Pour une école libre au Québec:L’université aujourd’hui : face à face de deux « polémiques »-et varia

Pour une école libre au Québec


L’université aujourd’hui : face à face de deux « polémiques »

Posted: 03 Oct 2018 09:32 PM PDT

À gauche ce qu’il advient lorsqu’un professeur de sexe masculin met en doute le dogme féministe sur les femmes dans la science.

À droite, ce qu’il se passe lorsqu’une professeure fantasme sur la mutilation des hommes blancs.

Le CERN « a suspendu » sa collaboration avec un scientifique italien qui a tenu des propos « choquants » où il s’élevait contre la discrimination censément « positive » en science.
Vendredi dernier, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a organisé un atelier à Genève intitulé « Théorie des hautes énergies et genre [le sexe] », auquel Alessandro Strumia, (ci-dessous) scientifique italien de l’Université de Pise, était invité.
Le professeur de l’université de Pisa a dénoncé le fait que « les hommes font face à une discrimination croissante dans le domaine de la physique. »
Il explique que le rôle croissant des femmes dans les emplois liés à la physique n’est pas lié à leur qualification, mais à la multiplication des débats sur les questions de genre et de parité.

« La physique n’est pas sexiste envers les femmes. Mais la vérité n’a pas d’importance, parce que ça fait partie d’une bataille politique venant de l’extérieur. On ne sait pas qui va gagner ».

Interrogé par Associated Press, Alessandro Strumia a évoqué un malentendu et dit ne pas penser que les hommes soient meilleurs que les femmes en physique. Il a toutefois relevé qu’il y a « un groupe politique qui veut faire croire aux femmes, et à d’autres personnes, qu’elles sont des victimes ».

Le professeur a encore estimé que le CERN faisait une erreur : « Ils m’ont suspendu parce que c’est vrai… et que c’est contraire à la ligne politique ».

L’université Georgetown a défendu la liberté d’expression de la professeure en sciences politiques Christine Fair.
Celle-ci avait affirmé (voir le gazouillis ci-dessous)  que les sénateurs qui défendent le juge Kavanaugh « formaient un concert d’hommes blancs privilégiés qui justifiait le privilège dont s’arroge un violeur en série. » Ce violeur en série serait le juge Kavanaugh. On ne comprend pas très bien ce que la race des sénateurs, du juge, ou des accusatrices viendrait faire dans l’histoire. Tous sont blancs…
L’éminente professeure de la non moins prestigieuse université de Washington (historiquement catholique et même jésuite) poursuivait :  « Tous méritent des morts misérables sous les rires des féministes alors qu’ils expirent. Bonus : on castre leurs dépouilles et on les jette aux porcs ? Oui. »
Sanction : nulle. L’université s’est précipitée pour soutenir la liberté d’expression de son employée tout en lui demandant de rester objective en classe.

Fair était auparavant connue pour être un faucon (belliciste) en matières militaires et en particulier pour sa défense vigoureuse de la guerre par drones.

Ce n’est pas première fois que Christine Fair est au centre de polémiques. En janvier 2018, elle a causé un incident à l’aéroport de Francfort en Allemagne lors d’un contrôle de sécurité. La police allemande a déclaré que Mme Fair avait été peu coopérative dans la mesure où elle avait traité des agents de sexisme, de nazis, de voyous en uniforme et autres injures. Fair a été accusé d’injures calomnieuses en vertu de la loi allemande sur la diffamation.

Voir aussi

The trouble with feminism (L’ennui avec le féminisme), en anglais, 9000 mots

Le cannabis aurait des «effets négatifs et persistants» sur les capacités cognitives des ados

Posted: 03 Oct 2018 05:42 PM PDT

La consommation de cannabis provoque des « effets négatifs et persistants » plus graves que ceux de l’alcool sur les capacités mentales des adolescents, selon une étude réalisée par des chercheurs du CHU Sainte-Justine et de l’Université de Montréal.

Cette étude vient d’être publiée dans l »American Journal of Psychiatry.

Elle démontre que « les effets concomitants et persistants de la consommation de cannabis chez les adolescents peuvent être observés sur des fonctions cognitives importantes et semblent être plus prononcés que ceux observés pour l’alcool », a écrit l’Université de Montréal, mercredi, sur son portail.

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs se sont intéressés à 3826 adolescents fréquentant 31 écoles secondaires de la région de Montréal.

« Très peu d’études ont été conçues pour étudier cette question du point de vue du développement. Notre étude est unique en ce sens, car elle a suivi un large échantillon d’élèves de la première à la quatrième année du secondaire », a indiqué la professeure Patricia Conrod, auteure principale de l’étude et chercheuse au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal.

Autre conclusion de l’étude : la consommation de cannabis est un facteur de risque dans le développement d’autres dépendances.

« Certains de ces effets (sur les autres dépendances) sont encore plus prononcés lorsque la consommation commence précocement à l’adolescence », a précisé Jean-François G. Morin, un des coauteurs de l’étude et étudiant au doctorat à l’Université de Montréal.

