Le Salon Beige: 20 nouveaux articles:Loi fakes news et ministère de la vérité -et varia

Le Salon Beige: 20 nouveaux articles

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C’est arrivé un 27 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Eutrope, évêque d’Orange († v. 475)

À Orange en Provence, vers 475, saint Eutrope, évêque, qui travaillait de ses mains avec ardeur malgré la rigueur des saisons et, pendant le carême, prolongeait l’office divin par la prière personnelle et le jeûne.

  • St Brunon, évêque à Wurzbourg († 1045)

À Wurzbourg en Franconie, l’an 1045, saint Brunon, évêque, qui reconstruisit la cathédrale, réorganisa l’école épiscopale et écrivit pour le peuple des commentaires des saintes Écritures.

  • St Gaubert,  prêtre et ermite († 1079)

Au monastère de Montsalvy en Auvergne, l’an 1079, saint Gaubert, prêtre et ermite, grâce à qui ce lieu, auparavant sauvage et affreux, devint un hospice pour accueillir les pèlerins.

  • le 27 mai 1234 : mariage du Roi Louis IX et de Marguerite de Provence à Sens.

Tous les Rois de France, jusqu’à Charles x descendent de cette union. Sur leurs alliances est gravé : « hors cest annel, point n’ay d’amour » Le lendemain Marguerite est sacrée reine de France. Louis IX et Marguerite de Provence passent leurs trois premières nuits à genoux, et en prières, comme le firent Tobie et son épouse.

  • le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Sacre de Louis XII, Cathédrale Notre-Dame d’Amiens peinture en polychromie de 1502

Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :

  • Il jure de défendre l’Eglise,
  • de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s’engage à préserver l’ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
  • d’empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
  • de chasser les hérétiques de France.

Puis dans un silence solennel, l’archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet, l’oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi qu’à la jointure des bras. Au rite de « l’unctio » succède celui du « coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la couronne d’or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat s’exclame par trois fois :

« Vive le Roi! Vive le Roi éternellement! »

Dans les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l’abbaye de Saint Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles rituelles : « Le Roi te touche, Dieu te guérit ». Louis XII guérit ainsi « plus de quinze » des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés. Voir les chroniques des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 juin et du 18 novembre.

  • le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d’Angleterre.

Cette déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l’oppose à Jacques II Stuart, a été couronné roi d’Angleterre le 23 février. Le 22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique du sud de l’Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est attaquée par l’amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l’objectif est d’empêcher les avancées françaises en Flandre.

Le traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre sous le nom de Guillaume III ; cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la Catalogne et Barcelone à Charles II d’Espagne. Louis XIV prépare ainsi la succession d’Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les quatre cinquièmes de l’Alsace, et quelques places-fortes stratégiques telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation financière pour ses droits sur le Palatinat. De l’autre côté de l’Atlantique, l’Espagne reconnaît l’occupation par la France de l’ouest de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et exportable).

  • le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.

Philippe de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France et conserve ce poste jusqu’en 1725. Il se lance dans une politique d’expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter l’influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d’un fort à Niagara, mais il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.

  • le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.

C’est à son patient travail de mise en garde que toute la société française prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est entrepris

  • le 27 mai 1906 : baptême du futur général Weygand, à l’âge de dix ans.

Voir aussi les chroniques des 2 juillet, 18 août, du 6 novembre.

  • le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.

Ce sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l’Église et à l’État ». Leur mort paisible sur l’échafaud impressionne les foules. C’est en pleine période de séparation de l’Église et de l’État, alors que l’Etat saisit les biens de l’Église et expulse les congrégations religieuses de France qu’elles sont béatifiées par le pape Pie X. Par ailleurs, leur martyre va inspirer Francis Poulenc pour écrire son opéra : Dialogues des Carmélites.

  • le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.

(Voir la chronique du 24 avril)

  • le 27 mai 1918 : déclenchement de l’offensive allemande du « Chemin des Dames».

C’est à 1 heure du matin que l’artillerie allemande déclenche un tir d’une extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que son artillerie lourde exécute un tir d’interdiction très puissant sur nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont survécu se sacrifient. L’état-major allemand est surpris de la facilité avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour exploiter la percée.

  • le 27 mai 1921 : création du Code de la route.

Un décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire. C’est la transformation d’un code de bons usages en un code administratif. La circulation automobile est d’abord soumise à la loi de 1851 concernant « la police du roulage et des messageries ». En 1899, un décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon l’évolution des véhicules et des routes.

  • le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.

Le 15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des consignes d’insurrection fondée sur l’assassinat des autorités adverses.

Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)

  • le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).

A l’initiative de la France, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l’armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l’opinion française est contre, notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté par l’Assemblée nationale française en 1954.

 

Chez Mélenchon, tout est bon

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Vu dans les manifs anti-Macron du jour :

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Et soudain, le cortège de tête de la #MaréePopulaire entonne un « Olélé, olala, solidarité avec les femmes voilées! »

✊🏽✊🏽✊🏽 pic.twitter.com/XkPJKrSV3k

— Sihame Assbague (@s_assbague) 26 mai 2018

Les forces de l’ordre qui se sont rapprochées trop près du boulevard magenta ou arrive le cortège se sont fait invectiver par des manifestants en colère : « cassez-vous » #manif26mai #MareePopulaire pic.twitter.com/Nz1mzomz3f

— Cécile Bouanchaud (@CBouanchaud) 26 mai 2018

La sœur d’#Adama #Traoré : « En Afrique, ils vont renverser le président, ils renversent le palais, ils rentrent dans le palais, ça se passe comme ça en #Afrique, pourquoi ça devrait pas se passer comme ça en #France« #maréepopulaire @EmmanuelMacron @gerardcollomb pic.twitter.com/oLytEN9jfn

— david (@pic0l) 26 mai 2018

L’Irlande dit non à la vie et oui au suicide

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Images-2L’Irlande, où la loi sur l’avortement est actuellement l’une des plus restrictives d’Europe, a accepté par référendum, avec 66,36% des voix (résultats partiels), la légalisation du crime de l’enfant à naître. La participation a atteint 63%.

Ce référendum doit donner lieu à l’abrogation du 8e amendement de la Constitution irlandaise, qui interdit l’avortement au nom du droit à la vie de «l’enfant à naître (…) égal à celui de la mère». Il interdit l’avortement, même en cas de viol, d’inceste ou de malformation du fœtus. La peine encourue s’élève à 14 ans de prison, associée à une amende.

Il s’agit du 6ème référendum en 35 ans sur ce sujet. Les Irlandais pourront-ils voter une 7e fois ?…

Loi fakes news et ministère de la vérité

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De Guy Rouvrais dans Présent :

Unknown-8« Les députés ont examiné en commission la proposition de loi voulue par le gouvernement sur les fake news, lequel gouvernement toutefois n’a pas voulu en avoir l’initiative, ce sont donc les élus LREM qui l’ont proposée. […]

La commission des lois, avant la discussion du texte en séance le 7 juin, a donc dû définir ce qu’est une fausse nouvelle. Ce qui, en effet, est un préalable et c’est là que gît le lièvre. Apparemment, le sens de « fausse nouvelle » est obvie, c’est une nouvelle… fausse. Naïma Moutchou, rapporteur LREM de la proposition, la distingue toutefois de la fausse information, rien n’est simple… En effet, selon elle, « plus large que la notion de “fausse nouvelle”, la “fausse information” vise les informations dépourvues de tout élément de fait contrôlable de nature à les rendre vraisemblables ». C’est cette définition que la commission a retenue.

Le rapporteur précise que l’enjeu est d’« éviter qu’une atteinte disproportionnée puisse être portée à la liberté d’expression », sachant que « la lutte contre les fausses informations serait circonscrite aux cas dans lesquels il est établi que la diffusion de telles informations procède de la mauvaise foi ». Enregistrons l’aveu : il s’agit bien d’une atteinte à la liberté d’expression mais que le législateur entend limiter selon la bonne ou la « mauvaise foi » de celui qui la diffuse. Une notion éminemment subjective, seul Dieu pouvant sonder le cœur et les reins. Plus prosaïquement, cela revient à décider en fonction de la tête du client…

En outre, pendant les trois mois précédant une élection, des obligations de transparence renforcées seront imposées aux plateformes numériques. L’auteur d’une fausse information sera passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Seuls les candidats et les formations politiques pourront saisir le juge des référés, qui devra prendre dans les 48 heures « les mesures proportionnées et nécessaires » pour faire cesser la diffusion de la fausse information, comme si dans ce laps de temps la justice avait les moyens de vérifier son authenticité et d’apprécier la bonne ou mauvaise foi du diffuseur ! »

Toujours dans cette proposition de loi, obligation est faite aux plateformes et moteurs de recherche de « promouvoir les contenus d’information produits par les entreprises de presse ».

1er juin : conférence de François Billot de Lochner à Angers

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Vernouillet : Ecole indépendante recherche institutrice expérimentée

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L’école Saint Philippe Néri (Vernouillet, 78) recherche pour la rentrée de septembre 2018 une institutrice expérimentée pour une classe à petit effectif, niveau CM et CP.

