Chronique du grand jeu: Les derniers sont les premiers

Les derniers sont les premiers

27 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Russie

Non, chers lecteurs, ce titre ne vous invite pas à une exégèse biblique. Vous l’avez deviné, il se rapporte simplement à la propagande chaque jour plus grotesque de la presstituée qui vise à faire croire que ce qui est blanc est noir et que s’il pleut, il fait beau. Les (petites) manifestations d’hier en Russie allaient évidemment attirer les médias occidentaux comme des mouches et nous avons effectivement assisté à un festival.

Dans la course au ridicule que se livrent l’imMonde et le Fig à rot, le second l’a pour une fois emporté haut la main grâce à son inénarrable correspondant à Moscou, le bien-nommé Pierre (poisson d’) Avril. Ca commence dès le titre : « Navalny condamné après les manifestations monstres en Russie ». Malheureusement pour lui et à son corps défendant, le journalope est tout de même obligé de donner un chiffre – 8 000 manifestants à Moscou. Vous avez bien lu : huit mille. Diablement monstrueux en effet pour une ville de 15 millions d’habitants…

Remarquez, d’autres ont fait encore plus fort. The Reagan Battalion, une publication en ligne du genre tabloïd néo-conservateur, parle sans rire de « millions de manifestants contre le régime dictatorial de Poutine ». On le voit, il aurait au moins fallu la Sibérie entière pour tous les accueillir :

Dès lors, le toujours excellent Russia Insider a beau jeu de moquer l’invraisemblable hypocrisie ambiante, en dressant notamment le parallèle avec l’énorme regroupement au Yémen le même jour pour protester contre la guerre saoudienne. Pour Associated Press, l’une des trois agences qui fournissent quasi exclusivement la MSN, ils ne sont que quelques milliers :

Vous me direz, c’est toujours mieux que la presse française saoudisée qui, ne s’embarrassant visiblement plus de complications, n’en parle même pas. Dans le fabuleux (au sens premier du terme) monde des salles de rédaction, Saint-Matthieu est revenu : les premiers sont les derniers, les derniers sont les premiers.

Un dernier mot sur Navalny. On a vu avec le putsch néo-nazi du Maïdan que le système impérial et son bras médiatique, qui n’ont pas de mots assez durs pour fustiger les « racistes », « fascistes » et autres « antisémites » quand ça les arrange (si possible contre les partis anti-système qui montent partout en Occident), peuvent soudain devenir bien silencieux face aux vrais. Navalny est un cas d’école. Souvent épinglé pour des propos tangents, cet antisémite notoire parle régulièrement de « désinfection nécessaire » visant à « éliminer les cafards ». Quant l’heure n’est pas au Poutine-bashing, nos médias vont jusqu’à l’admettre (ici, ici ou ici).

Mais que vienne un événement susceptible de mettre en difficulté le maître honni du Kremlin et c’est l’amnésie volontaire dans un grand élan de schizophrénie propagandiste ; on oublie tout, Navalny devient un pauvre petit opposant emprisonné par l’ogre de Moscou, un combattant de la liberté victime de l’oppression. Les néo-cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît…

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L’oeil de Brutus: Macron, sondages, présidentielles 2017 : de qui se moque-t-on ?

Macron, sondages, présidentielles 2017 : de qui se moque-t-on ?

27 Mars 2017 , Rédigé par L’oeil de Brutus Publié dans #Idées
Macron, sondages, présidentielles 2017 : de qui se moque-t-on ?

En illustration : sondage Odoxa réalisé pour l’Express, révélé le mardi 25 Novembre 2016

Il y a quelques mois de cela, je réalisais une mise en perspective des sondages[i] et des résultats effectifs dans le cadre des élections présidentielles autrichiennes (lire Elections autrichiennes, sondages et perspectives 2017). Le constat était déjà on ne peut plus évident : les candidats des partis dits traditionnels (en Autriche : les Verts, les conservateurs et les sociaux-démocrates) sont très largement surestimés dans les sondages (leurs résultats électoraux sont pour tous presque deux fois inférieurs aux sondages, y compris les sondages réalisés à la veille du vote).

Les élections néerlandaises du 15 mars 2017 viennent d’en donner une nouvelle illustration. Le parti travailliste (l’équivalent de notre parti dit « socialiste ») réalise un score final de 5,7 % alors que les sondages l’ont constamment mis au-dessus de 12% sauf la veille de l’élection, soit plus du double (courbe en rouge dans le graphe ci-dessous[ii]) et un effondrement de près de 20% par rapport aux élections précédentes ! Les centristes de l’ « Appel chrétien-démocrate » (CDA, en vert foncé ci-dessous) étaient crédités en permanence de plus de 16% d’intentions de vote et même presque 20% à la veille du scrutin pour ne réaliser finalement que 12%. Les démocrates 66 (D66, une tendance sociale-libérale, en vert pâle ci-dessous) ont suivi la même tendance pour un résultat identique. Dans une moindre mesure, le vainqueur de ces élections, la droite conservatrice (parti populaire libéral et démocrate, VVD, en bleu foncé ci-dessous), a elle-aussi été touchée par ce phénomène puisque les sondeurs l’imaginaient systématique au-dessus de 24 % dans les semaines précédant l’élection alors qu’elle n’a réalisé que 21,3%. Annoncé par les sondeurs comme le futur vainqueur, l’extrême-droite (parti pour la liberté, en gris ci-dessous) qui était montée à plus de 35% des intentions de vote et caracolait encore largement au-dessus de 20% à la veille du scrutin a réalisé finalement un piteux 13%. A contrario, les élections néerlandaises ont vu une très forte poussée des « petits » partis, pour la plupart de création récente, très largement sous-estimés jusque-là. Ce qui nous amène exactement à la même conclusion que lors des élections autrichiennes : hormis pour une extrême-droite érigée en repoussoir, les sondeurs favorisent sans scrupules les partis issus de l’ « establishment ».

Ceci interroge évidement sur les sondages réalisés pour la présidentielles françaises (voir également la brillante analyse de Thomas Guénolé). Comment croire en effet, alors que nous terminons le quinquennat le plus piteux avec le président le plus impopulaire de toute la Ve République, que les héritiers (MM Macron[iii] et Hamon) de ce même président qui se proposent de prolonger, peu ou prou, la même politique, parviendraient à cumuler à eux deux près de 40% des intentions de vote ?? Si on additionne à ces deux-là, le pitoyable M. Fillon, l’on regroupe tout le spectre des lamentables politiques euro-libérale qui plombent la France depuis plus de 30 ans (sans compter l’affairisme politicien éhonté dont ils sont tous trois issus). Et que nous disent les sondages ? Que la ligne euro-libérale portée par des partis qui pataugent depuis plus trois décennies dans les affaires et la corruption regroupe près de 60% d’intention de vote !

Tout cela évidemment n’est pas sérieux et il y a fort à croire que le soir du 23 avril nous réservera de fortes « surprises », surprises qui n’en seront véritablement que pour l’oligarchie qui s’apprête à se faire désavouer par un peuple français qui la rejette de plus en plus massivement (encore une fois : lisez Thomas Guénolé !) .

A la lumière des résultats autrichiens et néerlandais, on pourra même oser quelques pronostics : M. Hamon fera 6%, MM. Macron et Fillon 12% chacun (rappelons qu’il y a à peine 4 mois, les sondeurs et les médias imaginaient un duel Juppé-Valls pour accéder au 2nd tour face au FN …). La grande interrogation demeurant sur le fait de savoir quel sera le « petit » qui parviendra à se hisser suffisamment haut pour se qualifier pour le 2nd tour face à Mme Le Pen.

[i] Lire également le Manuel anti sondages

[ii] Origine : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_n%C3%A9erlandaises_de_2017

[iii] Lire Le « match » Fillon-Macron n’est qu’une réédition du « match » Hollande-Sarkozy

Macron, sondages, présidentielles 2017 : de qui se moque-t-on ?
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One Peter Five:Pro-Life Speaker Westen Receives Standing Ovation For Vatican Critique By Maike Hickson

Pro-Life Speaker Westen Receives Standing Ovation For Vatican Critique
Maike Hickson Maike Hickson March 27, 2017 One Comment

From 10-11 March 2017, the Bringing America Back to Life Convention was held in Cleveland, Ohio. The convention was a gathering of nearly 1,500 defenders of life from different religious backgrounds and from all parts of the United States. This gathering, which included the courageous former Planned Parenthood clinic director Abby Johnson, also featured many Catholic speakers such as Michael Hichborn (Lepanto Institute), John Smeaton (Society for the Protection of Unborn Children), Gabriele Kuby (Catholic German author), as well as John-Henry Westen (LifeSiteNews).

It was John-Henry Westen who proposed a larger topic that would have an impact on all pro-life work. A topic which, as he argued, affects all Christians and people of good will, namely: “After 2000 Years, Is the Catholic Church Altering Its Stance on Life and Family?” With this challenging topic, Westen addressed the serious problem that the Catholic Church — which was heretofore at the forefront of the protection of innocent and vulnerable life and of moral standards with regard to marriage and the family — seems now to be drifting away from that vocation and orientation under Pope Francis. This continued weakening of the Catholic Church’s doctrinal and moral resistance will inevitably affect all people in the world who fight for the defense of human life, since what is arguably the most powerful moral voice seems now be withdrawing, or at the very least, quieting down.

What is important for us to know in the current situation in the Church is that John-Henry Westen — after his charitable and detailed critique of the current pope — received a standing ovation, and thus found much support for his candid approach. This event might well be an indicator of the way social conservatives of different religious backgrounds perceive the grave changes that are proposed and also taking place in Rome right now.

It is also a sign that many Catholic defenders of life — especially the ones in attendance at that meeting — are increasingly critical of some of Pope Francis’ doctrinal and pastoral positions; this is even more significant inasmuch as much of this recent public criticism does not come from the expected traditional Catholic circles, but from more mainstream or “conservative” sources.

Westen, who is the co-founder and editor-in-chief of the pro-life news website LifeSiteNews.com, told his audience on 11 March in Cleveland how difficult it has become for him and his colleagues at LifeSiteNews to report on Church events after the resignation of Pope Benedict and under the pontificate of Pope Francis. He and Steve Jalsevac, the other founder of LifeSiteNews, are both Catholics who had lost their way for a period of time in their earlier lives and then, under grace, found their way back to the full Catholic Truth. Having once lived a life outside of the fullness of Catholicism, they now better know from the inside how precious is the Catholic Faith and all of its teaching. As Westen put it: “without truth, we would not have come home.” “We needed the truth for our own good,” he explains. Thus they have made it their work motto to speak the truth in love — “Veritas in Caritate” or “Caritas in Veritate.” Based on this principle, LifeSiteNews publicly criticizes even prelates of the Church, “for their own good,” and while being especially mindful of the words of Our Lord about those who scandalize the Little Ones of Christ.

John-Henry Westen invited all people present — Catholic or not — to pray for Pope Francis. Until recently, he explained, the Vatican was at the United Nations a voice standing against the killing of the innocent children in the womb; however, with Pope Francis, a new tone has come into the Church. Westen reminded people of Francis’ September 2013 words, according to which “it is not necessary to talk about these issues [such as abortion, contraception and same-sex unions] all the time.” Westen recounted to the audience how this papal statement was a shock to him and his colleagues. But, he added, it then even became “much more grave.” In February 2016, Westen said, Pope Francis publicly praised as “one of the forgotten greats,” Emma Bonino, Italy’s long-term promoter (and procuror) of abortion. Bonino has never repented — at least not publicly — for her having performed such illegal abortions herself in the past.

The Canadian journalist also recounted how, during Francis’ visit in the U.S. in September 2015, there took place a private meeting between the pope and the Kentucky civil clerk Kim Davis who was punished for refusing to sign same-sex “marriage” licenses. What troubled Catholics at the time was that the Vatican tried to deny that the meeting took place and seemed embarrassed about it and never released official photos of that meeting. At the time, LifeSiteNews reported that the Vatican then claimed that there was only “one real audience” at that time in the U.S., and that one was with a former student of Pope Francis and his same-sex “partner.” According to Westen, Kim Davis was then accused by some of the public media of being a liar, while many pictures were being ostentatiously shown of the papal meeting with that homosexual “couple.”

As Westen described it, Pope Francis seems to wish to be “on a good footing with the media.” The secular media do not mind Catholics, explained the journalist, as long as they are not making a claim “of absolute truth.” Westen added: “Unfortunately, the pope has a similar approach,” seeming to “give in” with regard to the multiplying “hard cases.” As an example, the editor of LifeSiteNews quotes Pope Francis himself describing a same-sex couple where one of the two partners is a transgender. While talking about this couple, Francis called the “she” who had become a “he” a man, therefore accepting this immoral conjunction and behavior as licitly normal. The pope also called their union a “marriage.”

John-Henry Westen also explained his purpose in mentioning this candid description of these examples: “I show you things to wake you unto prayer.” “Prayer and speaking out to your pastors and bishops” is now so vital in Westen’s eyes.

Westen also mentioned the 16 June 2016 case where Pope Francis claimed in front of priests in Rome that cohabiting couples have “fidelity” and that they have “the grace of a real marriage.” Westen, who is the father of eight children, still remembers how his own daughter called him from college, asking him about these stunning papal words, since people were now believing that Pope Francis is officially accepting cohabitation. Westen continued: “I asked cardinals with whom I later spoke: was I supposed to lie to my daughter?” And he insisted that “this is a fight for our children’s souls.”

As another scandalous example, John-Henry Westen mentioned the words of then-Archbishop Blaise Cupich who said at a press conference during the 2015 Synod on the Family with regard to same-sex couples and their possible access to the Sacraments that one has to respect the consciences of the people. Here Westen insisted that one may not receive Our Lord in Holy Communion unworthily and that the words of Cupich go against Holy Scripture. Without being in the state of grace, explained Westen, one partakes in a “false communion.”

Later in his talk, Westen summed up our current situation in the Church with the words “we have thus going on now not just one heresy.” The world’s laxer beliefs have now come home to permeate the Catholic Church.

