La Méduse:Soros, « homme d’Etat sans Etat » pétri de contradictions-une canaille plutôt

Soros, « homme d’Etat sans Etat » pétri de contradictions

« Je suis un homme d’Etat sans Etat », déclare George Soros, spéculateur new-yorkais et habitué du World Economic Forum de Davos.

PAR FRANÇOIS MEYLAN

Doté d’une force de frappe financière estimée à 25 milliards de dollars – soit la vingt-neuvième fortune mondiale selon le magazine Forbes, Soros est un lobbyiste redoutable à l’œuvre dans une trentaine de pays.

La toile le situe ou le pressent partout et nulle part à la fois. Dans les territoires palestiniens jusqu’auprès de mouvances salafistes, en passant par des groupes néo-nazis et même au sein du fumeux fonds d’investissement Carlyle Group, 11ème fournisseur du Pentagone.

Pour autant, il s’agit de prendre des pincettes. La journaliste de « France 24 » Stéphanie Antoine ne décrit pas pour rien Soros comme un homme de contradictions. Le personnage s’est fait beaucoup d’ennemis et de détracteurs, de la Hongrie à Israël, en passant par Moscou où Poutine a même lancé un mandat d’arrêt international contre lui. Aussi inspire-t-il une multitude d’allégations non vérifiées. « Soros est présenté comme le responsable de tous les bouleversements politiques. Il fait un excellent bouc émissaire pour des régimes de plus en plus autoritaires », relève l’historien allemand Ulf Brunnbauer.

Il est vrai que Soros n’est pas à une contradiction près. Il est capable d’investir douze millions de dollars pour s’opposer à réélection de George Bush et en même temps sauver le fils de ce dernier de la faillite. Au sein de la société civile comme dans les coulisses des gouvernements, il agit en initiant et en finançant une grande quantité de mouvements et de fondations. Son vaisseau amiral est sans conteste «l’Open Society Foundations» (OSF). On retrouve l’ombre du réseau tentaculaire, créé en 1979, derrière des émeutes et renversements de régimes. Par exemples: en Serbie (2000) avec Groupe Résistance (OTPOR) et la chute de Slobodan Milosevic; en Géorgie (2003) et la Révolution des roses dirigée par le groupe Kmara (Assez !) ; en Ukraine (2004) et la Révolution orange avec l’intervention de « L’International Renaissance Fondation » (IRF); au Kirghizistan (2005) avec l’ombre de la « Coalition pour la démocratie et la société civile » (CDCS); la crise migratoire vers l’Europe, les émeutes fomentées par sa filiale « MoveOn » contre l’investiture de Donald Trump.

Le magnat qui fête ses 87 ans ce 12 août a soutenu non seulement la campagne de Hillary Clinton à coups de plusieurs dizaines de millions de dollars mais il a aussi perdu plus d’un milliard en pariant sur la défaite de son adversaire. Aujourd’hui il veut la peau du 45ème président des Etats-Unis d’Amérique. Il le vocifère sur les plateaux de télévision. Cette nouvelle lutte risque d’être longue et douloureuse. Trump possédant lui aussi, en matière de propagande et de contre-propagande, beaucoup de munitions.

Soros ne s’en cache pas: il ne s’embarrasse pas de considérations morales. Faire de l’argent en spéculant – on spécule toujours contre quelqu’un – est pour lui un jeu. La vie est un jeu. Pour jouer, il exploite les failles du système. Si ce n’est pas lui qui le fait, un autre le fera.

À ce titre, toute déstabilisation est bonne à prendre du moment où elle permet de remodeler et d’engranger des bénéfices. Soros déploie son influence tel un nomade voyageant dans les couloirs des tragédies contemporaines. Son idéologie, il la tient du philosophe autrichien Karl Popper dont il est un adepte: «Comme il est impossible de prédire le cours de l’histoire, il faut progresser petit à petit par essai/erreur, d’où une conception fragmentaire des sciences sociales ( … ). Au lieu de prévoir un plan d’ensemble pour réorganiser la société, il s’agit, au contraire, de procéder par petites touches, afin de pouvoir comprendre l’effet de telle ou telle mesure et d’en corriger les inévitables conséquences inattendues. »

Ainsi pour le mondialiste Soros, toutes les actions doivent-elles converger vers une « société ouverte. » Et comme Karl Popper, il ne distingue que deux types de régimes politiques : la démocratie et la tyrannie. Avec ce prisme, l’Etat et l’Institution quels qu’ils soient peuvent rapidement se trouver du côté de la tyrannie quand ils ne vont pas dans le sens du milliardaire et de ses suivants. Comme le précise la journaliste Nina Lamparski de l’Agence France-Presse, bureau de Budapest, ville natale de Soros: « Sa vision est clairement mondialiste. Elle se fonde sur le dessein d’une société sans Etat, sans frontière et avec des idéaux s’appuyant dans l’absolu sur une société libérale et multiculturelle. »

