Le Salon Beige: 20 nouveaux articles:International : la nécessité du retour au réalisme politique et varia

Le Salon Beige: 20 nouveaux articles

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C’est arrivé un 21 février…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février: saints du jour français ou en France.
    • Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)

Né à Angers, seizième enfant d’une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l’archétype dans la campagne du Louroux où il officia.

Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d’une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu’il s’apprêtait à célébrer clandestinement la messe.

Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe.

Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s’éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l’archevêque Robert de Courtenay. En tant qu’héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.

Voir aussi la chronique du 18 juin.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l’État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l’Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l’actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril).

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d’une décision du duc de Lorraine au sujet de l’imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n’avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu’au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l’âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d’Autriche le Roi se rend sur le lieu de l’apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d’une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l’Enfant Jésus dans ses bras, qu’entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l’Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d’imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d’Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu’il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l’armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l’ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l’accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d’artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le début d’une bataille inhumaine, l’opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d’état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l’assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l’artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée « Côte 304 » perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l’arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l’état-major est en pleine débandade. C’est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l’a poussé à démissionner de la présidence :

« Il faut choisir, et l’on ne peut être à la fois l’homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu’elle quitte le commandement intégré de l’OTAN.
  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.

International : la nécessité du retour au réalisme politique

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Dans un entretien réalisé début février 2018, l’analyste Xavier Moreau revient sur l’actualité géopolitique de l’année écoulée. Une année marquée par une tendance lourde : la nécessité du retour au réalisme politique et la faillite de l’idéologie et du “nation-building”. Inexorablement, le système des relations internationales s’oriente vers le multilatéralisme ; ceci malgré les tentatives destructrices de maintenir le modèle dépassé de l’unipolarité en Ukraine ou en Syrie.

Une tendance qui se poursuit en 2018 et à laquelle les Européens seraient bien avisés de se rallier s’ils veulent réellement peser sur les rapports de force internationaux contemporains.

Un entretien réalisé par Pierre-Antoine Plaquevent pour TV-Libertés.

Geopragma : pour la renaissance d’une diplomatie française

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Le lundi 12 février se tenait, dans l’enceinte des Arts & Métiers, la conférence de lancement d’un nouveau centre de pensée et d’action (think-tank, en bon globish), baptisé par ses fondateurs du nom significatif de geopragma. Lors de cette réunion, les membres fondateurs, Caroline Galactéros, Hervé Juvin, le gal (2S) Jean-Bernard Pinatel, Pierre de Lauzun, Ghislain de Castelbajac, Gérard Chesnel, Jean-Philippe Duranthon, Alexis Feertchak, ont présenté devant plus de 200 personnes captivées, leurs motivations respectives et les principes de leur projet, fondé sur le retour au réel, au temps long, sur la recherche et la promotion des intérêts réels de la France, loin des biais idéologiques et émotionnels.

23 février : Adoration en faveur du Sacerdoce à Toulon

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Adoration en faveur du Sacerdoce ce vendredi 23 février de 20h à 22h à Saint Joseph de Pont du Las.

Adoration dirigées par l’abbé lambilliotte, aumônier de l’alliance st JM Vianney qui regroupe des volontaires qui se relaient pour faire une chaîne de jeûne en faveur du sacerdoce.

L’alliance a reçue la bénédiction de plusieurs évêques.

Vers la chute des valeurs bancaires européennes

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De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-02-19 à 22.20.18« Pendant que les journalistes politiquement corrects s’acharnent tous en meute contre telle personnalité du « show-biz » lâchée par l’oligarchie pour une raison mystérieuse, contre tel politicien de droite qui a le tort de dire tout haut ce que la plupart des Français pensent tout bas, ou, plus généralement, de brasser tant de vent que l’énergie éolienne pourrait presque devenir rentable, on «s’étonne» qu’ ils passent à côté d’événements fort intéressants.

Parmi ces événements, je relève ceci, lu dans un éditorial de Charles Sannat, analyste économique fort impertinent: Bridgewater, le plus gros « hedge fund » du monde, vient de parier 22 milliards de dollars sur la chute des valeurs bancaires européennes. Au moment même où on nous serine, sur tous les tons de la gamme, que « tout va mieux », depuis que Jupiter a pris le gouvernail de notre beau pays – et même, allons-y gaiement, de l’Europe entière! –, cela fait un peu désordre. Mais, après tout, peut-être que Bridgewater a quelques raisons de douter de la solidité du secteur bancaire européen.

