medias-presse.info : Pakistan : lueur d’espoir pour Asia Bibi par Jean-Pierre Dickès

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Pakistan : lueur d’espoir pour Asia Bibi
par Jean-Pierre Dickès

Khadim Hussain Rizvi est le chef du TLP (Tehrik-i-Labbaik Pakistan), le parti défendant la loi sur le blasphème ; cet homme veut pendre Asia Bibi pour le compte d’Allah. Et le gouvernement du Pakistan vient d’arrêter cet homme! En réalité son parti n’est représenté que par trois sièges au parlement de Sinh, un des États du Pakistan.

Oui! Le gouvernement du Pakistan, qui a déclaré il y a quelques jours avoir convenu avec cet individu et son parti que la condamnation d’Asia Bibi serait révisée et qu’elle serait empêchée de quitter le Pakistan ; ce même gouvernement a arrêté cet agitateur et un grand nombre de ses partisans.

Les membres de ce parti ont confirmé que la police faisait des raids sur les mosquées de ce groupe pour arrêter des militants et des dirigeants. Ils parlent de dizaines de détenus au cours des dernières heures. Ce qui n’a jamais été vu au Pakistan en aussi peu de temps.

À Lahore, capitale du Pendjab pakistanais où réside la famille d’Asia Bibi, les affrontements entre la police et les membres du TLP ont été très durs. Au moins une demi-douzaine de personnes ont été blessées. Mais l’accord entre le gouvernement et le TLP avait pour but de neutraliser les émeutes qui paralysaient le pays. Or les événements de ces dernières heures confirment que le gouvernement du Premier ministre Imran Khan n’a pas l’intention de se soumettre aux diktats de ce parti, comme les précédents dirigeants l’ont fait au cours des huit dernières années. Et dans ce sens, il faut être optimiste.

Le bon côté de cette réalité est la fermeté manifestée par le gouvernement d’Imran Khan, sunnite de 66 ans, originaire de Lahore. Khan est arrivé à la haute direction du pays en août dernier et depuis, il est Premier ministre et également ministre de l’Intérieur. Il a fait ses études en Europe au Keble College d’Oxford, a été chancelier de l’Université de Bradford et il était le représentant de l’UNICEF pour le sport. Il préside deux fondations, le Shaukat Khanum Memorial Trust, qui a construit le seul hôpital de cancérologie de son pays, et la Fondation Imran Khan, dédiée au travail social. Entre 1976 et 1992, il a été membre de l’équipe nationale de cricket du Pakistan (sport préféré dans ce pays), avec lequel il a remporté le championnat du monde. En 1996, il fonda son parti, le Mouvement pour la justice du Pakistan, de nature modérée et centriste.

Les antécédents du Premier ministre pakistanais permettent d’espérer en l’avenir d’Asia Bibi, car il veut en finir avec cette question qui dessert l’image du Pakistan sur le plan international. Ce pays est très compliqué. 98% de la population est musulmane et une partie non négligeable de ce pourcentage partage les idées du TLP. Mais pour le moment, le gouvernement Imran Khan fait des gestes positifs, en tenant compte des circonstances. Les évènements récents peuvent nous donner l’espoir d’une libération d’Asia Bibi.

Jean-Pierre Dickès

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Arrêt sur Info:

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Japon infos:l’affaire Carlos Ghosn, la visite de Sud-Coréens sur une île disputée et la détermination de Shinzô Abe

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Accueil Revue de presse Affaire Ghosn | Visite contestée | Shinzô Abe déterminé

7j-decouverteRevue de presse

Affaire Ghosn | Visite contestée | Shinzô Abe déterminé
Par
Pierre-Etienne –
26 novembre 2018
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Quotidiennement, notre équipe sélectionne et trie toute l’actualité du Japon afin de vous livrer l’essentiel de l’information japonaise. Nos revues de presse sont composées de quatre à cinq sujets, principalement axés sur la politique, l’économie, la société ou encore les faits divers, puis un dernier plus léger pour vous faire découvrir un autre regard de l’Archipel.

Cette revue de presse est offerte avec les abonnements à Japon infos et sera inaccessible prochainement pour les non-abonnés.

Dans cette revue de presse du lundi 26 novembre, nous aborderons : l’affaire Carlos Ghosn, la visite de Sud-Coréens sur une île disputée et la détermination de Shinzô Abe

L’affaire Ghosn continue

Après avoir vu sa garde à vue prolongée, après avoir perdu sa place chez Nissan, Carlos Ghosn a été démis de ses fonctions dans le groupe Mitsubishi motor, entreprise d’ailleurs habituée au scandales. Cependant, l’homme d’affaires continue de nier les faits qui lui sont reprochés. Selon Nobuo Gohara, ancien procureur aujourd’hui avocat, Carlos Ghosn pourrait être « victime » du système de négociation de peine mis en place en juin dernier. Ce système permet d’atténuer la peine en échange d’aveux ou d’une dénonciation de complice et également d’accélérer le processus judiciaire. Toujours selon lui, les preuves incriminantes sont faibles et les conditions d’arrestation troubles. Il avance même que des personnes en désaccord au sein de Nissan auraient pu utiliser les problèmes judiciaires de Ghosn pour le pousser vers la sortie. Dans le même temps, le PDG de Nissan, Hiroto Saikawa, qui avait été virulent lors de sa prise de parole contre Ghosn a indiqué lors d’une réunion avec des employés qu’il souhaitait revoir l’alliance avec Renault qu’il ne trouve « pas équitable ».
Une visite contestée

Huit parlementaires sud-coréen se sont rendus sur les îlots Takeshima, contrôlés par la Séoul mais revendiqués par Tôkyô, pour y inspecter les différentes installations. Les îlots abritent notamment du personnel de sécurité depuis 1954. Cette visite a bien sûr fait réagir le Japon dans un contexte de regain de tensions entre les deux pays. Une protestation officielle a été faite par les voies diplomatiques, aussi bien dans l’Archipel que sur le continent. La précédente visite de ce type avait eu lieu le 22 octobre dernier avec un groupe mené par le président du comité sur l’éducation de l’Assemblée nationale.
Shinzô Abe déterminé !

Le premier ministre Shinzô Abe a réaffirmé sa détermination à résoudre les problèmes territoriaux avec la Russie lors de la séance à la Diète d’aujourd’hui. « Moi et le président Poutine partageons une forte détermination à mettre fin au problème plutôt que de repousser la décision aux générations futures » a-t-il notamment indiqué. Les deux dirigeants avaient notamment discuté de ce point lors d’un récent sommet et il en était ressorti que l’accord de paix qui devrait reposer sur une déclaration de 1956 prévoit de rendre deux îles sur les quatre qui composent les Territoires du Nord. Interrogé sur ce point en particulier, il a répondu que ses « positions pour régler le différent territorial puis signer un accord de paix restent inchangées. »

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le Saker Francophone: Armée US : état des lieux [1/3] Introduction et contexte impérial

Armée US : état des lieux [1/3]
Introduction et contexte impérial

Pourquoi l’armée US n’est (mal)heureusement pas préparée pour un conflit conventionnel majeur

Analyse écrite par l’équipe de South Front : Brian Kalman, Daniel Deiss, Edwin Watson.

