Vers où va-t-on ? Chine : Le pouvoir de l’organisation militaire Paupérisation de la population en Amérique Est-ce que ces multiples Coups d’État ratés mènent à la chute de l’Amérique?

Vers où va-t-on ?

Chine : Le pouvoir de l’organisation militaire
Paupérisation de la population en Amérique
Est-ce que ces multiples Coups d’État ratés mènent à la chute de l’Amérique?

Chine : Le pouvoir de l’organisation militaire

Posted: 19 Sep 2018 06:39 AM PDT
Article original de Mars 2015 publié sur le site Stratfor
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Taking a cue from the United States, China is hoping military reorganization will be the key to increasing its capabilities.

Kevin Frayer/Getty Images

L’Armée populaire de libération de la Chine sait depuis longtemps qu’elle doit s’adapter si elle veut rivaliser avec les armées les plus avancées du monde. Au cours des dernières décennies, la Chine est devenue un acteur de premier plan sur la scène mondiale, avec des opérations et des intérêts dans le monde loin de ses côtes. Alors que l’Armée populaire de libération se réoriente vers les priorités en pleine évolution de la Chine, des acquisitions d’armes ont attiré l’attention de la communauté internationale. Mais Pékin sait que son succès dépendra de réformes organisationnelles apparemment banales. À l’origine, l’armée chinoise était organisée à une époque où les intérêts de Beijing se limitaient principalement à la sécurité intérieure, ce qui signifie que la marine et l’armée de l’air étaient mises à l’écart. Aujourd’hui, la concurrence maritime croissante dans le Pacifique avec les États-Unis et leur allié le Japon signifie qu’il est urgent pour la Chine d’accroître sa capacité militaire à mener des opérations conjointes sans faille.

Le réseautage technologique est à l’avant-garde de la guerre moderne et le moteur de l’innovation. La mise en réseau permet un commandement et un contrôle presque instantanés, une meilleure connaissance de la situation et des effets cinétiques de précision. Pour être compétitifs dans cet environnement en réseau, les pays doivent cependant concevoir des structures militaires capables de coordonner les armes combinées sur le champ de bataille. Les militaires doivent également accepter une large coopération entre leurs branches pour l’entraînement, le soutien et l’équipement des éléments de combat. L’incapacité de répondre efficacement à ces exigences promet une inefficacité énorme au mieux et une catastrophe militaire au pire.

Le dernier cycle de réformes militaires de la Chine a été lancé au début de 2016 et vise à prévenir une telle catastrophe. Bien que Stratfor ait couvert les aspects plus granulaires des réformes au niveau de l’état-major général et du quartier général des services, nous aimerions profiter de l’occasion pour prendre du recul et examiner les implications plus larges : la transformation de l’Armée populaire de libération (APL) en une organisation structurée pour mener des opérations modernes et protéger les intérêts chinois dans des régions éloignées du globe. Notamment, au début de janvier, la Commission militaire centrale, la plus haute autorité de commandement de la Chine, a publié une nouvelle directive sur la réforme militaire. Elle prescrit une nouvelle structure de commandement dans laquelle la Commission militaire centrale s’occupe de l’administration générale de l’armée, tandis que les commandements de zone de combat se concentrent sur les opérations de combat et que les services se concentrent sur le développement des forces.

Ces changements ressemblent de façon frappante à ceux qui ont été apportés par l’armée américaine après l’adoption de la Goldwater-Nichols Act en 1986. Elle a été l’une des réorganisations les plus importantes jamais entreprises par l’armée américaine, et elle a grandement amélioré la capacité des États-Unis à mener des opérations conjointes. Bien qu’il soit important de reconnaître les différences entre l’APL moderne et l’armée américaine d’avant 1986, un examen de l’élément historique de la législation américaine jette un éclairage sur les défis à venir de la Chine.

Comparing the organizational structures of the U.S. and Chinese militaries
Comparaison des structures organisationnelles des armées américaine et chinoise.

Goldwater-Nichols : la rupture

Dès la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont éprouvé d’énormes difficultés à assurer la coordination entre l’armée et la marine lors de la planification, de la conduite d’opérations ou de l’acquisition de matériel. Le défi était que chaque branche de l’armée répondait à des secrétaires de cabinet différents. Malgré la combinaison de l’Armée de terre, de la Marine et de la Force aérienne nouvellement créée sous la direction d’un seul secrétaire à la Défense en 1947, de violentes rivalités inter-services ont continué à perturber la coordination pendant une bonne partie de la guerre froide. Le général Curtis LeMay, le plus célèbre commandant du Strategic Air Command des États-Unis, a expliqué le problème : « Les Soviétiques sont notre adversaire. Notre ennemi, c’est la Marine. »

Pire encore, les puissantes branches de service ont usurpé une grande partie de l’autorité opérationnelle légale des commandants en chef des commandements unifiés. Il était courant pour les commandants en chef de voir des forces entrer ou sortir de leur zone de responsabilité à la demande du quartier général des services à Washington, parfois même à l’insu du commandant en chef de la région militaire. La guerre du Vietnam, en particulier, a été rendue beaucoup plus complexe en raison du manque de clarté des lignes de commandement et du manque d’unité. Ces questions ont également contribué à l’échec catastrophique de l’opération Eagle Claw, la tentative de sauvetage des otages américains en Iran en 1980.

