Le Salon Beige : ::24 nouveaux articles:Viktor Orban : le danger vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris-et varia



Le Salon Beige: 24 nouveaux articles

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C’est arrivé un 20 février…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 février: saints du jour français ou en France.
    • St Éleuthère, évêque de Tournai († v. 531)

Comte de Tournai en Belgique et ami de saint Médard, Éleuthère fut sacré évêque par saint Remi. Son apostolat s’étendit jusqu’à la Flandre et la Picardie. Il détourna les Francs de leurs coutumes païennes.

  • St Eucher, évêque d’Orléans († v. 738)

À Zerkingen dans le Brabant, vers 738, trépasse saint Eucher, évêque d’Orléans, qui fut forcé de s’exiler par le maire du palais, Charles Martel, à la suite de calomnies d’ennemis envieux et trouva chez les moines un refuge dans l’union à Dieu.

  • le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.

Clodius Albinus s’enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d’avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.

  • le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l’assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
  • le 20 février 1720 : Paix de La Haye.

Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l’Espagne de Philippe V, et l’Angleterre alliée à la France, à l’Autriche ainsi qu’aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d’Espagne sont confirmés.

  • le 20 février 1799 : capitulation du fort d’El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
  • le 20 février 1798 : l’armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.

Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l’âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour

  • le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d’église Sainte-Geneviève.
  • le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.

Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu’il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »

  • le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l’armée d’Espagne et « lieutenant-général de l’empereur » en Espagne.

D’alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d’irréductibles adversaires. Les massacres qu’il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d’unité nationale aux dépens des Français.

  • Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.

La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

  • le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.

Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu’au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu’il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l’Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s’y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C’est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C’est le quatrième plus long pontificat de l’histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.

Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.

Au grand dam des monarchistes, il est l’initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l’encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.

En avril 1884 il est l’auteur de l’encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l’Église.

  • le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.

Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n’est reconnu qu’en 1926 avec l’ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l’Académie française récompense Le Journal d’un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l’un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l’âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.

Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :

« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

tirés de Les Grands Cimetières sous la lune

Lors d’un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :

« Tout dépend du compagnon féminin. »

  • le 20 février 1907 : décès d’Henri Moissan, chimiste français.

Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d’applications dans l’industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.

  • le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.

Jacinta Marto, l’une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C’était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d’elle :

« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».

Cependant, c’était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l’amour de la vérité.

  • le 20 février 1934 : l’armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
  • le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.

Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.

Viktor Orban : le danger vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris

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Unknown-4Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a souhaité la constitution d’une grande alliance de pays contre l’immigration, dimanche à l’occasion du lancement par son parti, le Fidesz, de la campagne en vue des élections législatives du 8 avril. Il a estimé qu’une divergence fondamentale séparait les pays d’Europe centrale et l’ouest de l’Europe, devenu une « zone immigrée, un monde à la population mixte qui prend une direction différente de la nôtre ».

Les pays de l’ouest de l’Europe cherchent à imposer leurs vues.

« Aussi absurde que cela puisse paraître, le danger que nous affrontons vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris ».

« Le V4 (les pays de Visegrad: Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) est ferme, la Croatie se laisse convaincre, l’Autriche a pris une direction patriotique et en Bavière, la CSU (Union chrétienne-sociale) a créé une résistance« .

Une sépulture pour Michel Déon à Paris : Anne Hidalgo cède

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Des vraies chances pour la France

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Voici un titre des Inrockuptibles, avec une photo très crédible :

Capture d’écran 2018-02-19 à 20.43.04En voici un autre de Ouest-France :

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Et enfin un du Parisien concernant des Capverdiens (certainement surdiplômés et faisant le pari de la gastronomie française) :

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Balance l’Unef

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Unknown-3Libération a recueilli les témoignages de 16 femmes victimes déclarées de harcèlement, d’agressions sexuelles et de viols de la part de dirigeants de l’organisation étudiante entre 2007 et 2015.

Dans un autre article, les journalistes de Libération racontent leurs difficultés à faire publier cette enquête.

Cette enquête fait suite à celle du Monde et du Huffington publiée en novembre 2017.

Soros : si vous n’avez pas aimé le père, vous n’aimerez pas le fils

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ReX6PSdH_400x400Lorsque les démocrates parlent de «milliardaires républicains» maléfiques comme Sheldon Adelson ou les frères Koch, c’est toujours en termes apocalyptiques. Ils essaient d ‘«acheter» des élections et cachent leur influence avec de l’argent.

Mais les démocrates ne parlent jamais de leurs propres milliardaires et des énormes sommes d’argent versées aux causes démocratiques par Tom Steyer, Mark Cuban et J.B. Pritzker, candidat au poste de gouverneur de l’Illinois.

Et, bien sûr, George Soros. La portée de Soros est internationale. Il a un vaste réseau d’organisations internationales qui font la promotion de ses causes favorites. Et il est un contributeur fiable, parfois obscur, aux causes du Parti démocrate aux États-Unis.

Mais le fils de Soros, Alexander, est en train de devenir un acteur majeur de la politique démocratique. Selon la Commission électorale fédérale, Alexander a donné 650 000 $ aux campagnes démocratiques et à divers comités en 2017.

Elle a failli attendre

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220px-Pantheon_3Simone Veil et son époux, Antoine Veil, seront inhumés au Panthéon dans la deuxième quinzaine de juin ou tout début juillet. La cérémonie devrait être diffusée en direct sur une chaîne de télévision. La date définitive sera fixée par Emmanuel Macron. Le cortège remontera la rue Soufflot et les cercueils seront déposés au centre du parvis du Panthéon. Le lendemain de la cérémonie, au matin, après avoir passé la nuit dans la nef du Panthéon, veillés par la Garde républicaine, ils seront inhumés dans le caveau dédié situé dans la crypte du Panthéon. La cérémonie présentera le parcours de Simone Veil, et notamment son combat en faveur du meurtre de l’enfant à naître.

Elle y rejoindra Voltaire, le raciste, Rousseau, qui avait abandonné ses enfants, ou encore l’idéologue antichrétien Jaurès. Charmante compagnie.

Lancement de l’espace eglise-bioethique.fr

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Capture d’écran 2018-02-19 à 18.34.49À l’occasion des États généraux de la bioéthique lancés le 18 janvier, la Conférence des évêques de France, ouvre un nouvel espace sur son site : eglise-bioethique.fr. La CEF publie des fiches rédigées par le groupe de travail « Église et bioéthique » pour expliquer les enjeux des sujets abordés lors des États généraux.

Le groupe de travail propose donc aujourd’hui 10 fiches apportant chacune des éclairages sur les enjeux éthiques et scientifiques posés par les différents thèmes de ces États généraux de la bioéthique. Sont en ligne :

D’autres fiches sont à venir.

Isabelle Surply (Candidate au Comité Central du FN) demande des solutions alternatives à l’avortement

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VIDEO⚡️@IsabelleSurply (Candidate au #ComitéCentralFN) avait défilé pour la @MarchePourLaVie : «Les femmes doivent avoir le choix, il y a des solutions alternatives à l’#IVG, on devrait avoir le droit d’en parler. Le #DélitdEntraveIVG nous prive de notre liberté d’expression.» pic.twitter.com/DqfAOSAcS8

— fandetv ن 🙂 (@fandetv) 19 février 2018

Le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) invite à donner son avis : profitez-en !

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Capture d’écran 2018-02-19 à 19.04.03Vous pensez que l’enfant a besoin d’un père et d’une mère ? Vous pensez que les droits du plus vulnérable doivent être respectés ? Vous souhaitez défendre l’intérêt supérieur de l’enfant ? Vous êtes inquiets à l’idée que l’Etat institue et organise la conception volontaire d’enfants orphelins de père ?

Alors faites-vous entendre : profitez du questionnaire du CCNE pour donner votre avis !

Première étape : 

Inscrivez-vous ici 

Deuxième étape :

Les explications du Comité Consultatif National de Bioéthique sont ici

Troisième étape : 

Remplissez le questionnaire ici

Par ailleurs, La Manif Pour Tous a regroupé l’ensemble de l’agenda des débats ici. Vous pouvez aussi les trouver sur le site officiel, qui centralisera les enregistrements des conférences (toujours pas mis en ligne par les différents espaces éthiques).

Enfin, La Manif Pour Tous vous invite à signer la pétition demandant au Président de respecter nos engagements internationaux eu égard aux droits de l’enfants :

Pétition

Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

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Jean-Marie Le Méné s’étonne d’un dîner à l’Elysée sur les thèmes de bioéthique :

« Un premier dîner sur la bioéthique s’est tenu à l’invitation du Président de la République. Rien de tel qu’un bon repas pour reprendre goût à la vie. C’est le contraire qui s’est passé à l’Elysée. Il s’agissait d’évoquer une possible légalisation de la mort par euthanasie avec les professionnels Agnès Buzyn, Jean-Louis Touraine, Jean-Luc Romero, favorables à ce « progrès », avec Jean Léonetti auteur des deux lois sur la fin de vie, avec la sœur de Lionel Jospin qui a raconté comment sa mère avait choisi de « mourir dans la dignité », avec la ministre belge de la santé, Christiane Vienne, fière d’avoir réussi à dépénaliser l’acte dans son pays, et avec les inévitables seconds rôles confits dans la bienveillance et persuadés qu’en agitant les droits du patient on pouvait régler la question. Ce dîner était-il nécessaire ?

L’hôpital mué en nécropole

L’euthanasie n’est pas un point qui devrait relever des lois de bioéthique, au sens où ces lois ont été votées jusqu’à présent. Le fait d’abréger volontairement la vie des patients n’est l’expression d’aucun conflit entre les avancées de la biotechologie et la morale. La médecine réanime de mieux en mieux, tout le monde s’en félicite. Elle n’est pas tenue à l’acharnement thérapeutique, tout le monde en est d’accord. Mais elle ne doit jamais délibérément précipiter la mort, c’est un principe hippocratique (400 av JC). Mettre sur le dos de la médecine ce qui ne relève pas de sa mission est une facilité démagogique qui transforme les soignants en prestataires de services pour satisfaire les désirs d’une société désespérée. Et qui fabrique trois sortes de victimes : les patients, les médecins et l’hôpital mué en nécropole.

Il y a plus préoccupant. Dans plusieurs pays occidentaux, la chosification de la vie humaine pousse à établir un lien entre l’euthanasie et les prélèvements en vue de greffes. Peu de personnes savent que la loi Leonetti de 2005 a rendu juridiquement possible une nouvelle activité consistant à prélever des organes chez des donneurs décédés après arrêt cardiaque contrôlé. En effet, auparavant, l’arrêt volontaire des traitements chez des personnes en fin de vie étant interdit, cet enchainement douteux n’était pas envisageable. Un amendement de Jean-Louis Touraine à la loi santé a renforcé le principe du consentement présumé au don d’organes au point d’en faire une obligation contre la volonté des familles. Fin 2014, un premier hôpital a été autorisé à réaliser des prélèvements selon cette procédure. En 2015, deux autres ont suivi. Fin 2017, 18 centres étaient habilités. Aujourd’hui, la majorité des donneurs décédés le sont à la suite de la limitation ou l’arrêt des thérapeutiques. L’avenir est cousu de fil blanc. Donner la mort deviendra un acte d’amour sublime. Dès lors, comment s’opposer à des demandes ou propositions d’euthanasies « altruistes » pour fournir des organes capables de sauver des vies ? La sémantique faussement généreuse du « don » stérilise l’opposition à l’appropriation du corps humain et interdit l’évocation d’inévitables conflits d’intérêts.

Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

Face au spectre de l’euthanasie, pour calmer les craintes, la tentation commune est d’inviter au développement des soins palliatifs. Certes, mais les partisans de l’euthanasie sont les premiers à le demander. Ce n’est donc pas la réponse adaptée. Les soins palliatifs n’empêcheront pas plus l’euthanasie que la médecine périnatale n’empêche l’avortement. Lors du dîner de l’Elysée, le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, a opportunément rappelé les grands jugements de l’Histoire récente aux termes desquels « toute l’éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s’est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz ». Que dire de plus ou de moins que le code de Nüremberg ? La réaffirmation du principe de l’interdit de tuer est la seule réponse efficace à l’euthanasie. Sera-t-elle entendue ?

Deux autres dîners devraient suivre. Le prochain se tiendra autour du thème de la procréation médicalement assistée. Il y sera question du sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage.

Et c’est ainsi que le transhumanisme est grand. »

Révision de la loi de bioéthique : les doutes s’expriment

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A l’occasion d’une première journée de débat à Rennes dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, beaucoup de « doutes » se sont exprimés quant à l’élargissement des conditions d’accès à la PMA :

  • « Ce qu’on nous propose de traiter, c’est le mal-être lié à un besoin d’enfant, mais on peut mettre ce mal être en parallèle avec celui des chômeurs, des agriculteurs, et leurs nombreux suicides (…) Au niveau d’une société, il faut choisir ses priorités. »
  • « Derrière les enjeux médicaux, il y a des enjeux financiers énormes dont les plus faibles dans le monde subissent le prix. »
  • « 10% des donneurs [de gamètes] ont ensuite des difficultés psychologiques (…) ça posera aussi des problèmes aux propres enfants biologiques de celui qui a donné son sperme. »
  • « Pour pallier à la souffrance que constitue le fait de ne pas avoir d’enfants, il ne faut pas risquer de créer d’autres souffrances chez les enfants à naitre par PMA ou GPA. »
  • « Le train [des progrès] va de plus en plus vite. Qui veut-on servir ? »

Ces remarques, dont les auteurs sont pour la plupart restés anonymes, devraient remonter au Comité Consultatif National d’Ethique qui en fera un rapport « censé éclairer les parlementaires ». Mais là aussi, les participants se sont révélés sceptiques, certains demandant plutôt un « référendum ».

Source : Gènéthique

Lourdes moquée : France Inter submergée

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De Pro Europa Christiana :

« France Inter, 12 février 2018 : le pèlerinage de Lourdes est tourné en dérision de façon ignoble par l’humoriste Daniel Morin qui, entre autres sottises, propose aux malades de passer la nuit, contre 1 000 euros, avec la 70ème miraculée, sœur Bernadette Moriau, dans l’espoir d’un miracle similaire à celui dont la religieuse a été gratifiée.

Les pèlerins de Lourdes, qui se rendent à la grotte de Massabielle par millions chaque année, ont été mis en cause par l’humoriste comme des naïfs, victimes d’une grossière escroquerie.