« J’ai vu les dégâts causés lorsque les sociétés succombent à la peur de l’autre » a récemment expliqué George Soros dans le « New York Times ». Dans la perception du milliardaire, la France qui pratique outrageusement l’état d’urgence et la discrimination religieuse à l’égard des Musulmans s’approche dangereusement du statut de tyrannie. Mais Soros a été condamné jadis dans l’Hexagone à payer près d’un milliard d’amende dans une affaire de délit d’initié liée à la banque Société Générale.

Il a aussi fait le jeu des néolibéraux en forçant les pays extracteurs d’Afrique à communiquer ouvertement et publiquement sur leurs quantités et qualités de matières premières. Ce n’est pas pour rien que des multinationales prédatrices, après avoir soudoyé durant des décennies des gouvernements corrompus, voient d’un bon œil le concept de « société ouverte » de Soros. Avec lui le potentiel de consommateurs augmente. Tout en abattant la principale entrave au néolibéralisme, l’État.

L’art de spéculer s’accompagne du rachat d’une bonne conduite. Soros finance par le biais de l’OSF des ONG actives dans l’éducation, d’autres militant pour l’égalité des droits civiques ou engagées dans la lutte contre l’hépatite ou encore le HIV. Ce faisant il devient plus que l’homme d’Etat sans Etat du début. Il devient Dieu.

Par défaut

Arrêt sur info:Les déconneurs ont encore frappé

Les déconneurs ont encore frappé

LA FINE ÉQUIPE DES BRAS CASSÉS OEUVRANT AU DÉPARTEMENT « INQUISITION » DU MONDE S’EST FENDUE D’UN ARTICLE SUPPOSÉ NOUS ÉCLAIRER SUR LES FAITS EN MARGE DES VIOLENTES MANIFESTATIONS À CHARLOTTESVILLE QUI AVAIENT FAIT UNE VICTIME.

Alors, déjà, un bon point pour eux, ils sont maintenant parfaitement capables d’identifier des nazis défilant aux flambeaux, même de nuit.  Ça n’a pas toujours été le cas, j’espère qu’il ne s’agit pas d’une simple rémission passagère mais bien d’une guérison complète.

Après, ça dérape très vite, par contre.  À lire ces pioupious[1], on finirait par croire que les nazis, les suprémacistes blancs et autres KKK se sont battus contre eux-mêmes, ou l’ombre que projetait leurs torches.  Oui monsieur, puisqu’on vous le dit, seuls les extrémistes de droites ont participé à la baston… Ok, mais contre qui ?

Et il faut attendre la fin de l’article pour en comprendre la raison.  Vous vous souvenez sans doute de la polémique qu’avait provoqué Trump en rejetant les responsabilités à la fois sur l’alt-right… et l’alt-left ?  Seulement voilà, c’est pas de jeu, l’alt-left, ça n’existe pas :

Selon Mark Pitcavage, un analyste de la Ligue antidiffamation cité par le New York Times, une ONG luttant contre l’antisémitisme outre-Atlantique, ce mot ne correspond à aucun groupe organisé à proprement parler. Utilisé sur Reddit par l’alt-right, les journalistes de la chaîne conservatrice Fox News, la NRA et maintenant à la Maison Blanche, le but est de créer une équivalence fantasmée entre l’extrême droite et l’extrême gauche, mettant sur un même plan les deux idéologies.  Source : Les décodeurs

Et toc !  Ça vous en couche un boin, hein !  Donc au mieux, les manifestants d’extrême gauche ne représentaient rien, et au pire, n’avaient même pas le droit de manifester puisqu’ils représentaient une alt-left qui n’existe pas.  Si ça se trouve ils n’étaient même pas en règle de cotisation et d’assurance.  Moi je dis, c’est ballot.  Une journée de perdue à se colleter avec des bas-de-plafond suprémacistes pour rien !

Ce que le Monde passe sous silence

Si en effet l’appellation alt-left utilisée par Donald Trump constitue une première, et donc une sorte de néologisme, les violences, elles, ont bel et bien perpétrées par les deux camps qui ont semé la désolation dans la ville.  Et ceux-là sont connus partout dans le monde depuis les années ’30, sous le nom d’antifas.  Ils partagent les mêmes méthodes violentes que ceux qu’il prétendent combattre et s’avèrent souvent être d’authentiques fascistes.  C’est actuellement l’arme de prédilection du pouvoir pour couper court à toute tentative d’émergence d’une gauche véritable, ou de l’idéologie anarchiste.  Raison pour laquelle la violence est, dans leur cas tolérée, voire encouragée.

