Le Salon Beige: 19 nouveaux articles:Euthanasie : l’interdiction à donner la mort protège à la fois le patient mais aussi le corps médical-et varia

Le Salon Beige: 19 nouveaux articles

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Le Père de Monteynard, RIP

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Communiqué du Conseil d’administration de l’Eau Vive :

1112584546_small-2Le Père Charles Eynard de Monteynard a rejoint le Seigneur cette nuit après une longue vie au service des enfants, des jeunes, et des familles.

Principalement au sein de la communauté de L’Eau Vive qu’il a maintenue et résolument développée à partir d’intuitions éducatives, validées et portées dans la prière et dans le cœur de Marthe Robin, à Chateauneuf de Galaure.

Simultanément à la peine qui nous étreint, nous souhaitons rendre grâce pour sa paternité à la fois exigeante et chaleureuse qui a permis une grande fécondité apostolique. En effet, L’Eau Vive a vu éclore en son sein de très nombreuses vocations religieuses et sacerdotales et tant de foyers chrétiens vivant de leur mieux, comme le demande le pape François en vrais « disciples missionnaires ».

Le Père de Monteynard a toujours eu à cœur de voir L’Eau Vive comme un carrefour de L’Egliseuniverselle où chacun trouvait sa place avec sa sensibilité et son charisme propre. Nombreux sont les témoignages de jeunes ou de moins jeunes qui montrent combien leur vie d’aujourd’hui repose sur un socle qui s’est construit voir consolidé au sein de cette communauté. L’Eau Vive a permis au Père de Monteynard de donner libre cours à ses talents d’éducateur et d’éveilleur spirituel qui a révélé à de nombreux jeunes l’amour de l’Eucharistie et un lien filial avec la Vierge Marie. Tous ceux qui ont œuvré avec lui dans sa tâche éducative ont su marcher dans la voie qu’il avait tracée au service du Christ et de l’Eglise, pour les jeunes et les familles.

Que par son intercession L’Eau Vive continue à offrir ce lieu de ressourcement et de vieintérieure à tous ceux qui en ont besoin pour qu’ils soient dans le monde de vrais témoins de la joie et l’espérance qui habitent le cœur de tout chrétien.

Tous ceux qui veulent participer à cette messe d’espérance et d’action de grâce sont les bienvenus. Ayons à cœur de rester unis dans la prière pour le repos de son âme.

Que la Vierge Marie tant aimée tout au long de sa vie, l’accueille dans ses bras maternels et leprésente à son Fils, Jésus, lumière des nations et gloire de Dieu le Père. Et comme le Père aimait à le répéter à la suite de Marthe, au moment des départs, disons- nous et disons-lui : « A toujours ! »

La messe des obsèques sera célébrée en l’église Saint Sulpice (75006 Paris), mercredi 9 mai à 10h00.

L’Eau Vive est une Œuvre familiale d’éducation chrétienne, issue des Foyers de Charité. En 1960, le père Jean Ventteclaye, aumônier du lycée public Louis le Grand, achète le domaine de Briançon. Il y développe des séjours de ski, d’été et de révisions à Pâques. A partir de 1967, le père de Monteynard, prêtre du diocèse de Tours en ministère dans le diocèse de Paris, en devient, comme aumônier du lycée public Fénelon (VI°), le responsable, le développeur. En même temps, il prêche de nombreuses retraites à Châteauneuf-de-Galaure et rencontre souvent Marthe Robin qui l’encourage dans son apostolat auprès des étudiants et des jeunes. En 2007, Monseigneur Vingt-Trois a nommé le Père Pierre-Henri Montagne, prêtre du diocèse de Paris, successeur du Père de Monteynard, qui souhaitait que le diocèse de Paris assure la pérennité ecclésiale de L’Eau Vive.

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Les écoles Espérance banlieues respectent bien… les valeurs de la République

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720422Le 26 décembre 2017, le député Adrien Quatennens (France Insoumise – photo) posait une question écrite au ministère de l’Education nationale mettant en cause la conformité des enseignements dispensés au sein du réseau Espérance banlieues avec les valeurs de la République. Le 1er mai, le ministère de l’Education nationale répondait par écrit :

