Le Salon Beige: 19 nouveaux articles:La commission européenne méprise les peuples-et c’est réciproque-et varia

Le Salon Beige: 19 nouveaux articles

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3 juin : procession de la Fête-Dieu à Lyon

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La commission européenne méprise les peuples

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Lyon : la droite, les gaullistes et les souverainistes se parlent

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Communiqué de Guillaume de Longeville, Délégué régional SIEL en Auvergne-Rhône-Alpes :

« Après plusieurs rencontres organisées en région Auvergne-Rhône-Alpes par Olivier Pirra (délégué départemental du Parti Chrétien Démocrate), la rencontre du samedi 26 mai était initiée par le SIEL (Souveraineté, Identité et Libertés), en présence de Karim Ouchikh, président de ce mouvement et signataire de l’Appel d’Angers.

Une trentaine d’élus et de cadres locaux ont ainsi pu se rencontrer dans une brasserie lyonnaise. Etaient présents (ou représentés) des élus et membres des mouvements :

  • SIEL (Souveraineté, Identité et Libertés)
  • PCD (Parti Chrétien Démocrate)
  • Debout La France
  • La France qui ose
  • Les Patriotes
  • Front National
  • Divers droite
  • Lyon Divers Droite
  • Volontaires Pour la France
  • Les Républicains

Etait également présent un membre de l’équipe dirigeante du nouvel Institut de sciences sociales, économiques et politiques de Lyon (ISSEP – dirigé par Marion Maréchal), venu présenter le projet de cet établissement.

Cette rencontre s’est déroulée dans un esprit de franche cordialité, chaque participant, conscient de la gravité de la situation que traverse la France, étant bien décidé à mettre fin au mur mitterrandien dressé entre eux depuis près de 40 ans et de ne plus tenir compte des querelles alimentées par la plupart des états-majors parisiens. Les prochaines élections, européennes et surtout municipales, ont été largement abordées. Les participants ont décidé de se rencontrer de nouveau prochainement pour prolonger ce climat de complicité politique.

Après Angers et Marseille, Karim Ouchikh (président du SIEL) sera prochainement à Pontivy, Toulouse et Cannes pour promouvoir l’union de la droite. Souhaitons que de telles rencontres soient organisées partout en France !

Vous êtes élu(e) ou responsable politique de droite, gaulliste et/ou souverainiste en Auvergne Rhône-Alpes ? Inscrivez-vous à la prochaine rencontre organisée par le SIEL : siel.auvergne.rhone.alpes@gmail.com« 

Aude Mirkovic : la PMA, un juteux marché mondialisé

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« Nous, peuple de l’Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre Seigneur, Jésus-Christ »…

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Yves Daoudal a traduit le sermon prêché hier par dom Mark Kirby, prieur du Prieuré bénédictin de Silverstream, Stamullen, comté de Meath, Irlande.

Index« Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême,

Nous, peuple de l’Irlande,

Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre Seigneur, Jésus-Christ, qui a soutenu nos pères pendant des siècles d’épreuves,

Se souvenant avec gratitude de leur lutte héroïque et implacable pour rétablir l’indépendance à laquelle notre Nation avait droit,

Désireux d’assurer le bien commun, tout en respectant la prudence, la justice et la charité, afin de garantir la dignité et la liberté de chacun, de maintenir un ordre véritablement social, de restaurer l’unité de notre pays et d’établir la paix avec toutes les autres nations,

Nous adoptons, nous promulguons et nous nous donnons la présente Constitution.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

En cette fête de la Très Sainte Trinité, deux jours après l’apostasie nationale par l’Irlande de la Sainte Foi Catholique, comment pourrions-nous entendre l’Evangile qui a été chanté il y a quelques instants sans nous rappeler la Constitution que le peuple irlandais s’est donnée il y a 80 ans en 1938 ? Le vote de vendredi ne portait pas seulement sur l’avortement ; il s’agissait de tuer l’âme de l’Irlande, d’étouffer tout ce qui faisait de l’Irlande un phare parmi les nations, de renoncer publiquement à tout cela, depuis le temps où saint Patrick avait allumé son feu ardent sur la colline de Slane, faisant de cette île notre patrie un magnifique foyer catholique accueillant dans un monde devenu froid et sombre. L’Irlande était, parmi toutes les nations de la terre, celle qui envoyait sans compter ses fils et ses filles, intrépides dans la confession de la Sainte Trinité, pour apporter la lumière de la foi jusqu’aux coins les plus reculés du globe.

Et Jésus, venant, leur parla, disant : Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations; les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. (Matthieu 28, 18)

Comment en sommes-nous arrivés là ? Parmi ceux qui ont voté « oui » vendredi, le plus grand nombre a été baptisé et marqué du sceau du Don du Saint-Esprit par la confirmation. Certains d’entre eux ont été confirmés il y a seulement quelques années. Parmi eux se trouvaient des gens qui un jour se sont agenouillés à l’autel pour recevoir l’adorable Corps du Christ, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, immolé sur la Croix, ressuscité du tombeau, monté au ciel et qui reviendra dans la gloire. Parmi eux se trouvent des gens qui (et je le dis avec crainte et tremblement) oseront même se présenter à la Sainte Communion aujourd’hui. Pour ceux-ci, je ne peux que répéter ce que l’Apôtre dit :

Quiconque mangera ce pain, ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur. Mais que chacun s’éprouve lui-même, et qu’il mange de ce pain et boive du calice. Car celui qui mange et boit indignement, mange et boit son jugement, ne discernant pas le corps du Seigneur. (1 Corinthiens 11, 27-29)

On ne peut pas dire que nous n’avons pas été prévenus. Dieu a envoyé ses prophètes en Irlande. Certains ne sont venus – je pense à saint Jean-Paul II en octobre 1979 – que pour être acclamés et aussitôt oubliés, sinon ridiculisés et haineusement méprisés. La lettre du pape Benoît XVI aux catholiques d’Irlande, écrite il y a seulement huit ans, était prophétique. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi a-t-elle été classée et non prise en compte ?