Parce que, tout de même, les autorités savaient pertinemment bien que les gros beaufs suprémacistes allaient débouler en ville, et ils ne pouvaient pas ignorer qu’une contre-manifestation des antifas était, elle-aussi, prévue.  Cela ne pouvait donc tourner qu’à l’affrontement, et dégénérer.  La responsabilité des autorités, en pareil cas, est de maintenir une distance de sécurité entre les deux groupes de manifestants, en s’interposant, et en canalisant celles-ci.  Pourquoi ceci n’a-t-il pas été fait, c’est la première question à se poser.

Le Monde… en fait des tonnes

La propension des médias de gôche bobo-solférinienne à dépeindre l’Amérique de 2017 comme s’il s’agissait de Munich en 1936 est proprement sidérante.  Si les mouvements suprémacistes aux USA ont bel et bien eu leur heure de gloire, ils ne sont plus aujourd’hui que l’ombre d’eux-mêmes, les chiffres sont éloquents :

Ku Klux Klan

Comptait jusqu’à 4 millions de membre à son apogée, en 1925.  Ils ne seraient plus aujourd’hui que 4.000, après que leurs effectifs furent tombé à 3.000 autour de 1978.  À noter que les estimations actuelles sont données non pas par des agences officielles, mais par l’Anti-Defamation League qui est elle-même une émanation du B’nai B’rith.   Si l’on ramène ça à la population du pays en 2016 (323,1 millions), cela nous donne 0,001238007 %, soit une personne sur cent mille, environ.

American Nazi Party

Au mieux, on peut estimer que ce parti politique (qui ne compte aucun élu), pèse au plus 200 ou 300 adhérents à travers tout le pays, puisque, selon Wikipedia, le National Socialist Movement (un autre mouvement d’inspiration nazie) était, d’après le New York Times (2011), « le plus important mouvement suprémaciste avec 400 membres répartis dans 32 États ».  Totalement anecdotique.

Les « non classés »

Une partie des laissés-pour-compte de la société américaine, notamment dans la ceinture de rouilleet dans les États du Sud représentent le véritable vivier de l’intolérance et du suprémacisme blanc.  Qu’y a-t-il d’étonnant à celà ?  Partout ou le chômage et la misère sont endémiques parmi certaines couches de la population, l’extrême droite fait florès.  Et comme à chaque fois, on a les responsables tout trouvés !  Les étrangers, les immigrants, qui viennent manger le pain des Français Américains.

Selon moi, ça n’en fait pas des nazis, sauf à penser que l’électorat de Marine Le Pen serait, lui-aussi, constitué d’authentiques nazis bouilleurs de chatons.

Par Ph. Huysmans |17 Août 2017

Notes

[1] Pioupiou : subst. masc.  Vieilli, fam. Simple soldat, généralement dans l’infanterie. Synon.troufion (pop.).[Le soleil] qui brunit nos pioupious en Afrique (Balzac,Lettres Étr., t.2, 1844, p.395).Une histoire de troupiers, la touchante idylle d’un pioupiou, la grosse souffrance naïve d’un soldat (Le Livre,Bibliogr., VI,1885,p.169 ds Fonds Barbier).Je le voyais sur des photographies, déguisé en pierrot, en garçon de café, en pioupiou (Beauvoir,Mém. j. fille, 1958, p.28).

Source: https://www.levilainpetitcanard.be/articles/actu/les-deconneurs-ont-encore-frappe_1199293970

:)

Par défaut

Le troisième homme:Leçon de droit à l’usage de ceux qui ont soif de justice

 

 

Le troisième homme

x
 

Le troisième homme

Leçon de droit à l’usage de ceux qui ont soif de justice

Posted: 18 Aug 2017 11:22 AM PDT

Année 2153. Luc esquisse une moue sévère avant de rencontrer M. Augustin. Le jeune étudiant en droit se sent un peu intimidé, face à la somme de connaissances et d’accomplissements qu’il va bientôt rencontrer pour son cours du soir. Mais la civilisation dont Luc est issu apprend à faire de la peur un enthousiasme. Il pousse la porte de l’ancienne bibliothèque en ayant soif de connaissance et de confrontation.

