Pour une école libre au Québec : Paradoxe confirmé : l’égalité des sexes renforce les stéréotypes sexuels Écologie — augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire Vu aux États-Unis, bientôt en France… très bientôt au Québec ? Québec — exigences rehaussées pour l’admission dans les programmes universitaires en enseignement ?

Pour une école libre au Québec

Paradoxe confirmé : l’égalité des sexes renforce les stéréotypes sexuels
Écologie — augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire
Vu aux États-Unis, bientôt en France… très bientôt au Québec ?
Québec — exigences rehaussées pour l’admission dans les programmes universitaires en enseignement ?

Paradoxe confirmé : l’égalité des sexes renforce les stéréotypes sexuels

Posted: 03 Nov 2018 11:21 PM PDT
Le Québec a une politique gouvernementale de discrimination en faveur des femmes dans les sciences

Nous avons tous appris ce qui est censé se passer lorsque les sexes deviennent juridiquement plus égaux. Tandis que les femmes brisent les plafonds de verre et diversifient l’éducation, les autres différences sont également vouées à disparaître.

Sans les entraves psychologiques liées au fait d’appartenir au deuxième sexe, les femmes sont libres de penser et de se comporter comme elles le souhaitent, de devenir ingénieurs, dirigeants de haut vol, débarrassées de stéréotypes surannés.

Pourtant, à la surprise de certains psychologues, on constate précisément le contraire. Plus l’égalité entre les sexes est grande dans un pays, plus la différence de mentalité entre hommes et femmes est grande. On pourrait appeler cela le paradoxe patriarcal. [Note du carnet : les féministes pourraient appeler cela ainsi, les autres ne voient pas le monde actuel en termes de patriarcat]

Deux nouvelles études démontrent une nouvelle fois [voir Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre] ce résultat contre-intuitif, ce qui signifie qu’il s’agit de l’une des découvertes les mieux établies en psychologie, même si [selon The Times] personne ne peut l’expliquer correctement.

Des scientifiques de l’Université de Göteborg en Suède ont montré dans une enquête menée auprès de 130 000 personnes originaires de 22 pays que les pays comptant davantage de femmes dans la population active, le parlement et l’éducation sont également ceux dans lesquels les caractéristiques psychologiques divergent davantage entre hommes et femmes.

[Détails supplémentaires : L’enquête a mesuré les « cinq grands » traits de personnalité (ouverture, conscience, extraversion, tolérance et névrosisme), catégories bien acceptées dans la recherche sur la personnalité.

Les différences moyennes entre les résultats de personnalité des hommes et des femmes ont été calculées pour chaque pays, puis comparées au niveau d’égalité de genre du pays tel que mesuré par le Forum économique mondial.

Reprenant des recherches antérieures, l’étude a montré que des niveaux plus élevés d’égalité entre les sexes étaient associés à de plus grandes différences de personnalité entre les sexes. Les pays à très forte égalité des sexes, tels que la Suède et la Norvège, ont montré des différences de personnalité entre les sexes environ deux fois plus importantes que celles de pays à plus faible égalité des sexes, comme la Chine et la Malaisie.]

En outre, un article de recherche publié par la revue en ligne Plos One a révélé que dans les pays classés comme moins égalitaires envers les femmes par le Forum économique mondial, les femmes étaient plus susceptibles de choisir des cours traditionnellement masculins tels que les sciences ou les études en ligne.

Erik Mac Giolla, chercheur principal de la première étude, a déclaré que les résultats avaient plutôt révélé une différence plus grande que celle mise en lumière par les études précédentes. La personnalité est généralement mesurée en utilisant les « cinq grands » traits. Ce sont l’ouverture, l’extraversion, l’amabilité, la conscience et le névrosisme. Les femmes obtiennent généralement des résultats plus élevés dans ces cinq catégories, mais il existe toujours un grand chevauchement entre les sexes.

En Chine, où la parité hommes-femmes reste faible, le chevauchement des personnalités entre hommes et femmes était d’environ 84 %. Aux Pays-Bas, qui comptent parmi les sociétés les plus égalitaires, ce n’est que 61 %. [Voir Peu de Hollandaises travaillent à plein temps, elles se disent très heureuses.]