On rapporte des célébrations de victoire à Dublin et ailleurs : un chant satanique, des railleries lancées contre Notre Seigneur, contre Sa Mère Vierge et contre l’Église. Tout ce climat fait étrangement penser à la France de 1789, au Mexique de 1910, à la Russie de 1917, à l’Allemagne de 1933 et à l’Espagne de 1936. Pire encore que cette foule qui veut célébrer le choix de la mort contre la vie, sont les mensonges complaisants de ces souriants ministres du gouvernement qui, avec une satisfaction suffisante, parlent d’une Irlande nouvelle, d’une Irlande de compassion, de justice et de respect pour les femmes. L’accent dans tous ces discours est celui de l’ancien serpent :

Or, le serpent était plus habile que toutes les bêtes de la terre que le Seigneur Dieu avait faites. Et il dit à la femme : Pourquoi Dieu t’a-t-il commandé de ne pas manger de tous les arbres du paradis ? La femme lui répondit : Nous mangeons du fruit des arbres qui sont au paradis ; mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du paradis, Dieu nous a commandé de ne pas en manger ; et que nous ne devrions pas y toucher, de peur que nous ne mourions. Et le serpent dit à la femme : Non, vous ne mourrez pas de mort. Car Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. (Genèse 3, 1-5)

Vous me pardonnerez de répéter aujourd’hui les paroles du prophète Ezéchiel :

Tu t’es prostituée avec les nations parmi lesquelles tu as été souillée par leurs idoles. Tu as marché dans le chemin de ta sœur, et je mettrai sa coupe dans ta main. Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu boiras la coupe de ta sœur, profonde et large, et tu seras un objet de risée et de raillerie ; sa capacité est très grande. Tu seras remplie d’ivresse et de douleur, avec la coupe de chagrin et de tristesse, avec la coupe de ta sœur Samarie. Et tu la boiras, et tu la boiras jusqu’à la lie, et tu en dévoreras les morceaux ; tu déchireras ta poitrine, parce que je l’ai dit, dit le Seigneur, l’Éternel. (Ezéchiel 23, 30-34)

Que nous reste-t-il ? Je vais vous dire ce qui reste:

Et maintenant il reste la foi, l’espérance et la charité, ces trois-là: mais le plus grand d’entre eux est la charité. (1 Corinthiens 13, 13)

Approchez-vous de l’autel du Saint Sacrifice, comme nos ancêtres s’approchaient des « rochers de messe »*. L’autel est le Foyer Divin de l’Irlande. Ce n’est pas pour rien que l’autel de l’Agneau fut montré à Knock en 1879. Tombez en adoration et en réparation. Pleurez vers la Mère Immaculée de Dieu, toujours Reine d’Irlande et Mère Douloureuse. Mon cher père, avec toute la sagesse de ses 91 ans, m’a dit hier : « Dieu a un plan. Dieu aura le dernier mot. » Et que dit Notre Seigneur dans l’Évangile d’aujourd’hui ? Il dit ceci : « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du monde » (Matthieu 28, 20). Dans cette promesse de Dieu faisons reposer toute notre espérance »

L’intervention de Bernard Antony au pèlerinage de Chrétienté

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Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, avait convié à l’étape du soir du dimanche de Pentecôte pour un partage de souvenirs autour d’un verre, les fondateurs du pèlerinage et les actuels dirigeants. Il avait prévu le passage du cardinal Sarah, qui vint en effet saluer et bénir cette réunion, et il avait demandé à Bernard Antony, président du Centre Henri et André Charlier et de Chrétienté-Solidarité, d’évoquer les origines de la création de ce pèlerinage et notamment le rôle de Dom Gérard, sur lequel vient d’être publiée l’importante biographie d’Yves Chiron, éditée par les moines du Barroux (Ed. Sainte-Madeleine).

Bernard Antony avait donc préparé par précaution un texte dont on trouvera l’essentiel ci-après. Cependant, compte-tenu de ce qu’il s’agissait en fait de pratiquer l’exercice  de parler debout, dehors, avec les bruits de l’immense camp et tenant le micro d’un mégaphone, privé ainsi de la facilité de lire commodément, il préféra renoncer à la lecture et se passer de son texte au risque de ne pas aussi bien dire que lire. Nous publions ci-après le texte rédigé qui est, sans déformation sur le fond, ce qu’il a exprimé.

Cher Jean de Tauriers, chers pères, cher amis,

__DSC_9954D’abord toute ma gratitude et mon admiration pour vous Jean de Tauriers qui, superbement entouré, avez, une fois encore, mené à Notre-Dame de Chartres, ce pèlerinage magnifique de foi et de jeunesse, le 36e. Vous m’avez demandé d’évoquer à mon gré, en quelques minutes, hors de tout formalisme académique, la grande figure de Dom Gérard sans omettre son rôle dans la genèse et le développement de ce pèlerinage.

Le Centre Henri et André Charlier fut en effet créé dès les années 1979-1980 avec ses premières universités d’été, non loin de chez moi, à Fanjeaux, chez les Dominicaines de l’école du Cammazou et ce grâce au soutien de leur supérieure générale, mère Anne-Marie Simoulin, qui, jusqu’à son rappel à Dieu, me témoigna une constante amitié, par-delà les déchirures qui affectèrent la mouvance  du catholicisme traditionnel.

Dès sa création, le Centre Charlier avait été placé sous le triple parrainage de trois hommes marqués par la rencontre, la formation et la transmission spirituelle et culturelle de leurs maîtres, André et Henri Charlier : Albert Gérard, l’artiste, Jean Madiran, le penseur contre-révolutionnaire, Dom Gérard, le moine.

C’est ainsi que nous n’organisâmes pas seulement alors nos universités d’été à Fanjeaux mais aussi, en 1980, une session au Mesnil Saint-Loup, cette paroisse hors du commun, marquée au XIXe siècle par l’apostolat du Père Emmanuel. Henri Charlier, en son temps, y rétablit la continuité de l’office grégorien. Il se consacra, tout près de l’église, à son œuvre de sculpteur, de dessinateur et de peintre.

Je suis heureux de retrouver d’abord ce soir Max Champoiseau et Rémi Fontaine qui furent les premiers à me suggérer l’idée que le Centre Charlier pourrait organiser un pèlerinage de Chartres sur le modèle de celui de Czestochowa que nous admirions tant. Czestochowa, cette immense marche de foi et de ferveur patriotique mais aussi de combat du peuple polonais pour sa liberté et son identité s’efforçant de desserrer toujours plus le carcan de l’État communiste totalitaire après les années des exterminations génocidaires du nazisme et du communisme soviétique. Le pèlerinage de Czestochowa était très cher au cœur de Dom Gérard et nous nous souvenons avec émotion, comme si c’était hier, de son sermon en la cathédrale de Chartres, le lundi de Pentecôte 1985, qu’il concluait ainsi : « L’an prochain, c’est à toute la chrétienté que nous donnons rendez-vous aux pieds de Notre-Dame de Chartres, qui sera désormais notre Czestochowa nationale. Que le Saint-Esprit vous illumine, que la Très Sainte Vierge vous garde et que l’armée des anges vous protège. Ainsi soit-il ! » Sermon dont vous pouvez retrouver l’intégralité dans le numéro spécial de Reconquête d’avril-mai 2008 avec les textes d’amis très chers, laïques ou religieux, et le travail de présentation et d’illustration réalisé avec tout son talent d’artiste par Jacques Le Morvan.

