Vers où va-t-on ?:Comprendre les tactiques du globalisme subversif Éloge de l’irresponsabilité, partie 1 Le vent tourne contre les études de genre… mais pas assez vite

Vers où va-t-on ?


Comprendre les tactiques du globalisme subversif

Posted: 27 Sep 2018 07:57 AM PDT

Article original de Brandon Smith, publié le 12 Septembre 2018 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Lorsque l’idéologie du globalisme est discutée dans les cercles du mouvement pour la liberté, il y a souvent des malentendus quant à la source de la menace et ce qu’elle représente réellement. Dans certains cas, cela peut se faire à dessein. Dans notre époque récente du supposé « populisme », promu par des figures comme Donald Trump, une génération entièrement nouvelle et très verte de militants de la liberté se retrouve à se focaliser sur la gauche politique en général, mais ceux-ci semblent obsédés par l’attaque des symptômes du globalisme plutôt que de rechercher la source. Je l’attribue à une campagne de propagande intelligente menée par des institutions globalistes.

Par exemple, lorsqu’on évoque le globalisme sous l’angle de ses influences conspiratrices, le nom de George Soros est généralement mentionné. Soros est un croquemitaine évident pour les militants de la liberté parce qu’on peut trouver son argent dans de nombreuses organisations marxistes culturelles (justice sociale) et son influence est facilement saisie et comprise de cette façon. Les conservateurs aiment mettre l’accent sur Soros parce qu’il semble résolument de gauche et que le globalisme devient ainsi synonyme de mouvements de gauche. Mais qu’en est-il de tous les globalistes de la droite politique ?

Le globalisme a ses gardiens dans les deux camps politiques ; des gens qui manipulent ou contrôlent carrément les dirigeants politiques et les messages politiques à droite comme ils le font à gauche. Alors que quelqu’un comme George Soros agit comme gardien de la gauche, nous avons aussi des gens comme Henry Kissinger, un gardien globaliste pour la droite. Les relations étroites de Kissinger avec l’administration Trump ou son amitié de longue date avec le Russe Vladimir Poutine sont beaucoup moins évoquées dans le mouvement pour la liberté ces jours-ci. Pourquoi ? Parce que cela ne correspond pas au faux récit, que les globalistes « ciblent » Trump ou Poutine. Lorsqu’on examine ces dirigeants et leurs liens avec un vaste éventail de partisans globalistes, cette affirmation devient absurde.

En 2016, quelques mois avant l’élection présidentielle, le média globaliste Bloomberg publia un article qui salivait sur la possibilité que Trump avale et assimile ce qu’il appelait le « Tea Party », pour finalement le détruire. À l’époque, les médias utilisaient le terme « Tea Party » comme code pour tout groupe souverainiste ou constitutionnaliste, tout comme les médias ont essayé de nous envelopper dans le terme « alt-right » après l’élection de Trump.

Il y avait une raison pour laquelle Bloomberg trouvait particulièrement réjouissante l’idée que Trump absorberait le mouvement pour la liberté. Le mouvement devenait une menace décentralisée pour l’agenda globaliste, une menace qu’il n’était pas facile de quantifier ou de dominer parce qu’elle n’avait pas de direction identifiable. Nous étions un mouvement basé sur la connaissance et l’action individuelle. Nos meilleurs leaders ont été des enseignants, et non des politiciens, et ce sont des gens qui ont prêché par l’exemple, pas par mandat ou par rhétorique.

Le mouvement pour la liberté gagnait du terrain dans tous les domaines imaginables, depuis le démantèlement des médias grand public par le biais de plates-formes alternatives jusqu’à la grande riposte contre le culte de la justice sociale. Il fallait faire quelque chose.

C’est l’arrivée de Trump, une icône de la culture pop trash avec un goût pour le sensationnalisme. Il n’était pas un homme d’État comme Ron Paul expliquant les subtilités des problèmes de l’Amérique d’une manière mesurée. Non, Trump était comme une boule de démolition, un message fort et flagrant pour la gauche que nous étions fatigués d’être sur la défensive et que nous venions pour eux. Mais la réalité était que Trump n’était pas un élément nécessaire de la lutte. Il ne l’a jamais été.

L’anti-globalisme et la justice anti-sociale faisaient déjà partie des médias dominants. La gauche était déjà en déliquescence. Ce n’est pas Trump qui a créé cette vague, c’est le mouvement de la liberté qui l’a fait pour lui, il l’a juste fait entrer à la Maison Blanche. De rien, Donald.

