Le Salon Beige: 16 nouveaux articles:La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire, une mise en garde aux prélats orthodoxes qui rêvent d’un concile-et varia

Le Salon Beige: 16 nouveaux articles

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C’est arrivé un 21 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Hospice, ermite près de Nice († v. 581)

Hospice (ou Hospicius), personnage de grand mérite, illustre par ses miracles, vivait au VIe siècle. Il se renferma dans une vieille tour abandonnée, près de Villefranche, à une lieue de Nice, en Provence, pour y pratiquer les exercices de la pénitence loin des vains bruits du monde. Vêtu d’un rude cilice, il portait sur sa chair nue de grosses chaînes de fer ; un peu de pain et des dattes faisaient sa nourriture ; mais, en carême, il ne prenait que des herbes ou des racines.

Dieu le favorisa du don des miracles et du don de prophétie. Il prédit l’invasion des Lombards dans le midi de la France, et en effet, quelques années plus tard, ces hordes barbares vinrent ravager nos provinces et mettre tout à feu et à sang.

Les farouches soldats rencontrèrent le saint reclus dans sa masure déserte, et, à la vue de ses chaînes, le prirent pour un malfaiteur. Le saint leur avoua qu’il était très criminel et indigne de vivre. Alors l’un d’eux leva le bras pour lui fendre la tête de son sabre ; mais son bras, paralysé tout à coup par une force invisible, laissa tomber l’arme à terre. À cette vue, les barbares terrifiés se jettent aux pieds du solitaire et le prient de secourir leur camarade. Hospice, par le signe de la Croix, rendit la vigueur à son bras. Le soldat objet de ce châtiment et de ce miracle fut tellement touché, qu’il demeura près du Saint, résolu d’être son disciple et de marcher sur ses traces.

Hospice rendit l’ouïe et la parole à un sourd-muet qu’un diacre d’Angers conduisait à Rome, au tombeau des apôtres et des martyrs, pour implorer leur secours. Émerveillé du prodige, le diacre s’écria : « Pourquoi donc aller à Rome ? Nous avons trouvé ici la vertu de Pierre, de Paul, de Laurent, des apôtres et des martyrs. » Mais le Saint lui répondit : « Ne parlez pas ainsi ; ce n’est pas moi qui ai guéri ce malade, c’est Dieu qui a réparé son ouvrage. » C’est ainsi qu’ennemi de la vaine gloire, il rapportait tout à Dieu. On le vit ensuite rendre la vue à un aveugle de naissance, délivrer une jeune fille possédée du démon et chasser trois démons du corps d’une femme.

Enfin Hospice ressentit les approches de la mort, et annonça que dans trois jours il quitterait la terre pour le Ciel. Un homme, étant venu le voir malade pour s’édifier, lui manifesta son étonnement de le voir ainsi chargé de chaînes et couvert de plaies, et lui demanda comment il avait pu tant souffrir : « Celui pour qui j’ai souffert m’a fortifié et soutenu ; je touche à mon repos. » Il mourut couché sur un banc et les mains levées au Ciel, le 21 mai 581.

  • St Thibaud, évêque de Vienne († 1001)

À Vienne en Dauphiné, l’an 1001, saint Thibaud, évêque, d’une charité et d’une piété remarquables, qui illustra cette Église durant quarante-quatre ans.

  • Bx Jean Mopinot, religieux f.e.c. martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Mopinot, Frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, il fut déporté, parce que religieux, sur un bateau négrier et mourut de la contagion qui régnait à bord.

  • St Eugène de Mazenod, Évêque de Marseille, fondateur de la congrégation des  « Oblats de Marie Immaculée » (1782-1861)

Eugène (au baptême : Charles-Joseph-Eugène) de Mazenod, naît dans une famille noble, le Ier août 1782, à Aix-en-Provence. Il vit en exil en Italie durant la Révolution française ; il est de retour en France en 1802.

Le Vendredi-Saint 1807, il est touché par le Christ qui l’invite à réorienter sa vie de façon radicale et définitive. Il sera « missionnaire des pauvres », de tous ceux qui sont pauvres matériellement ou spirituellement.

Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1811. En 1816 il réunit autour de lui un groupe de prêtres. Ensemble, ils veulent « travailler au salut des âmes abandonnées ». Les missionnaires de Provence se mettent au travail, parcourant les villages et accueillant les pèlerins.

Dans cette tâche apostolique, la Vierge Marie est toujours présente : les missionnaires de Provence la considèrent comme leur mère.

Le 17 février 1826, l’Église, par le pape Léon XII, reconnaît officiellement leur Congrégation : « Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée » (O.M.I.).

En janvier 1837, Eugène de Mazenod est nommé Évêque de Marseille. Jusqu’à sa mort, le 21 mai 1861, il accorde priorité aux pauvres, qu’il accueille et visite. Sous son impulsion, les institutions charitables se multiplient : distributions de secours, soins des malades à domicile, mouvements en faveur des orphelins, des victimes du choléra, des sourds et muets, des sortis de prison – Maison du Refuge – Œuvre des Petits Savoyards, des servantes de jeunesse pour la classe ouvrière.

Dans ce diocèse, supprimé par la Révolution française et rétabli seulement en 1823, tout est à réorganiser. Il favorise la venue de Congrégations religieuses et encourage les fondateurs : sous son épiscopat, 7 communautés d’hommes et 24 communautés de femmes (dont douze d’enseignement) verront le jour dans son diocèse. Le nombre de prêtres passe de 140 à 418. Pour répondre au besoin de la cité qui voit sa population passer de 150 000 à 30 000 habitants, il crée 22 paroisses, bâtit 34 églises, dont la cathédrale et la basilique de Notre-Dame de la Garde.

Entre temps, alors que la Congrégation ne compte que quarante pères et cinq frères, en 1841, à la demande de l’évêque de Montréal il envoie des Oblats pour le Canada. C’est le prélude d’une héroïque épopée qui conduira les Oblats jusqu’au Cercle polaire.

Suivant cet appel à « jeter les filets au grand large », Eugène de Mazenod finira par lancer ses Oblats outre-mer : 1847, l’Oregon et l’Ile de Ceylan ; 1849, le Texas et le Mexique ; 1851, l’Afrique du Sud.

Le 21 mai 1861 Eugène de Mazenod retournait vers Dieu à l’âge de 79 ans. Ainsi se terminait une vie riche de réalisations dont plusieurs avaient été portées dans la souffrance. Pour sa famille religieuse et pour son diocèse, il avait été à la fois point d’appui et inspiration ; pour Dieu et l’Église, il avait été un fils fidèle et généreux. Au moment de sa mort, il laissa une ultime recommandation : « Entre vous, pratiquez bien la charité ! La charité, la charité et dans le monde, le zèle pour le salut des âmes ».