« À la rentrée scolaire 2017, la « Fondation Espérance banlieues » coordonne un réseau scolarisant environ 400 élèves dans 11 écoles élémentaires, dont 5 auxquelles est adjoint un collège, soit 16 établissements. Il s’agit d’établissements scolaires privés qui ne sont pas liés à l’État par contrat, ou « hors contrat », et dont le régime juridique constitue un point d’équilibre entre au moins deux droits constitutionnellement reconnus. La liberté de l’enseignement ne permet d’imposer aux établissements scolaires privés hors contrat ni la méthode ni le rythme prévus par les programmes officiels pour acquérir tous les domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Néanmoins, le droit à l’instruction impose à ces établissements non seulement de faire en sorte que, à 16 ans leurs élèves aient acquis tant ce socle que les valeurs de la République, mais aussi de faire partager à leurs élèves ces valeurs tout au long de leur scolarité, dans le but d’en faire des citoyens. S’agissant de l’ouverture des établissements privés hors contrat, la question suggère que la loi conditionne cette ouverture à « la levée de tout doute quant à la conformité des enseignements qui y sont dispensés ». Si le contrôle antérieur à l’ouverture d’un établissement ne peut pas porter sur les enseignements, puisqu’ils n’y sont pas encore dispensés, toutefois la loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat, adoptée par l’Assemblée nationale le 29 mars 2018, contribue à mieux connaître l’objet des enseignements délivrés dans ces établissements lors de leur ouverture. Ses dispositions constituent une avancée significative en offrant aux services de l’État et des communes un cadre juridique rénové et renforcé. Ainsi, désormais, tout porteur de projet d’établissement fournira la description de « l’objet de l’enseignement » qu’il entend mettre en place et l’autorité académique vérifiera que ce « projet d’établissement » confère à celui-ci un « caractère scolaire » ou, le cas échéant, « technique ». S’agissant du contrôle du fonctionnement des établissements hors contrat, il est dès aujourd’hui exigeant et effectif, et la loi votée le 29 mars vise à le renforcer. Ce contrôle porte notamment sur les diplômes exigés des directeurs et des enseignants, l’instruction obligatoire et le respect de l’ordre public (article L. 442 2 du code de l’éducation). Concernant tout d’abord les diplômes des directeurs, le baccalauréat est d’ores et déjà requis pour exercer des fonctions de direction dans tout établissement privé hors contrat. De plus, la condition d’avoir exercé pendant cinq ans au moins des fonctions de direction, d’enseignement ou de surveillance était requise pour exercer des fonctions de direction dans le second degré. Elle est étendue aux fonctions de direction exercées dans le premier degré par la loi votée le 29 mars dernier. Concernant ensuite le diplôme des enseignants dans les établissements hors contrat, il est exact qu’aucune condition n’était exigée jusqu’à présent pour enseigner dans une classe de collège ou de lycée général hors contrat. Là encore, la loi votée le 29 mars dernier uniformise les conditions de diplôme pour enseigner. Concernant enfin l’instruction obligatoire, son contenu est défini à l’article L. 111-1 du code de l’éducation, et, au surplus, pour les élèves en âge d’être instruits, par l’article L. 331-1-1 du même code et par le socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Au-delà de ces considérations générales, et concernant en particulier les inspections menées dans les 16 établissements labellisés par la « Fondation Espérance banlieues », 6 d’entre eux ont été ouverts à la rentrée scolaire de septembre 2017 et 11 ont déjà été inspectés au moins une fois. Les autres le seront dans les mois à venir. En ce qui concerne les inspections intervenues, aucune atteinte aux valeurs de la République n’a été relevée. Comme pour tout autre établissement scolaire, le ministère de l’éducation nationale ne communique pas le contenu des rapports d’inspection.»

Nous ne saurons donc pas quelles sont ces fameuses valeurs de la République…

Eric Mestrallet, président fondateur d’Espérance banlieues, déclare :

« Depuis 6 ans, Espérance banlieues crée des écoles innovantes dans les quartiers afin de prévenir et lutter contre le décrochage scolaire. Oui, les 11 écoles du réseau respectent bien les valeurs de la République et elles vont même au-delà : elles enseignent aux enfants les principes qui les aideront à devenir des adultes libres et droits, prêts à s’engager pour le Bien commun de leur pays. Je me félicite aujourd’hui que cela soit reconnu par la plus haute instance de l’Etat dans le domaine nous concernant, le ministère de l’Education nationale. La participation des élèves aux commémorations républicaines et le lever du drapeau en assemblée au sein de l’école viennent souligner, s’il en était besoin, l’attachement des écoles Espérance banlieues à notre pays, la France. Il s’est encore manifesté tout récemment lors de l’hommage au Colonel Beltrame ».

Espérance banlieues compte aujourd’hui 11 écoles primaires et 5 collèges et scolarise près de 600 élèves.

Le pasteur Andrew Brunson, prisonnier en Turquie, unit les droites françaises

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5de161dc-fbcb-45d1-985e-a999ddc33f5f50 députés du Parlement européen issus de 8 groupes sur 9  et de 16 nationalités différentes, parmi lesquels les députés FN Nicolas Bay, Marie-Christine Arnautu, Joëlle Bergeron, Marie-Christine Boutonnet…, le non-inscrit Aymeric Chauprade, les Patriotes Florian Philippot et Sophie Montel, le LR Brice Hortefeux, le Modem Robert Rochefort, ont cosigné une lettre ouverte au Président Erdoğan dénonçant la détention arbitraire du pasteur Andrew Brunson et l’État de droit en Turquie. Ils protestent contre :

  • “le fait que le pasteur Brunson ait dû attendre près d’un an et demi avant d’être inculpé ;
  • l’[l’offre] de libérer le pasteur Brunson en échange de M. Fethullah Gülen, comme si le pasteur Brunson était une monnaie d’échange ;
  • « l’acte d’accusation », car les accusations non fondées contre le pasteur Brunson reposent sur des rumeurs de « témoins secrets » ;
  • le fait que l’acte d’accusation associe la « christianisation » au terrorisme, considérant la foi chrétienne comme une menace pour l’unité de la Turquie, alors que le christianisme a été présent pacifiquement sur cette terre bien avant la République de Turquie actuelle.”