Le problème était que Trump n’était pas ce qu’il semblait être pour beaucoup de gens. Avec toute sa rhétorique contre les élites bancaires qu’il qualifiait de créatures du « marais » étouffant Washington, Trump a ensuite chargé son cabinet présidentiel d’élitistes et de globalistes dès qu’il a été élu. Ces mêmes membres du cabinet et conseillers ont ensuite assisté à des réunions de globalistes comme le groupe secret Bilderberg APRÈS que Trump a été élu. Des gens comme l’agent bancaire Rothschild et secrétaire au Commerce Wilber Ross, qui y a officiellement participé en 2017, ou le conseiller Peter Thiel [aussi fondateur de Palentir Technologies, NdT], qui y a officiellement participé en 2018.
Cela ne m’a pas surpris du tout. J’avais prédit que ce serait le résultat probable (avec une présidence de Trump) dans mon article « Clinton contre Trump et la cooptation du Mouvement de la Liberté », publié en septembre 2016.

Le fait est qu’il ne suffit pas de choisir le camp de la droite politique pour protéger les militants de la subversion globaliste. En se ralliant autour de politiciens contrôlés et en entravant nos actions, le mouvement pour la liberté se rend vulnérable et décidément impuissant.

La question se pose donc : comment continuer à lutter contre la guerre de 4ème génération qui nous est imposée ? Une partie de la solution réside toujours dans notre propre compréhension de l’ennemi.
Je maintiens toujours l’idée que la meilleure façon de comprendre le globalisme est d’étudier et d’exposer les efforts d’un groupe appelé la « Fabian Society », aussi connu sous le nom de Socialistes fabiens. La société a été fondée en Angleterre en 1884 et était une extension des groupes « Round Table » établis par les élitistes mondiaux de l’Ouest de l’époque. Les Fabiens ont été à l’avant-garde de presque tous les mouvements pro-socialistes et pro-globalistes du siècle dernier, et bien qu’ils ne reçoivent pas autant d’attention que des institutions comme le Council on Foreign Relations ou même le Bilderberg Group, leurs discussions ouvertes sur leurs propres motivations et objectifs en font une source de données primordiales sur la psychologie de nos adversaires.

La Fabian Society a de multiples mascottes qui font allusion à la nature du globalisme. L’un des symboles du groupe est une tortue en colère avec le slogan « Quand je frappe, je frappe fort », indiquant la nature lente et délibérée du globalisme et sa diffusion méthodique dans tous les aspects de notre vie quotidienne.
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Une autre mascotte qu’ils ont utilisée dans le passé est un loup déguisé en mouton, un symbole qui, je pense, s’explique de lui-même, mais pour clarifier les choses, une personne qui semble être anti-globaliste dans sa rhétorique ou qui est critiquée par des gens comme les Fabiens peut encore être un Fabien déguisé. Leurs relations avec les élitistes exposeront leur véritable nature de cheval de Troie.
Je pense cependant que la meilleure représentation de ces personnes et de leur pensée réside dans leurs propres mots. Voici quelques citations d’anciens membres :

« … La conspiration ouverte apparaîtra d’abord, je crois, comme une organisation consciente d’hommes intelligents et, dans certains cas, riches, comme un mouvement ayant des objectifs sociaux et politiques distincts, ignorant la plupart des appareils existants de contrôle politique, ou l’utilisant seulement comme un outil accessoire dans les étapes, un simple mouvement de plusieurs personnes dans une certaine direction, qui découvriront bientôt, avec une sorte de surprise, l’objet commun vers lequel ils se dirigent tous. De toutes sortes de façons, ils influenceront et contrôleront le gouvernement ostensible. » – H.G. Wells : The Open Conspiracy : Blue Prints for a World Revolution, 1928.
« J’ai aussi dit très clairement que le socialisme signifie l’égalité des revenus ou rien, et que sous le socialisme, vous ne seriez pas autorisé à être pauvre. Vous seriez nourri de force, vêtu, logé, enseigné et employé, que vous le vouliez ou non. Si l’on découvrait que vous n’aviez pas assez de caractère et de capacité de travail pour mériter votre existence, vous pourriez être exécuté avec bonté ; mais tant qu’on vous permettrait de vivre, vous devriez bien vivre. » – George Bernard Shaw, The Intelligent Woman’s Guide to Socialism and Capitalism, 1928

