NovenaXAleppo Secondo Giorno-Luca Volonté novaepistulae

NovenaXAleppo Secondo Giorno

 


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Novena per Aleppo
Secondo Giorno
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Cari amici,
 
Oggi è nostro secondo giorno della nostra novena alla Nostra Signora dell’Immacolata Concezione, Ella possa intercedere davanti a Dio Onnipotente e benedire i nostri fratelli e sorelle in difficoltà in Siria, in particolare ad Aleppo. Possiamo essere in grado di aiutare nella ricostruzione di questo antico luogo cristiano.
 
DONA ORA !
 
Uniamoci alla preghiera in tutto il mondo :
 
Preghiera per l’Immacolata Vergine Maria
 
Dio, che per l’Immacolata Concezione della Beata Vergine Maria, l’hai preparata ad essere una dimora degna per Tuo Figlio e l’hai preservata da ogni macchia, permettici per la Sua santa intercessione e per il sacrificio del Signore Gesù Cristo di purificarci e di poter venire a Te. Grazie al Signore Gesù Cristo, Tuo Figlio, che vive e regna con Te, nell’unità dello Spirito Santo, per tutti i secoli dei secoli.
Amen.
 
 
Recita la preghiera del Secondo Giorno
 
O Maria, Vergine sempre benedetta, Madre di Dio, Regina degli angeli e dei santi, ti salutiamo con la più profonda venerazione e devozione filiale mentre contempliamo la tua santa Immacolata Concezione, Ti ringraziamo per la tua protezione materna e per le molte benedizioni che abbiamo ricevuto attraverso la tua meravigliosa misericordia e la tua potente intercessione.
In tutte le nostre necessità ricorriamo a te con una fiducia illimitata. O Madre di misericordia, ti supplichiamo ora di ascoltare la nostra preghiera e ottenere per noi dal tuo Divin Figlio il favore che chiediamo in questa novena …
 
(Indica la tua intenzione qui…)
 
O Maria dell’Immacolata Concezione, Madre di Cristo, che sei stata ascoltata dal tuo Divin Figlio mentre era su questa terra e vieni ascoltata anche ora nel Paradiso, prega per noi e ottienici la Grazia che ti chiediamo secondo la Sua Divina Volontà.
 
Amen.
Per quelli di voi che vogliono e possono fare una donazione, ogni euro (o dollaro) aiuta. Una singola donazione di € 30 (o $ 30 USD) che è un piccolo sacrificio al giorno, può davvero aiutare a ricostruire la Cattedrale della Santa Vergine di Aleppo.
Se puoi e vuoi fare una donazione, visita il nostro sito e Dona Ora oppure puoi anche effettuare un bonifico bancario con le seguenti istruzioni bancarie.
DONA
 
https://www.novaeterrae.eu/dona.html
 
 
DONA per ricostruire e restaurare la Cattedrale della Santa Vergine di Aleppo
 
 
 Grazie per le tue preghiere e la tua attenzione
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LHK: Le moment de Minsky. Michel Santi

Le moment de Minsky. Michel Santi

Hyman Minsky, mal-aimé clairvoyant

Décédé en 1996, Hyman Minsky fut un économiste quasiment inconnu de son vivant. Seuls certains esprits éclairés – assurément hétérodoxes – s’intéressèrent à ses recherches qui portaient sur les causes des crises financières. Il ne dut son heure de gloire qu’à la faveur de l’implosion des subprimes en 2007 et c’est comme si l’ensemble du monde de la finance, de l’économie et de la politique – totalement déboussolé – découvrit alors ses travaux. Les banquiers centraux n’eurent dès lors de cesse de le citer dans leurs discours, et les médias de qualifier la crise prévalant à l’époque de “Minsky moment”. Jamais mentionné – même très brièvement – par la presse de son vivant, « The Economist » le cita pourtant plus de 30 fois la seule année 2007 !