Contact : Frédérique Borne – 06 62 88 54 29– directrice@ecolesaintphilippeneri.fr

Aidez à financer l’école de la petite Marie « tombée du nid »

L’école Saint Philippe Néri ouvrira ses portes en septembre 2018 à Vernouillet (Yvelines). Cette école catholique indépendante accueillera une vingtaine d’enfants. Parmi eux, deux enfants trisomiques, dont la petite Marie « tombée du nid ». Cette initiative répond à un besoin pour les familles du Val de Seine. En effet, les écoles catholiques du secteur ne peuvent répondre à toutes les demandes d’inscriptions. Par ailleurs, un certain nombre de parents aspirent à scolariser leurs enfants dans un établissement catholique à taille humaine, où les familles participent activement à la vie et au développement de l’école. L’objectif des familles fondatrices est de proposer une cohérence entre ce qui se vit en famille et ce qui se vit à l’école, que ce soit en termes d’instruction, d’accueil du handicap ou de foi chrétienne.

Faire un don via Credofunding

29 mai à Aix-en-Provence : conférence sur l’enfer du transhumanisme

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23 & 28 juin : Becket ou L’Honneur de Dieu de Jean Anouilh à Paris au profit de la Fondation Jérôme Lejeune

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Marion Maréchal : L’ISSEP est une école et à ce titre une plateforme de rencontres, un carrefour des intelligences

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Marion Maréchal est interrogée dans Présent. Extrait :

33573395_940696519427217_5644535978493214720_n« Pourquoi, après avoir été député pendant 5 ans, avoir décidé de vous lancer dans le projet d’une école alternative de sciences politiques ?

Je suis convaincue que le combat électoral n’est pas la seule voie d’investissement pour ceux qui souhaitent servir leur pays, assurer la transmission de nos valeurs culturelles et civilisationnelles. Le combat culturel et éducatif est vital en particulier dans l’éducation supérieure où le conformisme, l’égalitarisme, l’abandon progressif des matières de culture générale ont fait beaucoup de ravages. Nous en voyons tous le résultat : des élites devenues des gestionnaires sans vision et acquis à la lecture globalisée du monde où la nation est un cadre dépassé. L’ISSEP est une réponse optimiste, une alternative d’excellence aux offres en place.

Espérez-vous grâce à cette école réaliser l’union des droites qui tarde à se concrétiser ?

L’ISSEP n’a pas vocation à construire des alliances électorales. En revanche elle est une école et à ce titre une plateforme de rencontres, un carrefour des intelligences, et nous associerons des gens aux parcours et sensibilités variés qui partagent à la fois notre projet pédagogique et les valeurs de notre école. Notre conseil scientifique en est déjà une illustration. Tout comme notre président Patrick Libbrecht issu de la société civile et ancien DG de grandes sociétés alimentaires françaises qui incarne l’esprit entrepreneurial que nous distillons dans nos enseignements. […]

Vous tablez finalement sur un combat à long terme, le combat culturel, métapolitique, avec une vue à 15 ou 20 ans, mais est-ce que vos dirigeants de demain ne risquent pas d’arriver trop tard dans un pays en ruine ?

Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue, disait Hugo. Je suis convaincue que le délire soixante-huitard est fini, que le constat de la faillite de l’éducation est en grande partie partagé et que la majorité des Français ne supporte plus le conformisme et le sectarisme qui règnent dans une partie du milieu intellectuel français. Notre école arrive à point selon moi. Par ailleurs j’ajoute une phrase que j’ai souvent répétée et qui m’est chère : Il n’y a que les combats qui ne sont pas menés qui sont perdus d’avance. »

Le collège Notre Dame de Toulvern à Vannes recrute

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Le collège Notre Dame de Toulvern à Vannes dans le Morbihan recrute

  • un professeur de mathématiques pour les classes de 6ème et 5ème pour la rentrée prochaine (2018-2019). Le poste à pourvoir est un CDI (2 fois 5 heures par semaine, le matin) avec de petits effectifs. Une formation aux méthodes classiques et l’adhésion au projet pédagogique sont requises.
  • un professeur d’Anglais pour les classes de 6ème et 5ème pour la rentrée prochaine (2018-2019). Le poste à pourvoir est un CDI de 2 fois 4 heures par semaine, le matin avec de petits effectifs. La méthodologie est basée sur l’étude progressive et systématique des bases de la grammaire, du vocabulaire, sur la pratique renforcée de l’oral et la découverte de la civilisation. L’adhésion au projet pédagogique est requise.

Si vous êtes intéressé par ce projet, merci d’envoyer votre CV et lettre de motivation à l’adresse suivante: direction-college@notre-dame-de-toulvern.fr

29 mai à Arras : Conférence du Docteur Xavier Mirabel sur les lois de bioéthique

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30 mai à Toulon : causerie sur l’attaque en Syrie

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L’Ecole St Roch offre 2 missions de service civique (92340)

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L’école indépendante Saint-Roch de Bourg-La-Reine propose 2 missions de service civique de 10 mois à compter du 1/09/18 pour des jeunes de 18 à 25 ans motivés par les métiers de l’éducation.

Annonce détaillée sur le site internet : https://www.service-civique.gouv.fr

Contact: Florence Cassagne 0672668559

29 mai : conférence de François Billot de Lochner à Rennes

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Son et Lumière pour les chrétiens d’Orient, à Marseille, Fréjus et Toulon

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Terre de missions du 27 mai : Bilan de la christianophobie en France

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Terres-De-Mission-364x245L’émission religieuse de TV Libertés, Terre de missions, reçoit dimanche 27 mai Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l’Observatoire de la christianophobie, pour la publication du rapport annuel sur les actes anti-chrétiens en France.

Théodore Istrate, conseiller à la mission catholique roumaine en France, revient pour évoquer la renaissance du christianisme, et tout spécialement de l’Eglise catholique de rite byzantin, en Roumanie après la chute du communisme.

Enfin, Hortense Binet, jeune étudiante, partage sa passion pour le théâtre qui l’a conduite à mettre en scène la pièce de Gustave Thibon: « Vous serez comme des dieux ».

1er & 2 juin au Pecq : pièce de théâtre au profit de l’école Saint-Dominique

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Grande journée d’action en faveur de la mère et l’enfant

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Communiqué des AFC :

Capture d’écran 2018-05-25 à 18.41.20« Les Associations Familiales Catholiques (AFC) se mobilisent les 26 et 27 mai prochains, jour de la fête des mères, pour célébrer la mère et l’enfant en quêtant sur la voie publique et pour rappeler à celles qui se sentent oubliées qu’elles ne sont pas seules Cette quête organisée sous l’égide de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) et des Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) collecte des sommes substantielles chaque année. Elles sont entièrement versées à des œuvres agissant sur le terrain en faveur des mères, des futures mères en détresse et de leurs enfants. En 2017, 167 000 € ont ainsi été récoltés. Agir pour qu’il y ait toujours une place pour une maman et son enfant est une contribution forte au service de la vie. Pour les AFC, quêter pour la mère et l’enfant est la manière la plus concrète de s’associer à la Journée Nationale pour la Vie, de s’engager en faveur de l’accueil et du respect de toute vie, de la conception à la mort naturelle, et de délivrer à la société un message d’espérance et de joie notamment grâce au dialogue qui s’instaure avec les passants et les donateurs ce jour-là. »

Création d’un collège près de Laval

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Lyon : le collège Saints François et Jacinthe de Fatima recrute

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Dès maintenant :

  • un professeur de Français pour quelques heures par semaines (remplacement suite à un arrêt maladie)

Pour la rentrée sept 2018 :

  • un conseiller Principal d’Education
  • un(e) professeur de Français et/ou Latin
  • un(e) professeur de Mathématiques
  • un(e) professeur de Théâtre

Merci d’envoyer votre CV accompagné d’une lettre de motivation à l’adresse suivante : informations@coursfatima.com

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La SAS Saint Benoit réalise le projet de Résidence Services Seniors catholiques en lien avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Ce projet de réhabilitation dans un hôtel de Gouverneur au milieu d’un grand parc est composé de 119 logements. A ce jour, 40% des logements ont été réservés. Le concept : un mode d’hébergement novateur en accord avec l’attente des seniors. …

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« Tuer un enfant, est-ce la solution ? »

France Info s’est intéressé aux militants pro-vie d’Irlande, qui appellent à voter non au référendum sur l’avortement : « Kathryn Egan ouvre délicatement sa main. « Vous voyez, c’est à ça que ressemble un bébé à douze semaines », dit-elle. Au creux de sa paume, cette Irlandaise de 62 ans tient un petit objet rose en plastique. Il s’agit d’une représentation d’un fœtus aux yeux fermés, …

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Le Réseau angevin antifasciste fait la promotion de la pornographie

Je pense que c’est ainsi qu’il faut le comprendre puisque Ouest-France nous apprend que le Réseau angevin antifasciste reproche à la mairie d’avoir loué une salle aux organisateurs d’une conférence de François Billot de Lochner contre la pornographie, qui aura lieu le 1er juin. Bon, il faut dire aussi que Ouest-France écrit : « François Billot de Lochner, catholique traditionaliste proche de …

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The Economic Collapse:The U.S. Has Decided To Fight Trade Wars With China, Europe, Canada And Mexico Simultaneously, And That Will Be Disastrous For The Global Economy…

 


One trade war may be enough to push the struggling global economy into another recession, but the U.S. government has apparently decided that it is time to fight trade wars with pretty much all of the major economies around the world at the same time.  This is utter insanity, and it is going to have disastrous consequences that will be felt all over the planet.  Yes, we need to get tough on trade.  If you have followed my work for the last eight years, than you know that I have been a very strong advocate of protecting U.S. manufacturers and U.S. workers.  But these things have got to be handled delicately, because any significant disruption at this point could lead to an absolutely crippling global economic crisis.  Negotiating on an international level requires a great deal of finesse, because if you mess up it can have monumental consequences.  For example, one thing that you shouldn’t do is make an agreement with the second largest economy in the world and then tear it up less than two weeks later

The odds of a messy trade war between the United States and China are rising again.

