Le Salon Beige: 19 nouveaux articles:Derrière l’avortement en Irlande, George Soros-le vieux crapaud assassin qui fait « mauvais usage du mauvais argent » avant d’aller rôtir en un enfer auquel il ne croit pas car « il croit à n’importe quoi comme tous les athhées (G.K.Chesterton)-et varia

Le Salon Beige: 19 nouveaux articles

Link to Le Salon Beige

C’est arrivé un 30 mai…

Posted:

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)

Hubert était un prince de la lignée de Clovis, Roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d’une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l’étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! » Aussitôt, se jetant sur l’animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C’est là, sans doute, le premier titre de saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs.

Plus tard, Hubert chassait, un vendredi saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, un beau cerf, qu’il poursuit avec ardeur, s’arrête et lui fait face. Entre les cornes de l’animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : « Hubert ! Hubert ! Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer. – Seigneur, s’écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse ? – Va vers l’évêque Lambert, il t’instruira. »

Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d’Aquitaine, se revêt d’un costume de pèlerin et s’achemine vers Rome. Comme il arrivait au tombeau des saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l’évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l’ordre d’envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier à la basilique de Saint-Pierre. Le Pontife trouva en effet l’humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la volonté de Dieu.

De retour en sa patrie, il fonda l’évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu’on se lassât de l’entendre. À la puissance de la parole il joignait celle des miracles. À sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l’incendie s’éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde : « Le Dieu d’Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le dans la prière et le jeûne ; la miséricorde fera le reste. »

Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. » Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu. On l’invoque spécialement contre la rage et contre la peur.

  • Ste Jeanne d’Arc, « La Pucelle d’Orléans », Patronne secondaire de la France, (1412-1431)

Sainte Jeanne d’Arc montre d’une manière particulièrement éclatante combien Dieu se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l’accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d’Arc naît à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d’Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l’Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle se confessait et communiait très régulièrement ; tous les témoignages contemporains s’accordent à dire qu’elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d’elle : « Je n’ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n’y a pas sa pareille dans toute la paroisse. »

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Jeanne avait treize ans quand l’Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père et lui donna des conseils pour sa conduite. Il lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l’Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu’ici la vie de Jeanne est celle d’une pieuse bergère ; elle va devenir celle d’une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi est sacré à Reims.

Jeanne fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit de nombreux outrages, elle fut condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431).

Jeanne d’Arc a été béatifiée le 18 avril 1909, par saint Pie X, et proclamée sainte le 16 mai 1920 par le pape Benoît XV. Sainte Jeanne d’Arc a été déclarée Patronne secondaire de la France par un Bref du pape Pie XI, le 2 mars 1922.

  • Bse Marie-Céline de la Présentation, clarisse morte de tuberculose à 19 ans († 1897)

Marie-Céline de la Présentation (au siècle Jeanne Germaine Castang) naît le 23 mai 1878 à Nojals, près de Beaumont-en-Périgord. Son père était issu d’une famille de propriétaires terriens et sa mère d’une famille de notaires. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma « la petite Maine »

En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s’était aventurée dans l’eau froide du petit ruisseau proche de l’école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l’effet d’une poliomyélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n’entama pas la foi et la piété de l’enfant. Les parents Castang élevaient leurs enfants dans l’amour de Dieu et du prochain. Les Sœurs de Saint-Joseph complétaient cette éducation. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l’Eucharistie.

Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L’affaire n’ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s’installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement. Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d’une ferme à l’autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe.

Ne pouvant assurer la survie de sa famille, le père de Germaine se rendit à Bordeaux pour chercher du travail et loua une petite maison rue de Puységur. Au printemps 1890, toute la famille le rejoignit, quittant le logement insalubre de Salabert où trois des onze enfants avaient trouvé la mort. Deux autres mourront à Bordeaux de tuberculose et de malnutrition. En 1892, le père trouva du travail comme gardien d’un château à La Réole. Toute la famille se rendit à ce château, sauf Germaine qui resta à Bordeaux, où elle avait été hébergée par charité, dans une pension tenue par les Sœurs de Marie-Joseph. C’est à Bordeaux qu’elle fut opérée du pied à l’hôpital des enfants. Elle apprit la couture et se prépara à la première Communion et à la Confirmation qu’elle reçut dans la Cathédrale de Bordeaux.

Le 29 décembre 1892, sa mère mourut. Germaine vint prendre sa place auprès de son frère aîné Louis, gravement atteint par la tuberculose. Elle veilla sur lui jusqu’à sa mort le 6 février 1893, dormant sur le plancher de la chambre, où elle contracta certainement la maladie. Depuis sa jeune enfance, Germaine désirait devenir religieuse. Son premier souhait avait été d’entrer chez les Clarisses. Elle avait été refusée à cause de son handicap. Après la mort de sa mère, elle voulut rejoindre sa sœur Lucie dans la Congrégation de Saint-Joseph à Aubenas. Pour le même motif, elle ne put y entrer. De retour au pensionnat, Germaine reprit les travaux de couture tout en menant une vie de prière et de sacrifice qui édifiait son entourage.

Au cours d’une promenade en compagnie d’une amie, cette dernière lui proposa de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d’exception. Elle fut admise dans la communauté de l’Ave Maria le 12 juin 1896. Elle prit l’habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation.

Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l’Église. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l’amour de Dieu. Elle meurt le 30 mai 1897, à l’âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma « la sainte aux parfums ». La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier.

Marie-Céline de la Présentation, déclarée vénérable le 22 janvier 1957, fut béatifiée le 16 septembre 2007, dans la cathédrale de saint André de Bordeaux, par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI. Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l’exclusion, le handicap et la souffrance jusqu’à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: « Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel… Là haut, je n’oublierai personne ».

  • le 30 mai 1232 : Antoine de Padoue, frère mineur et docteur de l’Eglise est canonisé par Grégoire IX.

Né à Lisbonne, contemporain de saint François d’Assise Antoine s’appelle en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entre tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra, où il est ordonné prêtre. En 1220, il entre chez les Frères Mineurs et prend le prénom d’Antoine. Il désirait aller au Maroc, afin d’y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il doit rentrer en Europe.

Le 30 mai 1221, au chapitre de l’Ordre à Assise, il révèle ses talents de prédicateur et de théologien, en présence de saint François d’Assise. Il est envoyé prêcher, et enseigner à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C’est aussi dans cette ville qu’il retrouve miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume de retrouver les objets perdus. En 1231, Il prêche le Carême à Padoue et y meurt d’épuisement à 36 ans. Il est le saint patron du Portugal depuis 1934 (décret du pape Pie XI), canonisé dès 1232, Grégoire IX, mais déclaré docteur de l’Église seulement en 1946. Son culte se développe largement à partir du XVIe siècle.

« Saint Antoine « a fortement contribué au développement de la spiritualité franciscaine grâce à sa grande intelligence, à son sens de l’équilibre, à son zèle apostolique et à sa ferveur mystique… Il fut l’un des premiers grands théologiens des Frères Mineurs pour ne pas dire le premier ». Saint Antoine a composé un cycle de sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l’Église, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses semons reprenaient toute la fraîcheur et la beauté de l’Évangile ». Dit de Padoue ou de Lisbonne, Antoine définit la prière « comme une relation d’amitié où l’homme dialogue avec le Seigneur », l’articulant en quatre dispositions indispensables: ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier. Cet enseignement résume la théologie franciscaine, « la centralité de l’amour divin qui s’ouvre à la sphère affective et à la volonté cordiale, qui est aussi source d’un connaissance spirituelle qui dépasse toutes les connaissances ». Le Docteur évangélique, a ajouté Benoît XVI, connaissait bien les défauts de la nature humaine, et « la tendance à tomber dans le péché. Il exhortait sans cesse à combattre l’inclination à l’avidité, à l’orgueil et à l’impureté… Au début du XIII siècle, dans un contexte de renaissance des villes et du commerce, le nombre des personnes insensibles aux pauvres s’accroissait. Ainsi invitait-il les fidèles à rechercher l’amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur ». Cet enseignement « est tout aussi valable aujourd’hui, face à la crise économique, aux inégalités qui appauvrissent tant de personnes et accroissent la pauvreté. »(*)

(*) La catéchèse de l’audience générale du 10 février 2010, du pape émérite Benoit XVI.

Saint Antoine est l’interlocuteur des pauvres, qui écoute quiconque a quelque souffrance du corps ou de l’esprit à partager. Nombreux sont ceux qui expérimentent son action protectrice et bienfaitrice dans leur vie. Saint Antoine est le visage de la bonté salvatrice de Dieu, qui se dévoile et se fait par lui réalité concrète et tangible. Saint Antoine est ressenti comme l’appel miséricordieux et délicat à la conversion et la pénitence. Saint Antoine a eu une prédilection particulière pour les enfants pour qui, il a réalisé de nombreux miracles, de son vivant. C’est pourquoi s’est établie la tradition de mettre les petits dès leur naissance sous la protection du Saint. A cette coutume s’ajoute celle de faire porter aux enfants l’habit franciscain pour remercier le Saint de la protection reçue et la faire connaître aux autres.

Il est fêté le 13 juin ; sa fête est précédée de La « Tredicina », terme qui désigne les treize jours de préparation précédent sa fête. C’est aussi une prière articulée en treize points, qui fait revivre, en guise d’évocation, les aspects les plus significatifs de la vie et de la sainteté d’Antoine, en les intercalant avec les prières les plus communes de la pitié chrétienne.