En réalité, l’approche de Minsky n’eut rien de conventionnel car il évita autant que possible dans ses travaux de faire appel aux mathématiques, tout-puissants dans la science économique. En outre, l’objet fondamental de ses recherches – les racines profondes des crises – était hautement impopulaire à une époque où l’idéologie dominante du XXème siècle consistait en une croyance aveugle en des marchés efficients et rationnels. Son impopularité – ou plutôt son absence totale de visibilité – provenait donc de son fonds de commerce – l’étude des crises – dans un contexte où la quasi-totalité des intervenants tous horizons confondus considérait les marchés financiers comme l’arbitre suprême. Les économies modernes, dites «intégrées», étant censées avoir vaincu leurs démons les plus malins, toute crise ne pourrait par définition que se révéler passagère et n’avoir qu’un impact limité sur l’économie.

C’est dans cette conjoncture marquée par un déni quasi absolu sur les capacités de nuisance des marchés que Minsky développa son hypothèse sur l’instabilité financière et démontra que les tourmentes économiques sont précisément issues et causées par les longues périodes de prospérité. Il décrivit ainsi des contextes où les privés et les entreprises se lancent frénétiquement dans des emprunts sans même avoir les liquidités suffisantes leur permettant de s’acquitter des seuls intérêts de leurs dettes, simplement justifiés par une spéculation misant sur une appréciation ininterrompue de leurs actifs. Un tel phénomène de contamination collective fragilise évidemment à l’extrême le système financier dès lors qu’un resserrement des taux, qu’un incident en général insignifiant voire qu’une simple étincelle pèse sur la valorisation de ces mêmes actifs, provoquant dès lors une avalanche de ventes forcées. La sur exposition de ces investisseurs, mettant à profit un effet de levier gigantesque dans le seul espoir que les valorisations ne fassent que grimper, exacerbe donc l’ensemble d’un système qui ne doit plus – un temps – sa prospérité qu’à de la dette.

Il est facile de comprendre pourquoi Minsky fut un mal-aimé de son vivant car ses conclusions sont fort troublantes. La stabilité économique porte en elle les germes de l’instabilité, car les périodes de grande fragilité ne font que faire écho aux périodes de prospérité. En effet, pourquoi ne pas emprunter encore et toujours plus lorsque la croissance semble insubmersible ? Dans une telle conjoncture, la tentation n’est-elle pas trop grande en effet chez les banques d’être moins regardantes en termes de critères dans l’octroi de crédits ? Les travaux de Minsky sur les effets pervers de la dette – pourtant essentielle dans la compréhension du processus de prospérité économique – furent néanmoins largement ignorés, pour réapparaître bien opportunément lors de la crise majeure des années 2007 et 2008. Aujourd’hui, en 2017, c’est à nouveau la course aux emprunts dans un environnement général de régulation qui tend à se relâcher. Du coup, l’ombre de Minsky s’estompe…jusqu’à la prochaine explosion.

Michel Santi

A lire également: Le moment de Minsky : le film d’horreur financière que personne ne veut voir, par Simone Waple

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Politçico:La Brexit tassk force prépare la France à une sortie sans accord-les français les plus forts en vanité:l’Etat s’écroule mais « Nous gagnerons parce que nous sommes les plus forts »-Pau lReynaud quelques jours avant la pire défaite de la France:CONNARDS

 prépare la France à une sortie sans accord
— By Nicholas Vinocur and Maïa de La Baume
11/29/27, 2:30 PM CET

Dans le prolongement du lancement de notre nouveau service BrexitPro DIIRECT pour lequel vous avez reçu les Brexit Pro Hebdo ces dernières semaines, nous vous proposons de découvrir en exclusivité cet article en Français.

Pour continuer à recevoir le Brexit Pro Hebdo le vendredi, ainsi que les informations en temps réel tout au long de la journée via nos alertes et articles et aussi participer aux prochaines rencontres à Paris contactez-nous à pro@politico.eu.

PARIS — La France garde en réserve un atout méconnu dans les négociations sur le Brexit. Aux yeux des fonctionnaires, il s’agit d’une réactivité face à n’importe quel scénario, y compris celui d’une sortie anarchique du Royaume-Uni hors de l’Union européenne : « la Brexit task force ».