Aujourd’hui, près de 6000 Oblats sont présents dans 59 pays des cinq continents, en lien avec l’Église et au cœur du monde, dans la diversité des ministères, sans jamais perdre de vue le but principal de la Congrégation : l’évangélisation des plus abandonnés, « vivant en communion plus étroite avec le Christ et les pauvres […] pour un monde nouveau, libéré de l’égoïsme et ouvert au partage ».

Eugène de Mazenod a été élevé à la gloire des autels, le 19 octobre 1975, par le Bx Paul VI et canonisé, le 03 décembre 1995,  par saint Jean-Paul II.

L’Église en le déclarant « Saint » met en valeur ces deux traits de sa vie : l’amour et le zèle. Sa vie et ses œuvres demeurent pour tous une ouverture sur le mystère de Dieu lui-même. Ceci est le plus grand don qu’Eugène de Mazenod, Oblat de Marie Immaculée, puisse nous offrir.

  • Bx Hyacinthe-Marie Cormier, 76e maître de l’Ordre o.p.

Ordo Fratrum Praedicatorum le 21 mai, date de son élection en tant que Maître de l’Ordre.

Martyrologium Romanum le 17 décembre (dies natalis).

Hyacinthe-Marie Cormier, naît le 8 décembre 1832 à Orléans. Il entra dans le Tiers Ordre dominicain, alors qu’il était séminariste. Après son ordination sacerdotale, en 1856, il entra au noviciat dominicain de Flavigny, fondé par le P. Lacordaire. Sa manière de célébrer la messe édifiait tous ceux qui y assistaient. En 1859, il fit sa profession solennelle.

En raison de la confiance que lui fit dès le début le P. Jandel (Maître général), qui avait reconnu en lui des qualités remarquables, le P. Cormier fut placé très vite dans des postes de responsabilité : sous-maître des novices en Italie, ensuite maître des novices et prieur en Corse, artisan de la nouvelle province de Toulouse, puis son provincial (nommé à 33 ans). De 1865 à 1891, il est supérieur sans discontinuer (Marseille, Toulouse, Saint-Maximin). Témoin des difficultés de l’Ordre en France (expulsions 1880), il se préparait, avec discernement, à la défense de la liberté de l’Église : il devint à Rome l’assistant du Maître de l’Ordre, le P. Früwirth, puis procurateur général (= chargé des relations avec les congrégations romaines).

Et enfin, en 1904, à 72 ans, un âge où l’on aspirerait plutôt à la retraite, il est élu 76ème Maître de l’Ordre. L’époque était particulièrement troublée pour l’Église, avec les affrontements en France au moment de la séparation de l’Église et de l’État, causant un climat de quasi-guerre civile (re-expulsions 1903), tandis que la situation en Italie était presque aussi préoccupante. Sa grande tristesse fut la situation de la France où les Dominicains n’existaient plus…ils ne furent autorisés à revenir petit à petit qu’après la Première Guerre mondiale.

De plus, l’Église devait aussi se confronter à la crise moderniste. En cette occasion, il resta fidèle à Rome et respectueux des personnes. De tempérament plutôt traditionnel, il dut défendre avec force ses religieux, en particulier le P. Lagrange qu’on accusait d’infidélité à la doctrine de l’Église dans son exégèse.

Hyacinthe-Marie sut plaider sa cause devant les attaques – tout en le modérant lui-même – et jouer de la grande estime que lui portait saint Pie X, pour obtenir un sursis ou retarder une désapprobation. Le P. Lagrange n’a-t-il pas déclaré plus tard que le P. Cormier était un exemple de sainteté ? Précisément, puisqu’on lui confiait cette tâche de gouvernement, c’est comme supérieur que le P. Cormier a su déployer cette sainteté.

S’il a réussi, c’est qu’il avait une haute idée de l’autorité dans l’Église et savait la vivre selon l’esprit du Christ disant aux disciples de ne pas « commander en maîtres ». Toujours en position de faire sentir le poids de son autorité, il agissait avec une telle humilité qu’il désarmait les préventions et emportait l’adhésion, mettant à l’aise ses interlocuteurs tant il usait de cette autorité avec tact et bon sens. C’était sa manière de vivre sa devise : « La charité de la vérité », à tel point qu’il fit de cette prudence une sainteté que l’Église a reconnue en le béatifiant.

Le P. Cormier a été un bon fils de saint Dominique. Il l’a imité en trois traits de sainteté : son amour de l’Ordreson amour de la Vérité, et son amour de la vie intérieure.

Il meurt le 17 décembre 1916 dans sa cellule du couvent Saint-Clément, à Rome, alors que l’Ordre célébrait ses 700 ans. Il fut inhumé en l’église Saint-Dominique et Saint-Sixte de Rome près de l’actuelle Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin, ou Angelicum, qu’il avait élevée au rang de Collège Pontifical en 1909. Hyacinthe-Marie Cormier a été déclaré Bienheureux par Saint Jean-Paul II le 20 novembre 1994.

  • le 21 mai 987 : décès du Roi de France Louis V.

Sautant de son cheval à la poursuite d’un gibier, dans la forêt d’Halatte près de Senlis, le Roi fait une chute si rude qu’il est incapable de se relever. Il se plaint de violentes douleurs au foie. Une importante hémorragie se déclare :

« Le sang sortait en abondance par le nez et la bouche. Les mamelles palpitaient de douleurs continues, et une chaleur intolérable régnait dans tout le corps », relate le chroniqueur Richer.

Et le 22 mai, après une longue agonie, Louis V décède sans héritiers. Les grands du Royaume présents jurent de ne rien faire avoir de s’être réunis au complet pour élire un nouveau Roi. Hugues Capet succède ainsi au dernier des carolingiens.

  • le 21 mai 1303 : les obsèques de saint Yves à la Cathédrale St-Tugdual de Tréguier sont l’objet d’un faste et d’une ferveur populaire extraordinaires.
  • le 21 mai 1420 : traité de Troyes.

Traité en complète opposition avec les lois fondamentales du Royaume, ce traité n’a aucune valeur juridique. En effet, selon les lois fondamentales, la couronne est indisponible. C’est à dire que le Roi lui-même ne peut pas en disposer à sa guise et choisir son successeur. Le duc de Bourgogne Philippe Le Bon et le roi d’Angleterre Henri V signent le traité de Troyes qui livre la France aux Anglais. C’est le résultat de la défaite française d’Azincourt du 25 octobre 1415, et de la guerre civile que se livrent les Bourguignons et les Armagnacs. Le Roi Charles VI le Bien Aimé, ne règne plus et est un jouet dans les mains de sa femme Isabeau de Bavière. A sa mort, le Royaume doit revenir au roi d’Angleterre Henri V.