Le pain de Saint Antoine :

Dans certaines églises franciscaines, particulièrement attachées à Saint Antoine, on a l’habitude, le jour de sa fête, de bénir des petits pains qui sont ensuite distribués aux fidèles et consommés par dévotion. Une telle dévotion vient certainement de l’initiative des « pains des pauvres » qui était autrefois très vivante auprès des églises. Aujourd’hui encore, près de la Basilique, opèrent la Caritas antoniana et le Pane di sant’Antonio, deux organismes humanitaires qui expriment dans des formes plus actuelles l’aide matérielle envers les nécessiteux.

  • le 30 mai 1431 : Jeanne d’Arc est brûlée vive sur la place du vieux marché à Rouen.

Jeanne d’Arc est condamnée à mort comme « relapse », c’est-à-dire retombée dans l’hérésie, sur la place du Vieux-Marché, à Rouen. Jeanne a réussi à délivrer Orléans assiégée par les Anglais et à faire sacrer Charles VII à Reims. Mais elle a été capturée par les Bourguignons à Compiègne et vendue aux Anglais pour 10 000 livres, puis confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et leur allié. Le Roi ne fait pas un geste en sa faveur. Cauchon la condamne à être brulée vive lors d’un procès inique en 1431.

Elle est brûlée vive, le 30 mai 1431, place du Vieux-Marché à Rouen par le bourreau Geoffroy Thérage, après avoir été condamnée pour hérésie par un tribunal ecclésiastique.

«Ah! Rouen! Rouen! S’écrie-t-elle, j’ai bien peur que tu n’aies à souffrir de ma mort. » Soudain elle pousse un cri : « Maître Martin, prenez garde, descendez…, le feu. »

Le bourreau venait d’allumer les fagots par en bas. Ladvenu rejoint Ysambard au pied du bûcher, et ils ne cessent tous deux de parler à Jeanne à travers les flammes, de tenir le crucifix devant ses yeux. Cependant la fumée s’élève, le bois crépite

«Saint Michel! Saint Michel! Non, mes voix ne m’ont pas trompée, ma mission était de Dieu, Jésus! Jésus! » La douleur lui arracha un dernier cri d’angoisse : « De l’eau! De l’eau bénite! » Mais bientôt elle redit avec une énergie nouvelle : « Jésus! Jésus! Jésus! » Et elle meurt en criant : « Jésus! » »

Elle est réhabilitée en 1456, canonisé en 1920.

  • le 30 mai 1483 : sacre de Charles VIII l’Affable.

Charles VIII de France ou Charles VIII l’Affable, naît le 30 juin 1470 au château d’Amboise, il meurt, à 28 ans, le 7 avril 1498 au même endroit, en heurtant violemment de son front un linteau de pierre placé trop bas (cf. la chronique de ce jour) ; fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il est Roi de France de 1483 à 1498. Il épouse Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, le 6 décembre 1491 au château de Langeais (cf. la chronique de ce jour). Voir aussi les chroniques du 7 avril et du 30 juin.

  • le 30 mai 1574 : décès de Charles IX de France, Roi de France.

Charles IX est né le 27 juin 1550 au château de Vincennes, Il est le quatrième Roi de la famille des Valois-Angoulême. Fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il succède à son frère François II à l’âge de dix ans et meurt sans enfant mâle légitime à vingt-trois ans. Son règne est marqué par les guerres de Religion, qui déchirent le royaume et par la décision d’exécuter les chefs de file protestants lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Il meurt le 30 mai 1574. Voir les chroniques des 05 et 15 mai, du 27 juin et du 24 août.

  • le 30 mai 1631 : publication de La Gazette, premier journal français.

Théophraste Renaudot, médecin du Roi, obtient du cardinal de Richelieu le monopole de la presse. Il lance la feuille d’information hebdomadaire La Gazette qui tire son nom de « gazetta », une monnaie qui équivaut à Venise au prix d’un journal. La Gazette devient vite l’organe officieux du pouvoir, Louis XIII y écrit régulièrement. Un prix littéraire, le prix Renaudot, fondé en 1925, perpétue la mémoire du fondateur de la presse française.

  • le 30 mai  1786 : la justice rend son verdict dans l’affaire du collier de la reine.

Avant d’aborder les conclusions du procès il est important de se rappeler les circonstances de l’affaire.

De 1774 à 1783, la Maçonnerie, sans relâche, couvre Marie-Antoinette avec la boue de ses pamphlets. Louis Dasté dans son livre Marie-Antoinette et le complot maçonnique, (éditions La Renaissance Française, page 30) rappelle une réflexion de Napoléon :

«Méditant, à Sainte-Hélène, sur les événements de la Révolution, Napoléon remontait à l’Affaire du Collier. « Peut-être, disait-il, la mort de la Reine date-t-elle de là. » Goethe pensait de même. Avant eux, Mirabeau avait dit : « Le procès du Collier a été le prélude de la Révolution ». (M. FUNCK-BRENTANO, La Mort de la Reine, Paris, 1902, p. 9.) »

L’affaire du Collier a été montée de toutes pièces pour salir la Reine dont la fermeté de caractère était un danger pour les ennemis de la Monarchie. Louis Dasté, page 33, cite ainsi M.G Bord :

« L’Affaire du Collier, organisée par la Stricte Observance et les Amis Réunis de Paris, fut élaborée à l’Hôtel Boulainvilliers, à Passy. » (M. G. BORD, La Conspiration Maçonnique de 1789 : Le Correspondant, mai 1906, p. 526.) »

Enfin, Louis Dasté, page 48, cite ainsi les frères Goncourt:

«La Révolution, écrivent les Goncourt (et la Révolution, ajoutons-nous, c’est la Maçonnerie), la Révolution a compris, dès les premiers jours, qu’il n’est qu’un danger pour elle. Ce danger est la Reine. L’intelligence de la Reine, sa fermeté, sa tête et son cœur, voilà, l’ennemi et le péril. (E. et J. de GONCOURT, Histoire de Marie-Antoinette, 3e édit., Paris, Didot, 1863, p. 250.) Il était urgent que la Reine disparût pour que le chemin fût libre. « La grande dame devait s’en aller, si elle ne préférait pis». Tel était le langage des membres de la Constituante dans les salons de Paris ; tel était l’avertissement officieux que lui faisaient donner les constitutionnels. (Id., ibid., p. 252.)

Le cardinal de Rohan, grand aumônier de la Cour, est rempli d’ambition désirant ardemment devenir premier ministre, mais il doit souffrir l’hostilité de Marie-Antoinette en raison d’incidents remontant à l’époque où elle était Dauphine. Une descendante des Valois, une aventurière ruinée, Mme de la Motte le persuade qu’elle est entrée dans l’intime familiarité de la Reine et qu’elle est en mesure de faciliter son retour en grâce. Avec l’aide du maçon Cagliostro, elle monte une cabale qui amène le cardinal à accepter, le 11 août 1784, une entrevue secrète dans les jardins de Versailles ; Nicole d’Oliva y jouant le rôle de la Reine.

La Motte entretient au nom de la Reine une fausse correspondance avec le naïf Rohan, profitant au passage de la crédulité du prélat pour lui soutirer de l’argent.

En décembre 1784, ayant fait la connaissance de Boehmer, joaillier de la Cour, qui n’avait pas réussi à vendre à Louis XV un collier de diamants de 1.800.000 livres, elle combine un plan pour se l’approprier. Un courrier daté du Petit Trianon, et signé Marie-Antoinette de France, alors que la Reine ne signe que Marie-Antoinette, lui demande d’acheter le bijou.

Le 15 août, jour de l’Assomption, éclate le scandale. Le Cardinal, venu pour officier à la chapelle de Versailles, est arrêté au palais, sur ordre du Roi Louis XVI. Le 18 août 1785, Mme de la Motte est arrêtée à Bar-sur-Aube; le 23, Cagliostro, sa femme et son adepte, le baron de Planta, rejoignent à la Bastille la fille des Valois.

Le Roi laisse au prince de Rohan le choix d’être jugé par son Souverain, comme les lois l’autorisent, ou par le Parlement. Le Cardinal choisit le Parlement, où la maçonnerie siège majoritairement. L’émotion est intense, non seulement en France mais à travers toute l’Europe. Le verdict tombe le 30 mai 1786.

Jeanne de Valois de Saint-Rémy, comtesse de la Motte, est condamnée à l’unanimité des voix à être fouettée nue par le bourreau, marquée sur les épaules de la lettre V (voleuse), à être enfermée à la Salpêtrière pour le reste de ses jours et avoir tous ses biens confisqués. Le comte de la Motte est condamné aux galères perpétuelles, Rétaux à l’exil hors du royaume. Nicole d’Oliva est acquittée avec un blâme, Cagliostro est déchargé de toute accusation. Alors que le procureur général avait pointé du doigt que l’attitude du Cardinal concernant ce qui s’est passé dans le jardin de Versailles était « un crime qui exige les réparations les plus authentiques et les plus solennelles pour cette témérité d’oser ainsi manquer de respect aux personnes sacrées du Roi et de la Reine, les Parlementaires d’opposition – dominés par l’esprit maçonnique – s’élevèrent violemment contre Joly de Fleury et ont repoussé les conclusions du Procureur général et déchargé Rohan de toute accusation.