L’État français fut prompt à démarrer ses préparations en vue du Brexit : il a demandé à une quarantaine de hauts fonctionnaires de se mettre à planifier le départ du Royaume-Uni presque immédiatement après le référendum britannique, d’après plusieurs sources officielles.

Le groupe a commencé son travail sous la présidence de François Hollande, à peu près au même moment que la création du ministère britannique chargé de la sortie de l’Union européenne. Cependant, toujours selon des sources officielles, ce sont des fonctionnaires comme Philippe Léglise-Costa, alors secrétaire général des affaires européennes en France, et Bernard Cazeneuve, à l’époque ministre socialiste de l’Intérieur et spécialiste des relations franco-britanniques, qui ont permis au pays d’avoir une longueur d’avance.

« Bernard Cazeneuve fut un réel moteur, sans doute le plus important. Il a fait en sorte que l’État français progresse sur le Brexit dès juillet 2016 » a déclaré Jean-Paul Mulot, représentant officiel de la région des Hauts-de-France en Grande-Bretagne. « Il était en première ligne pour de nombreuses questions franco-britanniques et a pressenti ce qui allait arriver ».

La région des Hauts-de-France, qui englobe Calais et la traversée de la Manche, est l’une des voies de communication les plus fréquentées d’Europe et l’artère commerciale majeure reliant le Royaume-Uni au continent.

Au Royaume-Uni, une armée de fonctionnaires se penche désormais sur tous les aspects des négociations sur le Brexit. Mais tandis que la position de négociation britannique donne lieu à d’intenses querelles politiques, étalées sur la place publique, les administrateurs français ont pu œuvrer dans l’ombre, se préparant dans l’indifférence générale. En d’autres termes, le Brexit est devenu un défi technocratique, un domaine dans lequel la France excelle.

« Lorsqu’il s’agit de mettre en place une administration, d’organiser une chaîne de commandement verticale, les Français sont au-dessus du lot. C’est leur façon de contribuer à cette tâche : les bonnes vieilles méthodes à la française », a expliqué un diplomate européen, mais pas français.

Puis d’ajouter : « Sans les Français, la position des 27 serait nettement moins unie et solide que ce que nous pouvons observer aujourd’hui ».

« En avance sur l’Allemagne »

Le groupe de travail, qui organise régulièrement des réunions physiques, est chargé d’examiner toutes les conséquences possibles du Brexit pour la France dans 20 domaines. Il s’est rassemblé pour la première fois en juillet 2016.

« Nous avons été largement en avance sur les autres pays, y compris l’Allemagne » a indiqué un diplomate de haut rang, membre de la task force, qui a souhaité garder l’anonymat.

Pour chaque centre d’intérêt, le groupe de travail a élaboré des plans d’urgence qui tiennent compte de tous les résultats possibles, y compris en cas de Brexit « dur » ou « doux ». Paris considère qu’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’UE est un élément « non négociable » du processus. « La transition doit constituer une étape vers une relation future » a précisé le diplomate.

Toutefois, avec le blocage des discussions sur la question financière entre le Royaume-Uni et l’UE, ainsi que l’affaiblissement de la Première ministre Theresa May sur son propre territoire, Paris est également « théoriquement » prête à affronter l’éventualité d’une sortie sans accord, a ajouté le diplomate.

Le travail de la task force a contribué à adopter une approche européenne coordonnée dans le cadre des négociations, selon les diplomates.

Le groupe, en contact virtuel permanent, a tenu l’une de ses dernières réunions physiques début octobre, peu avant le sommet du Conseil européen à Bruxelles, lors duquel les dirigeants ont convenu que les progrès étaient « insuffisants », notamment en matière de droits des citoyens et d’engagement financier de la part du Royaume-Uni, pour pouvoir lancer les négociations sur l’avenir des relations.

« En France, nous sommes capables de réfléchir à ce qui présente un avantage pour l’Europe » a déclaré le diplomate de haut rang.

Le groupe s’est principalement concentré sur les risques que comporte le Brexit pour la stabilité financière, ainsi que sur les « menaces de distorsion de la concurrence si le Royaume-Uni modifie ses règles ».

