DiploWeb:Le chantier – très géopolitique – des Routes de la soie Par Thierry GARCIN,

Le chantier – très géopolitique – des Routes de la soie

Par Thierry GARCIN, le 18 février 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Thierry Garcin, docteur en science politique et habilité à diriger des recherches, est chercheur associé à l’université Paris Descartes (École doctorale) et professeur invité à la Sorbonne Abou Dhabi. Maître de conférences à HEC et chercheur au Centre HEC de géopolitique, il a dirigé l’émission quotidienne « Les Enjeux internationaux » à France-Culture (Radio-France) de 1984 à 2017. Il publie La Fragmentation du monde. La puissance dans les relations internationales, chez Economica (avril 2018).

En cours de réalisation, le projet chinois des Routes de la soie est un véritable défi, moins technique que géopolitique. Mais à quel prix est-il réalisable, compte tenu du poids du passé et de la complexité des régions concernées ? Thierry Garcin démontre brillamment que les Routes de la soie participent d’une volonté patiente mais globale d’expansion chinoise : présence, influence, puissance. Ce tremplin vers l’Europe modifiera les rapports de force. Raison de plus pour chercher à en prendre ici la mesure. Cet article est illustré d’une carte réalisée par Florent Amat.

LE PROJET chinois des « Routes de la soie », qui plonge profondément dans l’histoire, a été officiellement lancé en 2013 par le président Xi Jinping. Il s’agit de développer des lignes de communication routières, ferroviaires et maritimes pour relier la Chine à l’Europe et à l’Afrique orientale. Sur le plan terrestre, l’Asie centrale et le Caucase du Sud ex-soviétique ainsi que l’Europe orientale, mais aussi l’Iran et la Turquie, sont directement concernés par cette véritable geste géopolitique chinoise. Sur le plan maritime, la Corne de l’Afrique et l’Afrique orientale constituent également un objectif d’importance. On voit donc qu’il s’agit d’un projet global, dont la réalisation demandera des décennies et qui s’appuie à ce stade sur la construction d’ambitieuses infrastructures, dont les Chinois sont des champions sur le plan technique.

Cette volonté de « desserrement » occidental de la Chine s’inscrit dans une vision clairement géopolitique. Pour reprendre une définition sommaire de l’approche géopolitique, nous sommes bien en présence d’une politique de puissance dans un cadre géographique déterminé, d’autant plus que la terre et la mer seront utilisées d’une façon conjointe et complémentaire. Les multiples déclarations du président chinois ne laissent aucun doute sur l’ampleur du projet et sur la détermination des autorités, d’autant plus qu’à la fin de son second (et dernier ?) mandat en 2022, le président Xi n’exclut pas de veiller à la poursuite de ce projet.

Mais, les routes de la soie soulèvent quantité de questions, par-delà l’établissement actuel d’avant-postes terrestres et maritimes, sortes de comptoirs. D’abord, pourquoi étudier ce projet à différentes échelles (locale, nationale, régionale, internationale) ? Comment de considérables barrières naturelles seront-elles contournées (déserts, haute montagne, Caspienne…) ? Le raccordement de toutes ces sections routières et de ces corridors est-il politiquement réalisable, notamment dans un Proche-Orient et un Moyen-Orient en grande partie effondrés ? L’ancienneté, l’isolement et le caractère souvent clanique des sociétés traversées ne freineront-ils pas les élans ? Les logiques impériales d’hier (perse, ottomane, tsariste, soviétique…) peuvent-elles être oubliées ? Bref, comment insérer cette volonté d’expansion dans le temps long, passé et futur ? Perspective d’autant plus essentielle que cet espace intermédiaire de l’Asie centrale a été pour ainsi dire oublié du XIIIe au XIXe siècle.

En un mot, quels poids accorder à l’histoire ? Quel état des lieux ? Quels obstacles majeurs ? Considérons successivement le fond de tableau historique (I), la geste chinoise (II), les difficultés et les obstacles (III).

I. Le fond de tableau historique

L’expression « Routes de la soie » est doublement impropre. D’une part, parce qu’il s’agissait plutôt de tronçons non reliés et saisonniers, de segments joignant des villes plus ou moins sûres et fortifiées, permettant la mise à l’abri de biens et produits rares ; mais, en toute hypothèse, le pluriel de routes s’impose. Impropre d’autre part, parce la soie n’était qu’un élément de ces échanges sino-européens. De fait, il en allait aussi – dans les deux sens – des chevaux, du cuivre, du jade, des perles, du verre, du lin, des épices, des fruits, du thé, etc., et bien sûr du commerce des idées. Mais l’expression « routes de la soie » a subi l’épreuve du temps et est devenue populaire : gardons-la. De fait, on tient que ces routes ont été défrichées et empruntées dès le IIe siècle avant Jésus-Christ, avec Zhang Qian, explorateur et émissaire de l’empire. Plus tard, la Chine s’ouvre grandement sur le monde à plusieurs périodes de son histoire millénaire, notamment du VIIe au Xe siècles (dynastie Tang) et au XVe siècle, avec les fameuses sept expéditions maritimes de l’amiral Zheng He au cours desquelles celui-ci aurait touché la Corne de l’Afrique et même le Kenya d’aujourd’hui.

Notons que l’expression « route de la soie » est d’origine à la fois occidentale et géopolitique : elle a été employée en 1877 – au singulier : « Die Seidenstrasse » – par le géographe, géologue et baron allemand Ferdinand von Richthofen (deux voyages en Chine), à l’heure où la géopolitique (« géographie politique », à ses débuts) prenait son essor outre-Rhin, dans une vision impériale du monde (IIe Reich). Vues d’Europe à l’époque, les routes de la soie pouvaient être comparées à des confins. Il s’agissait d’abord d’un espace de transition. On rappellera au passage que ces anciens itinéraires étaient essentiellement terrestres et marchands, le peuple chinois n’étant aucunement hauturier, encore moins conquistador ou colonisateur (la seule importante conquête, de voisinage d’ailleurs, a été celle du Vietnam, tout au long du premier millénaire).

Quoi qu’il en soit, ces routes de la soie, légendaires (sans doute y a-t-il une part de mythification dans cette expression globalisante), reliaient aussi l’Asie centrale avec elle-même. Car, on doit d’abord s’interroger sur ce concept et cette appellation d’ « Asie centrale ». Si, sur le Vieux Continent, on comprend bien que le centre de l’« Europe centrale » n’est autre que le monde germanique et, finalement, l’empire allemand, on éprouve en revanche quelque peine à localiser historiquement le centre de l’Asie centrale, espace composite, complexe et longtemps refermé sur lui-même, car dominé par des empires voisins ou périphériques. La province du Xingkiang, à l’extrême-ouest de la Chine, signifie « Nouvelle frontière » et les Occidentaux avaient l’habitude au XIXe siècle d’appeler Turkestan la vaste zone qui va de la mer Caspienne au Xingkiang chinois (lequel formait justement le Turkestan oriental) et aux frontières de la Mongolie. On remarque aussi que les Turcs modernes descendent des Ouïghours aujourd’hui chinois. Même si, en Europe occidentale, on parle parfois d’« Asie médiane », force est de constater que cette région du monde n’a pas de centre ni de milieu. Cette hétérogénéité de l’Asie centrale est fondamentale pour la compréhension des enjeux actuels. D’autant plus que la dynastie Qing a refermé la Chine sur elle-même (milieu du XVIIe-début XXe siècles), et a subi les agressions occidentales au XIXe siècle (guerre de l’opium, traités inégaux, occupation, concessions forcées…). En fait, l’Asie centrale, carrefour des routes de la soie, a surtout dépendu de zones de convoitise et de sphères d’influence.

L’expression « routes de la soie » n’a fait florès à nouveau que dans le double contexte des puissantes réformes économiques chinoises engagées dès 1979 par Deng Xiaoping et de l’effondrement de l’Union soviétique (1991), lequel a libéré ipso facto tout un espace centre-asiatique. Cela dit, dès 1988, à la veille de la disparition de l’URSS, l’UNESCO avait déjà lancé le « Projet ‘Les routes de la soie’. L’Étude intégrale des Routes de la soie : routes de dialogue (1988-1997) », qui a permis cinq grandes expéditions scientifiques [1]. Sur le seul plan culturel, l’intérêt était donc là, quand bien même la chute de la maison soviétique aurait joué un rôle décisif dans l’évolution de l’Asie centrale. Car, si le rideau de fer a fonctionné parfaitement en Europe pendant quelque 45 ans, un « rideau de laiton » était aussi tombé en Asie, isolant une grande partie de l’Asie d’avec elle-même durant les 73 ans de la période soviétique. Ces vastes mouvements d’ouverture et de fermeture, volontaires ou imposés, font donc partie de l’histoire longue de la Chine. Ils s’expliquent par la vie des empires extérieurs (d’Alexandre le Grand aux empires perse, tsariste et britannique —ces deux derniers, acteurs du « Grand Jeu » au XIXe siècle), de la conquête des territoires, de la soumission des peuples et de l’influence des voyageurs, marchands et explorateurs (notamment, de Fa Xian au Ve siècle à Marco Polo aux XIII-XIVe siècles, du berbère Ibn Battuta au XIVe siècle aux missions jésuites dès le XVIe siècle).

II. La geste chinoise

Le lancement des « Routes de la soie » par les autorités chinoises date officiellement de 2013 : « One Belt, one Road » (OBOR), projet pharaonique et présenté comme tel. C’est « le projet du siècle » pour le président Xi, chargé de désenclaver la partie occidentale de l’Asie d’ici 2050 [2]. On l’a oublié mais, déjà, la Turquie, dès l’implosion de l’Union soviétique, avait lancé en 1992 le plan Turkish Cooperation and Coordination Agency (TIKA) vers l’Asie centrale turcophone, projet ambitieux, généreux, voire euphorique, puis revu à la baisse et élargi à bien d’autres pays. TIKA première version couvrait une aire de type pantouraniste, de l’Azerbaïdjan au Tadjikistan, favorisant les liaisons aériennes, l’assistance militaire, la formation des étudiants (bourses), le développement technique (agriculture, santé…), la construction d’infrastructures, etc. Déjà aussi, dans les années 2000, cette problématique marchande avait été évoquée en Europe par les géographes et les politologues, dislocation de l’empire soviétique aidant. Des travaux universitaires avaient même évalué en France la notion d’« Asie médiane » [3].

Cette poussée chinoise vers l’Europe doit être économiquement remise en perspective. De fait, le pays n’a cessé depuis environ quatre décennies d’élargir sa présence, son influence voire sa puissance selon des cercles « déconcentriques ». Multiplication des échanges avec les périphéries maritimes asiatiques (Japon, Corée du Sud [4], Asie du Sud-Est [5], jusqu’à Taïwan entre 2008 et 2016) ; puis, descente du « collier de perles » dans l’océan Indien, permettant d’encercler l’Inde via la Birmanie, le Bengladesh, Sri Lanka, les Maldives, le Pakistan. Les périphéries terrestres ont illustré une deuxième étape : rapprochement avec la Russie (signature de grands contrats gaziers en 2016, portant sur trente ans) [6] ; routes de la soie enfin [7]. La rationalité géopolitique de la Chine est d’autant plus évidente que Pékin promeut son expansion avec une vision de très long terme. Chaque jalon posé s’inscrit toujours dans une stratégie d’ensemble. La Chine n’est-elle pas déjà bien présente en Afrique subsaharienne et en Arctique ? Depuis une trentaine d’années, on assiste donc à une politique de desserrement, précautionneuse mais de grande envergure, et déterminée.

Pour les routes de la soie, les intentions sont connues. D’abord, en interne, procurer « un but, un espoir et un rêve » (ce sont les termes officiels), ce qui raisonne d’une certaine manière comme la « Nouvelle frontière » proposée aux États-Unis par le candidat Kennedy en 1960 ; utiliser les considérables réserves de change ; stabiliser et ouvrir le Xingkiang, province mal sinisée et malmenée par des groupes indépendantistes terroristes (Parti islamique du Turkestan, TIP) ; favoriser ses géants industriels ; exporter la main-d’œuvre ; attirer les étudiants étrangers ; surtout, imposer des normes non-américaines ou non-occidentales. En externe, profiter dans un premier temps de points d’appui dans l’ex-Asie centrale soviétique ; utiliser ses excédents financiers ; se créer une clientèle ; affaiblir la Russie ; ouvrir un corridor terrestre Chine-Pakistan vers l’océan Indien occidental (rôle important du port de Gwadar ; acquis de la lutte anti-piraterie dans le golfe d’Aden ; présence militaire chinoise permanente à Djibouti), cet axe permettant d’encercler ou de contenir l’Inde et d’assurer un prolongement maritime vers l’Afrique. Enfin, on n’oubliera pas non plus que la Chine souhaite devenir la première puissance mondiale.

Car, les moyens sont là. Et, quelles que soient leur utilisation et leur longévité, ils sont imposants, par-delà le seul effet d’annonce : on a dit que 24 000 milliards d’euros seraient nécessaires d’ici à 2030.

Bien entendu, un tel projet doit respecter deux prérequis : 1) la continuité dans la volonté politique. Or, la nature du régime politique en Chine s’y prête, d’autant plus que le président Xi n’exclurait pas de conserver un rôle après son second mandat ; 2) un financement assuré dans le temps. Or, la Chine a 3 000 milliards de dollars de réserve de change.

Car, les moyens sont là. Et, quelles que soient leur utilisation et leur longévité, ils sont imposants, par-delà le seul effet d’annonce : on a dit que 24 000 milliards d’euros seraient nécessaires d’ici à 2030. Les banques publiques et institutions chinoises délivreront des prêts aux pays centre-asiatiques pauvres ou isolés : en premier lieu, la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures (AIIB en anglais), outre le Fonds Routes de la soie, créé en 2014. En mai 2017, le président Xi avait même annoncé des investissements à hauteur de 113 milliards d’euros. Cette AIIB, lancée en 2015, inaugurée en janvier 2016 et profitant d’un capital de 100 milliards de dollars (49 % détenus par la Chine), souhaite concurrencer la Banque mondiale (BM), présidée depuis 1944 par un Américain et la Banque asiatique de développement (BAD), présidée depuis 1966 par un Japonais, et compléter le dispositif ONU (Banque mondiale, Fonds monétaire international) [8]. Quelques repères : 61 pays membres (23 nouveaux prévus), 24 projets approuvés (dont cinq en Inde), 10 d’entre eux concernant l’énergie et 7 les transports ; 4,2 milliards de prêts alloués (tous chiffres de fin janvier 2018). Quant aux investissements directs étrangers chinois dans les pays relevant des routes de la soie, ils s’élèvent à 8,55 milliards de dollars, représentant 12,4% du total des investissements directs à l’étranger, en hausse de 4,3% sur un an (septembre 2017) [9].

III. Les difficultés et les obstacles

Certes, depuis une vingtaine d’années, on assiste à une ouverture de l’Asie centrale à ses propres périphéries, souvent constituées d’anciens empires.

Si l’Union eurasienne russe a fait long feu et n’a pas résisté autraitement de la question ukrainienne par Moscou (annexion militaire de la Crimée en 2014), des ouvertures ont pu être constatées : création de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en 2001-2002, qui a rapidement privilégié la coopération anti-terroriste et vient d’accueillir l’Inde et le Pakistan (2017, de jure) ; descente des intérêts chinois vers l’océan Indien, concernant une partie des routes de la soie (« le collier de perles ») ; exportation de gaz russe vers la Chine ; nouveau rôle régional de l’Iran, après l’accord international de 2015 sur le nucléaire militaire ; lancement du gazoduc TAPI selon un audacieux itinéraire (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) ; etc.

Le chantier - très géopolitique - des Routes de la soie
Carte. Quelles ambitions et contraintes pour les Routes de la soie portées par la Chine ?
Cliquer sur la vignette pour voir en grand cette carte d’Eurasie sur les ambitions et contraintes pour les Routes de la soie portées par la Chine. Conception de la carte et de la légende : T. Garcin avec F. Amat et P. Verluise. Réalisation : F. Amat

Mais ces nouvelles perspectives ne doivent pas faire oublier que la relance des routes de la soie par Pékin soulève de multiples interrogations. Quelques obstacles ou limites peuvent être brièvement mentionnés.

. Sur le plan géographique, le relief est impérieux : le Taklamakan chinois est désertique et particulièrement hostile à l’homme ; les vastes massifs du Pamir au Tadjikistan (7 719 m) et de l’Hindou Kouch en Afghanistan et au Pakistan (7 706 m) jouent le rôle de barrières naturelles.

. Sur le plan géographique, les États sont souvent peu peuplés par rapport aux territoires qu’ils occupent. Seul, l’Ouzbékistan, pièce centrale de l’Asie centrale post-soviétique, affiche 32 millions d’habitants en 2017, le Kazakhstan (grand comme cinq fois la France) n’ayant que 18 millions d’habitants. Toutes les capitales sont excentrées, ce qui n’est pas un avantage politique ; elles sont de surcroît frontalières ou quasi frontalières :Bichkek en Kirghizie, Tachkent en Ouzbékistan, Douchanbé au Tadjikistan, Achkhabad au Turkménistan, Bakou en Azerbaïdjan. Au Kazakhstan, la capitale a été relocalisée en 1997 (d’Alma-Ata au sud du pays à Astana dans le nord russophone). Kaboul, excentrée elle aussi en Afghanistan, est à la jonction des mondes pachtoun et tadjik. On remarquera également que les capitales des trois puissances régionales sont dans la même situation : l’Inde avec New Delhi, l’Iran avec Téhéran, le Pakistan avec Islamabad. Les lignes de communication terrestres ne constituent donc pas des réseaux pratiques et modernes.

