Gaulisme.fr:Alain Gayet, compagnon de la libération…

Alain Gayet, compagnon de la libération…

Publié le 21 avril 2017 par administrateur dans A la une // 0 commentaire
Julie Gayet et son grand-père au Mont Valérien

Alain Gayet est né le 29 novembre 1922 à Paris de parents médecins physiologistes et chercheurs.

Alain Gayet

Dans la seconde partie des années trente, il fait un long séjour linguistique en Autriche où il assiste à la nazification progressive du pays. Il est lycéen à Brest en 1939 lorsqu’il est contraint, à la fin de l’année, de rentrer à Paris après la mort accidentelle de son père. C’est la débâcle de juin 1940 qui le conduit, avec sa famille, à retourner à Brest. Au lendemain du discours du maréchal Pétain du 17 juin 1940, refusant l’armistice, Alain Gayet embarque sur un chalutier à destination de Falmouth.

A Londres, il s’engage dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940, à l’âge de 17 ans. Affecté à la 1ère compagnie du Train, il participe à l’expédition de Dakar fin septembre 1940 avant de suivre, de janvier à juillet 1941, les cours d’élève officier au Camp Colonna d’Ornano à Brazzaville.

En septembre 1941, il rejoint à Damas, comme chef de peloton d’automitrailleuses au sein de l’escadron du capitaine Morel-Deville, les spahis marocains organisés en groupe de reconnaissance de corps d’armée (GRCA).

L’aspirant Gayet se distingue particulièrement le 24 octobre 1942 au combat d’El Himeimat (El Alamein) en Egypte. Le 6 novembre suivant, commandant le peloton de tête de l’avant-garde, il poursuit l’ennemi avec la plus grande énergie, bien que le blindé sur lequel il se trouve ait sauté sur des mines dès le début de l’action.

Au cours des opérations des 14 et 15 avril 1943, en Tunisie, dans la région de Gabès, Alain Gayet mène avec beaucoup de sang-froid et d’allant des patrouilles d’avant-garde prenant contact avec des chars ennemis et fournissant des renseignements précieux sur les mouvements de l’adversaire.

Promu sous-lieutenant en juin 1943 à l’issue de la campagne d’Afrique, il est rattrapé par son âge et envoyé passer le baccalauréat au Caire avant de retrouver les rangs du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains (1er RMSM) et la Division Leclerc au Maroc.

En avril 1944, avec la Division, il quitte Oran pour l’Angleterre. Il débarque à Grandcamp en Normandie le 1er août 1944. Alain Gayet est engagé le 11 août en tête sur l’axe du groupement tactique Langlade (GTL) ; il progresse de plus de 15 kilomètres dans la journée, obligeant l’ennemi à se replier rapidement. Connaissant par ailleurs la présence de chars et d’armes antichars, il s’efforce de les détruire malgré l’infériorité des armes dont il dispose.

Après la libération de Paris, il poursuit le combat dans les Vosges. Le 21 novembre 1944, chargé avec son peloton d’auto mitrailleuses de reconnaître la route du carrefour Rethal au village d’Arziwiller, il tombe sur un groupe d’automoteurs ennemis embusqués dans le village de Guntzwiller. Malgré son infériorité d’armement, il engage le combat et détruit un des engins adverses. Puis, se trouvant dans une situation critique en raison de la supériorité de l’ennemi, il parvient avec sang-froid et habileté à regagner ses lignes en ramenant ses blessés et en réduisant ses pertes au minimum.

Le 15 avril 1945 sur le Front de l’Atlantique, dans la région de Royan, il mène une patrouille à pied en reconnaissance de La Breuille, Fontbedeau, Saint-Sulpice-de Royan, ramenant des renseignements précis, malgré de nombreuses mines et les tirs ennemis. Le lendemain, à la tête d’un détachement de deux pelotons de reconnaissance et d’une section portée d’infanterie, il procède avec audace et rapidité au nettoyage de la région de Mornac-sur-Seudre, faisant 60 prisonniers.

Alain Gayet termine la guerre en Allemagne avec le grade de lieutenant, chevalier de la légion d’Honneur et titulaire de cinq citations.

Démobilisé, il entreprend des études de médecine et de chirurgie, devient externe puis interne des Hôpitaux, de 1945 à 1959. Chirurgien libéral et chirurgien du centre hospitalier de Charleville-Mézières de 1960 à 1968 puis chirurgien libéral à Bastia (1968-1969), le docteur Alain Gayet exerce comme chirurgien libéral et chirurgien du centre hospitalier de Dunkerque (1969 à 1977).

Il exercera ensuite comme chirurgien libéral aux Sables d’Olonne et de nouveau à Charleville-Mézières. Une fois la retraite venue, il préside l’amicale des Spahis de 1998 à 2009.

Alain Gayet est décédé le 20 avril 2017 à Boulogne dans les Hauts-de-Seine.

Grand Officier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945
Croix de Guerre 39/45 (5 citations)

Par défaut

Nouvel article sur argoul Tectonique migratoire

Nouvel article sur argoul

Tectonique migratoire
par argoul

L’Europe se casse, sous la poussée de deux destins : la grande migration intercontinentale due à la guerre 2003 de Bush en Irak, et la démagogie politicienne à très courte vue des dirigeants des pays de l’Union aujourd’hui. L’un engendre l’autre et pousse à la cassure du collectif, au repli sur soi, au retour des pulsions instinctives de peur, de haine et de violence.

Les pays européens, esclaves de la pensée chrétienne où il est recommandé de « tendre l’autre joue », se trouvèrent fort dépourvus lorsque les guerres furent venues. La brutalisation de la guerre industrielle de 14-18 menée pour d’étroits motifs nationalistes et « d’honneur » dévoyé, suivie des massacres de masse planifiés de la guerre biologique de 40-45 menée par la revanche des nationalismes humiliés et la croyance en la race du plus fort, ont engendré un choc en retour. D’autant plus violent que les pulsions de haine avaient été fortes. L’Europe non occupée par Staline voulait se refaire une virginité en devenant la zone d’hospitalité du monde. Triomphe de l’humanisme ou stupide candeur ? Les deux sans doute, puisque rien n’est parfait dans ce monde mêlé, où même la langue peut être la meilleure ou la pire des choses. Mais le fait est là. Je suis pour l’Europe, mais pas pour la niaiserie.

Europe terre d’accueil, le droit d’asile universel par la convention de Genève en 1951, la citoyenneté offerte aux anciens colonisés dans les années 1960, les lois de pardon aux terroristes votées dans les années 1970, les droits de l’homme et la Cour européenne de justice inclus dans le traité d’Union, les accords de Schengen en 1985 qui accorde complète liberté de circuler à tous, même aux non-citoyens européens – voilà ce qui permet à l’Europe dans le monde d’apparaître comme une terre douce où la violence est exclue, les exactions pardonnées et l’assistanat assuré. Universel, pacifique et gratuit est l’accueil. Pourquoi ne pas en profiter ?

Jusque vers 1990, l’immigration induite par cette générosité était maitrisable ; depuis, deux vagues successives dont la dernière, massive, remettent en cause à la fois le modèle et ses fondements. Vers la fin des années 1980, l’immigration de misère venue d’Albanie et d’Afrique du nord a alimenté les trafics et la délinquance dont la mafia algérienne, la mafia albanaise et la mafia russe ont profité dans nos pays désorientés. La troisième vague est sur nous, venue des pays islamiques depuis le « printemps » arabe et les guerres d’Irak, de Libye et de Somalie. Il s’agit d’une vague bien plus grosse que les précédentes, d’un afflux par millions en peu de temps piloté par des mafias locales (notamment turque) et des gangs de seigneurs de la guerre (en Somalie, Libye, Nigeria) qui s’enrichissent largement et rapidement en rançonnant les migrants.

Évidemment, nos politiciens européens n’ont rien vu, rien compris, rien anticipé. L’Europe est ouverte comme une vieille catin et très peu « osent » braver le tabou du politiquement correct en fermant les frontières. Très peu, mais de plus en plus. Outre les pays de l’est qui n’ont jamais accepté le libéralisme outrancier dans ses excès chrétiens de moralisme candide, les extrême-droites des pays centraux qui veulent préserver la race et la culture, mais aussi les pays du nord qui sont submergés d’arrivées et constatent que l’intégration a du mal à se faire – et enfin le Royaume-Uni qui a décidé de faire bande à part en rompant le traité.