Motivé par l’ampleur du problème, le Congrès a recommencé en 1982 à rédiger des lois visant à réorganiser l’armée. Cet effort aboutirait éventuellement à l’adoption de la Loi Goldwater-Nichols. La nouvelle législation a complètement remanié la chaîne de commandement opérationnel de l’armée et réduit les pouvoirs des services. Naturellement, les services ont résisté avec amertume tout au long du processus de près de cinq ans. La loi, cependant, a réussi à renforcer le pouvoir du secrétaire de la défense sur toutes les branches de l’armée. Elle a également précisé que la chaîne de commandement opérationnel, depuis le secrétaire de la Défense jusqu’aux commandements opérationnels, ne passait pas par le quartier général des services. Les chefs d’état-major interarmées, pour leur part, ont perdu leur rôle opérationnel direct. Au lieu de cela, on leur a confié le rôle de conseiller le président et de faciliter la planification et la coordination entre les services. Les branches de service elles-mêmes ont été reléguées à des rôles de soutien chargés d’organiser, d’entraîner et d’équiper les forces nécessaires à l’exécution des plans des commandements opérationnels.

La lutte acharnée pour réformer l’armée américaine a produit des récompenses claires et évidentes dès la guerre du Golfe, au cours de laquelle le chef du Commandement central, le général Norman Schwarzkopf, a attribué une grande partie de l’efficacité de ses forces aux lignes d’autorité claires établies par la loi Goldwater-Nichols. L’invasion de l’Afghanistan en 2002 et l’invasion de l’Irak en 2003 ont renforcé la réputation des États-Unis en tant que leader mondial de la guerre avec des coalitions.

La Chine en prend note

La Chine, comme le reste du monde, a pris note de l’efficacité accrue de l’armée américaine. La guerre du Golfe et la troisième crise du détroit de Taïwan de 1995-1996, au cours de laquelle les États-Unis ont fait naviguer deux porte-avions à proximité de Taïwan, ont montré que les capacités de l’APL présentaient des lacunes critiques. En même temps, la richesse croissante de la Chine a étendu ses intérêts dans le monde entier. Ces facteurs ont été à l’origine de plus de 20 ans de modernisation militaire rapide. L’APL a modernisé son matériel et a consacré une part croissante de ses ressources à la marine, à l’aviation et à de nouvelles capacités d’artillerie, rebaptisées depuis lors « Rocket Force » [Missiles balistiques, NdT].

Toutefois, comme aux États-Unis, une vaste réforme organisationnelle a pris du retard par rapport à la modernisation de l’équipement. Ces réformes sont cruciales si l’APL espère devenir une armée moderne vraiment efficace – un fait que les Chinois reconnaissent pleinement. L’équipement modernisé sans structure, formation et expérience modernes ne fait pas une armée moderne. La Chine l’a appris amèrement avec l’expérience, en particulier lorsque la marine japonaise a coulé une flotte impériale chinoise qui la dépassait largement sur le papier pendant la première guerre sino-japonaise (1894-1895).

Jusqu’en 2015, les militaires chinois ont dû faire face à un environnement de missions et de menaces de plus en plus complexe, avec une structure organisationnelle archaïque. La Commission militaire centrale a laissé la mise en œuvre de la politique à ce que l’on appelait les quatre départements généraux – quatre quartiers généraux distincts qui fonctionnaient collectivement comme un état-major conjoint sur l’ensemble de l’APL, mais aussi comme le quartier général de facto de la force terrestre. L’accent mis sur l’armée s’est également répandu aux niveaux inférieurs de commandement. En temps de paix, les commandants militaires de la région, qui étaient exclusivement issus des forces terrestres, étaient responsables des forces terrestres ; pendant une guerre ou des états d’alerte accrus comme la troisième crise du détroit de Taiwan, les commandants militaires assumaient le commandement de la marine, de l’aviation et des forces balistiques dans leur région. Cette structure était inefficace et mal adaptée à la réalisation des opérations conjointes exigées par les rigueurs de la guerre moderne.