La prochaine audience du procès de ce pasteur Andrew Brunson aura lieu lundi 7 mai 2018 à Izmir, en Turquie.

Avec plusieurs députés, l’ECLJ s’est impliqué dans la collecte des signatures pour cette initiative transpartisane et tient à sa disposition toutes les signatures manuscrites ou engagements formels par courriels des députés de cosigner la lettre ouverte. L’ECLJ a également publié un communiqué relatif à l’affaire disponible sur son site ici.

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Euthanasie : l’interdiction à donner la mort protège à la fois le patient mais aussi le corps médical

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L’Espace éthique de la Région Ile-de-France publie une intervention intéressante d’Anne-Laure Brison, infirmière en soins palliatifs. En voici un extrait :

Unknown-33« […] Il y a des souffrances physiques qui sont là, qui sont réelles, mais qui sont aujourd’hui rapidement identifiables et surtout « soulageables » par les antalgiques. Et puis il y a les souffrances psychologiques, et psychiques. Ces souffrances-là, comment les règle-t-on ? Il y a deux solutions :

  • Il y a l’écoute, la présence, tout simplement. “Vous avez peur ? Vous voulez m’en parler ? Attendez, je m’assieds, je prends le temps”. Comment puis-je faire ça? Parce qu’à côté, il y a ma collègue infirmière qui est en train de distribuer les médicaments, en train de répondre aux sonnettes, en train de gérer le service. Si elle a besoin de moi, elle vient me chercher et hop ! Je vais chercher une bénévole qui va s’asseoir, prendre le relais, prendre le temps
  • La 2ème solution, c’est la chimie. “Je suis angoissé”. Je peux vous proposer un anxiolytique pour agir sur l’anxiété, un hypnotique si vous voulez dormir.

C’est là qu’intervient la sédation ou plutôt plusieurs types de sédations :

  • Dormir de manière intermittente. Pour une sieste ; ou toute la nuit : un patient peut demander à avoir un pousse-seringue qui le fasse dormir de 20h à 8h. Pour être frais et dispo pour la journée à venir ;
  • On peut aussi dormir de manière temporaire, en réponse à un symptôme particulier (l’angoisse par exemple) ou en prévention d’un soin désagréable ; On appelle ça une sédation légère, qui permet au patient d’être dans un état de somnolence et de bien-être, tout en gardant un certain seuil de conscience ;
  • Enfin la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès. C’est un peu obscur pour certains : ce type de sédation, apport de la loi Claeys-Leonetti, permet à des patients qui considèrent leur souffrance comme intolérable, que ce soit sur le plan physique, psychologique, psychique ou spirituel de pouvoir dormir et que la mort survienne de manière naturelle mais dans leur sommeil. Et cette sédation, ce n’est pas pour les gens qui veulent mourir mais pour les gens qui vont mourir. Je m’explique : elle n’a pas pour intention de modifier cette temporalité-là, la mort surviendra quand elle surviendra, en revanche on vous assure que vous serez endormi quand elle surviendra. Cela ne se peut que lorsque le pronostic vital est engagé à court-terme. Qu’est-ce que ça veut dire ? Pourquoi une telle imprécision de la loi ?

Comme je l’ai dit, c’est inconnu. Aucun médecin, même le plus qualifié, ne pourra vous dire : “vous mourrez demain, le 12 avril, à 17h40”. Ça c’est dans la fiction, si on peut voir le futur, ça c’est dans Le roi se meurt, Ionesco “Tu mourras dans 1h25”. Personne ne peut dire ça. C’est pour cela que la loi, comme elle est sage et qu’elle parle de quelque chose d’inconnu, nous dit que c’est au médecin, de manière collégiale, de pouvoir rendre compte de ces situations. C’est prévu par un protocole, c’est tracé et le principe de collégialité permet d’éviter au médecin d’être seul pour pronostiquer un patient.

Pourquoi vous dis-je ça ? Pourquoi cette liste ? Parce que, comme vous le voyez, les moyens pour soulager la souffrance existent et sont nombreux. Pour moi, le véritable enjeu est la création et la formation de nouvelles équipes de soins palliatifs.

Avec l’euthanasie, nous attaquerions deux principes fondamentaux :

  • Le médecin a interdiction de provoquer intentionnellement la mort
  • Ma liberté commence ou s’arrête celle d’autrui

Si vous légalisez l’euthanasie, c’est-à-dire, si vous reconnaissez comme un droit le fait de pouvoir dire “Je veux mourir et je veux mourir maintenant” ; si la mort est un droit pour le patient, alors l’euthanasie est un devoir pour le médecin. Ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui. Je rappelle la définition de la liberté proposée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen “La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui”.