« Je ne prétends pas que le contrôle des naissances est le seul moyen d’empêcher l’augmentation de la population. Il y en a d’autres, que les opposants au contrôle des naissances, il faut bien le supposer, préféreraient. La guerre, comme je l’ai fait remarquer tout à l’heure, a jusqu’à présent été décevante à cet égard, mais la guerre bactériologique pourrait peut-être se révéler plus efficace. Si une peste noire pouvait se propager dans le monde une fois par génération, les survivants pourraient procréer librement sans que le monde soit trop plein. Il n’y aurait rien là-dedans qui offenserait la conscience des dévots ou qui limiterait les ambitions des nationalistes. La situation pourrait être quelque peu désagréable, mais qu’en est-il de cela ? Les gens de haut niveau intellectuel sont indifférents au bonheur, surtout celui des autres. » – Bertrand Russell, The Impact of Science on Society, 1953

« Je pense que le sujet qui sera le plus important politiquement est la psychologie de masse. (…) Divers résultats seront bientôt obtenus : que l’influence familiale est obstructionniste… Lorsque cette science sera étudiée avec diligence, elle sera strictement limitée à la classe dirigeante. La population ne pourra pas savoir comment ses convictions ont été générées. Lorsque la technique aura été perfectionnée, chaque gouvernement qui a été chargé de l’éducation d’une génération pourra contrôler ses sujets en toute sécurité sans avoir besoin d’armées ou de policiers… La propagande éducative, avec l’aide du gouvernement, pourrait atteindre ce résultat en une génération. Cependant, deux forces puissantes s’opposent à une telle politique : l’une est la religion, l’autre le nationalisme … Une société scientifique mondiale ne peut être stable sans un gouvernement mondial. » – Bertrand Russell : The Impact of Science on Society, 1953

« Et il me semble qu’il y aura dans la prochaine génération une méthode pharmacologique pour faire aimer leur servitude et produire une sorte de camp de concentration indolore pour des sociétés entières, pour qu’on leur enlève leurs libertés et qu’ils en profitent, car ils seront distraits de tout désir de se rebeller par la propagande, le lavage de cerveau ou sa version améliorée par des méthodes pharmacologiques. » – Aldous Huxley, The Ultimate Revolution, 20 mars 1962, Berkeley Language Center

Aujourd’hui, la Société fabienne existe toujours et fonctionne comme un groupe de réflexion comme tout autre groupe de réflexion globaliste. Leurs articles et essais poussent la dernière propagande globaliste de l’effacement de la souveraineté nationale à la promotion de la politique de genre et de la « fluidité » de genre. Mais que pouvons-nous tirer de ces écrits et des déclarations des anciens membres ?

Premièrement, les globalistes utilisent des tactiques de guérilla pour atteindre leurs objectifs et ils agissent souvent lentement et discrètement au fil des années ou des décennies. La Société fabienne a été nommée d’après le nom du général romain Quintus Fabius Maximus qui a utilisé des tactiques d’attrition et de retard pour vaincre ses ennemis. Les activistes de la liberté doivent commencer à penser en termes de jeu à long terme, un peu comme le fait un joueur d’échecs, afin de saisir l’agenda globaliste. Les événements déclenchés aujourd’hui peuvent avoir des effets escomptés qui ne sont pas nécessairement évidents pour nous aujourd’hui, à moins que nous ne réfléchissions à la manière dont ils se rapportent au système dans son ensemble.

C’est particulièrement vrai sur le plan économique. Les globalistes mettent en scène des bulles financières de nombreuses années à l’avance et utilisent la crise économique comme catalyseur du changement social à grande échelle. Habituellement, il en résulte une centralisation de plus en plus grande de la richesse et du pouvoir. Cependant, le changement de domination financière est subtil pour ceux qui n’accordent pas une attention particulière aux détails. Une bulle du marché peut mettre une décennie à se développer avant qu’elle ne soit délibérément éclatée. Entre-temps, tous les fondamentaux crient que quelque chose ne va pas du tout, mais la majorité du public reste inconsciente jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Deuxièmement, le contrôle des gouvernements et des dirigeants politiques est primordial pour le succès du globalisme. L’idée que N’IMPORTE QUEL grand dirigeant politique arrive au pouvoir sans influence globaliste est tout à fait naïve. Trump et sa créature des marais en sont des exemples parfaits. La rhétorique n’a pas de sens, et si ces dirigeants peuvent parfois jeter un os à leur base, en fin de compte, leurs actions ne font que pousser la balle en avant pour les globalistes. Cela peut même inclure le sabotage de leur propre présidence pour faire place à une « solution » globaliste.
Troisièmement, la psychologie de masse est une obsession globaliste. Tout pouvoir découle de la perception. Les figures de proue et les groupes idéologiques offrent parfois la promesse d’un avantage social au public sans trop d’efforts de leur part. La tentation de cette offre peut amener les gens à remettre leur libre arbitre en échange. Mais tout « progrès » n’est pas vraiment avantageux pour les masses et la misère suit habituellement de tels accords faustiens avec les élites. L’évasion est difficile.