__DSC_0076Dès les premières années du Centre Charlier, je ne sais plus trop quand, avec l’abbé Pozzetto, son premier aumônier, et donc aumônier du pèlerinage, et nombre de militants, nous avions eu à cœur d’organiser en Pologne avec Jean-Michel Rudent, un séjour de Chrétienté-Solidarité, rencontrant notamment Lech Walesa et les grandes figures de la résistance de Solidarnosc. C’est de même dans cet esprit de résistance chrétienne que nous avions voulu, dès sa conception, construire le pèlerinage comme avant tout celui de militants agissant pour la défense de la patrie et des valeurs de la chrétienté, voulant placer leur action politique et sociale sous l’éclairage de l’Évangile.

Je me dois maintenant ici, pour répondre avec gratitude à la demande de Jean de Tauriers, d’évoquer un peu plus la figure de Dom Gérard sans, rassurez-vous, suivre tout le long cheminement de sa vie selon l’immense travail de la biographie réalisée par Yves Chiron.

Et d’abord, une première remarque, il en fut selon moi de la vie de Dom Gérard comme de celles de grands saints, tel saint Bernard que j’admire tant.

Le récit de leur vie, si remplie d’une multitude d’actes de charité et de combats pour la chrétienté pourrait donner l’impression d’un certain activisme en dissonance avec un pur idéal de vie contemplative. Ce serait une grande erreur, ce serait faire preuve d’une grande méconnaissance de ce que fut leur vie de prière continuelle.

Je puis témoigner de ce que Dom Gérard, tel qu’il me fut donné de le connaître en plusieurs circonstances au long de quarante-sept années, était d’abord, lui aussi, presque toujours un homme, même hors de son monastère, à l’évidence abîmé, des heures durant, dans la prière. Ainsi en était-il dans l’avion mis à disposition par Pierre Fabre au service de notre mission caritative au Liban via Chypre. Car l’aéroport de Beyrouth était alors fermé et c’est à Chypre qu’il nous fallait prendre le bateau assurant la liaison avec le Liban. Au petit matin, après sans doute un très court sommeil, le visage de Dom Gérard s’éclaira d’émerveillement au spectacle de toutes les croix et de la Vierge d’Harissa surplombant la baie de Jounieh.

Je l’avais rencontré pour la première fois il y a déjà longtemps, en 1961, à 24 ans, en son monastère de Tournay, près de ma ville de Tarbes où j’étais lycéen, dans des circonstances que j’ai évoquées par ailleurs. Il m’avait parlé lumineusement avec une infinie douceur, du Christ et de la Vierge Marie, comme nul autre. Il m’interrogea aussi avec une gaité roborative, pour me remonter le moral, m’encourageant à continuer dans les voies de mon jeune militantisme pour la patrie alors si déchirée, meurtrie par la tragédie de tant des siens livrés au pire.

Ce n’est que plus tard, après l’avoir providentiellement retrouvé grâce à notre maître et ami si cher, Gustave Thibon et à son ami Gilbert Tournier, dans son prieuré de Bédouin, que je pus toujours plus saisir combien le mystique Dom Gérard, tel François d’Assise, était aussi un merveilleux poète du Bon Dieu, imprégné d’une immense culture développée sur le socle transmis par les Charlier. Dom Gérard était ému presque aux larmes quand il récitait de beaux bouquets de la poésie de son cher Charles Péguy qui fit seul ce pèlerinage à la sortie de sa vie de militant socialiste, l’éclairant désormais de sa mystique poétique pour toutes les générations de pèlerins.

Dom Gérard voulut avec raison que l’imprimerie du monastère réédite l’Ève de Charles Péguy, un des joyaux de son art.

Comme saint Bernard, comme sainte Catherine de Sienne, Dom Gérard fut certes, à sa place, à son créneau, un batailleur de la défense de la foi et de la chrétienté. Je crains quelquefois que certains ne sachent pas ou aient oublié ce qu’il en était dans l’Église de France dont, selon l’expression même du cardinal Decourtray à la fin de sa vie, « des secteurs entiers avaient alors collaboré avec le communisme ». Et il faudrait rappeler la fascination pour le freudisme et autres courants idéologiques convergents dans « l’autodestruction de l’Église » selon l’expression même de Paul VI. Et ce sans réaction, voire avec la collaboration, de vastes pans de la hiérarchie.

Dom Gérard fit tout, longtemps très seul, pour que soit conservée la fidélité à la règle de saint Benoît, à la liturgie traditionnelle. Il serait inconvenant de juger de ses actes, quarante, cinquante ou soixante ans après en invoquant les douceurs de la soumission alors que la résistance à « l’autodestruction de l’Église » était en effet une nécessité vitale. Et s’il n’y avait pas eu Dom Gérard, il n’y aurait pas eu de monastère du Barroux, ni ses deux filiales, ni toute l’étendue d’une résurrection qui ne fut jamais un repli passéiste.

Certains, bien intentionnés certes, ont cru bon d’insister un peu trop, je crois, sur le fait que Dom Gérard eut ses défauts, ses insuffisances. Selon leur conception, il est vrai de l’impeccabilité comportementale ! Ah les bons juges ! Eux, à la place de Dom Gérard, ils n’auraient bien sûr agi que dans la perfection de l’obéissance selon leur sûre doctrine.

Comme si saint Pierre et saint Paul eux-mêmes n’avaient pas eu aussi leurs défauts. Et Dom Gérard ne fut ni saint Pierre ni saint Paul mais il m’arrive de penser que ses défauts avaient sans doute été aussi des qualités bien nécessaires en leur temps. Chesterton a magnifiquement développé ce raisonnement dans sa biographie de François d’Assise.

Quelques points encore :

Dom Gérard voulut donc ce pèlerinage. Sans son assentiment le Centre Charlier ne se serait sans doute pas lancé dans cette aventure. Pleins de gratitude pour son affection pour le pèlerinage de Czestochowa, depuis des années, nombre de pèlerins polonais ont partagé avec vous les routes de Chartres. De même pour tant de Libanais auxquels, dans notre voyage de 1985, Dom Gérard avait, comme nul autre, su parler de tout ce qui depuis saint Louis unit le royaume de France et le peuple chrétien du Liban. Ce n’est pas sans émotion qu’au monastère de Saint-Antoine dans la vallée sainte, la Qadisha, nous avons souvent contemplé la belle crosse incrustée d’ivoire offerte par le saint roi au patriarche des Maronites. Dom Gérard aimait rappeler qu’à l’Émir de ce peuple, saint Louis, reconnaissant pour le formidable soutien de ses guerriers, avait juré que, désormais, tout maronite se rendant en France y serait traité avec tous les droits d’un sujet du roi de France.