Le Dauphin, le futur Charles VII, ne parviendra à « bouter les Anglais hors de France » qu’avec l’aide de Jeanne d’Arc, envoyée par Dieu, sauver la France.

  • le 21 mai 1506 : fiançailles de Claude, fille d’Anne de Bretagne, avec François d’Angoulême.

C’est fiançailles ont lieu en dépit de l’opposition d’Anne de Bretagne dont la foi est choquée par l’irréligion du futur François 1er.

  • le 21 mai 1871 : début de la semaine sanglante à Paris.

Les « Versaillais », surnom donné par les « communards » à l’armée française, parviennent à franchir la porte de Saint-Cloud, et à prendre ainsi par surprise les fédérés. Ces derniers détruisent tout ce qui tombe sous leurs mains (les Tuileries sont ainsi brûlées par exemple) et assassinent les parisiens qui montrent la moindre hésitation devant leur extrémisme sanguinaire.

  • le 21 mai 1927 : fin de la première traversée de l’Atlantique en Avion.

Charles Lindbergh atterrit à Paris et réussit la première traversée de l’Atlantique en avion, en solitaire sans escale, depuis New York. Le « Spirit of Saint. Louis » se pose au Bourget, après 33 heures et 27 minutes de vol sans escale. Il a parcouru la distance de près de 6 000 km. Le nom de l’avion est le nom de la loge maçonnique du pilote.

  • le 21 mai 1996 : annonce de l’assassinat des moines martyrs de Tibhirine.

Christian de Chergé, 59 ans, Luc Dochier, 82 ans, Christophe Lebreton, 45 ans, Michel Fleury, 52 ans, Bruno Lemarchand, 66 ans, Célestin Ringeard, 62 ans, Paul Favre-Miville, 57 ans, sont les sept moines trappistes de Tibhirine en Algérie qui meurent égorgés, soi-disant par les rebelles du Groupe islamique armé (GIA).

Le 29 juin, le pape créera 14 nouveaux cardinaux, dont 11 électeurs

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Les 14 nouveaux cardinaux sont :

1. Sa Béatitude Louis Raphaël Sako (Irak), Patriarche de Babylone des Chaldéens

2. Mgr Luis Ladaria Ferrer (Espagne), Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

3. Mgr Angelo de Donatis (Italie), Vicaire général de Rome

4. Mgr Giovanni Angelo Becciu (Italie), Substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’État

5. Mgr Konrad Krajewski (Pologne), Aumônier apostolique

6. Mgr Joseph Coutts (Pakistan), Archevêque de Karachi

7. Mgr Antonio dos Santos Marto (Portugal), évêque de Leiria-Fatima

8. Mgr Pedro Barreto (Pérou), archevêque de Huancayo

9. Mgr Désiré Tsarahazana (Madagascar), archevêque de Toamasina

10. Mgr Giuseppe Petrocchi (Italie), archevêque de L’Aquila

11. Mgr Thomas Aquinas Manyo (Japon), archevêque d’Osaka

12. Mgr Sergio Obeso Rivera (Mexique), archevêque émérite de Xalapa

13. Mgr Toribio Ticona Porco (Bolivie), prélat émérite de Corocoro

14. Le Père Aquilino Bocos Merino (Espagne), clarétain

L’église Saint Etienne à Clémont est en pleine restauration

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Clémont (Cher) est un charmant petit village, en plein cœur de la Sologne. L’église Saint Etienne, construite en partie au 15èmesiècle, est en cours de restauration. Les deux premières tranches de travaux ont déjà été réalisées et vous pouvez voir que l’église a maintenant fière allure :

Clémont Eglise restaurée 3

L’Association Sauvegarde du Patrimoine de Clémont fait appel à votre générosité pour aider à financer la troisième tranche de travaux :

« Nous avons pour objectif de recueillir un minimum de 6.500 € afin d’espérer recevoir une subvention de la Fondation du Patrimoine d’un montant équivalent au montant collecté. Chaque don vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt. Même les dons modestes sont les bienvenus !

Au 13 mai 2018, les fonds collectés sont déjà de 1.003 €

Vous pouvez obtenir plus d’informations ou faire un don en ligne très simplement en cliquant sur le lien suivant. »

Témoignages : qui était à la messe à la cathédrale de Nantes ce matin?

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Qui confirme cette info?

Une source très fiable m’envoie cette info : « Messe solennelle de la Pentecôte…
Cathédrale de Nantes….pleine à craquer… pour des confirmations d’adultes…

L’évêque en plein sermon se fait arracher son micro par un homme qui vient de crier :

Allah Aqbar… »

— Pierre Sautarel (@FrDesouche) 20 mai 2018

Dix jours de prière à la Vierge Marie

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27 mai : journée de prière pour la vie à Lourdes

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A l’occasion de la Journée nationale pour la Vie le dimanche 27 mai, une journée de prière est organisée à la paroisse de Lourdes : le Saint Sacrement sera exposé à la fin de la messe de 11h00. Et chacun pourra venir prier pendant toute la journée.

A 17h30, les enfants sont invités pour venir réciter un chapelet pour la Vie... L’adoration se terminera après ce chapelet par le Salut et les vêpres.

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La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire, une mise en garde aux prélats orthodoxes qui rêvent d’un concile

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L’ouvrage de Guillaume Cuchet est examiné également dans le monde orthodoxe. Avec cette analyse :

Cuchet_FI-1068x777« […] Le concile a engendré une perte de repères chez les fidèles. Le texte concilaire Dignitatis humanae, publié en 1965, sur la liberté religieuse, est apparu « comme une sorte d’autorisation officieuse à s’en remettre désormais à son propre jugement en matière de croyances, de comportements et de pratique, qui contrastait fortement avec le régime antérieur », ce qui suscitait chez le père Louis Bouyer cette remarque chagrine : « Chacun ne croit plus, ne pratique plus que ce qui lui chante. »

Dans le domaine de la piété, note Cruchet, des aspects de la réforme liturgique qui pouvaient paraître secondaires, mais qui ne l’étaient pas du tout sur le plan psychologique et anthropologique, comme l’abandon du latin, la communion dans la main, la relativisation des anciennes obligations, ont joué un rôle important. De même que les critiques de la communion solennelle qui se sont multipliées à partir de 1960 et surtout de 1965, ainsi que la nouvelle pastorale du baptême (à partir de 1966) et du mariage (en 1969-1970), qui avait tendance à hausser le niveau d’accès aux sacrements en exigeant des candidats davantage de préparation et d’investissement personnel.