In the second part of his talk, John-Henry Westen gave a beautiful wholehearted witness to the apparitions of Our Lady of Fatima, explaining to Catholics and to non-Catholics alike how the Blessed Mother warned the world about the danger of hell and about the especially perilous consequences of sins against purity. Leading the audience calmly, and in detail, through the events of 1917, Westen presented how this 100-year-old message is still decisively valid for us today — and perhaps it is now even more urgent than ever. The Catholic Canadian journalist recounted how, today, most people believe that nobody goes to hell — or that “Our Lord did not mean that.” But, on the contrary, the seer Sister Lucia herself said indeed in 1954 to Father Lombardi: “Father, many [souls] will be lost.” John-Henry Westen also mentioned here that Cardinal Carlo Caffarra — one of the authors of the dubia concerning the papal document Amoris Laetitia — was told by Sister Lucia that “the final battle between the Lord and the reign of Satan will be about marriage and the family.”

After mentioning many other scandalous incidents — such as the ecclesiastical threats addressed to the priests and current seminarians of Malta if they were now to oppose the novel teaching of Amoris Laetitia; Archbishop Vincenzo Paglia’s controversial sex-education program; Paul Ehrlich’s presence and comments at a Vatican conference in Rome; and the fact that the dubia still remain unanswered by the pope up to today — Westen pointed to the possibility that perhaps “we will [soon] be meeting in homes again” for Holy Mass on Sunday. However, we have to “hope and fight,” added the journalist; “to pray and to spread the truth” are now so vital. With a good cheerful tone in his voice, Westen said that there is hope that we will win this battle in the end, because “Christ will win!”

After this Catholic witness of a journalist warrior, the 1000 people in the audience rose to their feet in well-deserved applause. Such praises for a controversial topic would have been unthinkable just a year or two ago, but this is further evidence of how drastically times have changed.

John-Henry Westen’s talk can be listened to on these two following links:

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Vers où Va-t-on ?:Guerre Hybride 8. L’Afrique australe est-elle sur le point d’être secouée

Guerre Hybride 8. L’Afrique australe est-elle sur le point d’être secouée ?
Article original de Andrew Korybko, publié le 17 Février 2017 sur le site Oriental Review
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Hybrid Wars 8. South Atlantic Africa

Considérée comme un bastion de la paix et de la stabilité du continent depuis le début du siècle, la partie sud de l’Afrique revient une fois de plus sous les projecteurs de l’attention mondiale. Les autorités zimbabwéennes ont prétendu que les ambassades américaines et françaises étaient derrière la dernière révolte de type Révolution de couleur dans le pays, affirmant que leurs ambassadeurs ont même rencontré le nouveau dirigeant du mouvement, le pasteur Evan Mawarire, avant qu’il ne commence sa campagne. Cette accusation est reprise par le leader régional, l’Afrique du Sud, qui a décrit le dernier tumulte comme des « éléments commandités en quête de changement de régime ». Si les États-Unis réussissent dans leur complot de Révolution de couleur, l’effondrement d’un Zimbabwe résistant à et défiant l’Empire pourrait être le fil conducteur pour mettre en marche automatiquement une séquence pré-planifiée d’autres déstabilisations qui pourraient se répandre rapidement dans les pays voisins. Cela ramènerait le sud de l’Afrique aux temps des conflits de la Guerre froide en le transformant de façon inattendue en champ de bataille de la Nouvelle Guerre froide.

Une cible irrésistible

Harare a toujours été très proche de Moscou et surtout de Pékin, et cette relation trilatérale n’a fait que s’intensifier au cours des deux dernières années. La Chine a déclaré ouvertement que l’Afrique est un domaine prioritaire de sa politique étrangère et que ses relations avec le continent font partie intégrante de sa croissance économique durable du XXIe siècle. Les 4 milliards de dollars que le président Xi a promis au Zimbabwe au cours de sa visite de décembre 2015 devraient constituer la pierre angulaire de leurs futures relations et apporter des avantages tangibles pour la Chine, conformément à sa grande stratégie africaine. La Russie, tout comme la Chine, a également fait de nombreux investissements dans l’État du centre-sud de l’Afrique, bien qu’elle se concentre davantage sur les minerais et le matériel militaire que sur l’économie du secteur réel. Pourtant, lorsqu’ils sont pris ensemble dans le contexte complémentaire du partenariat stratégique entre la Russie et la Chine, les intérêts combinés de Moscou et de Pékin au Zimbabwe en font une cible irrésistible pour la campagne clandestine de Washington.

De manière plus générale, la région de l’Afrique australe est connue à l’échelle internationale pour avoir les réseaux d’infrastructure les plus développés – un élément clé de la vision globale de la connectivité de la Chine One Belt One Road – et une main-d’œuvre relativement qualifiée par rapport au reste de l’Afrique, ce qui explique pourquoi de nombreuses entreprises s’appuient sur cette partie du continent comme point d’accès. Le niveau élevé de connectivité physique entre les États d’Afrique australe signifie que les personnes et les produits peuvent se déplacer facilement dans la moitié inférieure de la Communauté de développement de l’Afrique australe et que cela peut être une aubaine pour les entreprises. Alors que ce pourrait l’être, cela comporte également intrinsèquement des risques très graves au niveau de la sécurité si quelque chose de dangereux se passe dans un de ces États et que des insurgés et des armes commencent à se déplacer autour des frontières. En raison de l’importance économique que de nombreux acteurs mondiaux attachent à l’Afrique australe – la Chine d’abord et avant tout – et le risque réel qu’ils puissent tous être affectés négativement par une opération de changement de régime dirigée par les Américains au Zimbabwe, il est pertinent d’analyser la situation en profondeur et de pronostiquer certaines de ses conséquences les plus probables.
Nouvel année, même stratégie
Les souffrances économiques et politiques du Zimbabwe ne sont pas nouvelles, et leur manifestation actuelle est en fait l’évolution d’une politique d’hostilité que les États-Unis ont pratiquée contre ce pays depuis plusieurs années. De la mise en œuvre des sanctions au début des années 2000 à la première tentative de Révolution de couleur en 2008, les États-Unis ont tenté de saper le président Mugabe à la fois pour déstabiliser un leader multipolaire et en raison de l’effet de contagion régionale que l’instabilité d’un effondrement de l’État zimbabwéen pourrait déclencher. La guerre économique contre le pays a été responsable des taux d’hyperinflation historiques de 231 millions de pourcents à la fin 2008. Ce timing n’était pas une coïncidence. L’inflation s’est multipliée de façon exponentielle à la veille des élections générales de mars de cette même année, dont le deuxième tour s’est finalement tenu en juin. Les difficultés économiques que les Zimbabwéens ont dû éprouver ont été fabriquées par les États-Unis dans le but de casser le soutien de la population au gouvernement.

Le rival de l’opposition Morgan Tsvangirai n’a finalement pas réussi à renverser le gouvernement, bien que Mugabe ait finalement dû concéder une forme de régime aménagé en le nommant Premier ministre. Ce poste a été spécialement créé pour faire face à la crise de Révolution de couleur et il a été supprimé immédiatement après la fin du mandat de ce pantin américain. Pendant cette période de quatre ans, les États-Unis espéraient utiliser Tsvangirai pour affaiblir le gouvernement de l’intérieur et subvertir sa souveraineté en appliquant des plans pour intégrer le Zimbabwe dans l’ordre mondial multipolaire émergent. Il est clair que les États-Unis mènent une guerre asymétrique contre le Zimbabwe depuis des années déjà, et en fait, bon nombre des leçons apprises tout au long de cette opération fastidieuse ont aussi été appliquées récemment au Venezuela. En outre, les troubles révoltants qui bouleversent le pays sud-américain à l’heure actuelle se sont avérés être des leçons précieuses pour les révolutionnaires de couleur au Zimbabwe, démontrant encore un autre exemple de continuité interconnectée dans l’approche adaptative indirecte des États-unis pour le changement de régime ou la Guerre hybride.
Timing parfait
Le dernier épisode de violence de la Révolution de couleur était évidemment préparé depuis un certain temps, mais les deux événements qui ont motivé son commencement sont les signes d’une lutte de pouvoir interne au sein du parti au pouvoir, le ZANU-PF et de l’âge avancé de Mugabe. Le président lui-même a eu à traiter ces rumeurs à plusieurs reprises au cours de la dernière année, en réprimandant ses supposés « alliés » pour comploter déjà sur ce qu’ils feront une fois qu’il sera finalement mort. La rumeur populaire colporte que c’est sa femme Grace qui va prendre les rênes et continuer l’héritage de son mari, mais Tsvangirai s’est déjà positionné contre sa possible candidature et a chauffé ses partisans pour s’opposer à elle si elle choisit de se lancer. Avec une telle incertitude politique dans l’air et une économie encore en détresse, les États-Unis ont vu l’occasion structurelle parfaite pour frapper de manière asymétrique l’État zimbabwéen et ainsi redoubler les efforts de leurs révolutionnaires de couleur pour la bataille à venir.
Coordonner la révolution colorée
Religion
Comme cela a été fait au cours des deux dernières années pour miner les gouvernements ciblés, les États-Unis utilisent une approche syncrétique pour rassembler une foule aussi diversifiée que possible pour participer à la révolution de couleur au Zimbabwe. La figure de proue que les États-Unis ont conçue pour mener publiquement cette campagne est le pasteur Evan Mawarire. Ils ont délibérément choisi un représentant religieux afin de capitaliser sur la piété qui imprègne la population du pays. Mawarire vient d’être arrêté par les autorités pour incitation à la violence, mais les États-Unis ont probablement prévu cet événement et ont beaucoup de plans de sauvegarde pour exploiter la position « officiellement religieuse » de leur mandataire pour le transformer en martyr de la Révolution colorée autour duquel les foules anti-gouvernementales et leurs soutiens au niveau des gouvernements occidentaux peuvent se rassembler.
Économie
De plus, la plupart des personnes qui s’organisent contre le gouvernement ne le font pas pour des raisons explicites de changement de régime, mais plutôt pour protester contre la détérioration des conditions économiques du pays et les allégations de violence policière. À vrai dire, ils sont probablement bien conscients de la façon dont leur participation nourrit ce scénario, mais parce qu’ils ne l’annoncent pas publiquement, ils sont capables de se cacher derrière un mince éventail de « dénégation plausible » quand ils sont accusés d’être les « idiots utiles » des États-Unis. Il est vrai que le gouvernement lui-même est responsable de mal gérer une partie de l’économie du pays en réaction à l’agression pernicieuse des États-Unis contre lui, et Mugabe a commis une grave erreur dans son plan de réforme agraire de 2000 qui a fini par détruire le secteur agricole du Zimbabwe. Les incidents en eux-mêmes ne devraient normalement pas justifier le lancement d’un mouvement de « protestation » violent des années après leur première apparition.

Ce qui est plausible, ce n’est pas que certains Zimbabwéens ont eu une réaction à retardement de plusieurs années sur la situation de leur pays, mais que ces « protestations » sont conçues par les États-Unis comme la forme finale de guerre économique contre le pays pour pousser ce système fragile au delà du point de rupture et dans une dynamique d’effondrement. La « journée de prise de recul », comme on a appelé la première protestation thématique au début de la campagne, a été plus une grève nationale qu’une protestation. Elle était censée exacerber instantanément les turbulences économiques du pays et amener la société à bloquer l’économie, pour, comme le suggère le raisonnement, attirer plus de gens insatisfaits dans la rue et à se joindre au mouvement antigouvernemental en plein essor dont les médias occidentaux prétendent qu’il s’est créé « organiquement » en réponse à la situation économique. En outre, cette forme sournoise de guerre civile économique déclenchée depuis l’extérieur (l’organisation stratégique américaine de grèves contre leur propre économie) avait également l’arrière-pensée de provoquer les autorités à une réponse physique qui aurait pu alors être utilisée pour générer intentionnellement une analyse trompeuse des médias et à son tour induire une hostilité anti-gouvernementale supplémentaire parmi les masses alimentant le mouvement de Révolution colorée.
Militaire
La cerise sur le gâteau et le véritable multiplicateur de pouvoir dans toute cette opération n’est pas l’affiliation religieuse de la Révolution de couleur ou la guerre civile économique que les États-Unis ont tenté de provoquer, mais le fait que certains vétérans de la lutte indépendantiste ont retiré leur soutien à Mugabe et militent activement pour son renversement. Le secrétaire général de l’Association des anciens combattants de la guerre de libération du Zimbabwe (ZNLWVA), Victor Matemadanda, a déclaré que « Tsvangirai pourrait être un meilleur ennemi parce qu’un ennemi défini est un ennemi que vous connaissez, mais un prétendant est plus sérieux et dangereux et il peut détruire n’importe qui. » Il parlait de la faction influente du G40 au sein du parti au pouvoir de la ZANU-PF. Certains commentateurs croient à leur ascension vers le pouvoir à la suite du décès de Mugabe, mais le fait saillant de sa déclaration est qu’il planifie ouvertement de travailler avec l’agent d’« opposition » pro-américain pour manœuvrer ses forces dans une réalité post-Mugabe. Un porte-parole de l’organisation a exprimé son soutien à la révolution de couleur et, plus tôt cette année, il est remarquable que les vétérans ont été très démonstratifs dans leur opposition à Grace Mugabe et à ses alliés politiques, se positionnant évidemment comme une forme d’opposition nationaliste au gouvernement et successeur présumé de son leader.