Car c’est bien au fond la libre circulation imposée par l’Union qui a fait voter Brexit. La juxtaposition des communautés dans les îles britanniques n’allait déjà pas sans heurt, le chacun pour soi dégénérant peu à peu en chacun chez soi, la loi étant de moins en moins la même pour tous, le travail de masse raréfié ne bénéficiant qu’à la main-d’œuvre au coût le plus bas – donc aux immigrés. L’exemple français, inverse du modèle britannique, montrait lui aussi ses limites avec les émeutes des banlieues en 2005 et le terrorisme de nés Français islamistes à répétition à partir de 2015. La protestation sociale a pris une teinte victimaire d’humiliation coloniale d’autant plus fantasmée que les petits-fils de ceux qui l’ont subie n’ont jamais vécus sous ce régime. La religion est venue par-dessus, donnant un prétexte idéologique de « pureté » pour refuser les us et coutumes comme les lois de la république « impie » – ou pour se refaire une virginité éternelle après une vie alcoolique, de viols et de délinquance. Le fantasme de purification va se nicher dans tous les recoins des âmes faibles.

De plus, l’immigration d’asile ou économique se confond, les migrants brûlent leurs papiers ce qui ne permet pas de les renvoyer dans leur pays d’origine lorsque le droit l’exigerait, lesdits pays traînent des pieds pour reconnaître leurs ressortissants et les accepter (comme la Tunisie, soi-disant « démocratique »…). Enfin les populations arrivantes sont en majorité sans instruction, accoutumées à des régimes violents, et complètement étrangères aux normes européennes. Les viols du Nouvel an à Cologne ont décillé quelques yeux malgré le déni moral de toute une partie des nantis (en général mâles, intellos et qui ne se mêlent à nulle fête trop populaire). Dire que l’intégration de populations majoritairement musulmanes à très bas niveau d’instruction est facile et rapide dans une Europe de culture chrétienne, de pratique laïque et de régime démocratique, ce n’est pas faire preuve « d’islamophobie », mais constater la triste réalité. D’autant que les masses en jeu sont énormes – donc amenées à terme à changer le visage de l’Europe. Les (soi-disant) islamophiles ne défendent pas l’islam, mais l’idée qu’ils se font des sous-prolétaires de la planète : ils confortent en fait leur bonne conscience, en parfait égoïsme de collabos. Cette hypocrisie me révulse, elle empêche toute réflexion sereine sur ce qu’il faut faire en pratique et selon les vertus républicaines.

Car la grande migration intercontinentale a réveillé les égoïsmes nationaux, l’insécurité terroriste a renforcé les appels à l’autorité, les palinodies des politiciens européens font craquer l’Union.

L’Europe de Bruxelles est technocratique, anonyme et coûteuse : qu’apporte-t-elle en regard ? Chacun des pays se pose la question, même si la monnaie unique pour les pays de l’euro, le soutien massif à la croissance par le rachat de dettes par la Banque centrale européenne, la libre-circulation, les normes unifiées, le poids international de négociation, la paix assurée, sont des atouts injustement oubliés car considérés comme acquis. Schengen n’existe virtuellement plus, Angela Merkel l’ayant fait exploser en décidant, sans considération du processus démocratique allemand et dans un mépris souverain pour ses partenaires européens, d’ouvrir ses propres frontières (donc celles de toute l’Union !) à tous les migrants. Elle qui avait affirmé que le multikulti était un échec total, a retourné (une fois de plus ?) sa veste. Le Brexit vient directement de là : les directives européennes allaient-elles imposer au peuple britannique d’accueillir toute la misère du monde ?

Non, les choix politiques et moraux de Berlin ne sont pas ceux de toute l’Europe. Si le débat ne peut avoir lieu avec les autres, alors l’Union est morte. La faute à ces politiciens à courte vue que furent Cameron au Royaume-Uni (promettant un référendum qu’il était sûr de gagner), Renzi en Italie (pour la même raison), Merkel en Allemagne (dont les dix ans de pouvoir semblent monter à la tête) – et Hollande en France (qui ne dit rien, ne fait rien, n’a aucun projet – et s’en va, déjà presque oublié).

La résultante de ces tendances à l’œuvre, immigration de masse qui n’est pas prête de se tarir et politiciens préférant leurs petits jeux tactiques à l’intérêt général long terme, embrase le ras-le-bol et la contestation à ras de peuple, la montée des extrêmes idéologiques, la frilosité du repli xénophobe, l’appel à la remise en ordre autoritaire et nationale…

En bref, les prémices d’une guerre civile – au moins dans les urnes, au pire dans la rue.
argoul | 27 mars 2017 à 03:46 | Étiquettes : accords de schengen, anciens colonisés, assistanat, autoritaire, égoïsme, égoïsmes nationaux, brexit, cameron, candeur, collabo, communautés, convention de genève, cour européenne de justice, courte vue, démagogie, droit d’asile, droits de l’homme, europe, extrême droite, frontières, guerre civile, haine, hollande, humanisme, illettrés, islam, islamophiles, islamophobie, libre-circulation, lois de pardon, mafias, merkel, migration, multikulti, nationalisme, pays de l’est, pays du nord, pensée chrétienne, politiciens, politiquement correct, purification, régimes violents, religion, renzi, repli, royaume-uni, sous-prolétaires, terre d’accueil, terre douce, terroristes, vagues migratoires, viol, violence | Catégories : Géopolitique | URL : http://wp.me/p1cxNX-66r

Par défaut

Vers où va-t-on?:Les solutions abondent – au niveau local

Les solutions abondent – au niveau local

Posted: 26 Mar 2017 12:54 AM PDT
Article original de Charles Hugh Smith, publié le 12 Mars 2017 sur le site charleshughsmith.blogspot.fr
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Résultats de recherche d’images pour « localisme »

Plutôt que de déplorer l’échec inévitable des « correctifs » centralisés, concentrons notre attention et nos efforts sur les solutions réelles : décentralisation, mise en réseau, localisme.

Ceux qui recherchent des solutions centralisées pour les soins de santé, les emplois et autres « macro-problèmes » subiront une déception inévitable. L’époque où la centralisation fournissait la « solution » est passée : toute centralisation supplémentaire (Medicare pour tous, aucun enfant laissé pour compte, formation professionnelle fédérale, revenu universel de base, banque centrale, argent gratuit pour les financiers, etc.) est entrée dans la zone des rendements décroissants.

Les coûts systémiques de la centralisation – la corruption, le copinage, la flambée des prix, la baisse de la qualité, la sur-accessibilité, le racket des initiés, le vol réglementaire par les entreprises et les oligarques – sont en plein essor, alors que les avantages de la centralisation disparaissent.

L’ObamaCare était l’une des dernières floraisons de la centralisation. Les cartels et les rackets autour des soins de santé ont eu leur mot à dire dans la fabrication centralisée de cette saucisse administrative, dont les résultats étaient tout à fait prévisibles : très rentables pour les cartels et les racketteurs gravitant autour de la santé et des coûts élevés rendant le programme inabordable.

L’ObamaCare a institutionnalisé des distorsions stupéfiante, des profits indus et des injustices, car ceux qui n’étaient pas acceptés pour une aide directe ont été volés pour payer toutes les fraudes et les escroqueries : des médicaments qui sont passés de 3 $ à 600 $ pendant la nuit, etc.

Tout le bruit et la fureur autour d’une « solution » centralisée unique ne signifie rien – la solution est décentralisée et locale, et non fédérale. La centralisation du pouvoir, du capital et du contrôle a permis d’obtenir de gros dividendes dès le début; les gouvernements centraux ont asservi les éléments productifs de la nation pour mener des guerres et les capitalistes ont forgé des chaînes d’approvisionnement intégrées extrêmement rentables, qui alimentent des installations de production centralisées, dans lesquelles le minerai de fer entrait d’un côté de l’usine et les automobiles finies sortaient de l’autre.
Les avantages de la centralisation ont dépassé les coûts : il s’agissait de la phase de décollage [Boost sur le dessin, NdT].