Source

Seule une nation qui envisage d’envahir et d’occuper d’autres pays, et qui se retrouvera toujours dans un environnement hostile, aura besoin de tant de véhicules de transports blindés. Aucune autre armée majeure dans le monde n’a décidé de suivre ce nouveau modèle américain. Cela est peut-être dû au fait que le principal devoir de leurs forces armées est de se défendre. Les armées de défense nationale n’ont pas besoin de se préparer à combattre une population autochtone hostile.

Sommaire

Armée US : état des lieux [1/3] Introduction et Contexte impérial
Armée US : état des lieux [2/3] Contre-insurrection et déboires de l’US Navy
Armée US : état des lieux [3/3] Catastrophe du JSF et Corruption institutionnelle

Introduction

Dans le résumé du Département de la défense sur la stratégie de défense nationale des États-Unis pour 2018, le secrétaire James Mattis expose de manière succincte les défis et les objectifs de l’armée américaine dans l’avenir immédiat. Fait important à noter, il reconnaît que les États-Unis sont devenus beaucoup trop concentrés sur la contre-insurrection au cours des deux dernières décennies, mais il semble oublier l’origine de cette mission au départ.
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Char M-1 Abrams en Irak

La politique étrangère des États-Unis et son recours à l’intervention militaire pour résoudre tous les supposés problèmes, le changement de régime et l’aventurisme impérialiste, ont entraîné la nécessité d’occuper ou de détruire des nations. Cela conduit à la croissance des insurrections et au renforcement du radicalisme religieux, qui couve depuis longtemps, et du sentiment anti-occidental au Moyen-Orient et en Asie centrale. L’armée américaine s’est volontairement jetée tête baissée dans une prophétie auto-réalisatrice.

Les États-Unis se sont livrés à des guerres inutiles et, alors que ces guerres ont été facilement remportées à court-terme sur le champ de bataille, le manque de planification pour l’occupation a provoqué des insurrections de guérilla qui n’étaient pas si faciles à affronter pour une armée conventionnelle. L’armée américaine n’était pas préparée à la guérilla dans les zones urbaines, ni à la tactique brutale et immorale [sic, NdT] dans laquelle ses nouveaux ennemis étaient prêts à s’engager. Elle n’avait évidemment pas réfléchi à l’expérience soviétique en Afghanistan, ni à la nature de ses nouveaux ennemis. Alors que les pertes causées par les engins piégés, les tireurs d’élite et les kamikazes dissimulés parmi les civils se multipliaient au sein de la population civile, l’armée américaine et le secteur de la défense ont été forcés de trouver des moyens de protéger les soldats et de rendre les véhicules moins vulnérables à ce type d’attaques. Cela a eu pour résultat que les véhicules de toute espèce ont été blindés et que de nouveaux véhicules résistant aux IED [engins explosifs improvisés] ont été conçus et mis en service en grand nombre. Cela a entraîné une énorme quantité de temps, d’efforts et d’argent. Cela a également incité les services militaires américains et l’industrie de la défense à se désintéresser de la guerre conventionnelle contre les nations à parité.

Après une décennie de lutte contre l’insurrection en Afghanistan et presque aussi longtemps en Irak, la direction américaine a décidé de détruire la nation souveraine libyenne et de déclencher une guerre en Syrie immédiatement après. Aujourd’hui, connaissant les événements historiques, il ne fait aucun doute que la CIA et le département d’État ont facilité l’invasion étrangère de la Syrie par des radicaux islamistes. Ils ont financé et armé ces groupes, organisé une formation clandestine et facilité le déplacement logistique des combattants et des armes dans un pays souverain afin de provoquer sa désintégration. Dans ces deux exemples, ils ont décidé de ne pas occuper ces pays, mais de détruire tout semblant de société ordonnée et de la remplacer par un chaos brutal et violent. Les dirigeants politiques et militaires des États-Unis semblent avoir appris que leur aventurisme passé avait entraîné des occupations coûteuses. Cependant, au lieu de s’abstenir d’utiliser l’option militaire comme moyen de modifier les réalités géopolitiques qu’ils n’aimaient pas, ils ont simplement choisi d’ignorer ensemble la responsabilité de l’occupation et la reconstruction.
Why the U.S. Military is Woefully Unprepared for a Major Conventional Conflict
Benghazi, en Libye. Un exemple de progrès démocratique et de stabilité en Afrique du Nord grâce à une “intervention humanitaire” menée par les États-Unis.

Alors que Mattis, le secrétaire américain à la défense a décrit les nations « à parité » que sont la Chine et la Russie comme des « puissances révisionnistes », il oublie que ce ne sont pas ces nations qui ont pris les décisions irresponsables et téméraires qui ont affaibli l’institution militaire des États-Unis, ni affirmé l’intention de réviser les catastrophes mal conçues et exécutées par leurs « pairs » américains. Ils ont atteint, dans de nombreux domaines, un état de parité militaire et technologique, et même parfois une position de supériorité vis-à-vis des États-Unis, car ils ont eu un meilleur jugement au cours des deux dernières décennies, investi leur temps, leur talent et leur richesse dans le développement de puissants systèmes conventionnels et nucléaires, en s’abstenant d’utiliser leurs moyens de défense nationale pour punir leurs adversaires présumés en causant davantage de dommages à eux-mêmes. À bien des égards, le piètre exemple des États-Unis et de ses expéditions militaires mal conçues a incité la Russie et la Chine à progresser sur des chemins différents. Maintenant, sans reconnaître ni admettre les échecs dans le leadership et la prise de décision qui ont conduit l’armée américaine à cette situation affaiblie, les États-Unis ont déclaré qu’ils traversaient maintenant une période de concurrence stratégique avec les deux autres caïds les plus forts du quartier.

Pour comprendre comment le secrétaire Mattis en est venu à une telle déclaration, nous devons examiner les décisions, actions, erreurs et défaillances militaires américaines au plus haut niveau qui nous ont conduits à ce point. Une brève analyse de la métamorphose de l’armée américaine résultant d’une force de combat conventionnelle robuste et équilibrée, appuyée par une dissuasion nucléaire viable en une force obsédée par l’occupation et la contre-insurrection, doit être menée. Ceci doit être suivi d’une étude sur la manière dont l’armée américaine a décidé d’investir son financement considérable, sur les systèmes d’armes qu’elle a mis au point et sur la manière dont elle considère que c’est la meilleure façon de protéger les intérêts de l’État en matière de sécurité nationale. Enfin, il convient de comparer les capacités de ses adversaires stratégiques déclarés. On peut alors tirer une conclusion quant à la capacité de l’armée américaine d’engager avec succès et de vaincre ces adversaires dans un futur conflit.