Louis Dasté dans son livre Marie-Antoinette et le complot maçonnique, (éditions La Renaissance Française, page 64) conclue :

« Cet acquittement, cette réhabilitation complète du Cardinal, dont le rôle dans la scène du Bosquet avait si gravement outragé le Roi et la Reine, c’était aux yeux de la foule simpliste la condamnation de Marie-Antoinette…La Maçonnerie avait remporté une victoire décisive. »

La lecture de son livre compare ensuite la manipulation médiatique qui suit le jugement avec celle de l’affaire Dreyfus.

  • le 30 mai 1837 : traité de Tafna.

Le traité de Tafna est signé par Abd El-Kader et le général Bugeaud. Il est conclu après la bataille de la Sickak en Algérie. Ainsi l’émir reconnaît la souveraineté française en Afrique du Nord. De son côté, la France reconnaît la souveraineté de l’émir sur les deux tiers de l’Algérie. Abd El Kader établit alors sa capitale dans la ville de Mascara.

  • le 30 mai 1926 : fin de la guerre du Rif.

Les campagnes menées dans le Rif marocain par les Espagnols et les Français entre 1921 et 1926 contre les tribus révoltées s’achèvent. Abd el-Krim, le chef de la résistance marocaine, est acculé à la reddition. Le Rif n’est pacifié définitivement que l’année suivante. Le Maroc obtient son indépendance en 1956.

  • le 30 mai 1968 : manifestation pro gaulliste à Paris.

A son retour de Baden-Baden, dans un discours virulent, le général De Gaulle dénonce la « chienlit », appelle au soutien du gouvernement et annonce son intention de dissoudre l’Assemblée. Une manifestation, réponse de celle du 13 mai 1968 et, en faveur du gouvernement, réunit près d’un million de personnes dans les rues de Paris.

  • le 30 mai 1992 : l’ONU impose un embargo pétrolier, commercial et aérien contre la Serbie et le Monténégro.

C’est la résolution 757.

FN : l’eurodéputé Bernard Monot rejoint le groupe où siège Florian Philippot

Posted:

DeYUx_5XcAAur0q

L’Opinion précise :

« Le groupe ENL, que copréside Nicolas Bay, ne compte donc plus que 16 élus français du FN, après les départs successifs de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade, Florian Philippot, Sophie Montel et Mireille d’Ornano. Ironie de l’histoire: alors que Bernard Monot n’était jamais tendre dans ses commentaires sur Florian Philippot, ils vont se retrouver dans le même groupe et avec des positions divergentes sur l’euro

[…] Bernard Monot avait subi une grosse déception au dernier congrès du Front national, les 10 et 11 mars à Lille. Arrivé 15e du vote des militants pour le Conseil national (ex-comité central), il n’avait pas été renouvelé par Marine Le Pen dans le bureau national (ex bureau politique), et n’était pas du tout certain de se retrouver en position éligible aux élections européennes de 2019. Il avait également été battu pour la vice-présidence du groupe ENL (Europe des Nations et des Libertés). […] Depuis plusieurs jours, son transfert était annoncé à Debout la France. Mais son président, Nicolas Dupont-Aignan, assurait mardi après-midi que ce n’était qu’une « rumeur ». »

ISSEP : la proportion de professeur de gauche sera à peu près équivalente à celle de professeurs de droite à Sciences Po’ Paris

Posted:

Capture d’écran 2018-05-29 à 19.11.13Patrick Louis, co-président du conseil scientifique de l’ISSEP, fondé par Marion Maréchal, était invité de Lyon Mag. Il déclare :

« On fait de très bonnes choses dans les autres universités. Il y a des formations en sciences politiques qui sont des vieilles dames et qui travaillent bien. Mais nous considérons que, si sur le plan de la culture générale il y a beaucoup de bonnes choses qui sont faites, il manque à notre sens deux points. Le premier, c’est tout ce qui est le travail sur soi, le leadership et le connaît-toi toi-même et cela ne peut se vivre que par une pratique d’une petite communauté universitaire. La deuxième chose, c’est de donner une porte d’entrée directe dans le marché du travail (…) en inculquant les métiers du directeur de gestion de projets ».

Sur la forme, il promet que

« la proportion de professeur de gauche chez nous sera à peu près équivalente à celle de professeurs de droite à Sciences Po’ Paris. Ce qui nous intéresse, c’est le débat contradictoire. On ne va pas enseigner que la pensée unique. (…) Il y a besoin de reprendre les choses un peu différemment. (…) Il est bon que des écoles privées viennent pour secouer un peu le bazar et proposer une nouvelle offre. Et on espère qu’elle contribuera à la richesse intellectuelle du pays. »

Derrière l’avortement en Irlande, George Soros

Posted:

D’Olivier Bault dans Présent :

Unknown-13« Un document de l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros, qui a fuité dans les médias en 2016, exposait un plan pour libéraliser l’avortement dans le monde. En Europe, le plan de l’OSF prévoyait de s’attaquer d’abord à l’Irlande en finançant la campagne pour un référendum sur cette question. L’idée, c’est que si l’Irlande tombe, il sera plus facile ensuite de chercher à faire légaliser l’avortement en Pologne, désignée comme deuxième objectif. Une légalisation de l’avortement en Pologne est toutefois très improbable, même après la large victoire du oui en Irlande. […] »

Conseil de l’Europe : confrontation entre les Droits de l’Homme et la Charia

Posted:

De Nicolas Bauer suir l’ECLJ :

Images« Depuis janvier 2016, la discussion à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) d’un rapport sur l’incompatibilité de la charia islamique avec les droits de l’homme se fait attendre. L’ECLJ a pu consulter sa version la plus récente, datée du 19 avril 2018, qui montre avec lucidité l’échec et l’impossibilité de l’intégration de l’islam dans le système de protection des droits de l’homme. Des stratégies dilatoires sont utilisées afin d’éviter le débat autour de ce rapport, qui déplaît à la fois aux pays musulmans et aux idéologues progressistes. Le député hollandais Pieter OMTZIGT (PPE/DC), initiateur de la proposition de résolution demandant la réalisation du rapport, expliquait déjà à l’ECLJ en février 2017 : « Les choses n’avancent pas très vite mais cela devrait être fait cette année ». L’examen de ce rapport sur la charia était à l’ordre du jour de la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’APCE le 25 avril 2018, mais a été annulé le matin même.

Cette procrastination semble liée aux pressions de la Turquie et de son affidé l’Azerbaïdjan sur le rapporteur Antonio GUTIERREZ (PSOE). Ces deux pays avaient contribué à écarter de la rédaction de ce rapport les députés connus pour être critiques sur l’islam, en particulier Pieter OMTZIGT, qui avait rassemblé 27 députés pour demander ce rapport et était donc pressenti pour être rapporteur. Contrairement à l’usage, un autre député a cependant été désigné, Meritxell MATEU (ADLE), qui a quitté l’APCE et a été remplacé par Antonio GUTIERREZ. Ce dernier n’avait pas signé la proposition de résolution demandant ce rapport sur la charia et a été élu rapporteur avec le soutien des députés de la Turquie et de l’Azerbaïdjan. En ajournant l’examen du rapport par la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme, Antonio GUTIERREZ retarde le vote et l’adoption de la résolution qui pourrait en découler. Ce report de réunion en réunion vise-t-il à ce que le rapport sur la charia tombe aux oubliettes ? […]

Le rapport sur la charia a le mérite de trancher avec le droit international actuel et d’adopter une conception objective de l’islam. Il reconnaît notamment que tous les musulmans doivent obéir à la charia (§ 8), en citant le Coran : « A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre » (Coran, V, 48). Cette même charia, dont le contenu est lui aussi objectif, a déjà été déclarée dans l’arrêt Refah Partisi de la CEDH « [incompatible] avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention ». De même, le système multijuridique qui en découle, impliquant la discrimination des chrétiens et des juifs (dhimmis) et le mépris envers les « kouffars » (polythéistes, athées ou assimilés), « enfreindrait indéniablement le principe de non-discrimination des individus dans leur jouissance des libertés publiques ». Dans le même arrêt, les juges de Strasbourg ont rappelé que « chacun peut suivre dans sa sphère privée les exigences de sa religion ». Cependant, le rapport sur la charia montre bien qu’empêcher les musulmans d’appliquer et de défendre la charia publiquement revient à leur demander d’abandonner un pan essentiel de leur religion. L’islam est donc implicitement reconnu comme contraire à la Convention européenne et il est par conséquent demandé aux musulmans d’être moins musulmans.