La participation de la ZNLWVA est très importante et ne doit être négligée par aucun observateur. Cette opposition, si patriotique qu’elle soit, représente essentiellement un allié informel des États-Unis, qui affaiblit le soutien populaire de l’administration Mugabe. Il n’y a pas d’objection à l’évolution organique d’une opposition patriotique au gouvernement, mais c’est juste que le ZNLWVA semble, par inadvertance, favoriser le même objectif que les États-Unis en ce moment, soit la diminution de la confiance civile envers le gouvernement et la promotion d’un programme de changement de régime. Il est probable qu’il n’y a pas de contact entre les agences de renseignement américaines et ce groupe et ils rejetteraient probablement immédiatement toute extrapolation qui pourrait être ou aurait pu déjà être faite, mais le cas de la ZNLWVA prouve que même les organisations patriotes présumées bien intentionnées pourraient sans le savoir fonctionner comme des « idiots utiles » en prêtant une « légitimité » au plan préétabli des États-Unis, principalement dans la poursuite de leurs propres intérêts étroits, mais peut-être aussi des actions conspiratrices de certains de leurs membres cooptés. Le caractère partisan de ZNLWVA du côté des révolutionnaires de couleur vise également à exercer une influence sur les forces armées et de sécurité qui pourraient hésiter à réagir de manière forte à leur initiative si le gouvernement leur ordonne d’empêcher les troubles commis par les révoltés. L’objectif fondamental du groupe des anciens combattants est de constituer le noyau d’une opposition « patriotique-nationaliste » à Mugabe qui pourrait attirer les militaires actuels et déclencher des défections, affaiblissant ainsi les forces qui pourraient tenir le plus de contrôle pendant l’incertitude post-Mugabe (qu’il décède ou qu’il soit renversé).
La Guerre hybride en pratique
Connexion des trois forces
Chacune des trois forces décrites ci-dessus a ses propres utilisations spécifiques dans le modèle de déstabilisation des États-Unis contre le Zimbabwe, mais elles ne suffisent pas pour produire le résultat désiré. Par conséquent, les États-Unis les ont consolidées par l’intermédiaire du mécanisme de coordination de la Révolution de couleur et gèrent indirectement leurs activités pour maximiser leurs effets. Mawarire est le visage médiatique de la Révolution de couleur et l’appât pour attirer des personnes croyantes dans la rue. Son arrestation prévisible signifie qu’il deviendra une icône mondiale de la « démocratie » dans les prochaines semaines et sera exploité par les gouvernements occidentaux hostiles dans le cadre de leurs opérations de guerre de l’information contre Mugabe. Plus le martyre de Mawarire et le roman médiatique correspondant sera fort, plus il y a de chances que des masses de personnes descendent dans les rues et se joignent à la Révolution de couleur, intensifiant ainsi la guerre économique civile en bloquant le commerce de la capitale.

En réponse aux provocations attendues de la part de l’« opposition », les forces armées et les forces de sécurité associées seront probablement condamnées à dissoudre les manifestations anti-gouvernementales. Elles pourraient cependant hésiter à le faire si elles doivent s’opposer aux anciens combattants respectés du ZNLWVA. Même s’ils accomplissent fidèlement leurs fonctions, l’image médiatisée et décontextualisée par les médias occidentaux de jeunes soldats / policiers arrêtant des vétérans de l’ère de l’indépendance ou se défendant de leurs attaques (un assaut sans provocation contre les manifestants démocratiques) pourrait être suffisante pour pousser des segments de la société dans une insurrection violente contre le gouvernement. Certains militaires pourraient les rejoindre, par « solidarité » avec leurs « camarades », ce qui pourrait altérer l’unité militaire et augmenter considérablement les capacités de la guérilla anti-gouvernementale dans cette guerre non conventionnelle, qu’elle soit menée dans les zones urbaines ou rurales, ou les deux.
Tsvangirai, le bouche-trou
Même s’il semble que le vétéran de la révolution de couleur et leader de l’opposition, Tsvangirai, soit l’homme que les États-Unis ont l’intention d’utiliser pour remplacer Mugabe, il est probable que son seul vrai but serait d’être serviteur temporaire jusqu’à ce que quelqu’un de plus convenable soit choisi, soit dans les rangs de l’« opposition », soit en tant que politicien coopté du parti au pouvoir. Cette prévision n’est pas seulement une spéculation, car il a déjà été confirmé par le politicien lui-même qu’il souffre d’un cancer du côlon, ce qui a incité ses rivaux dans son parti à demander une démission rapide en raison de ses problèmes de santé. Il ne le fera probablement pas avant la fin de la Révolution de couleur, que ce soit avec lui assis au pouvoir ou dans une cellule de prison, parce que les États-Unis comprennent bien que des éléments de la population zimbabwéenne le soutiennent activement en raison du caractère familier et de la confiance qu’ils ont en lui depuis le temps. Mawarire, le pasteur, n’est utile que comme symbole de la résistance et pour son attraction potentiellement magnétique parmi la communauté religieuse, alors que c’est Tsvangirai que les masses agitées et leurs alliés de ZNLWVA attendent pour les mener après la chute possible de Mugabe.

Il y a bien sûr une chance que ce politicien reste au pouvoir si lui et ses partisans américains dissimulés réussissaient à renverser le président du Zimbabwe, mais la nature à couteaux tirés de la politique du pays (qu’il s’agisse du parti au pouvoir ou de l’opposition) ) signifie qu’on ne peut pas entièrement exclure qu’il soit poussé dehors par ses propres alliés au bout d’un certain temps. Le fait que la pression intra-organisationnelle soit déjà en train de s’imposer en ce début de Révolution de couleur prouve à quel point le principal réseau américain est vraiment désuni dans le pays. Mais si Tsvangirai trouve un moyen de les repousser ou d’atteindre une sorte d’accord secret pour un futur transfert de pouvoir une fois qu’il serait en fonction, ils pourraient finir par se rallier à lui avec une passion et une efficacité accrues. Pour l’instant, il ne faut pas rejeter la théorie selon laquelle Tsvangirai n’est qu’un bouche-trou pour préparer la place à un politicien encore anonyme (et peut-être encore à désigner) qui pourrait finir par le remplacer (volontairement, par manipulation au sein du parti ou par la force) peu de temps après sa prise du pouvoir.
Défaire l’unité du Zimbabwe
Le Zimbabwe pourrait devenir un pays unifié avec un fort sentiment de patriotisme, mais sous la surface gronde la perspective inquiétante de tensions ethniques pouvant exploser entre ses deux plus grands groupes identitaires, les Shonas et les Ndebeles. Les Shonas représentent la grande majorité de la population du Zimbabwe, environ 80%, tandis que les Ndebeles constituent la majeure partie des 20% restants. Mugabe est un Shona, et son Union nationale africaine zimbabwéenne pro-soviétique (ZANU) a été composée principalement de ses compatriotes de tribu, qui ont opéré en grande partie hors de leur patrie du Nord pendant la guerre d’indépendance, alors que les révolutionnaires rivaux (ZAPU), dirigés par Joshua Nkomo, avaient une forte composante ndebele et étaient eux principalement actifs dans leur propre patrie, plus à l’Ouest.

Après la fin du contrôle de la minorité blanche et l’élection de Mugabe en 1980, la ZANU a réprimé ses concurrents de la ZAPU, les accusant d’orchestrer une contre-révolution et de se comporter comme des éléments subversifs. La campagne qui a suivi a été appelée «Gukurahundi », inévitablement lourde de connotations ethniques par le gouvernement militaire ZANU conduit par les Shonas en réponse aux membres de l’opposition ndebele de la ZAPU. Les deux parties se sont réconciliées en 1987 après que la ZAPU a accepté de se désarmer et de s’intégrer à la ZANU, formant ainsi la ZANU-PF, l’Union nationale africaine du Zimbabwe–Front patriotique qui a régné jusqu’à ce jour.

Le scénario possible d’un Zimbabwe uni déchiré par la guerre hybride remonte à ces divisions identitaires, et il est possible qu’elles puissent revenir au premier plan du dialogue national, que ce soit « organiquement » ou par une orientation externe (potentiellement avec les États-Unis utilisant une presse amie et / ou des ONG). L’attrait accru que les acteurs étrangers pourraient voir dans la promotion de ce plan d’un conflit civil est dû à une distinction géographique claire entre les deux groupes. Même si les Ndebeles ne représentent que 20% environ de la population, leur patrie traditionnelle de Matabeleland et leur zone d’habitation actuelle représentent environ 33% du territoire total du pays dans les régions occidentales. De même, les Shonas, estimés à près de 80% de la population, vivent dans leur patrie traditionnelle du Mashonaland qui occupe environ 30% du coin nord du Zimbabwe (bien que beaucoup vivent également en dehors).

Rouge : Bulawayo et les provinces de Matabeleland Nord et Sud (Ndebele)
Bleu : Harare et les provinces de Mashonaland Nord, Est et Central (Shona)

Bien que ces deux populations se mélangent dans le pays, les divisions politico-administratives illustrées ci-dessus sont généralement considérées comme exprimant le territoire national respectif de chaque groupe. Les régions les moins peuplées et les moins établies du Zimbabwe se trouvent à Matabeleland, la majorité des citoyens vivant dans les régions centrales, septentrionales et orientales de l’État. Cependant, la deuxième ville du Zimbabwe, Bulawayo, est située dans la région habitée historiquement par les Ndebeles, ce qui prouve que cette région est certainement pertinente dans le cadre social d’un État, malgré sa population totale comparativement plus petite.

Compte tenu de ces facteurs géo-démographiques, il n’est pas imprévisible qu’une indépendance militante ou un mouvement sécessionniste puissent prendre racine dans le Matabeleland au milieu de toute situation chaotique qui découlerait d’une révolution de couleur au Zimbabwe. Le déclenchement de la guerre hybride dans le pays pourrait provoquer les mêmes tensions ethniques entre les Shonas et les Ndebeles que la guerre civile au Sud-Soudan entre les Dinkas et les Nuers, au profit d’un acteur externe qui aurait poussé ce scénario sur le devant de la scène ou l’exploiterait sans vergogne à son propre avantage géostratégique. La promulgation du fédéralisme identitaire au Zimbabwe comme une « solution » à ce scénario serait beaucoup plus facile à contrôler que l’ensemble unifié précédent. Un Matabeleland indépendant, en revanche, pourrait devenir une base régionale pro-américaine, compte tenu du fait que les États-Unis utilisent souvent des populations minoritaires et des États séparatistes faibles créés comme proxies géostratégiques.
Secouer l’Afrique australe
La descente aux enfers du Zimbabwe dans une sanglante guerre hybride, complétée par une insurrection anti-gouvernementale et des massacres ethniques, aurait des implications sérieuses pour la stabilité dans toute la région de l’Afrique australe. Les quatre voisins du pays seraient directement touchés par les armes de migration de masse qui seraient déchaînées par contrecoup, ainsi que par la présence d’un État défaillant à leurs frontières.
Zambie

Cet État historiquement anti-colonial du sud de l’Afrique risque de connaître sa propre guerre hybride même sans la poussée déstabilisante qu’un effondrement de l’État au Zimbabwe pourrait lui donner. Une élection générale aura lieu le 11 août, et le président sortant Lungu est déjà confronté à la pression d’une Révolution de couleur. Les récents affrontements et la mort d’un partisan de l’opposition l’ont amené à suspendre la campagne électorale du pays pendant 10 jours et la violence qui a éclaté, par coïncidence, a été le résultat de critiques américaines aiguës contre son gouvernement. Les autorités ont fermé The Post, le plus grand journal de l’opposition, à la fin du mois dernier, accusé d’avoir accumulé 6 millions de dollars d’impôts impayés. Les États-Unis ont considéré cela comme une « attaque contre la liberté d’expression ». Ils ont sévèrement condamné Lungu, accusé de « faire taire l’opposition », exigeant qu’il permette au journal fraudeur de ré-ouvrir le plus tôt possible. Non seulement il a refusé de le faire, mais il a même annulé une réunion avec le secrétaire adjoint américain pour les affaires africaines. Cet acte d’indépendance « audacieux » n’aurait pas pu rester longtemps impuni, et c’est seulement une semaine plus tard que l’opposition a alimenté les violences préélectorales dans tout le pays dans leur tentative désespérée de susciter des troubles anti-gouvernementaux.

Lungu n’est pas ciblé uniquement en raison de son refus de se prosterner devant les dictateurs unipolaires américains, bien que ce soit certainement une grande partie des raisons pour lesquelles Washington est si en colère contre lui. Son pays, la Zambie, est un partenaire riche en minerais de la Chine depuis des décennies et Pékin a effectivement construit le chemin de fer TAZARA à travers la Tanzanie voisine dans les années 1970 afin de relier les trois pays partenaires. Cette étroite relation stratégique a continué dans l’après-Guerre froide, et on pourrait même penser que le succès de TAZARA a jeté les bases de la future politique mondiale One Belt One Road de connectivité des infrastructures, le premier projet que Pékin a commencé. De nos jours, la partie zambienne de TAZARA est un investissement irremplaçable dans la réalisation de la vision de la Route de la Soie chinoise en Afrique qui consiste à relier les côtes indiennes et atlantiques du continent. TAZARA devrait s’étendre vers l’ouest grâce au projet de chemin de fer du Nord-Ouest qui l’amènera à la frontière angolaise, d’où il rejoindra le chemin de fer de Benguela récemment rénové par la Chine et atteindra finalement l’océan Atlantique.

De cette manière, les côtes tanzanienne sur l’océan Indien et Atlantique angolaise seront reliées par l’intermédiaire de leur voisin commun zambien. Même s’il existe une alternative pour traverser la Zambie par la région du Katanga, au sud de la République démocratique du Congo, le chemin trilatéral Tanzanie-Zambie-Angola semble beaucoup plus fiable en raison des graves pressions de la guerre hybride qui affligent le deuxième plus grand pays d’Afrique qui a également été le théâtre de la guerre la plus meurtrière du continent, une guerre qui a fait au moins 5 millions de morts dans les années 1990 et qui n’a toujours pas été entièrement résolue. Malgré tout, la route zambienne n’est pas sans problème, la partie occidentale du pays étant le théâtre de troubles dans le « Barotseland ». Ce territoire peu peuplé par lequel le chemin de fer du Nord-Ouest doit passer sur la route vers l’Angola a une histoire complexe avec l’État. L’idée générale est qu’il lui a été promis une sorte d’arrangement fédéral avec une certaine autonomie au moment de l’indépendance de la Zambie qui, peu de temps après, a été révoqué par Lusaka.