The Trump administration shocked the world on Tuesday by tearing up a truce with Beijing and announcing it would impose tariffs on $50 billion worth of Chinese goods and restrict Chinese investment in the United States.

Without a doubt China has been taking advantage of us for many years.  They have been slapping our goods with high tariffs and have been shamelessly stealing our intellectual property.  But the Chinese are very proud people, and now they feel like they have been slapped in the face.

So they won’t back down in a trade war, and on Wednesday they said that they “aren’t afraid of fighting one”

China is ready to retaliate after the United States revived plans to hit it with new tariffs.

“We want to reiterate that we don’t want a trade war, but we aren’t afraid of fighting one,” Chinese Foreign Ministry spokeswoman Hua Chunying said at a briefing on Wednesday.

Fighting a trade war with China would be bad enough, but it turns out that we are also starting one with the European Union.  The following comes from Zero Hedge

Time’s up! A month ago, President Trump delayed his EU steel and aluminum tariffs decision and as of Friday, that deadline is over and the US allies across Europe will face big decisions on retaliation.

Amid threats from various European leaders – and the potentially unipolar world order repressing blowback from Trump’s Iran decision and subsequent sanctions – The Wall Street Journal reports that the Trump administration, unable to win concessions from European Union counterparts ahead of a Friday deadline, is planning to make good on a threat to apply tariffs on European steel and aluminum, according to people familiar with the matter.

The announcement is reportedly likely to occur on Thursday, and will be 25% on imported steel and 10% on imported aluminum.

Other than the United States, China and the European Union are the two greatest economic powers on the entire planet.

Picking a fight with both of them at the same time is not wise.

And like China, the Europeans are pledging “swift retaliation”

The metal tariffs threaten €6.4 billion ($7.4 billion) worth of European exports, and the bloc has promised swift retaliation if it is not exempted from the trade penalties.

The European Union updated a list of American products earlier this month that would be hit with 25% tariffs if the United States moved forward. It includes US motorcycles, denim, cigarettes, cranberry juice and peanut butter.

There is more than a trillion dollars worth of trade between the United States and Europe each year, and so this is a very, very big deal.

A trade war should always be a last resort.  Every effort should have been made to negotiate a solution to our trade problems, and that does not appear to have happened.

And in addition to fighting China and Europe, the U.S. government has also decided now would be a good time to start a trade war with our neighbors here in North America as well.

In fact, tough tariffs on aluminum and steel imports from Canada and Mexico could start on Friday

The import taxes could take effect as soon as Friday.

The move is likely to have an immediate impact on global trade in steel and aluminum, particularly between the United States and Canada, the nation’s largest source of imported steel.

The decision also invites retaliation from each of the trading partners, which have vowed to erect new barriers to a range of U.S. products.

Canadians are perhaps the most polite people on the face of the planet, and so it really takes a lot to upset them.

But that is precisely what has happened, and they are pledging to “defend our workers and our industry”

“Our government always is very ready and very prepared to respond appropriately to every action. We are always prepared and ready to defend our workers and our industry,” Foreign Affairs Minister Chrystia Freeland said in Washington on Tuesday.

“Canadian steelworkers should absolutely know that the government of Canada has their back,” she said.

If we start slapping tariffs on all of our trading partners and they retaliate by slapping more tariffs on us, that isn’t suddenly going to bring manufacturing facilities and jobs back to America.

Instead, it will just result in a crippling economic slowdown.

It is true that we simply cannot continue to run a trade deficit of 40 or 50 billion dollars month after month.  The path that we are currently on is a path to national economic suicide.

But simultaneously fighting trade wars with China, Europe, Canada and Mexico is not going to solve anything.

In the end, our recklessness could ultimately be the trigger for the greatest economic crisis that any of us have ever seen.

Michael Snyder is a nationally syndicated writer, media personality and political activist. He is the author of four books including The Beginning Of The End and Living A Life That Really Matters.

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L’Homme Nouveau:Mai 68 à la papa !

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Mai 68 à la papa !

Rédigé par Pasquin le dans Politique/Société

Mai 68 à la papa !

« Pasquin, lance la jeune rédac en chef adjointe du journal, pouvez-vous nous faire un papier qui raconte votre mai 68 ? » « Mais, m’interloquai-je presque offusqué, je n’avais que 4 ans ! » Et pourtant, immédiatement, les souvenirs sont remontés, pas ceux des évènements, mais leurs conséquences sur mon père et sur son champ lexical. Le concept de « soixante-huitard » a fait alors irruption à la maison. Il permettait au paternel, que les gauchistes auraient qualifié de petit-bourgeois étriqué, de désigner tout ce qui l’offusquait et, à cette époque, tout l’offusquait ! L’Église d’abord, avec ses curés qui défroquaient, forcements « soixante-huitards », les religieuses qui, quand elles perdaient leur voile, devenaient des « bonnes sœurs » et des « foutues bonnes sœurs soixante-huitardes » quand elles tombaient l’habit. L’évêque aussi en prenait pour son grade. Changeait-il sa traditionnelle crosse qu’il devenait « un fichu moderniste avec sa crosse de soixante-huitard ». Les prédicateurs n’y échappaient pas non plus : « Encore un qui à écrit son sermon en 68 », maugréait régulièrement le paternel à la sortie de la messe. Les vases sacrés, calices et ciboires troqués pour de la poterie devenaient « de la vaisselle de postconciliaire soixante-huitard ». La société civile en était truffée aussi : soixante-huitards, les profs avec leurs maths modernes, la méthode globale et le tutoiement généralisé ; soixante-huitards ratés, les profs d’histoire qui, contrairement à mon père, n’aimaient ni le Moyen Âge, ni la monarchie, ni les Vendéens, ni les colonies, ni le Maréchal, ni les paras de Bigeard ; soixante-huitards, les juges rouges qui avaient fait « l’École de la magistrature en lançant des pavés ». Le terme était devenu tellement usuel que mon père, n’arrivant plus à nommer la race du chien du voisin, un lévrier afghan, l’a qualifié de chien « hippie soixante-huitard ». Au fil des années, le terme s’est enrichi de prédicats. Sont apparus : le « soixante-huitard à chèvres » qui n’est pas un légionnaire mais un zadiste avant l’heure du plateau du Larzac, le « soixante-huitard tordu » désignant le pseudo-intellectuel genre sociologue éthéré et le « soixante-huitard avachi », qui désignait le hippie forcément chevelu, camé, chômeur. À ne pas confondre avec le « soixante-huitard abruti », électeur de Mitterrand en 1981. Les années passaient et le terme évoluait, il y avait maintenant le « vieux soixante-huitard » et sa compagne la « soixante-huitarde attardée » : ils ont tous les deux la réussite modeste, les rêves brisés et les cheveux gras. Ils diffèrent absolument du « bourgeois soixante-huitard » au parisianisme accompli, genre Serge July, journaliste bobo cofondateur de Libération, journal « soixante-huitard » vendu au feu milliardaire de l’armement. Tu finiras « intello de gauche soixante-huitard » balança mon ingénieur de père quand, bac en poche, je lui annonçais ma volonté d’aller à Paris faire de la philo. Le nom de Marcel Clément comme professeur de philosophie politique le rassura, L’Homme Nouveau était « sa dose anti-68 ». Il reste encore une expression qu’on a souvent entendue à la maison et qui désignait tous ceux qui mettaient en cause la foi, l’Église, la famille, le pays et le boulot. Il m’en affublera à la fin de la lecture de cette chronique et ronchonnera certainement : « Tu te payes ton père publiquement, tu ne respectes rien, finalement tu n’es qu’un anarcho-syndicalo soixante-huitard ». À mon cher père, donc, et bien au-delà de lui, à toute sa génération qui a pris Mai 68 en pleine poire, nous voulons, ici, leur signifier notre immense reconnaissance. Ils sont restés debout, ils ont fait face au raz de marée culturel et social. Ils ont tenu le bon cap, souvent seuls, dans les paroisses, les associations, dans les écoles et les réunions de parents d’élèves, au boulot et parfois même dans leur propre famille. Tous lâchaient tout. Merci d’avoir gardé ou retrouvé, pour notre génération, les repères qu’il fallait pour qu’on ne soit pas comme les seuls déroutés pour lesquels mon vieux avait une paternelle compassion : « Les pauvres gamins fils de soixante-huitards irresponsables ».

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Les Crises:[RussEurope-en-Exil] Christophe Barret et « La Guerre de Catalogne », un ouvrage aux multiples usages, par Jacques Sapir

[RussEurope-en-Exil] Christophe Barret et « La Guerre de Catalogne », un ouvrage aux multiples usages, par Jacques Sapir

Billet invité

Christophe Barret, historien et déjà auteur d’un livre remarqué sur le mouvement espagnol PODEMOS vient de publier un autre ouvrage consacré à La Guerre de Catalogne aux éditions du Cerf. Cet ouvrage vient à point, et ce pour deux raisons.