Si, comme le montre le rapport sur la charia, des éléments consubstantiels à l’islam sont contraire à la Convention européenne, que doit-on faire avec les musulmans vivant en Europe en grand nombre ? Quelles conséquences les États membres doivent-ils tirer de ce constat d’incompatibilité en ce qui concerne notamment leur rapport avec l’islam ou les politiques d’immigration ? C’est bien pour éviter d’ouvrir ces débats que des manœuvres dilatoires retardent et tentent d’empêcher toute discussion autour du rapport sur la charia. »

“Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter”

Posted:

Cette phrase a été prononcée par le commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, l’Allemand Günther Oettinger…

Pour mieux comprendre ce qui se passe en Italie, souvenez-vous :

DeT5rElWsAAzsPS

Halte à la propagande pro-euthanasie sur les chaînes publiques

Posted:

La Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs saisit le CSA :

DeWhRAFW4AAHF1U

Les centristes sont les moins favorables à la démocratie

Posted:

Alors que la grosse presse nous alerte du danger de la montée des extrêmes en Europe, David Adler, s’appuyant sur des études d’opinions, écrit dans le New York Times que ce sont les centristes et non les « extrémistes » qui sont les moins tolérants :

« […] Ma recherche suggère qu’en Europe et en Amérique du Nord, les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l’autoritarisme.

Capture

[…] En Europe et en Amérique du Nord, le soutien à la démocratie est en déclin. Pour expliquer cette tendance, la sagesse conventionnelle pointe vers les extrêmes politiques. À la fois l’extrême gauche et l’extrême droite sont, selon ce point de vue, prêts à contourner les institutions démocratiques pour parvenir à un changement radical. Les modérés, au contraire, sont censés défendre la démocratie libérale, ses principes et ses institutions.

Les chiffres indiquent que ce n’est pas le cas. Alors que les démocraties occidentales tombent dans le dysfonctionnement, aucun groupe n’est à l’abri de l’attrait de l’autoritarisme – et encore moins des centristes, qui semblent préférer un gouvernement fort et efficace à une politique démocratique désordonnée.

Dans le monde en développement, les hommes forts du monde en développement ont trouvé un soutien: du Brésil et de l’Argentine à Singapour et en Indonésie, les modérés de la classe moyenne ont encouragé les transitions autoritaires pour apporter la stabilité et assurer la croissance. La même chose pourrait-elle se produire dans les démocraties matures comme la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis?

Mgr François Jacolin nommé évêque du diocèse de Luçon

Posted:

J1Le Pape François a nommé ce mardi 29 mai, Mgr François Jacolin évêque du diocèse de Luçon, il était jusqu’à présent évêque du diocèse de Mende. Le diocèse de Luçon était vacant depuis la démission pour raison de santé de Mgr Alain Castet.

Angleterre : Tommy Robinson condamné et incroyablement censuré

Posted:

Lu dans Valeurs Actuelles :

DeNH0bkW4AAOBk2« La condamnation à 13 mois de prison du militant nationaliste britannique et journaliste indépendant, Tommy Robinson, arrêté alors qu’il filmait en direct sur Internet devant le tribunal de Leeds, où se tenait un procès supposé de prédateurs sexuels indo-pakistanais, suscite une avalanche de critiques.

Le cofondateur et ancien porte-parole de l’English Defence League (EDL), un mouvement identitaire qui s’oppose à l’immigration massive et à l’islamisation du Royaume-Uni, a été arrêté ce vendredi 25 mai pour « atteinte à l’ordre public » à l’entrée du bâtiment pendant qu’il interpellait plusieurs hommes quittant le tribunal, qui lui ont répondu par des injures.

« C’est ridicule ! Je n’ai pas dit un mot, je n’ai rien fait ! » Sur une vidéo virale, diffusée sur Facebook et visionnée plus de trois millions de fois, on peut voir Tommy Robinson demander les raisons de son arrestation, réclamer plusieurs fois la présence d’un avocat et déclarer aux policiers : « C’est la liberté d’expression, voilà où on en est ! »

Le même jour, le militant de 35 ans, déjà condamné avec sursis pour « outrage au tribunal » en 2017, écopait de 13 mois de prison ferme et était envoyé directement en détention, a rapporté Fox News. Dans son jugement, le juge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés.

Selon une source, contactée par la chaîne américaine, l’avocat de l’activiste s’inquiète que la sentence, compte tenu de la présence de membres de gangs musulmans en prison, ne soit une condamnation à mort : « L’avocat de Tommy a dit qu’il mourrait probablement en prison étant donné son profil et de précédentes menaces crédibles, et le juge a dit qu’il s’en moquait. »

Après avoir publié des articles sur l’affaire, les organes de presse anglais les ont brutalement censurés de leurs sites pour se soumettre à la décision orwellienne du juge, ajoutant à la colère de nombreux internautes. Ses soutiens ont diffusé le hashtag #FreeTommy sur Twitter et ont même manifesté samedi devant le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Theresa May, restée silencieuse. […]

 

Belgique: Deux policiers tués à Liège par un terroriste

Posted:

DeW5TmSX0AAoSWfUn homme a tué trois personnes, dont deux policiers, avant d’être abattu par des membres des forces de l’ordre.

L’enquête sur la fusillade a été confiée au parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme. « Il y a des éléments qui vont dans la direction d’un acte terroriste ».

L’homme s’appelait Benjamin H. et sortait de prison.

Histoire de la IVe République, qui accouche des mêmes pratiques que la précédente

Posted:

174666La IVe République s’ouvre par la liesse de la Libération et par l’horreur de l’épuration, illustration d’un peuple qui cherche à fuir sa culpabilité dans la défaite de 1940…

La chaîne Histoire diffuse le 30 mai un film d’Eric Deroo et Charles Thimon sur la IVeFin 1944, la France rêve à un régime politique qui ne reproduise plus les erreurs qui l’ont conduite à la pire défaite de son histoire. Et pourtant… alors que l’Indochine entre dans une dure guerre d’indépendance, précédant de peu la Tunisie, le Maroc et bientôt l’Algérie, la Constitution de la IVe république votée en 1946 accouche des mêmes hommes et des mêmes pratiques.

Bien décidé à changer les règles institutionnelles, s’il bouscule profondément la donne, de Gaulle n’en bénéficie pas moins des acquis du régime précédent, en particulier sur le plan économique. Mais, dès la fin de son premier quinquennat, ce régime se retrouve confronté à l’usure du pouvoir et aux vieux démons de la vie politique française : ententes entre partis, préservations des avantages acquis, népotisme…

La IVe République a été celle du vide. Ce film nous montre par quel processus va naître la Ve. En 1958 le pouvoir s’incarne de nouveau, pour le meilleur et pour le pire… D’ailleurs, ce film ne s’arrête pas à 1958, mais au retrait du général après son échec au référendum de 1969.

A tel point qu’une question, certes provocante, peut se poser. La Ve du général de Gaulle ne fut-elle pas un épisode de plus dans ce long continuum qui, de la Révolution, en passant par les empires, à l’avènement de la république, consacre la passion des Français pour les hommes providentiels et leur haine à leur égard sitôt les temps difficiles passés ?

Censure à la turque

Posted:

Lu dans Présent :

9119-p4-breves« Une kiosquière du Pontet (Vaucluse) ne s’attendait pas à ce qu’une dizaine de Turcs viennent, vendredi, réclamer qu’elle ôte de son kiosque la une du Point sur laquelle Erdogan est qualifié de « dictateur ». Jean-Paul Abonnenc, directeur général de MédiaKiosk, raconte que la kiosquière, « un peu paniquée », a alors appelé un des agents de MédiaKiosk. Celui-ci, arrivé sur les lieux, et « compte tenu de la pression qui était exercée sur lui », a retiré l’affiche. On se demande bien en quoi a consisté cette « pression », mais elle n’était apparemment pas amicale. Le maire FN du Pontet, Joris Hébrard, a dénoncé des incidents « inacceptables » : « On ne transige pas avec la liberté d’expression en France et encore moins au Pontet. » Il a exigé que la une du Point soit de nouveau affichée, ce qui a été fait samedi… non sans renforts d’agents de la police municipale et d’une dizaine de gendarmes. Un cas analogue se serait produit à Valence. »

La vie de l’enfant à naître, juste une question de chiffres selon Isabelle de Gaulmyn

Posted:

Les Irlandais ont donc voté à 66,4 % pour le retrait de l’amendement numéro 8 de leur constitution qui affirme le droit égal à la vie de la mère et de l’enfant à naître.

L’événement qui a permis la bascule après plusieurs référendums qui n’étaient pas favorables à la légalisation de l’avortement en Irlande est la tragique affaire de Savita Halappanavar, cette dentiste d’origine indienne qui est morte à la suite d’une septicémie mal soignée lors d’un début de fausse couche, et dont les médias ont prétendu qu’elle aurait pu être sauvée par l’avortement. Affaire exploitée dans un sens univoque. Il est probable qu’on n’en saura jamais le dernier mot, à commencer par le fait de savoir si un avortement avait effectivement demandé par la jeune femme.

Dans La Croix, Isabelle de Gaulmyn se réjouit de ce résultat, en apportant une réserve sur… le nombre d’avortements pratiqués ! Selon elle, l’avortement est une bonne chose en quantité limitée. On a envie de lui demander jusqu’à combien d’avortements elle considère qu’il n’y a pas de scandale abominable ?

Unknown-11« […] il faut respecter cette réponse. Son premier mérite est de mettre fin à une urgence de santé publique, provoquée par le drame de femmes, mortes ou mutilées à vie. La campagne qui a précédé a mis en lumière l’ampleur des souffrances vécues et cachées, et c’est bien d’abord à la détresse de ces femmes-là qu’il faut penser.

