Vers où va-t-on ? Quand la vérité devient l’ennemi Les forces et les faiblesses des gauchistes par rapport aux conservateurs La croissance démographique mondiale a cessé en 1988

Vers où va-t-on ?

Quand la vérité devient l’ennemi
Les forces et les faiblesses des gauchistes par rapport aux conservateurs
La croissance démographique mondiale a cessé en 1988

Quand la vérité devient l’ennemi

Posted: 23 Aug 2018 05:24 AM PDT
Article original de Dmitry Orlov, publié le 16 août 2018 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Récemment, des gens du monde entier, en particulier en Russie, ont été surpris de découvrir que les Américains semblaient avoir perdu la tête. Depuis plus d’un an, depuis les dernières élections présidentielles, ils se sont montrés hystériques face à une horrible ingérence russe. Au début, cela devait être un effort pour influencer le résultat des élections.

Après qu’une enquête interminable n’a produit aucune preuve, l’accusation a été reformulée de manière plus vague : comme une ingérence dans le processus démocratique américain. Ils ne peuvent pas expliquer ce que cela signifie, mais ça semble sérieux ! Et puis comme ils ne peuvent pas non plus étayer aucune de ces revendications, il est temps de reformater l’accusation, affirmant cette fois que « les Russes » (le terme désormais utilisé comme une sorte d’épithète raciste) exploitent les médias sociaux pour inciter à la violence ou à l’agitation aux États-Unis. Ils ne peuvent pas être sérieux ! Ou alors si ?

Ce que les Américains traversent est difficile mais pas impossible à comprendre. Il n’est pas facile de faire des compliments à ceux qui se comportent si ridiculement, mais essayons. Pour ce faire, nous devons parcourir le chemin de la mémoire et rappeler l’effondrement de l’URSS, l’autre superpuissance du XXe siècle. Jusqu’en 1980 environ, les citoyens de l’URSS se préoccupaient surtout de leur propre opinion pour ce qui se passait dans leur pays et dans le monde et n’étaient pas particulièrement intéressés par les opinions des autres. La plupart des gens estimaient sincèrement que l’URSS était le meilleur pays du monde et que leur mode de vie était le plus progressiste. Bien sûr, il y avait des problèmes, mais c’est le cas partout et à tout moment.

Mais les Jeux Olympiques de 1980 sont passés par là, amenant avec eux une série de magazines sur papier glacé qui montraient comment les gens vivaient dans le monde entier. Ce n’était pas de la propagande et cela ne critiquait personne ; tout était très positif. Il n’y avait pas de comparaison entre deux variétés de pommes ; c’était une exposition, pas un concours. Et donc, ici, nous avions une image d’un soudeur américain qui vivait dans sa propre maison, qui faisait des barbecues avec ses amis et voisins, et qui avait une famille heureuse et une femme dont la cuisine ressemblait au panneau de commande d’un petit vaisseau spatial très stylé.

L’homologue soviétique du soudeur américain, qui vivait dans un immeuble en panneaux de béton surplombant une zone de friche boueuse et devait prendre un bus pour se rendre à son travail, a regardé cet Américain avec sa maison, ses deux voitures et beaucoup d’autres gadgets et autres bricoles et soupiré… Et puis il a commencé à penser que son pays n’était peut-être pas le meilleur du monde après tout. Nous savons tous comment cela s’est terminé : il s’est mis à grogner et à se relâcher au travail pendant que ses enfants tombaient amoureux des jeans, du chewing-gum, du rock-and-roll et, en 1991, leur pays s’est effondré.

Avance rapide de trois décennies et qu’est-ce que nous avons ? Le soudeur américain s’est blessé le dos pendant son travail, on lui a prescrit des opiacés synthétiques et lorsque la prescription a expiré, il est devenu un héroïnomane vivant dans la rue. Sa maison a été saisie après le déménagement de l’usine où il travaillait, au Mexique, et il a perdu son emploi. Sa femme l’a quitté, a emménagé dans la caravane de son nouveau petit ami et s’est transformée en un monstre de 130kg. Les enfants sont tous partis de leur côté : l’un est un accro aux jeux vidéos et ne quitte jamais sa chambre ; un autre s’en sort en faisant des prestations sexuelles devant une webcam ; et le chanceux qui est allé à l’université ne sait plus si « il » est un garçon ou une fille et déteste être blanc.