« Bonsoir Luc. J’ai cru comprendre que tu souhaites t’entretenir avec moi de cette période trouble dont j’ai déjà discuté avec ton condisciple Hector, l’historien. Mais cette fois sur ta matière propre : le droit ! Décidemment, votre génération a de curieuses fascinations, car l’époque qui t’intéresse a ceci de particulier qu’elle était parvenue à pervertir toute valeur, au point de se réclamer de celles-ci mais d’agir exactement à l’inverse. »

« Justement M. Augustin, je veux comprendre comment une société parvient à ce degré d’hypocrisie, qui fait sans doute hurler le simple citoyen, mais dont il ne peut sortir, comme d’une camisole de l’esprit. Il est également enrichissant de comprendre les raisons qui ont poussé des dirigeants à agir de façon aussi pervertie, en plaçant en face de chaque valeur sa version dévoyée qui en prend toutes les apparences mais instille l’inverse dans la société. Indépendamment des jugements moraux que l’on peut porter sur une telle entreprise, parvenir à ce que toute notion doive être prise à double sens en la travestissant relève du tour de force ! »

« Oui, c’est la raison pour laquelle je mets systématiquement des guillemets au mot « dirigeants » pour désigner ceux de cette époque.

Très bien Luc, commençons par le commencement : tu sais j’imagine, ce qu’est l’état de droit ? »

 

« Oui bien sûr. C’est une notion d’origine allemande, le Rechtsstaat, qui a été codifiée par le juriste autrichien Hans Kelsen au début du XXème siècle. Elle repose sur trois principes : 1. L’ensemble des personnes physiques et morales, y compris l’état, sont assujetties de façon égale à la loi. 2. La justice est une institution indépendante. 3. Les règles juridiques obéissent à une hiérarchie de normes, permettant de fixer les limites de chaque organe de l’état. Par exemple la constitution est au sommet de cette hiérarchie, puis les engagements internationaux, ensuite la loi édictée dans les différents codes civiles et pénaux, enfin les règlements. »

« Parfait. Ces règles sont évidemment indispensables pour éviter l’arbitraire des gouvernants et faire que l’équité soit la première valeur garantie au sein d’une société.

Assez curieusement, les responsables politiques de cette époque ont ajouté un certain nombre d’autres notions, qu’ils considéraient comme des « piliers de l’état de droit ». Elles ne figurent pourtant nulle part dans la définition de Kelsen, et tu vas bientôt voir qu’elles sont rentrées en contradiction avec celle-ci. »

« Mais pourquoi de telles modifications ? »

Monsieur Augustin eut un petit sourire : « Tu vas justement le découvrir en discutant ensemble. Sache pour te mettre sur la piste que la raison véritable est l’un des sentiments humains les plus répandus, peut-être le plus courant. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre société de 2153 a tout fait pour apprendre à le reconnaître en soi et à le contrer. »

« Je suis tout ouïe. »

« Figure-toi que parmi ces « piliers », il y avait l’obligation pour les forces de police de n’agir et de faire respecter la loi que lorsqu’un crime avait été commis. Les forces de l’ordre ne pouvaient intervenir qu’une fois qu’il était trop tard, lorsque la victime pouvait justifier de son statut, c’est-à-dire morte ou gravement blessée, physiquement comme moralement.

Même lorsque tout indiquait de façon certaine qu’une activité criminelle était en préparation, il fallait simplement attendre et admettre d’avoir un temps de retard sur tous les criminels de cette société. Ceci était valable aussi bien pour le terrorisme organisé incluant des détentions d’armes et des messages plus qu’explicites, comme pour la petite frappe de quartier faisant régner la terreur par des menaces et des comportements connus de tous.

Il est cocasse que cette règle absurde ait été édictée au nom de l’état de droit, le premier droit élémentaire des victimes, celui de la sécurité physique et morale, étant foulé aux pieds en permanence. Il semble que des interrogations byzantines sur les droits des agresseurs comptaient beaucoup plus pour la justice de cette époque que les conditions élémentaires de vie du paisible citoyen. La justice était organisée pour les 1% de la population qui menaçait réellement la société.»

« Mais pourquoi une telle absurdité ? » reprit Luc. « La première conséquence est évidente : les forces de l’ordre devaient être totalement débordées par la charge. Se placer en position de devoir parer à n’importe quelle possibilité épuise en tâches de surveillance. Je ne mentionne même pas le fait qu’ils se privaient de l’effet dissuasif d’une action directe sur des menaces prouvées d’entreprises criminelles.