À Beyrouth, dans le silence de la ligne verte, la nuit, dans les tranchées du quartier de Sodecco où nous parvenaient des chuchotements de ceux d’en face, il demeurait comme happé dans sa prière avant de s’en extraire pour murmurer les mots qu’il fallait pour les jeunes combattants qui tenaient les lieux et les bénir. Certains de ceux-là, je l’ai encore vérifié là-bas, il y a trois semaines, n’ont jamais oublié. Parmi eux était une lumineuse jeune fille, Katia Boustany, brillante juriste, auteur d’une thèse sur la charia et la notion occidentale des droits de l’homme. Mais c’était la conversion des cœurs des combattants chrétiens qu’elle jugeait prioritaire. Elle trouva en Dom Gérard le religieux qui pouvait le mieux la comprendre et l’assister pour cela dans sa prière. Elle vint plus tard le voir au Barroux. Et puis elle entra au Liban dans son chemin de rappel à Dieu par une longue maladie.

Dom Gérard, je l’appris, ne cessa de prier pour elle et de la soutenir, répondant à ses lettres qui, me confia-t-il un jour, étaient bouleversantes de courage et de confiance en Dieu.

Il avait ainsi le don, ses proches le savaient, au prix très lourd du manque de sommeil qu’il s’imposait sans cesse et qui ruina sa santé, de maintenir des liens avec beaucoup de ceux que la Providence avait mis sur son chemin pour qu’il les maintienne sans cesse dans l’Espérance.

J’ai la conviction qu’il nous dirait toujours aujourd’hui, face aux nouvelles dialectiques de mort de notre temps, face aux périls toujours recommencés, face aux menaces d’engloutissement de ce qui reste de notre civilisation chrétienne, de ne les considérer ni comme inévitables ni comme irrémédiables.

Au nom de tous les vieux amis fondateurs de ce pèlerinage qui sont encore là ce soir, cher Jean de Tauriers, merci de m’avoir permis de livrer ce témoignage de piété filiale envers Dom Gérard. Et permettez-moi donc en conclusion de saluer ceux qui, présents ici ce soir, ont tant œuvré pour cette réalisation : Max Champoiseau et Rémi Fontaine, Jacques, Pierre et Paul Le Morvan, Pierre Soleil, Jacques Arnould et tous ceux de son Chœur Montjoie, et encore Hélène Sabatier, Isabelle Bédry, Catherine Renout. Je veux exprimer en leur nom toute la gratitude que nous vous portons, pour nous avoir offert ce verre de l’amitié avec votre équipe, vous qui, sous l’égide de Notre-Dame de Chrétienté, continuez et amplifiez avec eux l’initiative du Centre Henri et André Charlier.

Joseph Fadelle, converti de l’islam au Christ : « La plupart des musulmans ignorent le Coran »

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Joseph Fadelle, irakien réfugié en France après avoir été persécuté en Irak pour s’être converti au catholicisme (prison, torture, victime de tirs par son propre frère!) exhorte à sensibiliser les musulmans aux danger du Coran, livre de haine dont Dieu ne saurait être l’auteur. Il témoigne lors du forum sur l’évangélisation des musulmans Jésus, le Messie :

Marlène Schiappa utilise son ministère pour promouvoir son livre

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L’association Anticor, qui lutte contre la corruption en politique, nous informe que le cabinet du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes a envoyé le 22 mai aux journalistes figurant dans son fichier presse, une invitation à une dédicace à l’occasion de la sortie d’un livre de Marlène Schiappa. Dans cet ouvrage, il est précisé que

« ce livre n’est ni une communication gouvernementale ni un bilan d’action politique, mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé. Les propos tenus ici n’engagent que leur auteure. »

Par conséquent, Anticor a écrit au Premier ministre :

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L’héroïsme manipulé

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De Constance Prazel sur Liberté Politique :

M« Samedi soir, dans le 18e arrondissement de Paris, les passants étaient témoins d’une scène assez inhabituelle : un enfant de 4 ans, suspendu dans le vide, accroché à un balcon, est sauvé par un certain Mamoudou Gassama, qui est venu avec une énergie peu commune le sauver de ce mauvais pas en escaladant la façade d’un immeuble. Or il se trouve que ledit Mamoudou Gassama est un « migrant », clandestin, venu du Mali. Jouez hautbois, résonnez musettes.

Depuis, c’est le concert de louanges unanimes devant la beauté de geste, et la vidéo de l’exploit tourne en boucle sur les réseaux sociaux, et dans les grands médias. Ce fait divers qui se termine bien (c’est suffisamment rare pour que l’on ne boude pas notre plaisir) nous inspire cependant quelques remarques :

–         L’enfant, avant d’être rattrapé par un geste musclé, a été sécurisé par un voisin, qui a visiblement, comme en témoigne la vidéo, apaisé le petit, puis l’a tenu à bout de bras. Lui aussi a joué un rôle crucial dans le sauvetage, pourtant personne n’en parle : et pour cause, il n’est visiblement ni migrant, ni clandestin. Le pauvre homme, comme dirait Orgon.

–         L’engouement médiatique est stimulé, à l’évidence, par le profil du sauveur, fournissant le plus beau des arguments à tous les partisans des frontières ouvertes largement à l’arrivée des migrants : quand on vous le dit que ce sont des gens exceptionnels, ils sauvent nos enfants !

C’est qu’en démocratie française, il existe le mauvais amalgame, mais il existe aussi le bon amalgame. Un musulman terroriste, ça existe, et encore on n’en est pas bien sûr, mais tous les musulmans ne sont pas terroristes. En revanche, ne vous avisez pas de considérer qu’un clandestin héroïque, ça existe, mais que tous les clandestins ne sont pas héroïques : vous vous exposeriez à un crime contre la pensée.

Mamoudou Gassama est devenu en quelques instants l’icône commode d’une France (et surtout d’une gauche) multi-culturelle qui brandit son héros, et vous soupçonne de fascisme identitaire si, d’aventure, vous aviez envie de saluer le geste de Mamoudou Gassama, sans pour autant considérer que tous les clandestins sont attendus à bras ouverts.

–         Dernière remarque : la première vidéo du sauvetage à avoir tourné en boucle et qui a été reprise des milliers de fois (ex. sur le site du Figaro : https://www.youtube.com/watch?v=B9bwZ0SjxVM), est barrée d’une gigantesque « Le Coran je pt un cable. » Peut-on savoir quel est le rapport exactement avec l’événement ? Et quel est l’intérêt de cette propagande gratuite qui barre l’image ?