Face à ces injures, proférées le lendemain de la fête de Notre-Dame de Lourdes, la Fédération Pro-Europa Christiana a lancé une campagne de pétitions exigeant que France Inter présente des excuses publiques aux catholiques de France qui financent, comme tous les contribuables, cette radio du service public.

Le samedi 17 février, 25 000 signatures étaient déjà recueillies et envoyées par courrier recommandé au ministre de la Culture et au président de Radio France. L’écho rencontré par la campagne de la Fédération Pro-Europa Christiana suffit à prouver l’attachement des Français au sanctuaire de Lourdes et leur exaspération face aux affronts que les catholiques essuient régulièrement de la part des médias. France Inter doit entendre le message qui lui est adressé sous peine de voir cette campagne, qui en est à ses débuts, s’amplifier au fil des semaines. Trop c’est trop ! »

Représentations « Je veux voir Mioussov » au profit de l’Arche

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« Je veux voir Mioussov » est une comédie de Valentin Kataïev jouée par une dizaine d’étudiants et mis en scène par Baptiste Poiron, le jeudi 22 et le mardi 27 février à 20h30 à l’ICES. Un représentation aura lieu aux Herbiers, au lycée Jean XXIII à 20h30. L’entrée est libre, l’argent récolté sera reversé à l’association L’Arche. Valentin Kataïev (1897-1986) est un écrivain russe.

Dans les années 1950, en URSS, une maison de repos voit défiler un fonctionnaire zélé, la meilleure tractoriste de l’année à la recherche de son mari et l’excentrique femme du célèbre professeur Doudkine, qui cherchent tous désespérément à voir Mioussov. C’est un dimanche original qui ne fait que commencer…

Affiche BDisé

Le débat sur la PMA et la GPA cache certains enjeux des prochaines lois de bioéthique

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Témoignage suite à l’une des conférences sur la bioéthique à la Cour de cassation :

18h, Paris, Grand’salle de la Cour de Cassation. Conférence sur les embryons in-vitro, AMP, le DPI (diagnostic préimplantatoire) et la recherche. L’ambiance est tamisée, les lumières feutrées. La salle est principalement remplie de jeunes étudiants, de juristes ou personnes plus âgées. Les deux intervenants se succèdent pendant deux heures dans un constat très dur et pessimiste qui sonne comme un appel au secours. La PMA n’est que l’arbre qui cache le baobab. Mais au-delà de réflexions scientifiques et juridiques, s’impose une seule conclusion : il est nécessaire d’agir sans tarder.

Ne nous laissons pas confisquer le débat.

Le débat sur la PMA et la GPA cache certains enjeux des prochaines lois de bioéthique : DPI, séquençage du génome humain, expériences sur les embryons, dons de gamètes. Notre société est déjà rongée par un eugénisme latent. Il cache aussi d’autres questions qui ne sont pas abordées pour le moment mais qui dans quatre ans seront d’actualité et pour lesquelles il sera déjà trop tard : greffe d’utérus, utérus artificiel, clonage, création de gamètes à partir de cellules banales. Des expériences ont déjà été menées sur les animaux ou des travaux sont en cours. Il s’agit donc d’une concertation générale, d’une réflexion globale sur la personne humaine qui doit être menée et une éthique qui doit se réfléchir en amont pour freiner une recherche médicale devenue folle.

S’engager, une responsabilité partagée

Il est vrai que nous ne pourrons stopper cette course vers le vide qu’en ayant une action globale à l’échelle internationale. Nos voisins sont souvent plus avancés en matière de recherche et ne parlons même pas des Etats-Unis, de la Chine ou des grandes entreprises de nouvelles technologies. Nous devons dénoncer de manière internationale les mécanismes d’un transhumanisme qui est déjà à nos portes. Mais nous portons tous la responsabilité politique de l’action de nos gouvernements ce qui nous donne d’ailleurs la légitimité pour parler, dénoncer et résister. Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, ne va pas se contenter de se cantonner à des salles d’hôpital aseptisées. Personne n’en sortira indemne.

Nous sommes tous concernés

Ce n’est pas la génération future qui réglera le problème, ni la génération d’avant qui aurait du y penser. C’est ici et maintenant. Il est grand temps de refermer la boite de Pandore. Chaque année qui passe amène ses nouveaux progrès scientifiques, de nouvelles questions. Chaque année qui passe est une année de perdue. Dans une vingtaine, peut-être une dizaine d’années, le séquençage du génome et le médecine prédictive seront peut être obligatoires, et de toutes façons démocratisées par le biais de modèle économique visant à ouvrir ce type d’actes à tous. Nous verrons un temps où le nombre de grossesses déclenchées artificiellement dépassera le nombre des grossesses naturelles. Ou les assurances refuseront de couvrir les grossesses naturelles. Il est temps de ne pas laisser notre quotidien nous aveugler. Il est temps de comprendre que nous vivons déjà dans le monde de GATTACA. Il est temps de se lever, de bousculer nos habitudes, de nous engager. Nous savons de quel côté se trouve la vérité, la dignité, et nous ne pouvons privilégier la politique du canapé.  Et ne pas se dissimuler derrière le ‘les inscriptions sont déjà closes’ alors que l’on a pas fait les démarches pour s’inscrire. Il est temps de s’informer, de construire une opposition et de partir au combat. Avoir des convictions ne suffit pas, il est temps de mettre la réflexion en action.

Bébés à la carte :

Conférence de la Cour de Cassation disponible sur internet :

Délit d’entrave à l’IVG : Laurence Rossignol reconnait avoir voulu « déstabiliser” les associations pro-vie

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Un an après l’adoption de cette loi, aucune plainte n’a été déposée, preuve que ce délit n’existe pas et que le but recherché était de faire pression sur les association pro-vie qui aident les femmes en difficulté :

La loi, promulguée fin mars, punit de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende les auteurs de sites internet poursuivis par une femme estimant avoir reçu “des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation” pour l’empêcher d’avorter. Douze mois plus tard, aucune plainte n’a été déposée, selon les informations recueillies par l’AFP. Ivg.net, avortement.net, SOSbébés, afterbaiz, testpositif… Ces plateformes accusées par les institutions de délivrer de “fausses informations”, parfois “sous une apparence officielle” ou via des numéros d’écoute gratuits, figurent en bonne place sur les moteurs de recherche.

Pour Alba Horvat, juriste bénévole à la Fondation des femmes, la loi n’a pas eu d’effet car elle est “trop complexe”. “Le délit est écrit de telle manière qu’il est difficile à démontrer”, explique-t-elle à l’AFP. « Pour prouver l’entrave, on doit être en présence d’une femme qui cherche à s’informer sur l’IVG, qui subisse des menaces ou pressions assez graves pour qu’elle s’en rende compte, qu’elle en soit suffisamment affectée pour aller porter plainte, et qu’elle garde des preuves de ce qu’elle a subi ».

Cette fondation féministe voudrait porter une première action en justice. Un processus “long” qui se heurte à des difficultés pour trouver des victimes et collecter des preuves (factures de téléphone, échanges de messages, etc.), reconnaît Mme Horvat. “Le texte est difficile car il est contraint par les principes généraux sur la liberté d’expression”, défend la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, à l’époque ministre des Droits des femmes (…)

De fait, pour éviter qu’elle soit invalidée par le Conseil constitutionnel, saisi par des parlementaires au nom de la liberté d’expression, elle avait été réécrite “deux ou trois fois”, se souvient Catherine Coutelle, ancienne présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale. « On ne ferme pas les sites des pro-vie, on dit que les personnes qui ont été abusées ont le droit de porter plainte » poursuit la rapporteure de la loi (…)

Chez ivg.net, site créé en 2008 qui était encore l’an passé mieux référencé que le site gouvernemental (…), on réfute “toute accusation d’entrave”, défendant “la liberté des femmes” de s’informer. « Je ne vois pas comment on pourrait avoir une plainte dans la mesure où on répond à une démarche personnelle » dit à l’AFP Marie Philippe, directrice de cette publication d’une trentaine d’écoutantes et modérateurs, discrète sur ses positions sur l’avortement. “C’est une loi d’idée, pas applicable”, estime Emile Duport, porte-parole du mouvement anti-IVG Les Survivants qui possède plusieurs sites, affirmant en avoir été “peu inquiété”. “Au contraire, ça nous a médiatisés”, poursuit-il.

Reste que depuis un an, ces plateformes disent recevoir davantage de faux témoignages ou d’appels de femmes cherchant, selon eux, à les “piéger”. “Le but était aussi de déstabiliser”, poursuit Laurence Rossignol, » Si aujourd’hui ces sites se sentent épiés, sous surveillance, et qu’ils font plus attention à ce qu’ils disent, c’est qu’on a un peu réussi ».

Cela s’appelle le harcèlement démocratique.

Juristes pour l’enfance auditionné par le Comité consultatif national d’éthique

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Communiqué :

Xrohk« L’Association Juristes pour l’enfance sera prochainement auditionnée à l’invitation du Comité consultatif national d’éthique pour faire part de ses observations sur les questions à l’ordre du jour des états généraux de la bioéthique.

L’Association souhaite alerter le législateur et les citoyens sur la nécessité de replacer l’intérêt de l’enfant au cœur de notre législation, tant du point de vue de sa conception (PMA et GPA) que de sa fin de vie.
L’Association attire l’attention du CCNE sur les risques d’une reconnaissance d’un véritable « droit à l’enfant » qui satisferait des désirs d’adultes en méconnaissance de l’intérêt et des droits de l’enfant, glissement annoncé notamment par les projets suivants :

  • La PMA pour les femmes qui aurait pour effet de priver l’enfant, délibérément et définitivement, de père, au mépris de son droit à connaître ses parents et à être élevé par eux, en contradiction avec la Convention internationale des droits de l’enfant
  • La GPA (qu’elle soit ou non qualifiée de pseudo « éthique ») qui entraînerait une méconnaissance des droits fondamentaux de l’enfant.

En outre, l’Association Juristes pour l’enfance demande au législateur de modifier certaines dispositions de la loi actuelle afin d’assurer un meilleur respect des droits de l’enfant que la France s’est engagée à respecter :

  • Mettre fin au don de gamètes qui prive l’enfant de ses origines

  • Remplacer la congélation des embryons par celle des gamètes

  • Mettre en œuvre les alternatives à la recherche sur l’embryon humain

  • Mettre fin aux trafics de GPA qui prolifèrent en méconnaissance de la loi actuelle

  • Exclure les mineurs de la procédure collégiale d’arrêt des traitements en fin de vie pour restituer aux parents l’autorité parentale, au profit de l’enfant. »

Elle allaite à fortes doses de spironolactone, progestérone, estradiol, dompéridone …

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Nos médias sont en pâmoison devant cette grande première : « Pour la première fois, une femme transgenre allaite son enfant »…

« Ce cas montre que, dans certaines circonstances, une lactation modeste mais fonctionnelle peut concerner les femmes transgenres« , affirment les auteurs d’une étude parue dans le dernier numéro de la revue Transgender Health.

Pourtant… les détails donnés par le Quotidien du Pharmacien sont moins glorieux et révèlent que ce « miracle » a été obtenu par un cocktail de :

  • traitement antiandrogène depuis 6 ans (spironolactone)
  • doses de progestérone et d’estradiol
  • et une prescription de dompéridone

« Elle-même sous traitement antiandrogène depuis 6 ans (spironolactone), elle rêve d’assurer ce rôle. Soit, répondent les médecins qui ont sans doute déjà à l’esprit le projet d’une prochaine publication… Des doses de progestérone et d’estradiol sont donc administrées et progressivement augmentées. Une prescription de dompéridone, antinauséeux connu pour stimuler la lactation, est ajoutée. Enfin, pour compléter la stimulation, la candidate à l’allaitement utilise une pompe à sein (tire-lait) six fois par jour. Au bout d’un mois de ce traitement, les premières gouttes de lait perlent aux tétons. »

Et dans le même temps, ils s’indignent contre Lactalis, dont le lait aurait été contaminé…

Ecoles libres : Philippe de Villiers interpelle Jean-Michel Blanquer

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Philippe de Villiers s’inquiète dans Valeurs actuelles :

Unknown-2« Monsieur Blanquer, une proposition de loi visant à simplifier et à mieux encadrer le régime d’ouverture des classes et établissements privés hors contrat est à l’ordre du jour de la séance plénière au Sénat le 21 février prochain. Une initiative similaire avait été retoquée par le Conseil constitutionnel en janvier 2017. La revoilà pourtant.

On me dit que vous vous acharnez à défendre ce projet pour en finir avec les écoles hors contrat. La France avait l’impression, à lire vos premiers pas et à deviner ce que signifiait votre démarche, que vous vouliez redonner de la souplesse et de la liberté au système scolaire français. C’était une vraie joie pour beaucoup de professeurs, de parents et de citoyens. On allait peut-être réapprendre à lire et à écrire à l’école. Sans trop rêver, on pouvait quand même songer à ce qu’un jour, on apprenne la littérature et l’histoire de France, à nouveau, comme au temps du roman national. Et là, c’est la douche froide.

Vous êtes beaucoup plus jeune que moi. Je vous dirai simplement : souvenez-vous de M. Savary. C’était un de vos illustres prédécesseurs. Il avait une idée en tête : un seul peuple, une seule école. Laïque, universelle et obligatoire. Un grand service public qui devait unifier secteur privé et secteur public. Il y eut un million de Français qui descendit dans la rue. Et avec sagesse, le célèbre prédécesseur de M. Macron a renvoyé M. Savary à ses chères études. Le projet fut retiré.

Tous les directeurs d’école hors contrat sont des gens passionnés, je ne laisserai jamais fermer l’école du Puy du Fou. Votre projet est mortifère, il est soviétiforme. Il ne vous ressemble pas. Reprenez-vous, monsieur Blanquer, retrouvez vos esprits. Et tournez-vous à nouveau vers la Liberté ! »

Dieu seul peut nous donner le vrai bonheur

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Du pape François lors de l’Angélus hier :

Cq5dam.thumbnail.cropped.750.422« Ce premier dimanche de carême, l’Evangile rappelle les thèmes de la tentation, de la conversion et de la Bonne nouvelle.