J’arrive dans une chambre de patient. “Je vais mourir” … “Je veux mourir”… »Ce temps d’attente n’a aucun sens pour moi »… Aujourd’hui, qu’est-ce que je fais ? Je m’assieds, je lui propose quelque chose pour s’apaiser, je lui propose d’appeler sa famille, ses proches, je luis propose de voir une psychologue…Je prends le temps, je le regarde comme une personne digne d’être regardée ; je prends le temps pour lui. Alors je suis très certainement indigne de ce qu’il va me dire, je ne suis que moi, je ne suis pas sa famille, et si ça se trouve il n’a plus de famille, sa souffrance est réelle et je ne la nierai jamais, si ça se trouve la solution n’existe pas. C’est nul mais au moins je suis une personne qui le regarde et qui lui dis : “Tu mérites que je m’arrête, et que je marche à ton pas parce que tu me dis ‘Je veux mourir’”.

Si je reconnais l’euthanasie comme un droit. Quand cette patiente va me dire “Je veux mourir”, mon seul devoir à moi, ce ne sera pas de m’asseoir mais de répondre “ah… je vais prévenir le médecin” et je tourne le dos à cette souffrance parce que je sors de la chambre. Super réponse ! Et que va faire le médecin ? Son devoir sera d’écouter, de prescrire un produit létal. De prescrire à qui ? A une infirmière. On est en soins palliatifs et on a un problème, un problème grave, c’est que le médecin est seul auteur de sa prescription, ma collègue est toute seule derrière sa seringue et le patient se retrouve seul dans la chambre avec sa demande.

L’interdiction à donner la mort protège certes le patient mais elle protège aussi le corps médical. Si la mort n’est pas un droit c’est parce que la donner ne peut devenir un devoir. D’ailleurs, si la mort est un droit, alors pourquoi le restreindre ; nous serions obligés de le reconnaître comme tel pour les enfants, les personnes handicapés, les patients atteints de maladies neurodégénératives, autrement dit, les personnes en situation de faiblesse. Attention à l’abus de faiblesse ! Je voudrais profiter des Etats Généraux de la Bioéthique pour demander le développement de la culture palliative en France, qui passe par la formation de tout personnel de santé susceptible d’accompagner un proche et sa famille vers la mort ; et l’accord de moyens financiers conséquents pour y parvenir. »

C’est ce que veut le député Jean-Louis Touraine : abuser de la faiblesse des personnes.

Bioéthique : les partisans du respect de la vie s’imposent dans le débat

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C’est le constat du Figaro.

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Par conséquent, le gouvernement veut prendre son temps… quitte à repousser ces projets aux calendes grecques ?

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Présent fait son cinéma

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Le quotidien Présent publie un hors-série consacré au cinéma, disponible dès aujourd’hui en kiosque. Avec des articles sur Clint Eastwood, Schoendoerffer, Audiard, Guitry, le cinéma politiquement incorrect.

Annonce Hors série

7 mai : concert à Bourges au profit de la restauration de l’église Notre-Dame

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Presse à scandales : pour quelle réalité ?

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Le Point vient de publier un long article à charge contre la communauté de Riaumont, qui serait impliquée dans un vaste scandale de pédophilie. Il semble assez complexe de démêler le vrai du faux, l’article se nourrissant du scandale pour pratiquer l’amalgame. On peut estimer en effet que celui qui a écrit ce qui suit maîtrise mal le sujet :

« Cette dernière [la Congrégation pour la doctrine de la foi] a pour objectif de réintégrer au sein de l’Église les traditionalistes et partisans du rite tridentin, qui consiste notamment à faire la messe en latin [sic]. »

On y lit aussi, à la fin de l’article, que l’abbé Régis Spinoza est

« un ancien de Riaumont mis en cause dans une affaire de maltraitance dans une enquête ouverte par le parquet de Bourges ».

Il est facile de pratiquer l’amalgame, puisque l’on se souvient en effet que l’Institution l’Angélus, près de Bourges, a été fermée l’an dernier, notamment sur la base d’accusations d’abus sexuels. Or, un an après, sans nouvelle donnée par la presse qui s’était pourtant repue du scandale, il semble que ces accusations ne reposent en fait sur rien. Nous avons interrogé Me Alexandre Varaut, avocat de l’abbé Spinoza, afin de savoir comment évolue l’affaire de l’Angélus :

Où en est l’affaire de l’Angélus, démarrée en juin 2017 ?

Cette affaire a démarré en fanfare avec une perquisition menée simultanément par la gendarmerie, l’URSSAF, la répression des fraudes, etc…

Dans les jours qui ont suivi, le procureur de la République a donné deux conférences de presse évoquant notamment de possibles accusations d’agressions sexuelles qui ont mis le feu aux poudres.

Malheureusement, de telles accusations contre un prêtre catholique dirigeant une école privée hors contrat rencontrent toujours leur public …

Il faut bien reconnaître que le procureur de Bourges a très rapidement rectifié  cette erreur initiale et s’est refusé à des poursuites injustifiées contre l’abbé Spinoza sur ces questions de nature sexuelles. Près d’un an après ce sont des accusations abandonnées.

Quelles charges sont retenues contre l’abbé Spinoza, directeur de cette institution ?

L’abbé est aujourd’hui poursuivi pour deux raisons.

La première relève de la qualification de violence sur quelques enfants. Il s’agit en réalité de simples gifles.