« Il semble que, à mesure que l’égalité des sexes augmente et que les pays deviennent plus progressistes, les hommes et les femmes gravitent autour des normes sexospécifiques traditionnelles », a déclaré Mac Giolla. « Pourquoi cela arrive-t-il ? Je ne sais vraiment pas. »

Steve Stewart-Williams, de l’Université de Nottingham, a déclaré qu’il existait désormais trop de preuves de cet effet pour qu’on puisse considérer la chose comme un coup de chance. « Ce n’est pas que sur le plan de la personnalité », a-t-il déclaré. « Les mêmes résultats contre-intuitifs ont été observés dans de nombreux autres domaines, notamment les styles d’attachement, le choix de la spécialité universitaire, le choix de la profession, la fréquence des pleurs, la dépression, le bonheur et l’intérêt pour les relations sexuelles occasionnelles.»

« C’est à coup sûr un défi pour un courant dominant de la théorie féministe qui affirme que presque toutes les différences entre les sexes découlent de la formation culturelle et des rôles sociaux. »

Le Dr Stewart-Williams, auteur du Singe qui comprenait l’univers, a déclaré qu’une explication pourrait être que les personnes vivant dans des sociétés plus riches et plus égalitaires entre les sexes bénéficient d’une plus grande liberté qui leur permet de poursuivre leurs intérêts propres et de se comporter plus individuellement ce qui amplifie ainsi les différences [observées dans les autres sociétés.]

Quelle que soit la raison des constations établies par ces études, le Dr Stewart-Williams fait valoir que cela signifiait que nous devrions cesser de penser que les différences entre les sexes dans la société sont automatiquement le produit de l’oppression [il manque le mot « patriarcale » !]. « Ces différences observées pourraient indiquer le contraire : on a affaire à une société relativement libre et juste », a-t-il déclaré. Si cela contredit certaines analyses féministes, pour le Dr Stewart-Williams cela a surpris également à peu près tout le monde. [Note du carnet : des études scandinaves précédentes, de moindre ampleur, il y a près de 10 ans concluaient la même chose, voir la vidéo ci-dessous.]

« Il semblait tout à fait raisonnable de penser que, dans des cultures où les hommes et les femmes sont traités de manière très différente et se voient offrir des possibilités très différentes, ils se seraient nettement plus différents que dans des cultures où ils sont traités de manière plus similaire et bénéficient des mêmes chances. »

« Mais il s’avère qu’on observe précisément l’inverse. Traiter les hommes et les femmes de la même façon les rend différents, et les traiter différemment fait de même. Je ne pense pas que quiconque ait prédit cela. C’est bizarre. »

[Pour le Dr Jordan Peterson ce n’est en rien étonnant : les femmes et les hommes ont des intérêts différents. Les femmes sont en moyenne plus portées à s’intéresser aux gens, les hommes aux choses. Plus de libertés et de prospérité permettent à chacun des sexes de se tourner vers ce qui les intéresse alors que, dans des pays pauvres, il faut d’abord songer à faire bouillir la marmite, d’où la présence importante de femmes dans des métiers techniques en Inde, en Asie ou en Afrique. La lutte contre les « stéréotypes » n’y est pour rien.]

Source : The Times (de Londres), le 15 septembre 2018, par Tom Whipple, rédacteur scientifique

Écologie — augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Posted: 03 Nov 2018 09:13 PM PDT
Un groupe d’universitaires australiens, chinois et néerlandais a récemment publié, dans la revue scientifique Nature Climate Change, une étude portant sur 20 ans et mesurant la quantité précise de la « biomasse terrestre » de la Terre, c’est-à-dire la masse totale d’organismes vivants, dont la plupart sont des plantes. Ils ont utilisé deux décennies de mesures satellitaires par micro-ondes, une méthode précise pour mesurer le matériel biologique pour déterminer l’évolution de la masse d’êtres vivants sur notre planète.

Unité : Mg C ha-1 an−1
Variation annuelle moyenne du carbone dans la biomasse aérienne (épigée) entre 1993 et 2012

Ce que l’étude révèle d’abord est connu : entre 1993 et ​​2002, la masse mondiale de plantes a diminué — en grande partie à cause de la déforestation à grande échelle dans les forêts tropicales humides du Brésil et de l’Indonésie.