L’évangéliste Marc écrit: « L’Esprit poussa Jésus au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan » (Mc 1,12-13). Jésus va au désert pour se préparer à sa mission dans le monde. Il n’a pas besoin de conversion, mais, en tant qu’homme, il doit passer par cette épreuve, pour lui-même, pour obéir à la volonté du Père, comme pour nous, pour nous donner la grâce de vaincre les tentations.

Cette préparation consiste dans le combat contre mal. Pour nous aussi, le carême est un temps de « lutte » spirituelle: nous sommes appelés à affronter le Malin par la prière pour être capables, avec l’aide de Dieu, de le vaincre dans notre vie quotidienne. Hélas, le mal est à l’oeuvre dans notre existence et autour de nous, où se manifestent des violences, le refus de l’autre, des fermetures, des guerres, des injustices.

Juste après les tentations au désert, Jésus commence  prêcher l’Evangile, c’est-à-dire la Bonne nouvelle, – deuxième mot -. Le premier était « tentation », le deuxième « Bonne nouvelle ». Et cette Bonne nouvelle exige de l’homme conversion – troisième mot – et foi. Il annonce: « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche »; puis il adresse cette exhortation: « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (v.15), c’est-à-dire croyez à cette Bonne nouvelle  que le règne de Dieu est proche.

Nous avons toujours besoin de conversion dans notre vie quotidienne – tous les jours! – , et l’Eglise nous fait prier pour cela. En effet, nous ne sommes jamais suffisamment orientés vers Dieu et nous devons continuellement diriger vers lui notre esprit et notre coeur.

Pour faire cela, il faut avoir le courage de repousser tout ce qui nous conduit en-dehors de la route: les fausses valeurs qui nous trompent en attirant notre égoïsme de façon sournoise. Au contraire, nous devons avoir confiance dans le Seigneur, dans sa bonté, et dans son projet d’amour pour chacun de nous.

Le carême est un temps de pénitence, oui, mais ce n’est pas un temps triste! C’est un temps de pénitence, mais ce n’est pas un temps triste, de deuil. C’est un engagement joyeux et sérieux pour nous dépouiller de notre égoïsme, de notre vieil homme, et pour nous renouveler selon la grâce de notre baptême.

Dieu seul peut nous donner le vrai bonheur: c’est inutile de perdre notre temps à le chercher ailleurs: dans les richesses, dans les plaisirs, dans le pouvoir, dans la carrière… Le règne de Dieu, c’est la réalisation de toutes nos aspirations, parce que c’est, en même temps, salut de l’homme et gloire de Dieu.

En ce premier dimanche de carême, nous sommes appelés à écouter avec attention et à accueillir cet appel de Jésus à nous convertir et à croire à l’Evangile. Nous sommes exhortés à commencer avec engagement le chemin vers Pâques, pour accueillir toujours davantage la grâce de Dieu qui veut transformer le monde ne un règne de justice, de paix et de fraternité.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à vivre ce carême dans la fidélité à la Parole de Dieu, et avec une prière continuelle, comme Jésus l’a fait au désert. Ce n’est pas impossible! Il s’agit de vivre les journées avec le désir d’accueillir l’amour qui vient de Dieu et qui veut transformer notre vie et le monde entier. »

Référendum sur la redevance

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UnknownCe n’est pas en France, mais en Suisse.

Le 4 mars, les Suisses voteront dans le cadre d’une votation sur l’avenir de la redevance radio-télé. Cette initiative est intitulée No Billag, en référence à la société qui perçoit cette redevance. Les jeunes libéraux sont à l’origine de cette votation. Ils se disent ulcérés par le montant de la redevance bien trop élevé : environ 400 euros par an. Louise témoigne :

« On a une sorte d’abonnement qui nous propose un peu de tout, mais finalement c’est beaucoup de rien, car il y a peu de choses qu’on utilise de manière effective. »

Cette remarque s’applique aussi à la France… où la remise en cause de cette redevance est encore loin d’être d’actualité.

Trois quarts des revenus de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) dépend de cette redevance. Autant dire que le résultat de cette votation signerait la fin de cet organisme.

Attentat islamiste contre une église dans le Caucase

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DWVVB7uWAAIQFlJUn homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade à la sortie d’une église orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe. L’assaillant, Khalil Khalilov, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été tué.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995. Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant “Allahu Akbar” et a blessé mortellement quatre personnes » [une cinquième a succombé à ses blessures]. « Il avait un fusil et un couteau ». « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

L’organisation État Islamique a revendiqué cet attentat antichrétien. L’État Islamique est implanté au Daghestan depuis 2013, et c’est cette petite république musulmane, membre de la Fédération de Russie, qui lui a fourni le plus grand nombre de combattants russophones.

Le grand remplacement jusqu’au cinéma

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De Michel Geoffroy sur Polemia :

King-arthur-legend-of-the-sword« Depuis longtemps les films hollywoodiens nous montrent que les méchants sont des albo-européens, même si leur nationalité peut varier selon le scénario. Des méchants mafieux siciliens, des méchants albanais qui organisent des réseaux de prostitution et surtout des méchants russes… Tous fachos et suppôts de Poutine ! Comme lorsqu’à la télévision, on nous présente des policiers procédant à une interpellation : le prévenu est toujours de la bonne couleur ! Car les codes hollywoodiens se sont imposés partout en Occident. Les asiatiques ont certes eu leur heure de gloire dans le registre du mal cinématographique : du Docteur No au méchant Thao qui veut voler la belle voiture de Clint Eastwood puisqu’il est bien connu que les gangs hmongs sont très puissants outre-atlantique…. Il y a encore périodiquement aussi des méchants terroristes islamistes au cinéma, mais ils sont heureusement souvent mis hors d’état de nuire par de gentils policiers musulmans ou noirs. Mais aujourd’hui, sur nos écrans, chacun peut constater que les méchants sont pour l’essentiel des « personnes perçues comme blanches ».

Les gentils sont afro-américains

Les afro-américains, par contre, entrent rarement dans la catégorie des méchants. Ils jouent en général des rôles de policiers, de militaires, de savants, de prêtres (non pédophiles) ou d’informaticiens dans les productions hollywoodiennes. S’ils commettent des hold-up c’est en général pour se venger des méchants blancs, car ce sont toujours de gentils bandits. Ils sont aussi Président des Etats-Unis ce qui, vous en conviendrez, est un gage de gentillesse. Ce stéréotypeapparaît désormais comme la marque de fabrique des productions hollywoodiennes et déteint partout.

Le rôle des lobbies communautaires

Cette situation ne résulte pas du hasard. Elle traduit d’abord la volonté de l’industrie médiatique de séduire aux Etats-Unis le public afro-américain et, sur un plan plus général, de s’adapter à un monde où, demain, 40% de la population mondiale, sera, d’après les prévisions de l’ONU, issue du continent africain. Et de s’adapter aussi à une Amérique de moins en moins WASP et de plus en plus multiculturelle. Un phénomène qui se retrouve d’ailleurs dans la propagande publicitaire, qui met désormais systématiquement en scène des couples mixtes ou des métis voire qui vise des créneaux carrément ethniques, mot novlangue pour désigner un segment de cette clientèle « perçue comme non-blanche ». Le stéréotype « méchant blanc/gentil noir » traduit aussi la vigilance des associations de défense communautaires qui veillent au respect de la bonne image cinématographique et télévisuelle des « minorités » et qui n’hésitent pas à engager des procès et des boycotts pour se faire entendre.

Les remakes, expressions de la nouvelle norme politiquement correcte

D’où aussi la propension du cinéma à augmenter la proportion de personnages de couleur incarnant un rôle positif dans le scénario, comme on peut le voir lorsqu’on examine des remakes. Car les remakes correspondent le plus souvent à une réécriture politiquement correcte de l’œuvre initiale. Ainsi par exemple le film américain de fiction apocalyptique Je suis une légende de Françis Lawrence (2007) est un remake du film Le Survivant de Boris Sagal (1971). Mais dans ce remake, le héros est noir (incarné par l’acteur Will Smith) alors que, dans le film original, il est blanc (incarné par l’acteur Charlton Heston). Dans le remake le héros rencontre aussi une femme blanche ; dans le film initial il rencontre une métisse. Dans le remake enfin, les méchants mutants ont la peau blanchâtre alors que dans la version originale ils avaient la peau sombre ! En d’autres termes le starring du film a été systématiquement inversé.

Salauds de blancs !

Cette comparaison permet de mesurer la progression du stéréotype consistant désormais à associer aux albo-européens des caractères systématiquement négatifs. Un stéréotype que bien sûr les bonnes âmes se gardent de dénoncer. Ainsi, par exemple, dans le film de fiction Prometheus de Ridley Scott (2012), les méchants humanoïdes albinos qui veulent détruire la terre, semblent sortis de la statuaire d’Arno Brecker ! Et dans le même film le capitaine du vaisseau spatial qui se sacrifie courageusement pour sauver la terre est… un afro-américain, comme il se doit. Il serait fastidieux de citer les innombrables scénarios, que ce soit sur grand ou petit écran, qui reposent sur ce stéréotype de nature raciste : salauds de blancs, gentils noirs ! Mais ce racisme ne choque évidemment pas les ligues de vertu puisque, par construction, le racisme anti-blanc n’existe pas. Et qu’il véhicule une haine de soi à destination du seul public albo-européen, sommé de gober sans broncher ces stéréotypes masochistes. Les blancs sont méchants et les gentils sont de couleur : une autre façon, finalement, d’affirmer que « l’immigration est une chance pour nous » !

Le Grand Remplacement, c’est aussi dans nos têtes

Mais cela ne suffisait pas ! Car aujourd’hui Hollywood et ses suiveurs sont en passe de franchir une nouvelle étape : remplacer tout simplement les albo-européens par des afro-américains dans les films à prétention historique. Par exemple dans le film King Arthur de Guy Ritchi (2016), l’acteur noir Djiman Hoansou incarne un chevalier de la Table Ronde, sir Bevedere. Dans la série télévisée Once Upon a Time, c’est Sinqua Walls, un autre acteur noir, qui joue le rôle de Lancelot. Dans le film Robin Hood Origin d’Otto Bathurst, le personnage de Petit Jean sera joué par un acteur afro-américain Jamie Fox. Au théâtre, l’actrice afro-américaine Condola Rashad incarnera Joan Of Arc. Et dans la série de la BBC The Hollow crown, la reine Marguerite d’Anjou est jouée par l’actrice métisse Sophie Okonedo. On entend déjà les bonnes âmes s’écrier : pourquoi une personne « perçue comme non blanche »n’aurait-elle pas le droit de jouer Lancelot ou Marguerite de Valois ? D’autant que les races humaines n’existent que dans l’esprit tordu des racistes. Mais, curieusement, les mêmes ne supporteraient sans doute pas qu’un acteur albo-européen joue, par exemple, le personnage de Martin Luther King…Comme le footballeur Antoine Griezmann l’a appris à ses dépens, quand il s’est déguisé en basketteur afro-américain ! Car pour le Système médiatique, il ne peut y avoir de réciprocité : le Remplacement n’est autorisé que dans un seul sens. Sinon c’est du racisme, du colonialisme ou de l’appropriation culturelle. Bref, c’est toujours mal quand c’est blanc.

Un casting ridicule ? Non un projet chaotique

A l’évidence ces castings placés sous le signe de la « diversité », comme ces scénarios où les méchants sont invariablement des albo-européens, ne sont pas neutres : ils jettent les bases d’une nouvelle guerre cognitive menée contre les Européens. Une guerre destinée à leur faire croire qu’ils n’existent pas, sinon pour nuire au reste de l’humanité. Une guerre qui s’attaque aux représentations de leur passé donc à leur identité et à leur être. Une guerre qui s’intègre dans le projet chaotique de la Super Classe Mondiale consistant à transformer les Européens en monades, pour mieux les mettre en servitude. Ces castings font certes sourire ceux qui ont encore un peu de culture, car il est douteux qu’on ait désormais le droit d’en rire en Europe de l’Ouest. Mais qu’en sera-t-il demain des petits européens qui auront été essorés par la machine à « éducation inclusive », sevrés de théorie du genre et d’antiracisme obligatoires et lobotomisés à la sous-culture du portable ? Croiront-ils que le roi Arthur était un migrant Erythréen et que Jeanne d’Arc entendait des Negro Spirituals avant d’aller bouter les Russes hors d’Ukraine ? Si c’est le cas, la Super Classe Mondiale qui pilote les écrans aura gagné : ils ne seront plus Européens car ils auront aussi été remplacés dans leur tête. »

A quand le ski et la cornemuse aux Jeux Olympiques ?

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Actuellement vicaire à Notre-Dame du Mont Carmel (Denver), l’abbé Daniel Nolan, FSSP, a inventé un nouveau sport : le ski et la cornemuse… en même temps, afin de récolter des fonds pour le projet de construction d’une nouvelle église.

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Olivier Demeulenaere :L’Assaut

L’Assaut

« Les informations et les images, terribles, du début de l’assaut terrestre sur la Ghouta orientale font état de combats d’une violence extrême, allant jusqu’au corps à corps, l’usage de lances-flammes et l’échanges furieux de projectiles, de cadavres amoncelés par dizaines dans tous les coins de rue et des dévastations dépassant celles pouvant être causées par un séisme tellurique de très forte magnitude.

Jadis le grenier fertile de la région de Damas, réputée pour ses vergers et ses terres fertiles, la Ghouta orientale a subi une urbanisation anarchique en partie induite par un exode rural mais également par l’émergence de ce que l’on peut appeler une bourgeoisie d’affaires formée majoritairement mais pas exclusivement par des islamistes ayant connu un enrichissement spectaculaire grâce à la spéculation immobilière et foncière.

Peuplée par 2 800 000 habitants avant la guerre, la Ghouta orientale fut investie par des dizaines de groupes armés qui y créèrent une sorte d’Émirat à la périphérie de la capitale Damas, où est déployée la IIIe division blindée de l’Armée Arabe Syrienne.

Aujourd’hui la Ghouta orientale, le dernier fief rebelle près de Damas, ne compte que 389 000 habitants dont près de 40 000 rebelles armés solidement retranchés dans une jungle en béton.

La plupart de ces rebelles sont des islamistes purs et durs de la tendance la plus extrémiste qui ait jamais existé à ce jour et dont les idées n’ont pratiquement rien à voir avec l’Islam.

Le gouvernement syrien dont les forces assiègent ce fief depuis des années a tenté de négocier à plusieurs reprises avec les groupes armés les plus puissants de la Ghouta pour obtenir un accord d’évacuation des femmes et des enfants mais les rebelles y ont toujours opposé une fin de non-recevoir.