De plus, on sait bien que la vie n’est pas qu’un phénomène physique, comme semblait le dire la Constitution irlandaise, qui mettait un signe strict d’égalité entre une vie déjà là, celle de la mère, et une vie en devenir. Sa richesse se mesure aussi aux relations nouées, le cas échéant avec les autres enfants, et à tout le poids d’une histoire personnelle déjà engagée.

Pour autant, le débat ne s’arrête pas là. En Irlande, le gouvernement doit désormais proposer une loi pour encadrer les possibilités du recours à l’IVG. Il faut souhaiter que celle-ci évite que la définition de la « situation de détresse »ne se transforme en avortement « à la carte » pour reprendre l’expression des adversaires du « oui ». Surtout, la loi ne règle pas tout : l’exemple français, où l’on semble s’être résigné à ne pas remettre en cause le nombre élevé d’interruptions de grossesse chaque année – plus de 200 000 –, est là pour le montrer. Rendre possible l’IVG est une chose, faire en sorte qu’il y en ait le moins possible en est une autre. […] »

Nouvelle théorie du moindre mal : il y aurait ainsi un mal tolérable, le crime de l’enfant à naître, commis dans une quantité limitée. Et pourquoi ne pas instaurer des quotas Mme de Gaulmyn ?

Rappelons à la suite de Benoît XVI que la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle constitue un principe non négociable. Il y a d’autres solutions que l’avortement pour les femmes en détresse. On ne règle pas un problème par le mal, surtout lorsqu’on se penche sur les témoignages accablants de femmes qui ont avorté.

Les médecins catholiques doivent s’impliquer dans les débats publics sensibles, notamment la fin de vie et l’avortement

Posted:

Papa-5-800x533Le 28 mai, le Souverain pontife s’exprimait devant une délégation de la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC), reçue en audience dans la Salle des papes du Palais apostolique au Vatican. Les associations médicales catholiques doivent agir en “fidélité et cohérence” avec le magistère de l’Eglise, ce qui peut demander “beaucoup” de courage. Elles participent ainsi à la mission de l’Eglise de promouvoir la vie, de sa conception à sa fin naturelle (intégralité du discours en anglais).

“L’Eglise est pour la vie et sa préoccupation est que rien ne soit contre la vie”.

Les médecins catholiques doivent offrir un témoignage “d’une clarté indubitable” et s’impliquer dans les débats publics sensibles, notamment la fin de vie et l’avortement. Ainsi, face à “l’avancée du paradigme culturel technocratique, à l’adoration du pouvoir humain sans limite et au relativisme”, ils doivent toujours rappeler la “centralité” du malade et son droit inaliénable à la vie.

Suite au vote de légalisation de l’avortement en Irlande, le Saint-Siège a réitéré son opposition par la voix de son représentant aux Nations unies à Genève, Mgr Ivan Jurkovič :

“La vie humaine est sacrée”, et l’avortement “nie au bébé à naître le droit le plus basique”, ce que le Saint-Siège “ne peut accepter”.

Pour sa part, Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a asséné que la légalisation de l’avortement “facilite d’une manière ou d’une autre le sale boulot de la mort”.

Le Souverain pontife est aussi revenu sur le rôle du soignant. Ainsi, “il n’est pas acceptable” que le médecin soit réduit à “un simple exécutant” de la volonté du malade ou de normes législatives.

Ramadan : police de la charia en France

Posted:

Unknown-12Deux Afghans ont été interpellés mercredi à Dijon soupçonnés d’avoir agressé dans un train une femme de 33 ans dont ils jugeaient la tenue trop décolletée en période de ramadan.

Les deux hommes sont des demandeurs d’asile. Ils auraient insulté la jeune femme, une Dijonnaise d’origine égyptienne, et l’auraient poussée pour qu’elle décroise ses jambes. Les deux auteurs présumés auraient également voulu faire descendre la victime du train.

Si l’on suit la jurisprudence Mamoudou, on régularise les sauveurs d’enfants et on expulse les délinquants et les criminels étrangers ?

Ami pèlerin…

Posted:

Mot d’envoi de l’abbé Alexis Garnier (FSSP) à Notre-Dame de Paris, à l’occasion du 36e pèlerinage de Chrétienté :

__IMG_0009« Ami pèlerin, au seuil de ce pèlerinage, arrête-toi, réveille-toi, regarde et écoute.

ARRÊTE-TOI à ce vitrail tamisant la lumière d’en haut en vives couleurs. Tu y vois St Joseph sorti du sommeil à l’appel de l’ange. Il est est debout, pèlerin et gardien de Jésus et Marie, et déjà protecteur de l’Eglise.  Joseph t’interroge: Pèlerin, de quel sommeil dors-tu? Il y a un sommeil d’abandon vrai en Dieu – il y a aussi un sommeil mensonger fait de tiédeur, engourdissement léthal.

REVEILLE-TOI. Surge ! Je ne sais l’occasion, le désir qui t’a conduit ici … Invitation d’ami, habitude familiale ou personnelle, rendez-vous incontournable, simple curiosité, teaser, réseau social? N’importe, au fond… Entendras-tu l’appel du bon ange à ton âme; Surge ! Réveille-toi? Te lèveras-tu, aiguillonné de foi, d’esperance, de pénitence, pour prendre la route de conversion et de sainteté?

REGARDE JOSEPH. A l’heure d’angoisse et d’épreuve, il ne fait pas procès mais crédit à Dieu – dans la foi, l’humilité, la confiance. A sa suite, ton pèlerinage est retour à Dieu ; il est enfance retrouvée, reddition, abandon à Dieu. Joseph est encore « le Juste » ; planté dans la justice meilleure de Dieu, celle de la grâce. L’eau vive de l’Esprit Saint l’irrigue abondamment. Le péché personnel le flétrit peu, sans doute.

Tu ne peux rejoindre pareille innoncence ? Du moins tu peux y tendre par la pénitence3. Vertu, elle donne sens à l’effort que tu entreprends. Sacrement, elle est « moyen privilégié pour purifier l’âme » (St Padre Pio). Tu vénères aujourd’hui le cœur de Saint Padre Pio – cœur de prêtre, que le Christ a choisi et conformé au sien! Dans la confession, le cœur du prêtre devient point de jonction secret entre la misère du pécheur et la miséricorde divine! Porte donc ton âme à l’un des nombreux prêtres de cette colonne. Dans le sacrement, il agit In persona Christi, et par lui le saint Esprit pourra en toi laver ce qui est sordide – irriguer ce qui est aride – guérir ce qui est morbide.

ECOUTE JOSEPH SILENCIEUX. Il t’arrache à la dictature du bruit. Il t’invite au silence; non pas le refuge des brutes et des misanthropes – non pas tant l’absence de parole que l’attention paisible et retrouvée à la présence de Dieu. Veux-tu partager ce silence de Joseph?

Veux-tu écouter la liturgie ? Langage sacré et voix de l’Eglise, forte clameur et doux murmure, elle parle au cœur émerveillé. Elle chante la beauté et la majesté de Dieu – la grandeur du Christ – la balance sacrée où son sacrifice l’emporte sans cesse sur le péché du monde. Elle tourne vers le Seigneur dans la foi, l’humilité et l’adoration.

Veux-tu boire avec sobre avidité les enseignements de foi et de raison – la Tradition vivante de l’Eglise, ses verités fortes, claires et belles ?

Veux-tu encore chanter, en route, et à la veillée, à l’unisson des voix et des cœurs, dans ton chapitre et la colonne ?

Veux-tu, de ta main et de ton âme saisir le chapelet, « arme avec laquelle on met en déroute le démon et on obtient toutes les grâces » ?

Enfin, parce que le silence de Joseph est charité, veux-tu garder ton cœur ouvert à Dieu et au prochain, dans la bienveillance, la gratitude, l’entraide ? Aux heures dures, garde ce regard, ce sourire, cette parole, ce geste pour tes compagnons de route, connus ou non, pour les bénévoles, pour les passants et curieux des villes et des champs… Et même pour les journalistes!

E ultreïa, en avant ! Pèlerin, lève-toi,

regarde, écoute et suis St Joseph !

Sainte Thérèse d’Avila, St Frère André, Bx Charles d’Autriche,

priez pour nous !

Saint Padre Pio,

priez pour nous !

Et voici son mot de clôture, à Notre-Dame de Chartres :

__DSC_0676« Eminence, votre venue, votre présence, votre bienveillance, les paroles fortes de votre homélie, la belle messe pontificale célébrée sont une bénédiction, et le signe visible de notre communion d’esprit et de coeur avec l’Eglise universelle et le successeur de Pierre! Au nom des pèlerins, je vous en remercie de tout cœur.

Monseigneur, nous sommes touchés de votre disponibilité aux côtés des pèlerins sur la route, au bivouac, lors de l’adoration du St Sacrement – et de votre accueil paternel aujourd’hui en votre cathédrale. Merci d’avoir été parmi nous le « Prêtre et pontife,… bon pasteur en son peuple, agréable au Seigneur ».

Merci à vous, chers frères prêtres de tant de communautés et de diocèses, pour votre inlassable dévouement pastoral. Vos messes, vos absolutions, votre prière sont un grand et beau sujet de joie, et d’action de grâce. Croyez à ma fraternelle gratitude.

Merci à vous, chers frères, religieuses, séminaristes, pour votre présence priante et enseignante. Votre nombre et votre jeunesse sont signe d’espérance !