Il  est triste que des épisodes comme celui-ci, qui prouve que le courage, l’énergie et l’abnégation sont des valeurs universellement partagées, ne peuvent pas être reconnus pour ce qu’ils sont : des témoignages de la noblesse de l’homme, de la personne, et non des occasions faciles de soutenir des revendications idéologiquement biaisées, ou communautaristes. Il est absolument évident que l’émoi public n’aurait pas été aussi intense si le sauveur s’était appelé Jean Dupont. Il n’est pas sûr, notamment, que Mme Hidalgo aurait bousculé aussi vite son agenda pour l’avoir au bout du fil. »

Mai 68, un héritage qui interroge

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Voici une analyse du chanoine Alban Denis (Institut du Christ-Roi) :

MIls nous avaient promis un monde sans barrière, un univers sans classe, du plaisir sans limite. Ils voulaient refaire le monde, changer d’air, dévoiler la plage sous les pavés. Ils avaient défilé en chantant une lutte qu’ils croyaient finale et proclamé leur désir de tendre leurs mains au genre humain. Ils avaient fustigé la violence policière et vomi le conformisme bourgeois. Ils s’étaient mobilisés pour que la Sorbonne soit rouverte aux étudiants et avaient organisé des comités de réflexion sur les planches de l’Odéon. Les acteurs de Mai 68 ambitionnaient d’offrir des lendemains qui chantent, ils avaient tout gagné : tenu tête aux forces de l’ordre, mis la France dans la rue et obtenu le soutien de l’opinion. Pour des « événements », oui c’était un événement.

Si l’on peut définir l’Histoire comme la somme des tragédies qui auraient pu être évitées, au bout d’un demi-siècle elle est en mesure de livrer ses leçons sur les acteurs de Mai 68. Leçons parfois impitoyables. Souvent pleines d’ironie. Car en fin de compte que reste-t-il de leurs promesses ? Le monde qu’ils avaient souhaité sans barrière réclame aujourd’hui davantage de frontières. Leur rêve d’univers sans classe avait pour modèle Mao Zedong dont ils portaient l’effigie en larges pancartes avant que la vérité historique révèle qu’il est l’homme aux 80 millions de morts, le dictateur le plus sanguinaire de l’Histoire. La jouissance sans entrave année après année se heurte dans nos sociétés modernes à une réalité statistique de suicides et de dépressions inconnue jusqu’alors.

En réalité, ils voulaient davantage défaire le monde ancien qu’en construire un de nouveau. De changer d’air, ils auront préféré tourner en rond dans Paris. En guise de plages, les riverains de la rue Gay-Lussac ou de la place Edmond Rostand assisteront à la transformation de leur quartier en décharge publique. Faute de transcendance, leur lutte était davantage nihiliste que finale. Ils fustigeaient la violence policière mais ils leur lançaient des pavés et des boulons. Ils réclamaient la réouverture de la Sorbonne, ils en feront le théâtre d’une kermesse aux milles utopies. Ils s’enthousiasmaient pour une culture libre et ouverte à tous, la scène de l’Odéon aura été le rendez-vous de tous les délires. Ouvrir leurs mains au genre humain ? Ils avaient choisi plutôt de tendre leur bras avec un poing fermé. Ils vomissaient le conformisme bourgeois, pour finir pire que leurs aînés, à profiter du système confortablement installés sur les plateaux de télévision, les bancs des assemblées, les antennes de radio quand ce n’est pas sur les marches de la croisette.

On nous parle d’une « Révolution joyeuse » comme s’il s’agissait d’étudiants rigolards assoiffés de liberté. 50 ans ont passé depuis le vacarme du mois de Mai, et place faite à la réflexion, on peut sans mentir parler plutôt d’une révolution silencieuse qui aura conservé toute la structure du monde ancien tout en y insufflant une matrice nouvelle. C’est moins voyant. Plus subtil. Le mariage existe toujours, mais il n’est plus nécessairement entre un homme et une femme. La famille reste le cadre de notre existence mais le modèle familial est multiple. Le régime est démocratique mais l’exercice du pouvoir apparaît en de multiples aspects totalitaire… etc.

La libéralisation des mœurs quant à elle n’a pas rendu l’amour conjugal plus solide tandis que les interdits qui nous entourent sont de plus en plus nombreux faute d’avoir poussé droit grâce à des principes fermes en guise de tuteurs. Tous les éducateurs peuvent en témoigner : les interdits mal compris dévoient l’appétit de liberté. Reste que les libertés mal vécues multiplient les interdits. Ils avaient écrit sur les murs « Il est interdit d’interdire ». L’héritage de Mai 68 interroge : sans aucune référence au Décalogue, l’autorité qui commande finit inévitablement par perdre sa crédibilité et son efficacité. Au risque d’une hyper législation.

Plus qu’un Mai 68, c’est le printemps pour nos âmes que l’enseignement constant de l’Eglise nous promet. Nous libérer certes. Mais en commençant par nous faire disciples. A l’école des commandements et de l’Evangile du Christ, il n’est plus question « d’être réaliste et de demander l’impossible » mais d’être convaincu que la Foi transporte les montagnes et qu’à Dieu rien n’est impossible.

La nuance est de taille.

2 juin : Portes ouvertes de l’Académie Anne de Guigné (74)

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Débranchons mai 68 – RDV le 31 mai

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Racisme et sexisme de la révolution française

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Révélation et Tradition

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LauzunDans La révélation chrétienne ou l’éternité dans le temps: La foi peut-elle évoluer ?, Pierre de Lauzun nous offre une profonde réflexion sur le lien intrinsèque entre les Saintes Ecritures et la Tradition. La Révélation divine a fait irruption dans le temps, donc des événements datés avec un avant et un après, en un mot une Histoire. Mais Dieu est éternel, hors du temps. L’idée de révélation peut donc paraître paradoxale. Par ailleurs, cette révélation est à la fois un message et un appel à relation avec un Être qui nous dépasse infiniment. Message qui est a priori conditionné par son lieu et son époque d’émergence, donc situé dans le temps – et cependant porteur d’une vérité absolue et intemporelle, laquelle doit nous parler là où nous sommes, et nous conduire hors du temps. Autre paradoxe ? Ce livre entend résoudre ces deux paradoxes et répondre à la question centrale : la foi peut-elle évoluer ?