Les manifestants du « Barotseland » ont réussi à faire de cette question un sujet de discussion à l’échelle nationale et certains tentent même de l’associer à la politique de décentralisation du gouvernement de 2013 afin de proposer une « solution » fédérée à ce problème. Tout comme avec le Zimbabwe ou tout autre pays qui met en œuvre n’importe quelle forme de fédéralisme identitaire, l’avenir fédéral de la Zambie serait plongé dans une discorde interne suscitée par des manipulations externes. Conformément à la loi sur la guerre hybride, l’objectif final serait de perturber, d’influencer ou de contrôler le projet multipolaire transnational d’infrastructure connexe de la Route transcontinentale Sud (TAZARA + Nord-Ouest + Benguela) pour en faire un otage de l’évolution de la situation politique influencée par les Américains dans le pays. Qu’il s’agisse d’une révolution de couleur dans la capitale, d’une guerre non conventionnelle dans le « Barotseland » ou d’une guerre hybride composite dans tout le pays, la Zambie est certainement vulnérable à toute une série de déstabilisations et l’effondrement du Zimbabwe orchestré par les États-Unis associé avec l’afflux résultant de migration massive pourrait pousser le pays au bord du précipice et catalyser ces sombres scénarios.
Botswana et Mozambique

On s’attend à ce que ces deux pays voisins soient moins directement touchés par toute guerre hybride réussie au Zimbabwe, mais leur stabilité intérieure sera quand même secouée dans une certaine mesure. On ne sait pas encore à quel point le Botswana serait touché, mais il est juste de dire qu’il serait obligé de mettre en place des installations d’urgence pour les réfugiés le long de la longue frontière orientale avec son voisin. Il convient de rappeler que le Botswana ne compte qu’à peine plus de 2 millions de personnes, dont on estime qu’un quart est concentré autour de la capitale de Gaborone dans le sud-est. Environ 150 000 personnes vivent également à Francistown, ville limitrophe du Zimbabwe et deuxième plus grande concentration, si bien qu’en raison de sa proximité avec la zone de conflit projeté, cette ville devrait devenir la défense de première ligne du pays pour se protéger contre les armes de migration de masse. Selon l’ampleur de l’afflux, le Botswana pourrait ne pas être en mesure de contrôler pleinement ses frontières, auquel cas les insurgés anti-gouvernementaux pourraient capitaliser sur la situation afin d’infiltrer le pays et mettre en place un réseau de refuges. Même si cette possibilité semble actuellement éloignée, en analysant les effets résiduels d’une guerre hybride zimbabwéenne sur la région, elle ne peut être discréditée par aucun stratège. Si cela devait se produire, la situation pourrait être utilisée pour « justifier » les plans annoncés par les États-Unis d’ouvrir une base aérienne de l’AFRICOM dans le sud du pays. Ces crises régionales éventuelles pourraient même être partiellement « organisées » dans ce but.

Le Mozambique devrait être encore plus durement touché que le Botswana, surtout en raison du conflit qui se répand dans ce pays depuis qu’on y a découvert quelques-uns des plus grands gisements de GNL au monde il y a quelques années. La RENAMO, le groupe rebelle de l’ère de la Guerre froide soutenu par les États-Unis dans la guerre civile mozambicaine après l’indépendance, est revenu au militantisme à petite échelle en 2013. Désigné comme « guerre civile invisible » dans ce pays, le conflit reste un défi persistant qui ne va pas s’atténuer. Bien qu’il n’y ait aucune preuve directe à ce jour, si l’on comprend les impératifs énergétiques mondiaux des États-Unis de contrôler ou de refuser des ressources diverses à d’autres, ainsi que les liens documentés de la CIA avec la RENAMO depuis des décennies, il n’est pas déraisonnable de suggérer que les dernières violences ont été provoquées par Washington comme un moyen d’interférer avec l’avenir de l’exploitation du GNL par Maputo. Il est prévisible que ce conflit finira par intensifier l’envie du Mozambique d’exporter son GNL sur le marché mondial, mais en attendant, toutes les armes de migration de masse provenant d’un Zimbabwe affligé par une guerre hybride (réfugiés ou insurgés) pourraient créer une grave crise interne dans la zone d’opération traditionnelle de la RENAMO dans la zone frontalière de l’ouest. La réponse du gouvernement à cette éventuelle série de problèmes pourrait soit « naturellement » aggraver le conflit avec la RENAMO, soit être manipulée de cette manière par des acteurs internes intéressés et / ou par leurs gestionnaires externes à cette fin.
Afrique du Sud

Washington espérait idéalement que le président sud-africain Zuma aurait déjà été déposé par un « coup constitutionnel » récemment et que son pays pourrait être le tremplin « dirigé dans l’ombre » pour garantir que la mission anti-Mugabe réussisse. Mais comme il a défié la chance et a survécu à l’intrigue plus tôt cette année (contrairement à son homologue brésilienne des BRICS, Dilma Rousseff), il est probable que les États-Unis aient l’intention de le cibler une fois de plus presque immédiatement après le renversement de Mugabe. En fait, l’Afrique du Sud a toujours été le joyau de la couronne régionale pour les planificateurs américains de changement de régime, et il n’est pas improbable que tout ce qui se passe au Zimbabwe en ce moment vise délibérément à déstabiliser son voisin des BRICS plus au sud. Pour l’instant au moins, l’Afrique du Sud est toujours en mesure de fournir une assistance à son allié anti-apartheid (si limité et / ou symbolique qu’elle soit), mais cela pourrait s’arrêter brusquement si l’opposition avec l’Alliance démocratique libérale financée par Soros, se démarque de façon impressionnante lors des élections locales du 3 août et étend son pouvoir sur les autres grandes villes qui restent en dehors de son contrôle, ce que certains observateurs attendent.

Un porte-parole du parti de l’ANC a accusé les États-Unis de fomenter un changement de régime plus tôt cette année, et même si Zuma a « esquivé une balle » avec sa mise en accusation, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de plan B américain pour y arriver et qu’une guerre hybride zimbabwéenne simultanément aux prochaines élections locales n’en fasse pas partie. L’avenir politique du président et de son parti, l’ANC, est mis en doute en raison de graves mésaventures économiques et domestiques. Il est donc tout à fait possible que l’opposition pro-américaine obtienne un soutien supplémentaire lors de la prochaine campagne électorale au détriment de Zuma, plus en tout cas que ce qui est attendu par les partenaires multipolaires des BRICS. Avec l’« opposition » gagnant du terrain et travaillant main dans la main avec les services de renseignements alliés américains pour concevoir la perception qu’ils sont sur une dynamique inévitable vers le pouvoir, l’« Alliance démocratique » peut être dans une bien meilleure position pour populariser le concept de fédéralisme identitaire si une guerre hybride zimbabwéenne hors de contrôle passait de manière destructive la frontière et produisait les conditions pour son extension.

L’Afrique du Sud, un pilier des BRICS, est menacé existentiellement par le danger que des armes de migration de masse puissent déclencher la dissolution de la république unitaire dans une collection de mini-États fédéralisés quasi-indépendants, basés sur une identité tribalo / ethnique. Non seulement des segments visibles de la société sud-africaine sont violemment xénophobes contre l’afflux de travailleurs migrants africains qui ont inondé cet État économiquement prometteur au cours des deux dernières décennies, mais il y a de profondes tensions sous-jacentes extrêmement polarisées chez les autochtones. Le nationalisme zoulou a été blâmé pour les émeutes xénophobes de début 2015 et l’échec de l’Afrique du Sud à transcender une politique centrée sur l’identité, qui représente une menace très réelle sur toutes les autres ethnies dans le pays comme les Xhosas et les Basothos, par exemple, alors que des meurtres sont commis entre communautés ou qu’elles se battent au sein de leurs propres groupes.

Sans l’ennemi commun de l’apartheid pour unir l’éventail disparate des identités ethniques et tribales du pays, il semble regrettable que certains de ces groupes courent un risque sérieux de s’auto-exclure et de diviser le pays selon leur identité. Le tribalisme a toujours été une vulnérabilité civilisationnelle pour les peuples d’Afrique sub-saharienne tout comme le sectarisme l’a été pour les musulmans. En Afrique du Sud, le riche éventail de ses innombrables identités pourrait être violemment divisé, les opposant encore plus facilement les unes aux autres par la manipulation externe que pour l’opposition binaire entre sunnites et chiites sauvagement conçue ces dernières années. Tout ce que pourrait produire cette réaction anticipée des Américains est l’introduction à grande échelle d’armes de migration de masse pour déclencher une vague incontrôlable de purges xénophobes meurtrières, qui se transformeraient rapidement en guerre civile totale entre les ethnies indigènes, aboutissant finalement à la ré-institutionnalisation de facto des « bantoustans » par le biais de la solution « politiquement correcte » et « demandée en interne » de fédéralisme identitaire « dirigé par les Noirs ».
Pensées finales
Le Zimbabwe est à son point le plus vulnérable et le plus faible depuis l’indépendance. Financièrement ravagé par une misère économique organisée par les États-Unis, il est maintenant sur le point de descendre dans une spirale dangereuse de violence à cause de la guerre hybride. Le gouvernement a encore une chance de rétablir l’ordre et d’empêcher des émeutes de changement de régime de se répandre, mais il semble acquis que le pays n’a jamais été aussi proche de devenir un État failli. L’économie est dans un marasme chronique, le chômage est en plein essor, et les gens sont hostiles aux autorités pour une foule de raisons, dont beaucoup sont légitimes et d’une manière ou d’une autre directement attribuables aux actions du parti au pouvoir ZANU-PF. Néanmoins, le moment des troubles les plus récents coïncide avec une lutte de succession en cours et des technologies politiques impliquées dans les « protestations » reproduisant presque exactement celles des révolutions de couleur précédentes. Il est donc juste de conclure analytiquement que les États-Unis lancent un autre changement de régime qui ressemble à celui employé lors des Révolution colorées précédentes. On peut donc en conclure que les USA ont fomenté un autre complot de changement de régime contre le président Mugabe afin de déséquilibrer le Zimbabwe au moment le plus incertain de son histoire, afin de capitaliser dans la course stratégique lors de l’inévitable passation de pouvoir de son leader. Si les États-Unis réussissent, même modérément, lors de cette dernière répétition de leur campagne de guerre hybride, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le reste de la région du sud de l’Afrique, avec l’émission d’armes de migration de masse et d’autres déstabilisations pour tous ses fragiles voisins et un possible retour aux racines de la Guerre froide dans ce coin du continent, comme une ligne de front du champ de bataille géopolitique.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie « Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime » (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

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Le Salon Beige: »Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible »-Et Varia

C’est arrivé un 28 mars…
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C’est arrivé un 28 mars…

Posted:

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 28 mars 592 (ou 593 ou 594): mort du Roi Gontran 1er.

Troisième des fils survivants de Clotaire Ier, (un des fils de Clovis et sainte Clotilde) il hérite du royaume d’Orléans.

Mort sans descendance mâle, il lègue son royaume à Childebert II, le fils de Sigebert Ier. Il est canonisé par Saint Grégoire de Tours et saint patron des divorcés et est souvent invoqué pour apaiser les querelles familiales et pour favoriser le rapprochement de deux branches d’une famille en conflit. Saint Grégoire de Tours est témoin de plusieurs miracles du Roi opéré de son vivant comme après sa mort.

le 28 mars 845 : les Vikings assiègent Paris.

C’est le premier siège de Paris. La ville est saccagée par les envahisseurs Vikings, probablement commandé par Ragnar Lodbrok qui demande une forte rançon pour son départ. Les abbayes de St Denis et de Saint Ouen sont aussi pillées.

le 28 mars 1091 : le pape Urbain II ouvre le concile de Bénévent.

Le concile décide l’interdiction d’élire un évêque qui ne soit pas prêtre ou diacre.

le 28 mars 1285 : décès du pape Martin IV.

Martin IV, né Simon de Brion, français, est élu pape, contre son gré, le 22 février 1281. Son pontificat dure quatre ans et un mois. Il prend le nom de Martin IV, en hommage à saint Martin, pour lequel il a une dévotion particulière.

le 28 mars 1654: par lit de justice, le Roi Louis XIV condamne le prince de Condé à la peine capitale pour haute trahison.

Condé allié aux Espagnols, leur avait promis un port français contre 500 000 écus pour lever des troupes et lancer la Fronde des princes en 1650.

le 28 mars 1799 : Pie VI est arraché à sa résidence de Florence et emmené à Valence.

Les troupes françaises refluant de toute l’Italie chassées par les Autrichiens et les napolitains qui ont repris Rome, le pape, toujours prisonniers, suit la retraite française pour mourir en aout à Valence.

le 28 mars 7 avril 1803 : naissance du franc germinal qui restera en vigueur jusqu’en 1914.

Créée par Bonaparte par la loi du 7-17 Germinal an XI (28 mars -7 avril 1803), cette nouvelle pièce d’un franc contient 4,5 grammes d’argent pur et 9/10ème d’or fin. Une pièce de 20 francs en or est aussi créée et est baptisée Napoléon. Le franc germinal reste en vigueur jusqu’en 1914. L’appellation « Franc » date du paiement de la rançon du Roi Jean II le Bon aux Anglais, suite à sa capture lors de la bataille de Poitiers. (cf. la chronique du 5 décembre).

le 28 mars 1809 : victoire de Medellin.

17 000 français et Allemands de la Confédération du Rhin du Général Claude-Victor Perrin affrontent 23 000 Espagnols du Général Gregorio Garcia de la Cuesta dont les erreurs tactiques vont donner la victoire aux Français.

Les Français perdent 1 000 hommes, mais le bilan est désastreux pour les Espagnols qui laissent 8 000 tués et blessés sur le terrain ainsi que 2 000 prisonniers et 20 canons aux Français.

le 28 mars 1820 : traité de Courtrai.

Louis XVIII et le roi des Pays-Bas signent un traité qui fixe le tracé de la frontière conformément à celles de 1790. L’article 18 prévoit l’obligation de respecter le libre cours de la Semois. Ces limites deviendront la frontière franco-belge.

le 28 mars 1871 : Commune de Paris.

Thiers a fait évacuer la ville, déclarée « ville libre », de toutes ses administrations. L’avant-veille, des élections se sont tenues dans un climat de terreur ; plus de 53% des parisiens n’y ont pas participé (*). La ville est donc aux mains des révolutionnaires les plus extrêmes qui intronisent le 28 le nouveau conseil. En effet, les plus modérés vont très rapidement démissionner.

(*)Jean Sévillia, dans Historiquement correct aux Editions Perrin pages 215-216

le 28 mars 1904 : la maçonnerie a réussi à interdire à l’Eglise catholique le droit d’enseigner.