Par conséquent, les globalistes doivent contrôler le récit à tout prix. Le public doit être divisé autant que possible afin de le distraire de la main de la cabale elle-même, derrière le rideau. Et tout groupe qui s’y oppose directement doit être coopté ou détruit. Plus les gens se concentrent sur les globalistes et leurs organisations comme source principale d’instabilité sociale, plus ils deviennent mal à l’aise.
Quatrièmement, la plupart des actions globalistes d’aujourd’hui reposent sur une guerre de 4ème génération, ce qui signifie que peu de choses sont exactement ce qu’elles semblent être. Je soupçonne que le succès des militants de la liberté les a forcés à adopter des formes de théâtralisation plus élaborées. Rien de ce qu’ils font n’est jamais simple à moins d’avoir étudié les motivations et l’état d’esprit des globalistes, alors ils deviennent plutôt prévisibles, sans originalités et bizarrement robotisés dans leur comportement. Ils semblent brillants dans l’exécution de leurs agendas seulement parce qu’ils ont des siècles d’expérience dans la mise en œuvre des mêmes combines encore et encore. Ce sont des arnaqueurs sociopathes ; ils sont intelligents et sans remords, mais pas des génies dans tous les sens du terme.

Pour l’instant, éduquer le mouvement général pour la liberté et les gens qui nous entourent sur ces questions reste la meilleure méthode pour dérégler la machine globaliste. Il faut éviter de tomber dans les pièges narratifs qu’ils créent, car c’est notre tâche principale que de contrer leurs psychés. Ils ont consacré beaucoup de réflexion et d’énergie à essayer de coopter nos efforts, ce qui devrait faire réfléchir tout le monde. Car si nous n’étions pas une vraie menace, pourquoi s’embêteraient-ils avec nous ?

Brandon Smith

Note du traducteur

 

Vous pouvez lire ou relire Propaganda, le livre d’Edward Bernays, le neveu de Freud et sans doute le père du marketing moderne, qui explique comment manipuler les masses sans coup férir.

En ce moment, hasard du calendrier, sort aux éditions du Rubicon une édition française du livre de HG Wells avec un titre prémonitoire, le Nouvel Ordre Mondial. Vous pouvez écouter Pierre Hillard présentwe ce livre qui utilise une partie des sources de Brandon Smith, les deux auteurs suivant les mêmes pistes, de deux points de vue différents, libertarien pour Brandon Smith et catholique pour Pierre Hillard.

Éloge de l’irresponsabilité, partie 1

Posted: 27 Sep 2018 06:01 AM PDT

Article original de Dmitry Orlov, publié le 20 septembre 2018 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

 

Les voix officielles ne manquent pas pour nous exhorter à agir de manière responsable. Des efforts acharnés sont déployés pour nous faire sentir responsables des représentants gouvernementaux que nous sommes censés élire (en répondant à une question à choix multiples que nous n’avons pas le droit de poser). L’irresponsabilité financière – le surendettement à titre personnel – est vilipendée (tandis que la dette du gouvernement se prolonge vers les étoiles sans penser à un quelconque remboursement). L’éducation responsable des enfants est considérée comme une grande vertu qui nous oblige à adhérer à des normes de sécurité exagérées qui nous amènent, génération après génération, à élever des idiots congénitaux exagérément dorlotés.

Les autorités nous poussent à dénoncer les diverses infractions mineures de nos voisins – c’est-à-dire, espionner pour le compte du gouvernement – en ignorant le fait que la surabondance de lois fait en sorte que chaque personne commet en moyenne trois crimes par jour. Même les compagnies d’assurance se lancent dans ce jeu moralisateur, nous conditionnant à penser qu’agir de façon responsable réduira les primes d’assurance de notre assurance obligatoire – mais ne dites à personne que si votre risque est suffisamment faible, il vaut mieux vous assurer en utilisant vos propres économies plutôt que de les gaspiller pour gonfler les profits des compagnies d’assurance. Bref, être responsable, c’est ne pas trop penser, car à y regarder de près, « la responsabilité » se réduit à « faire ce qu’on dit et ne pas poser de questions ».