Dans le domaine des croyances, c’est le fait même du changement de discours qui a compté. La variation de l’enseignement officiel rendait sceptiques les humbles, qui en déduisaient que, si l’institution s’était « trompée » hier en donnant pour immuable ce qui avait cessé de l’être, on ne pouvait pas être assuré qu’il n’en irait pas de même à l’avenir. Toute une série de« vérités » anciennes sont tombées brutalement dans l’oubli, comme si le clergé lui-même avait cessé d’y croire ou ne savait plus qu’en dire, après en avoir si longtemps parlé comme de quelque chose d’essentiel.

Un autre domaine dans lequel la conjoncture a pu déstabiliser les fidèles, note l’auteur, « est celui de l’image de l’Église, de sa structure hiérarchique et du sacerdoce. La “crise catholique” des années 1965-1978 fut d’abord une crise du clergé et des militants catholiques. L’abandon de la soutane (dès 1962) et de l’habit religieux, la politisation (à gauche) du clergé, les départs de prêtres, de religieux et de religieuses, parfois suivis de leur mariage, sont apparus à beaucoup comme une véritable “trahison des clercs”, sans équivalent depuis les “déprêtrisations” de la Révolution, qui a eu les mêmes effets déstabilisants. »

Par ailleurs, « le concile a ouvert la voie à ce qu’on pourrait appeler “une sortie collective de la pratique obligatoire sous peine de péché mortel”, laquelle occupait une place centrale dans l’ancien catholicisme. […] Cette ancienne culture de la pratique obligatoire s’exprimait principalement dans le domaine des “commandements de l’Église” que les enfants apprenaient par cœur au catéchisme et dont il convenait de vérifier, lors de l’ examen de conscience préparatoire à la confession, si on les avait bien respectés », et qui incluaient notamment le devoir de sanctifier les dimanches et jours de fêtes, de confesser ses péchés et de communier au moins une fois par an, de jeûner les vendredi, aux veilles de grandes fêtes et aux périodes carémiques dites des « Quatre Temps ». Toutes ces exigences ont été assouplies, au point de disparaître, sauf la communion qui devenait systématique et se faisait sans aucune préparation, la confession et le jeûne ayant pratiquement disparu. L’assouplissement du jeûne eucharistique s’était cependant accompli en plusieurs étapes préalables: en 1953, Pie XII avait décidé, tout en maintenant l’obligation du jeûne depuis minuit avant la communion, que la prise d’eau ne le romprait plus désormais; en 1957, le motu proprio Sacram communionem réduisait le jeûne à trois heures pour la nourriture solide et une heure pour les liquides ; en 1964, Paul VI décréta qu’il suffirait dorénavant d’une heure dans les deux cas, ce qui signifiant concrètement la disparition du jeûne eucharistique, puisqu’une heure est le temps de déplacement jusqu’à l’église et le temps de la messe qui précède la communion.

Pendant cette période conciliaire et post-conciliaire, « il est frappant, note l’auteur, de voir à quel point le clergé a désinstallé volontairement l’ancien système de normes qu’il s’était donné tant de mal à mettre en place », créant inévitablement dans le peuple le sentiment qu’on lui « changeait la religion », et provoquant, dans une partie de celui-ci, une impression de relativisme généralisé.

L’auteur consacre deux chapitres entiers à des causes de décadence qui lui paraissent fondamentales: la crise du sacrement de pénitence et la crise de la prédication des fins dernières.

[…] Approchant de sa conclusion, l’auteur souligne encore les effets catastrophiques de la crise des années 60 sur la conscience dogmatique des fidèles, qui s’est en quelque sorte protestantisée: « La consécration de la liberté de conscience par le concile a souvent été interprétée dans l’Église, de manière imprévue au départ, comme une liberté nouvelle de la conscience catholique, l’autorisant implicitement à faire le tri dans les dogmes et les pratiques d’obligation. La notion même de dogme (comme croyance obligeant en conscience) est alors devenue problématique. Cette décision majeure du concile, couplée à la notion de “hiérarchie” des vérités, paraît avoir fonctionné dans l’esprit de beaucoup comme une sorte de dépénalisation officielle du “bricolage croyant” qui contrastait grandement avec le régime antérieur, où les vérités de la foi étaient à prendre en bloc et sans droit d’inventaire. Il était à prévoir que les plus désagréables d’entre elles, ou les plus contre-intuitives pour le sens commun, en feraient les frais, ce qui n’a pas manqué en effet de se produire. »

Quels que soient les facteurs externes qui aient pu jouer dans l’effondrement du catholicisme (la mentalité moderne, la pression sociale, etc…), les facteurs internes paraissent déterminants à l’auteur de ce livre. Le catholicisme lui-même porte une lourde responsabilité dans la déchristianisation de la France (et plus largement de l’Europe, car une analyse faite pour d’autres pays aboutirait à des conclusion identiques). L’aggiornmento réalisé par le concile Vatican II qui se proposait d’affronter les défis du monde moderne, n’a fait que s’accommoder à celui-ci. Pensant l’attirer, il s’est mis à sa remorque. Voulant se faire entendre de son siècle, le catholicisme s’est sécularisé. Craignant d’affirmer son identité, il s’est relativisé, au point qu’un grand nombre de fidèles ne trouvaient plus en lui les repères auxquels il étaient habitués ou qu’ils attendaient, et ne voyaient plus l’intérêt d’aller chercher en lui ce que le monde leur offrait déjà de manière moins contournée.