Merci également au Père gardien de San Giovanni Rotondo, pour la présence parmi nous du cœur de Saint Padre Pio, en l’anniversaire de ses stigmates et de son entrée dans la vie éternelle.

Merci, chers enfants ! Vous étiez plus de 1700 de moins de 13 ans, au sein des chapitres enfants et familles.

Merci chers pèlerins de St Gilles, particulièrement aimés de Dieu parce que plus simples devant Lui.

Merci encore, chers bénévoles, d’avoir cette année encore servi et aidé. Votre talent, votre générosité, votre compétence pour informer, inscrire, organiser, sécuriser, alimenter, éclairer, sonoriser, chanter, reposer, conduisent chaque année nos pas « à bon port »!

Merci à vous tous, chers pèlerins, pour votre ferveur, votre joie, votre prière et vos sacrifices – pour ce témoignage public de votre foi, de votre esperance et de votre charité. Puissiez-vous maintenant rentrer chez vous « avec la paix, la santé de l’âme et du corps, et la joie » !

Ce que vous emportez à l’intime de l’âme est le secret de Dieu qui « comble de bien les affamés ». Et pour une part, peut-être la meilleure du pèlerinage, cela reste caché.

Du moins, ne laissez pas perdre ces grâces reçues, faites-les fructifier.

Gardez la force du silence aimant en présence de Dieu, la respiration de la prière quotidienne, la Présence réelle du Christ reçu dans la bonne communion.

Gardez en mémoire la longue colonne de prière, d’adoration, de charité fraternelle, reflet visible de l’Eglise. Vous n’êtes pas seuls! Que ce beau souvenir vous aide et vous soutienne aux heures plus dures de marche… car votre pèlerinage continue.

Je serai bref pour ne pas retarder votre sortie et le retour de chacun…

Que Notre Dame Mère de l’Eglise, et saint Joseph protecteur de l’Eglise veillent sur vous toujours et partout, amen! »

Les idéologues du genre, pourtant minoritaires dans l’Education nationale, ont la mainmise totale

Posted:

Couverture-rapport-214x300VigiGender a transmis à Jean-Michel Blanquer un rapport sur la diffusion des études de genre au sein des ressources officielles de l’Education nationale mises à disposition des professeurs sur les réseaux CANOPE et EDUSCOL. 

Un seul exemple : un DVD est conseillé sur CANOPE pour expliquer aux lycéens en SVT pourquoi les femmes sont plus petites que les hommes. Les études de genre ont trouvé la raison : depuis des temps immémoriaux, pour dominer les femmes, les hommes leur ont limité l’accès à certains aliments qui aident à la croissance. Ainsi, de génération en génération, les femmes, sous alimentées, sont devenues plus petites.

Ce rapport met en évidence qu’au sein des réseaux CANOPE et EDUSCOL, les tenants du genre, pourtant minoritaires dans l’Education nationale, ont la mainmise totale, sans aucun contradicteur, sur les thèmes de l’égalité fille-garçon, la mixité et la sexualité (cf partie 2 du rapport). Cette situation, qui permet une large diffusion du genre auprès des professeurs et des élèves, est contraire au principe de neutralité de l’école, le genre étant un concept idéologique. En effet, le postulat du genre sur lequel se sont développées les études de genre dans les années 70, selon lequel l’identité sexuée ne serait qu’une construction sociale sans aucune influence du corps sexué, est infondé et scientifiquement invalidé (cf partie 1).

Par ailleurs, une égalité garçon-fille fondée sur le postulat du genre, qui nie la différence sexuelle et son sens anthropologique profond, peut remettre en cause de manière inacceptable l’éducation transmise par les parents et créer des dégâts psychologiques considérables sur les enfants et les jeunes (cf partie 3).

De nombreux professionnels de l’enfance s’accordent à dire que l’enseignement de l’égalité des filles et des garçons ne doit pas passer par une « déconstruction » des différences généralement constatées, qui a un impact néfaste certain sur leur développement psychologique, mais par une éducation au respect de toute personne et à la compréhension de la différence sexuée.

De plus, la « lutte contre les stéréotypes » qui est prônée revient à apprendre aux enfants qu’il n’y a finalement aucune norme, « je fais ce que je veux ». C’est anti-éducatif. L’école n’est pas là pour abandonner l’enfant à tous les possibles, comme s’il n’appartenait à aucune histoire, comme si les adultes n’avaient rien à lui transmettre, comme si la culture n’avait aucun sens et nous privait de notre liberté.

Plus encore, nier les différences entre garçons et filles, en postulant qu’elles sont construites, accroîtra les inégalités réelles entre eux, au détriment des garçons pour ce qui est de l’apprentissage, et de tous pour ce qui est de leur dignité de personne, non réductible à un corps utilisable.

Enfin, les études de genre mettent en danger non seulement le développement psychique des enfants, mais également l’intégrité physique des adolescents les plus vulnérables, par un accroissement des pensées suicidaires.

Il est urgent que le gouvernement mette fin à la diffusion des études de genre sur les réseaux officiels de ressources CANOPE et EDUSCOL de l’Education nationale.

This posting includes an audio/video/photo media file: Download Now

C’est arrivé un 29 mai…

Posted:

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Maximin, évêque de Trèves († v. 346)

À Trèves en Gaule Belgique, vers 346, saint Maximin, évêque. Intrépide défenseur de l’intégrité de la foi contre les ariens, il accueillit fraternellement saint Athanase d’Alexandrie et d’autres évêques envoyés en exil et, chassé à son tour de son siège, il mourut à Poitiers, sa patrie.

  • St Gérard de Brou, évêque de Macon  († v. 940)

À Mâcon en Bourgogne, vers 940, saint Gérard, évêque, après avoir été moine. Il gouverna son Église pendant quarante ans et termina sa vie au monastère de Brou, qu’il avait fondé.

  • BBx Guillaume Arnaud et 10 comp., martyrs  († 1242)

Guillaume Arnaud (né à Montpellier, dominicain à Toulouse, devint le bras droit de l’inquisiteur Pierre Seila, compagnon de saint Dominique), Bernard de Roquefort (dont nous ne savons rien), prêtres, et Garcia d’Aure (du diocèse de Comminges), religieux, tous trois de l’Ordre des Prêcheurs, et leurs huit compagnons (2 Franciscains, 2 Bénédictins, 4 prêtres séculiers, un laïc), † martyrs 29 mai 1242 à Avignonet-Lauragais (près de Toulouse).

Dans cette région, la vie de l’Église était troublée par le débordement de l’hérésie albigeoise. Le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) décida d’intervenir dans cette situation qui risquait de dégénérer : le 22 avril 1234 il nomma Guillaume Arnaud premier inquisiteur dans les diocèses de Toulouse, Albi, Carcassonne et Agen.

Guillaume ne tarda pas à se mettre à l’ouvrage, avec une excessive rigueur, au point de faire exhumer les cadavres des hérétiques pour les brûler sur le bûcher. Il commença donc à rencontrer de sérieuses difficultés et le comte de Toulouse Raymond VII demanda au pape de freiner l’indomptable inquisiteur, imposant en outre à ses sujets d’éviter tout contact avec le frère et mettant des gardes à la porte des couvents. Le 25 novembre 1225 tous les frères dominicains furent chassés de la ville et partirent en procession en chantant des hymnes. Un an plus tard, le pape Grégoire IX obtint son retour ; Étienne de Saint-Thierry lui fut adjoint.

Mais la haine des hérétiques grandissait et provoquait parfois des tumultes. Le jour de l’Ascension 1242, Raimond d’Alfar, bailli d’Avignonet, invita les onze inquisiteurs dans son château voisin de Toulouse, sous prétexte d’une rencontre avec les albigeois. En réalité, c’était un piège: il les fit enfermer dans une grande salle du château et assassiner en pleine nuit. Les religieux ne se laissèrent pas intimider et allèrent à la rencontre du Christ, affrontant le martyre pour l’amour de lui et chantant le Te Deum.

Au nom de ces martyrs fleurirent des miracles et leur culte dura des siècles. Guillaume Arnaud et Garcia d’Aure furent dès leur mort objets de vénération. Leur tombe était dans l’église Saint-Romain près de leur couvent de Toulouse, mais leurs restes furent dispersés à la Révolution. Chaque année à l’anniversaire de leur mort on célébrait leur fête et celle de leur frère Bernard de Roquefort. En 1809 l’archevêque de Toulouse fit ôter de l’église d’Avignonet un tableau qui représentait les 11 martyrs. Il fut ensuite remis en place, mais disparut en 1861. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) reconnut en 1243 le martyre de Guillaume Arnaud et de ses compagnons, mais c’est seulement en 1866 que leur culte fut confirmé.

  • le 29 mai 752 : élection du pape saint Paul 1er.

Il succède à son frère le pape Etienne II. C’est un cas unique dans l’histoire de l’Eglise. Il poursuit les relations privilégiées initiées sous le pontificat précédent entre la France et l’Eglise. Paul Ier fait transférer au Vatican les restes de Sainte Pétronille, patronne secondaire de la France, très vénérées par les Rois de France jusqu’à la « révolution française ». Enfin il est le parrain de Gisèle, fille de Pépin le Bref.

  • le 29 mai 1328 : Philippe VI est sacré Roi en la cathédrale de Reims.