Les rendements de la centralisation ont diminué au cours des dernières années du XXe siècle et sont maintenant en chute libre. Tout ce qui a été centralisé – la formation fédérale, la prise de contrôle fédérale du marché hypothécaire, la prise de contrôle fédérale des prêts étudiants devenue une forme de servage moderne, les politiques de la banque centrale qui ont favorisé les super-riches au détriment des 95%, tout cela a été un gâchis désastreux de temps, irrécupérable, et de capital politico-financier.

La fragmentation est crainte par l’establishment qui organise ces rackets et ses initiés, pour la raison même que la fragmentation est la solution. Qui va perdre, quand les gens vont se réveiller et abandonner l’essence même des rentes centralisées, leurs escroqueries et leurs rackets? Ceux qui les possèdent et les contrôlent.

Les solutions abondent, mais elles sont au niveau local : des villes, des comtés, des communautés et des quartiers.
Plutôt que de déplorer l’échec inévitable des « correctifs » centralisés, concentrons notre attention et nos efforts sur les solutions réelles : décentralisation, mise en réseau, localisme.

Charles Hugh Smith

Pic de vitesse pour les compagnies aériennes dans le monde

Posted: 26 Mar 2017 12:50 AM PDT
Article original de Ugo Bardi, publié le 9 Mars 2017 sur le site CassandraLegacy
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

C’est vrai : les avions volent plus lentement de nos jours ! La vidéo ci-dessus montre que les voyages en avion sont aujourd’hui plus de 10% plus lents que dans les années 1960 et 1970, pour la même distance. Les compagnies aériennes, semble-t-il, ont passé leur « pic de vitesse » [Réference au Peak Oil, NdT] ces dernières décennies.

De toute évidence, aujourd’hui les compagnies aériennes ont optimisé la performance de leurs avions pour minimiser les coûts. Mais elles devaient certainement optimiser leurs pratiques commerciales avant même le pic et, en ce temps-là, les résultats obtenus ont dû être différents. Le changement a eu lieu quand elles ont commencé à utiliser les prix actuels du pétrole pour leurs modèles, et elles ont constaté qu’elles devaient ralentir. Vous voyez dans le graphique ci-dessous, ce qui est arrivé au marché pétrolier après 1970. (Prix du pétrole brut Brent, corrigé de l’inflation)

Il est remarquable de voir comment les choses changent. Vous souvenez-vous du battage publicitaire des années 1950 et 1960 ? Les gens qui s’opposaient à la construction d’avions commerciaux supersoniques étaient considérés comme s’opposant à la destinée manifeste de l’humanité. La vitesse devait augmenter, parce que cela avait toujours été le cas et la technologie devait nous fournir les moyens de continuer à nous déplacer plus rapidement.

La hausse des prix du pétrole a porté un coup fatal à cette attitude. Le Concorde supersonique était une erreur volante, mais il fut néanmoins construit (une manifestation de la Grandeur française). Heureusement, d’autres idées bizarres n’ont pas été réalisées, comme les vols suborbitaux qui auraient dû faire transiter des passagers de Paris à New York en moins d’une heure.

Si cette histoire nous dit quelque chose, c’est que dans la lutte entre le progrès technologique et l’épuisement du pétrole, l’épuisement du pétrole gagne. Les compagnies aériennes sont particulièrement avides de carburant et n’ont aucune alternative en terme de carburants liquides. Ainsi, malgré les technologies les meilleures, la seule façon pour elles de faire face à la hausse des prix du pétrole a été de ralentir les avions, c’était aussi simple que cela.

Même les avions plus lents, cependant, ont encore besoin de carburants liquides qui sont fabriqués à partir de pétrole. Nous pouvons revenir aux avions à hélices, pour une efficacité encore meilleure, mais le problème demeure : pas de pétrole, pas d’avions, du moins pas le genre d’avions qui permettent aux gens normaux de voler, ce qui, de nos jours, semble à une caractéristique évidente de notre vie. Mais, comme je l’ai déjà dit, les choses changent !

Note ajoutée après publication. Par curiosité, et aussi après quelques commentaires reçus pour ce post, je suis allé regarder la vitesse de croisière nominale de divers avions de passagers. Il semble qu’il n’y ait aucun changement détectable dans les valeurs rapportées pour des avions semblables, du Comète à l’Airbus A-350. Cependant, les horaires indiquent un ralentissement d’environ 12% dans le temps de vol. En partie, je pense qu’il faut tenir compte de l’encombrement des aéroports, mais aussi, en partie, du comportement de l’avion en vol ; il a peut être probablement ralenti un peu, au niveau de sa vitesse de croisière nominale, avec une petite amélioration sur l’efficacité du carburant.

Ugo Bardi

Par défaut

Le Salon Beige:Débat télévisé : l’avortement est-il un crime ?-Et Varia

Débat télévisé : l’avortement est-il un crime ?
La Nuit des Témoins 2017
C’est arrivé un 27 mars…
Selon Macron, la Guyane serait une île…
Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 27 mars au 02 avril 2017)
La Rébellion cachée sera diffusée le 31 mars à Toulon
Succès de la Marche pour la vie à Bruxelles
L’avortement ne tuerait pas l’enfant in utero, le tabac si..
Des policiers pris pour cible
« Notre éthique sociale est un héritage de la doctrine sociale de l’Eglise »
Libé tente de ressusciter Nietzsche
Mur des cons : la justice prend son temps
Les visions de Maria Valtorta
Le nouveau site du Pèlerinage Populus Summorum Pontificum
7,8 & 9 avril : Vente pour la réhabilitation de La Chapelle Saint-Bernard à Saint-Etienne
De l’existence de Dieu et raisons de croire

Débat télévisé : l’avortement est-il un crime ?

Posted:

Il s’agit de la télévision belge, qui a organisé ce débat suite à la polémique provoquée par la défense de la loi naturelle par un professeur de philosophie au sein d’une université catholique. Mais un tel débat pourrait-il avoir lieu sur la télévision française ?

Parmi les invités, outre un représentant de l’épiscopat belge, la porte-parole de la Marche pour la vie. A voir ici.

La Nuit des Témoins 2017

Posted:

Avec l’Aide à l’Eglise en Détresse. Cette année, trois grands témoins :

Frère Jacques Mourad, moine syrien de la Communauté de Mar Moussa, otage de l’Etat islamique pendant cinq mois,
Père Philippe Blot, missionnaire des Missions étrangères de Paris, engagé dans le secours des réfugiés de Corée du Nord. Témoignage exceptionnel à ne pas manquer.
Mère Marie-Catherine Kingbo, religieuse de la congrégation des Servantes du Christ au Niger.

C’est arrivé un 27 mars…

Posted:

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 25 ou 27 mars 972 : naissance de Robert II « Le Pieux », Roi de France.

Voir les chroniques du 20 juillet et du 25 décembre.

le 25 ou 27 mars 1191 : décès du pape Clément III (à ne pas confondre avec l’anti pape du même nom).

Il parvient peu après son élection à calmer les tensions entre l’Église et la population de Rome en permettant aux citoyens romains d’élire eux-mêmes leurs magistrats (tandis que le pape garde le pouvoir de choisir le gouverneur de la ville). Il fait bâtir le monastère de Saint-Laurent-hors-les-murs, et restaurer le palais du Latran. Il organise le regroupement des forces de la Chrétienté contre les Sarrasins. (Troisième croisade)

le 27 mars 1329 : le pape Jean XXII fulmine la bulle « In agro Dominico »

Par cette bulle,le pape condamne les 26 thèses extraites ou prétendument extraites des œuvres latines et des prédications de Maître Eckhart.

le 27 mars 1351 : le Combat des Trente.

Cecombat a lieu durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), pendant la Guerre de Cent Ans, qui oppose le Parti de Jean de Montfort soutenu parÉdouard III d’Angleterre et le Parti de Charles de Blois, cousin du Roi de France. Une trêve a été signée. Mais au mépris de cette convention les Anglais, sous prétexte de soutenir la cause des Montfort, rançonnent et pillent la Bretagne. Les paroisses qui ne peuvent payer sont détruites, incendiées et saccagées. Le récit de cette singulière bataille, a un immense retentissement et est relaté par le chroniqueur français Froissart.