L’APL joue à rattraper son retard

La vague actuelle de réformes, poussée par le président chinois Xi Jinping, tout comme la loi Goldwater-Nichols Act délimite une division du travail très claire. La Commission militaire centrale sera chargée de définir et d’exécuter les politiques générales de l’armée, les commandants des zones de combat unifiées seront chargés du combat, et le quartier général de service se retirera de tout rôle opérationnel pour se concentrer sur le développement des forces. Cela pourrait améliorer considérablement la capacité de l’APL à fonctionner comme une force interarmées et éliminer une grande partie de la confusion causée par une chaîne de commandement alambiquée.

Malgré les avantages potentiels de la réforme, l’expérience américaine avec la loi Goldwater-Nichols montre également que de telles réformes seront remises en question. Les efforts de réforme en Chine ont souvent été contrecarrés par le refus du gouvernement central de les mettre en œuvre réellement ou par l’opposition d’intérêts particuliers. Xi et l’APL devront déléguer une autorité significative aux commandants des zones de combat réformées pour qu’ils soient efficaces, mais cela va à l’encontre de la tendance du Parti communiste à concentrer le pouvoir au sommet, tendance à la hausse sous Xi.

La résistance aux réformes va certainement être forte. Il a fallu aux États-Unis des décennies de difficulté à mener des opérations conjointes pour que la loi Goldwater-Nichols soit politiquement réalisable, puis il a fallu cinq autres années de tension pour que les États-Unis adoptent les réformes. Pour un pays comme la Chine, où la taille de la bureaucratie imprègne le système d’un fort parti pris conservateur, le défi sera encore plus prononcé. Alors même que Xi fait avancer cette première série de réformes, les mesures se heurtent sans aucun doute à une énorme résistance en coulisse. Selon certaines indications, malgré une campagne massive de lutte contre la corruption pour éliminer et intimider l’opposition, Xi a conclu des accords afin d’aller de l’avant avec les réformes prévues. Il s’agit bien sûr d’une décision risquée : c’est peut-être le moyen le plus facile d’adopter des réformes, mais cela pourrait aussi réduire considérablement leur efficacité. Bien qu’un plus grand nombre d’officiers d’autres branches puissent occuper des postes de haut niveau au 19e Congrès du Parti en 2017, il semble que les forces terrestres aient été en mesure de protéger certains de leurs intérêts et de renverser partiellement l’esprit des réformes.

En cas de succès, des améliorations permettraient à l’APL de devenir une force véritablement capable de relever les défis de la guerre moderne. Néanmoins, la réforme organisationnelle ne suffira pas à elle seule pour atteindre pleinement les objectifs de l’APL. La dernière fois que l’APL a mené des opérations de combat conjointes, de son propre aveu, c’était lors d’une campagne en 1955 contre les îles tenues par les nationalistes au large de la côte continentale. Bien que l’APL ait effectué des exercices d’entraînement conjoints de plus en plus importants au cours de la dernière décennie, rien ne peut remplacer l’expérience réelle.

Note du traducteur

Stratfor est un think tank américain proche du pouvoir, du moins avant l’élection de Trump, surnommé la CIA privée. Les informations et les analyses de cet article sont donc à prendre avec les précautions d’usage notamment sur la référence de l’US Army qui suit la dynamique inverse, probablement incapable de renouveler l’opération irakienne à l’heure actuelle.

Paupérisation de la population en Amérique

Posted: 19 Sep 2018 06:31 AM PDT
Article original publié le 21Août 2018 sur le site Peter Turchin
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

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L’année dernière, j’ai eu une conversation intéressante avec quelqu’un que j’appellerai l’« Insider » de Washington. Il m’a demandé pourquoi mon modèle structurel-démographique prédisait une instabilité croissante aux États-Unis, probablement avec une flambée de violence politique vers les années 2020. J’ai commencé à lui en donner l’explication en me basant sur les trois forces principales : la paupérisation de la population, la concurrence entre les élites et la fragilité de l’État. Mais je n’ai pas été bien loin parce qu’elle m’a demandé, quelle paupérisation ? Qu’est-ce que tu racontes ? Nous n’avons jamais vécu mieux qu’aujourd’hui. La pauvreté dans le monde diminue, la mortalité infantile diminue, la violence diminue. Nous avons accès à des niveaux de technologie qui sont quasiment miraculeux par rapport à ce qu’avaient les générations précédentes. Il suffit de regarder les données massives recueillies par Max Rosen, ou de lire les livres de Steven Pinker pour être impressionné tellement tout se passe bien.

Il y a trois préjugés qui aident à soutenir cette vision rose. Tout d’abord, l’accent est mis sur les enjeux mondiaux. Mais la diminution de la pauvreté en Chine (qui est le moteur de la baisse de la pauvreté dans le monde, parce que la population chinoise est très importante), ou la baisse de la mortalité infantile en Afrique, n’est pas pertinente pour l’Amérique qui travaille. Partout dans le monde, les gens ne se comparent pas à des endroits éloignés, mais au niveau de vie qu’ils ont connu dans la maison de leurs parents. Et la majorité de la population américaine se rend compte qu’à bien des égards, leur situation est pire que celle de leurs parents (comme nous le verrons plus loin).
Deuxièmement, l’« Insider » de Washington parle avec d’autres membres du 1% autour de lui, et avec d’autres encore dans les 10% les plus riches. Les segments supérieurs de la population américaine se sont fabuleusement enrichis au cours des dernières décennies, merci beaucoup.

