Pour une école libre au Québec : Zemmour : « Je suis nostalgique et réactionnaire »

Pour une école libre au Québec

Zemmour : « Je suis nostalgique et réactionnaire »

Posted: 12 Sep 2018 06:14 PM PDT

« À partir du moment où il y a une énorme majorité de gens qui ne sont pas Français et vivent avec des cultures étrangères, islamiques, mais pas seulement, ce ne sont pas des territoires français, mais des territoires colonisés par une civilisation étrangère. »

Lire de longs extraits du livre ici.

Sept contre-vérités sur l’éducation

Posted: 12 Sep 2018 12:43 AM PDT

« L’un des livres les plus discutés ces vingt dernières années en matière d’éducation. »
(The Guardian)

Daisy Christodoulou est inconnue en France. Mais son livre, 7 contre-vérités sur l’éducation, a créé un véritable séisme en Angleterre : se basant sur les recherches les plus récentes en sciences cognitives — et sur sa propre expérience de professeur en école désavantagée — elle démontre que la pédagogie contemporaine, sur laquelle reposent les pratiques de classe des enseignants, est aveuglée par de fausses bonnes idées.

En particulier, Daisy Christodoulou réhabilite le savoir et les connaissances, délaissés au profit des compétences, des projets et des activités de découverte. Car, comme le montrent les découvertes récentes sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire, il n’y a pas de compétences possibles sans connaissances ; il est donc plus efficace de consacrer le temps que nos enfants passent à l’école à leur transmettre des connaissances plutôt qu’à n’importe quelle autre activité.

Le but de cet ouvrage n’est pas polémique, mais pragmatique. Daisy Christodoulou ne conteste pas que l’objectif de l’école est d’éduquer des citoyens libres, créatifs, ouverts, curieux, heureux.

Toutefois, elle remet en cause la méthode actuelle, qui reporte à plus tard l’apprentissage des connaissances : « Le moyen le plus efficace d’enseigner des compétences, c’est d’enseigner des connaissances. »

Extrait

Les recherches et les auteurs cités en référence par Daisy Christodoulou (Mayer, Engelmann, Willingham, Hattie. . .) ont tous démontré les bénéfices des méthodes d’enseignement explicite. De quoi s’agit-il ? L’enseignement explicite consiste à dire aux élèves les objectifs de chaque leçon et leurs liens avec les leçons précédentes, à leur montrer les procédures en les exprimant à haute voix et à les guider dans les exercices de manière à s’assurer de leur bonne compréhension.

Les élèves sont en retour invités à expliciter eux-mêmes, avec leurs propres mots, leurs procédures de résolution et leur compréhension des enjeux. Cette démarche, qui peut certes sembler peu originale, est en réalité très poussée. Elle se veut un juste milieu entre la méthode constructiviste — qui laisse les enfants déduire eux-mêmes les règles à partir d’activités menées librement — et la méthode transmissive — qui demande aux enfants d’appliquer dans une série d’exercices des règles énoncées par le professeur. Si la méthode constructiviste met « l’élève au cœur de l’école » et si la méthode transmissive met « le professeur au cœur de l’école », la méthode explicite met, elle, le savoir au cœur de l’école. Ce sont bien les connaissances, le savoir qui sont l’objet de ce livre, et la solution aux problèmes soulevés par l’auteur.

Les sept contre-vérités dénoncées par l’auteur, en effet, quelles sont-elles ? Il vous suffit de lire le sommaire de ce livre pour le

– Comprendre, c’est plus important que connaître.
– Un enseignement trop guidé rend les élèves passifs.
– Le XXIe siècle rend désuètes les vieilles méthodes d’enseignement.
– Les élèves pourront toujours faire une recherche en ligne.
– Il faut enseigner des compétences transversales plutôt que des connaissances figées.
– C’est par les projets et les activités que les élèves apprennent le mieux.
– Transmettre des connaissances, c’est endoctriner les élèves.

En réalité, toutes ces contre-vérités sont une variation du vieux dicton « Il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine » et du présupposé pédagogique qui le justifie : les connaissances sont inutiles — ou au moins secondaires.

Pourquoi les connaissances seraient-elles inutiles ? Parce que le savoir érudit ou encyclopédique, les élèves ayant de bonnes notes, mais récitant leur leçon sans la comprendre, les leçons par cœur, les connaissances inutiles, sont devenues un objet de méfiance. Partant du constat que ces connaissances ne suffisaient pas pour former une intelligence complète, les pédagogues ont fixé d’autres priorités : les compétences, les projets, les activités de découverte, la transversalité, la motivation…

Les objectifs de l’école ainsi redéfinis, les élèves peuvent enfin s’épanouir dans un enseignement à leur mesure, adapté, différencié. En théorie, cette idée est séduisante et c’est pourquoi elle est si populaire et si largement acceptée.

Mais voilà, la science — cette science toute neuve, la science cognitive, qui mesure depuis trente ans les résultats des différentes méthodes pédagogiques — dénonce cette contre-vérité : elle démontre que les connaissances précèdent les compétences, que les compétences découlent des connaissances, qu’il n’y a pas de compétences possibles sans connaissances. Qu’il n’y a pas de tête bien faite si elle n’a pas d’abord été remplie !

Feuilleter le livre

7 contre-vérités sur l’éducation
Ce que nous révèlent les sciences cognitives
par Daisy Christodoulou
à La Librairie des écoles
à Paris
publié en 2018
176 pages
ISBN : 978-2-36940-147-6
EAN-13 : 9 782 369 401 476
Prix TTC : 19,90 €

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