Beaumanoir voyant les Anglais maltraiter des paysans sans défense, apostrophe leur chef, Bemborough, en ces termes :

«Chevaliers d’Angleterre, je m’étonne fort que des hommes, vaillants comme vous l’êtes, fassent une guerre honteuse et cruelle, non pas aux gens qui portent les armes, mais aux marchands, aux laboureurs, aux hommes paisibles. Ce n’est pas coutume que les soldats soient employés à vexer et à ruiner le pauvre habitant qui sème le blé, qui nous procure le vin et qui nourrit le bestial. […] Les Anglais sont sans doute des guerriers recommandables ; mais à mon avis, ils sont loin de l’emporter sur les Bretons. A l’occasion je me fais fort de le leur apprendre par expérience ».

Bemborough accepte donc le défi et les deux capitaines conviennent de s’affronter dans un champ au « chêne de Mi-Voie » (entre Ploërmel et Josselin). Ainsi trente chevaliers anglais, partisans de Jean de Montfort, s’affrontent en combat singulier à trente chevaliers bretons partisans de Charles de Blois. Les conditions de la lutte sont celles du « combat à volonté », chacun des soixante combattants a toute liberté de se battre comme il lui plait, à pied, à cheval, avec n’importe quelles armes, sans autre obligation que d’observer dans ce combat les règles de la loyauté chevaleresque.

Les Anglais sûrs de leur victoire arrivent les premiers au « chêne de Mi-Voie ». Le retard des Bretons vient du fait qu’ils se sont préparés à la bataille, se sont confessés, et ont reçu l’absolution, la communion, et entendus plusieurs messes.

Blessé et en nage, au cours du combat Beaumanoir réclame à boire. L’un de ses compagnons, Geoffroy du Bouäys lui répond par cette formule devenue célèbre :

« Bois ton sang Beaumanoir ! Cela calmera ta soif ».

La famille de Beaumanoir reprit cette réponse comme devise. Beaumanoir relance ses troupes à l’assaut et les Anglais sont totalement battus.

Statue de Jehan IV de Beaumanoir à Dinan

Huit Anglais furent tués et les autres se rendirent. Selon Jehan Froissart.

Combat des Trente

le 27 mars 1378 : décès du pape Grégoire XI.

Pierre Roger de Beaufort est le dernier pape français. À la mort d’Urbain V, il est élu pape dès le second jour du conclave à Avignon, le 30 décembre 1370, à l’unanimité des voix. Il faut l’ordonner prêtre le 4 janvier 1371 pour le sacrer évêque, et le couronner pape, le jour suivant sous le nom de Grégoire XI.

Il poursuit la réforme de l’Église initiée par ses prédécesseurs, ramène les Hospitaliers dans la discipline et l’observation de leurs règles ; il entreprend la réforme de l’ordre des Dominicains et face à la recrudescence des hérésies il relance l’Inquisition. D’abord pape en Avignon, il réinstalle la papauté à Rome.

le 27 mars 1446 : une ordonnance royale place l’Université sous la juridiction du Parlement.

L’Université parisienne s’est rendue complice de la mort de Jeanne d’Arc et Charles VII ne l’oublie pas en entrant dans sa capitale, en 1436. Il place donc le corps universitaire sous la juridiction du Parlement de Paris en 1446, afin d’en mieux contrôler les excès.

le 27 mars 1785 : naissance de Louis Charles de France Dauphin de France, fils du Roi de France Louis XVI.

Tout et son contraire a été écrit sur Louis XVII. Même la cérémonie du 8 juin 2004 rassemblant des membres de différentes branches de la famille de Bourbon et diverses personnalités au cours de laquelle une urne funéraire contenant un cœur, est placée dans la chapelle des Bourbons de la basilique de Saint-Denis, a été qualifiée de mascarade par le ministre de la culture de l’époque, Renaud Donnedieu de Vabres, qui refusa d’y participer.

En fait, il est un document qu’aucun historien n’a pu consulter et qui devrait éclairer l’histoire de Louis XVII : le « testament » de la duchesse d’Angoulême, sa sœur. Ce document est conservé dans les archives du Vatican.

le 27 mars 1796 : adresse du général Bonaparte aux soldats de l’armée d’Italie.

« Vous êtes nus, mal nourris : le gouvernement vous doit beaucoup, il ne peut rien vous donner. Votre patience, votre bravoure […] font l’admiration de la France. […] Je vais vous conduire dans les plaines les plus fertiles du monde et vous y trouverez honneur, gloire et richesse ».

le 27 mars 1808 : Napoléon décrète la réunion au royaume d’Italie des provinces pontificales de l’Adriatique (Urbino, Macerata, Ancône et Camérino).

le 27 mars 1815 : le Conseil d’État relève Napoléon de sa déchéance.

L’empereur forme un gouvernement avec Carnot à l’Intérieur, Davout à la Guerre, Caulaincourt aux Affaires étrangère et Fouché à la Police.

le 27 mars 1854 : la France déclare la guerre à la Russie.

La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à la Russie qui menace l’intégrité de l’empire Ottoman. C’est le début de la guerre de Crimée. Les forces franco-britanniques l’emportent sur la Russie après un an de siège à Sébastopol de septembre 1854 à septembre 1855. La paix est signée à Paris le 30 mars 1856.

Selon Macron, la Guyane serait une île…

Posted:

Emmanuel Macron, le premier homme à visiter l’île de Guyane. En effet, la culture française, il ne l’a pas vue…pic.twitter.com/CUR03gj32R
— Pont d’Arcole ن (@PtdArcole) 26 mars 2017

Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 27 mars au 02 avril 2017)

Posted:

Agenda en ligne – Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr
Lundi 27 mars 2017

Châlons-en-Champagne – devant le Palais de Justice, de 18h00 à 19h30 : Sentinelles

Maisons Laffitte- Place de la bibliothèque de 19h00 à 20h00

Mardi 28 mars 2017

Beauvais de 21h à 22h – Place Jeanne Hachette

Bourges 179e veillée de 21h à 22h à côté de la mairie rue Jacques Rimbault

Reims – Place Royale, à 20h00

Cholet – de 21h00 à 22h00 place Travot

Mercredi 29 mars 2017

Bondy : de 19 h 00 à 20 h 00 ,devant la gare SNCF

Jeudi 30 mars 2017

Montélimar de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Orléans; aux pieds de Jeanne, place du Martroi 172° veillée de 20h30 à 21h30

Vendredi 31 mars 2017

Bordeaux Sentinelles Place Pey Berland de 19h à 20h

La Rébellion cachée sera diffusée le 31 mars à Toulon

Posted:

Venez nombreux

St. Paul Toulon_02_Low Rez

Réservez votre séance ici.

Succès de la Marche pour la vie à Bruxelles

Posted:

C73MTh8WkAA4Id0

CIMG1737

3000 fleurs déposées pour défendre les fleurs coupées avant de naître, devant le palais de justice:

CIMG1872

CIMG1867

Stéphane Mercier, le philosophe fustigé par l’Université catholique de Louvain pour avoir osé dire la réalité de l’avortement témoigne :

C72f6MQWsAA-wA9

L’avortement ne tuerait pas l’enfant in utero, le tabac si..

Posted:

Contradiction de l’anti-culture de mort :

C709LmYXUAAEJwv

Des policiers pris pour cible

Posted:

Le commissariat de police de Boissy-Saint-Léger a été pris pour cible, peu après 23 heures, vendredi. 2 cocktails Molotov ont atterri dans la cour du bâtiment.

La même nuit, des fonctionnaires ont également été visés à Saint-Maurice. Intervenant pour un différend dans un hôtel, ils ont essuyé des jets de projectiles de la part d’une quinzaine d’individus.

La nuit dernière une patrouille de police a essuyé plusieurs tirs rue des Rosiers à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis.

« Notre éthique sociale est un héritage de la doctrine sociale de l’Eglise »

Posted:

C’est ce qu’a déclaré Marine Le Pen lors de son meeting aujourd’hui à Lille.