Les autorités catholiques cherchent à minimiser l’effondrement que décrit ce livre par divers arguments (un grand nombre de français restent catholiques et font baptiser leurs enfants; la pratique religieuse se mesure à d’autres engagements que l’assistance à la messe; la qualité a remplacé la quantité, etc.). Mais elles peinent à convaincre. Jean-Paul II est souvent présenté comme ayant opéré un redressement par rapport aux excès qui ont suivi le concile Vatican II, mais on doit constater que la pratique dominicale est passée en France de 14% au moment de son élection à 5% au moment de son décès en 2005. S’il est vrai que des communautés vivantes existant dans les villes peuvent faire illusion (comme pouvaient faire illusion les rares églises ouvertes sous la période communiste dans les pays de l’Est, bondées en raison de la fermeture des autres), de même que les rassemblement spectaculaires de jeunes lors des JMJ, les campagnes françaises montrent la réalité d’une désertification dramatique: multiplication des églises désaffectées (c’est-à-dire ne servant plus concrètement de lieu de culte), prêtres ayant la charge de 20, voire 30 paroisses, célébrant chaque dimanche une messe « régionale » pour un petit groupe de fidèles en majorité âgés et venus parfois de plusieurs dizaines de kilomètres, disparition des enterrements célébrés par des prêtres faute de célébrants disponibles, absence de contacts entre les prêtres et les fidèles en raison de leur éloignement mutuel et de l’indisponibilité des premiers, plus occupés par des réunions que par les visites pastorales…

La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire telle qu’elle est décrite dans le livre de G. Cuchet, devrait servir de mise en garde aux prélats orthodoxes qui ont rêvé et rêvent encore de convoquer pour l’Église orthodoxe un « grand concile » semblable à celui par lequel l’Église catholique a voulu faire son aggiornamento, mais qui a eu comme principal effet de provoquer son délitement interne et l’hémorragie dramatique d’un grand nombre de ses fidèles. »

C’est arrivé un 20 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Hilaire, évêque à Toulouse († v. 400)

À Toulouse, vers 400, saint Hilaire, évêque, qui construisit une petite basilique de bois sur le tombeau de son prédécesseur, saint Saturnin.

  • St Outrille (Austrégisile) évêque de Bourges († v. 624)

À Bourges, vers 624, saint Outrille (Austrégisile), évêque, qui se montra ministre de la charité, surtout pour les pauvres, les orphelins, les malades et les condamnés à mort.

  • St Baudile, martyr († IIIe s.)

Saint Baudile est le patron principal de la ville de Nîmes. Il vint s’installer à Nîmes avec sa femme. La ville n’avait pas encore d’Église constituée ni d’évêque. Des païens voulurent l’obliger à participer à un culte. Baudile s’y refusa malgré leurs coups. Jugé sur le champ et condamné à mort, il fut décapité hors des remparts. Son martyre eut lieu vers la fin du IIIe siècle. Son tombeau devint le lieu saint de la cité. Dans la suite, un monastère s’éleva à l’endroit où reposait son corps. Ce monastère fut détruit en 1563, au début de la réforme protestante à Nîmes. Ses reliques furent profanées et dispersées.

Beaucoup de paroisses en France et hors de France sont dédiées à Saint Baudile.

  • le 20 mai 325 : Constantin Ier réunit à Nicée le premier concile œcuménique de l’Histoire.

L’Empereur Constantin convoque le tout premier concile œcuménique à Nicée, dans le but d’établir l’unité de l’Église en Orient comme en Occident. Le concile met fin au conflit causé par l’arianisme, lequel nie la nature divine du Christ. En effet, le Fils de Dieu est considéré comme « consubstantiel », c’est à dire de nature semblable, au Père. De plus, les évêques adoptent le Symbole de Nicée, profession de foi chrétienne, et définissent la date précise du jour de Pâques.

  • le 20 mai 1276 : décès du pape Jean XXI.
  • le 20 mai 1303 : Traité de Paris.

Le traité est signé entre Philippe IV le Bel et Édouard Ier d’Angleterre. La France restitue l’Aquitaine (la Guyenne), à condition que le roi d’Angleterre rende hommage pour ses possessions continentales.

  • le 20 mai 1658 : le Roi Louis XIV vient dans le nord pour la prise de Dunkerque.

Il s’installe à Calais. La conquête de la ville a lieu le 14 juin suivant, au cours de la célèbre bataille des Dunes. Voir la chronique du jour.

  • le 20 mai 1756 : victoire franco-espagnole à la bataille de Minorque.

La conquête de Minorque a lieu au cours de la guerre de 7 ans. L’investissement a commencé le 18 avril, date à laquelle les troupes du maréchal de Richelieu ont entamé la conquête de l’île. Le 20 mai, la coalition franco-espagnole remporte une grande victoire navale contre les Anglais. En effet, la flotte de Toulon commandée par La Galissonière, intercepte et repousse l’escadre anglaise venant de Gibraltar pour porter secours aux Anglais assiégés. Voir les chroniques du 18 avril, du 27 juin et du 29 juin.

  • le 20 mai 1789 : naissance de Marcellin Champagnat.

Homme d’Église, ordonné prêtre le 22 juillet 1816, pédagogue averti, Marcellin Champagnat, est né le 20 mai 1789. Il fonde la société des frères maristes en 1817, à La Valla-en-Gier, dans le département de la Loire. L’objectif est l’éducation des jeunes gens pauvres des campagnes Marcellin Champagnat, meurt d’un cancer en 1840. Il est canonisé par le pape Jean Paul II le 18 avril 1999.

  • le 20 mai 1792 : la Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l’accord austro-prussien du 16 février.

En effet, la France a déclaré la guerre à l’Autriche le 20 avril.

  • le 20 mai 1794 : création du drapeau français actuel.

Il est dessiné par David à la demande de la Convention ; mais les trois couleurs sont présentes sur les drapeaux français depuis très longtemps, exemple.

Drapeau des Compagnies franches de la marine de 1690 à 1761.

  • le 20 mai 1799 : naissance d’Honoré de Balzac.

 

  • le 20 mai 1802 : rétablissement de l’esclavage.

La loi de ce jour rétablit la traite et l’esclavage dans les colonies françaises (Martinique, Guadeloupe, Réunion).

  • le 20 mai 1875 : Convention du mètre.

17 États signent à Paris la Convention du mètre. Ce traité international décide de la construction d’un nouveau prototype du mètre. Le célèbre mètre étalon en platine iridié est ainsi déposé au Bureau international des poids et mesures (BIPM) dans l’enceinte de Pavillon de Breteuil à Sèvres.

  • le 20 mai 1896 : Djibouti devient officiellement une colonie française et prend le nom de « Côte française de Somalis ».

De 1884 à 1888, Léonce Lagarde conduit une habile et dynamique politique pour asseoir la France sur le pourtour du golfe de Tadjoura, tout en nouant des liens d’amitié avec le roi du Choa qui, sous le nom de Ménélik II, devint empereur d’Ethiopie en 1889. Il favorise la naissance de Djibouti, amenée à devenir la tête d’une pénétrante ferroviaire. Par décret du 20 mai 1896, naît la Côte française des Somalis, avec comme chef-lieu, Djibouti qui détrône irrémédiablement Obock. En 1946, la colonie devient un Territoire d’outre-mer avant d’accéder à l’indépendance en 1977.