Il faut bien comprendre que nous sommes dans le cadre d’un internat et que l’abbé Spinoza n’est pas simplement un directeur mais aussi un éducateur par délégation des parents. Il doit donc agir parfois comme les parents l’auraient fait et cela a pu aller dans certaines circonstances exceptionnelles jusqu’à une gifle, ce qui n’a jamais entrainé la moindre blessure physique. Il est vrai que l’époque admet de moins en moins ces corrections, même lorsqu’elles sont données par les parents.

Il est par ailleurs reproché à l’abbé Spinoza d’avoir utilisé des bénévoles de manière excessive et en place de travailleurs salariés. C’est une accusation qui est factuellement contestée. Elle montre aussi combien le bénévolat est mal accepté et suspecté.

Quelles sont les prochaines étapes juridiques ?

L’abbé Spinoza a été mis en examen il y a près d’un an pour ces faits de travail dissimulé et de violence et il espère toujours être entendu par les juges d’instruction pour s’en expliquer. Il y a eu durant ces derniers mois un nombre incroyable d’actes d’instruction comme s’il s’agissait d’une grave affaire criminelle et bien évidemment aucun n’est venu corroborer la moindre accusation, bien au contraire.

Nous sommes donc bien sereins pour la suite des évènements même si nous savons que nous aurons à lutter contre beaucoup de préjugés hostiles à l’enseignement catholique privé et malheureusement à quelques règlements de compte de la part d’anciens amis pas toujours très glorieux…

Le Liban demeure le seul pays du Moyen-Orient où les chrétiens refusent de se soumettre à une quelconque forme de dhimmitude

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En voyage au Liban , Bernard Antony est interrogé dans Présent par Sophie Akl-Chedid; Extrait :

Unknown-28« Bernard Antony, quel est le but de votre venue au Liban ?

Mes motivations sont à la fois personnelles et militantes : tout d’abord je suis ici avec mon épouse pour rendre visite à notre filleule Mona, aujourd’hui mère de famille chrétienne engagée et docteur en nanotechnologies, et ensuite afin de renouveler les aides que nous apportons avec Chrétienté Solidarité à près de 300 enfants sinistrés ou orphelins en Irak, au Liban, en Egypte et en Jordanie, à la suite des agressions subies par les populations chrétiennes de ces régions en particulier depuis l’émergence du groupe Etat islamique. […]

Votre regard sur le Liban a-t-il changé depuis votre première visite en 1986 ?

Non, bien au contraire. En dépit des vicissitudes que le Liban subit depuis tant d’années, il demeure le seul pays du Moyen-Orient où les chrétiens refusent de se soumettre à une quelconque forme de dhimmitude, d’où le soutien sans réserve que nous apportons aux partis de la résistance chrétienne et libanaise. Le fait de venir régulièrement témoigner sur place de ce soutien me permet non seulement de constater cet esprit de résistance mais aussi de le « sentir » et de m’en imprégner. Dans ce cadre et au regard de mon expérience, je ne peux que souligner le danger que représentent le Hezbollah et l’influence iranienne sur les institutions libanaises.

Ces derniers temps, on entend de nombreuses voix exprimer leur crainte de voir disparaître à terme la présence chrétienne au Proche-Orient. Quelle est votre opinion ?

Je vomis cette complaisance catastrophiste. Tant qu’il y aura des chrétiens au Liban tels que je n’ai cessé d’en rencontrer depuis 22 ans, je parie au contraire sur la pérennité de la présence chrétienne dans la liberté, l’esprit de résistance et la dignité. […] »

Tous les fruits gâtés de mai 1968 s’accumulent en pourritures

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Editorial d’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine à propos de la manifestation parisienne du 1er mai :

PolMag169-1-300x420« Il n’est pas douteux que la Préfecture de police et le ministère de l’Intérieur ont donné des ordres pour éviter au mieux ce qu’il est convenu d’appeler « les dommages collatéraux ». C’est-à-dire des passants, autrement dit des manifestants « honnêtes » (!) ou des « curieux » se hasardant sur les lieux, qui pourraient être bousculés ou blessés à l’occasion de charges policières ou de heurts frontaux. Ce qui provoquerait aussitôt des hurlements d’indignation, l’indignation ne fonctionnant comme toujours qu’à sens unique ! La grande voix de Libération, entre autres, ne manquerait pas de se faire redoutable : le bourgeois anarchiste et gauchard adore le désordre, tant, bien sûr, que les coups ne l’atteignent pas.

Donc, les cortèges se rassemblent librement. Il est connu d’avance par les réseaux sociaux et par les renseignements que l’ultra-gauche sera de la partie et mènera la danse. Le petit monde cagoulé du black bloc est au rendez-vous sans problème. Pas question de procéder à des arrestations préventives, contrairement à tous les usages de naguère. Et voitures de brûler, devantures d’exploser, magasins et établissements d’être saccagés, pillés, détruits. Et policiers et gendarmes d’être blessés : s’ils pouvaient être massacrés, ils le seraient.

