Vers où va-t-on ?:Le Peak de l’illusion économique signale une crise en approche

 

 

Vers où va-t-on ?

 

 

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Le blog d’Anne Brassié:La France vient de prolonger ses sanctions contre la Russie ! Sur le blog Despotica de Slobodan Despot

Joli coup de gueule , merci Slobodan Despot

La France vient de prolonger ses sanctions contre la Russie !

Sur le blog Despotica de Slobodan Despot

Le syndrome Tolstoïevsky

2014-09-08 21:26:38

Le problème, avec l’approche occidentale de la Russie, n’est pas tant dans le manque de volonté de comprendre que dans l’excès de volonté de ne rien savoir.Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

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L’Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à « Putler »-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l’URSS où tout succès était dit « soviétique » et tout échec dénigré comme « russe ».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage « parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45 » n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales.

Mais tout ceci n’est encore rien. C’est dans l’ordre des choses. L’Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l’infini, du conflit Rome-Byzance en l’étendant aux continents voisins voire à l’espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C’est le seul piège, du reste, que l’empire occidental n’ait pas posé tout seul et qu’il ne puisse donc désamorcer. (Étant entendu que la menace islamique n’est que le produit des manœuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l’action de services d’État occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité.)

La menace russe, elle, est d’une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d’elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l’Arctique comme à l’Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d’Empereurs chrétiens siégeant dans l’ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l’Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l’histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu’on peut l’imaginer, mêlant au sein d’un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l’Asie. Ils n’ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l’ont dans leur sang, si bien assimilé qu’ils n’y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu’on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses : des articles pour touristes.

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Cela ressemble tellement à l’Europe. Et c’en est tellement loin ! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — génois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l’odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d’un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n’est pas qu’ils ne pourraient pas l’apprendre. C’est qu’ils n’en ont pas envie. Pas plus qu’ils ne veulent connaître, vraiment, l’esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu’ils accueillent désormais par millions et qu’ils laissent s’agglutiner en ghettos parce qu’ils ne savent comment leur parler.

J’ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d’immigré. J’en ai appris d’autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m’étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu’il parle ? C’est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d’anglais d’aéroport.

De même font les Russes, dont l’éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l’ouest du Dniepr ? Depuis Pierre le Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l’Europe s’est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par cœur, vous leur répondez en évoquant « Tolstoïevsky ». L’Europe de Lisbonne à Vladivostok n’aura été réelle qu’à l’Est. A l’Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L’Europe de Lisbonne à Vladivostok ! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d’un tel ensemble ? Non. On préfère definitely se mirer dans l’Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres outlaws mal dégrossis s’étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu’un miroir ou un butin. Leur derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal : le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu’une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l’OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu’ils avaient juré de ne jamais toucher ! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau : « Ils n’aimeront le tsar que tant qu’il détruira la Russie ! »

*

« Ah, vous les Slaves ! » — ouïs-je souvent dire — « Quel don pour les langues ! » Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas « nous les Slaves » qui avons de l’aisance pour les langues : c’est vous, les « Européens » qui n’en avez pas. Qui n’en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre packagelinguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s’escrimer à parler bantou ? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu’au-delà de votre civilisation, c’est le limes (comme au temps de César), et qu’au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l’abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c’est du chinois. Et le chinois de l’arabe, et l’arabe de l’ennemi. Vous n’avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah ! Frémiriez-vous, si vous pigiez l’arabe des prédicateurs de banlieue ! Ah ! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah ! Ririez-vous s’il vous était donné de saisir la finesse de l’humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu’eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d’obus.

Tout ceci n’est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d’Ukraine dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Vous leur en voulez d’être ce qu’ils sont, et de ne pas en démordre ! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l’héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu’on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l’amour de l’Autre la haine du Soi. Vous les enviez d’avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux : Jusqu’à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres ?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d’être !

Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité d’ignorance et de bêtise qu’il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation. Car tout la dément : et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l’habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l’inculture spécialisée du « chercheur » universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C’est que ce ramassis de brutes croit encore à l’instruction et au savoir quand l’école européenne produit de l’ignorance socialisée ; croit encore en ses institutions quand celles de l’UE prêtent à rire ; croit encore en son destin quand les vieilles nations d’Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu’à l’air qu’on respire. Le gouvernement d’Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine : tout est dit ! D’un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l’autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s’était engagé à ne jamais s’approcher. Votre gouvernement contre leur régime

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie ? Du refuge ultime des vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d’une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d’emmener vos gens dans l’espace. Mais qu’importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu’être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l’a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. A quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse ? Quant à la dissidence… Elle n’est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n’hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l’issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine : les nazis et les djihadistes ? Comment pouvez-vous songer à contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires ? En l’exterminant ou en le réduisant en esclavage ? (Il est vrai que « toutes les options sont sur la table », comme on dit à l’OTAN.) Destituer de l’extérieur un chef d’État plus populaire que tous vos polichinelles réunis ? Êtes-vous déments ? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l’« Occident » puisse y cohabiter avec un État russe ?

C’est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l’avant-poste, aujourd’hui, d’un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. A moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n’y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire : mieux vaut vous y préparer.


Lire ses 2 derniers romans,  Le miel et le rayon bleu chez Gallimard. le premier sur l’après guerre de l’ex Yougoslavie crucifiée et le second sur la guerre nucléaire, ses menaces et ses résistants. 

 

 

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Pour une école libre au Québec:Canada — Avertissements des associations de médecin alors que le cannabis devrait être légalisé

 

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Pour une école libre au Québec

 

 

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Metamag: Emmanuel Macron, supernova ?

Emmanuel Macron, supernova ?

Supernova

Emmanuel Macron, supernova ?

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Gustin Saintaud ♦

Macron Emmanuel, génial initiateur d’ « En Marche » peut passer pour un phénomène, du genre esprit visionnaire, qui sait générer un étonnant nouvel univers politique.

Il apparaît, tout d’un coup, tout auréolé d’une insolente jeunesse ; et, malgré des origines opaques, immédiatement, une foule improbable se lève à ces côtés, le suit et le révère. A son avènement, on le prend pour une étoile filante ordinaire permettant des vœux impossibles en temps obscurs ; c’est en fait une éclatante comète qui s’installe au firmament d’une vie publique bouleversée quand il est brillamment élu Président.

Il semble enclin à vite chasser les grotesques vieux marchands du temple sacré des démocrates ; il en ménage néanmoins certains utiles parmi eux : à son contact merveilleux, ces lions-là doivent se muer en doux agneaux pour côtoyer celui qui prétend multiplier les pains de la suffisance ; tous ces vieux squales aux dents dures et longues se pressent pour tenir les plis de la toge du promu qui marche désormais sur leurs ondes troubles. Quel est donc l’étrange pouvoir de cet esprit qui les réduit en acolytes compassés ?

Ce nouveau messie auto-signifié dissimule une christique humilité en restant peu visible, mais omni-présent, se prétendant omni-potent : il se veut insolemment divin pour le “vulgum pecus”, et de la plus haute autorité jupitérienne , quand il prétend ouvrir les temps nouveaux de la consécration d’un règne céleste sans partage ; mais il maintient que cette allure hautement païenne, c’est, avec lui, la parousie chrétienne dont rien ni personne ne doit douter.

Réjouissez-vous crédules éperdus, vous croyez béatement ses projections édéniques, vous attendez, dans la liesse, son monde meilleur et ses temps bienheureux pour l’immédiat ! Rêvez-vous donc extraits à jamais de vos noirs cauchemars, le prince de vos fantasmes vous guide maintenant vers une radieuse aurore ! Vous le voyez déjà pourfendre et défaire tous les monstres affreux de la Ténèbre ; il est à lui tout seul, Jésus et Apollon, l’archange Michel et Héraclès, Saint-Georges et tous les héros et saints destructeurs de dragons, drakes, vouires, tarasques, …. ; et vous chantez sans plus attendre ses prouesses à venir de libérateur, et les louanges de sa rayonnante apothéose !

Certainement, une nouvelle religion monothéiste est née en Gaule, en ce vingt-et unième siècle

Il y eut annonciation, il y eut révélation avant fulgurante ascension, puis installation en majesté, et adoration ; il suffit uniquement d’y croire, peut-être cela nécessitera d’imposer cette nouvelle foi et ainsi contraindre tous les rétifs agnostiques en metuentes bien encadrés !!! N’est-il point que ce genre de croyance partagée déplace les montagnes, joue facilement des miracles, jusqu’à faire prendre vessies pour lanternes ? !!!