Début 2018, selon la BCE, les banques européennes détenaient encore 921 milliards d’euros d’actifs toxiques. Manifestement, les leçons de la crise des subprimes n’ont pas servi à l’oligarchie financière. Ou plutôt, si, cette dernière a bien compris que les risques étaient, en réalité, pris par les contribuables, garants malgré eux de la solvabilité des établissements financiers. À peine dix ans après la crise des subprimes, une nouvelle crise financière se profile donc à l’horizon. Mais, naturellement, cela n’intéresse pas les journalistes qui doivent prendre ce genre de «divagations» pour du « complotisme ». […] »

Lundi 26 février : conférence-débat avec Mathieu Bock-Côté sur l’avenir du conservatisme à l’ICES

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Education : l’heure est au sur-mesure. Le paradoxe du ministre Blanquer

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Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, écrit dans l’Opinion :

Images« A l’heure de l’économie de la connaissance, il est vital que l’éducation des jeunes soit performante. Pour les préparer à relever les défis de notre monde en mutation accélérée, l’école est condamnée à innover. Dans le monde entier, la société civile contribue à la créativité éducative, fonde des écoles, noue des accords avec les institutions scolaires publiques ou privées.

Dans ce contexte, le statut juridique des structures éducatives importe peu. Ecole publique, école privée, école à la maison, école en ligne, instruction libre empruntant à tous ces systèmes… L’heure est au sur-mesure. Ce qui compte, c’est de pouvoir permettre à tous les talents d’accéder à la fécondité et d’éviter de laisser 40 % d’enfants exclus de la réussite, sous prétexte qu’ils n’entrent pas dans le moule unique de l’Education nationale. Ainsi, le choix de l’école privée n’est plus une affaire d’idéologie. C’est un moyen pragmatique qui doit être accessible à tous, un moyen manifestement efficace d’accéder à la connaissance, à l’innovation, à l’audace et au leadership aussi.

Archaïsme administratif. En Grande-Bretagne par exemple, par le système des sponsors, des personnalités pouvant se prévaloir de réalisations hors du commun donnent de leur temps pour inspirer des free schools, leur donner une vision, permettre à leurs élèves de croire en leur destin, de développer des idées audacieuses et innovantes. Les Britanniques ont su adjoindre au monde de l’enseignement, de manière pragmatique, l’énergie de la société civile dans le cadre de l’école publique à gestion privée (free schools) autant que dans celui de l’école privée (independant schools). L’innovation y est la préoccupation dominante, tant il est évident qu’en dépend l’avenir de la compétitivité économique nationale.

Si les citoyens demandent à scolariser leurs enfants davantage dans des écoles privées, il faut ouvrir des postes. C’est une exigence démocratique. Et si en plus ces écoles ont de meilleures performances éducatives, cela devient une affaire de rationalité de l’allocation de la ressource !

Mais en France, qu’en est-il ? Notre Président veut encourager l’innovation, libérer les énergies de la société civile, permettre la diversification des élites. Et pourtant, il laisse l’administration archaïque de l’Education nationale étouffer les libertés éducatives de la société civile. Il laisse l’école publique dans cette situation de rente mortifère qu’est le monopole étatique, alors qu’elle aurait besoin de stimulation extérieure. Alors que Jean-Michel Blanquer prise tant l’expérimentation et l’évaluation, son administration impose des obligations de moyen dans l’irresponsabilité des résultats. Il parle de méritocratie mais supprime le caractère national et anonyme du baccalauréat qui permettait aux élèves d’obscurs lycées d’établir objectivement leur valeur. La liberté des écoles privées n’est pas davantage encouragée. Le président n’a pas libéré le pays de la répartition historique du 80 %-20 % de postes budgétaires entre l’Education nationale et l’enseignement sous contrat.