Pendant ce temps, l’immeuble d’appartements en panneau de béton de son homologue russe a été recouvert d’une nouvelle couche de carreaux de céramique aux couleurs design et son appartement a subi une rénovation « Eurostyle ». Il a été « privatisé », ce qui signifie qu’il le possède maintenant en nue-propriété. La parcelle de terrain vague qui l’entoure a été plantée d’arbres et d’arbustes et une rangée de nouvelles Lada et de BMW brillantes est garée devant. Ses enfants ont tous été formés sur le budget fédéral et ont trouvé un emploi professionnel. Lui et sa femme passent leurs étés dans leur maison d’été (datcha). Leurs enfants et leurs petits-enfants viennent leur rendre visite le jour de la fête nationale russe. Ils cuisinent du chachlyk grillé, mangent des légumes venant directement de leur jardin, boivent des vins de Crimée et chantent des chansons patriotiques. Il s’est avéré que c’est un tour genre poupée Matriochka : sortir la coquille usée de l’URSS, ses ambitions idiotes de superpuissance et une foule indisciplinée de « nations fraternelles » en liberté, pour voir apparaître la Russie, toute neuve et brillante.

Tout comme les Jeux olympiques de 1980 ont montré aux Russes à quoi ressemblait la vie en dehors de l’URSS, les matchs de la Coupe du monde 2018 ont montré au monde à quoi ressemble la vie en Russie. L’image de la Russie en tant que Mordor totalitaire, pauvre et en ruines, a été brisée pour laisser apparaître l’image d’une Russie joyeuse, libre, sûre, bien dirigée et prospère. Au fur et à mesure que cette réalité suinte, de plus en plus d’Américains doivent commencer à penser qu’ils ne seraient pas du tout opposés à vivre comme les Russes, sans déménager en Russie, mais d’amener un peu de Russie dans leur pays d’origine. Plus précisément, beaucoup d’entre eux ne verraient pas de problème à avoir une direction un peu à la Poutine, respecté, et faisant autorité tout en étant autoritaire, compétent et populaire, au lieu de ces faces indignes et leurs bandes d’amis et d’ennemis que l’on ne peut pas distinguer.
Ce développement frappe d’horreur mystique les cœurs des élites dirigeantes américaines, car elles savent déjà comment ce genre d’histoire se termine. C’était précisément la méthode utilisée pour renverser l’URSS, leur ancien concurrent géopolitique. Ils n’ont pas obtenu cet effet par la propagande, mais simplement en disant la vérité : à l’époque, la vie aux États-Unis était simplement meilleure.
Et maintenant, ce n’est tout simplement plus le cas. À l’époque, quelque 80% de la population américaine faisait partie de la classe moyenne ou pouvait aspirer à entrer dans la classe moyenne. Mais à ce jour, la classe moyenne américaine a été divisée par cinq, à 20% de la population. Dans de nombreux secteurs importants, allant de l’accès à Internet haut débit à des logements abordables et de qualité, à l’éducation et aux soins de santé, à la sécurité publique, au démarrage et à la gestion d’une petite entreprise, à la rentabilité de leurs forces armées, les États-Unis ont pris du retard sur la Russie, d’au moins une décennie. Et la vérité de cette sous-performance devient impossible à cacher.

C’est pourquoi les élites américaines se débattent dans un paroxysme de désespoir. Elles ont été placées dans la même position que les membres du Politburo soviétique dans les années 1980. Elles savent exactement à qui reprocher leur situation : la Russie bien sûr, mais ils ont beaucoup de mal à formuler leur accusation. Alors qu’ils ont jugé bon de se mêler des affaires soviétiques dans les années 1980 et dans les affaires russes depuis lors, ils tentent maintenant de qualifier les efforts de communication de la Russie d’« expansionnisme » et de « révisionnisme ». Qu’en est-il des droits de l’homme et de la liberté d’expression ? Est-ce qu’on interdit aux Américains de savoir comment vivent les Russes et ce qu’ils considèrent comme bon et correct ? Leurs dirigeants ont-ils peur de la Russie ou ont-ils peur que leur propre peuple découvre la vérité sur la Russie ?

Pour déterminer à quel point ils ont peur, nous pouvons utiliser la liste suivante de contre-mesures pratiques et voir jusqu’où ils vont être forcés de descendre dans cette liste.

1. L’autocensure. Ceux qui ont déjà essayé de faire connaître la vérité deviennent plus réticents et plus enclins à l’équivoque, car tout écart par rapport au récit officiel est maintenant puni d’ostracisme.