. Sur le plan culturel, on ne saurait minimiser la complexité ethnique, linguistique, religieuse et sociale des populations traversées. Il s’agit d’abord d’un espace mosaïque. Pour certains de ces pays qui relevaient de l’Union soviétique, la question identitaire est fondamentale : ce sont souvent des populations aux allégeances claniques, au nationalisme peu structuré ou en construction, aux minorités significatives et nombreuses. L’histoire est fréquemment mythifiée : l’empereur mongol Gengis Khan aux XIIe-XIIIe siècles, Tamerlan en Ouzbékistan au XIVe siècle, l’empereur moghol Babur au XVIe siècle… Les structures politiques, despotiques, autoritaires ou oligarchiques, semblent peu évolutives. Le facteur culturel est fondamental, et sans doute l’un des plus délicats à évaluer, donc l’un des plus importants.

. Sur le plan économique, le dynamisme ne prévaut pas, quand il ne s’agit pas d’« États rentiers » (pétrole en Azerbaïdjan et au Kazakhstan, gaz au Turkménistan…). De plus, le peu de sentiment étatique (nécessité du bien commun, solidarité nationale…), la non-complémentarité des productions et la faiblesse des organisations économiques régionales favorisent le clientélisme et la corruption. Le danger est réel que certains de ces pays s’endettent inconsidérément, subjugués par des propositions mirifiques (Europe centrale [10], Balkans occidentaux, Asie centrale notamment). Quant à la pauvreté – l’un des plus grands défis à moyen terme -, elle peut accroître les troubles, les révoltes et l’émigration de personnes qualifiées.

. Sur le plan politique, si l’Asie centrale s’est ouverte à elle-même et à son voisinage, cela a été au profit de la criminalité organisée (trafics divers, circuits mafieux…) et du terrorisme. L’État chinois affronte depuis des décennies un mouvement séparatiste terroriste ouïghour, particulièrement violent (Parti islamique du Turkestan), la présidente du Congrès mondial des Ouïghours, grande prêtresse et activiste de la cause ouïghour, Rebiya Kadeer, ayant pignon sur rue… aux États-Unis. L’Ouzbékistan est depuis longtemps exposé aux attentats sur la voie publique et aux agissements du Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MOI), qui a prêté allégeance à l’État islamique en 2015, la vallée de Ferghana ayant été de surcroît le théâtre d’affrontements interethniques ouzbeks-kirghizes (des centaines de morts en 2010). Un attentat a frappé l’ambassade chinoise en Kirghizie en 2016. Au Baloutchistan pakistanais, des ingénieurs chinois ont été assassinés par des djihadistes en 2017. À terme, d’ailleurs, la protection militaire des infrastructures clés sera l’un des soucis majeurs des responsables. Cela, ajouté à la question des frontières, sujet toujours sensible.

. Sur le plan géopolitique, il ne faut jamais oublier que le train est l’un des vecteurs essentiels des routes de la soie, qui représente une plus-value considérable. Or, ces lignes sont largement tributaires de l’ancienne URSS, traversant le Turkménistan vers la Turquie, le Kazakhstan et l’Ukraine vers la Pologne, l’Allemagne, la France puis le Royaume-Uni. Par exemple, en 2016, le trajet Wuhan-Lyon (11 300 km, sept pays traversés en 15 jours) a permis d’acheminer 41 conteneurs. Capacité d’emport, efficacité (deux fois plus rapide que le transport en bateau), économie (trois à cinq fois moins cher que le transport aérien et prix stables), régularité (fréquence hebdomadaire), simplicité (porte- à porte) : le train a un grand avenir dans la région [11]. On a compté 1 900 trains intercontinentaux en 2016.

La voie terrestre et ferrée vers la Méditerranée restera plus complexe, pour un ensemble de raisons. Comme jadis, le nord de l’Iran, le long de la chaîne Elbourz, sera le point de passage obligé : Pékin sera toujours tributaire de ses relations avec Téhéran, la Chine ayant de toute façon besoin du pétrole (14, 5 % de ses importations en 2017) et du gaz iraniens. Parallèlement, un autre ancien empire non-arabe se trouvera sur la route chinoise, la Turquie, acteur moins sûr. Car, si l’Iran s’ouvre et a toute raison de vouloir recouvrer son ancienne assise dans la région (et la Chine s’en félicitera), la Turquie se ferme, se trouvant en délicatesse avec la quasi-totalité de ses voisins. De plus, géographiquement, c’est un couloir nécessaire pour pénétrer dans les Balkans occidentaux (ex-Yougoslavie et Albanie) [12]. Or, les rapports Pékin-Ankara seront bien plus difficiles à consolider dans la durée, tant la Turquie dépend de son flanc arabe, lequel est bouleversé depuis des années (question israélo-arabe, question israélo-palestinienne, guerre civile en Syrie, instabilité chronique en Irak…) ; en plus, la Turquie est membre de l’Alliance atlantique. Dans cette sous-région, à l’intersection des trois anciens empires perse, ottoman et britannique, la géopolitique reprend tous ses droits. Bref, Russie au nord-ouest et Turquie à l’ouest seront les contraintes durables d’OBOR.

Les routes de la soie maritimes sont également anciennes, les « flottes de la soie » (expression de François Bellec, ancien directeur du musée de la marine) ayant beaucoup apporté à la navigation (du cabotage, au départ) et au commerce (essences rares de bois, porcelaine, épices…). Aujourd’hui, la route Gwadar (Pakistan)-Djibouti-Corne de l’Afrique permet de contourner le sud de la péninsule Arabique et la place-forte américaine que représente encore l’Arabie Séoudite. On se souvient que la Chine entretient des forces permanentes à Djibouti et qu’elle a lutté, à son compte et efficacement, contre la piraterie dans le golfe d’Aden. Ensuite, elle devra pousser ses avantages jusqu’en Éthiopie (où elle est économiquement bien implantée) et au Kenya. En revanche, à ce stade, il est difficile d’évaluer quelle importance revêtira l’axe océan Indien oriental (détroit de Malacca)-océan Indien occidental, profitant des facilités chinoises à Sri Lanka et aux Maldives, ces dernières officiellement placées par le président Xi Jinping sur les routes de la soie. En tout cas, il est clair que la Chine progresse par points d’appui, comptoirs et segments, manière d’investir dans l’avenir à moyen- et à long terme (« ce qui est pris est pris »), grâce à une pragmatique politique bilatérale (non-ingérence dans les affaires intérieures, accords de libre-échange).

Conclusion

En cours de réalisation, le projet chinois des routes de la soie est un véritable défi, moins technique que géopolitique. Mais à quel prix est-il réalisable, compte tenu du poids du passé et de la complexité des régions concernées (populations, facteur religieux, rôle des anciens empires, niveaux de développement, opinions publiques…) ? Nous sommes là en présence de réseaux complexes, dont les logiques ne seront pas forcément complémentaires. D’autre part, les routes de la soie participent d’une volonté patiente mais globale d’expansion chinoise : présence, influence, puissance. Il s’agit donc, d’abord et avant tout, d’un chantier, d’autant plus que la Chine veut se déployer résolument à 360 degrés.

Ce tremplin vers l’Europe modifiera les rapports de force. Qu’en sera-t-il de la politique américaine d’endiguement (Containment) de la Chine, grâce à sa couronne maritime d’alliés (du Japon à l’Inde) ? Qu’en sera-t-il à l’inverse de la descente des intérêts chinois dans l’océan Indien (« collier de perles ») et de la jonction avec l’Afrique orientale ? À cet égard, il y a certainement une nouvelle géopolitique de l’océan Indien à entreprendre, lequel est de plus en plus jointif avec l’océan Pacifique (islamisme, piraterie, émigration, commerce international…). Qu’en sera-t-il de l’antagonisme entre l’Arabie Séoudite et l’Iran, sachant que Téhéran restera le passage obligé des routes méridionales de la soie ? Quel rôle jouera cet ensemble complexe et interface que constitue la mer Noire ? Enfin, comment interviendra le facteur culturel (question identitaire, statut des minorités, représentation des uns par les autres…), si essentiel dans les relations internationales et de plus en plus dépendant des ONG, de la presse, d’Internet et des réseaux sociaux ? L’Union européenne saura-t-elle développer une politique cohérente à l’égard du projet chinois (en janvier 2018, le président français Emmanuel Macron a souligné en Chine que ces routes « ne peuvent être les routes d’une nouvelle hégémonie qui voudrait mettre en état de vassalité les pays qu’elles traversent »).


Le partenariat « 16+1 », levier ou cheval de Troie ?

La Politique européenne de voisinage, le Partenariat oriental et TRACECA (corridor de transport réunissant 14 pays d’Europe orientale, du Caucase du Sud et d’Asie centrale, outre la Turquie), ne représentent en rien des contre-feux ou des outils de coopération unifiés et coordonnés à l’égard de la Chine.

Le partenariat « 16+1 » (la Chine et 16 pays européens, membres de l’Union européenne en italiques : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie et Macédoine) doit-il être considéré comme un levier propice aux intérêts de Pékin ou comme un cheval de Troie de la Chine en Europe centrale, orientale, balte et balkanique ?

La ligne ferroviaire à grande vitesse Belgrade-Budapest, financée par la Chine, constitue-t-elle un risque pour l’Union européenne ?


Que penser enfin de l’idée de « corridor (maritime) de la croissance Asie-Afrique », ou « Route de la liberté », lancée en novembre 2016 par le Premier ministre indien en coordination avec le Japon et axée sur le développement durable ?

Au regard de l’histoire ancienne et des contingences contemporaines, les routes de la soie restent une aventure. Et, comme toute aventure, passionnante mais incertaine.

Copyright Février 2018-Garcin/Diploweb.com


Plus

. Thierry Garcin, La Fragmentation du monde. La puissance dans les relations internationales, Paris, Economica (avril 2018).

[2Se reporter au discours du président Xi Jinping à l’UNESCO du 27 mars 2013, à Astana du 7 septembre 2013, à Davos du 17 janvier 2017.

[3Thèse de doctorat en science politique de Patrick Dombrowsky (« L’Asie médiane : analyse d’un espace géopolitique émergent », Paris Descartes, 2001), notamment. On peut citer aussi l’ouvrage de Luce Boulnois : La route de la soie. Dieux, guerres et marchands, Olizane, 2010.

[4Les relations diplomatiques Pékin-Séoul ont été établies dès 1992.

[5Traité de libre échange avec les principaux pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), signé en 2012.

[6Consulter dans Diploweb : Mathieu Boulègue, La « lune de miel » sino-russe face à l’(incompatible) interaction entre l’Union Economique Eurasienne et la « Belt & Road Initiative », 15 octobre 2017. On se reportera aussi à Michel Nazet, « La nouvelle route de la soie ou la résurrection d’un mythe », Diploweb, 21 avril 2014.

[7L’Europe en tant que telle (Union européenne + pays européens non-membres de l’UE) constitue l’un des deux premiers partenaires commerciaux de la Chine, même si cette dernière a cultivé l’interdépendance économique avec Washington : fonds de pension et bonds du Trésor américains financés en grande partie par la Chine ; considérables exportations chinoises vers les États-Unis.

[8La Banque des BRICS (2014) s’inscrit également dans cette démarche.

[10« Nous sommes le guichet d’entrée de la République populaire dans l’Union européenne », a affirmé le président tchèque, Milos Zeman. Parallèlement, la Grèce, Malte, le Portugal et la République tchèque semblent vouloir attirer les investissements chinois dans la région.

[11Source : Elisana (https://www.elisana.fr).

[12Voir le site d’OBOReurope (http://www.oboreurope.com/fr/presentation

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Le chantier – très géopolitique – des Routes de la soie

Par Thierry GARCIN, le 18 février 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Thierry Garcin, docteur en science politique et habilité à diriger des recherches, est chercheur associé à l’université Paris Descartes (École doctorale) et professeur invité à la Sorbonne Abou Dhabi. Maître de conférences à HEC et chercheur au Centre HEC de géopolitique, il a dirigé l’émission quotidienne « Les Enjeux internationaux » à France-Culture (Radio-France) de 1984 à 2017. Il publie La Fragmentation du monde. La puissance dans les relations internationales, chez Economica (avril 2018).

En cours de réalisation, le projet chinois des Routes de la soie est un véritable défi, moins technique que géopolitique. Mais à quel prix est-il réalisable, compte tenu du poids du passé et de la complexité des régions concernées ? Thierry Garcin démontre brillamment que les Routes de la soie participent d’une volonté patiente mais globale d’expansion chinoise : présence, influence, puissance. Ce tremplin vers l’Europe modifiera les rapports de force. Raison de plus pour chercher à en prendre ici la mesure. Cet article est illustré d’une carte réalisée par Florent Amat.

LE PROJET chinois des « Routes de la soie », qui plonge profondément dans l’histoire, a été officiellement lancé en 2013 par le président Xi Jinping. Il s’agit de développer des lignes de communication routières, ferroviaires et maritimes pour relier la Chine à l’Europe et à l’Afrique orientale. Sur le plan terrestre, l’Asie centrale et le Caucase du Sud ex-soviétique ainsi que l’Europe orientale, mais aussi l’Iran et la Turquie, sont directement concernés par cette véritable geste géopolitique chinoise. Sur le plan maritime, la Corne de l’Afrique et l’Afrique orientale constituent également un objectif d’importance. On voit donc qu’il s’agit d’un projet global, dont la réalisation demandera des décennies et qui s’appuie à ce stade sur la construction d’ambitieuses infrastructures, dont les Chinois sont des champions sur le plan technique.

Cette volonté de « desserrement » occidental de la Chine s’inscrit dans une vision clairement géopolitique. Pour reprendre une définition sommaire de l’approche géopolitique, nous sommes bien en présence d’une politique de puissance dans un cadre géographique déterminé, d’autant plus que la terre et la mer seront utilisées d’une façon conjointe et complémentaire. Les multiples déclarations du président chinois ne laissent aucun doute sur l’ampleur du projet et sur la détermination des autorités, d’autant plus qu’à la fin de son second (et dernier ?) mandat en 2022, le président Xi n’exclut pas de veiller à la poursuite de ce projet.

Mais, les routes de la soie soulèvent quantité de questions, par-delà l’établissement actuel d’avant-postes terrestres et maritimes, sortes de comptoirs. D’abord, pourquoi étudier ce projet à différentes échelles (locale, nationale, régionale, internationale) ? Comment de considérables barrières naturelles seront-elles contournées (déserts, haute montagne, Caspienne…) ? Le raccordement de toutes ces sections routières et de ces corridors est-il politiquement réalisable, notamment dans un Proche-Orient et un Moyen-Orient en grande partie effondrés ? L’ancienneté, l’isolement et le caractère souvent clanique des sociétés traversées ne freineront-ils pas les élans ? Les logiques impériales d’hier (perse, ottomane, tsariste, soviétique…) peuvent-elles être oubliées ? Bref, comment insérer cette volonté d’expansion dans le temps long, passé et futur ? Perspective d’autant plus essentielle que cet espace intermédiaire de l’Asie centrale a été pour ainsi dire oublié du XIIIe au XIXe siècle.

En un mot, quels poids accorder à l’histoire ? Quel état des lieux ? Quels obstacles majeurs ? Considérons successivement le fond de tableau historique (I), la geste chinoise (II), les difficultés et les obstacles (III).

I. Le fond de tableau historique

L’expression « Routes de la soie » est doublement impropre. D’une part, parce qu’il s’agissait plutôt de tronçons non reliés et saisonniers, de segments joignant des villes plus ou moins sûres et fortifiées, permettant la mise à l’abri de biens et produits rares ; mais, en toute hypothèse, le pluriel de routes s’impose. Impropre d’autre part, parce la soie n’était qu’un élément de ces échanges sino-européens. De fait, il en allait aussi – dans les deux sens – des chevaux, du cuivre, du jade, des perles, du verre, du lin, des épices, des fruits, du thé, etc., et bien sûr du commerce des idées. Mais l’expression « routes de la soie » a subi l’épreuve du temps et est devenue populaire : gardons-la. De fait, on tient que ces routes ont été défrichées et empruntées dès le IIe siècle avant Jésus-Christ, avec Zhang Qian, explorateur et émissaire de l’empire. Plus tard, la Chine s’ouvre grandement sur le monde à plusieurs périodes de son histoire millénaire, notamment du VIIe au Xe siècles (dynastie Tang) et au XVe siècle, avec les fameuses sept expéditions maritimes de l’amiral Zheng He au cours desquelles celui-ci aurait touché la Corne de l’Afrique et même le Kenya d’aujourd’hui.

