Pour une école libre au Québec ! Novlangue : « dialoguer », « appropriation culturelle » et « ouvrir une discussion sur le privilège blanc

Pour une école libre au Québec

Novlangue : « dialoguer », « appropriation culturelle » et « ouvrir une discussion sur le privilège blanc »

Posted: 09 Jul 2018 08:15 PM PDT
Dialoguer — se faire sermonner. Au sujet du mouvement de boycottage du spectacle SLĀV considéré raciste par des militants (souvent blancs et « instruits » à McGill), un des partisans du boycottage affirme : « S’il y avait eu du dialogue, peut-être qu’on ne serait pas là aujourd’hui ». On se demande bien quel serait le type de dialogue que pourraient avoir ces militants avec des gens qu’ils considèrent comme « racistes » ou, pour le moins, qui produisent des « spectacles racistes ». Ne faut-il pas plutôt entendre : vous auriez dû nous écouter, nous laisser vous sermonner et si vous ne vous soumettez pas, c’est que vous ne nous écoutez pas. Si votre position n’est pas calquée sur la nôtre, c’est qu’elle est intolérante ou raciste, ou les deux.

Appropriation culturelle — Seuls des Grecs peuvent commenter et parler en public d’Homère. Seuls des Africains peuvent parler de la traite esclavagiste, seuls des Amérindiens de l’histoire des « Premières nations ». « La poutine aux Québécois ! » De manière plus subtile, mais qui induit en erreur : « En ce moment, il n’y a pas de Noirs qui profitent de ce spectacle-là [SLĀV]. Je pense qu’il pourrait aussi y avoir un dialogue à ouvrir », déclare Émilie Nicolas, doctorante à l’université de Toronto. Ces propos qui induisent en erreur sont reproduits sans mise au point par Radio-Canada. Pour dialoguer, voir ci-dessus. De surcroît, il est inexact d’affirmer qu’aucun noir ne profitait du spectacle SLĀV : deux des six choristes étaient noires, en outre le rappeur noir Webster (de son vrai nom Aly Ndiaye) a été un des consultants embauchés. Radio-Canada et Le Devoir ont répandu cette fable avant, parfois, de corriger le tir. Mais faudra-t-il à l’avenir un quota de Grecs et d’Italiens pour tout péplum ? De nombreux Norvégiens pour toute pièce d’Ibsen ?

(Le mot esclave, slave en anglais, est issu de l’ethnonyme slave [russe, polonais, etc.]. Les peuples slaves ont, en effet, longtemps servi de bassin d’esclaves tant chez les Romains de l’Antiquité que chez les Turcs ou les populations arabisées. Utiliser le mot esclave/slave pour désigner d’autres personnes asservies ne participe-t-il pas à une intolérable appropriation culturelle et lexicale qui tend à associer la servitude d’autres peuples à ce terme afin de minimiser la souffrance séculaire des peuples slaves, de la noyer, de la récupérer, de la nier dans l’inconscient collectif ? Combien de Slaves parmi les choristes de SLĀV ? Il faut en dialoguer et ouvrir une discussion publique…)

Ouvrir une discussion sur le privilège blanc — voir « Dialoguer », ci-dessus

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