Troisièmement, de nombreuses statistiques économiques doivent être prises avec précaution. Les agences gouvernementales sont souvent soumises à des pressions politiques importantes pour donner une tournure positive aux statistiques qu’elles publient. Beaucoup d’économistes travaillent fort pour plaire aux élites économiques et à d’autres pouvoirs, parce que c’est ainsi qu’on progresse dans cette profession. Heureusement, il y a suffisamment d’économistes « hétérodoxes » qui nous fournissent des points de vue alternatifs. Tout cela ne signifie pas que les statistiques sont pires que des « mensonges » ; au contraire, on ne peut pas comprendre où nous allons sans statistiques. Le point ici est qu’il faut comprendre pourquoi des statistiques différentes peuvent nous donner des réponses différentes.

Alors, qu’en est-il du bien-être des Américains ordinaires, non élites ? Dans mon travail, j’utilise trois grandes mesures du bien-être : économique, biologique (santé) et social.

Les statistiques les plus courantes sur le bien-être économique sont les tendances des revenus des ménages par habitant. Ce n’est pas une très bonne façon de mesurer le bien-être économique pour deux raisons. Premièrement, à mesure que les ménages sont devenus plus petits (parce que les Américains ont moins d’enfants), le même salaire du principal soutien de famille est divisé par un moins grand nombre de têtes, ce qui donne l’illusion que les choses s’améliorent. Deuxièmement, en raison de l’entrée massive des femmes sur le marché du travail, le ménage type compte aujourd’hui deux soutiens de famille, contre un ménage à salaire unique il y a cinquante ans. De plus, de nombreux ménages ont aujourd’hui plus de deux salariés, parce que les enfants adultes ne s’éloignent pas. En raison de ces deux facteurs, la trajectoire temporelle du revenu des ménages donne une vision trop optimiste de la situation économique des Américains.

La meilleure façon de voir l’état de l’Amérique au travail est de se concentrer sur les salaires typiques des travailleurs non-élites (ce qui signifie exclure les PDG, les avocats d’entreprise à salaire élevé, les athlètes de haut niveau et les vedettes du rock). Voici ce que nous disent les salaires réels (ajustés en fonction de l’inflation) de deux groupes non-élites typiques :

Le schéma est sans équivoque : croissance rapide, presque linéaire jusqu’à la fin des années 1970, stagnation et déclin (surtout pour la main-d’œuvre non qualifiée) par la suite. Voici une ventilation plus détaillée des salaires des hommes depuis 1979, ventilée par percentile de salaire (le 10e est le plus pauvre, le 95e est le plus riche) :

Source : State of Working America

Pourquoi cela s’est-il produit ? Je réponds à cette question dans une série d’articles, « Why Real Wages Stopped Growing » (voir dans Popular Blogs and Series). La réponse en deux mots est que c’est une combinaison de l’immigration, de la perte d’emplois manufacturiers partis à l’étranger, de l’entrée massive des femmes sur le marché du travail (donc ce facteur a gonflé le revenu du ménage et, de manière perverse, les salaires des hommes ont été comprimé), et d’un changement d’attitude envers le travail. Un modèle intégrant ces influences permet de capter à la fois le point tournant des années 1970 et les fluctuations par la suite :

Source : Ages of Discord
Un problème potentiel de cette statistique, les salaires réels, est qu’il faut ajuster les salaires nominaux pour tenir compte de l’inflation, et beaucoup d’artifices peuvent se produire à ce stade. C’est un vrai sujet (peut-être pour un futur post). Dans mon travail, j’ai contourné cette question en me concentrant sur le salaire relatif, qui est le salaire nominal divisé par le PIB par habitant, également exprimé en dollars nominaux. Voici ce que cette statistique nous dit sur l’état de travail de l’Amérique pour toute l’histoire de l’Amérique.

Source : Ages of Discord – Le salaire relatif diminue depuis les années 1960
Un autre indicateur important est la disponibilité des emplois. Le taux de chômage publié par les agences gouvernementales n’est pas une statistique très utile, car il nous renseigne sur les fluctuations à court terme et exclut les personnes qui ont quitté le marché du travail. Une meilleure mesure est la courbe de participation au marché du travail, surtout pour les hommes.