Notons que l’expression « route de la soie » est d’origine à la fois occidentale et géopolitique : elle a été employée en 1877 – au singulier : « Die Seidenstrasse » – par le géographe, géologue et baron allemand Ferdinand von Richthofen (deux voyages en Chine), à l’heure où la géopolitique (« géographie politique », à ses débuts) prenait son essor outre-Rhin, dans une vision impériale du monde (IIe Reich). Vues d’Europe à l’époque, les routes de la soie pouvaient être comparées à des confins. Il s’agissait d’abord d’un espace de transition. On rappellera au passage que ces anciens itinéraires étaient essentiellement terrestres et marchands, le peuple chinois n’étant aucunement hauturier, encore moins conquistador ou colonisateur (la seule importante conquête, de voisinage d’ailleurs, a été celle du Vietnam, tout au long du premier millénaire).

Quoi qu’il en soit, ces routes de la soie, légendaires (sans doute y a-t-il une part de mythification dans cette expression globalisante), reliaient aussi l’Asie centrale avec elle-même. Car, on doit d’abord s’interroger sur ce concept et cette appellation d’ « Asie centrale ». Si, sur le Vieux Continent, on comprend bien que le centre de l’« Europe centrale » n’est autre que le monde germanique et, finalement, l’empire allemand, on éprouve en revanche quelque peine à localiser historiquement le centre de l’Asie centrale, espace composite, complexe et longtemps refermé sur lui-même, car dominé par des empires voisins ou périphériques. La province du Xingkiang, à l’extrême-ouest de la Chine, signifie « Nouvelle frontière » et les Occidentaux avaient l’habitude au XIXe siècle d’appeler Turkestan la vaste zone qui va de la mer Caspienne au Xingkiang chinois (lequel formait justement le Turkestan oriental) et aux frontières de la Mongolie. On remarque aussi que les Turcs modernes descendent des Ouïghours aujourd’hui chinois. Même si, en Europe occidentale, on parle parfois d’« Asie médiane », force est de constater que cette région du monde n’a pas de centre ni de milieu. Cette hétérogénéité de l’Asie centrale est fondamentale pour la compréhension des enjeux actuels. D’autant plus que la dynastie Qing a refermé la Chine sur elle-même (milieu du XVIIe-début XXe siècles), et a subi les agressions occidentales au XIXe siècle (guerre de l’opium, traités inégaux, occupation, concessions forcées…). En fait, l’Asie centrale, carrefour des routes de la soie, a surtout dépendu de zones de convoitise et de sphères d’influence.

L’expression « routes de la soie » n’a fait florès à nouveau que dans le double contexte des puissantes réformes économiques chinoises engagées dès 1979 par Deng Xiaoping et de l’effondrement de l’Union soviétique (1991), lequel a libéré ipso facto tout un espace centre-asiatique. Cela dit, dès 1988, à la veille de la disparition de l’URSS, l’UNESCO avait déjà lancé le « Projet ‘Les routes de la soie’. L’Étude intégrale des Routes de la soie : routes de dialogue (1988-1997) », qui a permis cinq grandes expéditions scientifiques [1]. Sur le seul plan culturel, l’intérêt était donc là, quand bien même la chute de la maison soviétique aurait joué un rôle décisif dans l’évolution de l’Asie centrale. Car, si le rideau de fer a fonctionné parfaitement en Europe pendant quelque 45 ans, un « rideau de laiton » était aussi tombé en Asie, isolant une grande partie de l’Asie d’avec elle-même durant les 73 ans de la période soviétique. Ces vastes mouvements d’ouverture et de fermeture, volontaires ou imposés, font donc partie de l’histoire longue de la Chine. Ils s’expliquent par la vie des empires extérieurs (d’Alexandre le Grand aux empires perse, tsariste et britannique —ces deux derniers, acteurs du « Grand Jeu » au XIXe siècle), de la conquête des territoires, de la soumission des peuples et de l’influence des voyageurs, marchands et explorateurs (notamment, de Fa Xian au Ve siècle à Marco Polo aux XIII-XIVe siècles, du berbère Ibn Battuta au XIVe siècle aux missions jésuites dès le XVIe siècle).

II. La geste chinoise

Le lancement des « Routes de la soie » par les autorités chinoises date officiellement de 2013 : « One Belt, one Road » (OBOR), projet pharaonique et présenté comme tel. C’est « le projet du siècle » pour le président Xi, chargé de désenclaver la partie occidentale de l’Asie d’ici 2050 [2]. On l’a oublié mais, déjà, la Turquie, dès l’implosion de l’Union soviétique, avait lancé en 1992 le plan Turkish Cooperation and Coordination Agency (TIKA) vers l’Asie centrale turcophone, projet ambitieux, généreux, voire euphorique, puis revu à la baisse et élargi à bien d’autres pays. TIKA première version couvrait une aire de type pantouraniste, de l’Azerbaïdjan au Tadjikistan, favorisant les liaisons aériennes, l’assistance militaire, la formation des étudiants (bourses), le développement technique (agriculture, santé…), la construction d’infrastructures, etc. Déjà aussi, dans les années 2000, cette problématique marchande avait été évoquée en Europe par les géographes et les politologues, dislocation de l’empire soviétique aidant. Des travaux universitaires avaient même évalué en France la notion d’« Asie médiane » [3].

Cette poussée chinoise vers l’Europe doit être économiquement remise en perspective. De fait, le pays n’a cessé depuis environ quatre décennies d’élargir sa présence, son influence voire sa puissance selon des cercles « déconcentriques ». Multiplication des échanges avec les périphéries maritimes asiatiques (Japon, Corée du Sud [4], Asie du Sud-Est [5], jusqu’à Taïwan entre 2008 et 2016) ; puis, descente du « collier de perles » dans l’océan Indien, permettant d’encercler l’Inde via la Birmanie, le Bengladesh, Sri Lanka, les Maldives, le Pakistan. Les périphéries terrestres ont illustré une deuxième étape : rapprochement avec la Russie (signature de grands contrats gaziers en 2016, portant sur trente ans) [6] ; routes de la soie enfin [7]. La rationalité géopolitique de la Chine est d’autant plus évidente que Pékin promeut son expansion avec une vision de très long terme. Chaque jalon posé s’inscrit toujours dans une stratégie d’ensemble. La Chine n’est-elle pas déjà bien présente en Afrique subsaharienne et en Arctique ? Depuis une trentaine d’années, on assiste donc à une politique de desserrement, précautionneuse mais de grande envergure, et déterminée.

Pour les routes de la soie, les intentions sont connues. D’abord, en interne, procurer « un but, un espoir et un rêve » (ce sont les termes officiels), ce qui raisonne d’une certaine manière comme la « Nouvelle frontière » proposée aux États-Unis par le candidat Kennedy en 1960 ; utiliser les considérables réserves de change ; stabiliser et ouvrir le Xingkiang, province mal sinisée et malmenée par des groupes indépendantistes terroristes (Parti islamique du Turkestan, TIP) ; favoriser ses géants industriels ; exporter la main-d’œuvre ; attirer les étudiants étrangers ; surtout, imposer des normes non-américaines ou non-occidentales. En externe, profiter dans un premier temps de points d’appui dans l’ex-Asie centrale soviétique ; utiliser ses excédents financiers ; se créer une clientèle ; affaiblir la Russie ; ouvrir un corridor terrestre Chine-Pakistan vers l’océan Indien occidental (rôle important du port de Gwadar ; acquis de la lutte anti-piraterie dans le golfe d’Aden ; présence militaire chinoise permanente à Djibouti), cet axe permettant d’encercler ou de contenir l’Inde et d’assurer un prolongement maritime vers l’Afrique. Enfin, on n’oubliera pas non plus que la Chine souhaite devenir la première puissance mondiale.

Car, les moyens sont là. Et, quelles que soient leur utilisation et leur longévité, ils sont imposants, par-delà le seul effet d’annonce : on a dit que 24 000 milliards d’euros seraient nécessaires d’ici à 2030.

Bien entendu, un tel projet doit respecter deux prérequis : 1) la continuité dans la volonté politique. Or, la nature du régime politique en Chine s’y prête, d’autant plus que le président Xi n’exclurait pas de conserver un rôle après son second mandat ; 2) un financement assuré dans le temps. Or, la Chine a 3 000 milliards de dollars de réserve de change.

Car, les moyens sont là. Et, quelles que soient leur utilisation et leur longévité, ils sont imposants, par-delà le seul effet d’annonce : on a dit que 24 000 milliards d’euros seraient nécessaires d’ici à 2030. Les banques publiques et institutions chinoises délivreront des prêts aux pays centre-asiatiques pauvres ou isolés : en premier lieu, la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures (AIIB en anglais), outre le Fonds Routes de la soie, créé en 2014. En mai 2017, le président Xi avait même annoncé des investissements à hauteur de 113 milliards d’euros. Cette AIIB, lancée en 2015, inaugurée en janvier 2016 et profitant d’un capital de 100 milliards de dollars (49 % détenus par la Chine), souhaite concurrencer la Banque mondiale (BM), présidée depuis 1944 par un Américain et la Banque asiatique de développement (BAD), présidée depuis 1966 par un Japonais, et compléter le dispositif ONU (Banque mondiale, Fonds monétaire international) [8]. Quelques repères : 61 pays membres (23 nouveaux prévus), 24 projets approuvés (dont cinq en Inde), 10 d’entre eux concernant l’énergie et 7 les transports ; 4,2 milliards de prêts alloués (tous chiffres de fin janvier 2018). Quant aux investissements directs étrangers chinois dans les pays relevant des routes de la soie, ils s’élèvent à 8,55 milliards de dollars, représentant 12,4% du total des investissements directs à l’étranger, en hausse de 4,3% sur un an (septembre 2017) [9].

III. Les difficultés et les obstacles

Certes, depuis une vingtaine d’années, on assiste à une ouverture de l’Asie centrale à ses propres périphéries, souvent constituées d’anciens empires.

Si l’Union eurasienne russe a fait long feu et n’a pas résisté autraitement de la question ukrainienne par Moscou (annexion militaire de la Crimée en 2014), des ouvertures ont pu être constatées : création de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en 2001-2002, qui a rapidement privilégié la coopération anti-terroriste et vient d’accueillir l’Inde et le Pakistan (2017, de jure) ; descente des intérêts chinois vers l’océan Indien, concernant une partie des routes de la soie (« le collier de perles ») ; exportation de gaz russe vers la Chine ; nouveau rôle régional de l’Iran, après l’accord international de 2015 sur le nucléaire militaire ; lancement du gazoduc TAPI selon un audacieux itinéraire (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) ; etc.

Le chantier - très géopolitique - des Routes de la soie
Carte. Quelles ambitions et contraintes pour les Routes de la soie portées par la Chine ?
Cliquer sur la vignette pour voir en grand cette carte d’Eurasie sur les ambitions et contraintes pour les Routes de la soie portées par la Chine. Conception de la carte et de la légende : T. Garcin avec F. Amat et P. Verluise. Réalisation : F. Amat

Mais ces nouvelles perspectives ne doivent pas faire oublier que la relance des routes de la soie par Pékin soulève de multiples interrogations. Quelques obstacles ou limites peuvent être brièvement mentionnés.

. Sur le plan géographique, le relief est impérieux : le Taklamakan chinois est désertique et particulièrement hostile à l’homme ; les vastes massifs du Pamir au Tadjikistan (7 719 m) et de l’Hindou Kouch en Afghanistan et au Pakistan (7 706 m) jouent le rôle de barrières naturelles.

. Sur le plan géographique, les États sont souvent peu peuplés par rapport aux territoires qu’ils occupent. Seul, l’Ouzbékistan, pièce centrale de l’Asie centrale post-soviétique, affiche 32 millions d’habitants en 2017, le Kazakhstan (grand comme cinq fois la France) n’ayant que 18 millions d’habitants. Toutes les capitales sont excentrées, ce qui n’est pas un avantage politique ; elles sont de surcroît frontalières ou quasi frontalières :Bichkek en Kirghizie, Tachkent en Ouzbékistan, Douchanbé au Tadjikistan, Achkhabad au Turkménistan, Bakou en Azerbaïdjan. Au Kazakhstan, la capitale a été relocalisée en 1997 (d’Alma-Ata au sud du pays à Astana dans le nord russophone). Kaboul, excentrée elle aussi en Afghanistan, est à la jonction des mondes pachtoun et tadjik. On remarquera également que les capitales des trois puissances régionales sont dans la même situation : l’Inde avec New Delhi, l’Iran avec Téhéran, le Pakistan avec Islamabad. Les lignes de communication terrestres ne constituent donc pas des réseaux pratiques et modernes.

. Sur le plan culturel, on ne saurait minimiser la complexité ethnique, linguistique, religieuse et sociale des populations traversées. Il s’agit d’abord d’un espace mosaïque. Pour certains de ces pays qui relevaient de l’Union soviétique, la question identitaire est fondamentale : ce sont souvent des populations aux allégeances claniques, au nationalisme peu structuré ou en construction, aux minorités significatives et nombreuses. L’histoire est fréquemment mythifiée : l’empereur mongol Gengis Khan aux XIIe-XIIIe siècles, Tamerlan en Ouzbékistan au XIVe siècle, l’empereur moghol Babur au XVIe siècle… Les structures politiques, despotiques, autoritaires ou oligarchiques, semblent peu évolutives. Le facteur culturel est fondamental, et sans doute l’un des plus délicats à évaluer, donc l’un des plus importants.

. Sur le plan économique, le dynamisme ne prévaut pas, quand il ne s’agit pas d’« États rentiers » (pétrole en Azerbaïdjan et au Kazakhstan, gaz au Turkménistan…). De plus, le peu de sentiment étatique (nécessité du bien commun, solidarité nationale…), la non-complémentarité des productions et la faiblesse des organisations économiques régionales favorisent le clientélisme et la corruption. Le danger est réel que certains de ces pays s’endettent inconsidérément, subjugués par des propositions mirifiques (Europe centrale [10], Balkans occidentaux, Asie centrale notamment). Quant à la pauvreté – l’un des plus grands défis à moyen terme -, elle peut accroître les troubles, les révoltes et l’émigration de personnes qualifiées.

. Sur le plan politique, si l’Asie centrale s’est ouverte à elle-même et à son voisinage, cela a été au profit de la criminalité organisée (trafics divers, circuits mafieux…) et du terrorisme. L’État chinois affronte depuis des décennies un mouvement séparatiste terroriste ouïghour, particulièrement violent (Parti islamique du Turkestan), la présidente du Congrès mondial des Ouïghours, grande prêtresse et activiste de la cause ouïghour, Rebiya Kadeer, ayant pignon sur rue… aux États-Unis. L’Ouzbékistan est depuis longtemps exposé aux attentats sur la voie publique et aux agissements du Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MOI), qui a prêté allégeance à l’État islamique en 2015, la vallée de Ferghana ayant été de surcroît le théâtre d’affrontements interethniques ouzbeks-kirghizes (des centaines de morts en 2010). Un attentat a frappé l’ambassade chinoise en Kirghizie en 2016. Au Baloutchistan pakistanais, des ingénieurs chinois ont été assassinés par des djihadistes en 2017. À terme, d’ailleurs, la protection militaire des infrastructures clés sera l’un des soucis majeurs des responsables. Cela, ajouté à la question des frontières, sujet toujours sensible.

. Sur le plan géopolitique, il ne faut jamais oublier que le train est l’un des vecteurs essentiels des routes de la soie, qui représente une plus-value considérable. Or, ces lignes sont largement tributaires de l’ancienne URSS, traversant le Turkménistan vers la Turquie, le Kazakhstan et l’Ukraine vers la Pologne, l’Allemagne, la France puis le Royaume-Uni. Par exemple, en 2016, le trajet Wuhan-Lyon (11 300 km, sept pays traversés en 15 jours) a permis d’acheminer 41 conteneurs. Capacité d’emport, efficacité (deux fois plus rapide que le transport en bateau), économie (trois à cinq fois moins cher que le transport aérien et prix stables), régularité (fréquence hebdomadaire), simplicité (porte- à porte) : le train a un grand avenir dans la région [11]. On a compté 1 900 trains intercontinentaux en 2016.

La voie terrestre et ferrée vers la Méditerranée restera plus complexe, pour un ensemble de raisons. Comme jadis, le nord de l’Iran, le long de la chaîne Elbourz, sera le point de passage obligé : Pékin sera toujours tributaire de ses relations avec Téhéran, la Chine ayant de toute façon besoin du pétrole (14, 5 % de ses importations en 2017) et du gaz iraniens. Parallèlement, un autre ancien empire non-arabe se trouvera sur la route chinoise, la Turquie, acteur moins sûr. Car, si l’Iran s’ouvre et a toute raison de vouloir recouvrer son ancienne assise dans la région (et la Chine s’en félicitera), la Turquie se ferme, se trouvant en délicatesse avec la quasi-totalité de ses voisins. De plus, géographiquement, c’est un couloir nécessaire pour pénétrer dans les Balkans occidentaux (ex-Yougoslavie et Albanie) [12]. Or, les rapports Pékin-Ankara seront bien plus difficiles à consolider dans la durée, tant la Turquie dépend de son flanc arabe, lequel est bouleversé depuis des années (question israélo-arabe, question israélo-palestinienne, guerre civile en Syrie, instabilité chronique en Irak…) ; en plus, la Turquie est membre de l’Alliance atlantique. Dans cette sous-région, à l’intersection des trois anciens empires perse, ottoman et britannique, la géopolitique reprend tous ses droits. Bref, Russie au nord-ouest et Turquie à l’ouest seront les contraintes durables d’OBOR.

