Chrustune Sourgins: »Les mirages de l’Art contemporain »

mardi  29 mai 2018 :

« Les mirages de l’Art contemporain »

Ce jeudi 31 mai, la nouvelle édition de « Les mirages de l’Art contemporain » sera disponible en librairie, augmentée d’un épilogue d’une cinquantaine de pages : « Brève histoire de l’Art financier » qui décrit comment  des spéculations artistiques et intellectuelles ont entraîné des spéculations financières (éditions la Table Ronde).

Ce livre, constamment réédité, est devenu, grâce à ses lecteurs,  « un livre de fond » sur la critique d’un certain art dit contemporain. Contrairement à ce qu’on nous serine,  l’AC ne nous fait pas comprendre notre contemporanéité, il est là pour nous y accoutumer et nous y soumettre. C’est bel et bien la critique de l’AC qui révèle de quoi cet « art » est l’émissaire.

Ce qui a bougé dans l’AC, n’est pas son idéologie (stable et sûre d’elle) mais un début de prise de conscience dans le grand public. Non pas à propos des transgressions les plus corsées, mais en raison des dérives financières. Comme disait Audiard : »Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute ». Le contribuable, surtout, a tendu l’oreille… Ce volet de la financiarisation n’ayant pas encore donné toute sa mesure, il avait été délibérément mis en attente dans l’édition de 2005. C’était juste le moment où l’on passait d’un marché de l’Art traditionnel à un art de marché. Maintenant il est possible de décrire comment, loin d’être un simple affairisme, l’AC cautionne l’esthétisation de la marchandisation du monde, devenant sans vergogne l’Art du fondamentalisme marchand.

Ainsi ce qui vient de se passer dans un musée de Riga est représentatif  d’une marchandisation totalitaire où l’homme est une marchandise comme une autre. Un artiste d’AC a proposé à deux volontaires, un homme et une femme, de prélever un lambeau de leur peau : celui-ci fut  grillé et consommé en forme de cannibalisme réciproque (lien vers la vidéo, attention âmes sensibles !). Là se pose un choix de société : être ou ne pas être de ces happy few qui applaudissent à cet art… bio et équitable. Or la page 16 de la première édition des  « Mirages » pointait  déjà les exploits du groupe d’artistes chinois « Cadavre » qui, en guise d’oeuvre, dévorait un foetus humain : en 2001, une grande revue française s’enchantait de ce cas, avec une froideur clinique. Les médias et l’AC considèrent que le public a une mémoire de poisson rouge et qu’on peut  lui resservir les mêmes plats  sur l’air de « enfoncez-vous ça bien dans la tête ». Alors que faits et commentaires s’effacent en permanence de nos écrans, les livres, eux, servent à prendre date, à mesurer le chemin parcouru… « Les mirages de l’Art contemporain » offrent maintenant un panorama complet des différentes facettes de cet art dit « contemporain ». S’y ajoute un index.

Bonne lecture    Christine Sourgins

Extrait de la 4ème de couverture :

L’Art dit « contemporain », enfant involontaire de Marcel Duchamp, est né au détour des années 60. Bien que pratiqué par une toute petite partie de nos contemporains, il est devenu, en France, un art officiel puis s’est mondialisé.  En décortiquant, derrière le spectacle des œuvres, les processus et les multiples stratégies agissant sur le « regardeur », Christine Sourgins dévoile, avec érudition et ironie, l’efficacité de ce nihilisme. Cet art libertaire se révèle manipulateur et liberticide : qu’il se veuille critique, ludique ou didactique, il relève d’une subversion et d’un radicalisme systématiques.  Dans le labyrinthe des « concepts » et des « discours », elle offre un fil d’Ariane, montrant comment cet art, vite qualifié de farce, menace ceux qui s’en moquent tout autant que ceux qui s’en enchantent. Sous divers prétextes esthétiques, politiques ou moraux, c’est l’humanité  même de l’homme qui est attaquée, avec un choc en retour sur la société, en particulier dans la culture étatisée (gare au patrimoine !), l’éducation ou l’art religieux.

L’épilogue, « Brève histoire de l’Art financier », révèle les fonctionnements et les dangers de ce comparse de la mondialisation.

NB : ce blog  met en oeuvre les instructions du RGPD

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