Bien que des études aient établi que l’abus d’alcool et de cannabis était lié à une altération de la cognition chez les jeunes, elles n’étaient pas conçues pour comprendre cette relation et déterminer si la consommation de cannabis était la cause ou la conséquence des troubles cognitifs. Une nouvelle étude dirigée par des chercheurs au CHU Sainte-Justine et à l’Université de Montréal, publiée dans l’American Journal of Psychiatry, démontre que, au-delà du rôle de la cognition dans la vulnérabilité à la toxicomanie, les effets concomitants et persistants de la consommation de cannabis chez les adolescents peuvent être observés sur des fonctions cognitives importantes et semblent être plus prononcés que ceux observés pour l’alcool.

Outre ses effets intoxicants aigus, l’abus d’alcool et de cannabis a été associé à des altérations sur les plans de l’apprentissage, de la mémoire, de l’attention et de la prise de décisions, ainsi qu’à de faibles résultats scolaires. « Bien que de nombreuses études aient rapporté des différences de performances cognitives entre les jeunes consommateurs et les non-consommateurs, il reste à déterminer les effets causaux et durables de l’usage de substances chez les adolescents sur leur développement cognitif », explique Jean-François G. Morin, coauteur de l’étude et étudiant au doctorat à l’Université de Montréal. La professeure Patricia Conrod, auteure principale de l’étude et chercheuse au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’UdeM, mentionne que « très peu d’études ont été conçues pour étudier cette question du point de vue du développement. Notre étude est unique en ce sens, car elle a suivi un large échantillon d’élèves de la première à la quatrième année du secondaire afin de recueillir des mesures cognitives et sur la consommation de substances. En utilisant une grande base de données, nous avons pu modéliser la nature complexe de la relation entre ces ensembles de variables ».

Pour comprendre la relation entre l’alcool, la consommation de cannabis et le développement cognitif chez les adolescents à tous les niveaux de consommation (abstinents, consommateurs occasionnels ou grands consommateurs), l’équipe de recherche a suivi un échantillon de 3826 adolescents canadiens sur une période de quatre ans. En utilisant un modèle statistique prenant en compte le développement cognitif, les auteurs ont étudié les relations entre les changements d’une année à l’autre dans la consommation de substances et le développement parmi un certain nombre de domaines cognitifs, tels que la mémoire de rappel, le raisonnement perceptuel, l’inhibition et la mémoire de travail. Une analyse de régression multiniveau a été utilisée pour tester conjointement la vulnérabilité et les effets concomitants et persistants sur chaque domaine cognitif. L’étude a montré que la vulnérabilité à la consommation de cannabis et d’alcool à l’adolescence était associée à une performance généralement inférieure dans tous les domaines cognitifs.

Le cannabis se démarque de l’alcool

« Cependant, une nouvelle augmentation dans la consommation de cannabis, mais pas dans la consommation d’alcool, a montré des effets concomitants et durables supplémentaires sur les fonctions cognitives, comme le raisonnement perceptuel, la mémoire de rappel, la mémoire de travail et l’inhibition comportementale », souligne Patricia Conrod. « Le fait que la consommation de cannabis ait été associée à des effets durables sur la mesure de l’inhibition comportementale, qui est un facteur de risque pour d’autres comportements toxicomanogènes, est particulièrement préoccupant et pourrait expliquer pourquoi la consommation précoce de cannabis est un facteur de risque pour d’autres dépendances, ajoute Jean-François G. Morin. Certains de ces effets sont encore plus prononcés lorsque la consommation débute précocement à l’adolescence. »

Dans un contexte où les politiques et les attitudes concernant l’usage de substances sont repensées, ces résultats mettent l’accent sur l’importance de protéger les jeunes des effets négatifs de la consommation en investissant davantage dans les programmes de prévention.

« Il sera important de mener des analyses semblables avec cette cohorte ou des cohortes similaires lors de la transition vers l’âge adulte, lorsque la consommation d’alcool et de cannabis devient plus importante », indique Patricia Conrod. « Ceci pourrait être particulièrement pertinent pour les effets de l’alcool : bien que cette étude n’ait pas associé les effets de la consommation d’alcool chez les adolescents au développement cognitif, des effets neurotoxiques peuvent être observés dans certains sous-groupes différenciés en fonction du niveau de consommation, du sexe ou de l’âge, poursuit Jean-François G. Morin. Nous souhaitons également déterminer si ces effets sur le développement du cerveau sont liés à d’autres complications telles que les difficultés scolaires, les dommages neuroanatomiques et le risque de dépendance ou de troubles mentaux futurs. »

À propos de l’étude

L’article intitulé « A Population-Based Analysis of the Relationship between Substance Use and Adolescent Cognitive Development » a été publié dans l’American Journal of Psychiatry en octobre 2018. Le premier coauteur est Jean-François G. Morin, étudiant au doctorat sous la supervision de Patricia Conrod. L’auteur principal est Patricia Conrod, chercheuse et directrice du laboratoire Venture au CHU Sainte-Justine, professeure titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire Dr Julien/Fondation Marcelle et Jean Coutu en pédiatrie sociale en communauté de l’Université de Montréal. La présente étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Fonds de recherche du Québec ‒ Santé, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et le Programme des chaires de recherche du Canada.

Auteurs : Jean-François G. Morin, Mohammad H. Afzali, Josiane Bourque, Sherry H. Stewart, Jean R. Séguin, Maeve O’Leary-Barrett et Patricia J. Conrod.

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