Expansion impériale, changement de régime et occupation

Lorsque l’Union soviétique s’est dissoute en décembre 1991, un vide du pouvoir mondial s’est immédiatement créé. Indépendamment des nombreuses assurances données au gouvernement de Gorbatchev – finalement révélées dans les correspondances officielles de l’OTAN publiées en décembre 2017 dans les archives de la sécurité nationale – que l’OTAN ne se développerait pas et que les anciens États fédérés soviétiques seraient inclus dans le système économique et de sécurité européen établi, les États-Unis se sont immédiatement engagés dans une politique d’expansion de l’OTAN et d’exploitation économique des territoires post-soviétiques.

Juste quelques mois plus tôt, les États-Unis avaient déployé des forces militaires en Arabie saoudite en tant que colonne vertébrale d’une coalition internationale pour contrer l’invasion irakienne du Koweït. Cela a abouti à l’Opération Desert Shield, le plus grand déploiement de forces militaires combinées de la part de l’armée américaine depuis la guerre du Vietnam. En janvier 1991, moins d’un mois après la disparition de l’URSS, l’opération Desert Shield est passée à l’opération Desert Storm, avec l’invasion de l’Irak et du Koweït. La puissance militaire conventionnelle utilisée par les États-Unis était extrêmement efficace et la plupart des systèmes de combat fonctionnaient extrêmement bien sur le champ de bataille. La supériorité aérienne devint bientôt absolue, l’armée de l’air irakienne laissant largement le ciel libre. Le grand succès de l’opération Desert Storm a largement contribué à donner aux planificateurs militaires du Pentagone un faux sentiment de supériorité, ce qui, comme nous le verrons, a conduit à un certain nombre d’hypothèses erronées et de mauvaises décisions concernant le développement et la transformation futurs de l’armée américaine.
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Un peloton de chars Abrams M1A2 avance pendant l’opération Desert Storm. Les véhicules de combat blindés de l’armée américaine se sont révélés très efficaces contre un adversaire bien inférieur dans ce conflit, mais ils se sont révélés capables et fiables. Par contre les exigences logistiques se sont avérées être un défi.

La première « intervention humanitaire » militaire de l’après-guerre froide, menée par les États-Unis, a concerné le conflit civil en Yougoslavie en 1995. Sur la base d’une escalade des atrocités ethniques, l’intervention de l’OTAN était en fait conçue pour diviser l’ancienne République yougoslave, et installer un certain nombre de nations favorables à l’OTAN, ou pro-US et atlantistes, à la périphérie de la Russie dans les Balkans. La Slovénie est devenue membre de l’OTAN en 2004, suivie de la Croatie en 2009, puis du Monténégro en 2017. Parallèlement à la guerre civile qui sévissait dans l’ancienne République de Yougoslavie, les États-Unis et leurs alliés des États du Golfe ont fomenté et soutenu des insurrections islamiques dans les républiques caucasiennes de la Fédération de Russie nouvellement formée [Tchétchénie…] s’efforçant de l’affaiblir davantage et de l’encercler. À la fin de l’intervention américaine dans les Balkans, qui comprenait le déploiement de forces terrestres américaines dans le cadre de multiples opérations dirigées par l’OTAN, notamment l’opération Joint Endeavour, les opération Joint Guard et Joint Forge en Bosnie-Herzégovine et la Kosovo Force (KFOR), les États-Unis ont créé de facto l’État croupion du Kosovo. Pas moins de 43 000 soldats de l’OTAN ont participé à ces opérations entre 1995 et 2002.
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Camp Bondsteel, dans le protectorat du Kosovo parrainé par les États-Unis et situé dans le sud-ouest de la Serbie. L’intervention au Kosovo n’a rien à voir avec les préoccupations humanitaires, mais était le moyen pour implanter une base militaire permanente dans les Balkans.

Comme je l’ai décrit et expliqué dans une analyse antérieure intitulée « L’évolution des véhicules blindés de l’armée US au XXIe siècle ; le système de combat de l’avenir cède le pas à la puissance de feu protégée et mobile », bien que la direction de l’armée américaine se soit félicitée des performances de ses véhicules blindés et de ses systèmes d’armes hérités des opérations Desert Storm et Joint Endeavour, elle n’était pas satisfaite par le temps qu’il a fallu pour déployer de grandes unités d’armes combinées via la capacité de transport maritime et aérien disponible. La logistique complexe liée à la mobilisation et au déplacement d’unités blindées lourdes ne permet pas un déploiement rapide, en particulier sur des distances importantes. Même le pré-déploiement d’équipements blindés lourds, soit dans des pays hôtes, soit chargés dans des navires stationnés en réserve dans des bases avancées – telles que celle de Diego Garcia – ou amarrés dans les principaux ports de la zone continentale des États-Unis, présente un ensemble de défis logistiques.

Le désir de rationaliser la logistique militaire américaine et de créer un cadre de combat plus facile à déployer, plus flexible, tout en maintenant les niveaux de létalité les plus élevés, et grâce aux technologies de l’information et aux systèmes de communication de pointe, a conduit à la genèse du système de combat de demain [Future Combat System : FCS]. En adoptant le concept de FCS, l’Armée de terre a fixé des objectifs de déploiement très ambitieux, qui se révéleraient inaccessibles. Le général Eric Shinseki, alors chef d’état-major de l’armée, a déclaré que l’armée s’efforcerait de déployer une brigade de combat n’importe où dans le monde en 96 heures, une division complète en 120 heures et pas moins de cinq divisions en un mois. Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, était un ardent défenseur du concept FCS. L’armée américaine suivra finalement le programme FCS, le plus important programme d’acquisition de défense de l’histoire militaire américaine, dont le prix avoisinerait les 200 milliards de dollars. Le programme a finalement été annulé en 2009, mais son influence dans la transformation de l’armée américaine s’est révélée considérable et a eu une influence négative sur la capacité de l’armée à se battre aux côtés d’adversaires à parité dans l’environnement de combat d’aujourd’hui.

L’armée américaine deviendra une force d’invasion et d’occupation au cours de l’ère néocon allant de l’an 2000 à nos jours. En 2003, les États-Unis envahissaient à nouveau le territoire irakien, cette fois-ci au cours de l’opération Iraqi Freedom. À ce moment-là, l’armée américaine avait partiellement pris en compte certains aspects du FCS, principalement dans la région où des forces prêtes au combat de la taille d’une brigade se déployaient rapidement. L’opération Iraqi Freedom a été conçue comme une invasion rapide faisant appel à des équipes de combat hautement mobiles, autonomes et combinées, appuyées par une puissance aérienne écrasante. L’armée irakienne était beaucoup plus faible en 2003 qu’en 1991. C’était l’ombre de ce qu’elle fut, elle avait été attaquée à plusieurs reprises au cours de la décennie, notamment ses réseaux de défense aérienne, de commandement et de contrôle. Une force terrestre combinée d’environ 148 000 hommes a été déployée, prête pour des opérations offensives, en un mois et demi environ. Les opérations terrestres de l’invasion ont duré du 20 mars au 1er mai 2003. La victoire initiale était impressionnante, mais il est vite devenu évident qu’il n’existait aucun plan réaliste et pragmatique visant à occuper le pays et à aider un nouveau gouvernement stable et capable.