Philippe de Valois est sacré à Reims par l’archevêque Guillaume de Trie. Le duc d’Aquitaine, Édouard III d’Angleterre, pourtant pair de France, n’assiste pas à la cérémonie. Les Valois succèdent aux Capétiens directs. Le Valois, l’Anjou et le Maine sont réunis à la Couronne. Le Roi abandonne la Navarre à Jeanne, fille de Louis X le Hutin, femme de Philippe d’Évreux. Voir le testament de Saint Remy dans la chronique du 13 janvier.

Voir les chroniques du 1er avril, du 22 août.

  • le 29 mai 1431 : une bulle du pape Eugène IV autorise la création de l’Université de Poitiers.

Cette bulle est rédigée à la demande du Roi de France, Charles VII. Ce dernier veut par la création de l’université, récompenser la fidélité que lui a toujours montrée le Poitou ; elle est créée le 16 mars 1432, par lettre patente royale.

  • le 29 mai 1418 : prise de Paris par Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

Depuis l’assassinat du duc d’Orléans (voir la chronique du 23 novembre) par son cousin le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, la France est entrée en guerre civile. Durement éprouvée par les exactions des Armagnacs, la population de la capitale se soulève. Dans la nuit du 28 au 29 mai, des sympathisants bourguignons ouvrent la porte Saint-Germain-des-Prés au capitaine bourguignon Jean de Villiers de L’Isle-Adam, à la tête d’une forte troupe qui entre aux cris de « Vive Bourgogne ! », les Orléanais sont massacrés. Le 12 juin, Bernard d’Armagnac est tué à son tour. Le Dauphin Charles s’enfuit. Tout le nord du pays passe aux mains des Bourguignons

  • le 29 mai 1453 : condamnation de Jacques Cœur.

N’étant plus protégé par Agnès Sorel qui vient de mourir, Cœur est accusé de l’avoir empoisonnée. Lors du jugement ses malversations financières sont révélées. Ses biens sont mis sous séquestre, et le palais qu’il faisait construire à Bourges devient possession du Roi. Jacques Cœur est reconnu coupable des crimes de lèse-majesté, de concussion et d’exactions. Il est condamné à la saisie de ses biens, au paiement d’une amende de trois cent mille écus, au remboursement de cent mille écus au Trésor royal. Sa condamnation à mort est commuée en bannissement perpétuel pour service rendu à la couronne. Il a en effet financé la plupart des campagnes de Charles VII pour libérer la France de la présence anglaise.

Il doit rester en prison jusqu’au paiement de l’amende et ensuite être banni hors du royaume. Sur l’accusation d’empoisonnement d’Agnès Sorel, l’arrêt décide de suspendre la procédure. (Cf. la chronique du 25 novembre.)

  • le 29 mai 1453 : Constantinople tombe aux mains des Turcs.

Constantinople, capitale de l’empire byzantin depuis 395, est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmet II. Le dernier empereur romain Constantin XI Paléologue meurt sur les remparts en défendant sa ville. Il est le dernier empereur romain de l’Histoire. La ville est pillée trois jours durant.

  • le 29 mai 1692 : bataille de Barfleur.

Cette bataille se place dans le cadre de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, qui voit la victoire finale française. Afin d’aider Jacques II à retrouver son trône, pris par Guillaume d’Orange, et pour desserrer l’étau qui enserre la France, Louis XIV prépare un débarquement en Angleterre. Ayant constitué une flotte de 44 navires de ligne, commandée par Tourville, celle-ci fait route vers la Hougue; Tourville rencontre la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur. Malgré son infériorité numérique, il attaque les 90 vaisseaux ennemis, le 29 mai 1692 et les bat. Victorieux, il rejoint Brest, mais une quinzaine de ses navires assez endommagés se réfugient dans la rade de la Hougue. Les Anglais les attaquent et les brûlent les jours suivants. Cet évènement incite le Roi Louis XIV à développer les fortifications des ports.

Bataille de Barfleur-La Houge. Au centre, le Soleil Royal français entre un vaisseau hollandais et un vaisseau anglais. Tableau de 1693.

  • le 29 mai 1724 : Benoît XIII devient pape.

Le 29 mai 1724, lors de son élection, Benoit XIII est évêque de Césène, Il ne faut pas le confondre avec l’antipape Benoît XIII, qui règne en Avignon de 1394 à 1417. Il est à noter que de nombreux papes de Rome choisissent volontairement de reprendre des noms d’antipapes. (Cf. la chronique du 21 février).

  • le 29 mai 1793 : Lyon se soulève contre la Convention.

Encore un mensonge de la III république sur la période révolutionnaire. L’ouest catholique n’est pas le seul à se soulever contre les folies parisiennes. C’est toute la France qui se rebelle. Lyon en est l’exemple, comme Marseille, Toulon et d’autres La Convention décrète Lyon  » en état de rébellion contre l’autorité légitime. » (sic!)villes.

En effet, exaspérés par les excès des révolutionnaires, les Lyonnais se soulèvent, arrêtent Chalier et ses amis qui, après jugement, sont exécutés le 16 juillet. La ville est administrée par des Girondins, puis les royalistes, conduits par Louis François Perrin, comte de Précy, qui organise la défense. Précy, ancien officier de la Maison du Roi. Il a participé à la défense des Tuileries le 10 août 1792. Précy édifie des redoutes, met en place une organisation défensive et mobilise une armée d’environ 12 000 à 14 000 hommes. L’armée de la Convention est dix fois plus nombreuse, sous les ordres de Dubois-Crancé, Kellermann et Couthon, le commissaire politique.

Le siège de Lyon commence le 7 août, mais le blocus n’est réalisé complètement que le 17 septembre. Il commence par des duels d’artillerie et des tentatives de prises de points stratégiques auxquelles les Lyonnais résistent. Kellermann décide donc de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Le pilonnage commence dans la nuit du 22 au 23 août pour ne cesser qu’avec la reddition de Lyon. Précy et les combattants survivants entreprennent de percer les lignes ennemies pour gagner la Suisse. Seule une poignée d’hommes atteint ce refuge. Le 12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ces termes :

« Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus. »

La Convention décrète, le 17 octobre, que la ville doit être détruite et ne plus porter que le nom de « Commune Affranchie », Collot d’Herbois et Fouché se chargent de la besogne. 1 604 personnes sont fusillées ou guillotinées, plusieurs riches immeubles autour de la place Bellecour détruits, l’école royale de dessin est supprimée, la terreur jacobine s’abat sur Lyon, atroce et ce, durant de longs mois. Les pavés de la place des Terreaux disparaissent sous le sang. Mais cela n’est pas assez rapide, on enchaîne donc des centaines de personnes dans la plaine des Brotteaux et on tire sur eux au canon. Au nom de la liberté !

Les dépouilles de ces malheureux reposent dans une chapelle du quartier, et sur les murs sont gravés les noms des victimes de la Terreur. De 150 000 habitants, Lyon passe à 102 000 en 1794, et 88 000 en 1800. La répression détruit près de la moitié de l’industrie de la soie.

  • le 29 mai 1801 : Talleyrand envoie une note à Bonaparte.

Il y explique la nécessité de ne pas laisser Pie VII supprimer l’article du Concordat relatif aux prêtres mariés, qui est « moralement aussi indispensable que l’est politiquement celui relatif aux biens nationaux ».

  • le 29 mai 1825 : sacre de Charles X, dans la cathédrale de Reims.

Le comte d’Artois succède à ses deux frères le Roi Louis XVI et Louis XVIII qui n’a pas été sacré. Il règne 5 ans. Voir la chronique du 2 août sur l’abdication d’un roi parjure.

  • le 29 mai 1935 : mise en service du « Normandie ».

Le paquebot appareille pour sa première traversée et arrive à New York le lundi 3 juin 1935. Le Normandie remporte le « ruban bleu » lors de ce voyage inaugural, car il traverse l’Atlantique à la vitesse de 30 nœuds.

Il est désarmé dans le port de New York le 6 septembre 1939. L’armée américaine le réquisitionne le 16 décembre 1941. Il est rebaptisé le La Fayette le 1er janvier 1942. Le 9 février 1942 un feu se déclare lors de travaux de transformation pour en faire un transport de troupes. Il chavire. Voir la chronique du 9 février.

  • le 29 mai 1944 : obsèques à Lyon de 432 victimes des bombardements anglo-américains du 26 mai.

Sur la place Saint-Jean, devant la cathédrale, les cercueils sont alignés en nombre impressionnant.

Voici l’allocution d cardinal Gerlier, lors de la cérémonie:

« Jamais sans doute cette vieille Primatiale témoin de tant de prières émouvantes n’a connu un spectacle semblable à celui que nous contemplons aujourd’hui. Ce funèbre parterre de cercueils, si nombreux qu’il a fallu déborder l’antique parvis, cette foule de parents en deuil, accablés par une douleur que les mots humains ne peuvent soulager, le souvenir présent dans toutes nos mémoires des instants affreux que nous avons vécus vendredi et des jours plus atroce encore qui les ont suivis, durant lesquels se révélait peu à peu en des visions terrifiantes l’immensité de la catastrophe, tout cela nous unit ce matin dans un même sentiment d’horreur de compassion affectueuse, dans un même élan de prière fraternelle.

