eccessi sofferti da un’umanità immersa in una tripla accelerazione: eccesso di tempo, per la fatica di dare un senso alla realtà nella sovrabbondanza di eventi ed informazioni; eccesso di spazio per la velocità di spostamenti in un mondo sempre più piccolo. Infine, l’eccesso di ego, l’individuo che si considera un mondo a sé a discapito della dimensione comunitaria.

Nel terra desolata, guasta della surmodernità ribolle un’umanità rizomatica, il Quinto Stato. L’ho incontrata a pochi passi da casa, una mattina qualunque, perché per una volta ci ho fatto caso. Accanto al supermercato in apertura staziona un giovane maschio africano, sbarcato da qualche barcone e portato qui dalla Marina Militare.  Per nulla denutrito, meno male, sorridente, ospitato a spese nostre per non fare nulla, per non essere nulla, mi appare come un gadget vivente e inconsapevole della contemporaneità. Ha uno smartphone con le cuffie, la maglietta di un gruppo rock, il giubbetto con cappuccio e scarpe sportive d’imitazione delle grandi marche che producono in Asia. Vuole un suo piccolo posto nel grande circo del mercato globale, non cerca né si aspetta più un’esistenza “normale”.

Oltre l’elemosina, aiuta le signore con il carrello della spesa, ogni tanto dà una mano a pulire qualche giardino privato. Quando i commerci sono chiusi ciondola con altri come lui – sembrano fabbricati con lo stampino – e poi sale sul bus, dove ovviamente non fa il biglietto e non viene multato, tanto non potrebbe pagare. Stamane gli è passato accanto un ragazzo con tatuaggi tribali e un piercing nel naso, zainetto di marca sulle spalle, lo stesso smartphone, le medesime cuffie, abbigliamento e andatura fotocopia, la differenza è che le griffe di abiti e scarpe sono autentiche. Va a scuola “firmato”, è un po’ in ritardo ma non si affretta, i professori saranno abituati. Dalle movenze e dal suono attutito dalle cuffie, sta ascoltando un rap, probabilmente Young Signorino (Mhh, ma che buona/ questa dolce droga bu, bu / Mhh, ma che buona bu, bu) o Sfera Ebbasta, al secolo Gionata Boschetti, re del Trap, la cui popolarissima Tran Tran parla di uno cui non frega niente di nulla, mentre altrove celebra la sua ragazza interessata unicamente a soldi e droga.

Giusto il tempo di riavermi, e il quinto Stato, se preferite la Moltitudine desiderante di Negri e Hardt, la vecchia plebe di Hegel, ricompare nelle sembianze di un giovane uomo trafelato, malvestito, forse italiano, forse sudamericano, che, sceso da un ciclomotore da rottamare con una gran borsa a tracolla, si informa su un indirizzo. Consegna posta: se la sua condizione è simile a quella del figlio ultratrentenne di conoscenti, ha la partita IVA (un imprenditore!), lavora almeno nove ore al giorno nel traffico- i rischi sono tutti suoi, è un autonomo, magari rientra nelle statistiche delle start-up– racimolando al massimo tra i 700 e gli 800 euro al mese. Mangia cibo di strada da un cartoccio sporco, porcheria consegnata da un povero cristo come lui, un altro del Quinto Stato.

La mia meta è il negozio di un grande gestore telefonico che ha appena “mangiato” qualche decina di euro per servizi e applicazioni che non ho chiesto, ma solo incautamente digitato credendo di rifiutarle (un giochetto molto comune, sembra) mi metto in fila, ma il Quinto Stato è in agguato. Ha la fisionomia di un corpulento giovanotto sulla trentina accompagnato dalla moglie – più probabilmente la compagna – con bimbo al collo. Indossa una camicia trasandata mai stirata, con pantaloni corti jeans a vita così bassa che mostrano ampie porzioni di un imbarazzante lato B, gambe e braccia rivelano tatuaggi multicolori. Ha un linguaggio pressoché incomprensibile, grugnisce pochi vocaboli anglo dialettali inframmezzati dall’immancabile “cazzo”, manifestamente capisce poco di quanto gli dice il commesso, e si rivolge per soccorso verso la ragazza che scuote la testa, mostrando con una certa fierezza due ciliegie tatuate dietro un orecchio. Il Calibano del Quinto Stato conosce perfettamente tutti i piani tariffari dei gestori telefonici e possiede l’abbonamento a Netflix.