Agir directement sur les menaces les plus avancées et les plus graves permet de concentrer l’action sur des mesures concrètes. En somme M. Augustin, cette société dressait avec minutie des constats d’impuissance permanents : ils étaient parfaitement renseignés, mais pour mieux ne rien faire. Pourquoi une telle absurdité ? »

« L’argument – tiens-toi bien – était que l’on ne pouvait juger que sur acte accompli, faute de quoi il s’agirait d’une atteinte à la liberté de conscience. Toute activité préalable à l’action restant au stade des intentions, elle rentre dans le libre arbitre du sujet, et à ce titre ne peut faire l’objet d’une quelconque poursuite. »

« M. Augustin, ce n’est pas gentil de vous moquer de moi. Ils ne peuvent avoir tenu un raisonnement aussi aberrant. Ils ne savaient donc pas faire la différence entre un choix respectueux d’autrui et une menace ? Ils mettaient toutes les intentions sur le même plan ? Le fanatique qui se surarme et prépare les plans de son prochain attentat ou la petite frappe qui intimide tout un quartier en stationnant dans le hall d’un immeuble avec sa bande ne font qu’exercer un libre choix parmi d’autres ? Allons, je ne peux imaginer que la pensée ait été aussi médiocre, même au sein d’une période trouble.

Vous savez également que j’ai une excellente mémoire. Or le code pénal de cette époque comportait des articles prévus, punissant de peine d’emprisonnement les auteurs de menaces : articles 222-17, 222-18 et R 623-1. Il était donc bien prévu une sanction contre des intentions suffisamment avérées et prouvées d’attenter à autrui, notamment par l’usage de la menace et de l’intimidation. Vos « piliers de l’état de droit » ne pouvaient méconnaître ces textes qui attentaient à leur soi-disant principe. »

« Oui mais tu sais, cette époque ne se caractérisait pas seulement par le dévoiement de toute valeur, mais également par le génie de ne pas appliquer des textes pourtant présents dans le code pénal. La capacité à argumenter de manière sélective, en ne triant que ce qui arrangeait et ne contredisait pas leur croyance dogmatique avait atteint des sommets de perfection. Une virtuosité dans la décadence en quelque sorte.

Et pour ce qui est de la pensée ce n’est pas le sujet : des gens fort intelligents ont tenu ce discours. Mais l’intelligence ne sert à rien, voire accroît la nuisance, si le caractère est perverti.

Les personnes qui ont tenu ce raisonnement vivaient dans un monde abstrait et croyaient perpétuer en cela l’héritage du libéralisme politique. Ils raisonnaient comme si la société était constituée d’individus tous responsables et n’exerçant que des choix personnels, sur lesquels nul n’a évidemment autorité à intervenir : il n’y a pas de gouvernement des consciences.

Le dévoiement de ce principe juste est d’oublier que le territoire du libre arbitre se mérite : il faut d’abord répondre à des exigences de respect mutuel pour parle de choix faits en conscience. La liberté prétendument infinie de cette époque était livrée à tous, sans contreparties ni exigences : elle n’impliquait aucun devoir.

Tu es un jeune homme bien formé Luc, tu connais les conséquences d’une telle mentalité. Ce qui a un faible prix n’a pas de valeur. Et ceci est le meilleur moyen de mettre la liberté par terre, étant incapable de faire face à celui qui prend la liberté de te priver de la tienne.

Cette société était devenue incapable de gérer les conflits et encore moins de perpétuer la difficile réflexion sur la violence légitime et illégitime, garante de l’état de droit, le vrai celui-ci. Tu connais la phrase que j’aime à répéter : si Léonidas et Thémistocle n’avaient pas existé et agi, Socrate et Phidias n’auraient jamais vu le jour.

Face à un conflit, les tenants de cette société préféraient généralement se voiler la face, voire s’en prenaient à la victime en la rendant responsable car suspecte de « provocation ». Les victimes étaient généralement haïes des dirigeants, leur existence même les remettant en face des responsabilités qu’ils n’avaient pas prises. Plus d’une fois lorsque des personnes vivaient un enfer provoqué par des bandes, la seule réponde des forces de l’ordre était de leur conseiller de déménager.»

« Oui, c’est d’autant plus cocasse que la définition de Kelsen parle bien d’une hiérarchie des normes dans le respect de l’état de droit. Et si nos défenseurs du prétendu « état de droit » étaient si férus de pensée allemande, ils auraient dû se souvenir des impératifs catégoriques kantiens, à mettre en bonne place tout en haut de la pyramide.

Je n’aime pas trop la lourdeur toute germanique des impératifs kantiens, surtout pour redire finalement l’injonction « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît », éthique de réciprocité que toutes les religions et sagesses dignes de ce nom ont énoncée. Mais quant à parler d’armature de l’état de droit, celui-ci commence par des devoirs, préalables à l’exercice de toute liberté de conscience.

Notre société n’autorise pas, pour cette raison, certains discours ou certains comportements, considérés non comme des opinions mais comme des menaces à l’encontre de l’ensemble du pays. Celui qui terrorise un quartier, qui crache sur la France ou qui défend toute forme de terrorisme sait qu’il sera interpellé dans les heures qui viennent et que c’est sa vie même qu’il met en péril. Et nous n’attendrons pas qu’il passe à l’acte : menacer est un crime, cherchant à imposer un rapport de force en lieu et place de l’autorité légitime. Nous ne faisons que réactiver l’esprit des meilleures civilisations antiques : comment peut-on croire que les Grecs et les Romains auraient toléré plus d’une minute des comportements ou des discours menant à la destruction de la Cité ?