2. Évitement du sujet. Ils commencent à éviter certains problèmes « chauds » qui, selon eux, sont les plus susceptibles de leur causer des problèmes, créant ainsi des zones d’enclavement géantes qui rendent de plus en plus les États-Unis aveugles face aux nouveaux développements dans le monde.

3. Réponse au harcèlement. Quelques incidents de harcèlement officiel amènent les médias à commencer à diluer ou à retirer leur contenu, ce qui fait que certaines parties de l’histoire contemporaine apparaissent puis disparaissent sur la base des caprices officiels.

4. Liste noire. Les fonctionnaires ont recours à la censure du contenu au cas par cas, bloquant ou fermant certains sites Internet qu’ils considèrent particulièrement dangereux.

5. Blocage des communications. Les fonctionnaires commencent à s’occuper sérieusement des « cas difficiles », des individus peu coopératifs, en fermant leurs communications, en désactivant leurs comptes sur les médias sociaux et leurs téléphones portables, en fermant leur accès à Internet et en leur imposant des restrictions de voyage.

6. Détention. Les personnes jugées peu coopératives, qui tentent de contourner les restrictions, sont rassemblées et envoyées dans des lieux inconnus.

Rassurez-vous, ces mesures seront toutes temporaires. Dans tous les cas où les élites dirigeantes ont été forcées de tenter de bloquer la vérité, le résultat final fût une « perestroïka » ou une « révolution colorée »… ou un effondrement. Les membres des élites dirigeantes qui veulent avoir un avenir feraient bien d’écouter ce conseil : prenez le parti de la vérité. Il n’a fallu qu’un seul garçon pour souligner que le roi était nu. Sois ce garçon.

[Inspiré par A. Zapolskis]

Les cinq stades de l’effondrement
Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Les forces et les faiblesses des gauchistes par rapport aux conservateurs

Posted: 23 Aug 2018 05:19 AM PDT
Article original de Brandon Smith, publié le 8 Août 2018 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Avant de me lancer dans ce sujet, je devrais probablement aborder une idée fausse répandue parmi les gens qui sont nouveaux dans l’activisme du Mouvement pour la Liberté. La première fois que les gens entendent parler du concept du « faux paradigme gauche/droite », ils supposent à tort que cela signifie qu’il n’y a « aucune idéologie de gauche ou de droite », que tout est fabriqué pour diviser les masses. C’est une idée fausse.

Lorsque nous parlons du faux paradigme gauche/droite dans le Mouvement pour la Liberté, nous faisons généralement référence aux élites au sommet de la pyramide politique et financière. Ces gens n’ont PAS de loyauté envers un parti politique, et ils n’adhèrent pas non plus aux croyances d’un côté ou de l’autre. Ils sont heureux, cependant, d’exploiter les gauchistes ou les conservateurs en ciblant leurs faiblesses. Ils le font dans le but de créer un résultat social qui favorise leurs objectifs, mais c’est tout. En d’autres termes, ces gens sont des globalistes et ont leur propre agenda séparé de la gauche ou de la droite politique, mais ils feront semblant de se tenir d’un côté ou de l’autre pour contrôler le récit. D’où la « fausseté » de leur théâtre politique gauche/droite.

Le citoyen ordinaire, cependant, a en effet tendance à faire reposer légitimement ses idéaux sur un spectre de gauche à droite, du progressiste au conservateur. Et dernièrement, la séparation entre ces deux parties s’élargit de plus en plus.

Pour être clair, ce n’est pas faire le jeu des globalistes que de souligner les différences entre les deux camps. Les deux côtés sont concrets, ils sont le prolongement naturel de processus humains, et ils existeraient même si les globalistes n’existaient pas. Les globalistes n’ont pas créé de différences philosophiques entre la gauche et la droite, c’est leur donner trop de crédit. Ils ne cherchent qu’à profiter des divisions de la pensée qui existent déjà.

Là où les choses tournent horriblement mal, c’est lorsqu’un côté ou l’autre est poussé artificiellement vers le fanatisme. C’est là que les globalistes créent le chaos, en influençant la gauche ou la droite pour subvertir leurs propres principes et abandonner la diplomatie au nom de la destruction de l’autre partie. C’est alors que les désaccords se transforment en guerre et que le processus politique devient une querelle sanglante. Les globalistes tentent parfois de conjurer des conditions aussi violentes lorsqu’ils veulent effacer l’ardoise et introduire un nouveau système social. En général, leur but est encore plus de centralisation et de contrôle.