« Le 28 mars 1904, la loi est votée à la Chambre. Adoptée par le Sénat le 5 juillet, signée le 7 juillet par Émile Loubet, elle est publiée au Journal officiel le 8 juillet 1904: «L’enseignement de tout ordre et de toute nature est interdit en France aux congrégations. »

Municipalités anticléricales, comités radicaux, groupes de libre-pensée, loges maçonniques, sections de la Ligue des droits de l’homme : 800 messages de félicitations sont adressés au président du Conseil. Émile Combes exulte. D’autant qu’en cette année 1904, contre l’Église, il s’est battu sur d’autres fronts. Le 1er janvier, il a interdit les religieuses infirmières dans les hôpitaux militaires. Le 1er avril, il a ordonné d’enlever les crucifix dans tous les tribunaux de France. En juin, quelques jours avant les épreuves de l’agrégation, il a interdit aux ecclésiastiques de se présenter au concours : tant pis pour ceux qui s’y préparaient depuis de longs mois. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 90)

Voir les chroniques du 14 juin, du 4 septembre, du 4 octobre, des 5, 6 et 7 novembre, du 2 décembre.

le 28 mars 1910 : premier réel vol d’un hydravion.

Il y a eu des précurseurs, comme Charles-Alphonse, qui dépose en 1876 le brevet. Mais le premier hydravion, à effectuer un vol autonome est celui qu’invente l’ingénieur français Henri Fabre qui vole au-dessus de l’étang de Berre près de Marseille.

le 28 mars 2000 : visite du pape Jean-Paul II en Israël.

Il visite Yad Vashem, et fait un pèlerinage sur le tombeau du Christ.

le 28 mars 2001 : affaire des HLM de Paris.

Le juge d’instruction Éric Halphen convoque Jacques Chirac pour l’entendre en tant que « simple témoin ». Cette convocation, est une première dans l’histoire de la République française. Le chef de l’État ne s’y rend pas, et cela déclenche une grave crise politique dans la cohabitation.

le 28 mars 2012 : le Pape Benoît XVI célèbre une messe Place de la Révolution à la Havane.

Centenaire de Fatima

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Samedi 1er Avril premier samedi du mois. Ce mois est important puisque qu’en son milieu l’Eglise célébrera notre rédemption lors de la semaine sainte.

Nous nous rappellerons aussi que :

Samedi dernier, 25 mars l’Eglise avait fêté l’Annonce apportée par l’Ange Gabriel à Marie. Son Fiat avait permis notre rédemption. C’est un 25 Mars que Notre -Dame avait précisé à Lourdes qu’Elle était l’Immaculé Conception.

L’an dernier à cette même date, l’Annonciation et la Rédemption étaient fêtées le même jour avec une année jubilaire et l’ostension de la sainte tunique d’Argenteuil. Lors de la mort de notre Rédempteur sur la croix, le soleil s’était obscurci et les ténèbres s’étaient répandues sur toute la terre.

Il y a 100 ans à Fatima, Notre-Dame annonçait à 3 enfants la volonté divine d’établir dans le monde la dévotion à son Cœur Immaculé. Elle soulignait cet événement en faisant briller et danser le soleil devant près de 70 000 témoins. Elle promettait le salut à ceux qui embrasseraient cette dévotion.

Informez-vous sur cette dévotion en allant sur http://www.fatima100.fr

Priez dans le cadre de cette dévotion, grâce à http://hozana.org/s/UvhRco

« Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible »

Posted:

Pidv
Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, adresse une brève lettre à ses soldats dans lequel la clairvoyance s’allie au courage et à l’espérance :

« Mon cher camarade,
Je vous écris ces quelques mots depuis l’Australie où je rencontre, en ce moment même, nos homologues militaires. Chaque semaine, des signaux, venus des cinq continents, accréditent l’idée d’une dégradation sécuritaire. Le monde semble, chaque jour, plus instable et plus incertain. Ici, à l’autre bout du monde, je le mesure tout autant. L’évolution n’a pas pu vous échapper ; vous êtes – ou vous serez bientôt – en première ligne.

Nul ne peut dire précisément, aujourd’hui, comment la situation évoluera demain. Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible en raison de l’expansion du terrorisme islamiste radical et du comportement belliciste de certains Etats-puissance.

Ces deux types de menaces sont distincts, mais non disjoints. Dans les deux cas, les stratégies reposent sur l’imprévisibilité, l’intimidation et le fait accompli. Dans les deux cas, la conflictualité sort du seul champ physique pour se porter massivement sur le champ virtuel de l’information et du cyber. Dans les deux cas, l’élévation du niveau d’agression passe par la prolifération, les trafics d’armes ou le réarmement.

Car le monde réarme. Deux exemples simplement : l’Asie consacre, cette année, 100 milliards de dollars de plus que l’Europe à sa défense. De l’autre côté du Pacifique, les Etats-Unis projettent d’augmenter leur budget de 9% pour atteindre 639 milliards de dollars, en 2018.

Tout nous indique que nous avons changé d’époque. La France et, plus largement, le continent européen ne sont plus totalement préservés des crises, qui traversent un monde désormais ouvert et globalisé. Nous sommes entrés dans le temps du courage. Nous avons le devoir de regarder la réalité en face ; sans la noircir, ni l’exagérer mais avec le souci de l’exactitude et de la lucidité. C’est le retour de l’histoire.

Je le dis, à temps et à contretemps : face à ces menaces, notre modèle d’armée complet est la meilleure garantie de protection de la France et des Français.

Mais il y a une autre garantie, plus importante encore ? Cette garantie, nous l’avons en nous. C’est notre courage ; notre espérance ; notre sens du service ; nos valeurs. Vous le savez, les temps difficiles permettent souvent aux hommes, comme aux nations de développer ce qu’ils ont de meilleur. C’est le cas aujourd’hui. J’y vois une opportunité.
Sur ce plan, je voudrais terminer sur deux recommandations. Ce sont les deux attitudes à opposer, en priorité, à ces menaces. Etre vigilant, d’abord, pour ne pas être pris, à revers, par surprise. Garder l’œil ouvert. Veiller, ce qui signifie à la fois « rester éveillé » et « protéger ».Etre unis, surtout, car les menaces se nourrissent de la discorde. Elles prolifèrent sur le terreau de la division. Opposons à ces menaces notre unité, notre force, notre cohésion. Il n’y a rien de plus dissuasif !

Comme annoncé précédemment, je vous parlerai, dans ma prochaine lettre, des missions qui évidemment découlent des menaces.

Fraternellement,

Général d’armée Pierre de Villiers

Les journalistes s’inquiètent des arrestations suite à une manif en Russie. Et la France avec LMPT alors ?

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VIDEO: @NicolasBayFN à @RuthElkrief qui dénonce l’arrestation de manifestants Russes : «Y’a eu 300 arrestations durant @LaManifPourTous !»👊 pic.twitter.com/jCu4pDrJVX
— fandetv ن (@fandetv) 27 mars 2017

Le rapprochement Philippe de Villiers / Marine Le Pen se confirme

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Marine Le Pen était aujourd’hui aux Sables d’Olonne. Elle a notamment rendu hommage au Vendéen Philippe de Villiers en évoquant un « combat incontestablement commun ».

Ce matin RTL publiait l’information suivante :

Capture d’écran 2017-03-27 à 21.35.01

Philippe de Villiers a démenti :

Je démens l’information de RTL de ce matin #Marine2017
— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) 27 mars 2017

« Pédophiles en prison ! » L’Action Française interrompt une conférence de Daniel Cohn-Bendit

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Macron : après un zéro point en géographie, la même note en histoire de France

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L’épouvantail de cette présidentielle prend feu. Après la géographie, nouvelle bourde sur l’histoire politique :

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Il n’y avait pas de femmes à la chambre des députés en 1905…

Allemagne, agent d’intimidation expérimenté?

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Carte de Paques 1942

Au début de 2017 alors que nous n’étions pas totalement encore dans le délire médiatique de la communication de campagne électorale, le vaillant journaliste de la Tribune, Romaric Godin nous offrait un article choc. (ici l’article. Un extrait de ce texte fournit une caractérisation significative du «modus operandi» de nos voisins allemands :

«l’Allemagne ne peut guère se passer d’un espace européen qui lui est favorable. Elle a besoin de conserver cet hinterland centre-européen qui fournit une sous-traitance peu coûteuse à son industrie, mais elle a aussi besoin d’une zone euro qui permet à l’Allemagne de neutraliser certains de ses concurrents, de bénéficier d’une monnaie sous-évaluée et de continuer ainsi à accumuler une épargne nécessaire à un pays vieillissant sans en payer le prix, c’est-à-dire une monnaie très forte. Politiquement et militairement, l’Allemagne doit aussi pouvoir compter sur un ensemble comme l’UE pour faire face à des Etats-Unis opportunistes et à une Russie qui est plus que jamais un concurrent de l’Allemagne en Europe de l’Est.»

Fuite en avant nouvelle version

Pour tenter de dissimuler encore à des Européistes béats cette nouvelle stratégie de conquête économique et de prédation, l’Allemagne par la voix de ses media et de ses Ministres ose la fuite en avant. Ils se prennent pour les défenseurs du « monde libre » face à un D.Trump et à un V. Poutine. Abusant de la rhétorique Orwellienne digne des procédés chers à J. Goebbel, la stratégie se donne à voir. Qui pourrait croire à cette nouvelle mascarade à laquelle se prête pourtant encore de fidèles laquais français…dont certains candidats à la présidence? Savent-ils que les frais et paiements d’occupation octroyés par la France de Vichy à l’Allemagne nazie entre 1940 et 1944 représentent un des plus grands transferts internationaux jamais enregistrés. Ces flux ont contribué significativement au financement de l’effort de guerre allemand global avec son lot de massacres de population. Des études relativement récentes (1) chiffrent ces frais d’occupation ; ils représentent une réduction de 16% de la consommation du peuple français durant vingt ans. Ce coût est encore aggravé quand on prend en compte l’exigence de travail obligatoire en Allemagne (STO) et son impact sur les salaires et les prix domestiques. Comment trouver des excédents budgétaires au sortir de la guerre pour compenser une telle prédation? La dette et l’inflation maitrisées firent justice à la France…

Ceux qui font mine encore de vouloir oublier ou de ne pas remarquer, sont les mêmes qui ont cru à cette «France Européenne » vantée en 1941 et 1942 en grande pompe au Grand Palais à Paris, par le IIIe Reich et le gouvernement de Vichy! Les archives de l’INA nous en présentent des extraits (video) édifiants de soumission. –ici et là– (2).

Depuis 60 ans cette nouvelle conquête allemande pas à pas n’a pas rendu l’UE et la zone euro socialement plus viable, bien au contraire, les pays s’enfoncent dans la torpeur suivant différents modes…mais sûrement. Le rêve et le culte sacré de l’Euro tournent en cauchemar pour les Européens, beaucoup en meurent (sans-abris, agriculteurs…) ou sont promis à la mort « assistée »(eugénisme sous toutes ses formes).

Des esprits «distanciés» des contingences matérielles tentent de croire encore…en soutenant que l’Allemagne doit maintenant logiquement concéder plus de solidarité vis-à-vis de ses partenaires pour que son hégémonie soit mieux acceptée. Un petit goût de « nous y revoilà!», n’est-ce-pas, pour nous Français avec un peu de mémoire dans la tête?

Mais le drame de l’UE et de la zone Euro actuellement est bien l’impossibilité de cette proposition logique. L’Allemagne ne peut plus faire machine arrière et payer sa part des prédations. Point de Traité de Londres comme en 1953 rédempteur ou de possibilité de laisser pour compte la dette due aux Grecs, la vérité financière est, elle, prête à éclater. Seuls recours : dissimuler un jour de plus, une semaine, un mois…gagner ainsi une élection et un peu de temps pour poursuivre la rapine. Une fuite en avant dans le chaos, la guerre encore une fois…?

L’Allemagne au pied du mur

Il y a deux impossibilités majeure pour espérer un comportement raisonné de l’Allemagne. Et cette double impossibilité condamne l’UE à ce que D. Trump a vite deviné : une fin rapide ou bien la poursuite d’une mystification et d’un mensonge global. Lui, en tant que Président américain a pris la décision de ne pas cautionner ce mensonge et d’y faire participer son pays le moins possible, gageant qu’une fois de plus, suivant les leçons de l’histoire, cette mystification serait source de drames. Sur la même longueur d’onde, Theresa May a opté pour la version «hard» du BREXIT (ici un commentaire) et D. Trump d’applaudir, laissant les Européistes hébétés!


Détaillons les 2 volets du problème :

Impossibilité technique : Il faudrait un transfert total de 8 à 12% du PIB allemand sur 10 ans pour rendre possibles les compensations adéquates. «Un niveau impossible à financer pour l’Allemagne, que celle-ci en ait ou non la volonté» selon l’économiste du CEMI-EHESS, Jacques Sapir (3). Le chiffre de 8% était déjà en 2012, l’évaluation minimale du coût de croisière du fédéralisme dans la zone Euro. Gageons que la situation ne s’est pas améliorée depuis! Bien au contraire la fragilité de la finance allemande réapparaît maintenant régulièrement au grand jour. On parle aisément de la Deutsche Bank, l’étoile déchue du capitalisme rhénan tout en sachant que le marasme dissimulé est plus ample (4). Ces jours-ci encore des rebondissements et des graphiques effrayants, que la presse européenne grand public s’empresse de négliger (ici) . Alors que pour ne rien gâcher de la débandade, les amendes pour blanchiments d’argent, manipulations de cours ne cessent de s’accumuler sur la banque allemande, Romaric Godin pourra-t-il ouvrir la question dans ses chroniques à La Tribune et nous informer? Nous le savons attaqué…
Impossibilité technique, aggravée dans le contexte d’instabilités présent. «Dès lors, on peut comprendre la stratégie de Mme Merkel qui cherche à obtenir un droit de contrôle sur les budgets des autres pays mais qui se refuse à envisager une « union de transferts » qui serait cependant la forme logique que prendrait une structure fédérale pour la zone Euro». C’est un moyen d’intimidation pour dissimuler les dysfonctionnements de la finance dans un discours de donneur de leçons et poursuivre la captation de ressources financières pour sauver les institutions comme Deutsche Bank.