Innovations pédagogiques. Si les citoyens demandent à scolariser leurs enfants davantage dans des écoles privées, il faut ouvrir des postes dans ces écoles-là. C’est une exigence démocratique. Et si en plus ces écoles ont de meilleures performances éducatives, cela devient une affaire de rationalité de l’allocation de la ressource ! Au contraire, la dernière loi de finances gèle les crédits alloués aux écoles privées sous contrat, malgré la longueur de leurs listes d’attente. Les enfants sont perçus comme un cheptel à se partager, en assurant des équilibres politiques, non comme des trésors à cultiver, dans le terreau scolaire qui leur convient le mieux.

De surcroît, le ministère de l’Education nationale soutient une proposition de loi portée par la sénatrice centriste Gatel, qui vise ouvertement à freiner la création d’écoles ou de classes hors contrat. Ces écoles sont pourtant des laboratoires développant des innovations au service de tout le système. Trois cinquièmes d’entre elles sont aconfessionnelles – beaucoup d’écoles Montessori ou bilingues par exemple. Elles apportent des innovations pédagogiques, qui conduisent vers le succès des enfants condamnés trop souvent à l’échec par le modèle unique éducatif, notamment pour les enfants dyslexiques ou à haut potentiel.

Comment expliquer un tel paradoxe, alors que le ministre disait sur France culture, le 27 juillet 2017 : « Je suis pour la créativité, la diversité des expériences. Au lieu de voir ces expériences menées dans l’école privée comme bizarres, voire inquiétantes, j’aimerais à l’avenir qu’elles puissent être inspirantes pour le service public » ? Paradoxe des ministres novateurs mais soumis à la pression corporatiste de leur ministère ? »

Comment Jean-Marie Le Pen a rompu avec l’Eglise catholique

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Il le raconte dans ses mémoires, à paraître le 1er mars, et à commander ici en ligne (frais de port offerts jusqu’au 15 mars) :

6a00d83451619c69e201b7c950c87e970b« Nous avons rompu l’Eglise et moi quand j’avais 16 ans (…) C’était après l’été 44 (…) les prêtres du collège peinaient à me tenir, je ne supportais plus la discipline bras croisés. Bref, ils ont décidé de me virer et, comme j’étais à la fois costaud et rebelle, ils ont trouvé un stratagème ignoble. J’étais alors, rappelons-le, déjà orphelin de père. Ils me convoquent : « Mon enfant, une terrible nouvelle, votre maman est morte. Rentrez chez vous ». Je prends mon vélo et je pédale aussi vite que je peux, à travers mes larmes dont je n’imaginais pas qu’elles pouvaient couler autant. Maman. Morte. J’arrive à la maison, et je la vois qui bine son potager. »

La France exporte ses délinquants en Suisse

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Selon Franz Walter, directeur de la prison de Bellechasse (canton de Fribourg, Suisse) :

« Les prisons romandes paient les factures d’une politique de l’immigration qui a des effet considérables ».

80% des détenus dans les prisons romandes sont des étrangers, alors que le taux de population étrangère n’est « que » de 50 à 60% dans les prisons alémaniques. Plus de 95% des détenus sont des hommes, d’une moyenne d’âge d’environ 35 ans. Parmi les origines ethniques majoritaires se trouvent les pays d’Europe de l’Est, l’Afrique noire et le Maghreb.

« Avec malheureusement une bonne partie de Maghrébins venus des banlieues de France ».

R.P. de Blignières – Conférences de Carême sur les fins dernières

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Le R.P. Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, prêche le Carême 2018 à Saint-Eugène : Les fins dernières – première partie, la mort.

Encore un bel exemple de sectarisme laïcard

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DWUFItCW0AAubU1Le 18 février à Angers, une élue LR a osé évoquer sa prière à la messe en hommage aux soldats décédés.

Pour la gauche, elle a poussé le bouchon un peu trop loin…

Ouest-France relate cette tempête dans le verre d’eau laïcard :

Ouest-France 20-02-2018

Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ?

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Le journaliste Guillaume Pitron vient de publier une enquête sur le marché des métaux rares. Il a été interrogé sur Batiactu. Extraits :

51EKGHWK2vL._SX327_BO1 204 203 200_« Que reprochez-vous au modèle de la transition énergétique tel qu’il nous est présenté ?