IMG_20170326_152231

Libé tente de ressusciter Nietzsche

Posted:

Le quotidien libertaire a confié à un Américain fanatique le soin de rédiger un éditorial hallucinant, dans lequel on peut lire les absurdités suivantes :

« […] Devant l’absurdité récurrente des Trump et autres phénomènes nationalistes de droite tels que le Brexit, les Le Pen, Wilders, Grillo et compagnie, nous avons des raisons de nous sentir effrayés et désorientés. Etant donné que les masses populistes qui votent pour des autoritaristes à peine déguisés et des aspirants dictateurs sont largement influencées par la religion, l’athéisme offre une porte de sortie. C’est sur ces masses-là que je voudrais m’attarder aujourd’hui, et sur notre combat contre Dieu.

Les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Amérique, qu’elles soient internes ou viennent de l’extérieur, ont Dieu pour origine. Bien que le respect de la liberté religieuse soit une pierre angulaire de la démocratie occidentale, force est de reconnaître que les religions elles-mêmes n’apportent aucune liberté, mais plutôt l’asservissement et la perspective d’une guerre inéluctable. Dans les universités, nous avons tendance à penser que le débat autour de Dieu s’est achevé au XIXe siècle, aussi sommes-nous devenus complaisants et avons-nous oublié que notre mission première de créer un monde sécularisé demeure. C’est le but même de l’éducation. […]

Chacun devrait convaincre ses voisins qu’un gouvernement très à droite est plus dangereux que les terroristes, que la France ne devrait pas poursuivre des rêves de grandeur et que Dieu est mort.

Il y a 70 millions de catholiques en Amérique, et leur vote est l’aspect dont on parle le moins dans l’élection de Trump. Nombre d’entre eux sont ce qu’on appelle aux Etats-Unis des single issue voters – des électeurs qui se mobilisent sur un seul et unique sujet – qui ont voté pour Trump simplement pour voter contre l’avortement. Tant que nous ne comprendrons pas à quel point la religion sape tous nos efforts pour créer un monde ouvert, démocratique et pluraliste fondé sur les faits avérés, la raison et la loi séculière, nous ne pourrons pas remporter ce combat.

Il nous reste encore à éradiquer les références religieuses de toute notre législation, par exemple. […]

Trump se moque de ce qu’on écrit à son sujet, et se moque des faits. Marine Le Pen non plus ne tiendra pas compte de ce que j’écris ici. Mais les supporteurs des apprentis dictateurs sont des gens normaux. Sur le plan démographique, ils sont plutôt plus vieux, blancs, ruraux, pas riches, pas très bien éduqués et tout à fait religieux. Nous devons aller les chercher. Nous devons trouver des moyens de tuer leur Dieu et de tuer leur amour pour leur patrie. […] »

Mur des cons : la justice prend son temps

Posted:

Communiqué de Philippe Schmitt :

« Le procès du « Mur des Cons » aura lieu du 4 au 7 décembre … 2018, plus de cinq ans après les faits! La date d’audience a été fixée le 21 mars par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Ainsi la présidente du « syndicat » de la magistrature aura bénéficié d’un « quinquennat » avant d’être invitée à rendre des comptes … ce délai laisse songeur … »

Les visions de Maria Valtorta

Posted:

Addendum : Mise en garde du cardinal Ratzinger en 1985.

This posting includes an audio/video/photo media file: Download Now

Le nouveau site du Pèlerinage Populus Summorum Pontificum

Posted:

Voici le lien vers le nouveau et définitif site du Pèlerinage Populus Summorum Pontificum spécialement mis en ligne pour les 10 ans du Motu Proprio :

Capture d’écran 2017-03-23 à 19.16.40

7,8 & 9 avril : Vente pour la réhabilitation de La Chapelle Saint-Bernard à Saint-Etienne

Posted:

Capture d’écran 2017-03-24 à 14.54.21

De l’existence de Dieu et raisons de croire

Posted:

Par défaut

The Economic Collpapse:Thousands Of Americans Are Fleeing The Big Cities In Preparation For The Coming American Apocalypse

Thousands Of Americans Are Fleeing The Big Cities In Preparation For The Coming American Apocalypse

Posted: 26 Mar 2017 04:26 PM PDT

Why are so many people suddenly moving away from major U.S. cities? Recently, I wrote about the mass exodus that is happening out of the state of California, but the truth is that what is happening there is just part of a national phenomenon. The populations of some of our largest cities are steadily shrinking, and many experts are completely mystified by the seismic demographic shifts that we are now witnessing. Of course there are a whole host of reasons why people would want to move away from huge cities such as Chicago, Detroit, Baltimore and Cleveland. For some families, it simply comes down to wanting a better life for their children. But as you will see below, there are others that believe that things in this country are about to take an apocalyptic turn, and the big cities will not be a place that you want to be when economic collapse, rioting, looting, civil unrest and crime are all spiraling out of control.

According to data just released by the U.S. Census Bureau, Chicago took the prize for the biggest population loss from 2015 to 2016, and it was followed by Detroit and Baltimore…

The counties containing Chicago, Detroit and the independent city of Baltimore were the biggest population losers in the United States from 2015 to 2016, according to data released today by the Census Bureau.

Cook County, Ill., where Chicago is the county seat, had the largest population loss of any county in the country from 2015 and 2016.

Cook County alone had a “domestic migration” loss of more than 66,000 people. That is a staggering number of people to lose in a single year.

Cleveland and Milwaukee were also very high on the list, and some are pointing out that all of these cities are in relatively colder climates and are all struggling economically.

So you certainly can’t blame people living in these cities for wanting to find somewhere warmer and more economically prosperous to live.

But others that are moving away from large cities are deeply concerned about where things are ultimately headed in this country. It doesn’t take a genius to see that anger, frustration and hatred are rising all around us, and many believe that conditions are ripe for civil unrest and civil conflict. In fact, best-selling author Doug Casey believes that we could soon see a “civil war” that is set off by a “financial collapse”…

Best-selling author Doug Casey wrote “Crisis Investing” at the time when the U.S. political landscape was transitioning from the Carter Administration to the Reagan Administration. Now, Casey sees a coming crisis that is equal or worse than the Civil War. Casey explains, “In the U.S. right now, there seems to be so much antagonism it’s almost like pre-Civil War. There is actually hatred in the U.S. at this point. It used to be the Republicans and Democrats could disagree, but they could have a civil conversation about a difference of opinion. Now, it’s active hatred between these two groups. This is not going to end well.”

Casey thinks the coming financial collapse will be the trigger. Casey says, “It’s going to come down eventually. I am worried about that, but we are in a situation where the country seem like it is just before a civil war. It will be more serious than just a financial collapse, and it is likely to be set off by a financial collapse.”

Without a doubt, our financial system is certainly primed for a financial collapse, and when things get really, really bad in this country how will people respond?

Many have decided that they want to get away from the major population centers before we find out the answer to that question.

For example, not too long ago the Chicago Tribune ran a story about why so many preppers are moving to the Great Northwest. One of the individuals profiled was an ex-resident of California named Trevor Treller who moved up to north Idaho prior to the recent election…

Trevor Treller, 44, who carries a small Smith & Wesson pistol on his hip, moved to north Idaho last year from Long Beach, California, and recently paid a little less than $400,000 for a defensible three-bedroom house on five wooded acres.

Treller, a sommelier at a local resort, said Obama was a key factor in his decision. He said the president has inflamed racial tensions in America, presided over a dangerous expansion of the national debt, been “hostile” to Second Amendment rights and failed to curtail the nuclear ambitions of North Korea and Iran.

Treller said any one of those factors could lead to crippling chaos, so he and his wife have laid in food, weapons and ammunition and are installing an iron gate across their long gravel driveway.

Of course it isn’t just ordinary Americans such as Treller that are deeply concerned about what is coming.

Less than a week ago, CNN ran an article entitled “Billionaire bunkers: How the 1% are preparing for the apocalypse“…

Many of the world’s elite, including hedge fund managers, sports stars and tech executives (Bill Gates is rumored to have bunkers at all his properties) have chosen to design their own secret shelters to house their families and staff.

Gary Lynch, general manager of Texas-based Rising S Company, says 2016 sales for their custom high-end underground bunkers grew 700% compared to 2015, while overall sales have grown 300% since the November US presidential election alone.

So why are Bill Gates and his billionaire friends so interested in buying luxury survival bunkers if everything is going to be just fine?