Le bon vieux défilé syndical, où le service d’ordre de la manifestation faisait lui-même la police, n’existe plus. C’est la raison pour laquelle, en dehors de la CGT et de Sud, il ne se pratique presque plus. Les risques de débordements sont trop importants. L’heure est à l’affrontement brutal. Des minorités s’essayent de plus en plus à créer soit des zones de non-droit, soit des journées insurrectionnelles. Jeux plus ou moins infantiles, plan concerté, excitation de l’imagination, désir d’un « jusqu’auboutisme » qu’on croit libérateur ; mélange de tout cela, sans doute. Jeunesse désœuvrée et livrée à toutes les propagandes ; société éclatée, privée d’autorités naturelles, toutes systématiquement détruites par la loi elle-même ; « communautarismes » flagrants qui s’étendent sur des villes entières et qui refusent la nation, qui récusent la France et tout ce qu’elle représente, et où l’islamisme règne en maître ; enseignement et médias qui ne cessent d’inspirer le mépris de l’histoire, de l’ordre, de la vraie famille, de la société traditionnelle…

Facultés, bientôt lycées, quartiers, villes – même avec leur maire et leur député de gauche, d’archi-gauche qui ont l’inconscient culot de s’en étonner ! –, maintenant zones entières de départements et de régions en sécession pratique où aucune police et aucun service d’Etat ne peut pénétrer. La aucun service d’État ne peut pénétrer. La situation est tenue en main, dit-on dans les hautes sphères pour se rassurer. Voire ! La fameuse convergence des luttes souhaitées par le bourgeois Mélenchon qui se fait plaisir à jouer le tribun de gauche, se feront tout autrement que ce que des imaginations politiciennes croient inventer. Qui, dans les banlieues, croit encore dans la République bourgeoise ?

Pour le moment, Macron, en rappelant à l’ordre, pense ramasser une fois de plus la mise à son profit. C’est le calcul républicain. Mais chacun devine que tout peut échapper. A force de glorifier la révolution comme principe même de gouvernement, tous, de droite comme de gauche, ne font que rendre la France complice de sa propre destruction. Jusqu’où ? »

Un an après le débat de l’entre-deux tours

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Débat raté ? #3Mai2017 pic.twitter.com/ddEX7aKtyv

— Avec Marine 🇫🇷 (@avec_marine) 3 mai 2018

La mort délibérée du petit Alfie Evans nous ramène aux traditions primitives de l’Antiquité

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De Pierre Martineau sur Boulevard Voltaire :

Save-alfie-evans-poland-e1524846808994« Pour nous qui vivons en ce XXIe siècle, et bénéficions par ce qui nous précède de l’apport des cultures, de la connaissance de l’Histoire, des morales philosophiques et religieuses, de l’excellence scientifique, des prouesses de l’innovation, nous savons plus que jamais que ce qui caractérise au cœur le terme polymorphe et insaisissable de « civilisation » s’appuie, en dernier recours, sur la place et la défense portées non à ses membres les plus puissants, mais aux plus faibles, qu’ils soient chétifs, pauvres, handicapés, malades ou moribonds.

Dans les siècles qui ont précédé le judaïsme, puis le christianisme, existaient des civilisations dont la puissance dans le temps ou l’espace n’a rien de secret. S’il nous faut remonter le temps, nous savons que l’époque précolombienne des Mayas n’était pas sans gloire. Pourtant, les sacrifices d’êtres humains y étaient courants, et un monarque enterré dignement voyait son sépulcre entouré de corps des petits d’hommes tués lors de ses funérailles. Si puissance il y avait, elle se prêtait volontiers à un profond archaïsme.

Les Grecs puis les Romains n’étaient pas en reste, eux qui conféraient aux pères le droit de vie ou de mort sur les enfants qu’ils abandonnaient régulièrement. Pis encore, la loi eugéniste inscrite dans les Douze Tables : « Pater insignem ad deformitatem puerum cito necato » : que le père tue immédiatement l’enfant qui est difforme. Voilà qui ne contredit en rien la puissance de l’Empire romain. Pourtant, elle s’arrêtait aux portes de la civilisation.

Nous oublions trop souvent les apports révolutionnaires des cultures judaïques et chrétiennes dans l’histoire de toute l’humanité, nous qui aimons leur cracher au visage. À notre siècle encore, au Brésil, on apprend que des enfants sont régulièrement tués ou abandonnés dans certaines tribus : « Un projet de loi a été adopté en 2015 par les députés pour criminaliser cette pratique en vigueur dans des tribus indiennes isolées. Mais le débat n’est pas clos » (Ouest-France). Leur crime : ici des jumeaux, là des handicapés, là encore des déficients mentaux. Tous ceux qui, avant l’idéologie judéo-chrétienne, n’avaient jamais voix au chapitre, privés au mieux d’un foyer, au pire de leur vie. Que les indigènes me pardonnent, mais ils ignorent encore certaines choses essentielles de la civilisation.