Au fil des ans, j’ai critiqué les DEUX côtés de l’éventail politique, et parfois encore plus les militants du Mouvement de la Liberté lorsque j’ai vu le mouvement être égaré par la désinformation. La réalité est que tant les gauchistes que les conservateurs perçoivent de graves déséquilibres dans le fonctionnement de notre société et de notre gouvernement. Ce qui nous différencie beaucoup, c’est la façon dont chaque partie rejette la responsabilité de nos problèmes et la façon dont elle prévoit de résoudre ces déséquilibres.
Pour comprendre pourquoi la gauche et la droite sont si près d’une guerre ouverte, nous devons sortir de la bulle politique et regarder nos différences d’une manière plus objective. Commençons d’abord par un examen de la mentalité gauchiste…

Comment les gauchistes voient le monde

La clé pour comprendre les gauchistes réside dans leur inclination vers le collectivisme comme moyen de protection et de pouvoir. Pour dire les choses plus directement, les gauchistes aiment et embrassent la mentalité de foule.

C’est pourquoi la gauche politique semble s’organiser beaucoup plus efficacement que les conservateurs dans de nombreux cas. Alors que les conservateurs s’engagent dans des débats internes les uns avec les autres sur les principes et les solutions pratiques, les gauchistes sont beaucoup plus déterminés dans leur quête d’influence sociale. Ils semblent graviter l’un vers l’autre comme des fourmis autour d’un cube de sucre, et en cela ils peuvent être efficaces pour éliminer les obstacles et gagner des territoires politiques. Cela peut être considéré comme une force, mais aussi comme une faiblesse.

L’idéal gauchiste est un idéal dans lequel tous les gens sont généralement d’accord – ils pensent que tous les gens sont liés les uns aux autres dans une grande chaîne sociale, que chaque action individuelle a des conséquences pour tous les autres dans cette chaîne et, par conséquent, que toutes les actions individuelles, aussi petites soient-elles, devraient être réglementées afin d’éviter qu’une personne ne vienne s’ajouter à une catastrophe potentielle pour le reste de l’humanité. Le véritable individualisme est perçu comme étant « égoïste » et perturbant les perspectives de survie du groupe.
Ainsi, la notion de « société » devient un mécanisme de contrôle utilisé par les gauchistes. « Nous faisons tous partie de cette société, que cela nous plaise ou non. » Ils disent souvent : « Les gens doivent accepter les règles pour le plus grand bien du plus grand nombre ».

Lorsque nous regardons cela objectivement, il s’agit clairement d’un totalitarisme se posant comme une rationalité humanitaire. Qui décide de ce qui est « le plus grand bien » ? Eh bien, notre conscience inhérente fait cela, mais la conscience est un trait individuel. Quand les foules se réunissent et s’engagent dans une pensée de foule, la conscience a tendance à sortir par la fenêtre.

Par exemple, il est impossible d’instituer une telle chose comme la « justice sociale » ; homogénéiser arbitrairement un groupe entier en fonction de la couleur de la peau, de l’orientation sexuelle, de la situation financière, etc. et décider ensuite comment ils devraient être récompensés (ou punis). Cela efface les réalisations individuelles et les crimes des personnes au sein de ce groupe que vous venez de créer arbitrairement.

Il est vrai que certains comportements ont tendance à être culturels, et dans ce cas, le mieux que l’on puisse faire moralement est de signaler ces comportements en les encensant ou en les critiquant. Dans le cas des globalistes, vous avez un exemple réel de criminalité organisée au sein d’un groupe de personnes définissable. Cela peut en effet être jugé sur une large échelle mais doit encore être puni sur la base d’actions individuelles.

Nous pouvons juger un individu pour son comportement basé sur des preuves, mais personne sur Terre n’est dépourvu de préjugés, et personne sur Terre n’a la sagesse omnipotente requise pour distribuer des punitions ou des prix à toute une sous-culture de gens en masse.

Ces gauchistes avec de bonnes intentions désirent un monde sans souffrance. C’est peut-être une chose noble. Malheureusement, ce monde n’existe pas et n’existera jamais. Il y aura toujours une inégalité des résultats parce que tous les gens ne sont pas égaux en capacité ou en volonté. Je me rends compte que les gauchistes ont subi un lavage de cerveau en pensant que tous les gens sont également capables, si ce n’est pas complètement les mêmes de toutes les façons imaginables. Mais, croire cela n’en fait pas un fait.