Ce qui a suivi a été une période de crise pour l’armée américaine. Lorsque les soldats américains ne furent pas accueillis comme des libérateurs et que se formèrent plusieurs insurrections anti-occupation organisées et impitoyables, les unes motivées par le patriotisme, d’autres par des convictions tribales et religieuses, et enfin certaines par le terrorisme de groupes tels qu’al-Qaïda, les soldats en charge de l’occupation de l’Irak n’étaient malheureusement pas préparés à la tâche qui leur était confiée. Les troupes américaines déployées dans un pays dont elles venaient tout juste de détruire l’infrastructure civile minimale ont été chargées de la reconstruction de la nation dans un pays où se développait une insurrection croissante à plusieurs niveaux. Les convois et les patrouilles étaient de plus en plus la cible d’embuscades d’insurgés opérant le long des routes principales et dans les centres urbains. Les véhicules légers et les transports militaires ont été ciblés et détruits en nombre considérable, et les équipages ne bénéficiaient d’aucune protection contre les armes légères et de petit calibre, ainsi que contre les engins explosifs improvisés (IED) extrêmement puissants.

L’administration Bush qui avait, à l’époque, prétendu que les troupes des États-Unis seraient largement accueillies comme libératrices a commencé à se démener pour trouver des moyens de réduire le nombre croissant de victimes américaines. La solution a été d’ajouter une protection blindée à tous les véhicules existants dans les unités logistiques, qu’il s’agisse de véhicules HMMWV [Humvee] ou de LMTV [un peu plus gros] et HEMMT [très gros]. L’ajout de blindages aux véhicules de soutien logistique qui ne sont pas destinés au combat de première ligne a considérablement augmenté leur consommation de carburant – d’une grande importance dans le secteur de la logistique – et n’a, par ailleurs, été réalisé qu’à un coût élevé. L’armée américaine n’avait à ce moment-là qu’un seul véhicule blindé en service actif, le M1117, en petit nombre. La décision fut prise de protéger le très répandu HMMWV et de lui confier les tâches de patrouille blindée, de sécurité intérieure et de contrôle des foules. Le HMMWV a été conçu et utilisé de manière assez efficace comme véhicule utilitaire léger et s’est toujours bien comporté dans ce rôle, mais il n’a jamais été conçu pour les tâches qu’il a été appelé à effectuer après 2003.

L’obsession des MRAP [véhicule anti-mines]

Un certain nombre de types de blindages différents ont été développés pour le HMMWV, principalement dans le but d’accroître les chances de survie de l’équipage. Le Hummer blindé n’était qu’un palliatif jusqu’à ce que des véhicules blindés spécialement conçus à cet effet puissent être développés et mis en service en plus grand nombre. Bien qu’efficace contre les armes légères, les grenades et les mines, le M1117 a été utilisé en nombre très limité en 2003 avec des unités de la police militaire, principalement chargées de la sécurité sur des installations militaires. Des commandes importantes du véhicule ont été passées après l’invasion de l’Irak en 2003, et leur nombre est passé d’environ 50 à plus de 1 800 unités en service actif.
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Une colonne de HMMWV et un LMTV arrêtés le long d’une route en Irak peu de temps après l’invasion de 2003.

L’armée américaine sollicita l’aide de l’industrie de la défense américaine et internationale pour produire un véhicule blindé qui pourrait mieux servir les besoins actuels d’une armée d’occupation qui fait face, non seulement à une nation rebelle, mais à deux. Entre 2003 et 2007, l’armée américaine a déploré de plus en plus de victimes sur les théâtres d’occupation irakien et afghan. Dans le cas de l’Afghanistan, le nombre de victimes continua à augmenter jusqu’en 2010 avant de diminuer pendant plusieurs années consécutives. La plupart de ces victimes résultaient d’embuscades avec des engins piégés. Ces attaques ont été multipliées par six entre 2003 et 2007.

Le département de la Défense (DOD) dépensera des milliards de dollars en contrats pour des véhicules munis d’une protection anti-mines (MRAP) entre 2003 et aujourd’hui. Le coût total d’acquisition des différents MRAP commandés et mis en service dépasse, au bas mot, $45 milliards. L’armée américaine compte pas moins de sept types différents de MRAP en service à ce jour, plus que tout autre pays, et de loin. Alors que les États-Unis ont réduit leur présence active en Afghanistan et en Irak, ils ont vendu bon nombre de ces véhicules aux forces de sécurité locales, et même aux forces de police nationales des États-Unis, car ils ne sont guère utiles sur un champ de bataille contesté où l’armée américaine se battrait dans un conflit conventionnel avec un adversaire puissant. La liste suivante détaille les principaux types de MRAP utilisés par l’armée américaine et les coûts associés :

M-ATV

La genèse du véhicule MRAP tout terrain (M-ATV) était le désir d’obtenir à la fois la protection contre les IED apportée par un MRAP et la mobilité d’un véhicule tout-terrain plus léger. On s’est vite aperçu que la variante blindée M1114 HMMWV sacrifiait une grande partie de ses performances hors-route avec l’ajout d’une plaque de blindage lourde, sans toutefois fournir une protection adéquate. Un MRAP léger construit à cet effet était nécessaire. Oshkosh Corporation a obtenu un contrat initial d’un milliard de dollars pour la fourniture du nouveau M-ATV à l’US Army, à l’USMC [Marine Corps], à l’US-Air Force et au Special Operations Command – qui regroupe les éléments de tous les services militaires d’opérations spéciales – à la mi-2009. La commande initiale a été multipliée par quatre en quelques années et le nombre total de M-ATV produits à ce jour a atteint près de 10 000 unités de différentes variantes. Le coût d’acquisition non corrigé de l’inflation dépassera probablement les $4 milliards et des contrats supplémentaires ont été attribués pour la mise à jour et le réaménagement de toutes les unités en service. Depuis, de nombreuses unités ont été remises aux gouvernements alliés du Moyen-Orient et d’Europe à des prix très réduits. Les pays bénéficiaires de l’OTAN incluent la Pologne et la Croatie. Les Émirats Arabes Unis et l’Arabie saoudite ont tous deux utilisé le M-ATV dans le conflit au Yémen et en ont perdu un nombre considérable au combat.
Why the U.S. Military is Woefully Unprepared for a Major Conventional Conflict
Taille comparée du blindé HMMWV et du M-ATV. L’omniprésent « Hummer » n’a jamais été conçu pour être une voiture blindée et des centaines ont été détruits par des engins piégés en Irak et en Afghanistan.