Impossibilité psychologique : L’exemple Grec depuis 2010 nous a fourni à foison une rhétorique du mépris, associée à une détermination pour renforcer la légitimité de domination allemande. Des accents qui donnent des hauts le coeur à tous les historiens et les cinéphiles.
 Je reste persuadée que ces excès bien significatifs ont joué un rôle dans la décision du Brexit… Un malaise s’installant qui n’a pas échappé à l’électeur anglais. Le Brexit, Nouvelle résistance et nouvelle Bataille d’Angleterre! Nous étions finalement nombreux à partager cette vision. Il me semble aussi que les gouvernements d’Alexis Tsipras successifs -malgré maintes critiques qui ont pu leur être faites pour leur soumission- ont fait peu d’efforts pour cacher la nature agressive des instances européennes et les excès bien significatifs qui ont pu être commis aux dépens de la Grèce. L’histoire rendra peut-être grâce au Premier Ministre Grec d’avoir enclenché ainsi indirectement la délivrance de l’Europe?

Des instances européennes jouant le jeu de la finance allemande devenue Casino? Le tout pour gommer les erreurs que la crise des surprimes dénonçait et en faire porter la charge sur les contribuables européens et tout spécialement sur les boucs émissaires Grecs. C’est bien ce que laisse transparaitre les dernières révélations du FMI (5). Elle montrent le français J-C Trichet, à la Présidence de la BCE, au comble de sa couardise pour infléchir le FMI. Une manière de se défausser aussi pour les experts du FMI que de dire qu’ils se sont opposés à la «manip» douteuse et qu’ils se sont décidés qu’avec des garanties… Puis que ces garanties ont été trahies. En tout état de cause : Une Europe mafieuse et menteuse encore une fois! Qui s’en étonne désormais? Le FMI aurait ainsi « lâché le morceau »… Le nouveau Président des USA pourrait apprécier et être plus indulgent! Opération main propre à Washington, un début… Nous rêverions aussi à Paris de tels effets

Notre bon mois de mai 2017, comblera-t-il ces espoirs?

A Berlin, l’écho est bien différent, bien loin de cet espoir pascal printanier: Le quotidien conservateur et proche de la CDU, Die Welt a appelé l’Allemagne à

« devenir plus conscient de sa puissance et à poursuivre ses propres intérêts »…au sein d’une Europe soumise (6).


Au moins, tout s’affiche clairement désormais! On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas et que personne nous l’avait dit.

Notes et Ref.:

(1) Filippo Occhino & Kim Oosterlinck & Eugene N. White, 2007.  »
How Occupied France Financed Its Own Exploitation in
World War II », American Economic Review, American Economic Association, vol. 97(2),pages 295-299, May (ici)

(2) Première Exposition de la France Européenne inaugurée le 6 juin 1941 (ici la video INA). Seconde Manifestation de la France Européenne : la vie nouvelle, inaugurée le 17 avril 1942 : (ici la vidéo INA). On pourra aussi se reporter sur l’ITW de présentation de l’ouvrage de Coralie Delaume et David Cayla sur le blog de Causeur « L’Union européenne s’apparente de plus en plus à un projet d’intégration continentale sous férule allemande »

(3) Depuis le directeur du CEMI n’a eu de cesse de rappeler ces propos pour tenter de faire comprendre la condamnation de la zone Euro qui en découle de fait. J. Sapir, A l’intention des français inquiets d’une sortie de l’Euro et qui n’ont aucune raison de l’être, 24 Mars 2017 (ici le lien)

(4) Pour donner quelques ordres de grandeurs : La Deutsche Bank (DB) détient 56.000 milliards $ de produits dérivés soit plus de 3 fois le PIB de l’Europe et 15 fois plus que le PIB allemand. Avec une capitalisation boursière de 26 milliards $. La DB est parmi les 20 plus grandes banques systémiques au monde qui font courir un risque majeur à l’ensemble du système financier. Les experts considèrent que l’éventualité d’une faillite entrainera la faillite de plus de 500 banques dans le monde et une crise telle qu’il y aurait un passage à un nouveau système mondiale de paiement.

(5) On s’en doutait par les déclarations quelques fois peu conformes de l’institution de Washington dans son rapport de juin 2013 : On a sacrifié la Grèce pour sauver l’Euro pouvait-on comprendre (ici le lien).
Mais les preuves ont été fournit avec les transcriptions des propos échangés lors des réunions au cours de 2010 auxquelles le FMI a participé.

(6) Comme le souligne la référence de R. Godin dans l’article de la Tribune op. cit.

Patrimoine de Macron : Circulez ! Il n’y a rien à voir…

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Mais puisque le haute autorité indépendante vous le dit :

« La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui avait été saisie par Anticor, n’a pas décelé d’éléments problématiques dans la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron, selon un courrier rendu public aujourd’hui par l’association.

« Les contrôles mis en oeuvre par la Haute autorité (…) n’ont révélé aucun élément de nature à remettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration » du candidat à la présidentielle, a écrit le président de cette instance indépendante, Jean-Louis Nadal.

L’association s’était interrogée mi-mars sur un « manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés » par le leader d’En Marche!. Dans sa déclaration d’intérêts signée le 24 octobre 2014, Emmanuel Macron indiquait avoir perçu, comme banquier à la banque Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, « 3,3 millions d’euros de revenus avant impôts », de 2009 jusqu’à son entrée au gouvernement comme ministre de l’Economie en août 2014, avait relevé Anticor.

Or dans sa déclaration de patrimoine, signée le même jour et contrôlée par la HATVP, Macron avait fait état d’un patrimoine de « 1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros », « soit un patrimoine net de seulement 200.000 euros », de quoi susciter des « interrogations » selon Anticor. Emmanuel Macron s’est déjà expliqué sur cette différence entre patrimoine déclaré et revenus perçus, pointant son « statut d’indépendant » lorsqu’il était banquier d’affaires, avec un haut niveau de cotisations et d’impôts à régler. »

Dont acte. Maintenant si les Français veulent confier les finances de la France à quelqu’un qui est incapable de conserver 3 millions d’euros plus de 3 ans et qui en perd un de surcroît, libre à eux…

Père Boulad : « Le petit pays qu’est la Hongrie peut faire basculer l’Europe, et j’ai l’intention de m’y investir ! »

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Le père Henri Boulad est né à Alexandrie en 1931. Il est issu par son père d’une famille syrienne chrétienne qui vivait à Damas depuis des siècles et qui a dû fuir vers l’Egypte lors de massacres perpétués contre les chrétiens en 1860 au cours desquels 20.000 chrétiens ont été tués. En 1950, Henri Boulad entre à l’âge de 19 ans au noviciat des jésuites à Bikfaya au Liban. De 1952 à 1957, il vit en France ou il fait une formation littéraire à Laval puis en philosophie à Chantilly, au cours de laquelle il découvre Teilhard de Chardin. Après un cycle d’études théologiques de 1959 à 1963 au Liban, il est ordonné prêtre en 1963. En 1965, il obtient un doctorat en psychologie à l’université de Chicago. Revenu dans son pays en 1967, il devient supérieur religieux des jésuites d’Alexandrie, puis provincial des jésuites du Proche-Orient, et enseigne la théologie au Caire. Il est fortement engagé au service des déshérités, chrétiens et musulmans. En 1982 puis une nouvelle fois en 1996, il est décoré par la France pour son œuvre éducative et son engagement auprès des plus démunis. Cet engagement se poursuit jusqu’à aujourd’hui avec notamment son implication dans Caritas.

Au mois de mars 2017, le père Henri Boulad a passé deux semaines en Hongrie où il a donné deux retraites spirituelles et plusieurs conférences sur différents sujets. A l’occasion de ce séjour, il a reçu la nationalité hongroise et a rencontré le premier ministre hongrois Victor Orban.

Dans cet entretien, le père Henri Boulad explique ses motivations pour avoir demandé la nationalité hongroise, donne sa vision de l’Europe et de l’Islam, et adresse un message aux chrétiens européens et aux Français.

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Propos recueillis par Philippe Pellet [1]

Vous venez d’acquérir la nationalité hongroise. Quelles ont été vos motivations ?

Tout a commencé le mois dernier par une visite du vice premier ministre hongrois pour me remettre de la part du premier ministre Victor Orban une décoration et une invitation à venir en Hongrie. Lors de cette visite, le vice premier ministre m’a demandé si j’avais un désir quelconque, l’idée m’est alors venue de demander la nationalité hongroise… Il faut savoir que depuis des années – je me rend fréquemment en Hongrie depuis 1992 – j’aime le peuple hongrois par sa profondeur, son enracinement chrétiens, sa conviction et son attachement à des valeurs humaines. Les Hongrois m’apprécient aussi, la Hongrie est le pays où le plus grand nombre de mes livres ont été traduits.

Je trouve que Victor Orban est très courageux par sa position pour sauver l’héritage de son pays et de l’Europe face à cette immigration folle vers l’Europe. Comment se fait-il que l’ensemble des pays européens soient dans une toute autre direction ? Les raisons sont surtout idéologiques – cela n’a rien à voir avec l’Evangile ni l’accueil de l’étranger – idéologie libérale qui consiste à tout accepter et qui dissout toutes les identités par le multiculturalisme et la mondialisation. La Hongrie n’est pas tombée dans ce piège.

Je ne savais que Victor Orban me connaissait et avait lu mes livres. Lorsque nous nous sommes rencontrés le 16 mars dernier, Il m’a dit : travaillons ensemble, on peut faire quelque chose ensemble. Jamais je n’avais pensé à cela. Je me suis donc dit : une porte s’ouvre, c’est providentiel. Victor Orban et moi partageons la même vision, nous pouvons ensemble imaginer une autre Europe et réfléchir à quelle stratégie mettre en place pour l’orienter dans une autre direction que celle où elle est en train de sombrer. Je crois que ce petit pays de 10 millions d’habitants qu’est la Hongrie peut faire basculer l’Europe, et il est en train de la faire basculer, et j’ai l’intention de m’y investir !

Quel sentiment cela vous procure-t-il d’être devenu hongrois ?

Ce n’est pas uniquement d’ordre sentimental, c’est beaucoup plus profond. Car au-delà de l’obstacle de la langue que je ne connais pas et que je connaîtrai sans doute jamais, il y a une communion des valeurs, un sentiment que nous sommes sur la même longueur d’onde, que nous pensons la même chose. Je dirai donc que cette nationalité concrétise ma sympathie et empathie spontanée avec le peuple hongrois dans lequel je sens une sincérité profonde, une honnêteté.

Je ne crois pas au hasard, je crois à la Providence. Le fait que Victor Orban m’ait envoyé jusqu’à Alexandrie son vice premier ministre pour m’inviter, c’est un signe de Dieu, je le prends comme tel. Et tant que le Seigneur me donne un peu de santé et une tête qui fonctionne assez bien, je veux m’investir ! Il n’y a pas une minute à perdre, nous sommes devant des enjeux énormes. Et donc c’est au-delà du sentiment, c’est pour moi une obligation, un devoir, c’est un signe donné par Dieu qui me dit : engage-toi, j’ai besoin de toi. Moi qui ne suis rien, qui vient d’Egypte, qui ne connait pas la langue, et bien pourquoi pas. Puisque le Seigneur m’ouvre une porte, j’entre !

A suivre

[1] Philippe Pellet est franco/hongrois, marié et père de cinq enfants, installé en Hongrie depuis 2005 après avoir vécu en France.

Jeudi 30 mars, Café-Histoire de Toulon : soirée avec le producteur du film « La rébellion cachée – Ils défient la Terreur »

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Communiqué du Café-Histoire de Toulon :

1) Mercredi 29 mars 2017 devant les Amis du Pub Le Graal, causerie de Luc Richard, qui portera sur le thème : La catastrophe écologique vue par les alter-cathos. Pour illustrer la tendance actuelle de passage du global au local, elle sera suivie d’un témoignage sur L’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ) Le potager de Gaïa .

2) Jeudi 30 mars 2017 toujours au Graal, une soirée plus historique et plus identitaire : échanges et vidéo-clips avec le producteur du film La rébellion cachée – Ils défient la Terreur, Daniel Rabourdin.

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30 mars à Paris : où va la droite ? Avec Julie Graziani et Guillaume Bernard

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Marek Jurek : l’establishment libéral de l’UE n’accepte pas les gouvernements de droite

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Marek Jurek, député européen polonais, au sein du groupe ECR (Conservateurs et Réformistes Européens) avec les autres députés du PiS polonais et les conservateurs britanniques, ancien parlementaire national et Président de l’Assemblée Nationale (Sejm) entre 2005 et 2007, dirige le PR (Prawica Rzeczypospolitej ; Droite de la République), une formation conservatrice et très attachée aux valeurs du catholicisme. Cette formation est parfois associée au parti dirigeant PiS. C’était notamment le cas lors des élections européennes de 2014.

Il répondait pour TVLibertés aux questions de Nicolas de Lamberterie sur l’actualité de la Pologne (réformes du PiS, question de l’avortement, avenir du groupe de Visegrád, questions migratoires) et de l’Union Européenne :

Alexandre Del Valle : « l’Occident se trompe d’ennemi »

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Première partie d’un entretien avec Alexandre Del Valle à propos de son livre Les Vrais ennemis de l’Occident :
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Vous considérez que l’Occident se trompe d’ennemi. Pourquoi?

Nous faisons depuis plusieurs décennies une incompréhensible erreur stratégique sur l’ennemi comme sur l’ami, avec de très graves conséquences partout dans le monde ! Les ennemis de l’Occident sont objectivement ceux qu’il désigne comme des amis alors que la Russie, désignée comme le pire ennemi, est en réalité un allié potentiel. En réalité, l’ennemi n’est pas celui qui est différent de nous, qui ne nous convient pas, ou qui est dictatorial chez lui ou y défie nos valeurs. L’ennemi est celui qui, au sens militaire et stratégique du terme, s’en prend 1°/ à notre population, 2°/ notre territoire et 3°/ à notre gouvernement, institutions et donc valeurs fndamentales. De ce fait, l’islamisme est un véritable ennemi, à ces ennemis totalitaires des démocraties occidentales que furent le nazisme et le communisme, car il répond à toutes les caractéristiques fondamentales de l’ennemi (qui menace nos valeurs qu’il subvertit et combat, nos institutions qu’il veut remplacer par la Charià, notre population qu’il veut retourner ou tuer et notre territoire qu’il veut conquérir à terme au nom du Califat), et il veut donc s’imposer chez nous de façon tantôt violente, tantôt subversive. Quant au terrorisme, il n’est pas l’ennemi en soi: ce n’est qu’un mode d’action, un moyen actionné par nos véritables ennemis totalitaires. Ces ennemis véritables qui actionnent et forment les terroristes jihadistes et d’autres, sont les pays ou entités transnationales (Organisation de la Coopération islamique, OCI ; Ligue islamique Mondiale LIM) et Etats totalitaires wahhabites comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, sans oublier le Pakistan, la Turquie néo-ottomane et les Frères musulmans, qui promeuvent tous d’une certaine manière un projet de conquête global. Nos ennemis ne sont donc pas les pays ou gouvernements que nous avons combattus ou renversés à tort depuis la fin de la guerre froide (ex-Yougoslavie, Irak baathiste, Libye, Syrie de Bachar, etc).