Pour les Chefs militaires rebelles, la seule négociation possible avec le gouvernement « apostat et impie » est sur champ de bataille.

Damas est une ville relativement calme et sûre. Les seules menaces pesant sur Damas sont les raids aériens israéliens que l’Armée syrienne tente de stopper et les tirs d’obus de mortier et de roquettes à partir de la Ghouta orientale.

Un général des forces d’élite syriennes s’est adressé aux rebelles, les provoquant à un duel franc et régulier en laissant partir leurs femmes et enfants et toutes les personnes inaptes ou incapables de porter une arme et de combattre. La réponse fut assez prompte et percutante sous forme d’une longue salve d’obus de mortier.

Excédé par l’occupation US du Nord-Est de la Syrie (10 bases et 21 900 militaires US au milieu de 60 000 combattants kurdes), le président Assad a décidé de renforcer l’autorité de l’État sur la Ghouta orientale après l’échec de négociations américano-russes.

Un assaut y est ordonné.

Plus de 290 officiers de liaison de plus de treize pays de l’OTAN et de pays Arabes se trouvent parmi les rebelles.

Les pays soutenant les rebelles crient déjà au massacre ».

Strategika 51, le 22 février 2018

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« Blâmer le dollar sur les rendements – Deutsche Bank !! » L’édito de Charles SANNAT-et varia

« Blâmer le dollar sur les rendements – Deutsche Bank !! » L’édito de Charles SANNAT
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents, George Saravelos est stratège à la Deutsche Bank et dans l’une de ses dernières prises de position, il suggère que le marché a encore du mal à comprendre ou à accepter la faiblesse du dollar. Si le dollar baisse, c’est justement parce que les taux montent ! « Comment se fait-il que les rendements américains soient en forte hausse alors que le dollar est en même temps si fa…  
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Europe. Les discussions sur l’union bancaire au point mort

C’est une dépêche Reuters qui nous apprend, ce qui n’est pas franchement une surprise, que figurez-vous, « les discussions sur une union bancaire sont au point mort, a déclaré mardi le ministre italien de l’Économie à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de l’Union européenne à Bruxelles ». La question de l’union bancaire, qui doit comprendre un système de garantie des dépôts, a longuement été évoquée au cours de ces deux derniers jours de réunions, a indiqué Pier Carlo Padoan. « Mal…  
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Une guerre douanière s’annoncerait entre Pékin et Washington

Nous allons attaquer le dur de la démondialisation voulue et souhaitée par Trump. Si c’est un processus, ce processus, au fur et à mesure que Trump assoit son pouvoir, va s’accélérer et prendre des formes de plus en plus visibles. N’oublions pas que Trump veut faire tourner le déficit budgétaire et sans un minimum de contrôle des frontières et droits de douane, les dollars fraîchement imprimés iront vite s’empiler… à Pékin en raison des importations massives de chinoiseries de toutes sortes. …  
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Cinq fruits et légumes par jour… Et des traces de pesticides

5 fruits et légumes par jour pour préparer votre cancer lié aux pesticides ! Bon, je suis peut-être rapide… mais tout de même ! Charles SANNAT « Près de trois quarts des fruits et 41 % des légumes non-bio sont porteurs de traces de pesticides : c’est la conclusion d’un rapport publié mardi par Générations futures, qui appelle à « un élan » pour utiliser moins de produits phytosanitaires. L’ONG, qui milite contre les pesticides, a compilé des données de la Direction générale de la concurr…  
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Israël signe un accord de 15 milliards de dollars américains pour exporter du gaz vers l’Égypte

Cet accord entre Israël et l’Égypte peut sembler surprenant pour certains. Pourtant, depuis des décennies et les accords israélo-égyptiens, les relations entre les deux pays sont réelles et très étroites, bien plus qu’il n’y paraît de manière visible. Entre Israël et l’Égypte, l’essentiel des relations est en réalité invisible pour les yeux… ou presque ! L’Égypte possède même sa propre centrale nucléaire pour enrichir un peu d’uranium sans que cela ne déclenche de bombardement de son voisin…
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Le blog de Liliane Held-Khawam:La guerre des normes est celle livrée par les lobbies des grandes multinationales.

La guerre des normes est celle livrée par les lobbies des grandes multinationales. LHK

Avant-propos:

La planète finance globalisée n’aime ni les PME, ni les, ni les paysans, ni les artisans. Tout ce qui lui échappe en matière de production doit être détruit. D’une manière ou d’une autre.

Nous avons vu l’exemple du malheureux producteur de pommes qui est pressurisé pour compenser les marges de misère générées par la vente des produits de l’industrie agro-alimentaire.

Voilà la mésaventure d’un artisan, fabriquant de jouets, qui doit arrêter son activité faute de pouvoir mettre 1’500 euros par jouet pour faire établir les normes.

Quand on sait comment et par qui les fameuses normes sont dictées à Bruxelles, le degré de pollution cancérogène qui hante les produits issus de l’industrie agro-alimentaire ou le traficotage de certaines « études scientifiques », nous n’avons plus envie de nous taire face à cette guerre livrée à l’économie réelle et de proximité.

Le cas présenté là nous concerne tous.

LHK

St Geyrac : Le fabricant de jouet artisanal poussé à la fermeture pour une question de normes. France TV

Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords - Philippe Niccolaï & Florian Rouliès / © France 3 Périgords - Philippe Niccolaï & Florian Rouliès
Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords – Philippe Niccolaï & Florian Rouliès / © France 3 Périgords – Philippe Niccolaï & Florian Rouliès

L’administration française est décidément bien contraignante pour les entrepreneurs, surtout les très modestes. Un petit artisan vient d’en faire l’amère expérience. Il doit cesser sa production de jouets en bois qu’il façonnait lui-même, mais pour lesquels il n’avait pas de mise aux normes

 

Par Pascal Faiseaux

Le petit menuisier de St Geyrac contraint d’abandonner la fabrique de jouets en bois

Si Gepetto vivait de nos jours en France, Pinocchio n’aurait jamais vu le jour… Et l’atelier de Patrice Albert à Saint Geyrac, c’est un peu le monde de Gepetto. Un modeste atelier de menuiserie que nous étions allé visiter quelques jours avant Noël, et dans lequel Patrice façonnait ses jouets en bois. Modèles réduits de voitures, figurines animées, cubes, tout un monde en bois pour enfants rêveurs et parents nostalgiques de leurs joujoux d’enfant en bon bois d’arbre.

Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords - Philippe Niccolaï
Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords – Philippe Niccolaï

Des jouets qui plaisaient tant que Patrice, modestement, avait commencé à les commercialiser il y a un an. Menuisier décorateur en recherche d’emploi il avait trouvé là de quoi faire plaisir en se faisant plaisir, et, cerise sur le gâteau, de quoi en vivre modestement. Un exemple réussi d’auto-entreprise heureuse.

Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords - Philippe Niccolaï
Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords – Philippe Niccolaï

Sauf que nous ne sommes pas en Italie en 1880, mais en France en 2018, un pays et une époque qui ne plaisantent pas avec la sécurité. Les services de la répression des fraudes ont donc fait leur travail, et demandé au petit menuisier de mettre sa production en accord avec la réglementation en vigueur…

Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords - Philippe Niccolaï
Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords – Philippe Niccolaï

En gros il s’agit de faire passer une batterie de tests à ses petits jouets, pour la modeste somme de 1 500 €uros par type de jouet. Une somme que ne peut évidemment pas investir Patrice. Pire, il pourrait être forcé à « rappeler » ses jouets déjà vendus. On imagine aisément les difficultés et le coût que cela peut engendrer. Patrice ferme donc son petit atelier de menuiserie et se prépare à consacrer son temps et son argent à répondre aux exigences administratives, en espérant ne pas avoir trop de problèmes…

Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords - Philippe Niccolaï
Patrice Albert va devoir stopper sa production de jouets en bois artisanal. France 3 Périgords – Philippe Niccolaï

Lire la suite sur le site:
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/perigord/st-geyrac-fabricant-jouet-artisanal-pousse-fermeture-question-normes-1427085.html

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Le Salon Beige: 22 nouveaux articles:Encore une fausse nouvelle d’Emmanuel Macron : sur Russia Today-et varia

Le Salon Beige: 22 nouveaux articles

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C’est arrivé un 17 février…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 février: saints du jour français ou en France.
    • St Bonose, évêque de Trèves († v. 306)

À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules.

  • St Silvin, évêque à Auchy († v. 717)

À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins.

  • le 17 février 1332 : Philippe VI émancipe son fils, Jean, héritier du trône, et le fait duc de Normandie.

Le Roi souhaite ardemment partir en croisade. Il garantit ainsi l’avenir surtout que le roi d’Angleterre conteste son accession au trône suite à la mort de son cousin Charles IV dernier des Capétiens directs.

  • le 17 février 1454 : le « Vœu du faisan ».

L’année qui suit la prise de Constantinople, le pape et l’empereur appellent à une nouvelle croisade. C’est, pour les seigneurs de Bourgogne et de Flandres, l’occasion de fastueuses réunions. Ainsi Philippe le Bon, duc de Bourgogne, fait le serment sur un superbe faisan qu’on lui apporte à manger, lors d’un banquet à Lille, de se croiser pour aller délivrer Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453. Il ne partira jamais.

  • le 17 février 1563 : naissance du duc François de Guise.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 17 février 1596 : le duc de Guise empêche la prise de Marseille par les Espagnols.
  • le 17 février 1670 : la France signe une alliance défensive avec la Bavière pour une action concertée à la mort de l’un des monarques, Léopold Ier d’Allemagne ou Charles d’Espagne.
  • le 17 février 1673 : mort de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Molière connaît une mort assez exceptionnelle pour un comédien : il est victime d’un malaise sur scène, alors qu’il joue le rôle du « Malade imaginaire« . Il a 51 ans. Il faut une intervention de Louis XIV, pour qu’il reçoive une sépulture chrétienne, à laquelle les acteurs n’ont d’ordinaire pas droit. Molière est inhumé le 21 février, au cimetière de l’église Saint-Eustache sans service solennel.

 

  • le 17 février 1781 : naissance de René Laennec, médecin français.

René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec nait à Quimper. Il devient docteur en médecine en 1804 et est nommé en 1816 à l’hôpital Necker de Paris. Il est l’inventeur du stéthoscope. Il publie en 1819 le « Traité d’auscultation médiate » et devient titulaire de la chaire de médecine pratique au Collège de France en 1822. Il meurt en 1826 de la tuberculose.

  • le 17 février 1795 : Traité de la Jaunaye.

Malgré la défaite de Savenay, la résistance catholique renaît à l’ouest. La situation est simple et se résume, depuis le début des colonnes infernales de Turreau, à l’alternative: « être tué, ou tuer ». L’hiver 93/94 a été marqué par les crimes de Carrier à Nantes, de Francastel à Angers, de Turreau, partout où il passe. La réaction des Blancs est rapide et efficace : chasse et extermination des colonnes infernales, une à une, et des camps retranchés bleus. Car les Bleus ne se risquent plus dans le pays. Ils établissent des camps retranchés qu’ils ne parviennent pas à ravitailler et qui sont rasés.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu’ils n’auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 1795 (Stofflet signe le 2 mai suivant): liberté religieuse, liberté des chefs, indemnités.

Le 25 juin 1795, Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye. Il le fait peu ou prou à l’annonce du débarquement du comte d’Artois après l’annonce de la mort de Louis XVII. Stofflet fait de même en janvier 1796, mais à regret et sur ordre des princes. Assisté de l’abbé Bernier, il administre son territoire au nom de Louis XVII et imprime du papier monnaie. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 96, et Charette en mars.16 juillet 1801: Bonaparte établit un nouveau Concordat

Il reste que comme le souligne François Marie Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs les accords de La Jaunaie soulignent l’importance tant militaire que politique acquise par le général François-Athanase de Charrette ; entraînent la reconnaissance de la liberté de culte en France et soulignent que :

«  …aux yeux de l’Histoire, qu’un régime d’oppression, s’appuyant sur la Terreur, ne peut s’établir durablement lorsqu’on y résiste de toute son âme. » (*)

(*) Emmanuel Catta dans Revue du Souvenir vendéen, n°191, éditorial, cité par FM Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, éditions de chiré, page 87)

  • le 17 février 1798 : Berthier transmet au pape Pie VI l’ordre du Directoire de quitter Rome dans les 3 jours.
  • le 17 février 1800 : Bonaparte crée les fonctions de préfets et de sous-préfets.
  • le 17 février 1810 : les Etats pontificaux sont annexés à l’Empire et transformés en deux départements.

Un Sénatus-consulte réunit la ville de Rome à l’Empire. Les 4 articles de la Déclaration gallicane de 1682 sont repris et deviennent loi de l’Empire. Le pape peut s’installer ou à Rome ou à Paris. L’héritier du trône impérial portera le titre de Roi de Rome.

  • le 17 février 1852 : contrôle de la presse renforcé.

Par un décret le 17 février, alors qu’elle avait été suspendue au lendemain du coup d’Etat, la presse est surveillée et contrôlée plus étroitement que jamais par un ensemble de mesures préventives, d’obligations et de sanctions prévues.

  • le 17 février 1859 : les Français prennent Saigon.

Une flotte française, commandée par l’amiral Rigault de Genouilly, remonte la rivière de Saigon, détruit les forts qui la bordent, et envahit la ville de Saigon, suite à l’appel à l’aide des missionnaires français, après le meurtre de plusieurs missionnaires chrétiens européens. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s’est allié avec l’un d’eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l’Annam et le Tonkin et restaurer la dynastie des Nguyên. La guerre civile force les Français à intervenir. Après Saigon, ils conquièrent la Cochinchine en 1867.

  • le 17 février 1863 : création de la Croix-Rouge.
  • le 17 février 1871 : Denfert-Rochereau évacue Belfort.

Belfort, dernier bastion français à résistant aux Prussiens, se rend sur ordre du gouvernement mais avec les honneurs militaires. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes. Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort devient grâce à sa conduite héroïque un département français.

  • le 17 février 1914 : le projet d’impôt sur le revenu de Joseph Caillaux est rejeté par le Sénat car « contraire aux mœurs ».
  • le 17 février 1916 : les troupes françaises et britanniques occupent la colonie allemande du Cameroun.
  • le 17 février 1950 : déclaration de J-P Warburg devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain.

« Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si le gouvernement mondial sera obtenu par consentement ou par conquête. »

J-P Warburg, mort en 1982 est à l’époque membre du CFR, Council on foreign relations. Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 236)

  • le 17 février 1966 : mission accomplie pour Diapason.

Le 2ème engin spatial français tourne depuis quelques heures autour de la Terre, sur une orbite très proche de celle qui avait été prévue.

  • le 17 février 1966 : déclaration de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi

« Le 19 juillet 1974, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit à quelques Conférences épiscopales une lettre qui leur était uniquement adressée au sujet de l’interprétation du canon 2335 du Code de Droit Canon qui interdit aux catholiques, sous peine d’excommunication, de s’inscrire à des sectes maçonniques ou à des associations semblables.

Parce que cette lettre, devenue du domaine public, a donné lieu à des interprétations fausses et tendancieuses, cette Congrégation, sans préjuger de la future révision de ce même Droit canon, confirme et déclare ce qui suit:

1) en ce qui concerne la question dont il s’agit, la discipline canonique n’a nullement été changée et elle conserve donc toute sa force;

2) par conséquent, ni l’excommunication ni les autres peines prévues n’ont été abrogées;

3) ce qui, dans la lettre citée, concerne l’interprétation du canon dont il s’agit doit être compris, comme cela était dans les intentions de la S. Congrégation, seulement comme un rappel des principes généraux d’interprétation des lois pénales pour la solution des cas particuliers qui peuvent être soumis au jugement des ordinaires d’un lieu. L’intention de la S. Congrégation n’était pas de conférer aux Conférences épiscopales la faculté de prononcer publiquement un jugement de caractère général sur la nature des associations maçonniques, jugement qui impliquerait des dérogations aux normes susdites.

À Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 17 février 1981. »

Franjo Card. ŠEPERPréfet

Voir la chronique du 26 novembre.

  • le 17 février 1986 : à Versailles commence le 1er Sommet international de la francophonie.

Des représentants de 41 pays, comptant environ 120 millions d’habitants, y prennent part.

  • le 17 février 2001 : une intuition de Jean Raspail se réalise…

Un cargo, « l’East Sea », transportant 908 immigrants clandestins, pour la plupart des Kurdes irakiens, s’échoue sur une plage de Saint-Raphaël après sept jours de mer. Le camp des Saints, livre de Jean Raspail se réalise. En quelques jours il se seront tous dispersés dans la nature. Certains seront arrêtés aux frontières italiennes et allemandes ; frontières qui existaient à l’époque !

  • le 17 février 2002 : fin du cours légal du franc français après 641 ans d’existence.

Le Traité de Maastricht a mis fin aux monnaies nationales. Voici les visages familiers et historiques que les Français ne peuvent plus voir depuis ce jour :

Saint-Exupéry (1900-1944)                Debussy (1862-1918)

Delacroix (1798-1863)

Pascal (1623-1662)

Eiffel (1832-1923)

Les premiers francs sont frappés le 5 décembre 1360 à Compiègne, pour payer la rançon du Roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais voir la chronique du 5 décembre. On peut y voir sur le coté « face » de la pièce le Roi Jean II le Bon, à cheval, galopant à gauche, l’épée haute ; figue également sur la pièce une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduite par « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Francs »

Le Franc ne subsiste plus qu’à travers les francs CFA et CFP.

  • le 17 février 2004 : au Portugal, 17 personnes sont acquittées des charges d’avortement au terme d’un procès très médiatique qui relance le débat sur un assouplissement de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse.

L’échec de l’Afrique du Sud « post-apartheid »

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De Bernard Lugan :

Images-7« En Afrique du Sud, les fins de mandat des présidents se ressemblent : par un coup d’Etat interne à l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa a évincé le président Jacob Zuma, lequel avait fait de même avec Thabo Mbeki en 2008. En dehors du fait qu’un Venda va remplacer un Zulu, cette révolution de palais ne changera pas grand-chose dans le pays. A un Jacob Zuma lié au gang indien Gupta, va en effet succéder l’ex avocat-syndicaliste Cyril Ramaphosa. Ce dernier a bâti sa colossale fortune dans les conseils d’administration des sociétés minières blanches au sein desquels il fut coopté en échange de son « expertise » syndicale. En réalité, il fut adoubé par le patronat pour contrer les revendications des mineurs noirs dont il fut le représentant avant 1994 !!!

Le leader révolutionnaire Julius Malema a donc raison de dire qu’: « En Afrique du Sud, la situation est pire que sous l’apartheid (et que) la seule chose qui a changé, c’est qu’un gouvernement blanc a été remplacé par un gouvernement de Noirs ». Avec une différence cependant : avant 1994 les Noirs ne mouraient pas de faim, ils étaient gratuitement soignés et éduqués, l’électricité fonctionnait, les pénuries d’eau étaient inconnues et la police faisait son travail…

La présidence de Jacob Zuma s’est donc achevée dans le désastre. Englué dans plusieurs affaires de corruption, le président sud-africain a été pris la main dans le sac d’une gigantesque entreprise de favoritisme d’Etat au profit de la famille Gupta. Une commission judiciaire fut même désignée pour enquêter sur la gravissime accusation de « State Capture » car ces gangsters affairistes avaient réussi à imposer leur droit de regard sur les nominations officielles, ce qui leur avait permis de placer leurs agents à tous les rouages de décision de l’Etat et des entreprises publiques.

Ne nous trompons pas d’analyse, car le départ de Jacob Zuma ne va pas permettre d’ouvrir des fontaines laissant couler le lait et le miel. Contrairement à ce qu’écrivent les journalistes, l’affaire Zuma est en effet, et d’abord, la conséquence de l’incurie du parti gouvernemental ANC, l’arbre qui cache la forêt d’un gangstérisme d’Etat. C’est la faillite de l’ANC qui est mise en évidence à travers elle car, entre 1994 et 2018, le mouvement de Nelson Mandela a conduit le pays vers un naufrage qui se mesure en quelques chiffres :

  • Bien que réalisant ¼ du PIB de tout le continent, l’Afrique du Sud est aujourd’hui devenue un des 5 pays « les moins performants » d’Afrique, juste devant les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland.
  • Au mois de mai 2017, l’Afrique du Sud est entrée en récession. Or, en 2000, il fut acté par l’ONU que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont le principal était le recul de la pauvreté, ne pourraient être atteints sans un minimum de croissance annuelle de 7% durant plusieurs années.
  • Le chômage touche plus de 40% des actifs quand les chiffres officiels sont de 25%
  • Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994.
  • Un habitant sur trois survit grâce aux aides sociales, le Social Grant.
  • A l’exception de l’agriculture, branche encore contrôlée par les Blancs – mais pour combien de temps? -, tous les secteurs économiques sud-africains sont en recul, à commencer par les industries de main d’œuvre (textile, vêtement, chaussures), qui n’ont pu résister aux importations chinoises. Quant aux secteurs de la mécanique dans lesquels, avant 1994, l’Afrique du Sud produisait la majeure partie des pièces dont ses industries avaient besoin, ils sont moribonds.
  • Même les mines ont sombré. Pertes de production et de revenus, plus coûts d’exploitation en hausse constants, ont eu pour conséquence la fermeture des puits secondaires et la mise à pied de dizaines de milliers de mineurs. Pour maintenir la production, il aurait fallu investir des sommes colossales, mais le climat social, la corruption et l’insécurité ont découragé les investisseurs qui ont préféré faire glisser leurs activités vers des pays moins incertains. L’industrie minière est également pénalisée par les coupures de courant à répétition car la compagnie publique Eskom, littéralement pillée par ses nouveaux dirigeants nommés par l’ANC a, de plus, vécu sur l’héritage laissé par le régime blanc et sans procéder aux investissements indispensables. Résultat : les mines qui représentent aujourd’hui 10% du PIB sud-africain, qui emploient 8% de la population active et qui sont le premier employeur du pays avec 500.000 emplois directs, ont perdu plus de 300.000 emplois depuis 1994.

Le soit disant héritage négatif de «l ‘apartheid » a, des années durant, servi d’excuse aux dirigeants sud-africains. Or, personne ne peut plus nier qu’en 1994, quand le président De Klerk hissa au pouvoir un Nelson Mandela bien incapable de le conquérir par les armes, il légua à l’ANC la première économie du continent, un pays doté d’infrastructures de communication et de transport à l’égal des pays développés, un secteur financier moderne et prospère, une large indépendance énergétique, une industrie diversifiée, des capacités techniques de haut niveau et la première armée africaine. Force est également de constater que, libérée de l’ « oppression raciste », la « nouvelle Afrique du Sud » fut immédiatement la proie du parti prédateur ANC dont les cadres, aussi incapables que corrompus, eurent comme objectif principal leur propre enrichissement.

La leçon sud-africaine est donc limpide : en 24 ans de pouvoir sans partage, l’ANC a ruiné un pays prospère, le transformant en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences. Les gogos occidentaux continueront pourtant à se pâmer devant la figure tutélaire de Nelson Mandela, le chef de l’ANC, tout en continuant à avoir « les yeux de Chimène » pour le fantasme de la « nation arc-en-ciel ». Dans les jours qui viennent, tétanisés par leurs certitudes, les « spécialistes » auto-proclamés vont donc disserter à l’infini sur le remplacement du « maffieux » Zuma par le « vertueux » Ramaphosa. « Vertueux » par définition puisqu’il était prétendument l’héritier préféré de « l’icône » Mandela…

La seule question qui mériterait d’être posée, mais ils ne la poseront pas, ou alors très partiellement, est de savoir comment le nouveau président va pouvoir gérer le naufrage de l’économie sud-africaine, comment il va pouvoir gouverner en étant pris entre des pressions internes et externes contradictoires. Vont en effet se confronter deux plaques tectoniques, celle des milieux d’affaires pro-occidentaux qui ont fait sa fortune et celle des tendances radicales-racialistes lourdes qui constituent le fonds de commerce de l’ANC et des partisans de Julius Malema.

IMedia : Mennel, victime ou provocatrice ?

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17 février : chapelet pour la france à Toulouse

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Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un CHAPELET pour la FRANCE le Samedi 17 Février 2018 de 14h30 à 15h30, en l’église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Encore une fausse nouvelle d’Emmanuel Macron : sur Russia Today

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Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Capture d’écran 2018-02-16 à 18.17.49« On sait que pour Macron et pour tout l’établissement de la pensée unique RT n’est qu’un outil de propagande du Kremlin, diffusant des fausses nouvelles pour infléchir les votes des citoyens et les faire voter comme le souhaite Poutine (présidentielle américaine, Brexit, Catalogne, etc.). Et ses journalistes ne sont donc pas des journalistes, mais des agents d’influence et d’intoxication qu’il convient d’exclure des événements politiques.

Le 10 avril prochain auront lieu les New York Festivals qui récompensent les meilleures réalisations des médias. RT est nominée 17 fois, soit davantage que CNN, la BBC ou Sky News. »

Parmi les réalisations de RT nominées : la couverture du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, celle des élections législatives en Allemagne ou encore celle de la Coupe des Confédérations de football 2017 en Russie.

La droite doit s’émanciper de la tutelle idéologique imposée par ses adversaires

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Le sénateur Bruno Retailleau a repris Force républicaine, le micro parti hérité de la campagne. Il a été interrogé dans Le Point. Extraits :

Unknown-30Comment, concrètement, Force républicaine compte-t-il peser au sein des Républicains ?

En renouvelant à la fois nos méthodes et nos idées. C’est l’exemple des mercredis de Force républicaine : chaque premier mercredi du mois, une soirée thématique est organisée avec de grands intervenants, retransmise en direct dans des ateliers civiques répartis sur tout le territoire. Le premier a eu lieu le 7 février dernier sur le thème de l’immigration, avec François-Noël Buffet et Michèle Tribalat. Une cinquantaine d’ateliers partout en France ont réfléchi et travaillé sur ce sujet. Je crois qu’il faut profondément changer nos modes d’action, mais sans sacrifier le fond à la forme. Nous voulons être un aiguillon intellectuel pour la droite, proposer une vision originale sur les grands enjeux d’avenir. Il n’y aura pas de réformes efficaces en France sans rupture. Nous organisons par exemple le 24 mars prochain une convention sur l’Europe avec des intellectuels comme Pierre Manent et des personnalités européennes, allemandes et polonaises notamment. Ce que je veux, c’est secouer le cocotier intellectuel à droite, lever les tabous et aller plus loin que les simples slogans. Parce que pour vaincre, il faut d’abord convaincre. […] Notre rôle, c’est de reconstruire en commençant par les fondations : les idées. C’est le combat que je veux mener.

Votre vision de la droite et la sienne [Laurent Wauquiez] sont donc similaires ?

Nous sommes différents naturellement. Nous avons chacun notre parcours, notre tempérament. Mais je partage avec lui cette conviction que la droite doit s’assumer, s’émanciper à la fois d’un certain économisme et de la tutelle idéologique que lui ont trop souvent imposée ses adversaires. Cette émancipation est nécessaire. Emmanuel Macron marchera d’autant plus facilement si nous délaissons notre propre chemin.

[…] Tirons les leçons du passé : ne pas avoir supprimé les 35 heures lorsque nous étions au pouvoir a été une erreur que notre pays continue de payer, de l’hôpital public jusque dans nos PME. Ne rouvrons pas le robinet d’eau tiède économique ! La situation est trop grave, la crise trop profonde. La droite doit défendre une vraie politique de liberté pour nos entreprises. Ce qui ne signifie pas céder à un ultralibéralisme sans foi ni loi : oui à l’économie de marché mais non à la société de marché ! Le débat à venir sur les questions bioéthiques doit d’ailleurs être l’occasion pour notre famille politique de montrer que l’on peut vouloir lever les freins à la liberté économique sans pour autant se jeter dans une course folle à la marchandisation, notamment avec la GPA ou les dérives liées au transhumanisme. […] »

La CEDH méprise de manière générale la religion et ses liens avec la morale

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Extraits d’un article publié par l’ECLJ sur « Comment concilier les libertés d’expression et de religion? ». Il porte sur un jugement récent de la CEDH sur des publicités lituaniennes pour vêtements représentant le Christ et la Vierge Marie. Le litige a malheureusement été tranché à l’unanimité en faveur du fabricant de vêtements, contre l’avis des autorités lituaniennes et de l’Église catholique. 