Le mieux que nous puissions espérer est la liberté de poursuivre la recherche de prospérité en tant qu’individus, mais dans leur quête de l’égalité totale, les gauchistes encouragent l’effacement de la liberté individuelle et des opportunités. Ils croient que le mieux pour l’individu est qu’il sacrifie son individualisme au profit de la foule composée du plus petit dénominateur commun. Quand on comprend que la foule est moralement relative, qu’elle n’a ni âme ni conscience, cette suggestion sonne comme de la folie. Et franchement, c’est de la folie.

Inutile de dire que la pensée collectiviste des gauchistes en fait une proie facile pour les élites sociopathes mondiales. Cependant, pour être juste, les conservateurs sont également visés par la manipulation parce qu’ils représentent la menace la plus viable pour le succès du globalisme en tant que construction.

Comment les conservateurs voient le monde

Alors que la gauche politique s’enfonce dans les erreurs du fanatisme, les conservateurs ne sont pas à l’abri de l’aveuglement idéologique. Ce n’est un secret pour personne que je considère la position conservatrice comme étant de loin supérieure à celle de la gauche – je résumerai les forces de cette position aussi brièvement que possible afin que nous puissions passer à la question plus importante des faiblesses.

La gauche voit le monde comme un nœud gordien complexe qu’il faut couper en deux et démêler méticuleusement jusqu’à ce que tout soit égal. Les conservateurs considèrent que les problèmes de la société sont beaucoup plus simples – les problèmes de chaque individu sont les siens. Chaque individu doit travailler dur pour s’élever et résoudre ses problèmes sans embarquer d’autres personnes dans le processus. Chaque personne est une île, et bien que nous puissions parfois nous allier les uns avec les autres, nous ne sommes pas liés de façon permanente les uns aux autres dans une sorte de relation symbiotique sans fin. Comme l’indique le principe de non-agression, vous me laissez tranquille, et je vous laisserai tranquille, et tant que personne ne tentera de voler les autres, d’asservir les autres ou d’assassiner les autres, je resterai tranquille et paisible.

La dynamique conservatrice tourne mal, cependant, quand les conservateurs abandonnent leurs principes fondateurs pour tenter de gagner un combat contre une menace imminente.

Comme les gauchistes vénèrent la foule et le pouvoir gouvernemental, les conservateurs ont tendance à vénérer des héros, dont certains sont de faux prophètes. Les conservateurs sont toujours désespérément à la recherche de l’homme au cheval blanc pour les mener vers la terre promise. Ils sont toujours à la recherche d’un autre messie. Et en cela, ils se rendent faibles.

Ce qu’ils devraient développer, ce sont leurs principes et leur héritage seulement. Seuls les principes et les vérités comptent, car ils sont éternels. Ils ne sont pas corrompus comme les gens peuvent l’être. Mais que l’homme de spectacle ou la mascotte de droite viennent réciter le bonne rhétorique d’une manière excitante, et beaucoup de conservateurs deviennent de la pâte à modeler entre les mains des élites politiques.

Je crois que c’est dû au problème d’organisation dont souffrent les conservateurs. Les individualistes ne sont pas toujours d’accord sur tout et abhorrent normalement la pensée de foule. La droite politique est frustrée de voir à quel point il est facile pour les gauchistes de se rassembler en une foule efficace, et la tyrannie de la majorité est horrifiante pour le conservateur moyen. Ainsi, en réponse, les conservateurs cherchent des leaders unificateurs, des gens qui semblent avoir les mêmes valeurs et dans lesquels les conservateurs peuvent déverser tous leurs espoirs et leurs rêves pour l’avenir. Quand cela se produit, la pensée de groupe peut se propager et se propage aussi comme un cancer à travers la droite politique.

Lorsque les conservateurs se concentrent sur le leadership, ils se centralisent sans le vouloir et deviennent facilement contrôlables. Les globalistes peuvent soit coopter le leader, soit ils peuvent détruire le leader et donc les espoirs de tous ceux qui se sont investis en lui. Ils peuvent utiliser le leader comme un placebo, ce qui fait que les conservateurs attendent que les choses changent alors qu’ils devraient agir eux-mêmes. Et, les globalistes peuvent aussi lier toutes les bévues perçues ou réelles de ce leader autour du cou de sa base politique ; ce qui signifie que les conservateurs peuvent se rallier autour d’un faux prophète et que lorsqu’il tombe en disgrâce, toute pensée conservatrice tombe également avec lui.