Ce qui est remarquable dans tous ces appels à la responsabilité, c’est que, dans l’ensemble, ils sont l’œuvre de personnes qui, elles-mêmes, vont de joyeusement peu clairvoyantes à parangons de l’irresponsabilité, toutes beaucoup plus soucieuses de renforcer leur propre pouvoir et autorité que de poursuivre une quelconque notion du bien commun. Que se passerait-il si l’on pouvait soutenir que ces tentatives de moralisation publique sont strictement manipulatrices et qu’elles visent à nous conduire dans un cul-de-sac où nous pouvons facilement nous faire massacrer ou escroquer ? Et si oui, qu’est-ce qui constituerait une réponse responsable à une manipulation aussi hypocrite, cynique et égoïste ?

Avant de passer à l’analyse de chacun de ces cas, il faut dire que les sentiments de responsabilité, ainsi que leurs expressions, sont fondamentaux, naturels et instinctifs. Ils ne sont même pas spécifiques à l’homme mais sont exposés par toutes sortes d’autres animaux sociaux et semi-sociaux. Il est naturel pour nous de nous sentir responsables de ceux qui nous sont les plus proches – notre famille et nos proches, nos voisins les plus proches, notre tribu. La coutume de l’hospitalité peut nous faire nous sentir responsables des invités, qu’ils soient les bienvenus ou non. L’empathie – qui peut-être entièrement volontaire et au cas par cas – peut nous obliger à assumer la responsabilité de parfaits étrangers.

D’un autre côté, il est profondément contre-nature pour nous de ressentir un sentiment de responsabilité (si ce mot doit avoir un sens) envers l’entité fictive et statistique de « l’humanité dans son ensemble » (y compris les cannibales, les violeurs d’enfants, ceux qui n’ont pas un QI mesurable et les oligarques financiers psychopathes). Les tentatives d’imprégner cette entité d’un sens artificiel de réalité puent le mensonge selon Whitehead, qui a analysé le caractère mal placé de la réification, et tout appel à cette entité en utilisant le pronom pluriel à la première personne – « Nous devons… » – est un signe certain de charlatanisme.

L’idée que le concept d’« humanité dans son ensemble » est faux, est un grand affront au libéralisme moderne, tout comme le libéralisme moderne dégoûterait sans doute grandement les Victoriens qui ont adopté le concept du « fardeau de l’homme blanc » de Kipling et ont pensé qu’« exterminer toutes les brutes » était une idée magnifique. Une pensée attribuée à Friedrich Engels (je n’ai pas pu traquer la citation exacte) est que les idées révolutionnaires naissent comme hérésies et meurent comme dogmes. Le libéralisme occidental meurt maintenant qu’il est devenu un dogme, tout comme avant lui le communisme soviétique.

Le communisme peut encore renaître sous forme d’hérésie, parce que sa souche soviétique peut être rejetée comme un cas dégénéré et parce que, comme le capitalisme est en échec pour de plus en plus de gens, le marxisme continue à offrir sa critique la plus puissante et convaincante. L’exemple négatif de la chute du communisme soviétique met les libéraux occidentaux en transe ; alors que le dogme communiste soviétique s’est effacé avec à peine un gémissement, le dogme libéral occidental se bat avec acharnement. C’est parce que les gardiens de la flamme du libéralisme occidental – au gouvernement, dans les universités et ailleurs – ont vu ce qui est arrivé à leurs homologues soviétiques (ils ont été licenciés sans pension et ont fini par s’enkyster dans les poubelles de leurs voisins mieux nantis et aux idées idéologiquement incorrectes). Cela les motive dans leur lutte pour prolonger le plus longtemps possible le règne libéral.

La fausse notion d’« humanité dans son ensemble » est un élément clé du dogme libéral parce qu’elle sous-tend tous les autres : libre circulation des personnes, des biens et des capitaux (pas de frontières nationales) ; subordination des organes politiques nationaux à des autorités transnationales non élues (pas de relations bilatérales) ; dissolution de la souveraineté nationale (tous les gouvernements soumis à un diktat transnational indiscutable). Ce sont les éléments de base ; puis il y a les détails, comme le remplacement du sexe biologique par le sexe culturel dans un effort de réingénierie de la nature humaine.

Le résultat final visé est que l’humanité tout entière, quelle qu’en soit la définition, finisse entassée sur un tapis roulant industriel. Les nations appauvries du Sud doivent fournir un flux de matières premières humaines de qualité arbitraire qui doit s’écouler vers le Nord et remplacer les populations indigènes qui disparaissent en raison de l’effondrement démographique (les humains ne se reproduisent pas bien en captivité). Ce matériel humain doit ensuite être transformé en Homo Genericus – sans connaissance de l’histoire ou de la culture autochtone, sans aucun sens de leur identité au-delà d’une « identité de genre » artificielle et d’une hypersensibilité à la couleur de la peau, et tous sont dépendants d’Internet, obéissants, déprimés et sous traitement médical adapté.