Pierre de Lauzun aborde la question de la lecture et l’interprétation des Ecritures, le rôle du Magistère et de la Tradition, la vérité historique et doctrinale de la Révélation chrétienne ainsi que son développement au cours du temps. Sur la Tradition, concept rejeté depuis le protestantisme jusqu’au modernisme contemporain, il écrit :

« La Révélation ne se limite en aucun cas aux Ecritures. Une particularité essentielle du christianisme (notamment catholique) est ce rôle reconnu à la Tradition. On l’a vu, les Ecritures chrétiennes ne sont pas un texte tombé du ciel tel quel, mais le fruit et l’accompagnement d’une histoire sainte qui est celle d’une communauté croyante, à l’écoute de Dieu, communauté qui vit et se transmet une vie de foi, par la parole, la direction des âmes et l’enseignement. Une fois la Révélation faite, et les Ecritures rédigées, leur écoute ultérieure reste insérée dans cette même communauté – qui depuis le Christ est l’Eglise. La Tradition est dans son sens large la transmission même de la foi dans la communauté.  Ce qui inclut entre autres ce processus par lequel, avec la foi, l’Eglise transmet non seulement ces Ecritures ainsi que la manière de les lire et de les vivre, mais aussi l’enseignement et l’exemple des pasteurs et notamment des apôtres, et plus largement l’explicitation des éléments de la vie commune de foi. Ce faisant elle confirme et prolonge leur historicité essentielle ; non comme phénomène élaboré par l’histoire, mais comme fait objectif émergé dans l’histoire. »

Terres de mission : Bilan de la christianophobie en France

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Israël ou le droit de tuer

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Analyse d’Antoine de Lacoste :

Unknown-9Les récents et tragiques évènements de Gaza ont remis au goût du jour un débat vieux comme Israël : cet Etat agit-il en situation de légitime défense ou utilise-t-il la violence comme moyen de gouvernement en outrepassant ses droits ?

Ainsi posée la question est bien juridique et donc inopérante. En effet, depuis son existence, Israël a été attaquée par de multiples forces, à commencer par une partie de la population palestinienne, forcée de quitter des terres qu’elle habitait depuis plusieurs générations.

Savoir si elle avait le droit de riposter et comment, n’a jamais intéressé ni la classe politique ni l’armée ni la population israéliennes. Le rôle de son armée est de défendre les acquis conquis progressivement et c’est elle seule qui a le choix des moyens. Cela ne saurait être un débat.

Le droit international ne compte donc pas et les Etats-Unis sont là pout y veiller, veto à l’ONU à l’appui en cas de besoin. L’allié américain ne prend d’ailleurs même plus de gants : les Clinton, Obama, même Bush énonçaient des regrets de principe lorsque l’armée avait tiré à balles réelles sur des manifestants qui lançaient des pierres. Aujourd’hui, Trump se tait et l’ambassadrice américaine à l’ONU, la sémillante et ambitieuse Nikki Haley, se permet même de quitter l’assemblée lorsque le représentant palestinien prend la parole. C’était tout de même du jamais vu.

Le transfert inique de l’ambassade américaine à Jérusalem est une pierre de plus dans l’édifice de l’impunité. Ce transfert est contraire aux traités signés et en vigueur, mais c’est sans importance. Le lobby évangéliste connait là sa plus grande victoire et Israël peut se frotter les mains. A ce propos, il est tout de même stupéfiant que l’Eglise catholique ait aussi peu réagi : Jérusalem n’aurait jamais dû devenir la capitale d’un Etat. C’est une ville internationale, lieu saint pour les trois religions monothéistes : en faire une capitale d’un Etat, confessionnel qui plus est, est contraire à 70 ans de traités.

Alors autant être clair : il n’y aura jamais d’Etat palestinien. Cette fiction destinée à calmer les opinions publiques et éviter de sanglantes manifestations de désespoir, n’a même plus d’apparence. Les colonies illégales peuvent s’étendre progressivement, avec ou sans expropriation. Tous les moyens sont bons : menaces, violences, arrestations arbitraires effectuées par l’armée hors de toute règle juridique. Et quand par hasard un juge indépendant annule la création d’une colonie car contraire aux traités en vigueur, la décision n’est jamais appliquée et la colonie s’étend.

Qu’on lise à cet égard le très beau témoignage de Vera Baboun, la Maire chrétienne de Bethléem dans son livre « Ma ville emmurée ». Car il y a des chrétiens palestiniens : tous ne sont pas du Hamas. Mais coincés entre la brutalité israélienne et l’expansion islamiste, ils s’en vont peu à peu. Bientôt, le pays du Nouveau Testament ne comptera plus de chrétiens et nous pourrons nous interroger sur notre propre responsabilité.

Alors quand certains écrivent qu’ « Israël a le droit de se défendre », ils devraient plutôt affirmer qu’Israël a le droit de tuer car c’est ainsi que les choses se passent en Palestine.

Le président italien torpille la formation d’un gouvernement

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Unknown-10Pressenti pour former un gouvernement, Giuseppe Conte s’est heurté au veto du président Sergio Mattarella (photo), qui a refusé la nomination de l’eurosceptique Paola Savona au ministère de l’Économie. Le professeur Conte a pris acte de ce refus en renonçant à former un gouvernement.

Devant l’impasse, le Président Mattarella a déclaré qu’il n’envisageait pas d’organiser des élections avant d’avoir obtenu un «vote clair» du Parlement. Aussi a-t-il convoqué pour lundi matin au Quirinal le directeur d’un observatoire sur les comptes publics, l’économiste Carlo Cottarelli, ancien Commissaire à la dépense publique. En 1988, il travaillait pour le FMI… Il devrait le charger de constituer un gouvernement «neutre». S’il n’a, à première vue, aucune chance d’obtenir la confiance du Parlement, il pourrait expédier les affaires courantes et organiser de nouvelles élections pour l’automne prochain.

La Ligue et le M5S ont accusé le chef de l’État de trahir le vote des Italiens. Matteo Salvini, patron de La Ligue, a accusé le chef de l’État d’avoir «injustement barré la route à un homme qui avait pour seul tort d’avoir trop défendu les intérêts des Italiens».

« Nous ne serons plus jamais les larbins de personne. L’Italie n’est pas une colonie, nous ne sommes pas les esclaves des Allemands ou des Français, du spread (l’écart entre les taux d’emprunt à dix ans allemand et italien, ndlr) ou de la finance ». « Les Italiens d’abord. Moi je ne lâche rien ».

Luigi Di Maio, patron du M5S, a parlé d’un choix «incompréhensible» de la part du président Mattarella:

«L’Italie est souveraine. On ne peut empêcher un gouvernement du changement. Je suis très en colère.» « Nous étions prêts à gouverner et on nous a dit non, parce que le problème est que les agences de notation dans toute l’Europe étaient inquiètes à cause d’un homme qui allait devenir ministre de l’Economie ». « Alors disons-le clairement qu’il est inutile d’aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. Toujours les mêmes« .

D’après les derniers sondages, de nouvelles élections pourraient profiter à la Ligue, qui a remporté 17% des voix en mars, tandis que le M5S consoliderait sa base, mais ne permettraient pas de sortir de l’impasse.