La première, évidente, est de nous faire comprendre les origines mais aussi les développements récents de la crise catalane et l’opposition entre les indépendantistes et les « unionistes » espagnols. Christophe Barret y adopte un point de vue mesuré. Il donne la parole aux deux camps qui semblent bien, aujourd’hui, irréconciliables. Il y éclaire les racines d’un mouvement qui a, peu à peu, conquis la majorité, voire l’hégémonie culturelle sur la Catalogne. Les récents événements, de l’élection comme Président du Parlement de Quim Torra, un fidèle de Carles Puigdemont toujours en exil, à la constitution du nouveau gouvernement de la Generalitat, qui a décidé de défier Madrid en nommant dans son gouvernement des ministres incarcérés ou exilés, montrent bien que cette crise n’est pas terminée[1].

Mais, il y a une seconde raison et qui fait d’ailleurs une autre partie de l’intérêt de ce livre. Christophe Barret nous livre une analyse du processus de développement d’un mouvement populiste et des limites des configurations purement légales face à ce dernier. Il montre bien l’importance de la Légitimité et son primat sur la Légalité, mais aussi, à contrario, l’obsession légale qui a investi aujourd’hui les « démocraties occidentales ». De ce point de vue, les leçons que contient son livre dépassent de loin le cadre de la stricte Catalogne et sont applicable à tous mouvements qui ont opté pour une stratégie populiste.

Ajoutons-y la perspective d’un nouveau scrutin en Espagne, une perspective rendue maintenant probable par le nouveau scandale qui touche le Parti Populaire (PP) et le Premier-ministre, M. Mariano Rajoy[2]. Il est clair que ces nouvelles élections se feront, aussi, sur la question de la Catalogne.

La structure du livre

Ce livre commence donc par explorer les conditions de constitution d’un « bloc indépendantiste » devenu – et on l’a vu aux élections qui avaient eu lieu avant la crise actuelle (le 27 septembre 2014) tout comme aux dernières élections régionales du 21 décembre 2017 – majoritaire au Parlement de Catalogne. Le succès de la Junts Pel Si en 2014 fut donc renouvelé dans le climat extrêmement tendu, qui faisait suite au référendum « illégal » du 1er octobre 2017 et aux arrestations de plusieurs membres du Parlement qui avaient suivi, lors des élections du 21 décembre 2017. Lors de ces élections, le Parti Popular du Premier ministre espagnol, M. Mariano Rajoy, avait essuyé une véritable déroute laissant le nouveau parti du centre-droit Ciudadanos comme seul véritable représentants des « unionistes » au Parlement catalan.

Il explore les dimensions subjectives de la constitution d’un récit national catalan, le rôle joué par l’école et par l’enseignement du catalan et la mobilisation de l’histoire comme une arme politique, mais aussi le (lourd) passé de la droite espagnole et les erreurs psychologiques que cette dernière a commise[3]. Le deuxième chapitre est consacré à la construction d’un « proto-Etat », un processus qui va de la Constitution démocratique de 1978 qui reconnaît la Generalitat de Catalogne à l’émergence comme question centrale du « droit à décider » depuis les années 2010-2011, justement à la suite de l’invalidation du nouveau statut de la Catalogne par le Tribunal Constitutionnel[4]. Christophe Barret étudie la politique offensive menée par Jordi Pujol, qui fut le Président de la Generalitat de 1980 à 2003[5], et qui a conduit à une interprétation toujours plus extensive du Statut de la Catalogne.

Dans un troisième chapitre, Christophe Barret analyse alors les méthodes employées par les indépendantistes pour gagner la bataille culturelle et pour passer d’une majorité en voix à une majorité sociale. Il étudie le rôle des associations culturelles et montre comment, depuis 2011, le vieux catalanisme a été supplanté par un nouvel état d’esprit, plus radical et ouvertement indépendantiste. Il appuie alors sa réflexion sur les thèses d’Antonio Gramsci et montre la centralité de la bataille culturelle[6]. Il analyse, alors, le phénomène de polarisation politique, enclenché par l’invalidation du troisième statut de Catalogne par le Tribunal constitutionnel, et qui s’est largement développé lors des scrutins régionaux de décembre 2014 et de décembre 2017. Il montre que le « légalisme exacerbé » de Mariano Rajoy s’est avéré inadapté dans le contexte politique catalan et que les erreurs commises par le Premier ministre espagnol ont pesé lourd dans le processus de radicalisation[7].

Dans le 5ème chapitre, Christophe Barret s’attache à analyser pourquoi aucune force n’a pu apparaître entre les indépendantistes et les « unionistes ». Il montre la prudence de la Maire de Barcelone, Mme Ada Colau, mais aussi les divisions de PODEMOS qui ont empêché ce mouvement de jouer le rôle clef de défense d’un « droit à décider » mais dans le cadre espagnol. Ces divisions ont été cruciales, et signalent probablement l’épuisement politique d’un parti qui n’a jamais su, ou peut-être jamais pu, réconcilier la souveraineté populaire avec la souveraineté nationale. PODEMOS est probablement en train de payer son positionnement « centriste »[8] sur la question de l’indépendance de la Catalogne[9].

Enfin, dans le chapitre 6, Barret s’interroge sur le manque de médiations possibles dans cette crise, que ce soit le roi Philippe VI, qui s’est trop engagé du côté des « unionistes » ou que ce soit les institutions européennes[10]. C’est probablement ce qui peut rendre pessimiste sur l’issu d’une crise qui, pour l’instant, a été marquée par un très bon contrôle de la par des indépendantistes du niveau de violence. On peut cependant s’interroger si, lassés par le recours systématique du gouvernement central à la répression et à la violence, un recours qui a commencé à se manifester dans les jours précédant le référendum du 1er octobre, certains indépendantistes ne seront pas tentés par l’usage de la violence à leur tour. Et c’est pour cela, connaissant ce que l’Histoire peut avoir de tragique, mais aussi les indiscutables filiations de la droite espagnole avec le franquisme, que Christophe Barret a intitulé son livre La Guerre de Catalogne.

Les six chapitres du livre permettent donc de se faire une idée très complète de la crise liée à la Catalogne, et il faut en remercier Christophe Barret. Ce livre, d’une écriture facile et agréable, est par ailleurs fort bien documenté. L’auteur s’est livré à un important travail d’enquête sur le terrain, mais il cite aussi de nombreux articles et livres qui sont généralement inconnus du grand public français.

Pourtant, il y a plus dans ce livre qu’une analyse, précise et documentée, de la crise en Espagne et en Catalogne. Ces six chapitres vont au-delà d’une analyse et d’une description du processus en cours en Catalogne. Ils posent les germes d’une réflexion plus globale sur la problématique populiste et souverainiste et, en cela, ils dépassent de loin le strict cadre de la Catalogne et ils concernent d’autres pays et d’autres mouvements.

Légalité et légitimité au prisme de la Catalogne

Relevons alors un premier point théorique dans le raisonnement de Christophe Barret. Il affirme, et cela avec juste raison que le problème de la Catalogne ne pourra pas être tranché par le droit[11]. Certes, on peut dire que le référendum du 1er octobre a constitué une forme de « coup de force » constitutionnel[12]. Mais il reconnaît aussi que l’application de l’article 155 de la Constitution, un article qui permet de suspendre le pouvoir des institutions catalanes au profit du gouvernement de l’Espagne ne règle rien. Pire, il favorise une forme radicale de polarisation politique[13]. De fait, cela conduit à craindre un « gouvernement des juges » contre le gouvernement du peuple[14]. Et cette crainte est logique, car elle découle elle-même logiquement de la dynamique du parlementarisme libéral et de son obsession pour l’état de droit. Ce faisant, Christophe Barret ouvre un dossier fondamental, celui du rapport entre la légalité et la légitimité, mais aussi celui des règles devant prévaloir dans une situation exceptionnelle. Et ce dossier est aujourd’hui d’une brûlante actualité dans le cas de l’Italie ou commence à se manifester un double conflit, entre l’Italie et l’UE, mais aussi entre le Premier-ministre pressenti, M. Giuseppe Conte et le Président de la République italienne, M. Mattarella.

Cette obsession pour le légal et le juridique de la part de Mariano Rajoy traduit pourtant un renversement de l’ordre juridique. En effet, dès lors, la légalité ne découle plus de la légitimité, mais au contraire la légitimité d’un acte découle de sa légalité Or, à trop vouloir se focaliser sur les aspects légaux, à trop s’appuyer sur la « légalité », on tend à oublier l’importance de la légitimité, qui fonde en réalité la dite légalité. A trop vouloir privilégier « l’état de droit », qui n’est pas sans mérite, on oublie qu’il n’était pas l’achèvement de la démocratie. De fait, et on le sait bien depuis les études de cas qui proposées dans l’ouvrage de David Dyzenhaus The Constitution of Law[15] l’obsession pour la rule by law (i.e. la légalité formelle) et la fidélité au texte tourne bien souvent à l’avantage des politiques gouvernementales quelles qu’elles soient. À quelques reprises, l’auteur évoque ses propres analyses des perversions du système légal de l’Apartheid[16] en rappelant que cette jurisprudence avilissante tenait moins aux convictions racistes des juges sud-africains qu’à leur « positivisme»[17]. Il y a là une leçon importante pour tous les politiciens, qu’il s’agisse des politiciens espagnols, mais qu’il s’agisse aussi des politiciens en Italie ou au sein des institutions de l’Union européenne.