Cougar

Le Cougar est un véhicule beaucoup plus robuste que le M-ATV, il ressemble à un camion lourdement blindé. Il existe en version 4 x 4 et, plus grand, 6 x 6, avec plusieurs modèles basés sur ces deux plates-formes, en fonction du rôle souhaité. Le Cougar a été développé par Force Protection, Inc. en 2004. La société a ensuite été rachetée par General Dynamics en 2011. Le Cougar a été mis en service à la hâte après un programme d’essais très simple et rudimentaire en 2004, l’armée américaine souhaitant bénéficier de milliers de MRAP en service en Irak dès que possible. Le Cougar peut faire remonter sa lignée à d’anciens véhicules conçus et mis au point en Afrique du Sud. Il a également été adopté par les Britanniques et le Canada. Le Cougar a été produit en grand nombre entre 2004 et 2010 pour l’armée américaine, tandis que les Britanniques ont passé de nouvelles commandes dans au moins quatre variantes différentes. Un certain nombre ont également été offerts à d’autres pays de l’OTAN ayant des contingents en Afghanistan. L’armée américaine a dépensé entre $2,5 et 3,0 milliards pour acquérir ses Cougars, et des fonds supplémentaires ont été dépensés pour améliorer environ 20% de la flotte survivante pouvant rester en service.
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Armée britannique : variantes du Cougar 4 × 4 et 6 × 6 (Mastiff et Ridgeback) d’un convoi protégeant les transports militaires en Afghanistan.

Caiman

Le MRAP probablement le plus rentable, question coût, mis au point pour répondre aux besoins du programme de véhicule MRAP, est le Caiman, conçu par Armor Holdings – acheté depuis par BAE Systems. Au départ, le Caiman partageait 85% de ses composants de base avec la famille de véhicules tactiques militaires (FMTV) de Stewart & Stevenson/Oshkosh. Cette famille de camions, légers à moyens, est produite depuis le début des années 1980, avec plus de 74 000 unités de configurations variées mises en service. Cette économie d’échelle a permis de réduire les coûts de fabrication, de maintenance et des stocks. Le coût total du contrat Caiman – y compris un contrat ultérieur pour la mise à niveau et l’amélioration de véhicules conformes à la norme relative aux véhicules multizones – s’est élevé à plus de $1,15 milliard. Les États-Unis ont vendu aux Émirats Arabes Unis, 1 150 MRAP Caiman excédentaires pour les opérations au Yemen.

MaxxPro

Fabriqué par Navistar Defence, une filiale de Navistar International Corporation, le MRAP MaxxPro est basé sur un châssis de camion commercial et utilise autant que possible une armature blindée boulonnée. Cela réduit les coûts de fabrication par rapport à la construction soudée et permet une réparation plus facile sur le terrain. Environ 9 000 MRAP MaxxPro ont été construits pour l’armée américaine, le Corps des marines et l’armée de l’air. Avec un coût unitaire moyen de $515 000, le Maxxpro a coûté plus de $4,6 milliards à l’armée américaine, sans compter un certain nombre de contrats de mise à niveau. Sur les 9 000 unités construites et livrées, les services militaires américains ont annoncé en 2013 leur intention de n’en conserver qu’un tiers en service au-delà de 2014.

Buffalo

Le plus grand MRAP de l’inventaire américain, le Buffalo a été conçu comme un véhicule IED et de déminage. Fabriqué par Force Protection Inc., il est basé sur le MRAP Casspir qui est utilisé par l’armée sud-africaine depuis des décennies. Le Buffalo est un véhicule blindé 6 × 6 avec une masse maximale en service de 25 tonnes. Après la construction des 200 premières unités, le Buffalo a été mis au niveau A2 en 2009, après quoi 450 unités supplémentaires ont été produites. Au total, plus de 750 unités ont été produites, dont 650 en service dans l’armée américaine pour un coût de plus d’un milliard de dollars.
Why the U.S. Military is Woefully Unprepared for a Major Conventional Conflict
Buffalo MRAP enlevant un engin explosif à l’aide de sa griffe articulée à commande hydraulique.

Les origines du Buffalo sont clairement une réponse aux dangers d’une occupation militaire prolongée dans un environnement actif de guérilla. Il était basé sur une conception éprouvée et a été extrêmement efficace dans le rôle prévu. Le véhicule traditionnel de déminage ou d’élimination des IED serait normalement un MBT [char d’assaut] équipé d’un appareil de déminage. Le Buffalo est moins cher à fabriquer, à entretenir et à exploiter qu’un MBT, et il est légèrement plus flexible dans une multitude d’environnements. Il peut également accueillir 12 soldats en plus d’un équipage normal de deux personnes.

Nyala RG-31 / 33

Fabriqué par Land Systems OMC (BAE Land Systems) en Afrique du Sud et FNSS en Turquie, le RG-31/33 Nyala MRAP est produit en versions 4 × 4 (RG-31) et 6 × 6 (RG-33) et répond aux exigences d’un véhicules MRAP. Bien que l’armée américaine en ait utilisé le plus grand nombre – près de 2 000 véhicules – dix autres pays utilisent ce MRAP dans une certaine mesure. Le Corps de marines US en a commandé 1 385 de la variante Mark 5E et exploite plus de RG-31 que tout autre service de l’armée. Le coût total de l’acquisition du RG-31/33 dépasse facilement $2,7 milliards.

JLTV

Le plus ambitieux de tous les programmes MRAP, le véhicule tactique léger (JLTV) est destiné à remplacer le HMMWV utilisé par toutes les branches militaires des États-Unis. Bien que la conception du nouveau véhicule vise à le rendre plus performant dans un certain nombre de tâches militaires, il s’agit essentiellement d’un véhicule protégé des embuscades et résistant aux mines. Le JLTV est apte à prendre en charge les tâches de reconnaissance blindée légère, de sécurité blindée, d’opérations spéciales, de protection des convois – troupes et marchandises. Le JLTV se veut suffisamment flexible pour effectuer toutes ces tâches et sa conception permet même l’adaptation du système de blindage et d’armement à la tâche requise.

Le US Accountability Office (GAO) [Cour des comptes US] a estimé en 2015 que le coût du JLTV, pour tous les services, s’élèverait probablement à $53,5 milliards, avec un total de 5 500 unités pour le US Marine Corps et de 49 099 pour l’US Army. En 2016, le ministère de la Défense a affirmé que le coût total du programme serait réduit en raison des coûts unitaires révisés et des « méthodes d’estimation des coûts » adaptées [sic, NdT]. Cependant, l’expérience passée a prouvé que le Pentagone est généralement assez mauvais pour gérer ses finances. Selon le calendrier d’achat proposé, les premiers JLTV seront livrés à partir de 2018 et ne seront achevés qu’en 2040 pour l’armée américaine. Les 5 500 unités demandées par l’US Marine Corps devraient être livrées entre 2018 et 2022.