Nous aurons beau nous parer de toutes nos pensées humanistes et progressistes, la mort délibérée du petit Alfie Evans en Angleterre n’a rien de moins médiocre, macabre et révoltant que les abandons d’enfants et infanticides qui nous ont précédés ou qui nous entourent ici ou là. Alfie était en « état végétatif » (douce sémantique botanique pour parler d’un être humain). Or, l’on sait qu’un tel état peut durer longtemps sans que l’on meure, parfois sans souffrance. On sait, également, qu’il s’y vit des choses qu’on maîtrise fort mal. Le seul inconvénient, du reste, est que cela demande plus d’efforts à ceux qui restent ; notamment à ceux qui aimeraient bien libérer un lit et passer à autre chose. En définitive, un tel état de dépendance met à l’épreuve la grandeur de notre civilisation.

La nouveauté de l’acharnement mortifère intrinsèque à notre humanité est qu’il se pare désormais de médecine, de justice et, en définitive, de morale et d’amour. Son talent est de faire passer les archaïques pulsions d’une société pour une réponse pleine de compassion. Comme pour l’avortement. Comme pour l’euthanasie. Comme pour l’eugénisme. Alors, on abandonne Alfie. Alors, on tue Alfie.

Il n’y a d’amour qu’à soigner si on ne peut plus prévenir, qu’à entourer si on ne peut plus soigner, qu’à nourrir si on ne peut plus entourer, qu’à aimer si on ne peut plus nourrir. Et si, comme au temps des mayas, notre puissance se mesure au nombre de petits corps qui nous entoure, il se peut qu’à défaut de devenir une grande civilisation, les lobbies progressistes qui ont tué Alfie Evans soient en effet très puissants. Souhaitons, alors, qu’ils meurent, comme le monarque. »

Bioéthique : le CCNE n’a pas à prendre position

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Professeur émérite à l’université Paris Descartes et ancien président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), Didier Sicard est interrogé dans Le Figaro à propos des États généraux de la bioéthique. Extrait :

Unknown-30« J’ai avant tout été frappé par une forme de diabolisation des opposants à l’évolution de la loi dans les débats auxquels j’ai participé et dans les médias. Ceux qui ne sont pas d’accord avec l’ouverture de la PMA ou la modification de la loi sur la fin de vie sont très souvent traités de «réacs», d’obscurantistes ou désignés comme croyants. Ils sont accusés de mépris envers les couples homosexuels ou les femmes célibataires. C’est une manière de fermer le débat, de dénier à l’autre sa capacité de réflexion ou de mettre en doute son raisonnement en le considérant comme biaisé par une idéologie. J’y vois une confusion entre le débat politique et la dimension anthropologique de ces thèmes.

En quoi le débat sur l’ouverture de la PMA vous semble-t-il complexe?

L’ouverture de la PMA peut paraître une demande simple et légitime au plan de la liberté mais transforme la société en faisant des enfants un enjeu et non plus une finalité. Certes, des situations particulières peuvent justifier l’ouverture de ce droit. Mais faire de la PMA une thérapeutique banale interroge. N’est-ce pas faire fi de la complexité de ce qui se joue dans la filiation? On se moque de la question de la place du père en disant que ce n’est pas très grave, mais n’y a-t-il pas un risque de donner aux enfants le sentiment d’être des clones de leur mère? Un désir d’enfant pour soi me paraît un peu contradictoire. Oublier qu’un enfant résulte du désir entre une femme et un homme, c’est peut-être faire prendre un risque à notre humanité future. Ce risque semble particulièrement important dans le cas de l’ouverture de la PMA aux femmes célibataires, alors que l’on pourrait comprendre que le mariage pour tous entraîne la PMA pour les couples de femmes. Ces questions bioéthiques sont comme des poupées russes, car elles peuvent entraîner des conséquences en cascade. Ainsi, l’extension de la PMA peut aboutir à la fin de l’anonymat, de la gratuité du don de gamètes et remettre en cause l’interdiction de la procréation post mortem.

Cette complexité ne va pas faciliter la tâche du CCNE et des parlementaires…

Le CCNE n’a pas à prendre position. Il va synthétiser de la manière la plus honnête possible tous les arguments qui ont émergé lors de ces débats. Son rôle n’est pas de faire des pourcentages comme un institut de sondage. Mais le débat laisse effectivement présager une forme d’embarras pour les parlementaires. La révision de la loi de bioéthique sera un exercice périlleux, car il est très difficile d’avoir des positions médianes ou consensuelles sur certains sujets. D’autant que tout le monde a en tête le débat trop houleux du mariage pour tous. »

Education : Pour obtenir la confiance des parents et des enseignants, il faudra davantage que ces quatre circulaires

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Dans Valeurs Actuelles, Jean-Paul Brighelli, a demandé à Pascal Dupré, membre du GRIP, auteur de manuels pour le Primaire, de donner son avis sur les quatre « circulaires Blanquer » sur l’enseignement en Primaire, et son Guide de 130 pages pour la lecture :

Capture d’écran 2018-05-03 à 21.21.54« Avec ces quatre circulaires pédagogiques publiées à l’orée du printemps comme en primeur à la « réforme » annoncée de l’enseignement pour la rentrée 2018-2019, Jean-Michel Blanquer nous rejouerait-il le coup du Guépard de Visconti à l’envers : « Il faut que rien ne change pour que tout change » ? 