De fait, dans son ouvrage Légalité, Légitimité, C. Schmitt va défendre l’impérieuse nécessité de distinguer le juste du légal. Pour cela, il articule une critique du libéralisme sur une critique des fondements du légalisme démocratique[18]. Pour conduire sa critique de la démocratie, Schmitt entend enfermer les formes politiques présentes et passées dans quatre idéaux-types. L’État législateur est alors défini comme la forme achevée d’expression de l’idée de normes générales et impersonnelles. Le pouvoir a cessé d’être celui des hommes pour devenir celui des lois, mais les lois ne “règnent” pas, elles s’imposent comme des normes générales. On est bien en présence d’une dépolitisation totale : “ Selon le principe fondamental de la légalité ou conformité à la loi, qui régit toute l’activité de l’État, on arrive en fin de compte à écarter toute maîtrise et tout commandement, car ce n’est que d’une manière impersonnelle que le droit positif entre en vigueur. la légalité de tous les actes d gouvernement forme le critère de l’État Législateur. Un système légal complet érige en dogme le principe de la soumission et de l’obéissance et supprime tout droit d’opposition. En un mot, le droit se manifeste par la loi, et le pouvoir de coercition de l’État trouve sa justification dans la légalité[19]. Le légalisme est ainsi présenté comme un système total, imperméable à toute contestation. On rejoint ici les constatations de David Dyzenhaus fondées sur son analyse du régime de l’apartheid.

Pour appuyer son argumentation, Schmitt récuse rapidement les anciennes distinctions, comme Pouvoir souverain/Société, autorité/liberté. Ceci le conduit à considérer que les modèles traditionnels, développés par Platon et Aristote, parce qu’ils sont des États sans administrations, ne sont pas des États, et par voie de conséquence sont inaptes à penser le monde moderne[20]. Il ajoute ainsi : “…notre époque est fortement dominée par une fiction, celle de la légalité, et cette croyance dans un système de légalité rigoureuse s’oppose manifestement et d’une manière très nette à la légitimité de toute volonté apparente et inspirée par le droit[21].

Schmitt considère ainsi que le parlementarisme libéral engendre les conditions pour que la légalité supplante la légitimité, et le pouvoir de la majorité, le droit. Le formalisme qui en découle est, selon lui, la manifestation de cette fiction de la légalité, et il aboutit à ruiner l’État législateur lui-même[22]. En effet, un tel État est en permanence menacé de dissolution par les conflits issus de la participation des masses à la politique[23].

Le passage d’une situation normale à une situation exceptionnelle

Or, nous sommes, à l’évidence, dans une situation exceptionnelle que ce soit avec le référendum du 1er octobre, ou plus généralement avec le fait que les indépendantistes ont bien eu une majorité lors des élections régionales. Le fait de poser la question de l’indépendance, et de la poser de manière massive – comme on l’a vu dans les scrutins u dans manifestations de rue, implique bien que nous ne sommes plus dans une situation « normale ». Vouloir, dès lors, aborder cette situation dans les cadres et normes d’une situation « normale » ne peut qu’être voué à l’échec. C’est sans doute ici la principale erreur commise par Mariano Rajoy : considérer que la question de l’indépendance de la Catalogne pouvait être traitée comme une question relevant des normes habituelles. On voit bien tout ce qui l’y poussait. Mais, ce faisant, il a commis une indiscutable faute. De fait, l’usage de l’article 155 de la Constitution, qui n’est pas un article « anti-démocratique » comme le montre Christophe Barret, n’en fut pas moins une faute qui a joué dans la main des indépendantistes[24].

Pour Carl Schmitt « Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle »[25]. Cette définition est importante. Mais il convient de s’arrêter aux mots. Schmitt n’écrit pas « dans la situation » mais « de la situation ». C’est le fait de dire qu’une situation est exceptionnelle qui établirait le souverain. Et ici, il est clair que c’est le Parlement catalan qui a bien dit que la situation était exceptionnelle. Emmanuel Tuchscherer fait alors justement remarquer que ceci « marque en effet le lien entre le monopole décisionnel, qui devient la marque essentielle de la souveraineté politique, et un ensemble de situations que résume le terme Ausnahmezustand, celui-ci qualifiant, derrière la généricité du terme « situation d’exception », ces cas limites que C. Schmitt énumère dans la suite du passage sans véritablement distinguer : « cas de nécessité » (Notfall), « état d’urgence » (Notstand), « circonstances exceptionnelles » (Ausnahmefall), bref les situations-types de l’extremus necessitatis casus qui commandent classiquement la suspension temporaire de l’ordre juridique ordinaire »[26]. Il est ici important de comprendre que cela conduit à une suspension de «l’ordre juridique ordinaire » mais n’implique nullement la suspension de tout ordre juridique. Bien au contraire. Le Droit ne cesse pas avec la situation exceptionnelle, mais il se transforme. Le couple légalité et légitimité continue de fonctionner mais ici la légalité découle directement et pratiquement sans médiations de la légitimité.

L’indépendantisme comme forme particulière du populisme

Cette question de la légitimité est bien décisive. De fait, le mouvement indépendantiste n’a réellement pris son envol qu’à la suite de la censure en 2010, par le Tribunal Constitutionnel, du nouveau statut de la Catalogne, un statut qui pourtant avait été voté à une très grande majorité par les électeurs catalans lors du référendum du 18 juin 2006. Ce moment est important car il recouvre deux processus. Le premier est négatif : un nombre de plus en plus nombreux de catalans considèrent que le « pacte Constitutionnel » de 1978, qui est l’un des actes fondateurs de l’Espagne démocratiques postfranquiste a été rompu. Le second est quant à lui positif : c’est de ce moment que datent les efforts des indépendantistes pour conquérir la « majorité sociale ».

Il faut alors revenir sur ce que signifie justement conquérir la « majorité sociale »[27]. Christophe Barret nous propose ici les premiers éléments d’une réflexion sur ce que pourrait être un « nationalisme de gauche » et, plus généralement, il pose la question des alliances dans le cadre d’une stratégie frontiste. Il commence par constater la progression des indépendantistes, d’élections en élections, entre 2010 et 2014 dans toutes les couches de la société[28]. Il montre que dans le langage adopté, la fameuse opposition entre « eux et nous », le discours des indépendantistes adopte les codes du populisme. Il montre aussi la progression du vote indépendantiste dans la « ceinture rouge » de Barcelone ou, historiquement – et en partie en raison de la mobilité géographique des habitants de cette zone – le vote nationaliste était peu implanté[29]. Cela confirme en partie la nature « populiste » du vote indépendantiste et contredit la thèse développée par les « unionistes » selon laquelle l’importance du mouvement indépendantiste résulterait d’un « formatage » des jeunes générations éduquées dans le cadre de la politique scolaire mise en œuvre par la Generalitat. En effet, un nombre important d’électeurs votant en faveur des indépendantistes n’a pas l’âge pour avoir été éduqué dans le cadre de cette politique scolaire.

Mais alors, si l’on suit cette piste proposée par Christophe Barret et si l’on considére que l’indépendantisme est une forme de populisme, ce qui le différencierait des formes classiques du régionalisme, il convient de comprendre qu’il est nécessairement régit par les règles opérationnelles de tout mouvement populiste, et l’on pense alors à la fois au mouvement qui a porté Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis, mais aussi aux mouvements qui traversent aujourd’hui l’Italie. On comprend que cette question conduise à aborder des thèmes généraux, et l’on regrette que cela ne fût pas le choix de Christophe Barret qui s’en tient à l’énoncé d’une piste mais qui ne la poursuit pas.

Dire qu’il y a des règles opérationnelles qui s’appliquent à tout mouvement populiste revient à identifier deux questions essentielles : comment un mouvement arrive-t-il à attirer à lui des électeurs qu’en principe tout oppose et comment se reconstituent des ordres de priorités dans les préférences individuelles qui vont leur faire choisir comme priorité la question de l’indépendance sur d’autres questions qui, elles, pourraient les diviser. On voit bien que ces deux questions sont articulées. Il faut comprendre le mécanisme qui prévaut sur les préférences politiques individuelles pour pouvoir poser la question de comment un mouvement arrive à construire des thématiques qui correspondent à cette reformulation des priorités individuelles. Cette articulation est en réalité décisive dans tout mouvement de contestation radicale d’un ordre existant. Si l’on veut chercher des précédents historiques, il suffit de regarder les Thèses d’avril pour la Révolution d’octobre, les slogans qui conduisirent le Front Populaire à la victoire en 1936 ou encore les lignes politiques qui arrivèrent à unifier une Résistance pourtant très divisée de 1942 à 1944.

Préférences et indépendance

Comment les préférences individuelles ont-elles pu évoluer pour aboutir à ce qu’une majorité des électeurs de Catalogne fasse un choix en faveur de l’indépendance ? Comment ces préférences individuelles ont elles pu être polarisée par la question de l’indépendance au point que des électeurs que rien ne destinait à ce qu’ils rejoignent le camps des indépendantistes l’ont fait ? La réponse tient en un mot : le « contexte ». Mais, pour comprendre cela il faut revenir sur l’évolution de la théorie des préférences individuelles[30].