Publicité lituanienne avec Jésus et la Vierge Marie« En ce qui concerne la protection de la morale, la CEDH a considéré que les juridictions lituaniennes internes n’avaient pas énoncé « des motifs pertinents et suffisants » pour justifier une restriction à la liberté d’expression. Pourtant, leur argumentation paraît tout à fait satisfaisante. Selon la Cour administrative suprême lituanienne dans sa décision du 25 avril 2014, « les publicités sont clairement contraires à la moralité publique, car la religion (…) contribue inévitablement au développement moral de la société ». De plus, « les symboles à caractère religieux occupent une place importante dans le système des valeurs spirituelles des individus et de la société, et leur utilisation inappropriée les dévalorise [et] est contraire aux normes morales et éthiques universellement acceptées » (§ 25). D’après la Conférence épiscopale de Lituanie, « le Christ et Marie, en tant que symboles de la foi, représentent certaines valeurs morales et incarnent la perfection éthique, et pour cela ils sont des modèles (…). La représentation inappropriée du Christ et de Marie dans les publicités encourage une attitude frivole à l’égard des valeurs éthiques de la foi chrétienne, et promeut un style de vie incompatible avec les principes d’une personne religieuse ». (…)

Le raisonnement de la CEDH comporte des faiblesses sur deux points utilisés pour rejeter la position des juridictions lituaniennes internes.

D’une part, la Cour européenne considère que les juridictions internes et autorités lituaniennes auraient dû prouver ce qui paraissent être des évidences. En particulier, elles auraient dû, selon la Cour, démontrer que « Jésus » et « Marie » sont bien des références religieuses et ne sont pas utilisés seulement comme des interjections exprimant des émotions (§ 79). Pourtant, plusieurs éléments visibles montrent bien que « Jésus » et « Marie » font incontestablement référence aux personnes bibliques. Il est notamment possible de distinguer un chapelet, des auréoles doublées de nimbes, deux croix, un tatouage représentant le cœur transpercé de Marie, ou encore une couronne évoquant la couronne d’épines.

D’autre part, la CEDH critique les juridictions internes pour n’avoir pas consulté des communautés religieuses chrétiennes non-catholiques ou non-chrétiennes (§ 80). Les premières représentent seulement 5,7 % de la population et sont principalement composées d’orthodoxes[5], qui vénèrent également la Vierge Marie. Les secondes représentent moins de 1 % de la population, ne reconnaissent pas le personnage de Jésus comme Dieu et Fils de Dieu, et n’accordent pas à sa mère Marie la même importance que dans le christianisme. Il ne paraît donc aucunement pertinent de les consulter.

L’impact des publicités sur la moralité publique de la société lituanienne a été sous-estimé, eu égard aux liens très forts entre la religion et la morale dans ce pays majoritairement chrétien. Cette décision, qui donne raison à l’immoralité au nom de la liberté, risque d’être perçue par la Lituanie comme discréditant les droits de l’homme. (…)

Alors que la foi catholique est – comme nous l’avons vu – partagée par 77 % des Lituaniens et la foi chrétienne par 83 %, la Cour refuse de tirer les conséquences de cette donnée sociologique dans l’arrêt Sekmadienis Ltd. c. Lituanie. Au contraire, la CEDH fait plusieurs fois référence au caractère « pluraliste » de la société lituanienne (par exemple, § 81). Le juge de Strasbourg donne ainsi une importance disproportionnée aux 6,1 % de Lituaniens qui disent ne pas avoir de religion[17]. La morale et la religion des Lituaniens, qui révèlent une absence de pluralisme et une unité nationale, ne semblent donc même plus être appréhendées comme des données sociologiques que la Cour doit reconnaître. Que le pluralisme soit ou non une réalité sociale, il est dans tous les cas considéré par la CEDH comme un idéal que tous les pays devraient adopter. La société n’est pas regardée telle qu’elle est, mais telle qu’elle devrait être selon une idéologie libérale et progressiste.

Les devoirs et responsabilités constitutifs de la liberté d’expression sont négligés et les choix religieux « anticonformistes » sont privilégiés. Le relativisme religieux et moral n’est donc pas un constat mais un choix politique et idéologique imposé par le Conseil de l’Europe et l’ONU à des peuples réticents.  (…)

C’est en réalité la crainte d’un verrouillage de la liberté d’expression par l’islam qui semble conduire la Cour à ne pas tenir compte de l’offense vécue par les chrétiens lituaniens et à dégager des principes généraux permissifs. En effet, les juges de Strasbourg doivent trancher de plus en plus de litiges concernant la liberté d’expression sur la religion musulmane et veulent à juste titre protéger la faculté de provoquer pour briser des idoles et susciter le débat. Cette liberté doit en effet être protégée même lorsque des communautés musulmanes tentent d’imposer une censure par la violence, pouvant aller jusqu’à des assassinats comme le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris. L’actualité de l’islam perturbe l’appréciation de la Cour européenne et les réactions disproportionnées de croyants musulmans refusant toute critique de leur religion incitent les juges à ignorer de manière générale l’avis des communautés religieuses, même les plus pacifiques.

Or, il est difficile (voire impossible) d’appliquer les mêmes règles à des religions n’ayant pas du tout la même relation au débat fondé sur la raison et la recherche sincère de la vérité. En effet, alors que les communautés chrétiennes se plaignent parfois d’offenses visant à blesser gratuitement et ayant un impact négatif général sur l’ensemble de la société et sur la morale, des communautés musulmanes tendent à réagir fortement et systématiquement afin de faire obstacle à tout débat, ce dont témoignent deux affaires pendantes à la CEDH.  L’ECLJ a soumis des observations écrites à la Cour européenne en tierce intervention dans l’affaire E.S. c. Autriche (n° 38450/12) pour rappeler que les propos en cause faisaient référence à un fait historique établi, c’est-à-dire le mariage de Mahomet avec une fille de six ans (Aïcha). Ces propos ne visaient donc pas à offenser gratuitement, mais à émettre une critique constructive de l’islam pour contribuer à un débat sur la religion et sur la pratique encore actuelle du mariage des filles pré-pubères dans des pays musulmans[18]. De même, dans l’affaire Smirnova c. Russie (n°50228/06), la reproduction par le requérant des caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten était une provocation visant à souligner le manque de liberté dans l’islam et la violence islamiste, qui sont étayés par des faits depuis les débuts de l’islam et jusqu’à aujourd’hui.

Tenter de dégager des principes applicables à toutes les religions est illusoire et mène la CEDH à mépriser de manière générale la religion et ses liens avec la morale.

Malgré le contexte actuel de développement tumultueux de l’islam en Europe, il est indispensable de renouer avec la tradition européenne pluriséculaire de la disputatio sur des sujets religieux.

Dans une disputatio, ce n’est pas la force ou l’intérêt qui triomphent, mais la vérité factuelle et la justesse des arguments. Le christianisme s’est développé sur des disputationēs dès l’origine, avec notamment une « vive » et « intense discussion » rapportée par les Actes des Apôtres sur les prescriptions juives (Ac 15). Le contexte du développement des universités à la fin du Moyen Âge a permis de nombreuses disputationēs sur des sujets théologiques[19]. C’est également au cours d’une disputatio à Valladolid que le frère dominicain Bartolomé de Las Casas a pu démontrer au XVIème siècle que les Amérindiens avaient une âme. Des débats religieux fondés sur la raison et le respect mutuel ont pu également avoir lieu entre des chrétiens et des musulmans, par exemple lors de la rencontre entre saint François d’Assise et le sultan d’Égypte Malik al-Kamil en 1219, malgré le contexte des croisades[20]. Dans son discours du 12 septembre 2006 à Ratisbonne sur le rapport entre la raison et la foi, le pape Benoît XVI a proposé aux musulmans une disputatio, qui a malheureusement été refusée par une grande partie de leurs chefs religieux.

Dans un objectif de paix, les différentes institutions et juridictions doivent favoriser les droits et libertés permettant la recherche sincère de la vérité, y compris religieuse, et les débats contradictoires fondés sur la raison et mêlant fermeté et courtoisie. »

« Non, ouvrir une école hors contrat n’est pas plus facile que d’ouvrir un kebab ! »

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Communiqué de la Fondation pur l’école :

Capture d’écran 2018-02-16 à 15.01.23« Hier, dans le cadre de l’Emission politique sur France 2, le Ministre de l’Education nationale – cf vidéo – a donné crédit à son interlocutrice qui prétendait qu’ « il est plus facile d’ouvrir une école qu’un kebab ou un lavomatique ».

La Fondation pour l’école, fondation reconnue d’utilité publique qui travaille depuis 10 ans à l’amélioration de l’efficacité et de la justice du système éducatif français par le développement de la liberté scolaire, entend réagir fermement à ces affirmations, parce qu’elles sont erronées.

1- M. le Ministre J. M. Blanquer, meilleur ministre de l’Education nationale depuis bien longtemps, annonce son intention d’accomplir des réformes allant dans le bon sens (dictée, autonomie des établissements, 4 opérations, méthodes syllabique, uniforme, portable, autorité, innovation, évaluation…). La Fondation pour l’école salue ces déclarations d’intentions, et souhaite que le Ministre parvienne à les mettre effectivement en œuvre. Le Ministre aborde les problèmes avec pragmatisme et finesse, sans œillère idéologique. Mais sur la question des écoles hors contrat, J. M. Blanquer est manifestement mal informé pour avoir répondu comme il l’a fait. Il suffit de se reporter, en fin de ce communiqué, à la synthèse du régime d’ouverture des classes hors contrat pour s’en persuader.

2- Il faut nommer les choses par leur nom. Ce sont des écoles pouvant être instrumentalisées au profit du terrorisme, dont notre société doit absolument se prémunir. Alors c’est ce problème qu’il faut traiter avec courage, sans étouffer la liberté scolaire de l’ensemble des écoles hors contrat, confessionnelles ou laïques, légalement déclarées et inspectées, qui sont en plein essor, parce qu’elles répondent au besoin d’alternative pédagogique et d’innovation que ressentent les familles et la société civile en général. 84% des créations d’école hors contrat sont non confessionnelles. La plupart sont des écoles Montessori ou écocitoyennes. Les écoles musulmanes régulièrement déclarées représentent moins de 0,5% de l’ensemble (sources : www.ecoles-libres.fr). S’il y a des risques d’endoctrinement islamiste, ils se trouvent dans les structures périscolaires (cours de soutien, clubs de sport…), pas dans le cadre très encadré des écoles hors contrat légalement déclarées. Il ne faut pas que le Ministre se trompe de combat. La liberté d’enseignement est constitutionnelle. C’est en référence à cette liberté ainsi que celle d’association que le Conseil constitutionnel avait invalidé une précédente réforme législative du régime de création d’école qu’avait voulu Mme Najat Vallaud-Belkacem il y a un an.

La liberté d’ouvrir des classes ou des écoles libres de leur pédagogie est indispensable à la liberté de la société et à la réforme de notre école publique.

3- La Fondation pour l’école prend au sérieux la menace terroriste, et n’a certainement pas l’intention de servir de cheval de Troie à des gens qui n’auraient pas le souci des enfants mais de l’extrémisme religieux. Elle a d’ailleurs proposé aux autorités publiques des modalités efficaces de renforcer le contrôle pour prévenir tout risque, même si à ce jour, il faut bien le dire, la totalité des terroristes sont passés par les bancs de l’école publique. Elle attend donc que l’Education nationale déploie l’essentiel de ses efforts de contrôle, là où réside l’essentiel du risque.

4- Enfin, rappelons que le contrat n’est légalement accessible qu’au bout de 5 ans, ce qui veut dire que toute création d’école privée passe nécessairement par la procédure dont on parle. Il en va de même pour tout changement de directeur ou de locaux d’une école privée déjà ouverte. En touchant au régime de création des classes hors contrat, c’est l’avenir de l’ensemble des écoles privées, ouvertes ou à venir, que l’on menace. Il faut noter aussi que la plupart des ministres, de gauche comme de droite, placent leurs enfants dans ces écoles privées, en particulier catholiques. Preuve qu’elles ne sont pas sans qualité !

5- La solution pour prémunir nos enfants de tout endoctrinement extrémiste n’est pas de rendre plus difficiles les ouvertures d’écoles libres (sinon il y aura de plus en plus de formes clandestines de scolarisation, sur lequel aucun contrôle n’aura lieu, ce qui sera une régression de l’Etat de droit). La solution est que les corps de contrôle (et pas uniquement l’Education nationale, mais aussi le Ministère de l’Intérieur fort de toute sa compétence en matière d’antiterrorisme) aient le courage d’inspecter effectivement les structures pouvant poser problème, qu’elles soient déclarées sous le statut d’école ou sous une autre forme non scolaire, et que les décisions de justice soient effectivement exécutées. L’affaire de l’école toulousaine Al Badr, condamnée par la justice à fermer mais toujours ouverte à ce jour parce que les pouvoirs publics n’ont pas exécuté la décision de justice, en est la parfaite illustration.

Voici une synthèse du cadre juridique strict régissant les ouvertures de classes hors contrat:

La possibilité de créer une école hors contrat découle directement de la liberté d’enseignement, qui est une liberté constitutionnelle encadrée par la loi, la jurisprudence constitutionnelle et administrative. La circulaire n° 2015-115 du 17 juillet 2015 détaille exhaustivement la totalité des régimes d’ouverture et de contrôle des écoles hors contrat.
La personne qui veut ouvrir une école privée doit préalablement déclarer son intention et non son ouverture (art. L 441-1 code de l’éducation). C’est donc un projet qui est soumis à l’Administration, laquelle n’est pas mise devant le fait accompli. L’Administration est constituée en l’espèce de quatre autorités de contrôle : Maire, autorité académique, procureur et préfet qui peuvent bloquer son ouverture en s’y opposant. Nombreux sont donc les interlocuteurs qui disposent en amont d’un droit de regard et d’opposition sur le projet d’école.

Le Maire d’abord, qui reçoit la déclaration d’intention pour tout projet d’établissement scolaire du premier degré, dispose d’un délai de 8 jours pour s’opposer à l’ouverture s’il juge que les locaux ne sont pas convenables pour des raisons tirées des bonnes mœurs et de l’hygiène. Il doit par ailleurs afficher en Mairie cette déclaration durant un mois, afin de transmettre l’information sur ce projet à toute personne intéressée. Un contrôle par les services de renseignement sur les porteurs de projet est généralement diligenté à ce moment -là.