Quelles paroles pourraient être égales à notre détresse ? Comment pourtant ne pas remercier ceux qui sont venus en ces jours sombres, comment ne pas dire un mot devant tous ceux qui pleurent, ce qu’exprime silencieusement notre présence à tous, celle des hautes autorités de l’Etat, des corps constitués et la masse émue de tous ceux qui ont dû rester à l’extérieur de cette cathédrale, que le deuil aujourd’hui suffit hélas à remplir.

J’ai parcouru les larmes aux yeux depuis trois jours ces lieux du désastre, les dépôts mortuaires et les hôpitaux où ont été rassemblées les victimes, hommes de toutes conditions et de tous âges, femmes, jeunes filles, petits-enfants dont l’innocence souriait, confiante, à la vie. Jai vu les foyers dévastés, les églises détruites, les asiles de charité anéantis. J’étais hier à Givors. Demain une cérémonie semblable nous réunira à Saint-Etienne auprès de 700 cercueils. Je sais que mille cadavres jonchaient hier le sol de Marseille… et combien d’autres à Avignon, à Nîmes, partout.

Il y a moins d’un mois pourtant au lendemain des bombardements qui avaient désolé et ravagé l’autre zone, les cardinaux et archevêques de France, se plaçant exclusivement sur le terrain qui est le leur, adressaient à leurs vénérés collègues des nations alliées un message les suppliant d’obtenir que soient épargnées avec soin les populations étrangères à la guerre, et tout ce que le respect de la faiblesse, de la spiritualité, de la beauté, doit rendre sacré à tous. Il m’est douloureux de constater que cet appel, écho de celui qu’avait fait entendre la voix auguste du Souverain Pontife, et dont nous ne pouvons douter qu’aient été émus ceux qui pouvaient lui donner une efficacité bienfaisante. La guerre a ses nécessités cruelle mais elle ne saurait aller jusque là. Au dessus de ces exigences de la guerre, il y a dans une civilisation chrétienne celles de la morale et du droit.

C’est bien, en effet, aux principes essentiels de la civilisation chrétienne qu’il faut revenir pour rendre à l’humanité désemparée le sens de son véritable destin; et c’est pourquoi au milieu de nos tristesses accablantes, nous retrouvons un instant de calme et d’espoir dans le temple du Dieu d’amour. Ah ! Si les hommes L’avaient écouté et suivi ! Si sa grande loi de fraternité avait dominé ce monde, au lieu qu’il soit courbé sous la tyrannie des égoïsmes païens nous ne connaitrions pas tant de souffrances. Il n’y aurait pas parmi nous tant d’abominable haine.

Que du moins sa divine parole soit aujourd’hui notre réconfort ; Vous qui sanglotez devant la dépouille d’un être cher, entendez à travers les siècles l’écho de son infaillible oracle : Qui credit in me, etiamsi mortuus fuerit, vivet. Celui qui croit en moi, même s’il est mort, vivra.

Entendez le commentaire de l’Eglise en sa liturgie funèbre : « pour vos fidèle, ô mon Dieu, la vie se transforme, elle ne s’anéantit pas ». Parents, épouses, enfants désolés, vos mort sont toujours vivants. L’affreux bombardement à pu détruire, calciner peut-être l’enveloppe mortelle de leur âmes, mais ces âmes restent inaccessibles à la brutalité des destructions humaines. Dieu les a faites immortelles, et s’Il permet sur notre terre la douleur et l’injustice, Il réserve la joie, la justice et la paix pour le temps qui ne finira pas. Pourriez-vous douter de sa miséricorde envers ceux qu’une mort a saisis dans l’accomplissement du devoir d’Etat ? Et si la justice divine peut réclamer d’eux quelque expiation songez au dogme admirable de la communion des saints et souvenez-vous que votre prière et vos larmes peuvent devenir en leur faveur le plus puissant moyen de rachat.

Quelle douceur n’est-il pas vrai ? Que ce lien établi par la prière entre nous et la foule de ces disparus où se mêlent toutes les classes, où trois de mes chers prêtres ont rejoint dans la mort ceux à qui ils avaient consacré leurs vies en attendant le jour où dans la lumière éternelle se refermeront à jamais les familles dispersés ici-bas.

Mais cette certitude je le sais bien ne peut faire disparaitre aujourd’hui le brisement humain des cœurs. Aussi en même temps que nous prions pour vos morts, nous prions pour vous de toute notre âme, vous qui devez porter le poids d’une si douloureuse séparation. La Loi de Jésus-Christ nous commande d’aimer avec prédilection nos frères qui souffrent. Je voudrais trouver les mots capables de vous faire sentir à quel point nous désirons réaliser ce commandement, combien nous souffrons nous mêmes de vos souffrances, combien nous aspirons tous à la soulager par une affection vraie et un dénouement efficace, à l’exemple de tous ceux qui depuis trois jours se multiplient sous nos yeux en admirables efforts qui jettent sur le deuil de la Cité une clarté d’espérance et un gage de fierté.

Dieu veuille que ce magnifique élan d’entraide nous aide à retrouver, dans les excès mêmes de notre souffrance commune, le secret de l’union fraternelle dont l’absence est notre plus grand mal. Puissent au dessus de nos discordes et à travers mes larmes, les yeux de tous les français apercevoir l’image de la France meurtrie qui attend douloureusement de leur amour filial le rejet des divisions impies et la reconstruction fervente de l’unité nationale.

Dimanche prochain, mes frères, j’appellerai les catholiques lyonnais à venir prier à Fourvière à toutes les intentions de l’heure grave que nous vivons, c’est-à-dire pour nos morts, pour ceux qui les pleurent, pour la France, pour la paix du monde. Permettez que, dès maintenant et sans préjudice des avis que publiera la Presse, j’invite cordialement les familles rassemblées à cette grande supplication où leurs pensées nous sera spécialement présente.

Ô Notre-Dame de Fourvière vers qui se sont élevés en toutes les heures de calamité les regards et les prières de la population lyonnaise, daignez secourir une fois de plus vos enfants malheureux. Voyez à vos pieds toutes ces pauvres mamans éplorées, tous ces enfants orphelins, tous ces hommes sur les mâles visages desquels avons surpris depuis trois jours tant d’anxiété douloureuse et de larmes impressionnantes. Mère très bonne, ayez pitié et souvenez-vous de notre indéfectible confiance. Intercédez pour nos morts. Soutenez maternellement ceux qu’ils ont laissés dans la douleur. Montrez à notre Patrie que vous restez son espérance et sa Reine. »

Journal « Le Nouvelliste » du 30 mai 1944 .

Ces bombardements tuèrent environ 900 personnes à Saint-Etienne et 400 à Chambéry. Le total des victimes françaises de ces bombardements anglo-américains pendant la dernière guerre dépasse soixante milles.

  • le 29 mai 1958 : le général De Gaulle accepte de former le gouvernement.
  • le 29 mai 1958 encore : le lieutenant-colonel Pierre Jeanpierre, colonel du 1er régiment étranger de parachutistes est tué au combat.

C’est par une phrase très laconique, qui le désigne par son indicatif radio, que son unité apprend la mort de son chef :

« Soleil est mort.»

Une promotion de Saint-Cyr porte son nom.

  • le 29 mai 1968 : De Gaulle disparaît.

Le président De Gaulle téléphone au premier ministre Pompidou pour lui annoncer qu’il part se reposer à Colombey et qu’il « l’embrasse ». Rapidement, ce dernier apprend que De Gaulle n’est pas arrivé à Colombey et a « disparu ».

L’opinion publique découvre que De Gaulle est parti à Baden-Baden pour une entrevue mystérieuse avec Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. Pompidou et Chaban-Delmas évoquent une éventuelle dissolution de l’Assemblée en apprenant la nouvelle. Mendès France se déclare prêt à former un « gouvernement de gestion ». Une manifestation d’environ 300 000 personnes, organisée par la CGT, défile de la Bastille à la Gare St-Lazare à Paris.

  • le 29 mai 2005 : les Français rejettent par un référendum le projet de Constitution européenne.

Avec 54,87 % des voix contre, les Français rejettent le projet de traité constitutionnel européen. La France est le 10ème pays à se prononcer sur le texte, et le deuxième par référendum après l’Espagne. Mais c’est aussi le premier à dire « non ». Mais le couvert sera remis peu de temps après et on se gardera de demander au peuple français son avis.

  • le 29 mai 2014 : fête de l’Ascension.

La fête de l’Ascension est célébrée 40 jours après Pâques. Elle a donc toujours lieu un jeudi mais sa date varie chaque année en fonction de celle de Pâques. Exceptionnellement, en 2014 cette fête est célébrée à la même date pour tous les chrétiens, occidentaux et orientaux, malgré des calendriers différents.

Elle marque la montée au ciel de Jésus-Christ, après sa mort le vendredi saint, et la Résurrection, le dimanche de Pâques. Le mot vient du latin « ascendere » signifiant « monter vers ». Marquant la fin de la mission terrestre de Jésus-Christ, cet événement, renforcé par la Pentecôte, implique également le début de l’activité missionnaire des apôtres.

Cet épisode est évoqué dans les Evangiles selon saint Marc, saint Luc, et dans les Actes des apôtres: « Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. » (Luc 24,51). L’Ascension fait partie des trois grandes fêtes primordiales attestant de l’identité divine de Jésus-Christ, ayant sa place entre Pâques et la Pentecôte, 10 jours plus tard

Par défaut

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s