Mais vous me disiez au tout début de notre conversation que l’étrange comportement de la société d’alors découlait d’un sentiment humain très connu. Auquel pensiez-vous M. Augustin ? Je sais que les tenants du prétendu état de droit défendaient leur point de vue avec véhémence : cela ne peut être le seul effet du relativisme moral. On ne se bat pas pour le vide. Quel était le moteur de leur croyance obstinée ?»

« En réalité Luc, il ne s’agissait ni d’une cause, ni d’une conviction, mais d’une émotion. Et ceux qui la ressentaient se défendaient avec d’autant plus de véhémence et de conviction affichée qu’ils craignaient d’admettre qu’elle était bien en eux : la lâcheté.

Toute cette comédie visant à faire croire que c’est l’un des fondamentaux de l’état de droit qui était en jeu n’avait en réalité qu’un seul but, très simple, se masquer à eux-mêmes et masquer aux autres leur immense lâcheté, leur incapacité à se confronter au prédateur.

L’humanisme servit également souvent de paravent, en mettant bien sûr de côté que l’humanisme véritable requiert la sincérité, amenant parfois à se montrer très dur.

Le règne des illusionnistes était accompli : de petits hommes pressés et superficiels venaient à faire croire qu’ils parlaient au nom de traditions juridiques séculaires, tandis que l’authentique héritage restait enfoui dans les cryptes de la mémoire des quelques hommes résistant encore à cette dilution.

Cette mémoire redevint heureusement à nouveau vive dans la société qui est la nôtre, après avoir renversé le précédent régime. Il n’y a pas de liberté qui tienne sans les devoirs de responsabilité vis-à-vis d’autrui, ce qui implique d’éliminer sans faiblesse ceux qui sapent tous les principes de l’éthique de réciprocité, pierre angulaire du respect et de la dignité de chaque citoyen. »

« Je vous remercie M. Augustin. Ce n’est pas seulement une leçon de droit, mais un chapitre de la comédie humaine que vous m’avez exposé là. Les faux principes cachent toujours les vraies désertions.

Ce texte fait suite au dialogue de M. Augustin et d’Hector, en passant du domaine de l’histoire à celui du droit :

 

 

Par défaut

Olivier Demeulenaere:Le management de la terreur (J.-Yves Jézéquel)

Le management de la terreur (J.-Yves Jézéquel)

Mention spéciale au député Georges Fenech, ex-président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris, qui propose la création d’un « FBI à l’européenne ». Comme il l’avait fait en juin, après l’attentat de Londres. Un comble. Surtout quand on se souvient que le FBI avait été accusé très sérieusement d’organiser lui-même de faux attentats “islamistes”OD

« Un nouvel attentat « djihadiste » vient d’avoir lieu sur les Ramblas à Barcelone, dans la zone la plus fréquentée de la ville catalane en Espagne. Le massacre est identique à celui de Nice et à celui du 9 août à Levallois Perret, contre des militaires…

Dans mon livre « Le djihad et le management de la terreur » paru aux éditions Vérone en 2017, 445 pages, je renvoyais mon lecteur, notamment aux publications de l’ancien patron du Pôle anti terroriste français, Le juge Marc Trévidic qui avait démissionné avec fracas de son poste, après avoir refusé de tenir le discours convenu « officiel » concernant le terrorisme, sur les plateaux de télévisions où il était invité…

Pour information, il est déterminant de lire Marc Trévidic, « Au cœur de l’antiterrorisme », éditions JC Lattès, 2011 ; « Terroristes : les 7 piliers de la déraison », JC Lattès, 2013 ; « Qui a peur du petit méchant juge ? », JC Lattès, 2014.

Une fois de plus, comme nous en sommes désormais accoutumés, il était tout à fait essentiel que le terroriste laisse bien en vue son passeport dans le véhicule ayant servi au massacre. Car il faut à tout prix que l’on puisse identifier la menace ! Qui nous menace et qui vient nous tuer en Europe ? Réponse sans ambiguïté, grâce au passeport : Les djihadistes !