Les routes de la soie maritimes sont également anciennes, les « flottes de la soie » (expression de François Bellec, ancien directeur du musée de la marine) ayant beaucoup apporté à la navigation (du cabotage, au départ) et au commerce (essences rares de bois, porcelaine, épices…). Aujourd’hui, la route Gwadar (Pakistan)-Djibouti-Corne de l’Afrique permet de contourner le sud de la péninsule Arabique et la place-forte américaine que représente encore l’Arabie Séoudite. On se souvient que la Chine entretient des forces permanentes à Djibouti et qu’elle a lutté, à son compte et efficacement, contre la piraterie dans le golfe d’Aden. Ensuite, elle devra pousser ses avantages jusqu’en Éthiopie (où elle est économiquement bien implantée) et au Kenya. En revanche, à ce stade, il est difficile d’évaluer quelle importance revêtira l’axe océan Indien oriental (détroit de Malacca)-océan Indien occidental, profitant des facilités chinoises à Sri Lanka et aux Maldives, ces dernières officiellement placées par le président Xi Jinping sur les routes de la soie. En tout cas, il est clair que la Chine progresse par points d’appui, comptoirs et segments, manière d’investir dans l’avenir à moyen- et à long terme (« ce qui est pris est pris »), grâce à une pragmatique politique bilatérale (non-ingérence dans les affaires intérieures, accords de libre-échange).

Conclusion

En cours de réalisation, le projet chinois des routes de la soie est un véritable défi, moins technique que géopolitique. Mais à quel prix est-il réalisable, compte tenu du poids du passé et de la complexité des régions concernées (populations, facteur religieux, rôle des anciens empires, niveaux de développement, opinions publiques…) ? Nous sommes là en présence de réseaux complexes, dont les logiques ne seront pas forcément complémentaires. D’autre part, les routes de la soie participent d’une volonté patiente mais globale d’expansion chinoise : présence, influence, puissance. Il s’agit donc, d’abord et avant tout, d’un chantier, d’autant plus que la Chine veut se déployer résolument à 360 degrés.

Ce tremplin vers l’Europe modifiera les rapports de force. Qu’en sera-t-il de la politique américaine d’endiguement (Containment) de la Chine, grâce à sa couronne maritime d’alliés (du Japon à l’Inde) ? Qu’en sera-t-il à l’inverse de la descente des intérêts chinois dans l’océan Indien (« collier de perles ») et de la jonction avec l’Afrique orientale ? À cet égard, il y a certainement une nouvelle géopolitique de l’océan Indien à entreprendre, lequel est de plus en plus jointif avec l’océan Pacifique (islamisme, piraterie, émigration, commerce international…). Qu’en sera-t-il de l’antagonisme entre l’Arabie Séoudite et l’Iran, sachant que Téhéran restera le passage obligé des routes méridionales de la soie ? Quel rôle jouera cet ensemble complexe et interface que constitue la mer Noire ? Enfin, comment interviendra le facteur culturel (question identitaire, statut des minorités, représentation des uns par les autres…), si essentiel dans les relations internationales et de plus en plus dépendant des ONG, de la presse, d’Internet et des réseaux sociaux ? L’Union européenne saura-t-elle développer une politique cohérente à l’égard du projet chinois (en janvier 2018, le président français Emmanuel Macron a souligné en Chine que ces routes « ne peuvent être les routes d’une nouvelle hégémonie qui voudrait mettre en état de vassalité les pays qu’elles traversent »).


Le partenariat « 16+1 », levier ou cheval de Troie ?

La Politique européenne de voisinage, le Partenariat oriental et TRACECA (corridor de transport réunissant 14 pays d’Europe orientale, du Caucase du Sud et d’Asie centrale, outre la Turquie), ne représentent en rien des contre-feux ou des outils de coopération unifiés et coordonnés à l’égard de la Chine.

Le partenariat « 16+1 » (la Chine et 16 pays européens, membres de l’Union européenne en italiques : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie et Macédoine) doit-il être considéré comme un levier propice aux intérêts de Pékin ou comme un cheval de Troie de la Chine en Europe centrale, orientale, balte et balkanique ?

La ligne ferroviaire à grande vitesse Belgrade-Budapest, financée par la Chine, constitue-t-elle un risque pour l’Union européenne ?


Que penser enfin de l’idée de « corridor (maritime) de la croissance Asie-Afrique », ou « Route de la liberté », lancée en novembre 2016 par le Premier ministre indien en coordination avec le Japon et axée sur le développement durable ?

Au regard de l’histoire ancienne et des contingences contemporaines, les routes de la soie restent une aventure. Et, comme toute aventure, passionnante mais incertaine.

Copyright Février 2018-Garcin/Diploweb.com


Plus

. Thierry Garcin, La Fragmentation du monde. La puissance dans les relations internationales, Paris, Economica (avril 2018).

[2Se reporter au discours du président Xi Jinping à l’UNESCO du 27 mars 2013, à Astana du 7 septembre 2013, à Davos du 17 janvier 2017.

[3Thèse de doctorat en science politique de Patrick Dombrowsky (« L’Asie médiane : analyse d’un espace géopolitique émergent », Paris Descartes, 2001), notamment. On peut citer aussi l’ouvrage de Luce Boulnois : La route de la soie. Dieux, guerres et marchands, Olizane, 2010.

[4Les relations diplomatiques Pékin-Séoul ont été établies dès 1992.

[5Traité de libre échange avec les principaux pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), signé en 2012.

[6Consulter dans Diploweb : Mathieu Boulègue, La « lune de miel » sino-russe face à l’(incompatible) interaction entre l’Union Economique Eurasienne et la « Belt & Road Initiative », 15 octobre 2017. On se reportera aussi à Michel Nazet, « La nouvelle route de la soie ou la résurrection d’un mythe », Diploweb, 21 avril 2014.

[7L’Europe en tant que telle (Union européenne + pays européens non-membres de l’UE) constitue l’un des deux premiers partenaires commerciaux de la Chine, même si cette dernière a cultivé l’interdépendance économique avec Washington : fonds de pension et bonds du Trésor américains financés en grande partie par la Chine ; considérables exportations chinoises vers les États-Unis.

[8La Banque des BRICS (2014) s’inscrit également dans cette démarche.

[10« Nous sommes le guichet d’entrée de la République populaire dans l’Union européenne », a affirmé le président tchèque, Milos Zeman. Parallèlement, la Grèce, Malte, le Portugal et la République tchèque semblent vouloir attirer les investissements chinois dans la région.

[11Source : Elisana (https://www.elisana.fr).

[12Voir le site d’OBOReurope (http://www.oboreurope.com/fr/presentation

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CRISE DES RESSOURCES:Îles naufrage Non: le changement climatique Démontré un canular-la plus grande fruade scientifique de tous les temps avec Darwin et autres zozos

CRISE DES RESSOURCES


Îles naufrage Non: le changement climatique Démontré un canular

Publié: 20 février 2018 00:15 PST

Avezvous déjà demandé comment il est possible que les îles de corail sont à plat juste un peu au- dessus du niveau de la mer? Ce n’est pas une coïncidence, la barrière de corail qui forme les îles est vivant et il peut s’adapter aux variations du niveau de la mer. Selon certaines personnes, qui montre que le changement climatique est un canular (??).

Vous souvenez-vous quand il y avait un « débat » sur le changement climatique? Oui, il y avait une telle chose. Quelqu’un mis en place un groupe où il y aurait un scientifique plaidant pour l’interprétation actuelle du réchauffement climatique anthropique et quelqu’un qui au moins fait semblant d’être un scientifique qui soutiendraient pour l’interprétation contraire. Il était censé être un débat civil, tous basés sur la science.

Je ne dois pas vous dire que de tels débats ont disparu, vous ne les voyez pas plus comme vous ne voyez pas des débats calmes et civilisés entre les partisans Trump et les membres du mouvement Antifa. Ces derniers temps, la plus proche d’un débat public sur le climat a été la proposition de Scott Pruitt , le chef de l’ EPA, d’une « équipe rouge » et une « équipe bleue » de scientifiques qui devraient discuter des questions climatiques. Le fait que Pruitt a choisi les termes couramment utilisés dans les exercices militaires dit beaucoup de choses sur ce genre de « débat » cela était censé être. Peut-être est une bonne chose que l’idée semble avoir disparu.

Aujourd’hui, nous avons plus aucun débat. Nous avons seulement deux côtés tir des slogans contre l’autre. Chaque côté est prêt à exploiter toutes les faiblesses perçues dans l’autre pour décharger une volée de messages et tweets visant à gagner quelques points politiques. Une tempête de neige démontre que AGW n’existe pas pendant un ouragan que nous allons tous mourir bientôt. Le dernier exemple de cette attitude sont les nouvelles arrivant des îles Tuvalu. Un article de Kench et al ., Publié le Nature, rapporte que, au cours des 40 dernières années, les 101 îles Tuvalu avaient acquis une certaine région – en moyenne un peu moins de 3% – malgré le niveau de la mer hausse qui a eu lieu au cours de cette période.

Bien sûr, qui a généré l’explosion habituelle des attaques contre les « alarmistes », par exemple par James Delingpole et Anthony Watts . Comment se fait que les îles ne sont pas sombrer? « Réchauffement planétaire » (écrit entre guillemets) doit être un canular.

Dans la pratique, si nous allons au-delà du bruit de la propagande, l’histoire des îles de corail est fascinant et complexe. Que ces îles ne diminuent pas de nos jours , est connue depuis au moins dix ans. Ce qui est le plus intéressant est la raison pour laquelle ils ne diminuent pas – alors que la mer monte en effet. La raison en est que les îles, ou au moins la barrière des récifs autour d’eux, est vivant. Il est pas du rock, il est le résultat de l’excrément des petites créatures qui créent le plus dur de la barrière, il est leur exosquelette.

Être en vie, les coraux peuvent se développer et suivre les aléas du niveau de la mer – dans certaines limites. Ils se positionnent de rester juste au-dessous de la surface de l’eau. Si elles ne peuvent pas gérer cela, ils peuvent « noyer » à des profondeurs trop élevées pour la lumière du soleil pour arriver, alors qu’ils meurent et sont érodées si elles sont exposées à l’air. Certains récifs coralliens ont survécu à la grande élévation du niveau de la mer (environ 120 mètres!) Qui a eu lieu à la fin de la dernière ère glaciaire. Pas un petit exploit, mais il était possible sur quelques milliers d’années.

Donc, il n’y a rien de spécial dans les récifs coralliens modernes ayant survécu à l’élévation du niveau de la mer de quelques centimètres des dernières décennies. Tant que l’élévation du niveau de la mer est pas trop vite, et aussi longtemps que les coraux sont vivants, les îles peuvent probablement rester au-dessus de l’eau – peut-être ils peuvent même mieux faire face aux changements climatiques que certaines terres continentales de faible altitude.

Mais il est une survie précaire. Même pour la légère hausse du niveau de la mer des dernières décennies, les Maldives ont connu des 30 graves inondations au cours des 50 dernières années, dont plusieurs qui ont touché la capitale de Malé. En 2007 , une série de houle a forcé l’évacuation de plus de 1600 personnes de leurs maisons et endommagé plus de 500 unités de logement. Mais le vrai problème est que, contrairement à la population de continents ou de grandes îles, les habitants des Maldives ont pas de place pour échapper. Les îles sont uniformément plat, il n’y a pas un terrain élevé à retirer. Si les îles sont inondées, les habitants seront balayées.

L’augmentation de la température actuelle est si rapide que l’élévation du niveau de la mer pourrait bien atteindre au-delà de tout ce que les taux les récifs coralliens peuvent faire face. Pour ne rien dire des menaces qui pèsent sur le récif provenant de l’acidification de l’eau de mer et de la destruction humaine pour la pêche ou à cause de la pollution. Si les coraux meurent, les îles sont perdues. Et les coraux sont déjà en train de mourir . Personne ne peut parier que les Maldives – et beaucoup d’autres îles de corail – existera encore d’ici la fin du siècle.

Jusqu’à il y a quelques années, les gouvernements des îles de corail semblaient déterminés à faire un effort pour attirer l’attention du monde sur leur situation. En 2009, le gouvernement des Maldives a tenu une réunion sous-marine juste à cet effet.

Aujourd’hui, la situation semble avoir changé . Le gouvernement maldivien a changé l’ accent de lutte contre le changement climatique au développement économique sur l’air que « le développement doit continuer, les emplois sont nécessaires. » Je soutenu que ce changement de politique pourrait bien être le résultat des élites maldiviens ayant découvert qu’il est trop tard pour arrêter le réchauffement climatique et que personne de la partie continentale les aidera. Je l’ ai écrit dans mon post que:

Imaginez que vous faites partie de l’élite des Maldives. Et imaginez que vous êtes assez intelligent pour comprendre ce qui se passe avec le climat de la Terre. État actuel des choses, il est clair qu’il est trop tard pour arrêter une rafale de réchauffement climatique qui poussera des températures si élevées que rien ne sauvera les îles Maldives. Peut – être pas l’ année prochaine , mais dans quelques décennies, il est presque certain.

Donc, compte tenu de la situation, quelle est la chose rationnelle à faire pour vous? Bien sûr, il est de vendre ce que vous pouvez vendre aussi longtemps que vous pouvez trouver une ventouse qui va l’acheter. Ensuite, vous pouvez dire bon débarras à ceux qui restent.

Traduire que dans le monde entier, et vous avez l’une des raisons pour lesquelles il n’y a pas plus débat
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Plonger pour être relevé : le baptême – Voir la version en ligne Plonger pour être relevé : le baptême video En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ. Lettre de Saint Paul aux Galates, chapitre 3,
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La grande interview : Fanny Ardant – De nouveaux billets viennent d’être publiés sur Les-Crises.fr. https://www.les-crises.fr/la-grande-interview-fanny-ardant/ Vous recevez ce mail car vous avez demandé à être informé des nouvelles
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Thierry Paul Valette:Brigitte Macron, chronique d’une fake-news d’état-l’élue Miss mondiale Boudin 2017 a investi avec son eunuque préféré E.M. le Domaine Royal de Chambord,un établissement public de prestige,pendant deux jours pour fêter les 40 ans de son Petit Poucet



Mise à jour sur la pétition

Brigitte Macron, chronique d’une fake-news d’état

Thierry Paul VALETTE

Paris, France

13 févr. 2018 — Brigitte MACRON, un redoutable outil de communication pour l’ÉLYSÉE.

Celle qui ambitionnait le statut de première dame avait fait sa première apparition publique en juin 2015 sur le perrron de l’Élysée lors d’un dÎner officiel donné en l’honneur du roi d’Espagne.
Depuis l’élection de son mari, au mois de mai 2017, Brigitte Macron ne cesse de faire la une de nombreux tabloïds accordant sa toute première interview au magazine » ELLE » en AOUT 2017 suite à la vive polémique qu’avait suscitée l’éventuelle création d’un statut de première dame.
De Gala à Voici, en passant par Closer, France Dimanche et bien d’autres, elle est devenue la mascotte des journaux people. Scrutée de près ou de loin, ses faits et gestes font vendre, énormément vendre.

Cette même presse ne cesse de vanter la popularité de l’épouse du chef de l’état utilisant à foison un ensemble de superlatifs sans concession « très populaire auprès du public » , « victime de sa popularité » , « star planétaire « popularité hors norme « Nous ne citerons pas tout, tant la liste serait longue.

Le premier janvier 2018, la dépêche avait titré : « La montée en puissance de Brigitte MACRON » Le journal tentait de nous expliquer la manière dont l’épouse du chef de l’état se mettait sur le devant de la scène faisant par ailleurs allusion à cette étrange popularité : « Populaire en France selon plusieurs enquêtes d’opinion ».

Sauf qu’aucun sondage concernant Brigitte Macron n’a été réalisé, aucune enquête d’opinion n’a été publiée, et aucun chiffre à l’appui pour venir corroborer toutes ces affirmations qui depuis des mois sont envoyées aux français comme un étrange message subliminal.

Qu’en est il réellement de la popularité de Madame Macron ? Info ou intox ?
Comment l’Elysée construit-t’il un outil de communication nommé « Brigitte MACRON » ?, outil d’une redoutable efficacité, lui permettant d’asseoir une présence de plus en plus forte et un rôle au sein du gouvernement.

LES TENUES DE BRIGITTES MACRON

Souvent mises en avant, ses tenues se révèlent être une véritable arme de guerre. Savamment choisies lors des cérémonies officielles, elles font le bonheur des magazines féminins, des créateurs et maisons haute couture. Une véritable aubaine pour ces marques qui se voient s’offrir d’intenses campagnes publicitaires. La fashion sphère ne peut que s’en féliciter.

Le 7 septembre 2017, pour son voyage en Grèce au côté de son époux elle avait livré un véritable défilé de mode. Pour l’occasion des tenues bleue, blanc et rouge ont ainsi attiré tous les objectifs. Que retiennent finallement les français de la raison de ce voyage excepté les tenues ? Pas grand chose. Le message politique n’aura pas survécu à cette mise en scène Élyséenne.

Le 11 janvier 2018, en Chine, le même schéma se répétait. L’épouse du chef de l’état a évidemment soigné la moindre de ses apparitions. Couleurs symboliques et esprit officier ne pouvaient que susciter l’l’intérêt général.