Source : Brookings

Si on divise la courbe des hommes par leur niveau d’instruction, on a un bon moyen de vérifier que la baisse du taux de participation au marché du travail est effectivement due à la baisse de la demande de main-d’œuvre (parce que les décrocheurs au Lycée ont moins de perspectives d’emploi que les hommes ayant fait des études universitaires). La tendance est uniformément à la baisse, mais elle est pire pour les hommes moins instruits.

Une façon amusante de faire retourner cette mauvaise nouvelle a été signalée par un commentateur de mon article précédent. Un article du NBER de Mark Aguiar et Erik Hurst, « Measuring Trends in Leisure », conclut avec optimisme qu’entre 1965 et 2003, « les loisirs des hommes ont augmenté de 6 à 8 heures par semaine » et que « cette augmentation des loisirs correspond à environ 5 à 10 semaines de vacances supplémentaires par an ». Une lecture plus attentive de l’article montre cependant que cette « augmentation des loisirs » est due à une diminution des « heures sur le marché du travail ». En d’autres termes, concernant ces 10% supplémentaires d’heures chômées chez les hommes ayant fait des études supérieures ou moins, qui ont abandonné le marché du travail depuis 1970, ils profitent simplement de leurs « vacances ».

Les mesures économiques du bien-être ne racontent qu’une partie de l’histoire. L’une des évolutions les plus choquantes, à mon avis, est que depuis 1970, cela a affecté les « mesures biologiques du bien-être ». Voici un graphique des tendances de la stature moyenne (taille) :

Source : Ages of Discord

Le panel (a) montre que la stature moyenne des Américains de naissance a augmenté rapidement jusqu’aux années 1970, puis a stagné. Un véritable choc est que pour certains segments de la population (les femmes noires), elle a en fait décliné en termes absolus. Le panel (b) montre qu’il existe une relation claire entre les mesures économiques et biologiques du bien-être (Cela est expliqué plus en détail dans Ages of Discord).

Pour une autre mesure de la santé, l’espérance de vie, nous avons une situation similaire. Dans l’ensemble, l’Amérique perd du terrain en termes relatifs (par exemple, par rapport à la forte croissance de l’espérance de vie en Europe de l’Ouest). Pour certains segments de la population, la diminution est en termes absolus. Voici un regard particulièrement révélateur sur les données :

La corrélation entre les comtés rouges et ceux qui ont voté pour Trump en 2016 est assez évidente.

Il y a eu beaucoup de discussions récemment sur les facteurs qui pourraient être responsables du déclin de la santé des Américains ordinaires. Je n’en parlerai pas, faute d’espace, mais voici un élément :

Source : Wikipedia

Enfin, un bon indicateur du bien-être social est la proportion d’Américains mariés, ou encore l’âge auquel ils se marient :

Source : Ages of Discord – Analyse non corrigée puis corrigée (detrend)

Il y a une augmentation à long terme de l’âge du mariage en raison de la modernisation (première statistique), de sorte que nous nous intéressons aux fluctuations autour de la tendance (seconde statistique). Pendant les périodes de bien-être croissant (par exemple, entre 1900 et 1960), l’âge moyen du mariage a tendance à baisser. La paupérisation le fait monter au contraire. En fait, une proportion croissante de personnes ne se marient pas du tout. Beaucoup d’entre elles restent chez leurs parents et leurs revenus contribuent à gonfler les statistiques sur le revenu du ménage.

Nous savons, d’après les travaux de Jonathan Haidt et d’autres, que l’un des facteurs les plus puissants expliquant le bien-être personnel est l’intégration sociale. Avoir un conjoint est l’une des façons les plus fondamentales de s’intégrer. Mais une variété d’autres indicateurs, recueillis par Robert Putnam, montre que les Américains sont de moins en moins connectés (j’ai écrit sur ce sujet dans un autre article).

En bref : une variété d’indicateurs montrent que le bien-être des Américains oedinaires a diminué au cours des quatre dernières décennies. Le terme technique pour cela dans la théorie structurelle-démographique est la « paupérisation ».

Est-ce que ces multiples Coups d’État ratés mènent à la chute de l’Amérique?

Posted: 19 Sep 2018 01:42 AM PDT
Article original de Brandon Smith, publié le 30 Août 2018 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

On a beaucoup parlé de « coups d’État » au cours des deux dernières années, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier. Comme je l’ai noté dans des articles récents, les coups d’État ratés, en particulier, ont été très populaires comme moyen pour certains gouvernements de consolider le pouvoir et d’affirmer des changements dictatoriaux. Dans certains cas, aucune preuve concrète n’a été présentée que le coup d’État a réellement existé.