Lorsque les conservateurs concentrent tous leurs efforts et leur énergie en un seul leader, ils se préparent à l’échec. L’organisation n’a pas besoin d’être modelée du haut vers le bas. Elle peut être construite à partir de la base et de manière décentralisée. Lorsque les conservateurs ignorent leurs propres principes et commencent à centraliser, des choses très laides peuvent se produire. Le zèle n’est pas seulement un vice de la gauche. Je me souviens de la folie de la guerre en Irak, par exemple, et dans ce cas, j’ai vu des conservateurs autoproclamés agir comme la foule qu’ils méprisaient. Cela s’est produit parce qu’ils étaient effrayés par ce qu’ils percevaient comme une menace imminente et qu’ils cherchaient un leadership dans tous les mauvais endroits au lieu de penser de façon critique.

Les deux côtés du spectre politique sont une réalité de la vie (à moins, bien sûr, que les globalistes obtiennent ce qu’ils veulent et remplacent tout par leur propre relativisme moral). Un côté est souvent utilisé contre l’autre pour obtenir en sous-main une réponse autodestructrice. Comprendre d’où viennent les uns et les autres nous aide à rester vigilants et à éviter l’exploitation par les pouvoirs en place.

Brandon Smith

Note du Saker Francophone

Cet auteur nous parle de sa vision des américains, vus du cœur de l’alt-right, comme Kunstler nous en parle depuis une certaine gauche radicale. Les 2 ayant une vision large des problèmes économiques mondiaux, avec leurs propres biais, cela permet de suivre l’évolution de cette société américaine qui supporte l’Empire de notre temps, un Empire en déclin.

La croissance démographique mondiale a cessé en 1988

Posted: 23 Aug 2018 01:41 AM PDT
Article original de Chris Hamilton, publié le 18 juillet 2018 sur le site Econimica
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Depuis, la population n’a fait que vieillir

Image associée

Voici les naissances mondiales, par périodes de cinq ans, selon l’ONU. Le monde a cessé de croître vers 1988… Depuis, la population n’a fait que vieillir.

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Voici maintenant les naissances et les estimations des variantes moyennes et basses de l’ONU jusqu’en 204 … plus ma meilleure estimation des naissances les plus probables. Malgré la population totale beaucoup plus grande (plus âgée), les naissances continuent à se languir et semblent devoir décliner. Depuis 2000, le nombre total de naissances diminue partout sauf en Afrique.

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En supposant que la variante moyenne de l’ONU, graphique ci-dessous, montre les naissances pour l’Afrique, l’Asie du Sud (Inde, Pakistan, Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Népal, Iran, Sri Lanka) et le monde moins l’Afrique et l’Asie du Sud…

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Ou, en regardant les naissances par RNB (revenu national brut) par habitant. Seules les nations les plus pauvres ont plus d’enfants, alors que toutes les autres nations (en termes de revenus) en ont beaucoup moins (revenu élevé et moyen supérieur) ou stagnent (nations à revenu moyen inférieur).

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Les graphiques suivants montrent les populations porteuses d’enfants des pays à revenu élevé, moyen-supérieur, moyen-inférieur et à faible revenu (sur la base du RNB par habitant de 2016, détaillé par la Banque mondiale).

Pour les pays à revenu élevé, la croissance annuelle maximale de la population infantile a eu lieu en 1963, mais la population infantile totale n’a pas atteint son maximum avant 2009. La population capable de se reproduire continuera à baisser au moins jusqu’en 2030 et probablement encore beaucoup plus longtemps.

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La croissance annuelle maximale des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure a eu lieu en 1985 et la population totale en âge de procréer est également devenue négative en 2009… et elle continuera à diminuer indéfiniment.

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Les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure ont connu une croissance annuelle de leur population infantile maximale en 2000 et leur croissance annuelle continue de ralentir.

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La croissance annuelle de la population infantile des pays à faible revenu continue d’augmenter et ne devrait pas atteindre son maximum avant 2040, tandis que la population totale de jeunes enfants continuera d’augmenter jusqu’en 2060 environ.

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Enfin, le meilleur indicateur de l’activité économique est la consommation d’énergie. Le graphique ci-dessous montre la consommation réelle et estimée de l’EIA jusqu’en 2040. De toute évidence, la croissance démographique en Asie du Sud (revenu intermédiaire inférieur) et particulièrement en Afrique (pays à faible revenu) n’a pas et ne devrait pas entraîner une consommation énergétique ou une activité économique significative.

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À quoi cela ressemble-t-il en %.

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Quelqu’un devrait écrire sur ce sujet.

Chris Hamilton

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