Mais les tenues de Brigitte Macron, si elles font le succès des revues, ne remportent pas toujours pour autant la bénédiction du public. Souvenez-vous de cette robe qui avait fait polémique à travers le monde en septembre 2017. Son mari devant l’assemblée de l’ONU faisait ses débuts sur la scène internationale. Son épouse en avait profité pour porter une robe blanche avec de la dentelle noire au niveau de la poitrine, qui tombait au-dessus du genou, suscitant une forte polémique et une vague de mécontentement importante.

La pétition sur les tenues mise en ligne se voulait de sonner le signal d’alarme quant aux dangers liés à une communication excessive affairante aux tenues de l’épouse du chef de l’état. Pétition qui rappelons-le, n’avait aucune volonté sexiste contrairement à ce qui a été rapporté dans certains journaux. Mais on peut aisément comprendre qu’il défendent la poule aux œufs d’or.

LES CENTAINES DE MILLIERS DE LETTRES ENVOYÉES À BRIGITTE MACRON

Une des raisons souvent mise en avant pour argumenter de l’impressionnante popularité de Brigitte Macron, est le nombre de lettres important reçu quotidiennement à l’Élysée.
Gala titrait à ce sujet le mardi 26 décembre 2017: « Brigitte Macron, submer­gée de lettres reçues à l’Elysée : « Merci de nous montrer qu’on peut encore séduire à 65 ans » « Brigitte Macron est une Première dame dont la popu­la­rité atteint des sommets. «

Brigitte MACRON recevrait 150 lettres par jour. Gala poussant même la comparaison avec l’épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy Carla Bruni.
Nous apprenons que cette dernière recevait moins de lettres…Cependant Carla Bruni n’avait aucune ambition politique ou une quelconque nécessité de régence.

Ce qui est assez dérangeant est le fait que des milliers de français écrivent à l’épouse du chef de l’état par necéssité, en désespérance de cause. Des personnes qui sont dans une détresse absolue, endettées, fragiles, sans-emploi, dans des situations de handicap et de souffrance.Face aux fins de non-recevoir de la société, des institutions, des maires, des élus qui n’apportent aucune solution à ces situations dramatiques, elles tentent le tout pour le tout avec cet ultime espoir que l’épouse du président de la république changera le cour de leur vie. Ce sont ces sujets qui sont majoritairement abordés dans ces lettres. Il est indécent de vanter une popularité affective en utilisant la misère humaine. Ces milliers de lettres de détresse sont de terribles appels au secours dont l’humilité et le respect imposent la discrétion et non l’utilisation comme argument politique !!!!

C’est au nom de ces mêmes lettres que la « Charte de transparence » a vu le jour en août 2017, cette même charte qui permet aujourd’hui à Brigitte MACRON d’agir auprès des ministres sans que cela ne dérange qui que ce soit, ni la presse , ni la classe politique. Ce silence est par ailleurs bien étrange. Y aurait-t’il des pressions d’exercées ? Une crainte d’émettre un avis défavorable à l’endroit de l’épouse du chef de l’état. Est t’elle inattaquable à ce point-là?
Tant de questions dont nous attendons des réponses…

Signez la pétition contre le rôle politique de Brigitte Macron
https://www.change.org/p/non-au-rôle-politique-de-brigitte-macron


 

 

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Victoire confirmée

Cette pétition a abouti avec 319 595 signatures !


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Contre le statut de première Dame à Brigitte Macron

 

 

Parrainée par 2 120 signataires
545 628

Dignité des personnes âgées, des moyens pour nos EHPAD !

Pour la dignité des personnes âgées et le respect des soignants, nous exigeons des moyens pour les EHPAD.
Nous, soignants de toutes professions, de toutes les régions de France, au nom de l’engagement humain de notre métier, il est de notre devoir d’alerter le ministère de la santé et le gouvernement sur l’insuffisance des effectifs et des moyens dans les établissements accueillant des personnes âgées (EHPAD) et dans les services d’aide à domicile.
La réforme de la tarification introduite par la Loi vieillissement dite « ASV », qui va se traduire par des suppressions massives de postes, est unanimement rejetée par les personnels soignants et leurs syndicats.
Les établissements accueillant des personnes âgées (EHPAD) et les services d’aide à domicile rencontrent de graves difficultés mettant en jeu la santé des résidents et des personnels soignants.
De nombreux EHPAD ont entamé des grèves dénonçant le sous-effectif, le manque de moyens humains et financiers et parfois les actes de maltraitance aux personnes âgées, conséquences directes de ces problématiques chroniques.
Malgré ces alertes, le Président de la République a refusé de recevoir une délégation des signataires de la lettre commune du 19/10/7 et du 07/12/17 initiée par les syndicats représentatifs du secteur.
La Ministre de la santé considère que les difficultés des EHPAD seraient dues à « un problème de management ».
Nous, soignants, exerçant notre métier chaque jour, au cœur de l’humain, condamnons ces déclarations qui ont pour objectif d’occulter la baisse des moyens alloués aux établissements dont les personnels sont déjà malmenés. Démissions, arrêts de travail, affections somatiques et psychiatriques des personnels soignants en mal d’humanité sont déjà les conséquences d’une vision marchande de notre système de santé.
Nous soignants, ne pouvons tolérer les dysfonctionnement de ces structures qui, faute de personnel et de présence médicale, n’ont d’autre choix que de transférer les résidents dans les services d’urgence, où ils patientent des heures sur des brancards dans des conditions indignes.
Nous soignants, nous soutenons la journée nationale d’action du 30 janvier 2018 ayant pour objectif d’améliorer l’accompagnement, les services et les soins envers les personnes âgées indissociables de l’amélioration des conditions de travail des professionnels, en exigeant du gouvernement qu’il réponde aux revendications de l’intersyndicale :

application du dispositif prévoyant un agent par résident, tel que prévu par la Plan Solidarité Grand Age ;
abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ; 
amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales

Christophe Prudhomme (Médecin Urgentiste), Patrick Pelloux (Médecin Urgentiste), Sabrina Ali Benali (Interne en Médecine des Hôpitaux de Paris)
Premiers signataires soignants :
Alo Stéphanie, ASH (35); Buisson Cassandra, IDE en Ehpad (83) ; Audrey Baetsle, AS en soins palliatifs (73); Bouffard Patrick, Cardiologue (75); Annabelle Bouthors AS en EHPAD (21); Bouzier Céline, AS en EHPAD (16); Christelle Brignone AS en EHPAD (13); Calvez Céline, AS (72); Sandra Candelier, IDE en EHPAD (57); Carles delphine, AS en EHPAD(21); Cervantes Aurélie, AMP en Ehpad (42); Clotilde Charron, AMP en EHPAD, (17); Depoire Nathalie et Eric Audouy, présidente et vice président de la Syndicat Coordination Nationale Infirmier; Clergue-Duval Virgile, Assistant spécialiste Hospitalier (75); Crocis Sophie ASH en ehpad (01); Delvert Lucie IDE en EHPAD,(46); Degouys Marie, IDE en EHPAD (59); De Kerleau jenny ex-Ide Ehpad (39); Dorget severine IDE en EHPAD (21); Dubeuil Patrick, médécin généraliste (75), Durand Jeremy AS en EHPAD (53); Gerard Amélie AS en EHPAD (90); Goupillot Justine, AS en EHPAD (14); Guillemot Sylvie, AVS en maintien à domicile (89); Hattab Martine AS de nuit en Ehpad (01); Ghislaine Hidalgo AS médecine gériatrique; Jacob Anne, AS en EHPAD (21); Jeanselme Catherine, AS en EHPAD, (67); Quehe Aurélie, IDE en EHPAD, (29); Ladriere Fiona, AS en EHPAD, (59); Malinowski Sylvie IDE EHPAD (21); Florence Marc, IDE en Ehpad(14); Amélie Mercier, Aide Medico Psychologique en Ehpad, (39); Hėloïse Milin, AS en EHPAD (29); Morcelet Aline, As en EHPAD (17); Annick Ott IDE en EHPAD( 68) ; Pelletier Emilie, Ide en Ehpad (05); Véronique Rachas, AS en Ehpad, (12); Roussin Peysson Laury AS en EHPAD (26); Siedlecki Marianne, IDE (51); Stéphanie Vellas, AS (12); Wozniak Priscilla, AS (56)
Avec le soutien de personnalités (par ordre alphabétique)  :
Nicolas Brault, Docteur en Epistémologie- Enseignant en prépa Santé; Bruno Gaccio comédien, scénariste, ancien directeur des Guignols de l’Info ; Gombin Joël, politologue; Roland Gori, psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie à Aix Marseille Université ; Caroline Fiat, Aide soignante et députée France Insoumise; Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale- Université Paris-Sud; Jean Pierre Jeudy, Maire honoraire de Carhaix Plouguer; Kaddour, chanteur du groupe HK et les saltimbanques; Aude Lancelin, journaliste au « Média »; Yvan Le Bolloc’h, acteur et musicien; Frédéric Pommier, journaliste à France Inter; Xavier Mathieu, comédien , ex CGT Conti; Michel Claude, cadre hospitalier; Gilles Perret, documentariste et réalisateur du film La Sociale; Ruffin François, journaliste, réalisateur de « Merci Patron », Député France Insoumise; Thomas VDB, comédien.

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Pour la dignité des personnes âgées et le respect des soignants, nous exigeons des moyens pour les… Plus d’informations
Parrainée par 4 signataires
403

NON à l’apport de déchets miniers radioactifs sur le site de La Porte en Xaintrie

AAPLX et le Collectif d'habitants "La Xaintrie Libérée" demandent:
Au Préfet de Corrèze:
Les habitants de Xaintrie s'opposent fermement au  projet de rapatriement  supplémentaire de déchets miniers radioactifs  issus des mines d’uranium.
 L'état prévoit de réouvrir  l'ancienne mine de La Porte  commune de St Julien aux Bois pour y ajouter 6000 tonnes de déchets radioactifs provenant de divers lieux à "dépolluer".
 Ce projet imposé n'est pas acceptable pour les raisons suivantes:
•    le site de l'ancienne mine de Laporte contient déjà 385.000 tonnes de déchets miniers uranifères radioactifs ;
•    Or, à l’origine, il en avait produit 308. 000 tonnes
 Donc -&gt; Il y a déjà 80.000 tonnes de trop sur le site de Laporte
Pas question d'en rajouter 6.000 tonnes de plus !
•  Le site est traversé par des ruissellements et sources  qui se déversent dans le ‘Riou Tort’ qui, lui, se jette dans la Maronne en zone Natura 2000.
 La population demande:
•    l'arrêt de tout apport supplémentaire de déchets ;
•    un traitement de dépollution du site, les roches radioactives qui y sont entreposées sont à découvert  au fil de l'érosion et
•    la clôture  définitive du site.
°°°°°
 To  the Prefect of Corrèze:
The inhabitants of Xaintrie strongly oppose the repatriation project of additional radioactive mining waste from uranium mines.
The state plans to reopen the former mine of La Porte, located in the Commune of St Julien aux Bois, to add a further 6000 tons of radioactive waste from various places to "clean up".
This imposed project is not acceptable for the following reasons:
 •    The site of the former Laporte mine already contains 385,000 tons of  radioactive uranium mine waste;
•    Originally, it produced 308,000 tons.
 → Consequently, there are already 80,000 tons of too much.
            No question of adding a further 6000 tons;
 • The site is crossed by runoff rain water and underground streams ending up into the ‘Riou Tort’ which surrounds the site. Further down, it flows into the Maronne  in ‘Natura 2000’ area.
 The population asks:
•    To stop any additional radioactive mining waste on this site;
•    A cleaning process of the site to prevent further exposure
of radioactive rocks by erosion and
•    The final closure of the site.
°°°°°
An den Präfekten von Corrèze:
 Die Bewohner der Xaintrie verwehren sich strengstens gegen das staatliche Projekt einer Rueckfuehrung radioaktiven Minen-Abfalls in die ehemaligen Uran-Minen.

Der Staat plant,  die ehemalige Uran-Mine von Laporte in der Gemeinde von St. Julien-aux-Bois wieder zu oeffnen, um dort zusaetzliche 6000 Tonnen radioaktiven Abfalls von verschiedenen Lokationen, die "gesaeubert" werden sollen, abzuladen. 

Dieses Projekt ist aus folgenden Gruenden nicht akzeptabel:

•    An der Stelle der frueheren Mine von La Porte lagern jetzt schon 385.000 Tonnen radioaktiver Uran-Muell
•    Die Mine selbst produzierte in ihren aktiven Zeiten jedoch nur 308.000 Tonnen

 →   In der Konsequenz lagern dort also schon 80.000 Tonnen zu viel Abfall.
    Kein Zweifel und keine Frage, dass  dort nochmals zusaetzliche  6000 Tonnen     
abgelagert werden sollen.

•Die Gegend um diesen Platz ist sehr gepraegt von abfliessendem Regenwasser, ober- und unterirdisch, in den dort fliessenden Bach "Riou Tort". Im weiteren Verlauf des Baches  landet dieses Wasser dann in die Maronne,  im 'Natura 2000" Areal.

Die Bevoelkerung fordert nun:

•    Stop zur Lagerung weiteren radioaktiven Abfalls an dieser Stelle
•    Saeuberung der Gegend um die Mine, um weitere radioaktive Strahlung zu verhindern
•    Die endgueltige Schliessung der alten Mine
°°°°°
Aan de Prefet van de Corrèze:
De inwoners van de Xaintrie verzetten zich fel tegen het plan om aanvullend radioactief mijnafval afkomstig uit de urianiummijnen te repatriëren.
 De staat is van plan om de oude mijn in La Porte in de gemeente St Julien aux Bois te heropenen om er 6000 ton radioactief afval toe te voegen dat afkomstig is van verschillende plekken die « gesaneerd » dienen te worden.
 Dit opgelegde plan is onacceptabel om de volgende redenen :
 •    De zone van de oude mijn in Laporte bevat reeds 385.000 ton radioactief uraniumrijk mijnafval ;
•    Oorspronkelijk heeft de mijn echter 308. 000 ton geproduceerd
Dus → Er is reeds 80.000 ton teveel op de stortplaats van Laporte
Uitgesloten om er nog eens 6.000 ton aan toe te voegen ;
• Door de stortplaats heen lopen beken en bronnen die terechtkomen in de ‘Riou Tort’, die zelf uitmondt in de Maronne, in de Natura 2000 zone.
De bevolking vraagt:
 •    het stoppen van de aanvoer van aanvullende afvalstoffen ;
•    een sanering van de stortplaats, de radioactieve rotsen die er zijn opgeslagen liggen bloot vanwege de erosie en
•    de definitieve sluiting van de stortplaats.
 

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1 015 070

Mettons fin au #GaspillageAlimentaire en Europe ! #StopFoodWaste

En Europe, plus de 80 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Et alors que beaucoup ont du mal à nourrir leurs familles et faire face à la crise, chaque supermarché, dans l'Union Européenne, jette plus de 40kg de nourriture par soir !
—————
Ainsi, aidez-nous à obtenir 1 million de signatures afin d'obtenir une directive européenne.
—————
Grâce à notre mobilisation citoyenne sur Change.org, nous venons de faire voter en France une loi obligeant tous les supermarchés à donner leurs invendus. Cette victoire française a rencontré un écho extraordinaire partout dans le monde. C’est donc le moment d’étendre la mobilisation pour obtenir une loi similaire au niveau européen pour stopper le gaspillage alimentaire dans chaque pays européen.
Nous avons besoin de vous pour que cette loi française devienne une directive européenne qui s'appliquera dans tous les pays de l'Union, afin qu'on ne jette plus de nourriture dans aucun pays d'Europe.
Cette directive que nous voulons est simple : obligation pour chaque supermarché de donner ses invendus à l'association de son choix.
Il y a encore quelques mois, avec des amis et bénévoles de ma commune, Courbevoie, nous récupérions les invendus d'un supermarché pour les distribuer aux personnes nécessiteuses, notamment les SDF. Fort de cette expérience de terrain qui a fonctionné, j’avais lancé une pétition sur Change.org pour obtenir une loi en France obligeant les supermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires aux associations. En 4 mois, nous avons obtenu cette loi. Nous pouvons donc faire la même chose en Europe !
Signez et partagez cette pétition !
Ensemble, disons Stop au gaspillage alimentaire en Europe!
••••••
Avec mon ami Mathieu Kassovitz et Nicole Fontaine (24e Présidente du Parlement européen), nous mènerons cette campagne Européenne avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM France), les ONG Action contre la Faim et La Croix Rouge Française.
Cette pétition est lancée simultanément dans 6 autres pays en Europe par des personnalités qui, comme nous, veulent mettre fin au gaspillage alimentaire.
– Arash Derambarsh / Mathieu Kassovitz, France
– Nikos Aliagas, Grèce
– Manuel Bruscas, Espagne
– Frédéric Daerden, Belgique
– Daniele Messina, Italie
– Claudia Ruthner, Allemagne
– Tristram Stuart, Royaume Uni
•————————————•
Hi friends, in Europe, more than 80 million people live below the poverty line and while many are struggling to feed their families and deal with the crisis, every supermarket in the European Union throws away more than 40kg of food per evening !
So, help us get 1 million signatures in order to get a European directive.
In France a new law has been applied, all French supermarkets are obligated to give away their unsold food to distribute it to those who need it, so nothing gets wasted.
Sign and share this petition! Together, let's stop food waste in Europe !
This petition is part of a European campaign working with The United Nations World Food Programme (PAM France), the NGOs Action against Hunger and the French Red Cross. This petition has been launched in all the countries in Europe by people who, like us, want to end the food waste.
Explication in English : http://resource.co/article/food-waste-why-we-had-make-supermarkets-give-it-away-10853

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En Europe, plus de 80 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Et alors que beaucoup ont du mal à… Plus d’informations
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C’est notre patrimoine. Création d’un label pour nos croissants. Le combat du boulanger.