Il n’est pas inutile de lister sur les dernières décades l’ensemble de toutes les erreurs stratégiques auxquelles ces erreurs de jugement fondamentales ont conduit, avec des résultats objectivement contraires à nos intérêts et des conséquences géopolitiques absolument catastrophiques partout dans le monde, depuis l’Afghanistan jusqu’à la Syrie, en passant par le Pakistan, la Turquie, le Kosovo, l’Irak, la Tchétchénie, la Libye, l’Ukraine, la Géorgie, etc.

Lorsque l’Occident laisse l’islamisme subversif et prosélyte totalitaire proliférer sur notre sol par compromission avec les pôles de l’islamisme qui sont ses propagandistes et appuis externes, mais qu’en même il temps il tente de répandre au nom du « droit d’ingérence » son modèle universel-libéral dans les pays musulmans ou ailleurs par l’interventionnisme, l’arrogance et la guerre, il fait d’une pierre deux coups-erronés : 1°/ il est trop tolérant chez lui avec l’islamisme mais en même temps 2°/ il discrédite ses propres valeurs à l’extérieur en les mêlant avec une entreprise impériale ! Nous avons donc tenté de répandre chez les autres des valeurs que nous avons trahies et laisser menacer sur notre propre sol, notamment dans nos « banlieues de l’islam » de non-droit et de non-France…

L’Occident fait l’inverse de ce qu’il devrait faire : il impose son modèle ailleurs mais il ne le défend pas chez lui !

Oui, exactement. Ceci peut paraître fou, et très incohérent, mais ce n’est là que le résultat logique du destin des « sociétés ouvertes » qui se sont ouvertes sans réciprocité à tous les vents y compris à ceux portés par leurs pires ennemis géocivilisationnels, à savoir l’islam conquérant et revanchard néo-califal. Le concept de « société ouverte » vient de Karl Popper qui précisait qu’une société ouverte « ne peut pas s’ouvrir à ses ennemis sinon elle va à sa propre perte », ce que Popper a nommé « le paradoxe de la tolérance » et développe de façon brillante et si actuelle dans son ouvrage politique de référence : « La Société ouverte et ses vrais ennemis ». Ce « paradoxe de la tolérance » n’a hélas pas été compris par nos élites qui se contre-fichent du devenir ou de la périssabilité de notre civilisation judéo-chrétienne et qui ne croient qu’au pouvoir des sondages, des médias et de l’économie. Ainsi, lorsque le célèbre milliardaire philanthrope mondialiste-immigrationniste islamophile antisioniste et anti-russe Georges Soros se prétend héritier de Popper en promouvant la mort des nations chrétiennes, la fin des frontières et l’islamisation de l’Europe, il a en réalité trahi son maitre Popper dont il a repris l’expression (sa Fondation s’appelle « Open Society »), car dans sa haine de l’Etat-nation occidental que défendait Popper, Soros – qui finance le Collectif contre l’Islamophibie, les ONG de défense de clandestins et les No-Borders – ne parle jamais du danger des ennemis de nos démocraties et de la nécessité de leur résister, bien au contraire, les adeptes du cosmopolitiquement correct comme lui font primer la haine de soi occidentale et la xénophilie qui en découle sur l’instinct de défense collective et de survie de nos démocraties. Soljénitsyne avait raison de dénoncer cet occident repentant « capitulard » dont les bombes atomiques ne serviront à rien si ils renient leurs racines et identité et aident leurs ennemis déclarés…

Comment définiriez-vous l’Occident?

Globalement, il y a deux Occident au moins… et ces deux sont totalement opposés. Il faut revenir aux fondamentaux : l’Occident au sens non identitaire (« Mc World »), qui nie son identité judéo-chrétienne et européenne au profit d’une idéologie mondialiste et « cosmopolitiquement correcte », a pour but de détruire toutes les identités nationales et traditionnelles pour assoir son Village Glolbal. Ainsi défini, l’Occident est une entité néo-impériale anti-identitaire et se définit non plus de façon culturelle et civilisationnelle mais en fonction 1. De son appartenance à l’OTAN ; 2. Son adhésion au libre échangisme et son essence consumériste 3. Son messianisme des droits de l’Homme et de l’individualisme hédoniste.

Inversement, si l’Occident était encore une entité civilisationnelle, ce qu’il est en réalité dans son essence originelle et dans ses masses non privilégiées, on le définirait comme une entité géocivilisationnelle européenne marquée par la pensée gréco-romaine et le message humaniste judéo-chrétien. Cet Occident là, façonné par le christianisme héllénisé, n’a rien à voir avec le premier qui se construit contre lui, et il considèrerait évidemment la Turquie néo-ottomane, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Frères musulmans et la Ligue islamique mondiale (OCI, etc) non pas comme des alliés/amis, contrairement à Mc World et à l’OTAN, mais comme de véritables ennemis géocivilisationnels puisque ceux-ci veulent islamiser-conquérir l’Europe et le monde.

En fait, le but des eurocrates de Bruxelles et des promoteurs anglo-amériains de Mac World est de faire de cet Occident riche et moderne le laboratoire de leur nouvelle tour de Babel. C’est là qu’entre en scène le terrorisme psychologique du « cosmopolitiquement correct » : pour créer cette identité planétaire néo-impériale consumériste et déracinée, l’Occident-McWorld a culpabilisé jusqu’à la pathologie masochiste l’Occident chrétien-blanc-européen sommé de se fondre dans l’immigrationnisme et le multiculturalisme au nom d’une tolérance et d’une repentance toujours à sens unique.

Mac World a l’audace de croire qu’en faisant venir en Europe des immigrés par millions, notamment des immigrés musulmans, ceux-ci seront happés par le consumérisme et peu à peu désislamisés par l’hédonisme car Mac World est foncièrement matérialiste et il sous-estime la puissance des idées, la foi, et la recherche d’absolu. Mac World orchestre l’islamisation de l’Occident sans même le désirer mais uniquement pour détruire l’identité de l’Occident avec cette « culture Benetton ». Les forces antichrétiennes et de la haine de soi ont parfaitement compris par ailleurs que favoriser une immigration et un prosélytisme radical islamique sur le sol européen et occidental peut contribuer à détruire cette civilisation judéo chrétienne qu’ils détestent autant que les islamistes. En ce sens l’islamophilie est une sorte de haine de soi qui consiste à aimer ceux qui nous détestent le plus, ce qui est logique si on se déteste soi-même.

A suivre

La possibilité d’une île? Géographie, matière à hauts risques

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Michel Houellebecq semble décidément être le maître de cérémonies (MC) de cette présidentielle française… La culture pourrait ainsi avoir le dernier mot! « Soumission » l’horizon du cauchemar que l’auteur nous a livré le jour de la tuerie de Charlie et cette impossible île de Guyane sur laquelle trébuche le faux prophète qui a pourtant pour nom Emmanuel. Quels troubles! (1)

Décidément trop c’est trop, Villeurbanne dans le Nord, la Guadeloupe hors de France -déjà vendue?- et maintenant la Guyane, une île! Le soldat Macron se grille… L’ignorance de la Carte et des territoires (1). La géographie, matière à hauts risques, capable de défaire un futur président!

L’ENA aurait-elle supprimé la géographie en plus de l’histoire dans ses programmes ou ses exigences fondamentales? Retour à la Pangée pour faire simple, dans le monde global universel sans histoire et sans lieu…

De simples erreurs de notre candidat élu des élites et des média? La Grâce se joue des détails peut-être pour nous sauver et rappelle la fragilité de l’humain, même au sein d’une mécanique grandiose, faite de montagne de ressources captées (intellectuelle et matérielles).

Vous avez dit ingérence dans les élections?…Oui en effet, la confirmation gronde. L’ironie taquine…les Russes contrôleraient jusqu’à l’esprit de E. Macron pour lui faire dire des bêtises, les mauvais jours! Et les bons jours, qui contrôle cet esprit marionnette? Un début de réponse dans deux articles :

Macron ciblé par la CIA (ici le lien). Julien Assange et Wikileaks viendront-il à notre secours aussi pour compléter ses révélation dans les jours suivants?
Pour aller plus loin dans cette interprétation et comprendre les ressorts possibles du Coup d’Etat 2017 (ici le lien) : La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

Merci à tout ce travail et à toutes ces plumes qui nous éclairent… la Résistance à la pointe de la plume… Non ? Moins romantique à la pointe du doigt sur la touche de clavier ? Mais tous Zoro quand même… pour l’Extension du domaine de la lutte (1) que nous allons tous mener.

Ref.

(1) Oeuvres de Michel Houellebecq,

La Possibilité d’une Ile , Fayard, Paris, 2004
La Carte et le Territoire, Flammarion, Paris, 2010,
Soumission, Flammarion, 2014
Extension du domaine de la lutte, Éditions Maurice Nadeau, Paris, 1994,

Image à la une sur le billet : tableau de John Martin peintre américain du XIXe siècle : Satan présidant le conseil de l’Enfer

L’opiniâtreté anti-Bachar a coûté à la France sa place au Proche-Orient

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Olivier Hanne, islamologue, chercheur-associé à l’Université d’Aix-Marseille, a été interrogé dans la lettre Security Defense Business Review. Extrait :

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« Les Etats-Unis viennent d’introniser leur 45ème Président. Quel regard portez-vous sur la politique américaine des 10 dernières années au Moyen-Orient ?

La diplomatie américaine, qui prétendait assurer la stabilité du Moyen-Orient, avorta au cours de quatre événements majeurs : la guerre du Golfe (1991), la question afghane, l’occupation de l’Irak (2003) et les Printemps arabes (2011) ; quatre faits qui ont généré la mort de près d’un demi-million d’individus et l’eondrement de quatre pays (Irak, Syrie, Yémen, Libye). On ne saurait donc exagérer en disant que le bilan est peu convaincant, d’autant que la stratégie régionale de Washington visait à faire la guerre au terrorisme pour protéger les États-Unis et ses alliés (Israël notamment), en restructurant le Moyen-Orient sur la base de la démocratie libérale. À l’origine de ce projet, qualié de « Grand Moyen-Orient », l’enjeu pétrolier était secondaire, mais il prit une importance croissante par la suite. Malgré ses prétentions à rétablir la paix avec les pays arabo-musulmans, Barack Obama a continué d’épouser les théories du « regime change » à l’américaine, c’est-à-dire qu’il voulut faire conance aux révoltes de 2011, puis à des surages universels manipulés, pour démocratiser la région. Là encore, l’échec se révéla patent : en quelques mois, le « regime change » déboucha partout sur le délitement politique et l’islamisation, ainsi en Syrie, en Libye, au Yémen. Par désir d’économie budgétaire et aveuglé par sa conance dans ses alliés locaux, Obama laissa l’Afghanistan et l’Irak dans les mains de gouvernements décriés et retira ses troupes. Aussitôt, les deux pays implosèrent. Depuis les victoires de Daech en 2014, l’administration Obama a paru faire amende honorable en renouant avec un certain pragmatisme, notamment en acceptant de facto un partage du ciel syrien avec la Russie, ou encore en coopérant implicitement avec le régime syrien. La Russie ciblait Fatah al-Cham et sa nébuleuse, tandis que Washington s’en prenait d’abord à Daech. Mais l’annonce le 10 décembre 2016 par John Kerry d’une qualication de crime de guerre et de crime contre l’humanité visant Bachar al-Assad bouleverse la donne. À la veille de céder le pouvoir, l’administration Obama a été reprise par les premiers axes de sa géopolitique. En accusant le régime syrien de crimes contre l’humanité, les États-Unis et la France défendent les principes onusiens, les droits de l’homme et la démocratie. Mais ils réactivent une diplomatie idéaliste déconnectée de la réalité et de la violence réciproque que mènent le régime et les rebelles, dont une majorité est jihadiste. Les crimes contre l’humanité étant imprescriptibles, John Kerry ruine toute tentative de coopération américano-russe, pousse l’Égypte et Israël dans l’orbite de Moscou, coupe l’herbe sous le pied de son successeur en janvier, et remet à après-demain l’issue de la guerre (2019 ? 2020 ?). En refusant de choisir un camp et de le soutenir, les États-Unis prolongent la guerre. Le bilan de l’action américaine depuis 1991 est donc un asco complet et ruine toute la crédibilité de la puissance pour de nombreuses années, désormais concurrencée par la Russie.
Quelles actions positives et négatives la France a-t-elle eues au Moyen-Orient depuis 10 ans ?