En Turquie, en 2016, Recep Erdogan a revendiqué le « succès » du blocage d’un coup d’État potentiel impliquant de nombreux employés du gouvernement et du personnel militaire qui comprenait des combats actifs autour des principaux sites gouvernementaux tels que le palais présidentiel et le parlement turc. Erdogan soutient que le coup d’État venait du « Mouvement Gulen », un mouvement d’opposition politique entourant Fethullah Gulen, un ancien allié d’Erdogan qui réside aux États-Unis depuis 1999 et qui s’est brouillé avec le président turc en 2013 après avoir critiqué sa corruption.

Jusqu’à présent, les preuves d’un « combat » réel avec des forces de ce « coup d’État » sont minces au point qu’on peut se demander si un « coup d’État » s’est réellement produit. La plupart des rapports citent des tirs de chars et d’avions, ainsi que près de 300 personnes tuées. Des images vidéo montrent des tirs aléatoires, des explosions dans des zones civiles ainsi que des citoyens turcs qui se déplacent sans but autour des chars d’assaut. Avec des dizaines de milliers d’employés du gouvernement emprisonnés ou licenciés après l’événement, le nombre de combats réels semble avoir été plutôt limité et sous contrôle.

Deux ans plus tard, la Turquie n’a pas encore produit de preuve tangible d’un « coup d’État », sans parler de la preuve que le « Mouvement Gulen » était impliqué. En juillet de cette année, Erdogan a soumis des « preuves » qui, selon lui, sont des motifs d’extradition de Fethullah Gulen. Cette preuve semble tourner autour des visites présumées effectuées dans le complexe du mouvement en Pennsylvanie par des membres accusés du « coup d’État », mais ne fournit aucune clarification sur la preuve du « coup d’État » lui-même.

L’événement chaotique n’a duré que quelques heures et sent le scénario du type « remuer la queue du chien » ; une attaque comme celle de « l’incendie du Reichstag », complètement fabriquée, qui aurait pu être facilement scénarisée par Erdogan lui-même comme excuse pour affirmer des contrôles totalitaires en Turquie et pour éliminer les critiques politiques et certaines personnes au sein du gouvernement et de l’armée qui avaient des opinions contraires à celles d’Erdogan. Erdogan a pointé du doigt le Mouvement Gulen avant même que la fumée ne se soit dissipée lors de la tentative de « coup d’État », ce qui suggère un bouc émissaire prédéterminé. Erdogan contrôle les médias turcs (y compris l’accès aux médias sociaux) et le pouvoir judiciaire, ce qui signifie qu’il contrôle également le récit qui quitte le pays en termes de faits et de preuves.

Les seules choses que le « coup d’État » semble avoir accomplies sont de cimenter Erdogan comme centre de domination politique pour les années à venir, et de causer une division considérable entre les États-Unis et la Turquie, menaçant sa sortie de l’OTAN. La Turquie s’oriente maintenant vers des accords bilatéraux avec la Russie, ce qui était peut-être le plan depuis le début.

Comme je l’ai noté dans mes articles sur le faux paradigme Est/Ouest, les élites financières se préparent à lancer ce qu’elles appellent la « réinitialisation économique mondiale », et cette réinitialisation déplacera le pouvoir économique (et donc géopolitique) des États-Unis et de certaines parties de l’Ouest vers les mains des nations de l’Est ainsi que vers des institutions comme le FMI et la BRI. La Turquie est un élément clé de la domination géostratégique pour les États-Unis et l’OTAN. Le réalignement de la nation vers l’Est changera le centre du pouvoir pour le globe.

Un « coup d’État raté » ou ce que certains analystes pourraient appeler un « coup d’État contre son camp » a également eu lieu cette année chez un autre allié clé des États-Unis, l’Arabie saoudite. Des rumeurs d’attentats sur la vie du prince Mohammad Bin Salman ainsi que des appels au « coup d’État » du prince Khaled bin Farhan en exil ont abouti à l’arrestation et à la détention de nombreux responsables saoudiens par MBS. Aucune preuve d’un coup d’État réel contre le Prince n’a été présentée jusqu’à présent.

Salman a procédé dans le sillage de la crise à une consolidation de son pouvoir en tant que successeur du roi, ainsi qu’à l’extorsion de milliards de dollars à ses captifs en échange de leur liberté. Il a conservé pour lui-même les postes les plus importants au sein du gouvernement saoudien, y compris les postes de ministre de la Défense, de ministre de l’Intérieur et de chef de la Garde nationale. Son seul obstacle est d’attendre que le roi abdique officiellement ou meurt.