Can someone explain that one to me?

Everywhere you look, retail stores are closing and economic warning signs are flashing red, but those that sell survival bunkers to the elite are making tremendous amounts of money.

And I certainly wish that I could afford one of these survival bunkers, because they sound quite appealing…

One of those shelters, Vivos xPoint, is near the Black Hills of South Dakota, and consists of 575 military bunkers that served as an Army Munitions Depot until 1967.

Presently being converted into a facility that will accommodate about 5,000 people, the interiors of each bunker are outfitted by the owners at a cost of between $25,000 to $200,000 each. The price depends on whether they want a minimalist space or a home with high-end finishes.

The compound itself will be equipped with all the comforts of a small town, including a community theater, classrooms, hydroponic gardens, a medical clinic, a spa and a gym.

These elitists plan to ride out the coming American apocalypse in style while the world above them is literally going insane.

Meanwhile, most of the general population continues to be completely oblivious to what is about to happen to them, and so the events that are coming will close upon them suddenly like a trap and there will be no escape.

Par défaut

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. par conseilesperanceduroi I. Pieds nickelés ou apprentis sorciers ? – Et Varia

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.
par conseilesperanceduroi
I. Pieds nickelés ou apprentis sorciers ?

Cinq ans après l’affaire Merah et bien des morts plus tard, tant en France qu’en Europe, nous sommes en droit de nous interroger sur le sérieux et la compétence de nos services de renseignement dont se rengorgent tant nos responsables politiques. Mais tout ce beau monde ne serait-il pas de la même eau ?

Voici ce que nous écrivions ici même le 28 mars 2012, soit moins d’une semaine après la mort de Mohamed Merah à Toulouse :

 » Le Conseil dans l’Espérance du Roi (CER) s’est volontairement abstenu de toute intervention et de tout commentaire avant le dénouement de la tragédie que la France vient de vivre à Toulouse et à Montauban. Il revient désormais à la justice de notre pays et, bien sûr plus tard à l’histoire, de faire la lumière sur certaines zones d’ombre, voire de responsabilités, dans la maîtrise de cette terrible situation, autant avant que pendant son déroulement.  »

Le 24 octobre 2012, nous ajoutions ceci :

 » (…) il apparaît aujourd’hui avec certitude, après la publication des notes de la Direction centrale du renseignement intérieur et du rapport demandé par le ministre de l’Intérieur sur cette affaire, que les services français ont failli à leur tâche de renseignement et, par voie de conséquence, à celle de la maîtrise du terroriste avant qu’il commette ses crimes. Les notes de la DCRI démontrent que les services, qui savaient tout du profil« inquiétant » de Merah, ont inexplicablement arrêté de le surveiller fin 2011, alors même qu’ils avaient envisagé son recrutement comme informateur…C’est aussi à cette date que Merah va commencer ses préparatifs en vue des assassinats que nous connaissons !

Il y a d’ailleurs une certaine jouissance chez Mohamed Merah, alors cerné par le RAID ce mercredi 21 mars, à pointer les ratés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), pourtant sur ses traces depuis des mois: « Sur ce coup-là, moi je pense que vous vous êtes complètement loupés, parce que j’ai pu faire trois attaques, j’ai tué plus de sept personnes et en [ai] blessé plusieurs. » On ne saurait mieux dire. » (Lire « L’affaire Merah, une affaire d’Etat » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/24/affaire-merah-une-affaire-detat/).

Nous savons aujourd’hui que la situation fut (et reste sans doute) pire que nous pouvions l’imaginer. En voici la preuve.

Mohamed Merah était-il un « loup solitaire » ? C’est la thèse qu’avait défendue, au lendemain des attentats de Toulouse et de Montauban, en mars 2012, l’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant.
Contestée par nombre d’observateurs, cette lecture a été en partie invalidée par la justice. Au terme de cinq années d’enquête, les juges d’instruction estiment que le terroriste a cherché, « notamment à l’étranger », à « bénéficier d’un entraînement aux armes » et, « surtout », d’un « aval religieux ».

Pour autant, seuls deux complices du tueur seront renvoyés devant la cour d’assise, le 2 octobre. Le premier, Fettah Malki, un petit délinquant, est jugé pour son soutien logistique : il avait fourni le pistolet-mitrailleur Uzi dont Mohamed Merah se servira lors des tueries ; le second, Abdelkader Merah, soupçonné d’avoir été informé des desseins de son petit frère, est le seul à comparaître pour « complicité d’assassinats ». A l’exception d’Abdelkader Merah, aucun membre de la mouvance djihadiste toulousaine susceptible d’avoir influencé le tueur ne sera présent dans le box des accusés.

A la fin des années 2000, Mohamed Merah, petit bandit sans envergure, fréquente pourtant plusieurs djihadistes notoires : son demi-frère par alliance Sabri Essid, le gourou islamiste Fabien Clain ou encore son ami d’enfance Imad Djebali, tous trois condamnés en 2009 pour avoir animé une filière de combattants à destination de l’Irak. Leur profil met en évidence le biotope idéologique dans lequel le « loup solitaire » a mûri son projet. Signe de la permanence de leurs convictions, ces trois djihadistes ont rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) deux ans après les attentats de Toulouse et de Montauban.

Au début des années 2000, un petit groupe attire, déjà, l’attention des Renseignements généraux (RG). L’appartement de leur mentor spirituel, Fabien Clain, est sonorisé. En 2006, les policiers l’entendent « se monter le bourrichon sur le djihad en Irak » avec son frère Jean-Michel et Sabri Essid, rapporte un ancien des RG dans Djihad, c’est arrivé près de chez vous (Jean-Manuel Escarnot, Robert Laffont, 216 pages, 18 euros).

Ils repèrent également un deuxième cercle de nouveaux venus, parmi lesquels Abdelkader Merah, dit « la Fouine », et plus épisodiquement son jeune frère Mohamed, tout juste âgé de 18 ans. Certains membres de cette cellule se retrouvent à l’occasion dans la ferme d’un émir syrien, Olivier Corel, à Artigat (Ariège), pour y suivre des cours de religion, et participent à des entraînements physiques. Le noyau dur du djihadisme toulousain est en formation sous les yeux des services de renseignement.

En décembre 2006, Sabri Essid (toujours lui) est interpellé en Syrie en compagnie d’un coreligionnaire, Thomas Barnouin, tandis qu’il s’apprête à rejoindre le djihad irakien. Dans les mois qui suivent, la cellule dite « d’Artigat » est démantelée en France et huit de ses membres sont mollement condamnés en juillet 2009 à des peines comprises entre trois et cinq ans de prison. Un an plus tard, Mohamed Merah effectue ses premiers voyages en terre de djihad. Le tueur solitaire commence à poser les jalons de son projet, médité dans le sillage des anciens d’Artigat. Mais les services de renseignement ont échoué à mesurer sa dangerosité.

Une semaine après l’assaut du RAID – l’unité d’intervention de la police nationale – dans lequel il trouvera la mort, une scène intolérable mais qui n’émeut personne au ministère de l’intérieur va illustrer la collusion idéologique entre le jeune Merah et les anciens d’Artigat. Le 29 mars 2012, le terroriste est inhumé au carré musulman du cimetière de Cornebarrieu (Haute-Garonne). Un petit groupe de jeunes hommes, particulièrement remontés, lance des « Allahou Akbar » au-dessus de sa tombe. Les policiers, qui filment la scène, reconnaissent Imad Djebali et Sabri Essid !

Pourtant, la justice n’entendra jamais Sabri Essid, pas davantage que les autres membres de ce réseau susceptible d’avoir influencé Merah. Seul Olivier Corel, à qui Merah avait rendu visite une dizaine de jours avant de passer à l’acte, sera brièvement auditionné par les policiers, sans être inquiété. « A l’époque, les services n’avaient pas pris conscience de l’importance de la thématique djihadiste, déplore l’avocate des victimes des attentats du 13 Novembre. Les enquêtes Artigat et Merah constituent a posteriori une énorme occasion manquée : on n’a pas pleinement exploité les liens qui structuraient cette boîte noire du terrorisme français. »

L’impunité dont a bénéficié Jean-Michel Clain est emblématique de cet aveuglement. Une note « confidentiel défense » de 2005, récemment déclassifiée, le décrivait déjà comme « un islamiste ultra-radical, au discours extrêmement violent envers les institutions françaises », qui « diffuse les vidéos d’exécutions d’otages en Irak ». A la différence de son frère Fabien, il ne sera pas jugé dans le dossier Artigat. Une autre note, datant de 2009, le tient pourtant pour « un des principaux relais entre les frères de la région bruxelloise (…) et leurs homologues des pôles parisiens et toulousains ». Et, pendant près de dix ans, Jean-Michel Clain réussira à passer entre les mailles du filet, jusqu’à son départ en Syrie.