Cette transition a été pensée de manière hors-sol. Avant même d’envisager les dimensions politique, économique et technologique de cette transition, il faut penser à ce qu’il y a au départ : de la matière. Où est-ce qu’on va la chercher ? A partir du moment où vous cherchez la réponse à cette question, toutes les constructions intellectuelles de la transition énergétique s’effondrent. Car toute matière procède d’une mine, nous l’avons complètement oublié. Les métaux rares, matière première indispensable à la transition énergétique, viennent de mines dont la grande majorité sont situées en Chine. Or, l’industrie minière est l’un des secteurs les plus polluants au monde, et le coût écologique de l’acheminement de ces métaux est immense. Ainsi, parler de transition énergétique est, au mieux, très naïf. Nous avons perdu la culture de la matière, nous considérons que nous ne dépendons plus d’elle. C’est ce que j’appelle l’effet Monoprix : vous avez l’illusion de croire que vous disposez de tout, à volonté. Nous sommes passés, en deux générations, d’une ère de privation à une ère d’abondance. Ce que je propose de faire, c’est de nous reconnecter aux enjeux bruts, et de retourner les cartes de cette transition écologique.

Dans votre ouvrage, vous dites : « En nous engageant dans la transition énergétique, nous nous sommes tous jetés dans la gueule du dragon chinois. L’empire du Milieu détient en effet aujourd’hui le monopole d’une kyrielle de métaux rares indispensables aux énergies bas carbone et au numérique. » Que voulez-vous dire ?

L’occident a réalisé le fabuleux potentiel des métaux rares durant les années 80. Mais au même moment, nous avons renforcé nos réglementations environnementales et nos standards sociaux. Nous voulions des métaux, mais nous ne voulions plus les extraire chez nous. Nous ne voulions plus de mines. La Chine, elle, était prête à récupérer ces activités, même au prix d’un désastre environnemental et humain. Les Chinois nous ont donc inondés de métaux rares à prix cassés, et nous en avons profité pour fabriquer des technologies en-dessous de leur prix de revient réel. C’est ce que je qualifie de plus fantastique opération de greenwashing de l’histoire. Aujourd’hui, la Chine a la maîtrise sur une majorité de ces métaux rares ! Et elle ne nous fournit plus ces matières à satiété, comme elle le faisait. Elle dit à ses clients : « J’ai besoin de ces métaux pour mon propre développement. Je ne vous en fournirais donc qu’une petite part. Donc soit vous tournez au ralenti, soit vous venez vous installer en Chine, avec vos ingénieurs et vos laboratoires de recherche. » […]

Un récent rapport de la Banque mondiale a pointé cette problématique [lire notre article ici]. Cela tend-il à prouver qu’une prise de conscience a lieu ?

Ce rapport est une véritable bombe, et devrait être sur la table de chevet de tous les chefs d’État, ce qui est loin d’être le cas. Je cite également un rapport d’Olivier Vidal, chercheur au CNRS, qui dit qu‘à capacité de production électrique équivalente, « les infrastructures éoliennes nécessitent jusqu’à quinze fois davantage de béton, quatre-vingt dix fois plus d’aluminium et cinquante fois plus de fer, de cuivre et de verre » que les installations utilisant des combustibles traditionnels. A-t-on vraiment établi l’analyse du cycle de vie de ces nouvelles solutions technologiques ? Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ? Pour vous en faire une idée, je vous rappelle par exemple que la purification de chaque tonne de terres rares [un groupe de métaux rares parmi les plus convoités, NDLR] requiert l’utilisation d’au moins 200 mètres cube d’une eau qui, au passage, va se charger d’acides et de métaux lourds. Que faire de tous les déchets suscités par l’excavation de ces matières premières ? Il faut imaginer que pour chaque écoquartier qui est ouvert, vous avez l’équivalent d’une petite montagne de déchets pollués à gérer. […]

Dans le secteur du bâtiment, en France, des réflexions sont menées par rapport à l’analyse du cycle de vie des bâtiments. Vont-elles assez loin ?