Le but est atteint et nous savons, grâce notamment au juge Trévidic, que ces actions sont organisées avec la bénédiction de la CIA qui avait inauguré en Europe l’utilisation des djihadistes en faisant venir au Kosovo ses armées de Moudjahidin Afghans qui ont perpétré les horreurs que nous savons en Ex –Yougoslavie, (Cf., le Juge Trévidic dans « Terroristes : les 7 piliers de la déraison »)…

Chacun se rappellera des actions terroristes du GLADIO, créé lui aussi par la CIA et agissant exclusivement en Europe, en utilisant des gens d’extrême droite qui se faisaient passer pour des terroristes d’extrême gauche, dans le but de jeter le discrédit sur les partis de gauche et surtout sur les partis communistes européens trop influents aux goût des étasuniens désireux de conserver leur hégémonie sur l’Europe en faisant d’elle leur marché principal et obsédés par l’anti communisme… Chacun aura en souvenir l’attentat de la gare de Bologne qui restera l’action la plus emblématique du GLADIO en Europe et qui avait été commanditée par la CIA…

Tout se passe comme d’habitude y compris avec le détail du passeport de rigueur : si la police ne pouvait pas dire rapidement et avec certitude, l’identité du terroriste, l’attentat resterait un coup d’épée dans l’eau. Il est absolument déterminant que ce détail soit soigneusement souligné ; il était déterminant de retrouver sur les ruines fumantes du WTC le passeport d’un terroriste, intact, ayant traversé le feu intense de l’avion destructeur fondant l’acier à quasi 3000 degrés ; il était déterminant de trouver les papiers d’identité des frères Kouachi, dans la voiture après le meurtre de Charlie Hebdo et la suite ; il était déterminant de trouver le SMS sur un téléphone intact jeté par les terroristes dans la poubelle publique à côté du Bataclan et retrouvé illico par la police avant le passage des éboueurs ; il est déterminant aujourd’hui que les Européens sachent qui les menace et donc ce qu’ils doivent faire pour être protégés : renforcer la coercition, exaspérer la surveillance, laisser tomber leurs libertés, accentuer la militarisation, augmenter les budgets attribués à la seule armée capable de les protéger du djihadisme : l’OTAN !

Bref, les USA veulent dominer assurément les européens et exploiter confortablement ce grand marché. Or, toutes les mesures prises contre les Russes, ne servent qu’à cet objectif : privatiser le marché européen pour les seuls intérêts de l’envahisseur, aidé de son armée l’OTAN, en écartant la « menace russe » qui ose venir manger sur les plates-bandes des yankees ! L’objectif, à terme, c’est de déclencher une guerre contre la Russie et de pouvoir enfin nous refaire le coup du plan Marshal, alias TAFTA, TTIP, prévu depuis longtemps et préparé en grand secret à Bruxelles avec les collabos de service…

Mais les Etats formant l’Union Européenne se montrent récalcitrants, voyant que la stratégie sans complexe des USA ne sert que leurs intérêts en flouant abusivement ceux des européens. C’est là que le recours au terrorisme est absolument nécessaire dans les plans de cette stratégie étasunienne. On peut dire ouvertement que la CIA a réactivé son GLADIO en Europe, via les islamistes cette fois, pour dresser les récalcitrants et les obliger à contribuer à la militarisation excessive de l’UE, via l’OTAN, et ainsi donner tout le pouvoir à cette force armée du IVème Reich pour en arriver enfin au TAFTA,TTIP tant attendu…

Il est surprenant de constater qu’une masse considérable de gens, fasse preuve d’une telle naïveté, face aux attentats ! Comment la majorité de nos concitoyens ne voit-elle pas que le coup du « passeport providentiel », répétitif, finit par être carrément suspect ?

Le député Thomas Zlowodzki, LR, a tweeté en disant que « les Français victimes du terrorisme à Barcelone devaient assumer, puisqu’ils n’ont pas voté François Fillon qui, lui, aurait éradiqué le terrorisme islamiste ». Il faut donc comprendre que si les Français s’étaient pliés à la politique ultra libérale et pro TAFTA TTIP de l’Europe, la CIA n’aurait pas été obligée de fomenter de nouveaux attentats pour remettre de force, dans le giron du fascisme ultra libéral, des peuples trop émancipés et peu respectueux de la dictature néo libérale et néo conservatrice dominant le monde. Partout, dans les journaux, on dénonce l’infâme chantage des « islamistes » sans jamais reconnaître que l’infâme chantage vient des Etats-Unis qui ont créé Al-Qaïda puis Daech ! Ceux qui ne savent pas encore cela doivent se renseigner sans tarder ! On décrit dans les medias, l’attentat de Barcelone à la camionnette bélier, survenu sur les célèbres Ramblas de Barcelone et les 20 morts (13 continuent à dire les medias français) et une centaine de blessés à ce jour. Daech, « Etat Islamique » revendique l’attaque ! Tout y est et rien n’est vrai ! Tout est ainsi en apparence et rien n’est ainsi en réalité !