La question des préférences individuelles à une longue histoire dans son application aux processus politiques. Le “Paradoxe de Condorcet”, qu’il faudrait en réalité appeler “Paradoxe de Borda”, ou paradoxe du scrutin, nous dit que si, dans un choix délibératif avec vote, les votants ont des échelles de préférences qui sont stables et différentes, il est possible que le résultat soit différent de celui qu’une analyse statique de la majorité potentielle donnerait (c’est la logique perverse des alliances). Il se peut aussi qu’aucune majorité ne puisse être trouvée, aboutissant au blocage complet de la procédure démocratique[31]. On peut aussi y voir une forme d’application de la théorie de l’opportunisme[32]. Ces conjectures théoriques se veulent des explications complètes et totales de faits réels bien connus : la paralysie possible des mécanismes démocratiques (observables tout autant dans un système politique national que dans des associations). Comme ces faits sont indéniables, et que chacun d’entre nous y a été ou y sera au moins une fois confronté, la capacité d’une théorie à leur donner sens est alors un puissant élément de crédibilité quant à la dimension normative de cette théorie, et par là légitime les discours prescriptifs qui s’en inspirent.

Pourtant, à la fin des années soixante, deux psychologues et économistes, Paul Slovic et Sarah Lichtenstein ont systématiquement testé la stabilité des préférences dans une série d’expériences. Slovic et Lichtenstein ont été confrontés à des renversements de préférences, des basculements imprévisibles d’une stratégie à l’autre[33]. Ces résultats ont été reproduits dans différents cas[34]. Les résultats sont cohérents avec l’hypothèse développée par Slovic et Lichtenstein, selon qui nous utilisons des processus cognitifs différents selon que nous évaluons et selon que nous choisissons[35]. La stabilité de ces résultats, le fait que la répétition des expériences n’entraîne pas une diminution significative des renversements de préférences, indique que l’on est en présence d’une véritable structure comportementale. On doit cependant à Amos Tversky, Daniel Kahneman et leurs collaborateurs, une présentation rigoureuse de ces processus. Amos Tversky appelle ainsi “framing effect“, ce que nous traduirons ici par effet de contexte, (ou effet de présentation) le processus qui montre que le contexte général est déterminant[36]. Ainsi, le fait de devoir, dans le contexte donné d’un choix, expliciter formellement des préférences induit un ordre différent à celui que l’on obtiendrait si l’explicitation n’était que suggérée, ou simplement indirecte[37]. Mais il existe aussi un second processus qualifié par Daniel Kahneman « d’endowment effect » ou effet de dotation[38]. On peut d’ailleurs considérer que le processus de « dotation » fait parti d’un contexte au sens plus général. Ce processus se manifeste quand on voit des préférences se renverser à partir du moment où les personnes consultées se sentent ou non en état de posséder l’un des biens proposés[39], ou ont une proximité immédiate avec l’un des choix proposés.

La leçon que l’on peut alors tirer de ces processus est que les préférences individuelles, et ceci vaut bien entendu pour les préférences politiques individuelles ne sont pas stables dans le temps. Ces préférences sont, de plus, fortement influencées par le contexte (que ce contexte soit défini par les modes de présentation des choix ou qu’il soit défini par un rapport d’appropriation matériel ou symbolique) dans lequel le choix (ou le vote) se déroule. Dès lors, on comprend pourquoi le « Paradoxe de Condorcet », qui postule la stabilité intemporelle des préférences individuelles peut être, sous certaines conditions, invalidé.

L’importance de ces processus est centrale pour comprendre pourquoi et comment la revendication à l’indépendance a pu devenir à un moment majoritaire, et pourquoi a pu se constituer de fait un « bloc indépendantiste » ralliant à lui des électeurs venus de divers horizon. Elle explique comment le contexte particulier qui s’est créé en Catalogne a modifié de manière remarquable les préférences individuelles d’une majorité d’électeurs. Dans la constitution de ce contexte les erreurs de Mariano Rajoy et de son gouvernement ont joué un rôle important. De fait, le bloc indépendantiste a su mettre au point une tactique redoutablement efficace qui a imposé ses idées comme les idées centrales du débat. Mais, cette tactique est-elle articulée à une stratégie ? Christophe Barret semble en douter. Ce manque de stratégie à long terme est certainement le défi le plus important auquel est confronté le « bloc indépendantiste ».

Les incohérences et le défi pour PODEMOS

Mais, le « bloc indépendantiste » n’est pas le seul confronté à un défi redoutable. Le mouvement issu de la révolte des « indignés », PODEMOS, est lui aussi à la croisée des chemins. Il convient ici de rappeler que Christophe Barret a écrit en 2015 un ouvrage essentiel sur ce mouvement[40]. On en avait d’ailleurs rendu compte sur RussEurope, quand nous avions encore accès à notre carnet[41].

Ce défi est clairement analysé dans le cinquième chapitre, consacrés aux « équidistants », mais il se trouve d’autres références dans le cours du livre. Christophe Barret commence par analyser la position de personnalités de la vie politique catalane qui représentent la « nouvelle gauche », comme Ada Colau, la Maire de Barcelone ou Xavier Domènech. Il montre comment ces personnes défendent une « souveraineté populaire » qui ne serait pas « nationale »[42]. Il en vient alors aux divisions au sein de PODEMOS, qui opposent Inigo Errejon, qui lui pressent la force du mouvement indépendantiste à Pablo Iglesias, qui quant à lui le sous-estime et semble considérer que l’indépendantisme serait soluble dans une meilleure répartition des richesses[43]. I s’interroge aussi sur les péripéties qui ont marquées le groupe parlementaire catalan Catalunya Si Que Es Pot, qui regroupait les élus de la branche catalane de PODEMOS et les autres forces de la gauche alternative. Il souligne que ce groupe, quand il refusa de voter les lois dites de « déconnexion » se fit applaudir par la droite « unioniste » du Parlement de Catalogne. Le résultat ne se fit pas attendre et des membres influents de ce groupe parlementaire, à l’image de leur président Albano Dante-Fachin, quittèrent ce groupe et rejoignirent la gauche indépendantiste[44]. De fait, PODEMOS aujourd’hui défend le « référendum concerté » et un « projet social commun souverain »[45]. Mais, cette position sur un « référendum concerté » présuppose un consensus préalable de toutes les forces politiques sur la question de la légitimité qu’il pourrait y avoir à discuter de l’indépendance. Or, très concrètement, une partie des forces politiques espagnoles (le PP et le PSOE), s’y refusent. Dès lors, dans les faits, la position d’un « référendum concerté » aboutit à contredire le « droit à décider » des catalans. Le discours de PODEMOS se contente d’espérer que la raison triomphe, et ne donne aucun chemin par lequel on pourrait y parvenir. Ceci est très représentatif des contradictions dans lesquelles se trouve ce mouvement.

Mais, cela renvoie à un problème plus profond au sein de PODEMOS : l’incapacité à articuler la notion de « souveraineté populaire » à celle de « souveraineté nationale »[46]. Or, cette question est ici centrale. On peut très bien comprendre qu’un mouvement de gauche soit particulièrement attaché à la souveraineté populaire. Mais, cette dernière n’est qu’une des formes d’expression de la souveraineté nationale. On retrouve là la même erreur que propageaient naguère certains des membres de la France insoumise, opposant la souveraineté populaire à la souveraineté nationale. Cette erreur, pour être commise régulièrement par tous ceux qui, à gauche, se refusent à se « salir les mains » n’en est pas moins rédhibitoire. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que la souveraineté populaire ne peut s’exprimer que si a d’abord été établie la souveraineté nationale. Sans cela, elle serait constamment tributaire du « bon vouloir » de qui détient en réalité cette souveraineté, que celui-ci soit un autre Etat (cas d’une colonie ou d’un protectorat) ou qu’il soit une agence internationale (qu’il s’agisse du FMI pour certains pays ou de la BCE pour d’autres). Venant après la crise grecque de 2015, cette inconséquence de la part des dirigeants de PODEMOS est assez lamentable. On rappellera ici que Stefano Fassina, en Italie, avait fait le constat que l’UE et la BCE bloquaient, de fait, toutes les mesures qu’il proposait. Il en a tiré les leçons, et aujourd’hui, à la tête d’une formation de la nouvelle gauche italienne, une formation qui s’appelle Sinistra Italiana, il défend une politique de « soutien critique » au gouvernement de la coalition entre le M5S et la Lega[47].