Je me demande si elles prennent vraiment en compte l’extraction et les transports des matières premières. Vous vous dites qu’un écoquartier est propre parce qu’au moment où vous l’utilisez, vous consommez moins. Mais avez-vous pensé aux milliers de kilomètres parcourus par les métaux rares pour finir dans la technologie embarquée de votre quartier connecté ou de votre voiture électrique ? Les réseaux intelligents, les maisons connectées, les compteurs de type Gazpar ou Linky, cela veut aller dans le sens d’une plus grande sobriété énergétique. Mais le bilan global écologique n’est pas forcément positif. Les objets connectés génèrent de la donnée, et cette donnée doit être traitée informatiquement. Tout cela a aussi un coût écologique. Pour rappel, l’Ademe a chiffré que les dix milliards d’e-mails envoyés chaque heure à travers le monde représentaient l’équivalent de la production électrique de quinze centrales nucléaires sur la même durée. […] »

Une apparition artificielle

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Dans le concert de louanges qui entoure la sortie du film L’Apparition, voici l’analyse un peu plus mitigée de Bruno de Seguins Pazzis :

Sans titreJacques Mayano est grand reporter au quotidien Ouest-France. De retour de Syrie où il vient de perdre son ami journaliste au cours d’un reportage, il est contacté par le Vatican qui lui demande de faire partie d’un comité chargé de mener une enquête canonique sur plusieurs apparitions de la Vierge Marie aperçue par une jeune fille Anna dans une petite ville du sud-est de la France. Alors que des milliers de pèlerins viennent se recueillir sur le lieu des apparitions présumées, Jacques rencontre la sensible et dévote Anna, partagée entre sa foi et les nombreuses sollicitations qu’elle reçoit, mais il découvre également les motivations cachées et les pressions à l’œuvre. Il se trouve en même temps confronté aux opinions opposées des membres du clergé et des sceptiques du comité d’enquête. Avec : Vincent Lindon (Jacques), Galatéa Bellugi (Anna), Patrick d’Assumçao (Père Borrodine), Anatole Taubman (Anton Mayer), Elina Löwensohn (Docteur de Villeneuve), Claude Lévèque (Père Gallois), Gérard Dessalles (Stéphane Mornay), Bruno Georis (Père Ezéradot), Alicia Hava (Mériem), Candice Bouchet (Valérie). Scénario : Jacques Fieschi, Xavier Giannoli et Marcia Romano. Directeur de la photographie : Éric Gautier. Musique : Arvo Pârt.

L’apparition de la Sainte Vierge à la jeune novice Anna est-elle une imposture ?

Telle est la situation autour de laquelle Xavier Giannoli va faire évoluer ses personnages, mais essentiellement son personnage central, Jacques, grand reporter agnostique dont la pratique religieuse s’est arrêtée quelques temps après la première communion. Cela commence plutôt bien, lorsque celui-ci quitte Rome où il a pris ses instructions et arrive dans le sud-est de la France sur les lieux de l’apparition supposée, le propos apparaît cadré : Jacques, personnage qui doute se trouve confronté à l’épreuve qui consiste à essayer de discerner le vrai du faux. Mais dès que la première réunion du comité chargé de faire l’enquête canonique avec la jeune voyante a eu lieu, le film va s’égarer et se disperser. L’imposture était déjà au centre de son film A l’origine (2009). Ici l’imposture éventuelle, et sur laquelle la vérité ne sera jamais faite, est placée dans le contexte mystérieux que génère le phénomène des apparitions supposées. Le cinéaste touche donc au religieux mais traite-t-il du religieux ? Il faut admettre qu’il est bien difficile de s’y retrouver dans les arcanes d’un scénario qui se complet dans une certaine complexité.

De quoi est-il vraiment question ?