Le programme JLTV incarne clairement l’attachement de l’armée américaine à ses expériences en Irak et en Afghanistan avec l’occupation et les insurrections qui en ont résulté motivées par un anti-américanisme inévitable et des sentiments anti-occidentaux. Les envahisseurs ne sont jamais vus comme des libérateurs, mais toujours comme des asservisseurs et des occupants. Les occupants ne sont jamais en sécurité, car la ligne de front est partout. L’armée américaine a réagi pour se protéger en blindant tout. Les véhicules utilitaires légers et le transport logistique de toutes les catégories étaient blindés. Seule une nation qui envisage d’envahir et d’occuper d’autres pays, et qui se retrouvera toujours dans un environnement hostile, aura besoin de tant de MRAP et de transports blindés. Aucune autre armée majeure dans le monde n’a décidé de suivre ce nouveau modèle américain. C’est peut-être dû au fait que le principal devoir de leurs forces armées est de se défendre. Les armées de défense nationale n’ont pas besoin de se préparer à combattre une population autochtone hostile.
Why the U.S. Military is Woefully Unprepared for a Major Conventional Conflict
Comparons côte à côte un HMMWV non blidé et un JLTV blindé. Le nouveau véhicule est deux fois plus lourd que le HMMWV standard.

Le JLTV est un monstre blindé tout-terrain pouvant supporter une charge utile allant de 1 600 à 2 300 kg, des armes de la taille du SHORAD (variante de la défense aérienne à courte portée du missile Hellfire) ou du canon automatique M230LF de 30 mm, et garantit la survie l’équipage dans la plupart des attaques par IED. Le Département de la défense a décidé de remplacer à la fois la plateforme MRAP et la famille de véhicules utilitaires HMMWV par la nouvelle plate-forme JLTV. Le JLTV est équipé d’un V8 diesel de 6,6 litres pouvant produire au moins 300 ch. Le véhicule pèse entre 7 et 9 tonnes selon le modèle. En comparaison, le HMMWV non blindé pèse 3,8 tonnes, entièrement chargé et utilise un V8 diesel – certains modèles utilisent un turbo diesel – d’une puissance maximale de 190 ch. Même en tenant compte de l’efficacité accrue obtenue grâce à la technologie moderne des moteurs à combustion interne, un véhicule qui pèse deux fois plus et nécessite une puissance plus grande entraînera une consommation de carburant plus élevée et nécessitera une maintenance plus importante.

Analyse écrite par l’équipe de South Front : Brian Kalman, Daniel Deiss, Edwin Watson.
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Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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medias-presse.info : La France orange mécanique, la France interdite par Francesca de Villasmundo-un gentil bengladais violeur de deux jeunes filles;acquitté pour l’une ,sursis pour l’autre: »il n’avait pas « le code culturel » pauvre choux

medias-presse.info :

La France orange mécanique, la France interdite
par Francesca de Villasmundo

« La « Justice » a officiellement renoncé à tout » pour sauver les oripeaux de la France multi-culturelle, d’un « vivre-ensemble », de l’accueil migratoire, devenus cauchemar pour les Français…

Francesca de Villasmundo

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La Croix:Kelly, mère porteuse américaine : « La GPA m’a cassée »

Kelly, mère porteuse américaine : « La GPA m’a cassée »
Loup Besmond de Senneville , le 20/11/2018 à 15h49

Kelly Martinez, une mère porteuse américaine, est au centre d’un documentaire dans lequel elle raconte les trois GPA auxquelles elle s’est prêtée.

Ce témoignage, relayé par La Manif pour tous, laisse apparaître les très grandes difficultés traversées par la jeune femme.
Capture d’écran de la bande annonce du documentaire.
ZOOM

Capture d’écran de la bande annonce du documentaire. / cbc-network.org

« Il n’y a pas de loi possible. On ne peut pas réguler la GPA. » Les phrases sont de Kelly Martinez. Mardi 20 novembre, dans ce café parisien, la jeune femme de 34 ans témoigne. Le parcours de cette mère porteuse américaine est en effet au centre de « Big fertility », un film dont la promotion a lieu en France ces jours-ci, et que La Manif pour tous a fait traduire en français.

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L’histoire de mère porteuse de Kelly Martinez, racontée par ce film, a commencé il y a près de 15 ans. La jeune femme et son mari Jay, qui traversent alors de lourdes difficultés financières, tombent par hasard sur une annonce du New Hampton Tribune, le journal local diffusé dans l’Iowa, l’État où vit le couple. « On avait besoin d’argent, c’était dans la colonne des offres d’emploi, j’ai appelé et j’ai été prise. »

L’agence qui la recrute alors se fait l’intermédiaire d’un couple d’hommes français dont Kelly va porter les jumeaux. Quelques années plus tard, la jeune femme portera l’enfant d’un homme et d’une femme de l’Iowa dans ce qui lui sera présenté comme une « GPA altruiste » (sans l’intermédiaire d’une agence), avant de porter deux enfants pour un couple hétérosexuel espagnol.
« Ils avaient payé pour avoir un garçon et une fille »

Le premier couple maintient le lien pendant des années mais en 2013, lorsque Kelly s’oppose à l’adoption des enfants par le père d’intention, car elle ne veut pas que son nom disparaisse de l’acte de naissance des enfants, ils coupent définitivement les ponts. Le lien sera également rompu avec la mère du second couple, qui s’est séparé peu de temps après l’accouchement de Kelly.

Quant au troisième couple, la jeune femme en garde un très mauvais souvenir : « Ils avaient payé une option pour avoir un garçon et une fille, et on m’avait donc implanté un embryon de garçon et un embryon de fille. » Mais rien ne s’est passé comme prévu. Au tout début de la grossesse, Kelly a perdu l’embryon féminin et l’autre s’est divisé en deux : la jeune femme s’est retrouvée enceinte de deux garçons. « Le couple d’intention était dans une fureur noire, ils m’envoyaient des messages très violents, m’ont fait multiplier les examens. Ils avaient payé 5 000 dollars de plus et ne comprenaient pas pourquoi ils n’auraient pas ce qu’ils voulaient. »

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Au beau milieu de cette troisième GPA, la jeune femme est atteinte d’une forme grave de prééclampsie – une maladie fréquente de la grossesse associée à une hypertension artérielle –, qu’elle attribue au stress généré par ses relations avec le couple espagnol. L’accouchement, avec dix semaines d’avance, donnera lieu à une bataille financière, le couple d’intention refusant de payer les factures de la jeune femme. Aujourd’hui, « les enfants sont en Espagne et le couple a disparu. Je n’ai plus jamais eu de nouvelle ».
Ampleur du marché

Au-delà de l’histoire de ces trois GPA, le témoignage laisse entrevoir l’ampleur du marché de la procréation aux États-Unis, où les contrats des mères porteuses contiennent des clauses allant jusqu’à prévoir le nombre de rapports sexuels autorisés ou le mode d’alimentation pendant la grossesse, et où les intermédiaires (avocats, agences, médecins) sont nombreux à se rémunérer.