C’est arrivé un 28 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Germain, abbé puis évêque de Paris (v. 496 † 576)

Germain de Paris naquit à la fin du Ve siècle près d’Autun. Tout jeune, il faillit être victime d’une mère dénaturée et d’une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d’un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il apprit, chaque jour, à imiter la piété et les vertus.

L’évêque d’Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l’onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d’Autun.

Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d’un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l’aumône, au point qu’un jour il donne jusqu’au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d’abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu’une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui se repentirent de leur réaction.

Un jour le feu prend au grenier, menaçant de brûler toute la récolte du couvent. Germain, calme et confiant, saisit une marmite d’eau à la cuisine, monte au grenier en chantant « Alléluia », fait le signe de la Croix et jette quelques gouttes d’eau sur le brasier, qui s’éteint.

Un jour qu’il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : « Que signifie cela ? » demande l’abbé. – « C’est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville. » Quatre ans plus tard, Germain, devient évêque, malgré sa résistance. Il n’en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu’il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d’une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l’autel.

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu’il secourut, de prisonniers qu’il délivra, avec l’or des largesses royales. Il mourut, plein de mérites, vers l’âge de quatre-vingts ans.

  • St Cheron, martyr († Ve s.)

À Chartres, peut-être au Ve siècle, saint Chéron, martyr.

  • St Guillaume de Gellone, duc puis moine († 812)

Au monastère de Gellone en Aquitaine, l’an 812, saint Guillaume ou Guilhem, moine. Nommé par Charlemagne comte de Toulouse et duc d’Aquitaine, vainqueur des Sarrasins jusqu’à Barcelone, parvenu au faîte des honneurs, lié d’amitié avec saint Benoît d’Aniane, il fonda, non loin d’Aniane, un autre monastère dans la vallée de Gellone, y prit l’habit monastique, et voulut demeurer simple moine, humble, pénitent, recherchant les emplois les plus humbles.

  • le 8 ou 28 mai 615 : mort du pape saint Boniface IV.
  • le 28 mai 1258 : abbaye de Saint Denis.

Alexandre IV adresse de Viterbe trois bulles aux archevêques de Bourges et de Reims, d’une part, de Bordeaux et de Tours, d’autre part, et enfin à ceux de Sens et de Bourges, pour leur prescrire d’édicter des sanctions canoniques contre les perturbateurs et les spoliateurs laïques ou ecclésiastiques des biens de l’abbaye de Saint-Denis.

  • le 28 mai 1258 : traité de Paris, aussi appelé par erreur traité d’Abbeville.

Après les victoires de Taillebourg et de à Saintes, le Roi de France est le monarque le plus puissant d’Occident.

Ce traité met fin à la « première guerre de Cent Ans. En effet, le conflit dure depuis plus de cent ans entre les Capétiens et les Plantagenêt, depuis le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt.

Henri III Plantagenêt signe avec le Roi de France, Saint Louis, le traité de Paris, qui est ratifié le 4 décembre 1259 (voir la chronique du jour), jour où le roi d’Angleterre rend un Hommage lige au Roi de France et se reconnait son vassal!

Louis IX rend à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l’Agenais et la Saintonge. Mais pour ces possessions, ce dernier doit rendre au Roi de France l’hommage dû au suzerain. Saint Louis conserve la Normandie, la Touraine, l’Anjou, le Poitou et le Maine), provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au roi Jean sans Terre.

  • le 28 mai 1291: les croisés perdent la Terre sainte.

    Guillaume de Clermont pendant le Siège d’Acre
    (peinture de Dominique Papety (1815-1849), salles des Croisades du Château de Versailles)

Les royaumes francs de Terre Sainte disparaissent définitivement avec la chute de Saint-Jean-D’Acre, aujourd’hui Akko, port de pêche d’Israël. La ville avait été conquise par les Croisés et confiée au roi Baudouin 1er en 1104. Après un long siège des Mamelouks commandés par al-Ashraf Khalil, une partie de la muraille nord cède et la ville est conquise malgré la résistance des Templiers et des chevaliers de l’Hospital.

  • le 28 mai 1358 : début de la révolte des Jacques à Paris.
  • le 28 mai 1558 : naissance de Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII.

Né le 28 mai 1588 à Paris, Pierre Séguier étudie le droit en vue d’aborder une carrière de magistrat.

D’abord Intendant de Guyenne et Président à Mortier du Parlement de Paris sous Louis XIII. Reconnu par le Cardinal de Richelieu pour ses compétences et son intégrité, il devient Garde des Sceaux, puis Chancelier du Royaume. Réputé fidèle et loyal au Roi et au Cardinal, bien que restant dans l’ombre de ce dernier, il joue notamment un grand rôle dans la conduite de l’administration du Royaume. Tous les officiers de justice dépendent donc de lui pendant à peu près quarante années. A son actif figurent entre autre les faits suivants : pendant la révolte des Va-nu-pieds en Normandie (1639), il met au pas le Parlement de Rouen en privant ses membres de plusieurs prérogatives et privilèges; il instruit aussi le procès d’Henri de Ruzé d’Effiat Marquis de Cinq-Mars.

Après la mort de Richelieu et de Louis XIII, il est brièvement écarté des affaires, mais Mazarin le rappelle comme Ministre d’État. Il soutient Anne d’Autriche durant la Fronde, ce qui lui vaut de reprendre sa charge de Garde des Sceaux en 1656. C’est l’ascension de Colbert qui l’écarte de la conduite des affaires de l’État. Protecteur des Arts et des Lettres, Pierre Séguier est membre de l’Académie Française, dont il a confirmé les statuts, après la mort du cardinal de Richelieu. Il s’éteint le 28 janvier 1672 à Saint-Germain-en-Laye.

  • le 28 mai 1629 : siège de Privas.

Louis XIII avait tout tenté pour obtenir une reddition honorable et pacifique de la ville. Devant le refus de Saint-André de Montbrun le Roi est furieux et déclare « qu’il en ferait un tel châtiment qu’il en serait à jamais mémoire« . Le 28 mai, Privas se rend. « Pour l’exemple », elle est mise à sac et incendiée par les troupes du prince Henri 1er de Condé. Le Roi ordonne que les fortifications soient entièrement rasées, interdit à quiconque de rebâtir la ville et de s’y établir sans son autorisation expresse.

« Je veux espérer que la suite de mon voyage sera plus doux, et que l’obéissance volontaire plutôt que l’exemple me conviera à user d’autant de clémence et d’opiniâtreté que ceux-ci m’ont contraint, à mon grand regret, d’user de sévérité et de rigueur contre eux » ; écrit-t-il à la reine mère, Marie de Médicis, le 31 mai. Une fois toutes les places huguenotes vaincues, le Roi promulgue l’édit de pacification, ou grâce d’Alès, le 28 juin 1629. Il s’engage dans une politique de réconciliation nationale et de tolérance.