S’ils n’ont pas été inquiétés dans l’enquête sur les tueries de Toulouse et de Montauban, les anciens membres de la filière irakienne d’Artigat sont de nouveaux considérés comme une menace avec le début de la guerre civile syrienne, qui leur offre une nouvelle terre de djihad. En septembre 2013, la justice ouvre ainsi une nouvelle enquête, baptisée « Artigat 2 », sur ce réseau « susceptible de commettre des attentats sur le territoire national ».

Le 4 septembre 2013 (le ministre de l’intérieur est alors Manuel Valls), la Direction centrale du renseignement intérieur, née de la fusion entre les RG et la DST, photographie sur l’aire de loisirs du parc de Gironis, au Mirail, Sabri Essid, Imad Djebali et Mohamed Megherbi (le beau-frère de Fabien Clain) – tous trois condamnés lors du procès de 2009 – s’entraînant sur des parcours du combattant et à la pratique du paintball. Pour les policiers chargés de leur surveillance, l’histoire se répète : ils avaient photographié les mêmes individus s’adonnant aux mêmes activités dans le même parc en 2006, quelques mois avant le démentèlement de la filière d’Artigat.

Quatre mois plus tard, onze membres de cette cellule reconstituée s’envolent pour la Syrie à la barbe des services de renseignement. Entre janvier et février 2014, Jean-Michel Clain, Imad Djebali, Sabri Essid, Abdelouahed Baghdali, Mohamed Megherbi ou encore Thomas Barnouin disparaissent avec femmes et enfants. Certains s’offrent même le luxe de multiplier les allers-retours entre la France et la Turquie pour préparer l’arrivée des suivants. Sans rencontrer la moindre difficulté.

Quelques mois plus tard, Fabien Clain, pourtant interdit de séjour dans vingt-deux départements depuis sa sortie de prison, multiplie les allers-retours entre Alençon, où il habite, et la région parisienne, où il endoctrine ses nouvelles recrues, trois employés d’un garage du Val-d’Oise. Mais, là, le renseignement intérieur a anticipé son projet de départ : une note déclassifée de juillet 2014 précise qu’il « a formé un petit groupe de deux ou trois individus établis à Alençon, ainsi que deux ou trois frères installés dans la région parisienne et des membres d’une famille basée à Toulouse. L’intéressé attend des instructions de la part de son frère pour choisir un itinéraire jusqu’en Turquie, puis pour gagner la Syrie avec le concours de passeurs affiliés à l’El ».

Début 2015, Fabien Clain se rend une dernière fois à Toulouse, où il s’approvisionne en matériel hi-fi. Comme prévu, il disparaît en février avec femme et enfants. Il est ensuite localisé et surveillé par les services français en Grèce, où il passe près de deux mois dans un appartement « mis à disposition » par des membres de l’EI. Refoulé une première fois à la frontière turque le 24 février, il parvient à rejoindre la Syrie en mai. Là encore, les services ont laissé faire.
Promus responsables de la propagande francophone de l’EI, les frères Clain enregistreront, grâce au matériel hi-fi acheté à Toulouse par Fabien, le message audio de revendication des attentats du 13 novembre 2015.

Les trois élèves recrutés par Fabien Clain dans le garage du Val-d’Oise l’ont suivi en Syrie : deux d’entre eux prêteront leur concours logistique au projet d’attentat visant une église de Villejuif, miraculeusement déjoué en avril 2015 ; quant au troisième, il apparaît dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre.

Considéré comme un cadre de l’EMNI, les services de sécurité de l’EI, Sabri Essid est réapparu dans une vidéo de propagande tournée le 11 mars 2015. Sous sa direction, son beau-fils, âgé de 12 ans, exécute un otage au pistolet devant la caméra.

Quant à Imad Djebali, il a été incarcéré en France après être rentré de Syrie en septembre 2014 dans des circonstances rocambolesques en compagnie de deux anciens d’Artigat : Gaël Maurize et Abdelouahed Baghdali, qui se trouve être l’époux de Souad Merah, la sœur du tueur au scooter. A la suite d’une erreur d’aiguillage des autorités turques, les trois hommes avaient atterri à Marseille alors que les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) les attendaient sur le tarmac d’Orly, prolongeant jusqu’à la caricature cette succession de rendez-vous manqués.

Alors, Pieds nickelés ou apprentis sorciers ?
II. La seconde chute de Rome

Samedi 25 mars, les eurolâtres commémoraient à Rome les soixante ans de la signature du traité instituant la Communauté économique européenne, ancêtre de l’Union européenne (UE). Mais ils étaient si peu sûrs d’eux que le centre de la capitale italienne avait été transformé pour la journée en véritable camp retranché (ce dont témoigna le Conseiller aux Armées du CER, présent dans la ville éternelle) ! Etonnant pour un évènement qui devait témoigner de tous les bienfaits engendrés par ce nouvel horizon indépassable de notre temps…

Mais, au fait, de quoi parlons-nous ?

Le traité de Rome est l’aboutissement, le 25 mars 1957, du processus de relance de la construction communautaire après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED). Cette approche aboutit à la création d’un grand marché commun consacrant la libéralisation des échanges, mais rejetant (à l’époque) l’intégration supranationale des premières communautés européennes. Le traité modèle encore l’Union européenne actuelle.

Qu’est-ce que le traité de Rome ?
Il s’agit en fait de deux traités qui sont signés le 25 mars 1957 entre six Etats, les « Six » (heureuse époque où les organisateurs de cette union n’avaient pas encore sombré dans la mégalomanie et les fantasmes de l’élargissement) : la France, la République fédérale d’Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Le Royaume-Uni ne s’y est pas associé : il préfère déjà développer un projet concurrent, l’Association européenne de libre-échange (AELE). Les deux traités établissent pour une durée illimitée, l’un, la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom), l’autre, la Communauté économique européenne (CEE aussi appelée Marché commun).

Le 25 mars 1957 à Rome

Que contiennent-ils ?
Le traité le plus important est le traité CEE, qui organise la mise en place d’une union douanière, à partir du 1er janvier 1959, en plusieurs étapes. Il prévoit la mise en œuvre des quatre libertés de circulation (marchandises, capitaux, main-d’œuvre, ainsi que la liberté d’installation pour les entreprises, les travailleurs indépendants et les services). Il fixe les règles pour que la concurrence entre les Etats se fasse de façon loyale et interdit le dumping, les cartels et certains monopoles.

Le traité envisage l’adoption de politiques communes (politique commerciale, agricole, des transports). Il n’est en revanche pas encore question de politiques économique ou monétaire communes. C’est beaucoup plus tard, en 1991/1992, que la question est abordée avec le traité de Maastricht, qui conduira en 1999 à l’euro, la monnaie unique.
Euratom doit développer l’industrie nucléaire, notamment en réalisant des installations nucléaires et en encourageant la recherche. Elle doit assurer la libre circulation des chercheurs, des capitaux et des matériels.

Quelles institutions créent-ils ?
Des institutions sont créées, qui existent toujours de nos jours, même si elles ont un peu évolué. La Commission, institution indépendante des gouvernements, dispose d’un monopole de l’initiative des lois européennes mais, à la différence de la haute autorité de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), elle n’a pas de pouvoirs de décision propres, sauf en matière de concurrence.
C’est le Conseil, composé de représentants des Etats, qui possède la réalité du pouvoir de décision. Il est appelé à adopter à l’unanimité les textes européens, règlements et directives. Depuis, une partie des textes sont adoptés à la majorité qualifiée. Une assemblée des communautés européennes composée de 142 membres désignés par les parlements nationaux est instituée.