Puisque « l’humanité comme un tout » est un faux concept qui ne peut pas être, elle doit être forcée d’exister. Cet état de fait serait très propice à la conversion de la plupart des ressources naturelles restantes en richesse numérique abstraite thésaurisée par un petit groupe d’oligarques transnationaux.
Notons que le concept de tout pouvoir concentré dans une minuscule clique d’oligarques transnationaux technocratiques, avec leurs enceintes grillagées, leurs bunkers de survie en Nouvelle-Zélande et leurs jets Gulfstream prêts à les transporter en un instant, est précisément orthogonal au concept d’« humanité dans son ensemble ». Une telle contradiction interne flagrante est un signe indubitable d’un dogme moribond, tout comme le concept de « nomenklatura » – l’élite communiste largement héréditaire de la fin de la période soviétique – était orthogonal au concept d’un État « prolétarien ». L’expérience soviétique a été compromise dès que les animaux de la ferme d’Orwell ont réalisé que certains d’entre eux étaient « plus égaux » que les autres animaux.

 

Note de l’auteur

Pour ouvrir une parenthèse, la quasi-totalité d’entre eux se débrouillaient très bien à l’époque, avec des logements gratuits, l’éducation et la médecine, de longues vacances dans des stations publiques, une sécurité militaire à toute épreuve et des réalisations impressionnantes dans les sports, la culture et la science. Mais pourquoi fallait-il détruire tout le système et jeter toute la population dans le dénuement et le désespoir, alors qu’il ne s’agissait que d’abattre quelques cochons orwelliens ? Les gens se grattent encore la tête sur cette question.

Un autre signe indubitable de l’effondrement naissant du dogme libéral occidental est que le poids écrasant de la mondialisation stagne depuis un moment et est même maintenant en recul, plus de la moitié du monde s’y opposant implacablement, ayant réalisé qu’il est en contradiction avec leurs traditions nationales, leurs intérêts nationaux, leur réalité biologique et leur bon sens.

La Russie a été complètement perdue pour les libéraux. Là-bas, le libéralisme est devenu le domaine exclusif d’une petite clique pro-occidentale de clowns tristes et sinistres qui en sont réduits à cracher une haine irrationnelle et bouillonnante sur tout ce qui est russe. Ils sont maintenus à flot par les subventions occidentales et par l’avidité des Russes pour le macabre. Même les autres nations d’Europe de l’Est, autrefois considérées comme des territoires conquis, réclament leur souveraineté.

À savoir, George Soros, manipulateur impitoyable de la monnaie et extraordinaire oligarque transnational, a été interdit de séjour dans sa Hongrie natale. L’Ukraine représente le cas le plus spécial de tous, illustrant le fait que le libéralisme et le fascisme sont entièrement compatibles, voire complémentaires, avec les dirigeants ukrainiens qui idolâtrent les gens qui idolâtrent Hitler tout en idolâtrant l’Occident libéral contemporain.

De l’autre côté de l’océan, les masses désenchantées mais patriotiques se sont trouvées un champion en la personne improbable de Donald Trump, qui est occupé à détruire l’ordre mondial transnational par tous les moyens à sa disposition (tarifs, sanctions, insultes et scandales) provoquant des cris d’angoisse de la « nomenklatura » américaine condamnée (a.k.a. l’« État profond »).

Étant donnée cette situation, quelles sont exactement vos responsabilités personnelles face à tout cela ? Les préliminaires étant maintenant terminés, nous aborderons cette question la semaine prochaine.

Les cinq stades de l'effondrement

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Le vent tourne contre les études de genre… mais pas assez vite

Posted: 27 Sep 2018 05:56 AM PDT

Article original de Lance Welton, publié le 1er septembre 2017 sur le site Unz Review
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

genderstudies

Le fait que quelqu’un puisse étudier pour un diplôme en « études de genre » est une preuve frappante que les marxistes culturels tiennent les universités occidentales par la gorge. Les études de genre sont centrées sur la « déconstruction » postmoderne dans le but d’autonomiser les femmes et les déviants sexuels assortis. Mais aujourd’hui, c’est l’étude du genre elle-même qui est en train d’être complètement déconstruite. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, l’a interdite dans les universités d’État hongroises, au moment même où un éminent psychologue suédois a mené une vaste étude empirique prouvant que les études sur le genre n’ont aucun sens.