Voici pourquoi je me bats pour l’obtention d’un label croissant de tradition française.
Croissant de tradition française.
Pourquoi le croissant?
Le croissant fait partie intégrante du patrimoine français. Il est, avec la baguette, l’un des produits du quotidien les plus vendus en France. La tradition du vrai croissant ne doit pas se perdre. Nous avons l'obligation de perpétuer sa transmission pour nos générations futures, pour nos enfants, nos petits-enfants, afin qu'ils conservent le goût du savoir-faire français. Personnellement c'est un combat qui m'anime depuis toujours en tant qu'artisan: la transmission de nos traditions.
Les Français ont largement adhéré à ma démarche. J'en veux pour preuve les millions de vues cumulées sur les vidéos qui ont évoqué ma démarche et ma défense de la tradition française. M6, TF1, France 3 ont consacré des reportages diffusés également à travers le monde, jusqu'en Angleterre, au Brésil et même en Chine!
Quelle nécessité?
Pour le monde entier, nous sommes un pays où le croissant est un symbole du bien-manger. C'est pour moi un combat essentiel pour notre société et bien plus qu'un symbole !
Malheureusement, aujourd'hui, le marché est inondé par des viennoiseries industrielles qui fleurissent également sur bon nombre d'étales d'artisans-boulangers ou pâtissiers. Je pense que le consommateur doit pouvoir distinguer clairement le vrai croissant artisanal du croissant industriel ! C'est un devoir que nous devons à ceux qui achètent nos produits.
C'est essentiel également pour les artisans eux-mêmes: on voit que la concurrence est rude alors même que le coût des matières premières a augmenté et qu'une pénurie de beurre s'est faite ressentir ces dernières semaines. Pour les artisans, ce label va permettre une véritable reconnaissance de la qualité de leur travail et les incitera à faire toujours mieux, pour le bien de ceux qui viennent acheter leurs croissants.
Pourquoi un croissant de tradition Française?
Les clients doivent faire la différence entre le croissant tradition et celui qui ne l'est pas! Sinon, il risque d'être floué.
Si le décret "pain de tradition française" pris en 1993 a obtenu un tel succès auprès des consommateurs français mais également auprès des étrangers, c'est parce qu'il créé une confiance entre les clients et les artisans. Je souhaite que cette appellation "croissant de tradition française" s'inspire directement des mêmes critères, avec des matières premières de qualité, aucun additif dans la recette et un croissant fabriqué sur place. Nous devons donner à nos enfants et nos petits-enfants le choix en leur bâtissant un avenir durable. Je souhaite me battre pour la préservation de nos si belles traditions françaises. Aidez-moi à porter ce beau combat!
Frederic Roy
Artisan boulanger 78 rue de France a Nice

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Protégeons nos enfants! Obtenons la transparence sur la production des laits infantiles !

Qui suis je ?
Maman d’un petit garçon de 5 mois, mon fils a contracté la salmonellose, en décembre 2017, suite à la consommation d’un lait contaminé aux salmonelles produit par l’usine Lactalis de Craon en Mayenne. Il a ensuite dû être hospitalisé car il en a été très malade. Déshydraté, il a perdu beaucoup de poids, a des diarrhées non terminées a ce jour, rectorragies et fièvres a plus de 42°C. Il a eu énormément de mal à accepter un autre lait par la suite.
J'ai, suite à cette situation, cofondé il y a quelques jours l'association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles. Je ne trouve pas cela normal qu’en 2017, il puisse encore se produire de telles choses. En 2005 déjà, suite à la présence de salmonelles dans la même usine, d’autres enfants avaient contracté des salmonelloses. Qu’a-t-il été fait pour que cela ne se reproduise pas ?
Beaucoup d’enfants sont concernés. Aussi depuis le début du mois de décembre, ce sont des milliers de tonnes de lait et plus d’un milliers de références de divers produits fabriqués dans cette usine depuis février 2017 qui ont été rappelés et retirés du marché.
Comment pouvons-nous découvrir en décembre seulement que des contrôles furent positifs à la salmonelle à plusieurs reprises depuis 6 mois ?
Certains parlent de contrôles et d’auto-contrôles lors de la production, mais rien ne permet aujourd’hui aux familles qui achètent ces produits de savoir quand et comment ont-ils été réalisés, tout comme rien ne nous permets de connaitre quels en ont été les éventuels résultats.
Face aux multiples et répétées crises sanitaires concernant la santé et la sécurité de nos enfants; nous souhaitons plus de transparence et plus de sérieux sur les contrôles avant la commercialisation des laits et produits infantiles.
Il est temps de mettre les industriels de l'Agroalimentaire face à leurs responsabilités et aux préjudices causés sur la santé de nos enfants.
 ______________________________________________________
Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation,
Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances,
Plus de dix ans après une première série de contamination de laits infantiles aux salmonelles, l’affaire que nous connaissons aujourd’hui révèle une nouvelle fois l’incapacité des autorités françaises et européennes, mais aussi de l’industrie agroalimentaire, à nous protéger des fraudes alimentaires[1].
De nombreux nourrissons, dans plus de 50 pays à travers le monde, ont consommé des produits et laits infantiles contenant potentiellement de la salmonelle, sans doute depuis près d’un an, au vu des retraits de produits concernés. Alors que l’affaire a éclaté au grand jour le 2 décembre dernier, nous ignorons toujours si nous ne donnons pas encore certains produits infantiles concernés à nos enfants.
La liste des laits et produits infantiles contenant potentiellement des salmonelles, dont on connait leur dangerosité pour nos enfants, continue de s’allonger au fil des jours. Les autorités tentent de rassurer les familles en minimisant les risques pour la santé et le nombre de victimes, mais sans expliquer quels contrôles sont effectués ou non, et sans fournir les résultats des tests. Du côté de la grande distribution et des fabricants qui nous vendent ces produits, c’est le silence radio. Et nous, consommateurs, sommes laissés dans le flou.
Industriels et gouvernement se posent en victimes de ces fraudes. Or les responsabilités de la France – comme tous les États membres européens – ET des fabricants et distributeurs sont très clairement établies par les réglementations européenne et française : ils ont l'obligation de protéger les consommateurs et de mettre en place toutes les mesures permettant de garantir la traçabilité et la sécurité de ces produits.
Nous demandons donc aux Ministres et aux autorités en charge ainsi qu'aux industriels du secteurs de répondre, de façon urgente, à ces obligations et à nos droits. Nous voulons :

La totale transparence.

Nos enfants mangent ils des aliments contaminés par des salmonelles sans le savoir ? Communiquez de façon totalement transparente toutes les informations sur les alertes, les produits et marques concernés, les mesures prises, la couverture des contrôles effectués tant par l’administration que par les entreprises et les résultats détaillés de ces contrôles (positifs et négatifs) et ce, depuis février 2017. Nous avons le droit de savoir.

Un renforcement des mesures qui permettront de véritablement nous protéger de ces fraudes alimentaires et de la contamination des produits que nous donnons à nos nourrissons par des produits dangereux pour la santé.

Établissez les responsabilités des fabricants et distributeurs qui doivent être contraints de rendre des comptes ! Apportez des garanties pour une prévention plus efficace des fraudes alimentaires en renforçant la traçabilité, les contrôles, les sanctions et la transparence des informations !. Nous demandons à l’avenir une réglementation imposant aux entreprises de publier l’ensemble de la méthode et des résultats des contrôles réalisés sur ces produits.

Il est temps que les pouvoirs publics s'inquiètent de l'hygiène et des processus de fabrication de ces produits destinés à nos chers bambins.
Il nous parait raisonnable de connaître les procédures relatives à la fabrication des produits que consomment nos enfants quotidiennement. Le scandale sanitaire récent de Lactalis nous prouve que cela est indispensable et nécessite d'être appliqué.
Signez notre pétition, nous avons besoin de votre soutien !!!
________________
Pour nous soutenir sur https://www.gofundme.com/lactalis
Si vous souhaiteriez adhérer, nous vous invitions à vous inscrire sur notre site: www.victimeslactalis.fr
Nous contacter : victimeslactalis@gmail.com
__________________
[1] Règlement (CE) 178/2002 -en particulier l’article 14 « Prescriptions relatives à la sécurité des denrées »-, des articles 1245 et suivants du code civil – responsabilité du fait des produits défectueux -, ainsi que de plusieurs articles du Code de la consommation
 

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Des centres d’accueil pour les femmes SDF. Il faut les mettre en sécurité urgemment.

Les femmes SDF c'est :
–   une agression sexuelle par nuit ( une ancienne SDF a confié qu'elle avait été violée 70 fois en 17ans)
– 38% des sdf, d'après l'Insee.
– un quotidien fait de cachettes régulières pour éviter les violences physiques et sexuelles. 
– une impossibilité de déposer plainte.
– des difficultés à gérer et vivre leurs périodes menstruelles. 
Les femmes sdf sont plus nombreuses qu'on ne le croit, on ne les voit pas car elles vivent cachées. Leur quotidien est un enfer qui se résume à fuir les agressions multiples dont elles sont victimes. 
Pourquoi les femmes SDF ? Il faut effectivement trouver des solutions pour tout le monde mais nous sommes allés sur le terrain et nous avons vu une réalité d'une violence inouïe. Personnellement, une image me hante : celle de cette femme recroquevillée au dernier étage d'un parking tremblant de peur à l'idée d'être à nouveau agressée.
Monsieur le Président, je me permets de vous interpeller car, en effet, vous avez fait de la cause des femmes  une priorité dans votre quinquennat, et justement je vous propose qu'on relève nos manches et que nous mettions des moyens en place pour mettre en sécurité un maximum de femmes sdf.
Nous ne pouvons pas changer le monde mais à travers de petites actions, nous pouvons avancer la cause.
Merci à tous les signataires. 
Rechauffons nos SDF.
https://youtu.be/nxEhEmxEvpA

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VIOL d’enfant : Changeons la loi car un enfant n’est jamais consentant

Il y a quelques jours, l'affaire de Pontoise a pris une grande place dans l'actualité médiatique. Et pour cause, un homme va être jugé pour "Atteinte sexuelle" et non pour Viol sur une enfant de 11 ans car le viol n'a pu être caractérisé, faute de prouver le non consentement de cette enfant.
Maire-adjointe Petite Enfance, je me suis très vite demandée ce qui pouvait mieux protéger les enfants dans ce type de procédure.
En France pour que le viol soit caractérisé il faut que la victime arrive à prouver qu'elle a été  soit : forcée soit : violentée soit : menacée soit : surprise.
Pourtant, Non un enfant au prétexte qu'il ne se défende pas n'est pas pour autant consentant. Un enfant a peur. Il est prostré. Un enfant ne consent jamais un rapport sexuel!
Il est urgent de modifier la loi pour mieux protéger les enfants. Plusieurs solutions sont envisageables, nous en proposons deux, possiblement complémentaires :
– définir un seuil d'âge en dessous duquel les mineurs seront présumés ne pas avoir consenti.
De nombreux pays ont adopté une législation qui écarte cette question du consentement à une relation sexuelle en dessous d'un certain âge. La convention internationale des droits de l'enfant préconise également qu'on les protège. "Les droits de l’enfant consacrent les garanties fondamentales à tous les êtres humains : le droit à la dignité à travers la protection de l’intégrité physique et mentale (la protection contre l’esclavage, la torture et les mauvais traitement, etc. ).L'Article 19 stipule : 1. Les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle […].
Nous Proposons l'âge MINIMUM de 15 ANS, en dessous duquel nous considérons qu'un enfant ne peut en aucun cas consentir à une relation sexuelle avec un majeur. 
– revoir la définition du viol pour y intégrer la notion centrale de non consentement?
Aujourd'hui, le non consentement est forcément défini par l'acte de l'auteur              ( Violence, menace, surprise, contrainte) et non par ses effets sur la victime. Or, nous considérons qu'en 2017, la loi pourrait porter le message suivant : peu importe le moyen par lequel l'auteur parvient à réaliser son acte, c'est dans l'absence de consentement qu'on lit réellement le Viol. 
Nous proposons la définition suivante :
"Le viol est défini comme tout acte sexuel, avec pénétration, commis en l'absence de volonté identifiable de l'autre personne. Un mineur de moins de 15 ans ne peut être considéré comme consentant à l'acte sexuel."
Il en va de la santé de notre pays, des droits minimum de l'enfant. Cette qualification de Pontoise montre que la loi aujourd'hui ne permet pas de protéger suffisamment l'enfant.
Nous devons nous mobiliser pour que la loi évolue et que plus jamais un tribunal ne puisse parler d'enfant consentant à une relation sexuelle !
Demandons au gouvernement de se saisir de se dossier au plus vite!
Laurence Rossignol, sénatrice et ancienne Ministre de la famille et des droits des femmes a fait une proposition de loi, Laurence Cohen également.

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Corridas : Stop à la souffrance en 2018 !

Je m’appelle Christophe Thomas et je vis en Bretagne. Tout a commencé à l’âge de 7 ou 8 ans, après avoir vu un tapis-mural représentant une scène de corrida, et que je me sois fait une promesse de gosse, "un jour, je sauverai un taureau de corrida". 30 ans plus tard c'était chose faite avec l’acquisition de Fadjen, un taureau de combat espagnol. Après de longues recherches, le 10 mars 2010, un veau espagnol, Fadjen, quittait le Sud de la France pour la Bretagne. L’éleveur espagnol m’avait prévenu : “tu verras, si tu t’en occupes bien, il sera encore plus fidèle que ton chien”. Il avait raison ! J’ai donné beaucoup d’amour à Fadjen et petit à petit, il m’a accordé sa confiance. Aujourd’hui, Fadjen est devenu un fidèle compagnon. Où est “le fauve” dangereux qui ne pense qu'à tuer ? Où est l’animal sauvage qu’on ne peut pas approcher ? Le taureau n’est pas un animal dangereux, mais un animal qui ne demande que la compagnie et la présence de l’homme.
Aujourd'hui, j'ai décidé de me mobiliser pour sauver d'autres taureaux. Pour que le destin de Fadjen soit celui de tous les taureaux.
Pour cela c'est très simple : il suffirait de supprimer un tout petit alinéa dans l'article 521-1 du code pénal. Par la suppression de cet alinéas, les blessures et mises à mort ne pourront plus être pratiquées sur les taureaux lors des corridas.
La science nous a appris énormément de choses sur la capacité des animaux à sentir et ressentir les choses, il est donc anormal qu'en 2017 les corridas avec blessures et mises à mort des taureaux soit encore pratiquées sur le territoire français.
Cette nouvelle corrida sans effusion de sang peut être pratiquée dès la prochaine saison tauromachique de 2018.
Pour ce faire, il suffit de retirer le fer de la pique du picador, de retirer la partie métallique des banderilles et pour le troisième "tercio", simuler le faite de planter l'épée dans le corps de l'animal, utiliser le plat de la main comme lors de "l'indulto" (la grâce du taureau) comme c'est déjà pratiqué parfois en France.
Elle ne demande :

aucun aménagement des établissements déjà existants.
aucune formation des professionnels déjà existants.
aucune subvention.

Signez la pétition et partagez la autour de vous pour mettre fin à la souffrance dans les corridas dès 2018 !