Elle n’avait qu’un simple pouvoir d’avis dans le domaine législatif. Depuis, elle est devenue le Parlement européen, dont les députés sont élus depuis 1979 au suffrage universel. Elle a maintenant dans certains domaines un pouvoir de codécision. Une Cour de justice doit assurer le respect du droit communautaire dans l’application et l’interprétation des traités.

Comment en est-on arrivé aux traités de Rome ?
Le traité de Rome qui donne naissance à la CEE est directement issu de l’échec des négociations pour relancer l’Europe politique au début des années 1950 et le souhait de réaliser une union des peuples. C’est une « idée révolutionnaire », souligne alors Robert Schuman, ministre des affaires étrangères français. Effectivement mais une idée qui va être progressivement vidée de son sens et dévoyée par les mondialistes de tout poil.

Ce sera en matière économique le projet de CECA de 1950, signé à Paris le 18 avril 1951 et entré en vigueur le 23 juillet 1952, qui met en commun la production d’acier et de charbon de certains pays européens, le charbon et l’acier étant considérés comme les facteurs de la guerre passée. Robert Schuman explique bien son ambition dans une déclaration, le 9 mai 1950, date qui deviendra la fête de l’Europe : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble, elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. » C’était le principe gaullien de  » l’Europe des nations « .

Mais d’autres projets ont une dimension plus politique et fédérale. Le projet de Communauté européenne de défense (CED), qui prévoyait une armée européenne sous commandement américain et une dimension politique forte avec un projet de communauté européenne politique (article 38 de la CED), échoue avec le rejet français lors d’un vote, le 30 août 1954, par les députés (319 voix contre 264). C’est l’échec d’une vision supranationale de la communauté européenne.

Après le rejet de la CED, la construction européenne semblait dans l’impasse. Les partisans de l’Europe, au premier rang desquels le Français Jean Monnet, président de la haute autorité de la CECA mais surtout agent d’influence des Etats-Unis, pensent alors qu’il faut avancer sur un terrain moins sensible que le politique et se concentrer sur le domaine économique et le libre échange. Soutenu par le Belge Paul-Henri Spaak, Jean Monnet est favorable à une intégration sectorielle de l’Europe sur le modèle de la CECA en l’élargissant à d’autres énergies, avec la création d’une organisation pour l’énergie atomique à usage civil, et aux transports. Et c’est là que tout a commencé à basculer…

Carte des élargissements successifs de l’UE

Quelles conséquences les années suivantes ?
L’Union douanière fut réalisée plus vite que prévu, le 1er juillet 1968. Les autres objectifs — libre circulation des personnes, des services et des capitaux — progresseront plus lentement.
Le traité permit aussi le développement de la politique agricole commune (PAC), entrée en vigueur en 1962. Dans un contexte de pénurie agricole, l’objectif était d’assurer la sécurité des approvisionnements alimentaires et de garantir le niveau de vie des agriculteurs. La CEE, grâce au tarif extérieur commun (TEC), protège par des droits de douane les productions européennes et évite que les prix étrangers plus bas n’éliminent les productions européennes plus chères. Hélas, ce fut un échec.

Quels sont les effets économiques ?
Dans les premières décennies, l’établissement du Marché commun est allé de pair avec une forte croissance et une convergence économique et sociale, à la fois à l’intérieur des Etats et entre les pays. Tout était donc plus facile. La CEE institua un marché de 200 millions d’habitants. Le commerce entre les Six sextupla de 1958 à 1970. « La libéralisation des échanges dans le Marché commun fut accompagnée d’une réduction marquée des disparités de revenus entre ses membres, dont chacun passa à une vitesse supérieure », souligne François Crouzet, professeur à l’université Paris IV-Sorbonne et historien de l’économie européenne.

Quant à la PAC, elle a atteint ses objectifs initiaux. Elle a permis d’accroître de manière importante la production agricole européenne, d’accroître les rendements tout en garantissant la préférence communautaire. Mais cette hausse de la production est intervenue au prix d’une diminution drastique de la population agricole (passée de 15 millions en 1950 à 4 millions dans les six pays d’Europe occidentale) avec les drames humains que l’on aurait dû anticiper.

Qu’en est-il actuellement ?
L’Union européenne échappe aux souhaits de ses concepteurs et elle est en passe d’exploser. La situation économique et sociale est tranchée. Certains pays s’en sortent mieux que d’autres, comme les pays d’Europe du Nord, dont l’Allemagne, qui connaît croissance et plein emploi. Les autres sont en proie à des difficultés économiques et sociales (dette et déficits élevés, chômage de masse, croissance faible), témoignant de la vision utopique des concepteurs de 1957. Ce qui explique que l’Europe est de moins en moins populaire malgré la propagande imposée par ses instances dirigeantes et leurs complices médiatiques (les éditoriaux quotidiens de Bernard Guetta, sur France Inter sont dans ce domaine particulièrement édifiants). Surtout depuis la folle instauration d’une monnaie unique, l’euro, qui a précipité des millions d’Européen dans la misère.

Soixantième anniversaire à Rome, dans la joie et la bonne humeur !
Dès lors, on comprend que l’enthousiasme n’ait pas été au rendez-vous, samedi à Rome, et que les chefs d’Etats et de gouvernements réunis aient cru nécessaire de souffler leurs soixante bougies dans un camp retranché.
III. Rien ne va plus chez Christiane Taubira

Depuis plusieurs jours, la Guyane est le théâtre d’une série de mouvements sociaux de plus en plus violents. Le gouvernement a décidé d’intervenir, vendredi 24 mars, avec l’envoi d’une « mission interministérielle de haut niveau » (sic), dont l’objectif est de « nouer un dialogue constructif et apaisé » ! La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, d’accès au foncier ou de logement mais aussi et surtout…de SECURITE.

Manifestation à Cayenne

Conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, la mission s’est rendue samedi dans ce département et région d’outre-mer. La délégation est composée de plusieurs hauts fonctionnaires issus de différents ministères.

Les mouvements sociaux en Guyane ont notamment conduit Arianespace à ajourner le lancement d’une fusée et le rectorat à fermer les établissements scolaires jusqu’à nouvel ordre. Deux vols Paris-Cayenne, l’un de la compagnie Air France, l’autre opéré par Air Caraïbes, ont par ailleurs été annulés, vendredi, en raison du mouvement social, a annoncé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). « Les blocages routiers rendent difficile l’accès à l’aéroport pour les passagers, les équipages et les services de secours qui travaillent sur la plateforme de Cayenne, et les pompiers ne sont pas en nombre suffisant », a détaillé un porte-parole de la DGAC.

Le département d’Etat américain a estimé dans une note d’alerte que ses « ressortissants devaient éviter de se rendre en Guyane française pour l’instant » en raison de « larges manifestations de part et d’autre » du territoire ultramarin et « le long des routes qui mènent aux pays voisins du Suriname et du Brésil ».

La ministre des outre-mer, Ericka Bareigts (toujours en pointe dans la défense des opprimés allogènes), avait appelé, jeudi, à la levée des barrages mais s’est bien gardée de se rendre à Cayenne pour se confronter à la colère des habitants…Elle préféra inviter à Paris les responsables syndicaux.

Mais sur place, les participants aux mouvements sociaux avaient « fait part de leur refus d’une négociation à Paris » et exigé la venue de la ministre. Quant aux députés et aux sénateurs locaux, ils avaient jugé « inconcevable de demander aux manifestants de (…) lever les blocages pour venir s’entretenir avec les cabinets ministériels dans les bureaux parisiens ».

Manifestation à Cayenne

En vérité, plus encore que le contexte économique, ce qui exaspère les habitants de la Guyanne c’est la situation sécuritaire. La violence y est la plus forte de tous les départements français (pire encore qu’en Guadeloupe), alimentée par les trafics de toutes sortes comme par le laxisme des juges rouges de l’ex-ministre de la justice. En 2016, pour ne parler que de cela, on a relevé 48 règlements de compte liés aux trafics soit davantage qu’à Marseille qui est pourtant une référence dans ce domaine !

Mais surtout n’allez pas croire qu’il y ait la moindre relation entre la violence et le contexte ethno-culturel…

Le 27 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Par défaut