Cette complexité ne serait pas si gênante si l’ensemble n’était pas si confus et si le récit ne partait pas dans toutes les directions. De quoi est-il vraiment question ? du doute et du mensonge simplement ? ou de mystification ? ou de foi ? De foi certainement pas. Si le cinéaste s’appuie sur un travail de documentation sérieux qui lui permet de décrire de façon réaliste et équilibrée ce qui peut entourer des phénomènes de ce genre (bigoterie, escroquerie, commerce de bondieuseries, personnages plus ou moins troubles), il n’aborde jamais vraiment la question de la foi, restant en surface de son sujet et son enquête canonique devient une sorte d’enquête journalistique et quasi policière qui cherche à ménager un suspens tout en essayant de flirter avec le mysticisme. Car de mystique il n’en est également jamais question. L’Anna de Xavier Giannoli, retrouvée à demie consciente au petit matin couchée dans l’herbe au pied du lieu des apparitions supposées, n’a rien à voir avec la Mouchette (1967) de Robert Bresson qui roule dans une pente herbeuse pour disparaître de désespoir dans l’eau d’un étang. Beaucoup plus près de nous, son approche du monde religieux n’a pas de comparaison possible avec celle d’un autre agnostique, Xavier Beauvois, dans Des hommes et des dieux (2010). Xavier Giannoli peine à approcher de l’indicible et reste au niveau du fantastique, de l’inexpliqué et des interrogations que suscitent les phénomènes de guérisons subites ou d’apparitions. Passant, sans vrai fil conducteur, de son personnage principal à ceux qui l’entourent, la voyante au présent, la voyante au passé, le prêtre qui la protège, un autre qui tente de tirer profit de ces phénomènes, l’amie d’enfance d’Anna…, introduisant plusieurs sujets sans en traiter un seul vraiment, hésitant longuement, refusant de faire un choix puisqu’aucune conclusion positive ou négative ne sera apportée à l’enquête, le cinéaste, après avoir tenté de donner une colonne vertébrale à son récit en le divisant en 5 chapitres ( « Rome », « Le messager », « Anna », « L’icône de Kazan », « La révélation », « Meriem ») et devant cependant apporter une fin à cet exercice, se lance dans un épilogue (« Meriem ») totalement surfait et artificiel, qui ramène le grand reporter en Syrie d’où il revenait au début du film. Un épilogue exagérément surligné par une partition très mélodramatique du compositeur d’origine estonienne Arvo Pârt et qui fait venir à l’esprit cette réplique de Sganarelle à Géronte dans « Le médecin malgré lui » au sujet de sa fille Lucinde après qu’il ait donné des explications plutôt alambiquées et incompréhensibles : « Voilà pourquoi votre fille est muette »…

Des points positifs 

Après avoir indiqué que dans le rôle du grand reporter, la prestation de Vincent Lindon, très monolithique, est particulièrement peu convaincante, il faut dire tout le bien qu’il convient de celle de la jeune actrice Galatea Bellugi (tout juste 20 ans et déjà sept rôles au cinéma à son actif) qui traverse le film comme un astre solaire, la révélation de L’apparition Pour être juste, il faut également dire que le personnage d’Anna donne l’occasion au cinéaste du point le plus réussi de son film qui est la description de la grande solitude que peut éprouver une jeune personne voyante ou supposée voyante, prisonnière entre ce qu’elle a vu et qui est indicible, et les contingences des hommes avec leurs besoins de preuves, d’explications, de rationalité… Enfin, rien de désobligeant envers l’Eglise et la religion dans cette enquête. Mais tout ceci reste insuffisant pour compenser le vagabondage d’une fiction qui elle, loin d’être une imposture et adroitement mise en image, donne cependant l’impression de rester au niveau d’une simple posture et devient presque aussi impénétrable que les Voies du Seigneur. Plus de pesanteur que de Grâce.

Proche-Orient : La persécution des chrétiens ne date pas de l’Etat islamique mais de 1400 ans

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Si les chrétiens du Moyen-Orient veulent un dialogue « honnête » avec leurs partenaires musulmans, les musulmans devront reconnaître que la persécution des chrétiens dans la région n’a pas commencé avec l’arrivée de l’État Islamique, a déclaré, à Washington, Mgr Bashar Warda, archevêque d’Erbil en Irak. Christianophobie Hebdo a retranscrit son discours :

Unknown-5« Nous avons fait l’ex­périence [de cette persécution], pas seulement au cours des quatre der­nières années, mais depuis 1400 ans », a déclaré l’archevêque War­da lors d’un discours prononcé le 15 février à la Georgetown University de Washington [D.C.], et parrainé par le Religious Freedom Research Project du Center for Religion, Peace & World Affairs de l’Université de Berkeley.