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Je m’appelle Christophe Thomas et je vis en Bretagne. Tout a commencé à l’âge de 7 ou 8 ans, après avoir vu un… Plus d’informations
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Pour des affichages anti « frotteurs » dans le métro parisien

Suite à une lettre ouverte publiée sur le réseau Facebook le 7/09/2017, à destination de la présidente de la RATP Catherine Guillouard, je lance une pétition afin de réclamer plus de communication et d'affichage contre les "frotteurs" du métro. 
En effet, tous les jours et dans tout le réseau ferré parisien, des hommes harcèlent et agressant sexuellement des jeunes filles comme moi en les touchant, en se masturbant publiquement sur elles et en leur faisant subir un traumatisme dont il est parfois difficile de se relever. 
Rien ne peux actuellement freiner ou diminuer ce phénomène. Aucun affichage n'apparaît dans les stations ou dans les wagons, et ce n'est pas normal. 
Cette pétition demande à Catherine Guillouard et Valérie Pécresse de faire quelque chose pour que cela cesse. Affichage, représsion, campagne de communication, mais que QUELQUECHOSE soit fait car les femmes ont peur et souffrent. 
Voici la lettre originelle que vous pouvez retrouver et partager sur mon profil Facebook : Alice Kanlapetivatouva. voilà le lien :

 Merci 
À l’attention de Madame Catherine Guillouard
Madame, Comme un bon nombre de femmes et d’hommes qui ont le plaisir immense d’habiter cette belle ville qu’est Paris, j’utilise les réseaux RATP tout les jours, pour aller au travail, pour en revenir, pour sortir, pour me déplacer.  En emménageant à Paris, j’étais ravie de devoir prendre le métro. Mais depuis quelque temps, j’ai peur.En effet, il se pourrait bien que le réseau ferré parisien soit également le théâtre de la culture du viol et de l’agression sexuelle. J’ai été victime, trois fois en une année exactement, de « frotteur », ces hommes qui se frottent contre vous ou qui vous mettent la main aux fesses, la main sous la jupe. Avez vous déjà pris le métro Madame Guillouard ? Avez vous déjà été agressée de cette manière ? Je ne sais pas pour vous, mais moi, a chaque fois, non seulement l’horreur et le dégoût m’envahissent, mais également la colère et la frustration : pourquoi dans notre cher métro n’y a t’il AUCUNE affiche qui puisse mettre ces hommes en garde ? Oui la loi nous protège, mais la loi n’est pas sous ma jupe, ni sous celle des milliers de femmes qui ont subit ces agressions et ces attouchements dans vos installations. Je vois des mises en garde pour les enfants qui mettent leurs mains dans les portes, je vois des vers de poésie du concours RATP, je vois des publicités. Mais je ne vois rien qui puisse prévenir contre ces agresseurs. Je ne vois pas de slogans, je ne vois pas de menaces, je ne vois pas de dissuasions. Les frotteurs n’ont pas besoin d’une jupe, Madame. Les frotteurs touchent, se frottent, et bandent, et ce même contre un jean, même contre des vêtements amples. Ce sont des pervers malades qui souffrent de la solitude dans laquelle cette société nous met. Les frotteurs encourent 40 000€ d’amende et trois ans de prison si ils sont pris sur le fait. Sauf que peut d’entre eux le savent, et en ont réellement conscience parce que RIEN ne les mets en garde, RIEN de les incite à garder leurs mains dans leurs poches et leurs pénis dans leur pantalons. Et RIEN ne permet de les prendre sur le fait. Et RIEN, c’est également ce que beaucoup de femmes font, tant elles sont traumatisées, effrayées, horrifiées par ce qui leur arrive. RIEN, c’est aussi ce que font les gens autour des femmes qui se font agresser, dans la plupart des cas. RIEN, c’est ce que craignent les frotteurs, madame Guillouard. Et enfin, RIEN, c’est également ce que la RATP et le STIF fait contre ce phénomène.Sur les réseaux sociaux, sur internet, sur les forums, dans les soirées et les cercles d’ami(e), j’ai entendu des milliers de témoignages de filles qui se sont faites agresser de cette manière.
Ce n’est pas RIEN. Ce sont des larmes, ce sont de la peur, ce sont des vies qui sont abîmées par ces hommes qui pensent de la mauvaise manière, ces hommes qui jouissent du caractère machiste et patriarcal de la société. On a entendu il y a quelques temps parler du « manspreading », ces hommes qui occupent l’espace des autres dans le métro en écartant les jambes, comme si ils étaient assis sur leur canapé dans leur salon. Pourquoi ne parle t’on pas des hommes qui frottent leur sexe contre des jeunes femmes ? Je ne ferais pas RIEN. Je vous demande formellement de lancer une campagne de prévention qui soit VISIBLE et suffisamment claire et retentissante pour que toute femme se sente en sécurité dans les transports en commun dont vous êtes la présidente. Toutes les femmes de cette planète et moi même exigent que quelque chose soit fait, au nom de votre honneur et du notre, et de votre statut public. L’agression sexuelle ne doit pas être banalisée et tolérée dans un espace publique. Si elle ne l’est pas dans un restaurant ou dans une mairie, pourquoi le serait-elle dans un wagon de métro ? Je vous prie de réagir. Les femmes de France et d’ailleurs comptent sur vous.
Alice Et les femmes du monde.
 

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Elargissons les critères déclenchant l’alerte enlèvement

Bonjour à tous,
Le 27 août 2017 j'apprenais avec stupeur  comme la France entière,la disparition de la petite Maëlys. Nous sommes des milliers de personnes à nous être demandés pourquoi l'alerte enlèvement n'avait pas été déclenchée.
Etant moi même maman je me suis sentie d'autant plus touchée par cette disparition qui a eu lieu à quelques kilomètres de mon domicile et furieuse de me dire que l'alerte qui pourtant semblait évidente n'avait cependant pas été mise en place. 
L'alerte enlèvement en France a fait ses preuves. Or,triste exemple, dans l'affaire de la petite Maëlys de Araujo, disparue dans la nuit du 26 au 27 août  2017, cette alerte n'a hélas pas été déclenchée pour la simple raison qu'elle n'entrait pas dans les "critères "  de ce système qui a pourtant permis une avancée considérable en la matière depuis sa création en Février 2006.
Sur la vingtaine de déclenchements, toutes se sont soldées par un succès, ce qui démontre l'efficacité de ce plan.
A ce jour les 4 Critères de déclenchement sont  :
1) Il s'agit d'un enlèvement avéré et non une simple disparition.2) L'intégrité physique ou la vie de la victime est en danger.3) Des éléments d'informations permettent de localiser l'enfant ou le suspect.4) La victime est mineure.Le procureur informe les parents de la victime, et leur accord est nécessaire au déclenchement de l'alerte.
Nous demandons à Mme la ministre de la Justice et Garde des Sceaux Nicole Belloubet de modifier ce texte afin d'élargir ces critères en se calquant d'avantage sur son modèle  québécois tiré de "l'AMBER ALERT" américaine  et son équivalent belge.
 Le 1er critère est à assouplir de sorte qu'une disparition de mineur puisse être étudiée et éventuellement bénéficier de ce programme. Il ne s'agit pas de banaliser l'Alerte mais de l'adapter en fonction des circonstances de la disparition.
Dès lors qu'une suspicion d'enlèvement est émise par un proche, il faut en tenir compte. 
Triste exemple :  Maëlys De Araujo n'a pas pu en bénéficier à cause de ce critère 
Le 3 ème critère portant sur les éléments d'informations permettant de localiser l'enfant ou le suspect devrait être mis en avant et élargi à un plus grand nombre de cas.
Toutefois cela vaut pour les cas d'enlèvements avérés et que le kidnappeur n'est pas un inconnu. 
Exemple : Enlèvement parentaux
 Or il reste tous les autres cas de disparitions pour lesquels l'agresseur est un parfait inconnu !
Dans ce cas si l'on se fie aux critères, le 3ème point déclencheur ne peut pas intervenir puisque l'on ne sait pas qui a enlevé l'enfant.
Or si l'on ne connait rien de l'agresseur, on connait toutefois l'enfant, sa description physique, son âge, sa taille son poids, la couleur de ses yeux, ses habitudes etc…
C'est lui qui doit être mis en avant, c'est lui que l'on cherche. 
Cette mesure ne nécessite aucune médiatisation, il faut diffuser simultanément la photo de la victime  à tous les postes frontières, les aéroports, les gares et les ports le plus rapidement possible. 
INTERPOL joue un rôle important dans ce dispositif, 190 pays sont prévenus en temps réel afin d'éviter aux suspects de pouvoir passer les frontières avec leurs victimes,c'est considérable et il est indispensable d'insister dans ce sens car le "facteur temps" des premières heures nous le savons est une priorité dans toute disparition.Il ne faut pas laisser le temps à un kidnappeur de passer nos frontières mais pour cela il faut agir sans tarder.
A​u vu de ces éléments, la solution serait peut-être d'envisager la mise en place d'une cellule de crise permanente et nationale  (La cellule Maëlys pourquoi pas ?!) centralisant toutes les disparitions de mineurs sur l'ensemble du territoire français.
Un fichier informatique dès lors qu'un enfant serait déclaré disparu, comparerait en temps réel ce cas (circonstances, lieu, âge etc)  avec tous ceux recensés ,dans une base de données unique. 
Les données pourraient être à la fois enregistrées dans les locaux de gendarmerie et dans le même temps être envoyées sur la base de données de cette cellule de crise.
Ainsi la cellule pourrait accompagner l'action d'Interpol, permettant de faire le rapprochement avec d'autres disparitions du même ordre.
A l'heure actuelle, tout est tellement cloisonné que beaucoup de temps et d'énergie sont perdus à recouper, classer, trier, région par région.
Parfois on se rend compte au bout de plusieurs années qu'une disparition à (exemple) Calais présente des similitudes avec une autre disparition à (exemple) Nice
La création de cette cellule de "crise " nationale et  permanente est certainement l'une des améliorations importantes à envisager.
 Nous vous demandons Madame je vous prie,de bien vouloir nous recevoir  afin de pouvoir vous exposer notre projet  de mise en place d'un groupe de réflexion sur le dispositif actuel associant l'autorité de votre ministère et des intervenants associatifs,sociaux et civils.Nous sommes conscients qu'il ne faut pas banaliser le dispositif car il perdrait de son efficacité. Nous croyons en la justice de notre pays et nous sommes persuadés que les milliers de voix que nous représentons ne peuvent pas être ignorées sur un sujet aussi grave et aussi sensible que celui là.
Trop de parents sont dans la souffrance et l'incompréhension de ce système. Nous nous en remettons à vous et à votre bienveillance à l'égard des familles de disparus mais surtout à l'égard de tous les enfants de notre pays. 
Cette pétition qui au départ ne fut que l'expression d'une interrogation personnelle représente aujourd'hui la voix de dizaines de milliers de citoyens et nul doute qu'elle ne fera que grandir au fil des jours et de l'actualité.
La vie des enfants de notre pays ne peut pas être suspendue à 4 critères seuls. 
22 enfants seulement ont bénéficié de l'alerte enlèvement…22 seulement  pour combien de disparus 
Val A. 
Soutien et parrainnage du groupe de recherches Coeur De Bénévoles 
https://www.facebook.com/coeurdebenevoles/
Parrainée par le Groupe de soutien "La vérité pour Maëlys" 
https://www.facebook.com/groups/343973276043494/
Cette pétition est parrainée officiellement depuis le 18 novembre 2017 par l'Association ARPD (Association Aide aux Victimes Assistance et Recherche de Personnes Disparues) reconnue par la délégation d'aide aux victimes du Ministère de l'Intérieur.
Je remercie vivement de son soutien et de son intérêt, Mme Pascale BATHANY présidente de l'Association ainsi que Mr le vice président et l'ensemble des membres de cette association nationale.
Maître Sophie Wanlin avocate au barreau de Paris a accepté depuis le 1er janvier 2018  d'être notre représentante juridique officielle et sera à nos côtés lors de la remise des signatures à Mme la garde des sceaux ainsi que lors de la table ronde demandée.
J'adresse mes plus vifs remerciements à Maître Wanlin et Mme Bathany pour l'intérêt, l'investissement de temps et le soutien qu'elles apportent de manière gracieuse. 
Val A. 

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FORMEZ la police contre le harcèlement de rue !

PAR FATIMA BENOMAR – CO-PORTE-PAROLE DE L'ASSOCIATION "LES EFFRONTÉ-E-S"
Je suis INDIGNÉE !
Ce mardi 13 juin vers 14h50, je sortais de la Mairie de Paris quand, en traversant le parvis de l'Hôtel de ville, un jeune homme s'est approché de moi. – Bonjour. Tu fais quoi dans la vie ? – Pardon, on se connaît ? – Non, justement, c'est pour mieux te connaître. – Désolée, je ne suis pas intéressée.
Il s'est arrêté, puis, quand je l'ai devancé d'une dizaine de pas, s'est écrié : "Et cette fois-ci, tu baisses ton t-shirt et tu t'habilles autrement !"
J'ai répondu encore plus fort : "Je m'habille comme je veux !"
Il m'a alors hurlé plusieurs insultes dessus, dont "Je baise ta mère !" sous le nez de trois policiers, postés à l'entrée de la Mairie.
Je les ai interpellé afin qu'ils fassent quelque chose. Ils ont éclaté de rire.
Quand le jeune homme a hurlé l'insulte à propos de ma mère, j'ai marché à grands pas vers lui en lui demandant de répéter ce qu'il venait de dire. C'est alors que l'un des policiers m'a intercepté en me disant d'un air sévère : "C'est bon, vous rentrez chez vous maintenant !"
Abasourdie, je lui ai dit qu'ils venaient de prendre en flagrant délit un cas de harcèlement de rue, doublé d'une avalanche d'insultes. Deux d'entre eux ont éclaté de rire en disant quelque chose comme "Ouais, c'est ça, du harcèlement de rue" tandis que face à mon indignation, l'autre m'a hurlé dessus "Eh oh, tu te calmes !"
Je les ai informé que j'étais co-porte-parole d'une association féministe et que je sortais justement d'une réunion avec le Cabinet de Mme Hélène Bidard, Adjointe à la Maire de Paris chargée des questions relatives à l'égalité femmes-hommes. Un peu décontenancés, deux d'entre eux se sont lentement dirigé vers leur camionnette, dont j'ai photographié le numéro d'immatriculation.
À aucun moment ils ne se sont adressé ni n'ont interpellé le harceleur, qui n'a pourtant jamais quitté la place, sinon à la toute fin.
DE QUELLE FORMATION DES PROFESSIONNEL-LES NOUS PARLE-T-ON CONTRE LE HARCÈLEMENT DE RUE?
Si j'avais été une passante lambda, j'aurai subi à la fois le harcèlement de rue, les injures du harceleur et une seconde humiliation de la part de la police qui est censée me protéger, et serais rentrée chez moi, tête baissée.
Par ailleurs, le conseil de la Mairie de Paris, Mairie face à laquelle s'est déroulée toute la scène, sans doute filmée vu le prestige du lieu, s'est récemment repositionnée contre le harcèlement de rue, ainsi que la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Mme Marlène Schiappa.
Je leur demande qu'on puisse retrouver ces policiers grâce aux photos et aux informations dont je dispose (lieu, horaire, numéro d'immatriculation de leur véhicule), les sanctionner ou au moins les sensibiliser afin qu'ils se comportent différemment et surtout qu'ils soient informés, car ils avaient vraiment l'air de ne trouver rien de répréhensible dans toute cette scène… si ce n'est ma réaction !
 

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PAR FATIMA BENOMAR – CO-PORTE-PAROLE DE L’ASSOCIATION « LES EFFRONTÉ-E-S » Je suis INDIGNÉE ! Ce mardi… Plus d’informations
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Les clés du moyen-orient :L’aménagement de l’Egypte (2) : les villes nouvelles du Grand Caire Article Par Laura Monfleur

L’aménagement de l’Egypte (2) : les villes nouvelles du Grand Caire
Article publié le 08/02/2018

Par Laura Monfleur

Depuis 2016, une nouvelle capitale administrative, « Future City » est en construction sur la route entre Le Caire et Suez. Ce méga-projet proposé par Abdel Fattah al-Sissi permettra de relocaliser les ministères, les institutions de la haute administration et accueillera services et logements. Les dirigeants politiques insistent sur la nécessité de cette nouvelle capitale afin de réduire les densités du bâti et de la population du Caire et créer un pôle attractif en périphérie, source d’emplois et de services. D’autres villes nouvelles sont proposées par le régime depuis l’élection de Sissi au pouvoir (voir L’aménagement de l’Egypte (1) : les méga-projets de Abdel Fattah al-Sissi).

La construction de cette nouvelle capitale et les projets de villes nouvelles de Sissi doivent être replacés dans un temps long de l’aménagement de l’Egypte. Depuis les années 1970, les villes nouvelles ont en effet été un outil privilégié par les décideurs pour aménager le territoire égyptien : 22 villes nouvelles ont été construites entre 1977 et 2000 (Barthel, 2011). Cependant, ce modèle reposant sur la création de villes nouvelles se confronte à de nombreuses difficultés qui ne semblent pas prises en compte par les pouvoirs publics. David Sims montre qu’il y a une « persistance de l’Egypte sur plusieurs décennies dans la promotion et le financement [de ces villes nouvelles] malgré des résultats médiocres » (2015, p. 118). Après la révolution, on peut observer une persistance dans les discours et les pratiques de cet outil d’aménagement, même si quelques évolutions semblent à l’œuvre.

Si des villes nouvelles ou « villes jumelles » (Nouvelle Damiette, Nouvelle Assiout) ont été mises en place dans toute l’Egypte, nous nous intéressons plus particulièrement ici à celle du Grand Caire (cf. carte 1). Le Grand Caire n’a pas d’existence administrative mais est composé de trois gouvernorats (Giza, Le Caire et Qaliyyubiya). La forte croissance démographique a contribué au développement urbain et l’absence de réelle politique du logement a participé à la formation de quartiers informels (Raymond, 1993 ; Sims, 2010).

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Histoire des villes nouvelles

Dès le début du XXème siècle, on observe un développement urbain planifié en périphérie des quartiers centraux du Caire. Héliopolis est un quartier planifié en 1905 dont les logements sont réservés à la bourgeoisie locale et étrangère. Le quartier d’Helwan est planifié pour être une cité industrielle (Sims, 2015). Sous Gamal Abdel Nasser et avec sa politique volontariste, des cités sont construites pour accueillir la petite classe moyenne dans des logements sociaux, notamment à Madinat Nasr lancée en 1958 (Florin, 2011).