  • le 20 mai 1927 : première traversée de l’atlantique.

A 7h40, à New York, Charles Auguste Lindberg à bord du Spirit of Saint Louis décolle pour tenter la première traversée de l’Atlantique en monomoteur sans escale (33 heures 30).

  • le 20 mai 1974 : décès de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Né le 14 mai 1905 à Neuilly-sur-Seine et mort le 20 mai 1974 à Paris, Jean Daniélou est un prêtre jésuite français, théologien de renom et académicien en 1972. Créé cardinal par Paul VI en 1969, il est sacré évêque le 19 avril 1969. Voir la chronique du 14 mai.

  • le 20 mai 1990 : 7ème colloque franc-maçon du droit humain dans une chapelle catholique !

Dans la presse du jour, une grande photo sous laquelle on peut lire : « La chapelle de vacances de Ferrette, dépouillée des objets du culte catholique, a abrité le 7ème colloque franc-maçon du droit humain. Une tenue blanche a été ouverte et célébrée devant les invités dont Mr Bockel (catholique), maire de Mulhouse.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 365)

 

Le diocèse de Bayonne lance un concours vidéo pour les jeunes à l’occasion de « Diocèse en fête »

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Les organisateurs de cette journée ont proposé un concours vidéo pour les jeunes de 12 à 16 ans. Par équipe de 2 à 4, ils ont réalisé un film au format 3 minutes sur des sujets imposés : l’évangélisation, le Christ, la joie, la fraternité. Dans le contenu on veut entendre : Le Christ est ma Joie ! Les gagnantes sont deux jeunes filles de la Paroisse de Navarrenx : Alaïa et Anna-Rita. Un rayon de joie et de fraîcheur pour la journée  :

A Rome pour les 30 ans de la Fraternité Saint-Pierre

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Camp d’été en Bavière avec le Chapitre Sainte Madeleine

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RectoSéjour itinérant en Bavière du 30 juillet au 16 août 2018.

Prix : 350€, au départ de Lyon

Le Chapitre Sainte Madeleine (association catholique de jeunesse) propose à tous les jeunes de 15 à 20 ans de découvrir le sud de l’Allemagne.

Infos & inscriptions : baviere.chapitre-sainte-madeleine.fr 06 62 22 66 80 chapitresaintemadeleine@gmail.com

Le concile Vatican II représente pour le catholicisme français le moment du « décrochage »

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C’est le constat auquel est arrivé Guillaume Cuchet, dans son ouvrage Comment notre monde a cessé d’être chrétien. L’Homme Nouveau publie une intéressante discussion entre l’auteur, l’abbé Claude Barthe et l’historien Jean Chaunu. Extraits :

102129_couverture_Hres_0« Je suis parti des données rassemblées par le chanoine Boulard qui était dans l’Église le grand spécialiste après-guerre des questions sociologiques et que les historiens connaissent bien, en raison notamment de la publication en 1947 de sa fameuse Carte religieuse de la France rurale, dite « carte Boulard », qui est un des documents les plus énigmatiques et les plus explicatifs de l’histoire de France. L’avantage de cette sociologie très modeste en apparence, qui s’est attachée à décrire la situation plus qu’à véritablement l’expliquer, est qu’elle permet de prendre le problème à la racine en commençant par compter et dater les phénomènes. Ce qui, paradoxalement, manquait le plus dans la littérature « scientifique » existante sur le sujet. Tout le monde avait des idées sur les explications, les interprétations, mais on paraissait avoir fait l’économie de la première des opérations historiographiques qui consiste à décrire précisément la situation et ses tendances.

De vingt ans de comptabilité approfondie, entre, en gros, 1945 et 1965, Boulard avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée moyennant une pente légèrement déclinante, un peu déprimante, certes, parce qu’en dépit d’efforts répétés on n’arrivait pas à redresser les courbes, mais assez rassurante tout de même, parce qu’elle préservait a priori de toute mauvaise surprise. […] En mettant en série tous ces sondages et en rendant leurs données comparables, il a mis en évidence une cassure dans la pratique religieuse survenue quelque part autour de 1965. Il en a tiré une première conclusion : tout ne venait pas de 1968, comme on avait déjà tendance à le dire de son temps. […] Je suis donc entré dans le dossier avec cette date en tête, 1965-1966, que j’ai retrouvée depuis dans toute une série de cas locaux que j’ai pu examiner. Comment expliquer une telle rupture dans une histoire qui est censée ne jamais en connaître ? Il faut bien qu’il y ait eu un évènement pour la produire et, si possible, un évènement religieux parce que, comme disait Lucien Febvre, l’histoire « religieuse » procède avant tout d’explications « religieuses » (même si la religion catalyse beaucoup de « social »). D’où la nécessité de faire la part de l’évènement conciliaire dans la rupture.

Vous êtes conscient de la charge symbolique que ce constat contient ?

Oui, mais je ne suis pas du tout partie prenante des débats internes dans l’Église à ce sujet, donc cela m’est égal. Il faut que chacun fasse son travail, même si aucune thèse n’est indiscutable. Seulement la discussion doit commencer par être factuelle. Reprenant les constats de Boulard, j’ai cherché des explications proportionnées à l’évènement. […]

Abbé Barthe : […] J’apporte ici ma pierre comme témoin direct de cette époque. Né en 1947, je suis ici le plus vieux de tous. Pour donner un repère : j’ai fait ma communion solennelle en 1959. […] Quand je suis entré au séminaire en 1964, je savais que j’intégrais une corporation en péril. J’ai donc vécu la fin du Concile de l’intérieur de l’institution, au séminaire universitaire Pie XI, à Toulouse. Avant même d’avoir lu votre livre, au regard de ce que j’y ai connu, je datais le grand bouleversement de 1965-1966, notamment du point de vue liturgique. Ainsi, quand je suis entré au séminaire, en 1964, nous avions tous les dimanches une messe solennelle et des vêpres solennelles, comme celles que l’on célèbre aujourd’hui à Saint-Nicolas-du-Chardonnet ou à Saint-Eugène, à Paris. Nous sommes passés au français pour la messe et l’Office divin, à l’autel au milieu des séminaristes, au toujours moins d’agenouillement, courant 1965. […]

Nous lisions les textes de Vatican II, nous en discutions. Mais au-delà, le principal était que tout changeait et cela se manifestait par les changements de la liturgie. Les réformes se succédaient. Au bout du processus, quand j’ai quitté le séminaire Pie XI en 1968, nous avions des messes d’équipes (les séminaristes étaient désormais regroupés en « équipes ») dans la chambre de tel ou tel séminariste de l’équipe, son bureau servant d’autel… Nous avions aussi à donner une aide pastorale dans les paroisses, tous les dimanches, où nous pouvions voir ce que s’y passait. Là aussi, tout est allé très vite. Fin 1964, en tout cas en 1965, certains curés disaient déjà (je pense au curé de la paroisse des Minimes) toute la messe en français, consécration comprise.