Le candidat à l’ouverture doit ensuite adresser copie de sa déclaration d’intention à l’autorité académique. Il doit y joindre un dossier complet comportant de nombreuses informations sur son parcours tant personnel que professionnel et sur son école. Le dossier doit comporter impérativement : son acte de naissance, ses diplômes, l’extrait de son casier judiciaire, l’indication des lieux où il a résidé et des professions qu’il a exercées pendant les dix années précédentes, le plan des locaux affectés à l’établissement et, s’il appartient à une association, une copie des statuts de cette association.

En outre, pour un établissement du second degré, la personne qui déclare son intention d’ouvrir un collège ou un lycée d’enseignement général doit justifier durant cinq ans au moins avoir exercé les fonctions de professeur ou de surveillant dans un établissement d’enseignement du second degré.

Tant que le dossier du demandeur ne contient pas l’ensemble des pièces demandées (article R. 441‑1 du code de l’éducation) aucun récépissé ne peut être délivré. Les délais pour faire opposition ne courent donc pas.

Le candidat à l’ouverture doit également adresser copie de sa déclaration d’intention d’ouverture au préfet et au procureur de la République. Cette dernière déclaration génère très souvent une enquête de police sur la personne du futur directeur (qui est alors convoqué au commissariat).

Une fois que le dossier de projet d’école est considéré comme complet par l’académie, le procureur et le préfet ces trois administrations délivrent alors au demandeur un récépissé. Après quoi, elles disposent d’un délai d’un mois pour examiner le dossier d’ouverture et s’y opposer. Les motifs pour faire opposition sont ceux de l’intérêt des bonnes mœurs et de l’hygiène.

Dès lors qu’une opposition a été faite, l’établissement ne peut pas ouvrir. Si l’établissement ouvre alors qu’une opposition a été notifiée au demandeur, le juge pénal est compétent (v. l’article 111‑5 du code pénal).

Pour mémoire, l’établissement scolaire en tant qu’établissement recevant du public (ERP) peut par ailleurs donner lieu à d’autres contrôles. Le maire dispose de compétences en matière de police, d’urbanisme, ou de sécurité des établissements recevant du public qui peuvent lui permettre de s’opposer à l’ouverture d’un établissement, sans se fonder sur le code de l’éducation. Il en va de même pour le préfet et le procureur de la République, qui, de plus, ont des compétences en matière de maintien et de respect de l’ordre public.
Une fois ouvert, l’établissement scolaire fait l’objet d’autant de contrôles que l’administration le souhaite.

Anne Coffinier, Directrice générale de la Fondation pour l’école

Grâces soient rendues aux phalanges de censeurs sorties des officines associatives

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D’Eric Letty dans Monde et vie :

951_Page_01« Maurras l’a échappé belle ! Le vieux royaliste irréductible, que Bernanos menaçait jadis d’avoir des obsèques au Panthéon, a manqué figurer au recueil officiel des commémorations républicaines. Certes, commémorer n’est pas fêter, comme l’ont rappelé Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory, membres du Haut Comité des commémorations nationales. Tout de même, cela aurait fait mauvais effet dans sa biographie posthume. Grâces soient donc rendues à SOS-Racisme, à la Licra et aux phalanges de censeurs sorties des officines associatives, de nous avoir épargné ça ! Et loués soient-ils aussi d’avoir attiré l’attention des Français sur l’œuvre trop oubliée de ce penseur politique de premier rang, dont les idées sont trop souvent caricaturées et le nom utilisé avec une connotation forcément péjorative pour discréditer tout politicien de droite, ou étiqueté comme tel, coupable d’avoir franchi une mystérieuse ligne Buisson-Maurras qui paraît être le nouveau Rubicon idéologique de la gauche.

Les contempteurs de Maurras lui auront ainsi assuré une nouvelle publicité. Puisse-t-elle inciter une partie, la plus large possible, de nos compatriotes à lire ce pestiféré, à la faveur des rééditions annoncées cette année. Ils y trouveront une pensée très loin d’être réductible à l’antisémitisme « d’État » (Maurras réfutait vigoureusement les théories racialistes). Son apport principal réside, à mon sens, dans la conception d’un ordre politique qu’il regarde comme le mieux à même d’assurer l’existence et la grandeur de la nation française, et qui le conduit à conclure en faveur d’une restauration de la monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée. Un ordre fondé sur les communautés d’appartenance – à commencer par les familles – et les corps intermédiaires ; et couronné par le gouvernement royal, fort, indépendant, arbitre et garant de l’unité nationale, mais dont l’action reste limitée aux fonctions régaliennes, laissant les Français s’organiser librement : « en bas les républiques, en haut la royauté et, par-delà tous les espaces, la Papauté ! », écrivait-il en 1958 à Pierre Boutang.

Cette conception n’a rien perdu de son actualité, comme le montre aujourd’hui la question corse. S’il avait le moindre souci de la patrie – ce dont je doute –, je conseillerais à Emmanuel Macron de lire ces lignes tirées de La monarchie fédérale (1927) :

« En travaillant à la reconstruction de la ville ou de la province, on travaille à reconstituer la nation. Le provençal ne fait aucun obstacle à l’épuration et à l’illustration de la langue française, et bien au contraire il y aide. » (Il en va de même du corse.) « Le patriotisme français nourri et rafraîchi à ses vives sources locales est peut-être un peu plus compliqué à concevoir et à régler que le patriotisme unificateur, simpliste, administratif et abstrait de la tradition révolutionnaire et napoléonienne. Mais comme il est plus fort ! Et surtout, comme il est plus sûr ! »

De son côté, Gilles Simeoni pourrait lui aussi méditer cette remarque tirée du même ouvrage :

« Il n’y a pas antinomie, mais affinité entre l’unité française et les diversités régionales qui la composent (…) les peuples heureux, les politiques adroits sont d’ailleurs ceux qui savent combiner ces diversités au lieu de les entrechoquer. »

Mais la République française, qui vit des divisions partisanes et les entretient, s’est construite sur le jacobinisme en répudiant les libertés provinciales. L’Administration y est seule garante de l’unité, devenue synonyme d’uniformité. Comme le déplorait Maurras, le désordre républicain continue à mettre ainsi l’État partout, et l’inconstance en haut. »

La France recule sous les assauts de l’islam conquérant

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Pour Ivan Rioufol :

Unknown-29« Il crée le désordre dans la laïcité, la mixité, l’indivisibilité nationale. Il sème la discorde jusque dans l’école. Il fracture la nation. Partout, cette idéologie minoritaire exige sa visibilité, pose ses exigences, bouscule la République bonne fille. Emmanuel Macron promet d’aborder la question de l’islam avant la fin du premier semestre. Dimanche, il a dit vouloir «poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France». Bien. Mais sa prudence est un renoncement à affronter l’esprit totalitaire. Or il est à la source de l’épreuve de force. Un conseiller sur ce dossier, Hakim el-Karoui, constate (L’Opinion, lundi) que «les islamistes ont gagné la bataille de la norme, qu’il s’agisse du port du voile ou de la consommation de la viande hallal». Faudrait-il s’en satisfaire? Quand el-Karoui affirme dans la foulée qu’il faut «lutter contre l’islamophobie», en avalisant ce mot brandi par les islamistes et leurs caniches, il rend les armes. »

La France doit s’émanciper et sortir de la CEDH

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#GPA, immigration, procédure pénale, terrorisme… la #CEDH nous impose un modèle de société qui n’est pas le nôtre ! pic.twitter.com/UJO7exDeEi

— Valérie Boyer (@valerieboyer13) 15 février 2018

Presse aux ordres : Robert Ménard relaxé

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C’est une bonne nouvelle pour la liberté d’expression :

« Le maire de Béziers  Robert Ménard (…) poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d’être «en laisse», a été relaxé vendredi à Béziers.

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d’affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan: «Tous les jours, l’info en laisse». «A qui appartient Midi Libre?», interrogeait aussi l’affiche: «A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales». »

#Beziers @Midilibre : tous les jours l’info en laisse ! pic.twitter.com/P1LwFQFR0E

— Robert Ménard (@RobertMenardFR) 12 août 2016

Ce n’est pas un hasard si la presse écrite est en perte de vitesse

École, la haute trahison

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Entretien de Liberté politique avec Claude Meunier Berthelot

La crue de la Seine nous donne à voir ce que nous sommes

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Lu ici :

Pollution-seine

« La Seine retrouve petit à petit ses berges, laissant aux humains le spectacle de leur inconscience. Les branches des saules, des aulnes et des peupliers se voient transformées en pathétiques arbres d’un bien triste Noël, tout couverts de guirlandes en sacs plastiques, de bouteilles plastiques et de mille déchets comme autant de cadeaux dont la Nature ne veut pas.

Ainsi, ce qui était caché à nos yeux est découvert. La Terre ne ment pas, elle nous donne à voir ce que nous sommes. Qui d’entre nous peut accepter cela? Qui peut regarder ce spectacle sans avoir honte ? Nous sommes les acteurs désormais conscients d’une « culture » du déchet. Qu’on ne s’étonne pas alors que l’Homme lui-même soit considéré comme pouvant devenir lui aussi un déchet parmi tant d’autres, puisqu’il lui est refusé – laïcisme oblige – son caractère transcendant. […]

Les statuts de la Fraternité Saint-Pie X prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale

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Du 11 au 21 juillet se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Le Bulletin du district d’Allemagne s’est entretenu avec le secrétaire général de la Fraternité Saint-Pie X, l’abbé Christian Thouvenot, chargé de la préparation du Chapitre. Extraits :

13_dillwyn-minLa Fraternité est dirigée par un Supérieur général, aidé par deux Assistants, tous trois élus ?

En effet, la Fraternité est dirigée par trois supérieurs élus pour un mandat de douze ans. Leurs attributions concernent la bonne marche de la Fraternité, l’organisation de l’apostolat, les nominations à travers le monde, etc. Ils doivent veiller, selon les Statuts, à entretenir et augmenter dans les cœurs de tous les membres “une grande générosité, un profond esprit de foi, un zèle ardent au service de l’Eglise et des âmes”. Ils ont leur demeure à Menzingen, où ils peuvent se reposer entre deux courses apostoliques mais aussi travailler, prier, étudier… […]

En juillet prochain se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Cette réunion est importante puisqu’elle élit les supérieurs majeurs pour douze ans, et vérifie si la Fraternité demeure fidèle à ses statuts et à son esprit. C’est l’occasion de faire le point sur l’apostolat, le développement des œuvres, la vie de communauté, les moyens de sanctification des membres. Il aura lieu au séminaire Saint-Pie X, à Ecône. Il réunit tous les supérieurs de districts et de séminaires, les évêques, ainsi que les membres les plus anciens. Il sera précédé d’une retraite sacerdotale afin de bien s’y préparer.

Quelle est la tâche d’un Chapitre ?

Comme je vous l’ai dit, le Chapitre a pour but d’élire les supérieurs majeurs et de vérifier l’application des statuts. A l’occasion du Chapitre, tous les membres ont pu écrire au secrétariat général pour faire connaître leur avis, leurs souhaits ou faire part de leurs difficultés. Tous ces avis feront l’objet de synthèses et de discussions au Chapitre.

Qui peut être élu Supérieur général ?

Peut être élu tout membre prêtre, âgé d’au moins trente ans et ayant prononcé son engagement perpétuel dans la Fraternité. Cela représente une liste d’éligibles de 462 noms ! Le Supérieur général est élu à la majorité des 2/3, et les Assistants à la majorité absolue des voix. Les élections, auxquelles prennent part les 41 capitulants, se passent lors de scrutins à bulletin secret.

Les statuts rédigés par Mgr Marcel Lefebvre prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale de la Fraternité Saint-Pie X. La question d’une Prélature personnelle sera-t-elle discutée ?

En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”. Ce fut d’ailleurs le souci de Mgr Lefebvre, contre l’injuste et illégale suppression de la Fraternité en 1975, et au moment des propositions de reconnaissance canonique qu’il formula en 1987. Mais cette question de notre statut légal est une conséquence de la situation anormale de l’Eglise et du mauvais procès qui nous est fait. Nous sommes catholiques, romains, profondément unis au pape et à la hiérarchie de l’Eglise, mais dans la foi catholique. Nous suivons le pape, vicaire du Christ et successeur de saint Pierre, pas de Luther ou de Lamennais. Nous reconnaissons le magistère, l’autorité du Pontife romain et des conciles, mais dans la continuité de la Tradition, pas dans les nouveautés qui corrompent la foi, la liturgie et la doctrine de l’Eglise.

Pour répondre à votre question, il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect. […] »

Premier bilan d’Emmanuel Macron : 8 mois pour rien

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La liturgie, prière du Corps mystique. La participation active – Vendredi après les cendres

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Carl Lang : « La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle »

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Carl Lang, qui était présent lors de la dernière Marche pour la Vie, répond dans son livre-entretien à la question de l’avortement, de la politique familiale et sur la PMA et GPA :

Ob_2cdfd6_cl-mplvLe rôle d’un Etat digne de ce nom est de mettre en place une politique d’accueil de la vie.

Les défenseurs de l’IVG nous parlent toujours « du libre choix, du libre choix, du libre choix! ». En réalité, il n’y a pas de réel libre choix aujourd’hui puisque l’Etat n’offre pas aux femmes qui veulent avorter une alternative économique et sociale protectrice et crédible. Sue cette question de l’IVG, il me semble qu’il y a deux niveaux distincts de responsabilité. La responsabilité individuelle et la responsabilité politique. je laisse le domaine de la responsabilité individuelle à la conscience de chacun.

Pour ce qui est de la responsabilité politique, le rôle d’un Etat national est de mettre en place une politique d’accueil de la vie, une politique de protection de la mère et de l’enfant en créant un statut de la mère de famille. Ce statut implique la mise à disposition de ressources financières d’une protection sociale, d’une facilité d’accès au logement ainsi que le droit à la retraite le moment venu. La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle.

Cela s’inscrit, de plus, dans la mise en place d’une politique de la famille et de soutien à la natalité française. Il y a eu dans certains Etats d’Europe des politiques familiales qui furent très efficaces en termes de natalité, en particulier en Scandinavie dans les années 80. Une vraie politique familiale est efficace en matière démographique. Il va sans dire que cette politique n’est envisageable que dans le cadre du patriotisme social. L’attribution des aides sociales doivent se faire exclusivement au profit des familles françaises. La famille, dans sa conception traditionnelle. Ainsi, le mariage basé sur l’union d’un homme et d’une femme forme le socle de l’organisation sociale. Cela devrait être une évidence pour tous (…)

La GPA n’est rien d’autre que la marchandisation du corps, une abomination qui piétine la dignité humaine et souille les valeurs les plus essentielles de l’homme, et ce, quelles que soient les croyances religieuses. C’est de la traite d’enfants. Une abjection.