 

M. Orban a annoncé que son gouvernement mettrait en œuvre une politique proposée pour la première fois l’année dernière : abolir les programmes d’études sur le genre dans les universités hongroises. Il y a deux universités avec des départements d’études sur le genre, toutes deux à Budapest – l’Université d’Europe centrale (CEU) soutenue par George Soros, et l’Université Eötvös Loránd, fondée en 1635. Cette dernière ne prend que dix étudiants par an dans son programme d’études de genre.

Cela fera de la Hongrie le seul pays de l’UE qui n’autorise pas l’enseignement de la théorie homosexuelle [Queer Theory, NdT] à la charge du contribuable. Et le gouvernement d’Orban est d’une honnêteté rafraîchissante quant aux raisons pour lesquelles les études de genre sont « envoyées en Sibérie ».

« Le sujet de cette discipline va à l’encontre de tout ce que le gouvernement pense des êtres humains », a déclaré Bence Retvari, ministre des Ressources humaines, devant le parlement hongrois l’année dernière. « Les études sur le genre – comme celle sur le marxisme-léninisme – peuvent être qualifiées d’idéologie plutôt que de science, et il est donc douteux qu’elles atteignent le niveau scientifique attendu d’un cursus universitaire. » [Attaque à la liberté académique ou opposition à la pseudoscience : La Hongrie a-t-elle raison d’interdire les études sur le genre, RT, 19 août 2018].
Il n’y a pas que les membres du parti nationaliste Fidesz d’Orban qui partagent ce point de vue. « Cette étude (…) détruit la pensée axée sur les valeurs qui est encore présente dans les pays d’Europe centrale », a écrit Lőrinc Nacsa, démocrate-chrétien (et membre de la coalition d’Orban) l’année dernière. « Notre problème brûlant est la question démographique, qui ne sera pas résolue en étudiant les minorités sexuelles et en approfondissant la philosophie féministe. »

Le gouvernement a également déclaré que le sujet ne transmet aucune connaissance utile à la Hongrie, de sorte qu’il produit effectivement, aux frais des contribuables, des diplômés inemployables ou qui devront partir à l’étranger, l’émigration étant un grave problème pour les anciens pays du bloc soviétique. [Le gouvernement d’Orban abolit les études de genre en Hongrie, Hungary Journal, 10 août 2018].

Même aux États-Unis, les diplômés en Études sur les femmes ne sont pas vraiment employables. [I Have a Degree in Women’s Studies, So Why Can’t I Pay the Rent ? par Christine Stolba, The Women’s Quarterly, automne 1999]

Bien que certains gauchistes hongrois aient critiqué la décision du gouvernement parce qu’elle impliquait l’arrêt d’un cours « sur les inégalités entre les sexes », cette politique a recueilli le soutien des plus grands spécialistes des sciences sociales du pays, ce qui est d’autant plus remarquable que les spécialistes des sciences sociales dans l’anglosphère sont invariablement de gauche. Les chercheurs en sciences sociales hongrois sont cependant nationalistes.

« Les libéraux sexistes ont déjà causé des dommages irréparables dans l’âme des générations qui ont grandi au cours des dernières décennies. Nous devons les combattre sans compromis et remporter une victoire complète, sinon ils finiront par nous détruire », écrit le sociologue ( !!!!!) Balint Botond dans le quotidien Magayar. [Hungary to Stop Financing Gender Courses : PM Aid, Reuters, 14 août 2018]

En revanche, Orsolya Lehotai, qui fait des recherches en sciences politiques à l’Université d’Europe centrale, a déclaré l’année dernière au secrétariat suédois pour la recherche sur le genre que le gouvernement associe les « études de genre » au communisme, mais que l’ère communiste était « libératrice » pour les femmes. Le gouvernement, a-t-elle affirmé, considère les études sur le genre comme féminisant les hommes, alors qu’il estime que les hommes sont nécessaires pour combattre les réfugiés islamiques. Et il voit le sujet comme masculinisant les femmes pour qu’elles ne veuillent pas d’enfants, sapant la Hongrie comme bastion contre le multiculturalisme, et sapant la vie familiale. [Ambivalent situation for gender studies in Hungary, Swedish Secretariat for Gender Research, December 19, 2017].

Cependant, c’est en Suède – avec ses quotas rampants en matière de genre, même pour les postes au sein du gouvernement [La Suède met en œuvre le niveau d’égalité 2.0, The Local, 4 juin 2018] – que certaines des recherches universitaires les plus accablantes sur les études de genre ont récemment vu le jour.