Comment expliquer cette naïveté et passivité des peuples européens face à la manipulation évidente qui est faite sans arrêt concernant le terrorisme en Europe ? Combien de personnes, en France, ont-elles pris la peine de lire les publications du juge Trévidic, l’une des personnes certainement les plus compétentes et les mieux informées concernant le sujet du terrorisme ? Comment les Européens ne comprennent-ils pas encore que les vrais et seuls terroristes qui nous menacent sont les Etats-Unis d’Amérique ? Comment n’ont-ils pas encore tiré les leçons de l’ex Yougoslavie, dont la déflagration a été orchestrée par l’OTAN, ainsi que de l’Irak, de la Libye et de la Syrie ? Combien de centaines de milliers de morts innocents faudra-t-il encore aux Européens pour qu’ils comprennent qu’on les prend pour des idiots? Face à un « terrorisme chirurgical » ne portant plus ses fruits, ne terrorisant plus personne, tellement il en est devenu banal et prévisible, il n’y aura que la guerre nucléaire qui pourra constituer le niveau suivant d’un terrorisme de masses dont l’efficacité accordera d’office aux prédateurs dominants, la liberté de conduire ce qui restera des peuples en esclavage ! Le collapsus à venir ne garantit absolument pas qu’il y ait encore quelqu’un pour faire valoir un TAFTA TTIP, pour conduire des peuples à l’esclavage, après ce sommet atteint par la bêtise humaine et c’est peut-être mieux ainsi pour notre Mère à tous la Terre ! »

Jean-Yves Jézéquel, mondialisation.ca, le 18 août 2017

Quelques rappels :

  1.  

:)

Par défaut

Olivier Demeulenaere: Attentat terroriste de Barcelone : pourquoi la Catalogne ?

Attentat terroriste de Barcelone : pourquoi la Catalogne ?

Je ne vous étonnerai pas en disant que je ne crois pas à la version officielle de l’attentat islamiste revendiqué par Daech… A l’appui de cette affirmation, je signalerai qu’une fois encore les auteurs présumés étaient fichés – et surveillés depuis longtemps – par les services de renseignement, et qu’une fois encore on a retrouvé sur place des papiers d’identité censés invalider toute autre hypothèse…

Mais la question de fond est la suivante : Qui sont les vrais commanditaires ? Cui bono ? Sachant que Daech a toujours été un faux nez, le prétexte idéal à des guerres d’agression contre les peuples, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos pays. Et que le mode opératoire est ici le même que celui des attentats de Nice, de Berlin, de Londres, etc.

Deux éléments devraient à mon avis retenir l’attention :

  1. Le référendum sur l’indépendance de la Catalogne. C’est le 1er octobre prochain, soit dans quelques semaines, que doivent se tenir des élections à haut risque pour le pouvoir central espagnol. Madrid s’est toujours opposée à l’organisation de ce référendum, qui devrait selon elle être soumis à l’ensemble des Espagnols et non aux seuls Catalans. Fait aggravant, l’exécutif régional a assuré début juillet que la région, qui représente 20% du PIB du pays, se séparerait de l’Espagne en 48 heures en cas de victoire du « oui »… s’attirant de nouvelles intimidations et menaces du gouvernement central. De tels attentats peuvent-il dissuader les Catalans de voter en faveur de leur indépendance, au nom de la sécurité ? Auront-ils même la possibilité de voter ?

2. La campagne de boycott des produits israéliens (BDS). Le 19 avril dernier, le conseil municipal de Barcelone a voté une déclaration qui apporte son soutien au mouvement dit BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) : « Nous condamnons l’occupation israélienne, la colonisation, le vol des ressources palestiniennes, dont les terres et l’eau, l’exploitation, et les destructions. Nous rejetons toute forme de complicité avec cette politique et ses violations des droits de l’homme », y est-il notamment écrit. La capitale catalane rejoint ainsi les « zones libres d’apartheid israélien », enjoignant les autorités espagnoles à inclure dans tous les contrats publics des clauses concernant le respect des droits humains et rejetant toutes les entreprises qui profitent « de l’occupation israélienne et de ses colonies illégales ».

“Ce soir, nous avons vu de nouveau que le terrorisme peut frapper partout. Le monde civilisé doit le combattre ensemble pour le vaincre », a déclaré Benjamin Netanyahu. OD

:)

Par défaut

Vers où va-t-on ?:Venezuela : dictature, effondrement et conséquence

 

 

Vers où va-t-on ?

 

 

Par défaut

MPI:L’Espagne sous le choc après une seconde attaque terroriste à Cambrils-et varia

=

 

=

[Automobiles : qui roule en quoi dans le monde ?

C

s

 

 

 

Par défaut