Cette incapacité vient de loin. Déjà, dans un débat de 2012 où était évoqué pour la première fois la possibilité qu’un gouvernement espagnol applique l’article 155 mettant une région sous tutelle, un des dirigeants de PODEMOS, Inigo Errejon, se refusa à dire s’il prendrait position pour l’union ou s’il soutiendrait le « droit à décider » des catalans[48]. Errejon, à l’époque, ne semblait pas avoir compris la nature directement contextuelle du problème. Le fait d’opposer à la lutte pour la souveraineté nationale la lutte sociale est une vieille erreur commise depuis la fin du XIXème siècle par les marxistes dogmatiques[49]. De fait, une fois qu’une majorité s’est rangée derrière la question de l’indépendance, cette dernière surdétermine tout. Cela, PODEMOS n’arrive pas à la comprendre, en partie par opportunisme mais aussi en partie car il n’a pas une théorie bien fondée de la constitution d’un peuple. Arriver à dépasser cette incohérence, à comprendre que la souveraineté populaire n’est que la forme d’exercice de la souveraineté nationale, sera certainement un processus long pour PODEMOS. Mais il est clair que ce processus devra être poursuivi ou bien ce mouvement sera l’objet de forces qui le feront éclater. Mais, cette leçon devra être aussi méditée par les mouvements qui, en France et en Italie, se situent peu ou prou sur la ligne de PODEMOS.

On voit donc toute l’importance du livre de Christophe Barret. Ce livre va nourrir le débat sur l’indépendance de la Catalogne et le futur de l’Espagne. Mais il donne aussi des éléments pour ouvrir un autre débat, sur la place de la Nation au sein des divers mouvements de la gauche alternative européenne, sur la stratégie à adopter et sur les alliances tactiques qui découleront de cette stratégie.

Notes

[1] https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-21-mai-2018

[2] https://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/25/en-espagne-mariano-rajoy-fragilise-par-la-condamnation-de-son-parti_5304382_3210.html

[3] Barret C., La Guerre de Catalogne, Paris, éditions du Cerf, mai 2018, pp. 15 à 31.

[4] Idem, pp. 33-56.

[5] Idem, pp. 38-44.

[6] Idem, pp. 57 à 82.

[7] Idem pp. 83-106.

[8] On utilise ici le terme « centriste » dans le sens qu’il peut avoir dans le discours marxiste révolutionnaire où léniniste. Voir Haupt G., « Lénine, les bolcheviks et la IIe Internationale ». In: Cahiers du monde russe et soviétique, vol. 7, n°3, Juillet-Septembre 1966. Hommage à François de Liencourt. pp. 378-407.

[9] Barret C., La Guerre de Catalogne, pp. 107-128.

[10] Idem, pp. 129-146.

[11] Idem, pp. 9-11.

[12] Idem pp. 45-46 et p. 48.

[13] Idem pp. 84-86.

[14] Idem, pp. 98-99.

[15] Dyzenhaus D., The Constitution of Law. Legality In a Time of Emergency, Cambridge University Press, Londres-New York, 2006

[16] Dyzenhaus D, Hard Cases in Wicked Legal Systems. South African Law in the Perspective of Legal Philosophy, Oxford, Clarendon Press, 1991.

[17] Dyzenhaus D., The Constitution of Law. Legality In a Time of Emergency, op.cit., p. 22.

[18] C. Schmitt, Légalité, Légitimité, traduit de l’allemand par W. Gueydan de Roussel, Librairie générale de Droit et Jurisprudence, Paris, 1936; édition allemande, 1932.

[19] idem, p. 40

[20] Idem, p. 47

[21] Idem, p. 46.

[22] Idem, pp. 50-51.

[23] P. Hirst, “Carl Schmitt’s Decisionism” in C. Mouffe, (ed.), The Challenge of Carl Schmitt, op.cit., pp. 7-17.

[24] Barret C. La Guerre de Catalogne, op.cit., pp. 50-55.

[25] Schmitt C., Théologie politique. (1922), Paris, Gallimard, 1969. p.16.

[26] Tuchscherer E., « Le décisionnisme de Carl Schmitt : théorie et rhétorique de la guerre » in Mots – Les langages du Politique n°73, 2003, pp 25-42.

[27] Barret C., La Guerre de Catalogne, op.cit., pp : 62-63.

[28] Idem, pp : 66-67.

[29] Idem, p. 70.

[30] Le point est traité dans Sapir J., Quelle Economie pour le XXIème siècle, Paris, éditions Odile Jacob, 2005, voir en particulier le chapitre 1 et le chapitre 2.

[31] K. Arrow Social Choice and Individual Values, Yale University Press, New Haven, 1951, p. 2. Pour une analyse du texte de Condorcet, et la généalogie du problème, G.-G. Granger, La Mathématique Sociale du Marquis de Condorcet, PUF, Paris, 1956 (ch. 3).

[32] K. Arrow, Les limites de l’organisation, PUF, Paris, 1976 (1974 pour l’édition originale en anglais).

[33] S. Lichtenstein et P. Slovic, “Reversals of Preference Between Bids and Choices in Gambling Decisions” in Journal of Experimental Psychology, n°86, 1971, pp. 46-55.

[34] S. Lichtenstein et P. Slovic, “Reponse induced reversals of Preference in Gambling: An Extended Replications in Las Vegas” in Journal of Experimental Psychology, n°101,/1973, pp. 16-20.

[35] P. Slovic et S. Lichtenstein, “Preference Reversals : A Broader Perspective”, in American Economic Review, vol. 73, n°3/1983, pp. 596-605.

[36] A. Tversky, “Rational Theory and Constructive Choice”, in K.J. Arrow, E. Colombatto, M. Perlman et C. Schmidt (edits.), The Rational Foundations of Economic Behaviour, Macmillan et St. Martin’s Press, Basingstoke – New York, 1996, pp. 185-197, p. 187.

[37] A. Tversky, S. Sattath et P. Slovic, “Contingent Weighting in Judgement and Choice” in Psychological Review , vol. 95/1988, pp. 371-384. P. Slovic, D. Griffin et A. Tversky, “Compatibility Effects in Judgement and Choice”, in R.M. Hogarth (ed.), Insights in Decision Making: Theory and Applications , University of Chicago Press, Chicago., (1996).

[38] Kahneman D., “New Challenges to the Rationality Assumption” in K.J. Arrow, E. Colombatto, M. Perlman et C. Schmidt (edits.), The Rational Foundations of Economic Behaviour, St. Martin’s Press, New York, 1996, pp. 203-219

[39] Kahneman D ?, J. Knetsch et R. Thaler, “The Endowment Effect, Loss Aversion and StatuQuo Bias” in Journal of Economic Perspectives , vol. 5/1991, n°1, pp. 193-206.

[40] Barret C., Podemos : pour une autre Europe, Paris, éditions du Cerf, 2015.

[41] Voir http://russeurope.hypotheses.org/4591 et https://russeurope.hypotheses.org/4596

[42] Baret C., La Guerre de Catalogne, op.cit., p. 107.

[43] Idem, p. 109.

[44] Idem, pp. 110-111.

[45] Idem, pp. 114-116.

[46] Idem p. 120.

[47] Voir son interview dans la revue en ligne Le Vent se Lève, http://lvsl.fr/14367-2

[48] Barret C., La Guerre de Catalogne, op.cit., p. 112.

[49] On lira avec profit l’ouvrage d’Otto Bauer, écrit en 1907 et récemment republié aux éditions Syllepse : Bauer O., La question des nationalités, Paris, Syllepse, 2017.

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Blondet & Friends:La Germania non ha mai pagato i debiti – di Michele Rallo

 

La Germania non ha mai pagato i debiti – di Michele Rallo

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Global research:On the Liberation of The Yarmouk Refugee Camp from ISIS. Syrian and Palestinian Struggles Indivisible By Ken Stone

On the Liberation of The Yarmouk Refugee Camp from ISIS. Syrian and Palestinian Struggles Indivisible

By Ken Stone
Global Research, May 30, 2018

Url of this article:
https://www.globalresearch.ca/on-the-liberation-of-the-yarmouk-refugee-camp-from-isis-syrian-and-palestinian-struggles-indivisible/5642352

The Syrian Arab Army (SAA), allied Palestinian militias, and the government of Syria deserve high praise for the recent liberation of Yarmouk refugee camp from ISIS.Anti-war activists took a lot of flak from some people in North America and Europe, describing themselves as Palestine solidarity activists and “leftists”, when, in 2012, Yarmouk was invaded and occupied by proxy armies of western powers and Arab monarchs. Because we condemned the US-led attack on Syria and defended the Syrian government’s resistance to the terrorist occupation of Yarmouk, we were among the activists denounced by the misguided persons above as being “Assad apologists.”

This would be a good time to set the record straight and reaffirm our position that Palestinians and Syrians have strong common national aspirations. The aspiration of Palestinian refugees to return to their homes in Palestine is recognized as part of the common struggle of all Syrians. And both nations seek to reclaim from the State of Israel all the territories in Syria and Palestine which it currently occupies.

Background

Yarmouk was originally a refugee camp for Palestinians who had been displaced by the “Nakba”, the catastrophe of the ethnic cleansing of the indigenous people of historic Palestine which accompanied the founding of the State of Israel in 1948. It was a .81 hectare of land which, in 1957, was outside the boundaries of Damascus but which, by 2011, had turned into a lively suburb of the city housing about one million people of whom about 160,000 people were Palestinians. It was the largest and most prosperous settlement of Palestinians anywhere in Syria.

It is important to note that the government of Syria treated its hundreds of thousands of Palestinian refugees better than most Arab countries and as equals to Syrian citizens themselves. Palestinians in Syria received the same levels of free health care and education as Syrians and were allowed to rise in all areas of employment as high as their abilities carried them. There was only one formal legal distinction between Syrians and Palestinians. Palestinians were not given Syrian citizenship – in order to maintain their internationally-recognized right of return to their homes in Palestine – and therefore were not allowed to participate in Syrian elections.