La PMA me parait d’une autre nature. C’est la recherche de la vie, pas le commerce de l’enfant. Elle ne me parait concevable que dans le but de bâtir une famille basée sur l’union d’un homme et d’une femme. Je suis donc hostile à la PMA pour tous.

Ce sont là des choix éthiques qui sont liés à nos valeurs humaines et à nos valeurs de civilisation. Nous croyons que la vie humaine est sacrée et que l’on ne peut tuer ni l’innocent ni le juste. Nous croyons au droit inviolable de tout être innocent à la vie et nous sommes attachés au respect de la dignité des personnes. Nous croyons aussi à la loi morale naturelle et au sens moral. Non, la personne humaine et l’enfant à naître ne sont pas des marchandises. »

Une église dédiée aux 21 martyrs coptes assassinés par l’Etat islamique

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CaptureLe 15 février, une église en l’honneur des 21 chrétiens exécutés en Libye en janvier 2015 par Daech a été inaugurée en Moyenne-Égypte, dans la province de Minya. L’église dédiée aux 21 martyrs coptes « de la foi et de la Patrie » décapités en Libye en 2015 par les djihadistes affiliés au prétendu « État islamique » a été inaugurée le 15 février, jour fixé pour leur mémoire liturgique. Le lieu de culte, construit à al Our, le village proche de la ville de Samalut, en province de Minya, d’où provenaient 13 des 21 martyrs, a été achevée ces mois derniers.

Une semaine après le massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Église copte orthodoxe, fixant leur mémoire liturgique au 15 février.

Réorganiser l’islam de France ?

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Comprendre la mobilisation des agriculteurs

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De Loup Mautin, agriculteur :

Capture d’écran 2018-02-16 à 07.02.22« Sacrifiée par l’Union européenne, l’agriculture n’en finit plus de mourir. Partout, dans le pays, ce n’est plus la neige qui bloque les routes, mais ce sont ceux qui, avec l’énergie du désespoir, défendent les primes qui les maintiennent artificiellement en vie… ou, plus exactement, le périmètre des zones qui détermine l’attribution de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN).

Cette aide est un coup de pouce à l’élevage, dans des zones défavorisées où il est particulièrement menacé de disparition. Ce sont des territoires ou des communes sur lesquels l’agriculture est plus délicate en raison du climat, du relief ou de la productivité de la terre. Ce sont, par exemple, des terrains en pente avec une texture du sol qui ne permet pas de faire des rendements importants, qui sont caillouteux, avec des reliefs difficiles, ou des terrains où les questions de sécheresse ou de froid sont importantes.

Les cartes sur la base desquelles sont attribuées ces aides datent de 1976. La Cour des comptes européenne les a remises en cause en partant du principe qu’elles étaient hétérogènes et non cohérentes entre tous les États membres. Une révision a donc été enclenchée à partir de 2013 et doit être mise en application à partir du 1er janvier 2019. Des critères, appelés « biophysiques », ont été définis et tous les États membres refont la cartographie à partir de ceux-ci. En France, l’ICHN est distribuée aux agriculteurs tous les ans et représente un milliard d’euros, sur les neuf qui sont versés au titre de la PAC. Elle est proportionnelle à la surface et au nombre d’animaux. En moyenne, une exploitation peut toucher entre 3.000 et 10.000 euros par an. Sur les territoires difficiles, cela peut correspondre à 30 %, voire 50 %, voire la totalité du revenu des agriculteurs.

Au moment où 60 % des céréaliers ne dégagent plus de revenus et où 30 % des agriculteurs vivent avec moins de 400 € par mois, la disparition de cette aide serait mortelle pour de nombreuses exploitations. C’est la raison pour laquelle la mobilisation grandissante, mais quelque peu ignorée, des agriculteurs en cette fin d’hiver doit être prise au sérieux, tout en gardant à l’esprit que ce n’est pas d’aides qu’ont besoin nos éleveurs et nos céréaliers, mais bien de prix rémunérateurs ! »

Crèche du conseil départemental de Vendée : rejet du pourvoi de la Libre Pensée

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La Fédération de la Libre-Pensée de Vendée s’était pourvu devant le Conseil d’Etat, suite au jugement de la Cour administrative d’appel de Nantes, autorisant la crèche de la Nativité installée dans les locaux publics du conseil départemental.

Le Conseil d’Etat a rendu sa décision le 14 février :

Unknown-28« Ainsi, la loi du 9 décembre 1905, qui a pour objet d’assurer la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes, s’oppose à l’installation par celles-ci, dans un emplacement public, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse. Elle ménage néanmoins des exceptions à cette interdiction. Est notamment réservée la possibilité pour les personnes publiques d’apposer de tels signes ou emblèmes dans un emplacement public à titre d’exposition. Une crèche de Noël est une représentation susceptible de revêtir une pluralité de significations. Il s’agit en effet d’une scène qui présente un caractère religieux, mais aussi d’un élément faisant partie des décorations et illustrations qui accompagnent traditionnellement les fêtes de fin d’année, sans signification religieuse particulière. Eu égard à cette pluralité de significations, l’installation d’une crèche de Noël, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse.

Pour apprécier si l’installation d’une crèche de Noël présente un caractère culturel, artistique ou festif, ou si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou marque une préférence religieuse, il y a lieu de tenir compte non seulement du contexte, qui doit être dépourvu de tout élément de prosélytisme, des conditions particulières de cette installation, de l’existence ou de l’absence d’usages locaux, mais aussi du lieu de cette installation.

Au regard du lieu de l’installation, la situation est différente, selon qu’il s’agit d’un bâtiment public, siège d’une collectivité publique ou d’un service public, ou d’un autre emplacement public. Ainsi, dans l’enceinte des bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, le fait pour une personne publique de procéder à l’installation d’une crèche de Noël ne peut, en l’absence de circonstances particulières permettant de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif, être regardé comme conforme aux exigences qui découlent du principe de neutralité des personnes publiques. A l’inverse, dans les autres emplacements publics, eu égard au caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année notamment sur la voie publique, l’installation à cette occasion et durant cette période d’une crèche de Noël par une personne publique est possible dès lors qu’elle ne constitue pas un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse.

Par la décision du jour, le Conseil d’État refuse, au terme de la procédure préalable d’examen des pourvois en cassation, d’admettre, pour l’instruire, le pourvoi formé par la Fédération de la libre pensée de Vendée.

Statuant comme juge de cassation, il n’appartient pas au Conseil d’État, en principe, de remettre en cause les constats de faits effectués par les juges du fond dans l’exercice de leur pouvoir souverain. Dans ces conditions, le Conseil d’État a estimé que les moyens du pourvoi qui tendaient à remettre en cause directement ou indirectement l’appréciation souveraine des juges du fond n’étaient pas de nature à justifier son admissio

 

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Anne Coffinier, directrice de la Fondation pour l’école:La liberté scolaire : une nouvelle fois menacée

La liberté scolaire : une nouvelle fois menacée

 


Chers amis,

Vous vous en souvenez, en 2016, Najat Vallaud-Belkacem avait tenté habilement de donner à l’Education nationale un pouvoir de vie et de mort sur le développement des écoles hors contrat. Nous avions alerté les parlementaires amis de la liberté scolaire, qui avaient heureusement obtenu du Conseil constitutionnel qu’il bloquât un tel projet liberticide. Nous pensions être débarrassés de ces menaces, surtout avec l’arrivée au ministère de J.M Blanquer. Mais c’était sans compter l’obstination de la haute administration qui s’est manifestement juré de juguler les écoles indépendantes.

Le projet de Najat Vallaud-Belkacem revient sous une autre forme. Il s’agit cette fois-ci d’une proposition de loi déposée au Sénat par la sénatrice centriste Françoise Gatel : la proposition de loi 589 qui vise à « simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture des établissements privés hors contrat ».

Cette proposition de loi, si elle était adoptée, aurait pour conséquence de restreindre très gravement la liberté de création d’écoles indépendantes et surtout de restreindre les libertés de programme et de méthodes qui font tout leur intérêt.

Depuis plusieurs semaines déjà, nous sommes mobilisés pour faire valoir le droit des écoles indépendantes, afin que cette proposition ne débouche pas sur une restriction de notre liberté de choisir l’école de nos enfants. Vous trouverez en pièce jointe de ce courriel une tribune publiée dans Le Figaro du lundi 12 février 2018. Pourriez-vous la diffuser dans vos réseaux ?

Une fois de plus, nous devons nous mobiliser pour sauver la liberté d’enseignement et garantir notre droit à ouvrir les écoles qui correspondent aux besoins de nos enfants !

Nous avons vraiment besoin de votre mobilisation et de votre soutien. Les écoles indépendantes doivent rester libres pour remplir leur mission d’utilité publique.

Fidèlement,

Anne Coffinier,
Directeur général de la Fondation pour l’école

  JE SOUTIENS L’ACTION DE LA FONDATION POUR L’ECOLE, JE FAIS UN DON  

NB : Tout don en ligne vous permet de recevoir votre reçu fiscal dans les 4 heures (IR, IFI, IS). Si vous choisissez un don par chèque adressé à la Fondation pour l’école, 25 rue Sainte-Isaure 75018 Paris, votre reçu vous parviendra dans la semaine. Si vous nous avez déjà envoyé votre don, je vous prie de ne pas tenir compte de ce message

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Pour une école libre au Québec:ECR : Visite voilée dans des « lieux de culte » sinon zéro…

Pour une école libre au Québec

 

 

Pour une école libre au Québec


ECR : Visite voilée dans des « lieux de culte » sinon zéro…

Posted: 15 Feb 2018 03:52 PM PST

L’ancien ministre Joseph Facal continue sa série de chroniques pour dénoncer le controversé programme d’Éthique et de culture religieuse (ECR) imposé par le gouvernement québécois à toutes les écoles (privées ou publiques) tout au long de la scolarité obligatoire (moins une année).

Voici une histoire vraie que je veux absolument partager avec vous.

Un soir de 2013, une jeune fille qui est en 4e secondaire tend un formulaire à signer à son père.

C’est une autorisation pour une sortie dans le cadre d’un cours d’ECR : les élèves visiteront divers lieux de culte.

Élèves de IVe secondaire de l’école Honoré-Mercier
dans un temple sikh situé sur la rue Cordner à Montréal

Tensions

Le père remarque que le formulaire dit que la jeune fille devra obligatoirement porter un voile dans certains de ces lieux. [Dans les église catholiques et les temples protestants ?]

L’activité compte pour 10 % de la note. Si pas de voile, pas d’activité, donc la fille récolterait un beau zéro.

Le père refuse. Sa fille lui dit : « Papa, tu ne vas pas faire ça ! » On connaît les ados.

Le père raconte : « Deux jours plus tard, je reçois un long courriel du prof d’ÉCR m’expliquant, sur un ton très pédagogique, les vertus de l’ouverture aux autres et les dangers du racisme ! »

Il répond à l’enseignant qu’il vient du Moyen-Orient et comprend parfaitement la signification du voile pour les femmes.

Il sait de quoi il parle. On n’imposera pas cela à sa fille. Il demande à rencontrer la direction, qui accepte.

Il dit :

« Je dois m’absenter du bureau, mon épouse aussi. Je suis nerveux, un peu troublé. Je marche sur des œufs, dans un champ miné : le politiquement correct, les prérogatives des profs, l’intervention des parents dans un contenu de programme officiel, ma fille que je ne veux pas singulariser, mon profond sentiment de refus de participer à cette oppression, notre désir de protéger l’essentiel. »

Lors de la rencontre, il explique qu’il a fui un radicalisme qu’il retrouve­­­ ici et qui progresse insidieusement­­­.

« La direction a été vraiment à l’écoute, dit-il, les profs ont finalement compris notre point de vue. On nous exempte des lieux problématiques. Ça se passe dans le respect, l’écoute, l’harmonie et la vérité. On repart pacifiés. »

Mais…

« Mais comment vous dire l’énergie nerveuse, le temps, le courage, le doigté et les nerfs que cela nous a pris, comme simples citoyens et comme parents, pour résister et essayer de ramener le bon sens dans tout cela. »

Nœud

Depuis, son école a annulé ces visites. Mais ailleurs ?

Sa conclusion :

« Cet incident m’a donné à réfléchir. […] Le cours d’ÉCR perpétue les stéréotypes et la discrimination envers les femmes. Ce cours favorise aussi le prisme religieux pour décrire la réalité de la diversité. Il néglige […] l’immense majorité des citoyens qui ne se définissent pas en premier lieu par leur appartenance religieuse et surtout pas par les signes ostentatoires de leur religion. De plus, en partant d’excellentes intentions, […] il banalise des pratiques très discutables prônées par des radicaux. Voilà le fond du problème. »

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Tout cela n’est-il qu’un jeu ? Se voiler pour s’ouvrir à la diversité… [rediff 2009]

Posted: 15 Feb 2018 03:37 PM PST

Dans le cadre du nouveau programme d’éthique et de culture religieuse en place dans toutes les écoles de la province, enfin sauf dans le Grand-Nord, les écoles juives orthodoxes et l’école à la maison, des élèves ont été amenés à « s’ouvrir à la diversité culturelle qui particularise la société québécoise » selon la Voix Pop. Pas plus qu’ailleurs en Occident, en réalité cela ne la caractérise en rien.

C’est dans ce contexte qu’un groupe d’adolescents de IVe secondaire de l’école Honoré-Mercier a été entraîné dans un temple sikh situé sur la rue Cordner, dans l’arrondissement de La Salle. Le Gurdwara Guru Nanak Darbar est le lieu de rassemblement de la communauté sikh de La Salle. Là tous ces élèves ont revêtu un foulard (objet sans doute sans valeur réelle pour eux) afin de pouvoir visiter le temple sikh et découvrir l’histoire de cette communauté, ses croyances, ses valeurs et ses pratiques. La journée s’est terminée par un goûter préparé et servi par les hôtes, des sikhs bénévoles du Gurdwara Guru Nanak Darbar.

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