MBS est surtout connu dans le monde économique pour sa « Vision 2030 », qui vise à mettre fin à la dépendance de l’Arabie saoudite à l’égard des recettes pétrolières, mais qui semble également chercher des alternatives au pétrodollar en termes de commerce à mesure que la nation renforce ses liens avec la Chine et la Russie. Si l’Arabie saoudite rompt avec le dollar américain comme principal moyen de commerce du pétrole, cela tuera inévitablement le statut de monnaie de réserve mondiale du dollar. La « Vision 2030 » semble également s’aligner exactement sur les « objectifs de développement durable » de l’Agenda 2030 du FMI. [Plutôt celui de l’ONU, NdT]

Salman est soutenu dans son projet 2030 par l’intermédiaire de son Fonds d’investissement public (qui, dans un style globaliste ironique, n’est en fait pas un fonds public). Le fonds est largement financé par d’importants donateurs globalistes, dont The Carlyle Group, Goldman Sachs, ainsi que Blackstone et Blackrock. Ce soutien à une Arabie saoudite découplée par les entreprises internationales suggère une fois de plus que l’objectif globaliste est de tuer le statut de réserve mondiale du dollar, plutôt que de le protéger.

Alors que le récit du « coup d’État raté » continue de s’intensifier, j’ai remarqué une tendance inquiétante en Amérique qui correspond à certains éléments des « coups d’État » en Turquie et en Arabie saoudite. C’est-à-dire qu’il est possible qu’un autre « coup d’État raté » soit en attente pour les États-Unis, ouvrant la voie à Donald Trump pour initier des mesures de type loi martiale.
J’ai mis en garde contre cette possibilité des mois avant l’élection dans mon article « Clinton contre Trump et la cooptation du Mouvement de la Liberté », ce qui explique en partie les raisons pour lesquelles j’ai prédit que Trump gagnerait et entrerait au Bureau Ovale.

À l’époque, j’étais certain que les globalistes feraient un grand usage de la présidence Trump, plus en fait que d’une présidence Clinton. Cependant, je n’étais pas sûr si Trump était une opposition contrôlée ou simplement un bouc émissaire utile pour la crise économique que les globalistes sont clairement en train de manigancer. Maintenant, il semble qu’il soit les deux.

L’histoire de Trump était déjà suspecte. Il a été libéré sous caution de ses dettes considérables entourant son casino Taj Mahal à Atlantic City au début des années 1990 par Wilber Ross, agent bancaire de Rothschild, ce qui l’a sauvé de l’embarras et peut-être même sauvé toute sa fortune. Cela n’était pas nécessairement suffisant pour refuser à Trump le bénéfice du doute, à mon avis.

Beaucoup d’hommes d’affaires finissent par faire affaire avec des banques élitistes à un moment donné de leur carrière. Mais lorsque Trump est entré en fonction et a commencé à charger son cabinet avec des goules de Goldman Sachs, JP Morgan, du Council on Foreign Relations et a donné à Wilber Ross le poste de secrétaire au commerce, il est devenu évident que Trump est en fait une marionnette pour les banques.

Certains militants du mouvement pour la liberté ignorent cette réalité et tentent d’argumenter autour des faits de ces associations avec Trump. « Qu’en est-il de toute l’opposition des médias à Trump ? Est-ce que cela n’indique pas qu’il n’est pas contrôlé ? ». Je dis, pas vraiment.

Si l’on examine l’histoire des « faux coups d’État », il y a TOUJOURS un élément de division orchestrée, parfois entre les globalistes et leurs propres marionnettes. C’est ce qu’on appelle la « guerre de 4ème génération », dans laquelle presque toutes les divisions sont une illusion et la véritable cible est la psyché publique.

Cela ne veut pas dire que l’opposition de gauche à Trump et chez les conservateurs n’est pas réelle. C’est tout à fait vrai. La gauche est passée d’une extrémité idéologique profonde à un abîme de folie enragée, mais le tableau d’ensemble n’est pas aussi simple que « Gauche contre Droite ». Au lieu de cela, nous devons regarder la situation plus comme un échiquier, et au-dessus de cet échiquier se dessinent les globalistes, essayant de contrôler toutes les pièces nécessaires des DEUX côtés. Chaque provocation des gauchistes vise à susciter une réponse prévisible de la part des conservateurs au point que nous devenions ce que les globalistes veulent que nous devenions.

Ce qui veut dire que les globalistes espèrent qu’à travers l’exploitation d’idiots utiles à gauche, ils peuvent exaspérer les conservateurs au point d’abandonner leurs principes constitutionnels. Par exemple, l’utilisation de la censure des médias sociaux des opinions conservatrices est clairement conçue pour inciter les conservateurs à se tourner vers les grands gouvernements pour forcer des entreprises comme Twitter, Facebook et YouTube à jouer le rôle de « services publics ». En d’autres termes, les conservateurs abandonneraient leurs principes sur la propriété privée en nationalisant les médias sociaux comme le feraient les communistes.

Bien sûr, une solution plus simple serait que les conservateurs lancent leurs propres plateformes de médias sociaux et offrent une meilleure alternative. Nous devrions réduire l’influence du gouvernement dans ces secteurs et mettre fin à la protection des entreprises, au lieu d’accroître encore davantage l’influence du gouvernement. Mais cette solution n’est jamais proposée dans le récit, de sorte que le discours public est complètement contrôlé.