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En assurant la promotion de ce film et en organisant la venue de la jeune femme en France, La Manif pour tous entend alerter contre la GPA. Même si le sujet n’est pas à l’ordre du jour de la révision des lois de bioéthique. « Ce n’est pas à l’ordre du jour, mais le débat existe », insiste la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère. « Les témoignages qui sont énormément relayés en ce moment, comme celui de Marc-Olivier Fogiel – auteur d’un livre sur l’histoire des GPA grâce auxquels il a eu ses deux filles, NDLR –, laissent entendre que la GPA peut être encadrée et que les choses se passent bien aux États-Unis. Le témoignage de Kelly prouve le contraire. »

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« Ma voix n’est pas entendue aux États-Unis. La GPA est un énorme business et il est très dur d’émettre des réserves », poursuit-elle. « C’est un si grand marché que toute critique est inaudible », abonde Jennifer Lahl, la réalisatrice du film, qui préside également une association californienne contre la GPA. Aujourd’hui, la jeune femme, qui a trois enfants, se « reconstruit peu à peu ». « J’ai repris mon travail, que j’avais abandonné pendant deux ans après la troisième GPA. Je travaille avec des enfants. Mais j’ai changé. La GPA m’a cassée à bien des niveaux. Je ne suis plus la même personne. »
Loup Besmond de Senneville

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medias-presse.info : Le mouvement des Gilets jaunes : rejet de la presse aux ordres par Francesca de Villasmund

Nouvel article sur medias-presse.info :

Le mouvement des Gilets jaunes : rejet de la presse aux ordres
par Francesca de Villasmundo

Contestation du pouvoir politique en place, le mouvement des gilets jaunes s’affiche aussi dans le rejet de la presse aux ordres de l’establishment politique.

Humour et lucidité ! @tvlofficiel @bobardsdor @nfaure_ #GiletsJaunes pic.twitter.com/swOZEEMVbZ

— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) 24 novembre 2018

Les Français commenceraient-ils à prendre conscience que le système médiatique mainstream manipule l’information, désinforme, occulte, censure, sous couvert de défendre « LA » démocratie et les fameuses « valeurs républicaines », doux euphémismes sous lesquels se cache la tyrannie mondialiste, financière et européiste ?

De nombreuses heurts entre gilets jaunes et journalistes des grands médias témoignent de ce ras-le-bol de la France moyenne et rurale devant cette caste médiatique inféodée au pouvoir financier et mondialiste, qui s’arroge le droit de dire le bien et le mal, qui dicte la pensée unique et le politiquement correct, qui bâillonne la liberté d’expression, qui méprise « l’homme européen ».

Profil type de l’interpellé selon Europe1 : « l’homme européen ». Tout le monde comprend : blanc. On aimerait que les journalistes soient aussi précis quand il y a des arrestations de racaille. pic.twitter.com/Ce5PuVOUjA

— Paul Fortune (@PaulFortune1975) 25 novembre 2018

Le « quatrième pouvoir » vacille sur son piédestal. Et a peur. Peur de perdre ses privilèges, sa toute-puissance sur l’information, sur l’opinion publique : la France profonde entre en résistance sur les fronts politique et médiatique ! Pourvu que cela dure…

« Vous êtes complices d’un dictateur » : des insultes envers les journalistes sur les #ChampsElysées. Toutes les infos ► https://t.co/eksosvcypT #GiletsJaunes #payetoiunjournaliste pic.twitter.com/I2l00ICyN3

— France 3 Paris (@France3Paris) 24 novembre 2018

Et lisez MPI, information indépendante !

Francesca de Villasmundo

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Les Crises:Un réalignement majeur au Moyen-Orient ?

Les Crises

Créé par Olivier Berruyer
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26.novembre.2018 // Les Crises
Un réalignement majeur au Moyen-Orient ?
moyen-orient, Turquie
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Source : Colin P. Clarke & Ariane M. Tabatabai, 31-10-2018

Pourquoi la Turquie se tourne vers l’Iran et la Russie

Par Colin P. Clarke et Ariane M. Tabatabai

31 octobre 2018

Après avoir longtemps critiqué la politique américaine au Moyen-Orient, le président Donald Trump a tracé les contours d’une nouvelle approche de la région. Le mois dernier, son gouvernement a dévoilé sa nouvelle stratégie syrienne, marquant le passage d’une mission axée sur la lutte contre l’État islamique à une mission visant à contenir l’Iran. Mais ces nouveaux plans ne tiennent pas compte d’un défi crucial : les changements d’alignement dans la région, qui se sont intensifiés après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien d’Istanbul.

Les alignements au Moyen-Orient ont depuis longtemps déplacé des plaques tectoniques. Pendant des décennies, les puissances régionales – en particulier l’Iran, l’Irak, Israël, l’Arabie saoudite et la Turquie – ont rivalisé pour maximiser leur puissance dans le contexte des interventions de la Russie, du Royaume-Uni et, plus tard, des États-Unis. Jusqu’à récemment, les États-Unis et leurs alliés régionaux – Israël, la majorité des États arabes du Golfe et la Turquie – étaient alignés contre l’Iran. Au lendemain de l’accord nucléaire iranien de 2015, il semblait certain que ces puissances régionales, soutenues par Washington, réussiraient à isoler les mollahs. Mais une myriade de facteurs nationaux, régionaux et internationaux se sont combinés pour déjouer ce statu quo de longue date. Le résultat le plus significatif de ces développements a été l’éloignement de la Turquie des États-Unis vers l’Iran et la Russie.

Plusieurs raisons expliquent l’alignement d’Ankara sur Téhéran et Moscou. Tout d’abord, l’accession de Recep Tayyip Erdogan à la présidence turque en 2014, qui a consolidé son pouvoir après plus d’une décennie comme Premier ministre, a marqué un changement dans la politique du pays. Erdogan a renforcé les factions religieuses et éloigné le pays du célèbre laïcisme d’Ankara, qui remonte à son fondateur, Kemal Atatürk, au début du XXe siècle. La vision du monde d’Erdogan partage de nombreux principes avec ceux de la République islamique et de la Russie. Comme Moscou et Téhéran, Ankara est aujourd’hui plus anti-occidentale qu’à aucun autre moment de l’histoire récente. En ce sens, la Turquie s’éloigne de l’OTAN et se tourne vers les deux puissances révisionnistes [les États dits “révisionnistes” s’opposent aux États de statu quo ; ce sont les pays qui n’acceptent pas leur place dans le système ou l’ordre international, comme la Corée du Nord, l’Iran, la Russie etc… NdT].

Les croyances d’Erdogan façonnent sa perception de l’ordre régional. Le président turc semble se considérer comme un sultan des temps modernes, l’héritier légitime des dirigeants sunnites. Il est même allé jusqu’à prétendre que son pays « est le seul qui puisse diriger le monde musulman ». Cela fait de la dynastie des Saoud moins un allié qu’un concurrent.

L’assassinat de Khashoggi n’est que le dernier d’une série d’événements qui ont exacerbé les tensions entre la Turquie et l’Arabie saoudite.

