Pour une école libre au Québec : Fable — « Demain, on mange gratis » Éducation à la sexualité — Me Jean-Yves Côté et les droits des parents Pompidou et l’école (rediff)

Pour une école libre au Québec

Fable — « Demain, on mange gratis »
Éducation à la sexualité — Me Jean-Yves Côté et les droits des parents
Pompidou et l’école (rediff)

Fable — « Demain, on mange gratis »

Posted: 08 Sep 2018 11:42 PM PDT
Les anciennes classes proposaient aux élèves du primaire des maximes et morales qui servaient aussi de livre de lecture et de récitation. Nous proposons une récitation tirée d’un manuel de 1903 qui peut être utile en cette époque de campagne électorale.

Il s’agit de « L’enseigne du Cabaret » de Pierre Lachambeaudie qui reprend à son compte l’histoire plus ancienne du barbier malicieux qui avait inscrit sur son enseigne : « demain on rase pour rien… » gratis donc. La fable se voit adjoindre en haut de page une morale :

« Bien des gens font ainsi de belles promesses qu’ils ne tiennent jamais. C’est pour demain qu’ils promettent ; et beaucoup de lendemains passent ainsi, jusqu’à ce qu’on leur dise : Nous vous connaissons, vous ne nous y prendrez plus… »

L’Enseigne du cabaret

Devant un cabaret ces mots étaient écrits :

« Aujourd’hui vous payerez le pain, le vin, la viande ;
Demain vous mangerez gratis. »

Janot que l’enseigne affriande,
Dit : « Aujourd’hui je n’entre pas :
« Demain, vous mangerez gratis ».
Janot, en voyant cette enseigne,
se dit : « J’irai demain. »
Il faudrait payer la dépense ;
Mais demain je vais faire un si fameux repas
Que le cabaretier s’en souviendra, je pense. »

Le lendemain, on voit entrer Janot
Qui va se mettre à table et s’écrie aussitôt :
« Servez vite, maître Grégoire !
Servez ! jusqu’à la nuit je veux manger et boire !
Apportez du meilleur ; je suis de vos amis ! »

À peine le couvert est mis
Qu’il faut voir mon Janot des dents faire merveilles,
Et vider bel et bien les plats et les bouteilles.

S’étant lesté la panse, il se lève gaîment,
Et sans cérémonie il regagne la porte.

Mais Grégoire l’appelle et lui dit brusquement :
« Mon brave ! il faut payer avant que l’on ne sorte !
— Vous riez, dit Janot, vraiment,
Et la plaisanterie est forte ;
Vous deviez aujourd’hui, si je m’en souviens bien
Nous servir à dîner pour rien ..
— Oh ! répond l’hôtelier, votre erreur est extrême,
Car je dis aujourd’hui ce qu’hier je disais :,
Regardez, tous les jours mon enseigne est la même.
— Vous ne m’y prendrez plus, dit l’autre, désormais,
Et vous ne m’eussiez pas leurré par un vain conte,
Si j’avais su qu’à votre compte
Demain signifiât jamais. »

Éducation à la sexualité — Me Jean-Yves Côté et les droits des parents

Posted: 08 Sep 2018 08:36 PM PDT
Entrevue avec Me Jean-Yves (25 min 50 s).

Il a été un des avocats dans le dossier d’une famille de Drummondville qui demandait à ce que deux de ses trois enfants en âge scolaire puissent être exemptés du programme d’éthique et de culture religieuse.

Un dossier qui s’est rendu jusqu’en Cour suprême du Canada.

Me Côté répond à certaines questions des parents en nous exposant la loi et surtout quels sont leurs droits en matière d’éducation.

Voir aussi

Québec — Éducation à la sexualité : des exemptions « très strictes », mais pas pour raisons religieuses

Pompidou et l’école (rediff)

Posted: 08 Sep 2018 09:46 PM PDT
Extrait du Valeurs actuelles d’août 2013 sur ce que pensait le président français Pompidou sur l’éducation :

L’éducation ! C’est peu dire que ce dossier d’avenir, qui, à partir de Valéry Giscard d’Estaing, sera peu ou prou affermé à la gauche, est une préoccupation majeure de Pompidou.

Le recueil de ses écrits (illustration ci-contre), publiés en 2012 par son fils Alain, recèle, parmi beaucoup d’autres, une perle qui met fin à une légende féroce : celle d’un président, certes de haute culture, mais dont l’unique priorité publique se serait résumée à la croissance.

En mars 1971, il écrit dans une note : « L’immense majorité des enseignants, quelles que soient leurs idées politiques, souffrent d’être bafoués, insultés, ridiculisés et d’être hors d’état de distribuer un enseignement profitable… Il ne faut pas céder aux demandes démagogiques des syndicats : dédoublement des classes, multiplication des travaux pratiques, etc. Ce que veulent les professeurs, c’est le calme. Il est plus facile d’enseigner à 35 élèves attentifs qu’à 25 qui chahutent. » Mais que les professeurs complices de l’agitation prennent garde : « Les enseignants qui prennent la tête des excités […] doivent être sanctionnés immédiatement et, s’il le faut, par des textes modifiés pour permettre leur suspension sans traitement.

On peut aussi envisager une période de un, deux ou trois ans pendant laquelle le jeune professeur n’est pas titulaire et peut, à tout moment, être licencié. »

Déjà, Pompidou décèle les deux facteurs qui minent la qualité de l’enseignement : l’« endoctrinement politique » et la question des programmes. Sur le premier point, il propose de donner « un contenu strict et obligatoire aux programmes de philosophie et d’initiation à l’économie. Les manuels qui sont utilisés pour cette dernière matière sont scandaleux ».

S’agissant des programmes, Pompidou propose d’élaguer tout ce qui n’est pas essentiel (pas plus de cinq heures de cours par jour dans le secondaire) pour privilégier des notions précises. Bref, des connaissances. Il déplore les ravages du « pédagogisme » qui, aujourd’hui, a triomphé : « Les syndicats n’ont en tête que de faire créer des postes pour des gens sortant de l’enseignement supérieur avec une fonction vague et inutile. Il n’y a pas à leur céder. »

Georges Pompidou, président de 1969 à 1974
Pourquoi, alors, leur a-t-on cédé ?

Quand il rédige cette note, Pompidou n’a plus que trois ans à vivre. En 1972, il tombe malade et, à partir de 1973, il consacre toute son énergie à l’urgence des urgences : l’augmentation de l’indépendance énergétique française.

Voir aussi
Steve Jobs décriait l’éducation américaine, la paralysie des syndicats d’enseignants, était pour les bons scolaires

Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

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