Le bouleversement de fond était manifesté par cela. Vous avez raison de dire que les fidèles ne se sentaient plus obligés d’assister à la messe. C’est en 1967, je crois, qu’a été instaurée la messe dominicale du samedi soir. On assistait à la messe si on pouvait, et si on ne pouvait pas, on n’y assistait pas…

Auparavant il y avait eu l’abandon de la soutane et de l’habit religieux, qui a aussi produit un effet très fort sur les populations. Cela doit dater de 1961-1962, un peu avant le Concile. […] Le fait est qu’ils abandonnaient avec la soutane un marqueur très fort. « Si les curés n’ont plus d’obligation, nous non plus », se disaient les gens. Cela ne valait pas pour les paroissiens les plus impliqués, qui continuaient à aller à la messe tous les dimanches, mais pour les catholiques du pourtour, de la « périphérie ». Pour eux, plus a joué le choc du Concile, mis en œuvre par la réforme liturgique, plus a joué la sensation de l’évanouissement des normes. […] »

La vérité exprimée dans Humanæ vitæ ne change pas

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Mgr Athanasius Schneider me fait parvenir la lettre pastorale publiée par la conférence épiscopale du Kazakhstan à l’occasion du 50e anniversaire d’Humanae vitae, pour en marquer l’actualité et rappeler la vérité. C’est très volontiers que j’en reproduis ci-dessous le texte intégral :

Lettre pastorale à l’occasion du 50ème anniversaire de l’encyclique Humanæ vitæ 

Unknown-18Loué soit Jésus Christ ! Chers frères et sœurs en Christ ! L’année en cours est marquée par l’événement mémorable du 50ème anniversaire de l´encyclique Humanae vitae, avec laquelle le Bienheureux Paul VI a confirmé la doctrine du Magistère constant de l´Église au sujet de la transmission de la vie humaine. Les Évêques et les Ordinaires du Kazakhstan veulent saisir l’occasion propice pour honorer la mémoire et la pérenne importance de cette encyclique.

Pendant la dernière réunion de tous nos prêtres et sœurs religieuses à Almaty il y eut des débats approfondis sur le thème de la préparation des jeunes au sacrement du mariage. Il a été proposé de transmettre aux jeunes les vérités les plus importantes du Magistère de l´Église concernant le mariage chrétien et la sainteté de la vie humaine dès le moment de sa conception.

Nous proclamons avec la voix du Magistère de l´Église – comme nous pouvons la percevoir dans l’encyclique Humanæ vitæ et dans les documents des autres Pontifes Romains – les vérités exigeantes suivantes du “doux joug et du fardeau léger” (Mt 11, 30) du Christ :

  • “L’Église, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie” (Paul VI, Encyclique Humanae vitae, 11).
  • Est pareillement absolument à exclure, comme le Magistère de l’Église l’a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu’elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l’homme que chez la femme. Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. Et on ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédé ou qui suivront, et dont ils partageraient l’unique et identique bonté morale. En vérité, s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grandil n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien, c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux. C’est donc une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde” (Paul VI, Encyclique Humanae Vitae, 14).
  • Lorsque, par la contraception, les époux privent l’exercice de leur sexualité conjugale de sa capacité potentielle procréative, ils s´attribuent un pouvoir qui n´appartient qu´à Dieu : le pouvoir de décider en dernière instance la venue à l’existence d´une personne humaine. Ils s´attribuent la qualité de n´être pas les coopérateurs de la puissance créatrice de Dieu, mais d´être des personnes qui disposent, en définitive, de la source de la vie humaine. Dans cette perspective, il faut considérer la contraception, objectivement, si profondément illicite, qu´elle ne puisse jamais et par aucune raison être justifiée. Penser ou affirmer le contraire, équivaut à estimer qu´il peut y avoir des situations de la vie humaine, où il serait licite de ne pas reconnaître Dieu comme Dieu” (Jean-Paul II, Discours aux participants au séminaire d´études sur la procréation responsable, 17 septembre 1983).
  • “De nombreuses personnes pensent que l’enseignement chrétien, quoique vrai, serait cependant impossible à mettre en œuvre, au moins dans certaines circonstances. Comme la tradition de l’Église l’a constamment enseigné, Dieu ne commande pas l’impossible, mais tout commandement comporte aussi un don de grâce qui aide la liberté humaine à l’accomplir. Mais sont cependant nécessaires la prière constante, le recours fréquent aux sacrements et l’exercice de la chasteté conjugale. […] Aujourd’hui plus qu’hier, l’homme recommence à ressentir le besoin de vérité et de raison droite dans son expérience quotidienne. Soyez toujours prêts à dire, sans ambiguïté, la vérité sur le bien et le mal concernant l’homme et la famille” (Jean-Paul II, Discours aux participants au séminaire d’études sur la procréation responsable, 5 juin 1987).
  • “La Lettre encyclique Humanæ vitæ élaborée à la lumière d’une décision difficile, constitue un geste significatif de courage en réaffirmant la continuité de la doctrine et de la tradition de l’Église. […] Cet enseignement manifeste non seulement sa vérité de façon immuable, mais il révèle également la clairvoyance avec laquelle le problème fut affronté. […] Ce qui était vrai hier, reste également vrai aujourd’hui. La vérité exprimée dans Humanæ vitæ ne change pas ; au contraire, précisément à la lumière des nouvelles découvertes scientifiques, son enseignement se fait plus actuel et incite à réfléchir sur la valeur intrinsèque qu’il possède.” (Benoît XVI, Discours aux participants au Congrès International, organisé à l’occasion du 40 anniversaire de l’encyclique Humanæ vitæ, 10 mai 2008).
  • “L’Encyclique Humanæ vitæ est inspirée par l’enseignement biblique et évangélique intangible, qui conforte les prescriptions de la loi naturelle et les impératifs — que nul ne peut supprimer — de la conscience concernant le respect de la vie, dont la transmission est confiée à la paternité et à la maternité responsables, ce document est devenu aujourd’hui d’une actualité nouvelle et plus urgente à cause des atteintes portées par des législations publiques à la sainteté indissoluble du lien matrimonial et au respect intangible dû à la vie humaine dès le sein maternel. […] Face aux dangers que nous avons précisés, comme devant les douloureuses défections de caractère ecclésial ou social, nous nous sentons poussé, comme l’apôtre Pierre, à aller vers Lui, comme l’unique salut, et à lui crier : ‘Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle’ (Jn6, 68). Lui seul est la vérité. Lui seul est notre force, Lui seul est notre salut” (Paul VI, Homélie, 29 juin 1978).