Guy Madison, professeur de psychologie à l’Université d’Umeå dans le nord de la Suède [https://www.youtube.com/watch?v=zm22a9AKylU], et son équipe ont systématiquement démontré ce qu’est l’étude de genre.

Ils ont analysé « 2805 déclarations tirées de 36 articles de revues évaluées par des pairs, échantillonnées à partir de la liste suédoise des études sur le genre », comparant celles des chercheurs en « études sur le genre » et celles des scientifiques qui ont étudié les différences de sexe, en codant les déclarations pour les biais et les jugements de valeur. Ils ont dûment prouvé que les déclarations des chercheurs des « Gender Studies » étaient objectivement plus élevées en termes de préjugés et de jugements de valeur [Objectivity and realms of explanation in academic journal articles concerning sex/gender, By Guy Madison & Therese Söderlund, Scientometrics, August 2017] .

La même équipe a analysé les articles évalués par les pairs, ligne par ligne, pour voir dans quelle mesure les affirmations empiriques appuyées par le texte environnant étaient bien étayées et si l’étude appliquait une perspective d’« études de genre ». Ils ont constaté qu’une étude ayant cette perspective était positivement associée à de faibles niveaux de soutien empirique pour ses énoncés [Comparaisons de contenu et d’indicateurs de qualité scientifique entre des articles de revues à comité de lecture ayant plus ou moins une perspective de genre, par Guy Madison & Therese Söderlund, Scientometrics, avril 2018].

Et pour aggraver encore la situation, ils ont prouvé qu’en comparant « les littératures qui tiennent compte du genre socialement construit » et celles qui acceptent le « sexe biologique », « les premières sont moins citées et publiées dans des revues avec donc un facteur d’impact plus faible que le second ». [Caractéristiques des publications d’études de genre, par Guy Madison & Therese Söderlund, Scientométrie, août 2015].

En d’autres termes, les universitaires ne lisent pas vraiment les articles sur les études de genre et, s’ils le font, ils ne les considèrent certainement pas comme méritant d’être cités – la citation étant la mesure acceptée que quelque chose est une contribution importante au savoir.

Étonnés par les conclusions de Madison, les chercheurs suédois en études de genre n’ont pu répondre qu’avec une longue liste de critiques fallacieuses, telles que les études de genre ne devraient être étudiées que par des personnes ayant des qualifications en études de genre – plutôt que de prouver son point central, que ce domaine est tout à fait anti-scientifique [Les études de genre peuvent-elles être examinées ? Reply to comments on Söderlund and Madison, par Guy Madison & Therese Söderlund, Scientometrics, mai 2016].

Bien sûr, presque toutes les matières avec « Études » à la fin sont des absurdités politisées. Même les « études religieuses » supposent que les causes des différences religieuses sont entièrement environnementales parce que toutes les religions sont une « réponse » à la même chose : le numineux ; un sens de la crainte profonde au cœur de la vie. En d’autres termes, les études religieuses sont en fait une forme de théologie chrétienne extrêmement libérale [The Ideology of Religious Studies, par Timothy Fitzgerald, Oxford University Press, 2000].

Mais la différence est que les études de genre visent ouvertement à détruire la société occidentale, l’empêchant de se défendre contre l’ennemi à la porte en semant la confusion et la désunion culturelle.

Le gouvernement hongrois le comprend. Espérons que d’autres gouvernements ne tarderont pas à emboîter le pas et cesseront de financer ce non-sens idéologique.

Il n’y a pas de meilleur exemple de cette absurdité que la réponse du professeur Emma Rees, directrice de l’Institute of Gender Studies à l’Université de Chester en Angleterre, à la décision d’Orban  :

« Les universités doivent faire preuve d’ouverture d’esprit, surmonter les difficultés intellectuelles, contester les conventions et jeter les bases socioculturelles mondiales nécessaires à un avenir meilleur et plus équitable. » [Institut d’études sur le genre, page Facebook de l’Université de Chester, 17 août 2018].

Rees ne peut pas voir que « l’ouverture d’esprit » et « surmonter les difficultés intellectuelles » ne peuvent pas aller de pair avec le dogme qu’un « avenir meilleur » est fondamentalement « plus équitable ».

Et ce n’est pas un étudiant de premier cycle, ses facultés critiques non binaires n’étant pas encore complètement développées, c’est le directeur de l’ensemble du département.

Nous avons encore un long chemin à parcourir.

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