En effet, l’assassinat de Khashoggi n’est que le dernier d’une série d’événements qui ont exacerbé les tensions entre la Turquie et l’Arabie saoudite. Dans le clivage en cours dans le golfe Persique, où l’Arabie saoudite et ses alliés ont rompu les liens avec le Qatar (apparemment en raison de la politique étrangère affirmée et indépendante du Qatar, mais en réalité en raison des tensions croissantes découlant de l’approche saoudienne de l’Iran et de la guerre au Yémen), Ankara a rejoint Téhéran pour soutenir Doha. Pour la Turquie, l’État du Golfe était un allié important dont la vision régionale s’alignait sur la sienne. Les liens économiques entre les deux pays étaient également importants pour Ankara. Avant même la crise, la Turquie avait signé un protocole militaire avec le Qatar et ouvert sa première base militaire dans la région en 2015. Plus récemment, la Turquie a signé un accord pour l’achat de systèmes de missiles S-400 de fabrication russe, ce qui a incité le ministre américain de la Défense, James Mattis, à avertir la Turquie qu’elle devrait reconsidérer sa décision, car l’OTAN ne serait pas en mesure d’intégrer ces armes dans son ordre de bataille.

Ces événements se sont produits dans le contexte du conflit syrien, où les États-Unis et l’Arabie saoudite sont restés unis par un partenariat de longue date, leur hostilité respective envers l’Iran et la guerre en cours au Yémen. Pour la Turquie, le lien Iran-Russie semble maintenant mieux convenir que l’OTAN. Ankara est préoccupée par la stabilisation de la Syrie, même si cela signifie que le président Bachar al-Assad reste au pouvoir. Cet objectif s’aligne sur les objectifs iraniens et russes. Moscou et Téhéran ont travaillé en étroite collaboration en Syrie – la Russie fournissant une couverture aérienne aux troupes terrestres de l’Iran – pour assurer à la fois l’emprise d’Assad sur le pouvoir et leur propre statut régional. Ces deux pays et la Turquie ont intérêt à préserver l’intégrité territoriale de la Syrie, ce qui pourrait les aider à éviter une éventuelle fragmentation régionale et une faillite de l’État qui pourraient déborder et menacer leur propre survie.

La Turquie semble également plus préoccupée par les Kurdes que par l’EI, autre facteur qui l’aligne davantage sur l’Iran et la Russie que sur les États-Unis et l’Arabie saoudite. L’Iran est peut-être mieux placé que les États-Unis et l’OTAN pour aider à apaiser les inquiétudes de la Turquie concernant l’avenir des Kurdes. Bien qu’apparemment aucun parti ne souhaite voir les Kurdes se dissocier de leurs États respectifs, l’Iran – comme la Turquie – semble se sentir gravement menacé par une population kurde autonome. Pour l’Iran comme pour la Turquie, le démembrement de la Syrie et une scission kurde du pays pourraient conduire à une pente glissante qui encouragerait leurs populations kurdes et constituerait une menace pour leur intégrité territoriale et leur unité nationale.

La présence résiduelle de l’EI, quant à elle, fournit au quatuor Ankara-Téhéran-Moscou-Damas une excuse pour maintenir leurs armées actives sur le théâtre. Cela ne veut pas dire que ces capitales ne perçoivent pas légitimement l’EI comme une menace. En fait, Erdogan est même en train de resserrer ses liens avec Tahrir al-Sham, un groupe terroriste lié à Al-Qaïda, principalement actif en Syrie et comptant environ 10 000 combattants. Le groupe, semble croire Erdogan, peut être dirigé contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde que les Turcs considéreraient comme renforcée par les efforts américains et saoudiens en Syrie.

Certes, l’Iran, la Russie et la Turquie nourrissent encore une certaine méfiance les uns envers les autres. Et leur méfiance est enracinée dans une histoire de rivalité. Après tout, les trois pays se sont affrontés dans des guerres dévastatrices et se sont disputés le pouvoir dans la région. En même temps, ils ont actuellement un certain nombre d’intérêts communs et de perceptions communes des menaces, ce qui les amène à travailler en étroite collaboration dans plusieurs domaines, notamment dans les domaines militaire et économique.

CE QUE CELA SIGNIFIE POUR WASHINGTON

Dans le bourbier géopolitique du Moyen-Orient, la Turquie semble être la grande gagnante, profitant de ce réalignement pour améliorer son image dans le monde musulman en tant que nation leader prête à tenir tête à l’Arabie saoudite, dont les relations plus étroites avec Israël et le rôle de premier plan dans la guerre désastreuse au Yémen ont terni la réputation. Ankara semble jouer sur les deux tableaux du conflit syrien, peut-être dans le but de maximiser son influence dans les négociations futures. En effet, le succès de la politique syrienne des États-Unis dépend en partie de la Turquie. En conséquence, Washington devrait comprendre les principaux objectifs régionaux d’Ankara et évaluer la capacité de l’OTAN à prévenir un changement indésirable dans l’équilibre régional des pouvoirs.

L’apparent réalignement de la Turquie affectera probablement la nouvelle campagne américaine en Syrie et la viabilité de la politique de Washington au Moyen-Orient dans son ensemble. Face à cette évolution, les États-Unis devraient envisager d’utiliser leur siège à la table des négociations pour montrer qu’ils ont à la fois les moyens et la volonté politique de contribuer à une Syrie stable. Ils devraient indiquer qu’ils peuvent être un intermédiaire honnête – même si ce serait probablement une pilule difficile à avaler, étant donné que presque tout accord de paix viable laissera Assad en place. Assad a commis d’innombrables atrocités, y compris l’utilisation d’armes chimiques contre son propre peuple, mais les perspectives que les États-Unis le chassent du pouvoir sont de plus en plus ténues. Plutôt que de se concentrer sur la destitution d’Assad, l’administration Trump devrait examiner la situation dans son ensemble et protéger les intérêts américains dans la région. Il est essentiel que la Syrie ne puisse pas rester un refuge sûr pour les groupes terroristes internationaux qui planifient des attentats dans le monde entier – comme ils l’ont fait récemment avec des complots déjoués contre l’Allemagne et les Pays-Bas.

Alors que les rapports sur les événements entourant la mort de Khashoggi devenaient de plus en plus horribles, l’Arabie saoudite a fourni 100 millions de dollars aux États-Unis pour aider à stabiliser la Syrie. Mais il semble que Riyad ne sera pas en mesure de se sortir de cette situation. Cet argent pourrait suffire à prolonger les relations commerciales entre les États-Unis et les Saoudiens un peu plus longtemps. Mais il ne fera pas grand-chose pour arrêter la dynamique d’un paysage géopolitique en rapide mutation, dans lequel l’Iran, la Russie et la Turquie émergent comme un bloc cohérent. L’alignement de ces trois pays – enraciné dans des intérêts communs en Syrie – pourrait transcender ce théâtre spécifique et conduire à un réalignement plus fondamental du pouvoir dans toute la région, avec des conséquences à long terme pour les États-Unis.

Source : Foreign Affairs, Colin P. Clarke & Ariane M. Tabatabai, 31-10-2018

Traduit par les lecteurs du site http://www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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