Rassegnato al nuovo che avanza, esco dal tempio dei telefoni cellulari e delle tariffe “all inclusive” per imbattermi in un ulteriore, insidioso esponente del Quinto Stato. Ha le sembianze civilizzate di un compito giovin signore in giacchetta, cravattino e valigetta 24 ore. Figlio di famiglia, spiega di essere socio di un’agenzia immobiliare, cerca appartamenti vuoti da vendere o affittare, dà del tu a tutti e fa capire che pagherà qualcosa per ogni segnalazione positiva ricevuta; nel frattempo cerca di vendere contratti per grossisti di energia elettrica. Un imbroglioncello laccato già pronto ad assumere il ruolo di impiegato d’ordine della globalizzazione.

In mezz’ora ho visto e toccato con mano un universo che vent’anni fa era inimmaginabile. Avanza al passo del gambero una nuova imponente classe sociale del tutto ignara di esserlo. Non possiede alcuna coscienza collettiva, né sembra interessata all’impegno: politico, sociale, civile, etico. Vive e tanto basta. E’, in mille forme diverse, il Precario Globale Desiderante. La nuova classe dei perdenti dominati ignari: il Quinto Stato.

Dei cinque personaggi osservati nel mattino di primavera, il meno negativo è l’africano. Scelto dalla famiglia per andare in cerca di fortuna probabilmente perché più forte e robusto dei fratelli, è lo strumento inconsapevole del mondialismo rampante. Simbolo, suo malgrado, delle meraviglie della società multietnica che ignora e di cui nulla gli importa, assolve ad una serie di compiti assegnati dal Potere. Innanzitutto, abbassa le tutele sociali e i salari altrui. Qualunque lavoro o lavoretto gli venga proposto, la retribuzione è inferiore a quella di chiunque altro. Egli non ha altro interesse che fare come può ciò che gli viene chiesto e incassare i pochi soldi pattuiti. Indifferente a tutto ciò che è diverso dal suo orizzonte di sradicato, è il precario per eccellenza della società, stigmatizzato da un lato, simbolo positivo inconsapevole per altri. Non ha, né può avere, interesse alcuno per lotte collettive, per capire e integrarsi nel mondo sconosciuto in cui lo hanno scaraventato.

Quando fa qualcosa, è meno di un numero, un lavoratore intermittente come il semaforo di notte. Abbassa i salari, brucia le garanzie sociali esattamente come degrada senza saperlo il tessuto civile e il panorama estetico circostante. Non ha colpe specifiche. Si deve lottare contro l’immigrazione di massa voluta e alimentata, odiare gli sfruttatori in giacca, cravatta e automobile di servizio, la loro globalizzazione assetata di schiavi, il loro tronfio liberalismo, la loro falsa, falsissima società aperta, il soggettivismo e il gretto egoismo di cui sono banditori, non si può prendersela con il Quinto Stato immigrato, ultimo anello di una catena criminale.

Difficile avercela anche con lo studente firmato, perennemente connesso, magari un po’ bullo. Non è responsabile se questo è il mondo, lui guarda, imita e, come gli altri, vuole la sua parte. Il Primo Maggio avrà visto il concerto organizzato dai sindacati. Lì, tra stanche parole d’ordine di cui non sa nulla, per lui solo fastidiose interruzioni della musica, i capi di antiquate organizzazioni chiamate CGIL, CISL, UIL cercano ogni anno di salvarsi l’anima, o certificare la propria esistenza in vita, pagando veri e presunti artisti che fingono di contestare a cachet la società dello spettacolo e del mercato. L’autogol di quest’anno è clamoroso. Hanno invitato il citato Sfera Ebbasta, che si è presentato sul palco con due Rolex, simboli del più rivoltante consumismo “di classe” (sociale) e ha urlato che non gli frega di niente, naturalmente dopo aver incassato l’assegno firmato Camusso. Sincero, l’astuto Sfera, in linea con i dettami del mercato, simbolo del disimpegno, della regressione individuale, oltreché responsabile pro quota del degrado dei gusti non solo musicali di milioni di nerd del Quinto Stato.