Finally, the Syrian government, along with Iran and Hezbollah, was part of the Coalition of Resistance against Israel for many years. It was no accident therefore that, before the US-led aggression against Syria in 2011, the Palestinian factions chose to locate their headquarters in Damascus.

In short, the Assad government was a staunch supporter of the Palestinian cause.

The proxy war on Syria

In 2011, a group of western countries and Arab monarchies, led by the USA, unleashed scores of proxy armies of terrorist mercenaries on Syria with the purpose of achieving regime change, a scheme clearly illegal under international law. Importantly, the State of Israel participated heavily in this regime change operation, supporting terrorist mercenaries using the illegally-occupied Golan Heights as their base to fight against the Syrian government inside of Syria. Israel also used its air force to bomb Syria more than one hundred times during the course of the seven-year long war and supplied aid and weapons to separatist Kurdish elements in eastern Syria with a view to aid the USA in trying to partition that country.

In this context, negotiations took place for the Palestinians in Syria to remain neutral in the war. The Syrian government supported this view but the terrorists didn’t.

Image result for yarmouk refugee camp

Palestinian refugees in Yarmouk

In 2012, the so-called “Free Syrian Army” (FSA) invaded and occupied Yarmouk. Some Palestinian factions facilitated their entry. The FSA was soon joined by al Qaeda and other militant factions. In 2015, ISIS entered the camp and, after some internecine warfare, drove out the other terrorist factions.

As they did in many other pockets of Syria, the terrorists evicted many Palestinians from their homes, looted and plundered everything of value, arrested anyone with known sympathies for the government and/or religious beliefs different from theirs and proceeded to torture and execute them, sexually assaulted and/or kidnapped women and girls, turned Yarmouk into a fortified camp, and hoarded all the foodstuffs for themselves. As in every other terrorist enclave, the vast majority of the inhabitants promptly fled to government-held areas.

The Syrian government did not directly attack Yarmouk until just a few weeks ago. Instead, it patiently armed and supported the courageous fighters of the Popular Front for the Liberation of Palestine – General Command (PFLP-GC) who, for many years, led the unremitting struggle against the terrorists inside the camp. In other words, the Syrian government respected the neutrality requested by the Palestinian organizations.

The Syria Solidarity Movement notes,

“the patience of the Syrian hosts in allowing the Palestinian refugee population to try to reconcile its differences and take the lead in expelling ISIS and al-Qaeda and their affiliates from Yarmouk since early in the conflict is especially remarkable. In the end, the SAA took over responsibility for eliminating these terrorist groups from neighbouring Hajar al-Aswad, which allowed the Palestinian militias and their Syrian allies to remove the remainder from Yarmouk, the last remaining source of terror attacks on the civilian population in Damascus. We send our sincerest congratulations to all the people of Damascus and the surrounding metropolitan area for their liberation from fear of such attacks, which they endured for seven long years.” 1

Lies and distortions about Yarmouk

In 2012, certain self-styled Palestine solidarity activists and western “leftists” sought to twist the facts about the second displacement of the Palestinians – this time from their homes in Yarmouk. They sought specifically to lay the blame for this second victimization of the Palestinians in Yarmouk on the Syrian government and effectively gave left cover and support to the western regime-change operation. According to the nay-sayers, the Syrian government was simply to cave in to the armed militants and ignore its duty to protect its citizens and the Palestinian refugees, who lived under its protection, from foreign aggression.

From personal experience in Canada, we can attest to the fact that the Left cover provided by these misguided people for the attempted US regime-change operation in Syria was poisonous to the Canadian anti-war movement. It made it hard to organize people against the illegal war. In fact, it became difficult, thanks to threats by anarchists and other intervenors, even to find a venue to hold a public meeting in Canada for outspoken and courageous opponents of the war on Syria, such as Mother Agnes Mariam and Eva Karene Bartlett. In a few short years, because some of these misguided people, specifically members of the International Socialists (IS), were in positions of authority within the pan-Canadian anti-war movement, the movement dried up and died.

We note that many people got it wrong at the time. It’s heartening that some of them, such as journalists, Max Blumenthal, Rania Khalek, and Ben Norton have publicly acknowledged that their earlier analysis and criticisms were wrong.2 Others, such as UK professor Gilbert Achcar, who travelled to the World Social Forum in Montreal in 2016 to villify the Syrian government, will probably dance to empire’s tune until they die. It has taken seven years but the recent string of victories of the Syrian government over the terrorists have forced many honest people on the left to open their eyes wide and realize that what has transpired in Syria is not a popular uprising and or a “revolution”, but a deadly plan by the US, its western allies, and regional clients criminally to interfere in the domestic affairs of Syria and to target Iran and the Coalition of Resistance.

Thankfully, with the help of its international allies – Russia, Iran, Hezbollah, and several Palestinian popular militias – the Syrian Arab Army and government, after much sacrifice, has finally gained the upper hand and has driven the terrorists out of many of the enclaves they seized and occupied, including Yarmouk, thus defeating the US regime change plan.

In response to the failure of that plan, the USA moved to its Plan B: direct attacks on, and the occupation of, a large swath of Syria with a view to partition the country. On April 13, 2018, in response to a fraudulent “chemical attack” staged by the White Helmets3, the USA, UK, and France launched 100+ missiles against Syria. Interestingly, the Palestinian peak organizations immediately condemned the missile attack, and came out strongly in support of the government in Damascus, thereby abandonning any pretence at neutrality.

Fatah (the majority faction of the Palestine Liberation Organization [PLO]) declared that it

“stood unreservedly with the unity of Syrian territory and rejected efforts at destroying it or harming its unity and sovereignty.”

Palestinian Islamic Jihad “condemned the Western aggression against Syria” and “expressed solidarity (to) stand by Syria and its people and with all Arab and Islamic peoples in the face of all threats and challenges to their security, stability and unity.” The Islamic Resistance Movement (Hamas) “considered the aggression of America and its allies on the Syrian territory as a blatant aggression against the nation, aimed at confiscating its lands and destroying its capabilities in order to preserve the existence of the Israeli entity and (to advance) its schemes.” The Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP) “strongly condemned the American-British-French aggression, which targeted Syria with their missiles.” The Front added that

“the aggression and its objectives will be destroyed on the rock of the steadfastness of the Syrian people and the Syrian state” for whom it expressed its support and solidarity.4

Syrian and Palestinian struggles indivisible

The liberation of Yarmouk and the angry Palestinian reactions to the April 13 missile attacks put a satisfying end to a chapter of disunity in Palestinian and Syrian history. They show that the Palestinian and Syrian struggles are one and the same. There can be no ultimate victory for Palestine if Syria is destroyed. There can be no ultimate victory for the Syrian people without also freeing the Palestinians from the tyranny of occupation in Palestine.

The moral of the Yarmouk story can be summed up thus: if you are for Palestine, you must also be for Syria!

Those self-styled Palestinian solidarity activists and “leftists” in Europe and North America who slammed the Syrian government for resisting the terrorist proxy armies of the West need to reflect on the consequences of their de facto support of the US empire’s meddling in Syria: half a million deaths, millions of injured people (both physically and emotionally), enormous destruction of civilian infrastructure (including housing, schools, and hospitals), the transformation of 12 million Syrians into displaced persons and into a wave of refugees that swept over Europe, the descent of thousands of Syrian women and girls into the international human trafficking trade, and much much more… Will there ever be a day of reckoning for these apologists of empire?

Conclusion

The liberation of Yarmouk refugee camp is a significant milestone in Syria’s struggle to regain its national sovereignty and territorial integrity. Eventually, all of Syria will be liberated from the terrorists and from the direct occupations of the USA (east of the Euphrates), of Turkey (in the north), and Israel (in the south). In the meantime, the Palestinian residents of Yarmouk will soon be able to return to their homes in southern Damascus. And, when Syria is completely liberated, they will be able to organize once again – with the help of the Syrian government – for the Day of Return to Palestine.

*

Ken Stone is a veteran antiwar activist, a former Steering Committee Member of the Canadian Peace Alliance, an executive member of the SyriaSolidarityMovement.org, and treasurer of the Hamilton Coalition To Stop The War [hcsw.ca]. Ken is author of “Defiant Syria”, an e-booklet available at Amazon, iTunes, and Kobo. He lives in Hamilton, Ontario, Canada.

Notes

1 “Statement… on the liberation of Yarmouk”, Syria Solidarity Movement, May 27, 2018, syriasolidritymovement.org;

2 Blumenthal and Khalek recant their previously held views on Syria:

https://soundcloud.com/moderaterebelsradio/syria-rania-khalek-episode-17

https://soundcloud.com/moderaterebelsradio/syria-palestine-salafism-wahhabism-islamophobia-rania-khalek-episode-18

Ben Norton recants: http://bennorton.com/syria-war-views/

3 Vanessa Beeley on the Douma incident: http://21stcenturywire.com/2018/05/11/syria-vanessa-beeley-speaks-to-uk-column-about-eastern-ghouta/

4 Palestinian News & Info Agency (WAFA), April 16, 2018

Disclaimer: The contents of this article are of sole responsibility of the author(s). The Centre for Research on Globalization will not be responsible for any inaccurate or incorrect statement in this article.

Copyright © Ken Stone, Global Research, 2018

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