En prenant le pouvoir en 2007, Nicolas Sarkozy bénéciait de la popularité record – mais pas toujours méritée – de Jacques Chirac au Moyen-Orient. Souvent raillé par ses opposants, Sarkozy manifesta pourtant jusqu’aux Printemps arabes un grand sens politique dans la région, ainsi lorsqu’il lança l’Union pour la Méditerranée, noua de nombreux accords sur les migrations africaines, ou encore en réintégrant la Libye dans le concert des nations. Malgré un bon bilan international au Sahel et en Afrique du Nord, il fut incapable d’agir avec sérénité et hauteur de vue dès que les premières révoltes commencèrent dans le monde arabe en 2011. Il commença par conrmer son soutien à Ben Ali en Tunisie, avant de se dédire, puis de déclencher en mars 2011 les opérations militaires contre le colonel Kadha en Libye, prélude à l’eondrement du pays, lui qui avait été à l’origine du retour en grâce diplomatique du dictateur. Face à une situation complexe et inédite, Nicolas Sarkozy réagit comme savent le faire les Français : en suivant ses utopies et en voulant tordre la réalité. La présidence de François Hollande fut parcourue par les mêmes contradictions. Au Moyen-Orient, la diplomatie de Laurent Fabius voulut être celle du panache et de la morale, mais déboucha sur la posture et l’inefficacité. C’est au nom de ces principes qu’il s’opposa à toute concession envers Bachar al-Assad, alors que les États-Unis négociaient déjà en 2015. Il fut l’un des artisans de la ligne dure contre Téhéran, au moment où le régime, en raison de son action militaire contre Daech, parvenait à faire lever les sanctions et à apaiser les inquiétudes américaines sur la puissance iranienne. L’opiniâtreté anti-Bachar a coûté à la France sa place dans la région, puisqu’elle a été dépassée par le dynamisme russe et le pragmatisme américain. En fermant son ambassade à Damas et en refusant toute négociation, même parallèle, Paris s’est privé de tout levier semi-officiel en Syrie et a dû se rabattre sur les groupes rebelles qui, dès 2012, étaient tous pénétrés par l’idéologie djihadiste. La France est allée jusqu’au bout de sa logique mais, depuis la fin des blocs, les principes ne sffiusent plus à déterminer le camp du Bien et le Moyen-Orient est trop complexe pour supporter le manichéisme. […] »

Marine Le Pen défend les racines chrétiennes de la France

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C’était ce matin sur Europe 1

Marine Le Pen : « Être français, c’est accepter… par Europe1fr

Extrait :

VIDEO #MarineLePen : «La France a un héritage #chrétien qui appartient à tous les Français.Il a modelé notre vision du monde et de l’Homme.» pic.twitter.com/bTQWGYqhVg
— fandetv ن (@fandetv) 27 mars 2017

Terres de mission : pour une nouvelle politique familiale

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Au menu de cette émission, la famille : “La plupart des problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés sont liés d’une façon ou d’une autre à la famille” écrivait le chancelier Gerhard Schröder dans une tribune du quotidien Le Monde en 2001. Tel est le texte mis en exergue du travail très fouillé intitulé “Pour une nouvelle politique familiale” présenté ici par Claire de Gatellier, présidente de l’association Famille et Liberté. Les mesures proposées, très argumentées et précises, vont toutes dans le bon sens même si l’état d’extrême déliquescence de notre société ne permet sans doute pas d’espérer, pour l’instant du moins, mieux.

Les accueils Louis et Zélie pour aider les couples

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L’Homme Nouveau consacre un dossier à LIFE, l’Institut pour la Famille en Europe, qui a déjà mis en place en France plusieurs « Accueils Louis et Zélie ». Adélaïde Pouchol écrit :

« Les premiers Plannings Familiaux s’ouvrirent dans les années 1960 en France pour promouvoir l’avortement et la contraception. Malgré l’idéologie qui les animait, les mouvements féministes qui ont oeuvré à la prolifération de ces centres avaient eu une intuition très juste en proposant des lieux d’écoute de proximité pour les femmes et plus largement pour les familles. Et pour cause ! On ne va pas chez le médecin ni aux urgences lorsque l’on est inquiète d’une grossesse survenue quand on ne l’attendait pas, que l’on ne sait pas bien comment aborder l’éducation sexuelle de ses enfants, que l’on a besoin de parler de difficultés dans son couple… bref, lorsque l’on a des difficultés d’ordre familial, difficultés qui peuvent concerner des femmes mais aussi des couples, des jeunes ou des moins jeunes, des célibataires ou des personnes âgées. Tout le monde, en fait. Alors vers qui se tourner ? »

Les accueils Louis et Zélie viennent combler ce manque. Placés lors de sa création en novembre 2015 sous le patronage du couple uni et rayonnant que fut celui des saints parents de sainte Thérèse de Lisieux, ils proposent une écoute gratuite dans ses centres d

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Insolentiae: le Pentagone passe aux «munitions écolos» ! » L’édito de Charles SANNAT

le Pentagone passe aux «munitions écolos» ! » L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat 28 mars 2017

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Bon, lorsque j’ai lu le titre de cette dépêche, je suis parti immédiatement dans un immense éclat de rire, mais cela ne fut pas ma seule réaction.

Je me suis également dit que décidément, ce monde était devenu définitivement fou, le politiquement correct poussant le vice et la perversité jusque dans le domaine de l’armement où l’on peut se tuer, s’entre-tuer, se déchirer les viscères, se massacrer, se faire exploser, bref, éclabousser de nos chairs l’environnement mais… en se tuant de façon écolo !

Oui, maintenant, au Pentagone, on travaille à des cartouches bio. Enfin bio, non pas biologiques pour se rendre malade comme nous en avions l’habitude mais bio, dans le sens écolo du terme.

Les cartouches d’entraînement seront donc, tenez-vous bien et n’ayez pas peur du ridicule non plus, écolo, ce qui signifie « biodégradable ».

Super, me direz-vous…

Oui, sauf que ne soyons pas hypocrites. Il n’y a pas pire pour l’environnement et pour l’homme que la guerre.

On peut toujours faire une cartouche d’entraînement biodégradable, cela ne retire rien au fait que les munitions sont à l’uranium appauvri pour les rendre plus résistantes et donc plus perforantes.

Je ne vous parle même pas de la consommation de gasoil d’un char Abrams M1 qui n’est pas, disons-le, équipé d’un FAP comme ma Dacia (FAP signifiant filtre à particules) …

La « douille » n’est que l’écume des choses dans l’art de la destruction de la guerre.

Il s’agit donc encore d’hypocrisies épouvantables à l’image parfaite de l’évolution de la société occidentale.

Un geste pour l’environnement de la part du ministère de la Défense

« Le département américain de la Défense a décidé de faire un geste pour l’environnement. Pour y réussir, le Pentagone veut que les producteurs de munitions y ajoutent des graines de plantes.

Le Pentagone a commandé la conception de munitions biodégradables. Selon le département américain de la Défense, de telles munitions devraient contenir les graines d’un certain nombre de plantes afin de permettre aux fragments de munitions explosées de se décomposer dans la nature, lit-on dans un communiqué du Pentagone.

L’armée américaine utilise tous les ans des centaines de milliers de munitions d’entraînement différentes. Après les manœuvres militaires, personne ne retire les fragments des lieux où ils sont tombés. Parfois, les militaires américains enterrent les débris qui se désintègrent pendant des siècles. Certains fragments ne se désintègrent pas du tout. Selon le communiqué, les militaires américains n’ont pas la possibilité de collecter et de recycler les débris en question.

Ainsi, le département de la Défense envisage de remplacer les munitions d’entraînement ordinaires par des analogues biodégradables. Les ingénieurs militaires US ont présenté des plantes spéciales capables d’absorber les restes polymères des munitions. Ces plantes ne sont pas dangereuses pour les animaux.

Les militaires américains proposent de créer une technologie de production de munitions biodégradables pour les mortiers et les lance-grenades de calibre 40 mm, 60 mm, 81 mm et 120 mm ainsi que de munitions d’artillerie de calibre 150 mm. Si ces munitions s’avèrent efficaces, la technologie sera étendue à la production de cartouches et d’équipement militaire en plastique. »

Il n’y a pas à dire, ce monde marche sur la tête, à nous de garder la tête froide.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
Charles Sannat 28 mars 2017

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Bon, lorsque j’ai lu le titre de cette dépêche, je suis parti immédiatement dans un immense éclat de rire, mais cela ne fut pas ma seule réaction.

Je me suis également dit que décidément, ce monde était devenu définitivement fou, le politiquement correct poussant le vice et la perversité jusque dans le domaine de l’armement où l’on peut se tuer, s’entre-tuer, se déchirer les viscères, se massacrer, se faire exploser, bref, éclabousser de nos chairs l’environnement mais… en se tuant de façon écolo !

Oui, maintenant, au Pentagone, on travaille à des cartouches bio. Enfin bio, non pas biologiques pour se rendre malade comme nous en avions l’habitude mais bio, dans le sens écolo du terme.

Les cartouches d’entraînement seront donc, tenez-vous bien et n’ayez pas peur du ridicule non plus, écolo, ce qui signifie « biodégradable ».

Super, me direz-vous…

Oui, sauf que ne soyons pas hypocrites. Il n’y a pas pire pour l’environnement et pour l’homme que la guerre.

On peut toujours faire une cartouche d’entraînement biodégradable, cela ne retire rien au fait que les munitions sont à l’uranium appauvri pour les rendre plus résistantes et donc plus perforantes.

Je ne vous parle même pas de la consommation de gasoil d’un char Abrams M1 qui n’est pas, disons-le, équipé d’un FAP comme ma Dacia (FAP signifiant filtre à particules) …

La « douille » n’est que l’écume des choses dans l’art de la destruction de la guerre.

Il s’agit donc encore d’hypocrisies épouvantables à l’image parfaite de l’évolution de la société occidentale.

Un geste pour l’environnement de la part du ministère de la Défense

« Le département américain de la Défense a décidé de faire un geste pour l’environnement. Pour y réussir, le Pentagone veut que les producteurs de munitions y ajoutent des graines de plantes.

Le Pentagone a commandé la conception de munitions biodégradables. Selon le département américain de la Défense, de telles munitions devraient contenir les graines d’un certain nombre de plantes afin de permettre aux fragments de munitions explosées de se décomposer dans la nature, lit-on dans un communiqué du Pentagone.

L’armée américaine utilise tous les ans des centaines de milliers de munitions d’entraînement différentes. Après les manœuvres militaires, personne ne retire les fragments des lieux où ils sont tombés. Parfois, les militaires américains enterrent les débris qui se désintègrent pendant des siècles. Certains fragments ne se désintègrent pas du tout. Selon le communiqué, les militaires américains n’ont pas la possibilité de collecter et de recycler les débris en question.

Ainsi, le département de la Défense envisage de remplacer les munitions d’entraînement ordinaires par des analogues biodégradables. Les ingénieurs militaires US ont présenté des plantes spéciales capables d’absorber les restes polymères des munitions. Ces plantes ne sont pas dangereuses pour les animaux.

Les militaires américains proposent de créer une technologie de production de munitions biodégradables pour les mortiers et les lance-grenades de calibre 40 mm, 60 mm, 81 mm et 120 mm ainsi que de munitions d’artillerie de calibre 150 mm. Si ces munitions s’avèrent efficaces, la technologie sera étendue à la production de cartouches et d’équipement militaire en plastique. »

Il n’y a pas à dire, ce monde marche sur la tête, à nous de garder la tête froide.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

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Nouvel article sur conseil dans l’espérance du roi Propagande sexuelle à l’école : “Pour la première fois, des élèves expriment leur dégoût” par alaintexier

Nouvel article sur conseil dans l’espérance du roi

Propagande sexuelle à l’école : “Pour la première fois, des élèves expriment leur dégoût”
par alaintexier

Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. Il touche tant les écoles publiques que l’enseignement catholique.

« Je sais qu’il y a deux scènes de viols, dont une sur une mineure. Je crois aussi qu’il y a une tournante dans une cave. Dès le début, ils présentent le personnage comme une bête de sexe. Il est marié mais sa femme ne lui suffit pas, alors, il a une garçonnière où il se rend pour voir d’autres femmes la nuit. Je n’ai pas tout lu. » Le personnage était « une bête de sexe ».

Le scandale des ouvrages scolaires

La jeune fille qui parle est aujourd’hui âgée de 18 ans. Mais de quoi parle-t-elle ? D’un livre dont la lecture a été imposée par l’un de ses professeurs à toute sa classe de seconde, il y a trois ans, pour « l’étudier ». Ce livre, c’est L’Invention de nos vies de Karine Tuil. On y trouve de nombreuses scènes de pornographie.

C’est un scandale sans nom. Mais il y a plus grave : cela s’est passé dans un établissement de l’enseignement catholique de Rennes : l’Assomption. « Le sexe » abordé sous des traits nauséabonds dans une école catholique bretonne…

Lorsque les faits se produisent, Tiphaine n’a que 15 ans. Cette lecture imposée la choque terriblement, au point qu’elle sera victime de crises de larmes à répétition, d’insomnies fréquentes, de troubles divers.

À l’époque, la lettre d’excuse qu’elle reçoit de Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique à Paris ne change pas grand-chose. Le mal est fait. Trois ans après, Tiphaine, que nous avons interviewée en exclusivité, reste toujours profondément choquée. « Je ne pourrai jamais oublier cela », nous a-t-elle déclaré.

À « Saint Vincent » aussi…

Toujours à Rennes, il y a peu, c’est un établissement considéré comme un fleuron de l’enseignement catholique – Saint-Vincent-la-Providence – qui a fait étudier à des élèves de 3e un livre du même acabit. Un ouvrage de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette… Interviewée à visage caché, la mère d’un enfant de 13 ans nous a dit être révoltée par ce que l’on a fait étudier aux élèves.

Livres, sexe et … réactions ?

« Une amie m’a raconté que dans une école de la région, on avait emmené des élèves voir une pièce de théâtre à la fin de laquelle les acteurs se sont promenés, nus, dans la salle, enjambant les fauteuils dans lesquels avaient pris place les élèves… »

Armel Joubert des Ouches et Jeanne Smits, qui ont travaillé plusieurs semaines sur cette enquête, ont également pu obtenir le témoignage de ce professeur d’anglais d’un établissement catholique du Val-de-Marne, scandalisé par l’absence de réaction tant de la direction du lycée dans lequel elle travaille que des autorités ecclésiastiques. Notre équipe a tenté d’obtenir des explications auprès de l’évêché de Rennes et auprès des services de Mgr Pierre d’Ornellas, en vain…

Généralisation de la pornographie et loi du silence dans les écoles catholiques et publiques

Dans les établissements publics et privés sous contrat, les cas de ce genre se sont multipliés ces dernières années sans que la presse n’en fasse état.

Pour Pierre de Laubier, professeur et auteur du l’ouvrage L’école privée… de liberté, il est presque « normal » que des livres comme ceux-là circulent. « L’administration de l’enseignement catholique est un mille-feuilles, tout est fait pour que l’on ne comprenne rien. Par ailleurs, l’école est pieds et poings liés avec l’Education nationale et dès qu’il y a une affaire, tout le monde est mis en cause. Il y a une loi du silence. »

Dans cette enquête qui a emmené Reinformation.TV de la Bretagne à la région parisienne, vous entendrez également le témoignage d’un directeur d’école qui explique comment on en est arrivé là.

Une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits.

Lundi 17 avril 2017.

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