Mais ensuite, entre 2003 et 2012 (la dernière année analysée), quelque chose d’étonnant s’est produit : les arbres ont commencé à repousser. Les mesures prises montrent que la déforestation au Brésil et en Indonésie a fortement ralenti, tandis que de meilleures conditions de croissance dans les savanes du nord de l’Australie et de l’Afrique australe — des pluies plus abondantes — ont ajouté de la biomasse et, surtout, que les vastes forêts de Chine et de Russie ont repris à une vitesse considérable. Le dernier point est particulièrement significatif : la forêt boréale, qui couvre le nord du Canada et la Russie, stocke près de 60 % du carbone mondial (les forêts pluviales tropicales en stockent environ moitié moins).

Selon les auteurs, le résultat était « un gain global » de la matière végétale absorbant le carbone dans le monde — résultat qui a été reproduit dans d’autres études récentes montrant une expansion des puits de carbone à l’échelle planétaire. Une autre étude, publiée en juillet, a révélé que la part des émissions de carbone dues à la déforestation avait diminué d’un tiers au cours de la dernière décennie.

Vu aux États-Unis, bientôt en France… très bientôt au Québec ?

Posted: 03 Nov 2018 08:15 PM PDT
« Aux États-Unis, les féministes et les militants noirs organisent leur propre ségrégation. Les existentialistes les plus fanatiques inventent l’essentialisme des » races et des genres le plus implacable Dans un livre très documenté, Géraldine Smith offre une description apocalyptique du progressisme américain qui transforme le pays en enfer. Et qui a déjà contaminé la France. Géraldine Smith vit depuis onze ans en Caroline-du-Nord. L’ancienne journaliste raconte l’Amérique sur le même ton vif et engagé qui a fait le succès de son précédent livre, Rue Jean-Pierre Timbaud, Une vie de famille entre barbus et bobos, paru chez Stock en 2016.

Présentation de l’éditeur

Sous l’Amérique d’aujourd’hui perce la France de demain. La « flexibilité » à l’américaine — de l’emploi, des horaires d’ouverture des magasins, du départ à la retraite, de la vie familiale désynchronisée —, on connaît déjà. Voici maintenant la revendication de « lieux sûrs », de l’entre-soi, du « droit » de se promener en pyjama dans la rue, des pronoms aussi fluides que le genre. En attendant la dépendance sur ordonnance, la prescription de pilules pour améliorer les résultats scolaires, l’épuration de la littérature, la prohibition de la danse « sexuellement agressive » et du port du sombrero. En huit histoires, toutes de première main, ce livre raconte l’Amérique comme vous ne l’avez jamais vue, la France telle que vous ne la connaissez pas… encore.

Chronique d’Éric Zemmour au sujet de ce livre

Le livre s’intitulait Scènes de la vie future. Georges Duhamel décrivait l’Amérique qu’il avait visitée en 1929 ; une société rongée par le matérialisme, le consumérisme, le puritanisme (en pleine prohibition). Il s’effrayait de l’influence américaine sur une France qui ne demandait qu’à être contaminée par les virus venus d’outre-Atlantique. L’ouvrage publié en 1930 connut un immense succès. Sans le savoir, Duhamel avait inventé un genre éditorial en soi : le vu en Amérique, bientôt en France.

Géraldine Smith n’a ni l’élégance littéraire, ni la vaste culture, ni la hauteur de vue de son lointain prédécesseur. Son style journalistique est sans goût ni saveur, mais il a le mérite d’être concret et pédagogique. Ses analyses sont pauvres, mais ses descriptions sont riches. Comme dans son précédent ouvrage, qui racontait l’échec du « vivre ensemble » dans le XIe arrondissement de Paris, notre observatrice s’avère une bobo contrariée par le réel, mais qui a le mérite, contrairement à la plupart de ses pairs, de ne pas refuser de voir ce qu’elle voit. On peut lui reprocher ses illusions, pas son honnêteté intellectuelle. Bien sûr, elle ne décèle dans ce qu’elle dénonce que « des effets pervers » d’idées justes, puisque provenant du fonds idéaliste de gauche, sans comprendre — ou admettre — que c’est son idéalisme de gauche qui est pervers. Géraldine Smith est une des innombrables incarnations contemporaines de la fameuse phrase [approximative, voir [1]] de Bossuet : « Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