E’ il cantore della generazione Uber. Meglio viaggiare a pochi soldi, chi se ne frega se il poveraccio che ci trasporta è un immigrato irregolare che magari dorme sull’automobile o un padre di famiglia reduce dal licenziamento per delocalizzazione. Ciò che conta è che tutto sembri costare poco, come le stanze affittate attraverso Airbnb, i viaggi low cost.il cibo di strada, la musica scaricata su Spotify. La giornata di costoro è scandita dai continui post su Facebook, le foto su Instagram in attesa del giudizio altrui sotto forma di “mi piace” o soffrendo per gli insulti e le derisioni dei compagni di tastiera. Ansia da prestazione e da giudizio collettivo, come gli aspiranti cantanti e cuochi televisivi: per me è no, scandisce il Giudice, sostituto surmoderno della plebe degli anfiteatri romani con potere di vita e di morte, pollice alzato o abbassato. Oggi il pollice è diventato uno dei più utilizzati emoji, i pittogrammi che sostituiscono le parole nella messaggistica afasica di massa. Whatsapp non per caso è proprietà di Mark Zuckerberg.

Estraneo a qualunque approfondimento, gran utente dei Bignami sotto forma di app e Wikipedia che tolgono lo sforzo di imparare e ricordare, il Quinto Stato è convinto che la felicità sia viaggiare continuamente- in genere senza capire nulla dei luoghi dove si trova e delle persone che incontra – se è molto giovane liberarsi della tutela dei genitori, tranne la funzione di ufficiali pagatori che volentieri continua ad accettare, vivere qualunque esperienza, comprare o almeno consumare nuove merci e nuovi servizi. Un Quinto Stato liquido, cui basta alzare lievemente la temperatura perché diventi gassoso e precipiti verso il basso anziché salire in alto come in natura.

Fattosi adulto, è pronto a divenire il Cretino Globale, deciso a dire la sua su tutto via etere, insultando, offendendo, entusiasmandosi o odiando a comando eterodiretto. Più grande sarà la sua ignoranza, maggiore la sua pretesa di esprimere, con poche frasi e tanti strafalcioni, un’opinione definitiva che nessuno potrà scalfire. Non lo sa, ma è un prodotto di scala, uno tra i tanti. A suo modo, è riuscito perfettamente. Lo hanno voluto così: consumatore compulsivo, mobile, infedele a tutto, privo di principi radicati, “muta d’accento e di pensier” ogni giorno. Sogna New York City, vive in una bolla di cosmopolitismo da centro commerciale senza elevarsi dalla suburra locale. Ha in tasca un diploma, non di rado una laurea, ma sa pochissimo di tutto. Fuori dalla specializzazione strumentale in cui è stato istruito, è una tabula rasa riempita solo dai messaggi commerciali e dalla musica imposta dal sistema di intrattenimento. Non sospetta neppure di essere una pedina di un gioco molto grande e comunque non ne è turbato, purché possa consumare, dare sfogo agli istinti.

Il Terzo Stato ha assorbito i primi due, si è fatto nuovo Principe e ha organizzato un perfetto sistema per continuare a dominare, sfruttare, guadagnare. Ha colonizzato l’immaginario, comprendendo che le prime idee da cancellare erano la dignità, la consapevolezza, l’etica. Tutti principi senza valore perché non calcolabili in denaro. Ha distrutto la cultura popolare e quella borghese, screditato ogni concetto “alto”, deriso qualunque concezione spirituale, verticale, aristocratica della vita, sino a costruire la sua creatura prediletta, la Moltitudine plebea prigioniera del Desiderio.

Diego Fusaro, giovane filosofo torinese, ha dedicato l’ultimo suo libro alla figura del Precario, convinto di individuarne il potenziale rivoluzionario. Non ne siamo persuasi. L’autore di Minima Mercatalia ha certamente le migliori intenzioni, la sua voce resta una delle più importanti nell’asfittico panorama “contro”, ma pensiamo che l’errore neomarxista consista nell’immaginare un’umanità che si rivolta contro i suoi padroni unicamente in nome della ragione economica. Non va fino in fondo nel denunciare il male.