Toute l´histoire humaine a donnée des preuves suffisantes du fait qu´un vrai progrès de la société dépend en grande partie des familles nombreuses. Cela vaut d´autant plus pour la vie de l’Église. Le pape François nous rappelle cette vérité : “Voir tant de familles nombreuses qui accueillent les enfants comme un véritable don de Dieu apporte réconfort et espérance. Ils savent que chaque enfant est une bénédiction” (Audience générale, 21 janvier 2015).

Que les paroles suivantes de saint Jean-Paul II, pape de la famille, soient lumière, force, consolation et joyeux courage pour les couples catholiques et pour les jeunes hommes et femmes qui se préparent à la vie du mariage et de la famille catholique.

“Nous avons une confirmation singulière du fait que le chemin de sainteté accompli ensemble, comme couple, est possible, beau, extraordinairement fécond et qu’il est fondamental pour le bien de la famille, de l’Église et de la société. Cela nous invite à invoquer le Seigneur, pour que soient toujours plus nombreux les couples d’époux en mesure de faire transparaître, dans la sainteté de leur vie, le ‘grand mystère’ de l’amour conjugal, qui tire son origine de la création et qui s’accomplit dans l’union du Christ avec l’Église (cf. Ep 5, 22-23). Comme tout chemin de sanctification, le vôtre n’est pas facile non plus. Nous savons que de nombreuses familles cèdent au découragement dans ces cas. Je pense, en particulier, à ceux qui vivent le drame de la séparation ; je pense à ceux qui doivent affronter la maladie et à ceux qui souffrent de la disparition prématurée de leur conjoint ou d’un enfant. Dans ces situations, on peut également apporter un grand témoignage de fidélité dans l’amour, rendu encore plus significatif par la purification à travers le passage dans le creuset de la douleur. Très chers époux, ne vous laissez jamais vaincre par le découragement : la grâce du sacrement vous soutient et vous aide à élever sans cesse les bras vers le ciel comme Moïse, dont nous a parlé la première Lecture (cf. Ex 17, 11-12). L’Église est proche de vous et vous aide par sa prière, en particulier dans les moments difficiles. Dans le même temps, je demande à toutes les familles de soutenir à leur tour les bras de l’Eglise, afin qu’elle ne vienne jamais à manquer à sa mission d’intercéder, de consoler, de guider et d’encourager” (Jean Paul II, Homélie pour la béatification des serviteurs de Dieu Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini, 21 octobre 2001).

“Que la Vierge Marie, qui est Mère de l’Eglise, soit également la Mère de ‘l’Église domestique’ ! Que grâce à son aide maternelle, toute famille chrétienne puisse devenir vraiment une ‘petite Eglise’ dans laquelle se reflète et revive le mystère de l’Église du Christ ! Elle qui est la Servante du Seigneur, qu’elle soit l’exemple de l’accueil humble et généreux de la volonté de Dieu ! Elle qui fut la Mère douloureuse au pied de la croix, qu’elle soit là pour alléger les souffrances et essuyer les larmes de ceux qui sont affligés par les difficultés de leurs familles ! Et que le Christ Seigneur, Roi de l’univers, Roi des familles, soit présent, comme à Cana, dans tout foyer chrétien pour lui communiquer lumière, joie, sérénité, force” (Jean Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio, 86).

Astana, 13 mai 2018, mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Fátima

Vos Évêques et Ordinaires:

  • + José Luis Mumbiela Sierra, évêque du diocèse de la Très Saint Trinité en Almaty et Président de la Conférence des Évêques Catholiques du Kazakhstan
  • + Tomash Peta, archevêque métropolitain de l´archidiocèse de Sainte Marie en Astana
  • + Adelio Dell’Oro, évêque de Karaganda
  • + Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l´archidiocèse de Sainte Marie en Astana
  • Très Révérend Abbé Dariusz Buras, Administrateur Apostolique de Atyrau
  • Très Révérend archiprêtre mitré Vasyl Hovera, Délégué de la Congrégation pour les Églises Orientaux pour les fidèles gréco-catholiques de Kazakhstan et Asie Centrale

Ne mettons pas notre confiance dans l’humain

Posted:

Cet ouvrage posthume de l’abbé Louis Pelletier (1960-2015), prêtre du diocèse de Paris, est destiné à noua aider à parvenir à la maturité spirituelle, dans notre temps d’immédiateté, de superficialité, de sentimentalisme, afin de vivre la plénitude de notre être donnée par le Christ. Nourri des Ecritures et de la Tradition, l’abbé Pelletier évoque le péché originel, la Rédemption, le liberté que nous donne Notre-Seigneur, la communion de l’Eglise et la Vierge Marie. Extraits choisis :

Pelletier« L’Eglise est sainte parce qu’elle est l’épouse du Christ, mais elle est imparfaite parce qu’elle renferme des pécheurs en son sein. Nous avons besoin de poser un regard de foi pour nous laisser rejoindre et toucher par le Christ à travers les signes et les instruments qu’il a choisis. L’Eglise est « celle qui appartient au Seigneur ». Elle demeure son instrument malgré ses imperfections. La maturité consiste à dépendre de l’Eglise en ne voyant que Jésus, en ne dépendant que de Lui seul. « Maudit l’homme qui se confie en l’humain » (Jr 17,). Ne cherchons pas un appui humain dans l’Eglise. Ne mettons pas notre confiance dans l’humain. Laissons Jésus se servir de qui il veut, quand il veut, en mettant notre confiance en lui seul. Nous éviterons de tomber dans des dépendances aliénantes, des attachements malsains. »

« Réprimander son frère, c’est lui offrir la possibilité de se convertir, alors « si tu ne parles pas pour avertir le méchant d’abandonner sa conduite mauvaise afin qu’i livre, le méchant, lui, mourra de sa faute… » (Ez 3,18). Une des difficultés de notre époque est qu' »au lieu de la sévérité avec laquelle on s’efforce de corriger les consciences erronées, on prône un tel respect de la conscience qu’il supprime le devoir de dire la vérité » [Jean-Paul II Reconciliatio et paenitentia]

17 juin : pèlerinage National de Vivières

Posted:

V

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière
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