Pourtant, à part Dieu, personne n’a envie de rire après avoir lu ce qu’elle raconte. Installée depuis dix ans en Caroline du Nord, elle nous montre une Amérique toujours plus riche avec toujours plus de pauvres ; avec moins de chômeurs que jamais, mais toujours moins de protection sociale aussi. Le travail du dimanche désagrège une vie de famille déjà minée par le divorce de masse ; le règne du « cool » dans les vêtements fait songer à la célèbre phrase d’Einstein sur « l’Amérique passée directement de la barbarie à la décadence ». Un Américain sur quatre va quotidiennement au fast-food ; et les autres se nourrissent de pizzas ou de sushis avalés n’importe comment, n’importe où, à n’importe quelle heure. Bien la peine de dépenser des milliards de dollars dans des campagnes contre l’obésité ! Le chapitre sur les enfants traités par amphétamines pour obtenir de meilleurs résultats scolaires fait froid dans le dos. Un médecin explique : « Notre société a décidé que modifier l’environnement de l’enfant coûterait trop cher. Nous avons donc décidé de modifier l’enfant. » Un professeur de psychiatrie analyse les conséquences du laxisme des parents et des profs : « À l’école, on punissait les enfants qui ne restaient pas assis. Aujourd’hui, on les envoie en thérapie et on les drogue. » Pas étonnant que l’Amérique soit aussi le pays où des millions de malades sont devenus de véritables « drogués » après qu’on les eut soignés avec des dérivés de l’opium pour atténuer les effets de la douleur. Le pays également où des parents conduisent leurs enfants de 10 ans chez des médecins afin que ceux-ci bloquent par des traitements chimiques leur puberté, parce que leur fille ne se sent pas à l’aise dans son identité de genre.

Mais c’est à l’université, sur les campus que le monde entier leur envie, que l’Amérique fabrique son avenir. Et le nôtre. Un avenir paradoxal, à la fois hyperprotecteur et hyperconflictuel. La protection de tous ceux qui ne peuvent supporter les « microagressions » concernant leur sexe, leur genre, leur couleur de peau, leurs origines. Ceux-là ont le droit à des « trigger warnings » (déclencheurs d’alerte) et des « lecteurs de sensibilité » pour éviter tout ce qui pourrait les choquer : « Les livres ne sont pas le lieu où un lecteur doit faire face à une représentation nocive ou stéréotypée de ce qu’il est. » En clair, les femmes ne doivent plus lire Madame Bovary, les Juifs ne s’aventureront plus dans la lecture de Rebatet ou de Barrès, ou même de Balzac ou Voltaire ; les homosexuels ne chanteront plus du Brassens ou du Brel et les hétérosexuels ne liront pas Jean Genet. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, disait le dicton populaire d’antan. C’est exactement ce que nous montre Géraldine Smith, lorsqu’elle nous relate la mésaventure de son fils et d’un de ses amis noirs, à qui la « fraternité noire » (sorte de confrérie étudiante, NDLR) interdit de s’installer ensemble dans le campus. Ou ces femmes noires qui refusent la promiscuité avec les femmes blanches accusées d’être des « privilégiées ». Ou ces filles qui s’écrient : « Stop! You are making me really unconfortable! » [Arrêtez ! Vous me mettez vraiment mal à l’aise ! »] dès qu’elles ont un désaccord avec un garçon. Ou cet étudiant sanctionné par l’université pour une « danse sexuellement agressive ». L’Amérique qui sort de ce tableau édifiant est à rebours des idéaux de ceux qui l’ont forgée : les féministes et les militants noirs organisent leur propre ségrégation. Les existentialistes les plus fanatiques inventent l’essentialisme des races et des genres le plus implacable. Ressuscitent le vieux principe de l’apartheid : « séparé, mais égal ». Comme le reconnaît, effarée, Géraldine Smith : « Les parents noirs cherchaient à se fondre dans l’Amérique blanche ; leurs enfants les accusent de [blanchissement/lavage à blanc] “white washing” ; les premiers luttaient pour le droit de s’asseoir à la même table, les seconds veulent qu’on leur dresse une table de même taille, mais séparée. »

Elle voit juste : tout ce qu’elle décrit viendra en France — y est déjà. Nous allons vivre une nouvelle vague d’américanisation : après celle des années 30 (décrite par Georges Duhamel), celle de l’après-guerre (le yé-yé et la société de consommation), celle des années 80 (McDonald’s et antiracisme multiculturel), nous subirons celle qui vient : séparation de plus en plus conflictuelle des races et des sexes. Comme si, contrairement à tous les lieux communs progressistes, c’était le patriarcat blanc, assis sur la civilisation occidentale, qui s’avérait en dépit de ses limites et de ses crimes le plus « inclusif », car porteur d’une raison universaliste, héritée de l’Antiquité grecque, romaine et chrétienne. Georges Duhamel l’aurait volontiers expliqué à Géraldine Smith, qui ne l’aurait sans doute pas cru.