En effet, si ce « retour aux fondamentaux » sent pour certains le marronnier — et d’ironiser sur « le retour du retour » tout en jurant leur grand dieu d’avoir toujours suivi les précieux préceptes dont regorgent les quatre circulaires — d’autres exultent sans oser y croire tout à fait en prévision d’un « retour au bon sens » trop longtemps attendu. Quoi qu’il en soit, on peut porter au crédit de ce ministre, qui jouit dans l’opinion publique d’une certaine réputation de sagesse, d’avoir su aborder sans provoquer de bouffées polémiques quelques-uns des dossiers qui, chaque fois qu’on a tenté par le passé même récent de les ouvrir, de la lecture au calcul élémentaire et à la grammaire, ont généré des batailles rangées entre « globalistes » et partisans de la « syllabique », entre pédagos égalisateurs et républicains élitistes etc.

Dont acte.

Mais bien qu’ayant passé trois mois au sein de la mission Torossian-Villani à écouter les dizaines intervenants tous sincères et compétents qui ont abouti aux 21 propositions pour la renaissance de l’enseignement des mathématiques, je ne puis me départir à la lecture des printanières consignes ministérielles d’un optimisme prudent sinon d’un scepticisme de bon aloi. Réelle volonté de changement ? Oui, sans aucun doute. Plan com’ soigneusement orchestré ? Oui, absolument — mais pourquoi la communication ne se mettrait-elle pas au service du progrès ? Mais alors, tout va changer ? Pas si sûr. Car dans la colonne Débit du ministre (le plus souvent il est vrai à son corps défendant), des obstacles à la renaissance de l’école ne manquent dans l’institution. Ni certaines ambiguïtés dans la communication ministérielle elle-même.

Ne craignons pas la métaphore : l’Éducation Nationale demeure la plus grande Zone À Défendre de France, mais, comme dans toute ZAD qui se respecte, on y côtoie de vrais résistants, des utopistes et des casseurs. Le camp du milieu, en général, finit par se dissoudre dans les deux autres. Dans la ZAD de l’Ed-Nat, c’est souvent côté casseurs que finissent les utopistes (sous le regard bienveillant des bureaucrates). « Penseurs de la destruction de l’enseignement élémentaire » écrivait Liliane Lurçat en 2000, « Assassins de l’école » surenchérit Carole Barjon en évoquant ces casseurs d’école. Difficile de croire que les malfaiteurs sont inconnus des services du ministère.

Pourtant, quand le ministre actuel lance l’offensive contre l’illettrisme, il commence par pourfendre… les « idées reçues » qui font malheureusement leur chemin dans le corps enseignant ! Mais sans voir ou en ne disant pas d’où sortent ces idées. Car nous les avons « reçues », ces idées, nous les enseignants du Primaire, souvent comme autant de coups de B.O. sur la tête, à grands renforts d’inspections, de conférences pédagogiques, de discours scientistes et de stages de rééducation. Idée reçue assenée pendant des années : « Le temps aidant, tous les élèves parviendront bien à entrer dans la lecture ». Bien sûr. Katherine Weinland, doyenne de l’Inspection générale des Lettres ne déclarait-elle pas dans L’Express du 14 mars 2002 : « 13% des élèves sont illettrés en 6e, ce n’est pas grave, ils n’ont pas fini leurs études ».

Et que croire quand la circulaire ministérielle concernant la lecture, qui s’appuie, nous dit-on, sur les nombreux travaux de chercheurs, nous enjoint d’« éviter de confronter l’élève au déchiffrage des graphèmes qui ne lui ont pas été enseignés. »… mais qu’on découvre parmi ces chercheurs un Roland Goigoux (co-auteur de Lire au CP, document d’accompagnement des programmes de 2002, et professeur à l’ESPE de Clermont-Ferrand) qui nous recommandait en 2005 d’entraîner les enfants dans une véritable aventure « à la Champollion » pour déduire de textes connus le fonctionnement du système linguistique écrit ? » [lire la suite]

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« Ils étaient des Noirs et étaient propriétaires d’esclaves. »

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Dans un récent reportage d’Arte sur Les routes de l’esclavage, disponible en replay du 29/04/2018 au 29/06/2018, Izequiel Batista De Sousa explique qu’au XVIème siècle l’esclavage n’est pas une histoire raciale, c’est une histoire d’économie :

« Ils étaient des Noirs et étaient propriétaires d’esclaves. » Pour Izequiel Batista De Sousa, au XVIème siècle l’esclavage n’est pas une histoire raciale, c’est une histoire d’économie. #LesRoutesDeLEsclavage pic.twitter.com/eQCREUJAie

— ARTE (@ARTEfr) 1 mai 2018

Liberté d’expression ? Facebook censure certains comptes

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Les Identitaires réagissent à la censure exercée par Facebook à leur encontre, alors même qu’ils n’on rien commis d’illégal.

A comparer avec les Black blocs, dont le compte est toujours en ligne. Hier, le tribunal de Paris a reporté au 30 mai le procès de plusieurs gardés à vue suite aux violences du 1er mai, tout en plaçant 2 personnes, qui avaient donné de fausses identités durant leur garde à vue, sous mandat de dépôt.

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5 mai : Rosaire pour la vie à Notre-Dame de Paris

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Mon commandement, le voici

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