Cf. la chronique du 19 mai.

  • le 28 mai 1754 : affaire de Jumonville-Glen.

Le 28 mai 1754 eut lieu la « bataille » de Jumonville-Glen, premier affrontement de la Guerre des Sept ans. Jumonville, à la tête d’un petit détachement, a été envoyé en mission pour vérifier si les Anglais occupent une partie du territoire de la Nouvelle-France, dans la vallée de l’Ohio, et le cas échéant poser un ultimatum. C’est au cours de cette ambassade que le détachement français est exterminé. Georges Washington assassine l’officier français donnant le signal du combat commencé par traîtrise. Washington se justifiera par la suite en disant l’avoir pris pour un espion plutôt qu’un émissaire.

  • le 28 mai 1871 : fin de la Commune de Paris.

Proclamé le 18 mars 1871 (cf. la chronique du jour), le gouvernement révolutionnaire de la Commune de Paris s’achève dans le sang après soixante-douze jours d’existence.

L’offensive versaillaise, réellement commencée le 30 avril, avec la prise du rond-point de Courbevoie par le Général Gaston de Galliffet s’achève. En un mois Paris a été reconquis.

Le 21 mai, un piqueur des Ponts-et-Chaussées du nom de Jules Ducatel, a ouvert la poterne du bastion n°64, permettant aux Versaillais d’entrer dans Paris. La semaine sanglante commence. En représailles, les Fédérés prennent en otage les Dominicains d’Arcueil qui sont exécutés. Tout homme pris les armes à la main ou avec des traces de poudre sur les mains est fusillé par les Versaillais. Les 22 et 23 mai, au prix de furieux combats de rue, les Versaillais libèrent la quasi-totalité de la rive gauche, excepté la Butte-aux-Cailles. La butte Chaillot est prise. Le 27 mai, les Fédérés se sont repliés entre le Canal de l’Ourcq et Vincennes. Les Versaillais attaquent alors le Cimetière du Père Lachaise, défendu avec acharnement par les Fédérés. Les combats se font à la baïonnette. Le 28 mai les dernières barricades tombent, les combats s’arrêtent, mai le fort de Vincennes ne capitule que le 29.

La Commune aura fait au total un peu moins de 10 000 victimes. A cela s’ajoutent les incendies des Tuileries, du Palais de Justice, de l’Hôtel de Ville et du Palais Royal. Autre point passé sous silence par les défenseurs de la république : toutes les ambassades ont quitté Paris pour Versailles, ce qu’elles n’avaient pas fait de 1682 à 1789, durant les 107 ans de la Royauté siégeant à Versailles.

  • le 28 mai 1941 : condamnation à mort du Lieutenant de Vaisseaux d’Estienne d’Orves.

Voir les chroniques du 23 août et du 23 octobre.

  • le 28 mai 1950 : canonisations de Jeanne de France et de Valois fille de Louis XI et femme de Louis XII.

Après Clotilde, Radegonde et Bathilde c’est la 4ème reine-Sainte de France à être portée sur les autels. Quelle nation au monde, durant toute son histoire, peut s’enorgueillir d’avoir eu autant de dirigeants, à la vie si exemplaire, que l’Eglise en éprouva le besoin de les honorer et de le présenter au monde comme modèles à suivre ?

Relire Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, p 194)

Voir les chroniques du 4 février et du 23 avril.

  • le 28 mai 1957 : massacre au village de Melouza.

Deux katibas du FLN pénétrent dans le village de Melouza, fief de Messali Hadj, le fondateur du mouvement indépendantiste le Parti du Peuple Algérien (PPA). Dans un délire de cruauté sanguinaire, les fellaghas assassinent les femmes après les avoir violées, tuent les enfants en les clouant aussi contre les portes et massacrent les vieillards. Tous les militants de l’ANPA (Armée Nationale Populaire Algérienne) de Mohamed Ben Lounis, dit Bellounis, sont exécutés.

Mais en 2017 avant d’être élu, Emmanuel Macron affirme que la colonisation est un crime contre l’humanité de la France.

L’union des droites est déjà là, dans le réel

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L’Opinion revient sur l’appel d’Angers et la réaction des appareils partisans. Extraits :

Capture d’écran 2018-05-28 à 07.07.10« […] Loin de l’œil des « états-majors parisiens », comme le glissent des élus du Front national et des acteurs de la droite souverainiste dans l’Ouest, ils bouillonnent. Officiellement, l’appel à l’unité des droites lancé le 27 mars à Angers (Maine-et-Loire) par le maire de Béziers, Robert Ménard, n’a pas donné grand-chose. Et ce, malgré la présence de l’ex-ministre Thierry Mariani, de la députée Emmanuelle Ménard (FN), du patron du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson et de personnalités proches de Marion Maréchal. Résultat, les bonnes volontés — dont certaines restaient timorées il y a quelques mois — se mettent en branle un peu partout en France.

Rendez-vous discrets.Dans le Rhône, samedi, une trentaine de membres des Républicains, du Front national, des Patriotes, de Sens commun ou du mouvement de Philippe de Villiers se sont donné rendez-vous dans une brasserie de Lyon. « L’union des droites est déjà là, dans le réel : on se parle, on se serre la main, on s’appelle, on se retweete, affirme Guillaume de Longeville, délégué du mouvement Souveraineté, Identité et Libertés (SIEL) en Auvergne Rhône-Alpes. Si les partis persistent à faire barrage, ils se feront déborder par leurs bases. » Après Angers, Lyon et Marseille, d’autres rencontres informelles se préparent à Toulouse et à Cannes. La plupart du temps, en toute discrétion.

[…] En Anjou, le leader régional du FN, Pascal Gannat, signataire de l’appel d’Angers, arrange des rencontres d’élus ou d’intellectuels des droites souverainistes, nationalistes et catholiques. […] « En réalité, les appareils veulent rassembler mais seulement derrière eux, déplore Pascal Gannat. Le FN et LR pensent encore pouvoir gagner dans les urnes seuls, mais à force d’accumuler les gamelles, les cadres locaux se retourneront contre eux », prédit le conseiller régional des Pays de la Loire, qui affirme avoir reçu le soutien d’une vingtaine d’élus frontistes inquiets des futures échéances électorales. […] »

Ces partis sauront-ils prendre exemple sur ce qui s’est passé récemment en Autriche et en Italie ? L’union des droites ne signifie ni uniformité, ni parti unique, ni adhésion à 100%.

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