Mais c’est surtout sous Anouar al-Sadate et son programme économique d’ouverture aux investissements privés et étrangers (Infitah) que les villes nouvelles se développent avec le lancement en 1974 du Programme des Villes Nouvelles et la création en 1979 de l’Autorité des Nouvelles Communautés Urbaines (NUCA).

On peut relever plusieurs générations de villes nouvelles entre les années 1970 et 2000 (Sims, 2015). Les villes nouvelles de première génération sont lancées dans les années 1970 comme Dix-de-Ramadan, Quinze-de-Mai et Six-Octobre. Dix-de-Ramadan est notamment pensée comme auto-suffisante avec sa propre base économique pour accueillir une large population cible. Des zones industrielles ainsi que des logements subventionnés par l’Etat, des services, des espaces verts sont prévus selon un zonage fonctionnaliste. Six-Octobre est pensée comme une ville satellite et Quinze-de-Mai comme un prolongement urbain de la cité industrielle de Helwan. A partir du milieu des années 1980, les pouvoirs publics lancent le programme des new settlements conçus comme des villes dortoirs. Ces villes ont été regroupées dans les années 1990 dans Nouveau Caire et Sheikh Zayed City. Dans les années 1970 et 1980, les villes nouvelles sont vues comme le « moyen scientifique » de régler les problèmes de la ville centre du Caire (surpopulation, dégradation du bâti, congestion du trafic, constitution des quartiers d‘habitats informels), de développer des pôles économiques attractifs mais également de « réformer la société » (Sims, 2015). Pour Bénédicte Florin qui analyse les discours associés au programme des villes nouvelles, « l’idéologie initiale porteuse du projet des villes nouvelles se voulait profondément réformatrice et totalisante » (2011) : créer une nouvelle modernité urbaine dans un espace ordonné et normé loin du chaos du Caire.

A partir des années 1990, on observe un tournant dans la production de ces villes nouvelles et dans les discours qui leur sont associés. Les politiques néolibérales sous Moubarak ainsi que les politiques d’ajustements structurels de la Banque Mondiale ou du FMI ont pour résultat un désengagement de l’Etat, l’arrivée de promoteurs immobiliers privés égyptiens ou étrangers et la financiarisation foncière (Denis, 2011). Les villes de Sheikh Zayed et al-Shuruq se développent. Les promoteurs immobiliers s’adressent plus aux classes aisées et moyennes. Se développent alors des compounds – des quartiers fermés gérés par des acteurs privés -, en particulier dans les périmètres des villes nouvelles de Six-Octobre et de Nouveau Caire. Fermés par des enceintes, séparés du reste de la ville nouvelle, réservés à des classes aisées, ces quartiers renforcent une division sociale en favorisant un entre-soi pour ces habitants (Florin, 2012). Les investisseurs privés sont notamment attirés par des mesures prises par les pouvoirs publics comme la mise en place d’une zone temporaire de libre-échange ou l’exemption de taxes (Sims, 2015).

Les difficultés posées par les villes nouvelles

Depuis les années 1990, les villes nouvelles ont constitué un succès « en termes d’investissements physiques et de développements immobiliers », selon David Sims (2015, p. 142) : 903 000 logements privés ont été créés jusqu’en 2013, les villes nouvelles représentent 10% de l’emploi industriel en 2013. Cependant, de nombreux chercheurs pointent les problèmes que ces villes nouvelles posent et Pierre-Arnaud Barthel parle d’un « mal développement » (2011, p. 185) des villes nouvelles. Le développement des villes nouvelles se fait au détriment de toute réflexion sur leurs effets environnementaux : les coûts énergétiques sont importants notamment en matière de consommation d’eau puisqu’il faut créer des « espaces verts » (parcs, golfs, etc…) en plein désert. Ces villes nouvelles reposent également sur le principe de faibles densités par opposition aux fortes densités de la ville centre du Caire, elles sont donc très consommatrices d’espaces. De plus, elles se sont développées sans planification d’ensemble : les lots sont répartis de manière discontinue et les constructions ne s’organisent pas autour d’un centre-ville (Sims, 2015). La répartition des lots par le NUCA manque de transparence et se sont souvent les proches du régime de Moubarak qui sont favorisés (Barthel, 2011). La privatisation des espaces urbains avec les compounds et la place moins importante accordée aux logements sociaux posent la question de la mixité sociale, de l’injustice sociale et du droit au logement dans une agglomération fragmentée et éclatée où certaines portions d’espace sont inaccessibles aux plus démunis (Florin, 2011).

Le taux de vacances des logements est en moyenne de 60% dans ces villes nouvelles alors qu’il est de 30% à l’échelle du Grand Caire en 2006 (Florin, 2012). Certains lots sont inoccupés car les constructions sont inachevées. Le GOPP prévoyait plus de 1 700 000 habitants dans les villes nouvelles en 2005 ; en 2006, selon le recensement, il n’y en a que 600 000. On peut expliquer cette différence par le fait que l’offre de logements ne correspond pas à la demande, les logements étant trop grands et donc trop chers, que la procédure de distribution des logements sociaux est opaque, ou encore qu’il y a un manque d’infrastructures de transports entre ces villes nouvelles et Le Caire mais aussi au sein des villes nouvelles dont le périmètre ne cesse de s’élargir. En plus de ces raisons, David Sims (2015) avance aussi l’idée que les constructions se multiplient dans les villes nouvelles car elles nourrissent une bulle spéculative, véritable « bombe à retardement » pour une crise économique future, selon Pierre-Arnaud Barthel (2011).

Selon David Sims (2015), l’insistance sur les villes nouvelles conduit également les dirigeants politiques à négliger d’autres idées pour le développement du pays, comme s’appuyer sur les villes secondaires et leurs potentiels économiques mais aussi à négliger d’autres problèmes urbains, notamment celui de la croissance des quartiers informels.

Et après 2011 ?

Selon David Sims (2015) et Pierre-Arnaud Barthel (2011), malgré la multiplication des révélations de scandales politiques et de corruptions dans l’attribution des lots des villes nouvelles à partir des années 2000, il ne semble pas y avoir de remise en cause du modèle des villes nouvelles comme outils de développement et d’aménagement après la révolution. Le NUCA continue d’annoncer la création ou l’extension de villes nouvelles. De 2011 à l’élection du président Sissi, le discours s’adresse aux populations à faibles revenus mais très vite, il s’adresse surtout aux classes moyennes reléguant à nouveau les classes populaires (Sims, 2015).

Pierre-Arnaud Barthel (2011) montre que les acteurs privés et publics tentent de prendre en compte les exigences du développement durable en dressant une stratégie d’ensemble pour les villes nouvelles ou les compounds. L’idée de créer des couloirs de développement entre Le Caire et les villes nouvelles – idée reprise une nouvelle fois du projet de Farouk El-Baz – remet en cause l’autonomie de certaines villes nouvelles, on évoque la construction de transports collectifs. Il insiste néanmoins sur le fait que ces tentatives restent parfois au stade du projet et que le maintien de routines administratives peuvent constituer un frein à cette évolution.

Pour Ismail Alexandrani (2015), journaliste d’investigation égyptien, la nouvelle capitale sera une « bulle golfienne isolée et climatisée », faisant référence au modèle urbanistique des Pays du Golfe qui repose sur des acteurs privés, des projets de grande ampleur et la privatisation de l’espace urbain. La capitale sera sécurisée par une enceinte et contrôlée par les forces de l’ordre. La nouvelle capitale deviendrait alors une sorte de méga-compound réservé aux élites administratives et politiques.

Lire la partie 1 : L’aménagement en Egypte (1) : les méga-projets du président Abdel Fattah al-Sissi

Bibliographie :
ALEXANDRANI I. (trad. Cyprien Butin), 2015, « Le khédive al-Sissi entre deux capitales », Egypte en Révolution(s). Les carnets du CEDEJ [en ligne], https://egrev.hypotheses.org/1251 (consulté le 7 janvier 2018).
BARTHEL P.-A., 2011, « Repenser les “villes nouvelles” du Caire : défis pour mettre fin à un développement non durable », Egypte/Monde arabe, Troisième série : Développement durable au Caire : une provocation ?, n°8, p. 181-207.
DENIS E., 2011, « La financiarisation du foncier observée à partir des métropoles égyptiennes et indiennes », Revue Tiers-Monde, Vol. 2, n°206, p. 139-158.
FLORIN B., 2011, « Des cités nassériennes aux villes nouvelles du désert : la fin du logement social ? », L’Egypte auprésent, Actes Sud/Sindbad, p. 129-144.
FLORIN B., 2012, « Les quartiers fermés du Grand Caire. Dimensions urbanistiques et idéologiques d’une forme de ville : nouvelle urbanité ou césure urbaine ? », L’Espace Politique, Vol. 17, n°2.
RAYMOND A., 1993, Le Caire, Paris : Fayard (Collection « Histoire des grandes villes »), 428 p.
SIMS D., 2010, Understanding Cairo. The Logic of a City Out of Control, Cairo : The American
University in Cairo Press, 360 p.
SIMS D., 2015, Egypt’s Desert Dreams, Le Caire : American University of Cairo Press, 402 p.

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Les clés du Moyen-orient:Compte rendu de l’« Histoire du Liban, des origines à nos jours » de Xavier Baron, lauréat du prix Phénix 2018 Par Mathilde Rouxel

Compte rendu de l’« Histoire du Liban, des origines à nos jours » de Xavier Baron, lauréat du prix Phénix 2018
Article publié le 09/02/2018

Par Mathilde Rouxel

Xavier Baron a été journaliste au Liban durant douze ans pour l’Agence France-Presse. Il a déjà à son actif de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient, et a publié en 2017 une conséquente Histoire du Liban pour laquelle il a reçu, le 30 janvier 2018, le 22e prix Phénix (1), décerné à la Villa Audi au Liban par un jury composé de romanciers ou de journalistes libanais ou français. Cet ouvrage de près de six cent pages se distingue en effet par son grand travail de pédagogie et de didactisme. Nul besoin, en effet, de connaître en profondeur les problématiques compliquées de l’Orient, depuis avant l’Empire ottoman, pour comprendre les rouages historiques du Liban. Avec une écriture fluide et d’une grande clarté, Xavier Baron nous lire une histoire précise et précieuse, qui dépasse les clichés pour présenter au lecteur la complexité de l’appareil politique et social libanais, depuis l’Antiquité.

Une histoire de crises

L’histoire du Liban de Xavier Baron est remarquable en ce qu’il dénoue, de l’Antiquité aux dernières crises de 2015, les séries de crises politiques que le pays dut surmonter tout au long de son histoire. Il est difficile d’en faire un résumé détaillé, la richesse de chaque partie ne permettant pour seul compte rendu qu’un regard rapide et traversant. Xavier Baron retrace, sans insister, les périodes phéniciennes, mésopotamiennes, romaines, jusqu’à l’arrivée des Ottomans au XVIe siècle. L’auteur présente alors le statut privilégié de certaines souverainetés au Liban, qui s’opposaient déjà sur des prétextes religieux ou communautaires. En effet, contrairement à ses voisins, comme la Syrie ou l’Irak, le Liban n’a jamais été un État-nation. Il appartenait, jusqu’aux accords de Sykes-Picot, à la « Grande Syrie », bien que le territoire libanais ait détenu une certaine autonomie, de par sa gouvernance morcelée par des souverainetés locales, principalement druzes ou chrétiennes. L’affaiblissement de l’Empire ottoman au XIXe siècle a favorisé l’arrivée des Européens dans la région ; la forte présence chrétienne et l’entente entretenue par les Chrétiens avec les puissances européennes a facilité l’entrée des Britanniques et des Français en Orient.

Au XIXe siècle, alors que les villes étaient plongées dans le bouillonnement de la « renaissance » intellectuelle (Nahda en arabe) dont l’ouverture sur l’Occident permit l’émergence, les conflits intercommunautaires, appuyés par une armée ottomane en perte de puissance, continuaient de faire rage. Xavier Baron s’attarde particulièrement sur le conflit qui opposa dans le Mont Liban les Druzes et les Chrétiens suite à la partition du Mont-Liban en deux « caïmacanats », dirigés par les Druzes au Sud et les Chrétiens au Nord. Ce conflit conduisit au massacre d’environ 15 000 Chrétiens par les Druzes. Il présente aussi en détail les tenants de la grande famine de 1916, provoquée en partie par les Ottomans contre les Chrétiens, et à la suite de laquelle la France s’engagea dans la création, en 1920, d’un « Grand-Liban » autonome de la Syrie. Il réunit la montage, le littoral et la vallée orientale de la Békaa.

Les parties suivantes s’intéressent aux difficultés rencontrées par les différents présidents de cette jeune république libanaise à imposer leur légitimité et un exécutif fort dans le système institutionnel confessionnel imposé par les Français. Fonctionnant avec un pouvoir constitutionnellement divisé en fonction de la démographie communautaire, le Liban s’est retrouvé engagé dans une série de crises politiques, qui conduisirent tant à la guerre civile de 1975-1990 qu’au problème de gouvernance qu’il doit confronter encore aujourd’hui.

En revenant d’ailleurs avec précision sur le déroulement de « la » guerre civile libanaise de 1975-1990 et en analysant les entrées sur la scène libanaise des différents acteurs régionaux, Xavier Baron rappelle que les conflits de 1975-90 ne peuvent être compris autrement qu’en une succession de guerres civiles aux alliances en perpétuelle métamorphose. Confrontés au problème palestinien grandissant, les gouvernements successifs se retrouvent rapidement dans l’impasse, favorisant le développement des milices religieuses au sein de chaque communauté. La question palestinienne a en effet renforcé la fracture entre les Libanais, qui se sont beaucoup repliés dans des identités religieuses qui menaient de part et d’autres du Liban les idéologies du conflit. Mais les dissensions internes ont été doublées par l’ingérence des puissances voisines, Israël et la Syrie, qui se sont associés tout au long de la guerre à l’une ou l’autre des communautés, et par la difficile gestion de crise par la communauté internationale.

Les accords de Taëf signés en 1990 ont conduit l’élaboration d’un nouveau système politique, qui a connu, au fil des années, différents passages à vide. L’assassinat de Rafic Hariri en 2005, Premier ministre après la guerre, provoqua le départ des troupes syriennes qui occupaient le territoire libanais depuis 1990.

La crise continue, malgré l’élection en octobre 2015 d’un nouveau président de la République, Michel Aoun, à la tête de l’État : malgré une dépolitisation générale, les foules continuent de manifester contre la corruption et les inégalités sociales. L’exécutif, trop faible, doit faire face à l’archaïsme du système politique libanais hérité des accords de Taëf au lendemain de la guerre, et à la montée en puissance du Hezbollah, qui s’impose au-delà des frontières libanaises sur la scène régionale.

Des relations complexes avec la Syrie

On y comprend également toute la complexité des relations libanaises à la Syrie. Le partage du territoire né de Sykes-Picot a été refusé par la Syrie, qui a longtemps tenté de reprendre la main sur le Liban, au nom du refus du pouvoir de la puissance coloniale. L’influence, politique, mais avant tout économique – la ligne Beyrouth-Damas étant une route essentielle du commerce et du flux de travailleurs dans la région – de Damas sur les régions libanaises explique leur engagement dans les conflits qui ont déchiré le Liban. Lorsque les troupes syriennes se sont immiscées dans les problématiques de guerre civile à partir de 1976, les inimitiés avec certaines communautés au Liban se sont renforcées. Installée sur le territoire libanais à partir de 1987, elle acte la légitimité de sa présence au moment des accords de Taëf et occupe le pays du Cèdre pendant plus de quinze ans.

La question de la Syrie pose aussi celle de l’Iran allié, qui, par le biais du Hezbollah, gagne en influence au fil des décennies. Le démembrement du pays voisin provoqué par la guerre civile née des grandes manifestations menées par les populations civiles syriennes en 2011 contre le régime de Bachar al-Assad a provoqué de nouvelles complications, à l’intérieur même du système politique libanais, alors que les milices du Hezbollah partaient soutenir en Syrie le régime baasiste contre les révolutionnaires. Le Liban, coincé entre la Syrie et Israël, est particulièrement dépendant des fluctuations régionales, soumis aux grandes puissances orientales (Arabie saoudite comme Iran) et victime des répercussions des guerres civiles qui éclatent aux abords de sa frontière. Ayant dû recueillir plus d’1,7 millions de Syriens réfugiés sur son territoire, le Liban est depuis 2012 dans une situation économique dramatique, que les crises de gouvernance successives ne permettent pas d’endiguer.

Cette Histoire du Liban est la seule histoire disponible en langue française couvrant l’intégralité de l’histoire du Liban, de la préhistoire aux toutes dernières actualités. Elle est incontournable pour comprendre le fonctionnement politique et les gageures sociales auxquels le gouvernement libanais doit faire face aujourd’hui, et pour saisir l’enjeu régional de la stabilité de ce petit pays à la composition sociale et l’histoire politique si complexe.

Note :
(1) “Le 22e prix Phénix à Xavier Baron”, L’Orient-Le Jour, le 30/01/2018. URL : http://www.lorientlejour.com/article/1096980/le-22e-prix-phenix-a-xavier-baron.html

Xavier Baron, Histoire du Liban, des origines à nos jours, Paris, Tallandier, 2017, 589 pages.

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