VU EN AMÉRIQUE BIENTÔT EN FRANCE.
de Géraldine Smith,
paru chez Stock,
17 octobre 2018,
à Paris
257 pages,
19,50 €.
ISBN-13 : 978-2234083745

[1] La vraie citation est en fait la suivante : « Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit[.] » On la trouve au livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes, 2. Le Trouble de Mélancton

Québec — exigences rehaussées pour l’admission dans les programmes universitaires en enseignement ?

Posted: 03 Nov 2018 07:40 PM PDT
Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, veut serrer la vis aux futurs enseignants en rehaussant les exigences pour l’admission dans les programmes universitaires en enseignement.

« On a l’intention de placer le test de français en début de baccalauréat, d’en faire une condition d’entrée et que les reprises se fassent strictement au cours de la première année. Ça va placer la barre assez haute », a-t-il affirmé lors d’un entretien avec Le Journal de Québec jeudi.

Selon les plus récents chiffres disponibles, jusqu’à trois étudiants sur quatre échouent à l’examen de français obligatoire pour les futurs professeurs à leur première tentative, certains ayant dû le passer jusqu’à 11 fois avant de le réussir. Les résultats varient d’une université à l’autre, mais dans une majorité d’établissements, plus de la moitié des étudiants ne réussissent pas le test du premier coup.

La situation est « préoccupante », affirme le ministre Roberge, qui n’est toutefois pas surpris puisque le portait est sensiblement le même depuis l’entrée en vigueur de l’examen, il y a une dizaine d’années. Voir par exemple : Épreuve de français pour enseignants — « démission calamiteuse » (2011), Les futurs enseignants peinent à réussir le nouvel examen de français (2010) et Encore plus de chances de passer l’examen de français pour les futurs enseignants.

Pressé d’agir

Le rehaussement des exigences d’admission dans les programmes universitaires d’enseignement pourrait se faire « assez rapidement », a ajouté le ministre, qui veut aussi limiter à trois le nombre de reprises autorisé. « J’ai donné l’orientation de poursuivre les travaux en disant que j’étais assez pressé d’agir sur ce front-là », dit-il.

Ces mesures font partie du plan de valorisation de la profession enseignante de la Coalition avenir Québec, rendu public en mai.

L’examen de français devra être réussi à l’entrée ou au cours de la première année d’étude en éducation, puisque les compétences en français devraient être acquises dès l’entrée au baccalauréat, affirme M. Roberge. « Ce n’est pas au cours du baccalauréat qu’on apprend les règles de grammaire et d’écriture », lance-t-il.

Pascale Lefrançois, doyenne à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, croit au contraire que cet examen doit être passé plus tard au cours de la formation pour laisser le temps aux étudiants de parfaire leur maîtrise du français. « Quand on sort du cégep, c’est normal qu’on ne soit pas prêt à aller enseigner », affirme-t-elle.

À l’Université de Montréal, tous les étudiants en enseignement suivent au moins un cours de français obligatoire au cours de leur baccalauréat.

Dans le réseau universitaire, plusieurs se demandent aussi comment les critères d’admission pourront être rehaussés dans un contexte de pénurie, alors que le nombre de demandes d’admission est déjà en baisse.

L’examen obligatoire de français, qui doit actuellement être réussi avant que l’étudiant entreprenne le troisième stage de sa formation, doit être « vu comme une continuité de la formation plutôt que comme une exigence d’entrée », selon Serge Striganuk, président de l’Association des doyens et directeurs pour l’étude et la recherche en éducation au Québec (ADEREQ).

Voir aussi

Le nouveau ministre de l’Éducation du Québec : une vision étriquée face au choix des parents

Singapour — Il est permis de copier (Formation plus exigeante et continue. Le gouvernement paie bien ses enseignants, mais les classes sont plus importantes [la moyenne est de 36 élèves contre 24 dans l’ensemble de l’OCDE et 12 dans les classes dédoublées des banlieues immigrées en France]

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