Au fur et à mesure que cela se produit, les conservateurs sont de plus en plus sensibles à l’idée d’un coup d’État venant de la gauche, allant du silence des voix conservatrices à la mise en accusation de Trump sur la base d’idées frauduleuses de « collusion russe ».

Pour être clair, l’extrême gauche n’a aucun respect pour les libertés individuelles ou le droit constitutionnel. Elle utilise la Constitution quand cela lui convient, puis essaie de la démolir quand cela ne lui convient pas. Cependant, l’extrême gauche est aussi un tigre de papier ; ce n’est pas une véritable menace pour les valeurs conservatrices parce que ses membres sont marginaux, faibles, immatures et irrationnels. Leur seul pouvoir réside dans leur influence au sein des médias grand public, mais avec l’évanouissement des médias dominants face aux médias alternatifs, leur influence sociale est limitée. Il suffit peut-être d’organiser un « coup d’État », mais ce serait inévitablement un « coup d’État raté ».

Ce ne sont donc pas les gauchistes qui représentent la plus grande menace pour la liberté individuelle, mais le globalisme qui influence l’administration de Trump. Un « coup d’État raté » venant de la gauche pourrait servir de justification à des « sauvegardes » incrémentielles et inconstitutionnelles. Et les conservateurs peuvent être amenés à soutenir ces mesures car la menace serait exagérée.

J’ai toujours dit que les seuls qui peuvent détruire les principes conservateurs sont les conservateurs. Les conservateurs diminuent leurs propres principes chaque fois qu’ils abandonnent leur conscience et deviennent exactement comme les monstres qu’ils espèrent vaincre. Et ne vous y trompez pas, les globalistes sont bien conscients de cette stratégie.

Carroll Quigley, professeur pro-globaliste et auteur de Tragedy and Hope, un livre publié il y a plusieurs décennies qui décrit le plan d’un système économique et politique mondial unique, est cité dans son discours « Dissent : Do We Need It » :

« Ils disent : ‘Le Congrès est corrompu.’ Je leur demande : ‘Que savez-vous du Congrès ? Connaissez-vous le nom de votre député ?’ D’habitude, ils ne le savent pas. C’est presque un réflexe avec eux, comme de voir un cochon fasciste dans chaque policier. Pour eux, tous les membres du Congrès sont des escrocs. Je leur dis qu’ils doivent passer beaucoup de temps à apprendre le système politique américain et son fonctionnement, puis à travailler au sein du système. Mais la plupart d’entre eux n’y croient pas. Ils insistent sur le fait que le système est totalement corrompu. J’insiste sur le fait que le système, l’establishment, quel que soit le nom que vous lui donnez, est tellement équilibré par des forces diverses que de très légères pressions peuvent produire des résultats perceptibles.

Par exemple, j’ai parlé de la classe moyenne inférieure en tant qu’épine dorsale du fascisme dans l’avenir. Je pense que cela peut arriver. Les membres du parti nazi en Allemagne étaient toujours de la classe moyenne inférieure. Je pense que les mouvements de droite dans ce pays sont assez généralement bien représentés dans ce groupe. »

Est-ce qu’un « coup d’État raté » est mis en scène pour influencer les conservateurs à devenir les « fascistes » que la gauche nous accuse d’être ? La suite du récit suggère certainement qu’il s’agit du plan de jeu.

Brandon Smith

Note du traducteur

Cette vision de False Flag en Turquie a été évoquée à l’époque, moins en Arabie saoudite. Brandon Smith n’y voit pas la main de la CIA. C’est une opinion qui se défend car on sent Erdogan capable d’une telle machination surtout qu’il en sort grand vainqueur, ayant fait le grand ménage parmi ces opposants.

Dans le cas de l’Arabie saoudite, c’est encore moins flagrant et les rumeurs de blessures de MBS semblent infondées, celui-ci étant apparu à Moscou pendant le Mondial. Maintenant, derrière le rideau, tout est possible. Tous ceux qui ont des leviers de pouvoir les utilisent au mieux de leurs intérêts réels ou supposés. On vit une époque « formidable » où tout est possible.

Est-ce que le plan de « fasciser » la classe moyenne américaine en souffrance est réel ? L’avenir le dira. Vu le peu d’engouement des manifestations néo-nazies aux USA, on peut en douter, fort heureusement. En Europe, le risque tourne autour des migrants qui sont « importés » massivement et donc la publicité autour de faits réels ou fabriqués pourrait soulever une vague de violence en retour, qui nous serait bien sûr reprochée collectivement par la suite. Il faut donc dénoncer sans relâche les grosses mains derrière le rideau, tenant le système financier et l’outil militaire et utiliser le droit pour faire respecter

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