L’éphèbe Emmanuel à la gueule d’ange toute lisse, si nette, n’a pourtant rien de surhumain ; voilà tout simplement un surdoué aux allures de mutant. Et cet être pas tout à fait accompli, atrocement miné d’ambition, joue de son verbe clair, légèrement chuintant, comme si ses paroles sublimes s’étaient faites chair. Il se pense irrésistible depuis que, tout gamin, il hypnotisa une gironde mamie pour combler une présence maternelle déficitaire. Cette fée mûre pleine de gratitude amoureuse ne cesse dès lors, de le bader et de le couver en mère poule possessive. Depuis, tout semble permis et même promis au prodige ; il use et abuse d’une espèce de charme primesautier avec un regard quelque peu distant, comme vide et désintéressé, au-dessus d’un facile et très avenant sourire plein de petites dents acérées, légèrement écartées, révélatrices d’un appétit de jeune loup à peine cruel.

Si le bougre est assez gâté par dame Nature intellectuellement et physiquement, tous ses dons ne peuvent taire une culture personnelle sophistiquée d’avide prédateur aux appétits bien insondables. L’ensemble contenant-contenu séduit facilement les séductibles, surtout dans un contexte précisément dépressif qui les projette, en hâte, dans les bras accueillants d’un communiquant si charmeur. Cela rappelle le frêle passereau fasciné par le regard du cobra royal, tout prêt à se laisser docilement happer.

Nouveau Jésus ou Satan « relooké »?

Voilà toute la question qui commence de s’imposer depuis le trône Elyséen où a été déposé le prince charmant de ce conte moderne, merveilleux mais éventuellement périlleux. Un porteur concours de circonstances a favorisé ce couronnement républicano-démocratique : la communauté des croyants démocrates suffoquait ; elle devait définitivement dégueler la pelote épaisse de tous les profiteurs qui l’étouffait depuis longtemps ; et , dans le courant d’une eau bien turpide, elle se rua pour gober la nymphe d’un insecte aquatique qui tourbillonnait à contre-courant.

Les pêcheurs à la mouche espéreront que Macron Emmanuel n’est que larve d’éphémère.

 

 

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Billet d’humeur d’Etienne « Gaullisme.fr »-raffarinades et fidélité à la trahion des chiraciens

Billet d’humeur d’Etienne

Association « Gaullisme.fr »

Amis, Compagnons et Camarades

Voici que se constituent à l’Assemblée Nationale des groupes parlementaires qui prétendent selon l’expression de Jean Pierre Raffarin constituer des opposants constructifs qui se réserveraient de voter les mesures du Gouvernement allant dans le bon sens et qui se distingueraient ainsi des âmes mortes voulant s’opposer à tout.

C’est une plaisanterie à forte connotation de langue de bois.

La tradition parlementaire a toujours voulu que les opposants les plus résolus votent certains textes qui leur apparaissaient nécessaires. Ni monsieur Solère ni Madame Touraine n’ont rien inventé.

Si j’avais été parlementaire en 1981 j’aurais été dans l’opposition mais j’aurais, sans hésiter, voté l’abrogation de la peine de mort.

Si j’avais été parlementaire en 2009 j’aurais voté pour l’instauration de la Question Prioritaire de Constitutionnalité.

Un parlementaire se classe dans la majorité quand il vote le budget, traduction chiffrée d’une politique, dans l’opposition quand il vote contre, un point c’est tout.

Ce qui affleure sous la prétendue « constructivité » est le souci de ne pas avoir d’adversaire représentant le pouvoir lors des prochaines échéances, c’est aussi le souci de ne pas rater bêtement les prochaines distributions de portefeuilles. Ces sentiments sont profondément humains mais leur habillage en défense des intérêts de la France prête au sourire.

Quant à l’abstention sur le vote de confiance, il signifie « je n’en sais rien ». Si vous ne savez pas si vous avez confiance en l’un de vos amis je vous déconseille de lui prêter votre carte de crédit.

Mesdames et Messieurs les « constructifs » je vous souhaite bon appétit.

Etienne Tarride,
Membre du CA de l’association
« Gaullisme.fr »

 

 

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