Eppure, una sua immagine ci ha colpito. E’ quella del quadro di Pellizza da Volpedo messa a confronto con una realizzazione di Massimo Bartolini, dal titolo My fourth homage, visibile nello stesso museo milanese che ospita Il Quarto Stato, di cui intende essere omaggio e controcanto post moderno. La fotografia di Bartolini presenta i perdenti di oggi colti fermi, con i piedi affondati nella terra, privi di movimento, senza un ordine, ciascuno vestito e atteggiato in modo differente, con gli sguardi vuoti e privi di direzione. Cento anni dopo, a vittoria acquisita del liberalcapitalismo sulle altre grandi narrazioni ideologiche del secolo Ventesimo, tale è la condizione di massa. Nessuna speranza, nessun avvenire verso cui tendere, nessun cammino comune. E’ un’immagine potente quanto straniante, la prova di una sconfitta epocale. Ma resta la rotta di un materialismo nei confronti di un altro, più abile, scaltro, corrivo, capace di narcotizzare proprio perché non è in grado di suscitare consenso. La sua forza diventa il non dissenso, la rassegnazione, il sonno, il riflesso animale, pavloviano, di chi desidera e si avvolge nelle spire di bisogni e desideri sempre nuovi.

Due pensatori radicali americani, Nick Srnicek e Alex Williams hanno scritto di recente una sorta di manifesto per il Quinto Stato: Pretendi la piena automazione; pretendi il reddito universale; pretendi il futuro. Un testo che riteniamo assai gradito all’iperclasse dei potenti padroni di tutto. Viene teorizzata la morale dello schiavo che si accontenta di consumare con denaro altrui, svalutando il lavoro e l’impegno personale, spostando ogni lotta dal terreno della dignità a quello della richiesta di consumo. Verrà accolta, non temano. Se questi sono gli oppositori, il sistema può dormire tranquillo, il Quinto Stato non darà preoccupazioni. La difficoltà, anzi la tragedia che viviamo è quella di generazioni tanto intensivamente diseducate da volere, desiderare, pretendere esattamente ciò che conviene al potere. Manca un ceto intellettuale di riferimento che indichi una via. E’ scomparsa, per dirla con le parole di Hegel accolte da Marx, la “coscienza infelice” di chi si rende conto del male in atto e batte strade alternative. Ciò che sfugge ai nemici del liberalcapitalismo di ascendenza marxista è la stretta parentela tra il loro universo ideale e quello nemico.

Hanno lottato con tutte le forza per distruggere la cultura popolare e quella dei ceti superiori. Destrutturare, decostruire, demitizzare. Ci sono riusciti perfettamente, realizzando inconsapevolmente il lavoro dei liberali, il cui orizzonte è oltrepassare ogni limite. Screditata la morale naturale, irrisa la famiglia, ucciso il padre, gettata nell’inconsistenza ogni forma di spiritualità, bombardate le casematte delle religioni e della morale, vince il più forte che, inevitabilmente, è chi sa mentire meglio ai popoli. La menzogna comunista si è rivelata meno duratura di quella liberalcapitalista. Non resta che tessere una tela diversa, nella quale l’uomo torni a recuperare tutte le sue dimensioni. Esiste la festa dionisiaca e l’ordine apollineo, la materia ma anche lo spirito, lo sguardo rivolto in alto, i diritti come i doveri, il consumo insieme con la gioia della frugalità e della vita comunitaria.

Hanno costruito un’umanità di terz’ordine, scomposta, priva di centro, dedita all’istinto, regressiva. Hanno eliminato diritti naturali e sociali, facendo credere che il desiderio, il capriccio, l’istinto elevato a norma siano sacri diritti individuali. Hanno creato un Quinto Stato disumanizzato, deplorevole, privo di argini, miliardi di atomi gettati a caso in un mondo a cui hanno sottratto ogni domanda di senso. Se mai avverrà, ee ne uscirà soltanto attraverso forme di restaurazione della coscienza. Qualcuno sa immaginare il significato di onore, dignità, decoro, spirito, morale, famiglia, identità, lotta, sforzo collettivo, per la post umanità del Quinto Stato?

Il Terzo Stato del 1789 ha vinto trasformandosi come uno Zelig, nazionalista nel secolo XIX, antiborghese permissivo dopo il 1968, neo feudale mondialista a seguito della caduta del comunismo novecentesco. La moltitudine, con buona pace di Toni Negri e Michael Hardt, ha perso perché ha fatto suoi i disvalori dell’Altro. Servi senza coscienza e senza livrea, alla fine reclamano solo una fetta della torta. Il Quarto Stato, almeno, cosciente di sé, voleva cambiare e menù, non conquistare un posto alla tavola del Signore.

ROBERTO PECCHIOLI

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