Les chrétiens sont aussi en partie à blâmer dans ce dialogue, selon l’archevêque Warda. « Nous n’avons pas lutté contre ces périodes récurrentes de ter­rorisme qui ont infligé une cruel­le souffrance à nos ancêtres », a­-t-dit. […]

Il a déclaré que la réponse typique musulmane aux atrocités de l’État Islamique – consi­dérées comme un génocide par le département d’État [des États­ Unis] – s’en tient à la ligne que « l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] ne représente pas l’islam », et elle ne va que rare­ment plus loin, sans admettre en aucune manière les mauvais traitements du passé ni exprimer le moindre remords sur eux.

« Dans l’après EIIL, et bien que l’EIIL ait bouleversé les con­ sciences dans le monde et boule­versé la conscience de la ma­jorité des musulmans dans le monde », pour l’essentiel, l’islam « vous qualifiee d’infidèles », a dé­claré l’archevêque Warda.

« Au Moyen­-Orient, nous som­ mes passé de la peur à la terreur, puis de la terreur à l’horreur. Et puis quoi après? Des centaines de milliers de personnes inno­centes sont mortes » a-­t-­il dit. […] »

 

Christianophobie en France : les précisions du ministère de l’Intérieur

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Le ministère de l’Intérieur a répondu aux questions de Christianophobie Hebdo suite à la publications des chiffres 2017, concernant les actes christianophobes en France (878 faits constatés) :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.01.35« Quelle est votre définition technique du terme « édifice » ? S’agit-il uniquement des lieux de culte (églises, chapelles, temples…), ou le terme recouvre-t-il aussi des lieux chrétiens hors lieux de culte : presbytère, locaux associatifs, lieux de mémoire (croix de carrefour, calvaires, etc.) ?

Le recensement des atteintes aux lieux de culte est entendu au sens large, et comprend les chapelles, les églises et les cathédrales, les salles paroissiales, les temples protestants et évangéliques, les calvaires, statues ou croix si­ tués sur le bord des routes, mais également les monuments aux morts. Concernant ces derniers, bien que partie intégrante du do­maine public et donc gérés par les communes, le caractère sacré, que leur confère la population, conduit à les assimiler à un sym­bole chrétien.

2. Sépultures chrétiennes.

Là aussi, quelle est votre définition technique du terme? S’agit-il de sépultures individuelles au sens propre (tombes, caveaux…) ou de cimetières ?

Il s’agit de sépultures individuel­les dans des cimetières.

3. Répartition

Sur les 878 faits constatés en 2017 par le SCRT, comment se répartissent-ils, en nombre, entre édifices chrétiens et sépultures chrétiennes ?

En 2017, 878 faits ayant visé les symboles matériels chrétiens ont été relevés, 252 dans des ci­metières et 626 sur ou dans des lieux de culte.

40 Days for Life : 29 bébés à naître sauvés de l’avortement

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Logo-40-days-1La coordination internationale des 40 Days for Life indique qu’au lundi 19 février, 29 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement au 6ème jour de la campagne de Carême.

Cette campagne, lancée le mercredi des Cendres, se déroule en 354 lieux différents aux États-Unis et aussi dans 24 autres pays.

Pendant les quarante jours du Carême, des milliers de cœurs purs se réunissent devant des avortoirs, 24 h sur 24 et 7 jours du 7 pour prier afin de faire reculer l’avortement et obtenir que des mamans enceintes renoncent à y recourir.

Depuis le lancement des campagnes des 40 Days for Life, en 2007, les responsables estiment que plus de 14 000 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement.

Depuis des années, Riposte Catholique s’associe à ces campagnes par des “prières de l’arrière” : prier chaque jour une dizaine de chapelet aux intentions de la campagne et pendant toute la durée du Carême. Près de 1 000 personnes déjà prient en France à ces intentions. Signalez-nous que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

400 000 immigrés clandestins en France ?

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C’est l’estimation du député Guillaume Larrivé :

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Cette estimation est basée sur un rapport parlementaire rédigé par le même député au 15 février, qui précise qu’il y a 311 310 bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat (soins gratuits pour les étrangers en situation irrégulière) en 2016. Mais il est douteux que les 3/4 de la jeune population immigrée clandestine ait chaque année besoin de soins médicaux…

Capture d’écran 2018-02-20 à 07.32.54Cette estimation se base également sur le nombre d’expulsions prononcées : du 1er janvier 2012 au 30 septembre 2017, 539 832 mesures d’éloignement avaient été prononcées à l’égard d’étrangers en situation irrégulière, parmi lesquelles 120 555 éloignements avaient été exécutés. Sur cette période, 419 277 personnes sont donc restées sur le territoire sans titre de séjour.

Euthanasie : le médecin ne veut pas devenir un monument aux morts

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La Croix a publié, lundi 19 février, la tribune d’un médecin contre l’euthanasie, Claire Fourcade, Médecin au pôle de soins palliatifs à la polyclinique Le Languedoc, à Narbonne :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.25.30« Comme une vague qui inlassablement revient sur le rivage, trois nouveaux projets de loi sur l’euthanasie viennent de s’échouer sur les bureaux de l’Assemblée nationale. L’encre des précédentes discussions sur ce sujet n’est pas sèche. Elles ont duré quatre longues années pour aboutir à une loi dont les recommandations d’application n’ont même pas encore été publiées et déjà l’on nous convoque pour réfléchir à la suivante.

Vendredi matin, un interviewer pugnace, d’aucuns diraient agressif, relançait le sujet:

« Vous accompagnez les patients et, s’ils vous demandent d’aller jusqu’au bout, vous n’allez pas les laisser tomber. C’est votre travail de médecin, je ne vois pas où est le problème! »

Il l’a répété plusieurs fois, il ne voyait vraiment pas. Ce monsieur a-t-il déjà essayé de chloroformer ses chatons?

Car moi, je vois bien déjà une partie du problème. Pour chacun de mes patients, parler de sa souffrance, de son angoisse, de sa mort, c’est difficile. Très difficile. La parole vient lentement, durement. Elle se noie de larmes et s’étouffe de sanglots. Alors j’écoute. Avec les oreilles bien sûr, mais aussi avec les yeux pour mieux entendre ce qui ne peut pas se dire, avec les mains pour toucher du doigt la douleur et le mal, avec ma voix pour relancer d’une question les mots qui s’étranglent, avec mon corps tendu qui jamais ne se relâche pour ne pas renvoyer à la solitude de ma lassitude celui qui me fait face et qui, au prix d’efforts que je ne peux qu’imaginer, exprime ses peurs les plus profondes. Je dois à celui qui souffre et qui me fait confiance cette attention, cette tension. De ces consultations je sors toujours épuisée.

Alors, si je devais ensuite en point final de ces conversations, même si on me le demandait, tuer celui qui m’a parlé: préparer la seringue, entrer dans la chambre, dire un mot (lequel d’ailleurs?), injecter les produits, recueillir le dernier soupir, consoler la famille et signer le certificat; alors je crois que, moi aussi, je mourrais. Le médecin en moi mourrait. Car comment ensuite prendre à nouveau le risque d’écouter vraiment? Comment ne pas devenir alors un gigantesque cimetière, une nécropole de champs de bataille? Je ne veux pas devenir un monument aux morts. J’accompagne des vivants qui n’ont que faire d’un médecin qui serait mort à l’intérieur. »

Marion Maréchal-Le Pen s’exprimera au congrès des conservateurs américains

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Information de L’Incorrect :

« Marion Maréchal-Le Pen a quitté la vie politique française en juin dernier, nul ne l’ignore. Mais son appétence pour les idées ne l’a pas quittée, apparemment. Elle s’apprête à s’exprimer publiquement jeudi 22 février, vers 11h30, pour la première fois depuis son départ. Mais ce sera de l’autre côté de l’Atlantique. Elle est en effet invitée comme oratrice au CPAC, le grand rendez-vous des conservateurs américains, à Washington. Aux côtés de Nigel Farage, de Ted Cruz ou de Donald Trump, elle prononcera, selon nos informations, un discours appelant à nouer un « conservatisme des deux rives ». Cette apparition devrait faire sensation, autant aux États-Unis où la jeune femme jouit d’une certaine réputation dans les milieux républicains, qu’en France où depuis qu’elle s’est mise en retrait, nombre de ses partisans se sentent orphelins. »

Capture d’écran 2018-02-20 à 07.43.46

L’office divin – mardi de la 1ère semaine de carême

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