Néanmoins, la France est aussi résolument tournée vers ses attentes vis-à-vis de la relation qu’elle entretiendra avec le Royaume-Uni après le Brexit. « Notre intérêt et l’option que nous privilégions est le statu quo » a expliqué le diplomate de haut rang. « Nous souhaitons préserver la cohérence globale de notre relation actuelle avec le Royaume-Uni » ; en particulier pour la pêche, car la France tient à conserver l’accès aux ports britanniques pour les bateaux français.

En définitive, d’après le diplomate, Londres serait contrainte d’accepter que l’UE fixe des règles pour les négociations et que les Britanniques « s’y soumettent au lieu de les définir ».

« Il lui sera difficile de s’en rendre compte » a-t-il conclu

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La Chronique Agora:Bitcoin, or et la valeur de rien-et varia

Bitcoin, or et la valeur de rien

 


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La Chronique Agora

Paris, jeudi 30 novembre 2017

  • Simone Wapler : Le bitcoin ou de l’or pour 2018 ?
    Le bitcoin est maintenant partout dans tous les medias, tout le monde en parle. Qu’est-ce vraiment que le bitcoin et ses avatars ? Personne ne sait trop bien…
  • Bill Bonner : L’argent rend-il débile ?
    L’argent semble se créer à partir de rien. Est-ce une illusion ou une réalité et quelle est la contribution du bitcoin à ce système ?
  • Yannick Colleu : Le piège de la dette se referme sur les Etats-Unis
    L’abandon de tout mécanisme régulateur de la monnaie est lourd de conséquences. La dette américaine devient hors de contrôle, lentement mais sûrement…

 

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Le bitcoin ou de l’or pour 2018 ?

Tout le monde sait que le bitcoin, « ça monte ».

Si « ça monte », c’est bien.

Pas besoin de réfléchir.

Personne ne parle plus trop d’or. Qu’est-ce que l’or ? Tout le monde le sait. Pas besoin de réfléchir. Comme monnaie, l’or est complètement has been, désuet, « relique barbare » dirait Keynes. De nos jours, tout le monde a un ordinateur, un smartphone, une carte de crédit…

Tout le monde sait que le bitcoin vaut plus de 10 000 $ mais une once ou un gramme d’or ? 1 300 $ ? Et puis combien y-a-t-il donc de grammes dans une once ? Tout cela est bien compliqué… Au moins le bitcoin ne pèse rien, n’a aucune dimension , il n’est rien. Pas besoin de réfléchir.

Une nouvelle est tombée ce matin. L’inflation en Allemagne atteint 1,8%. Un Bund allemand à 10 ans (un bon du Trésor de l’Etat fédéral allemand) rapporte 0,5%. Donc quelqu’un qui place son argent dans de la dette de l’Etat fédéral allemand perd 1,3% par an. C’est ce qu’on appelle le « rendement réel ».

PROJET X – Inédit en France

Vous aviez l’intention d’acheter des bitcoins ?

STOP !

Ne faites rien avant d’avoir vu cette stratégie inédite en France, élaborée par notre tout nouveau spécialiste des cryptomonnaies : cliquez vite ici pour tout savoir.

Des rendements réels négatifs ne sont pas une nouveauté. Cela s’est déjà produit lors des chocs pétroliers des années 1970. C’est ce qui a enflammé l’or qui a culminé en 1980.

L’or s’est toujours enflammé lorsque les rendements réels devenaient négatifs. Pourquoi garder une monnaie dont le pouvoir d’achat s’érode, se disaient les investisseurs ?

Mais aujourd’hui nous avons le bitcoin, n’est-ce pas ? Bien plus pratique que l’or, pas vrai ?

Sauf que…

  • la dette des Etats-Unis devient maintenant incontrôlable, comme vous l’explique Yannick Colleu.
  • où puis-je acheter du pétrole (ou de l’essence) avec des bitcoins ?

Rien peut-il avoir de la valeur et peut-on échanger quelque chose qui a de la valeur contre rien ?

Pour le moment, il semble bien que oui. Rien mais rare suffit. Cela restera-t-il vrai en 2018 ?

Nous saurons bientôt si les investisseurs étrangers qui stockent des euros et les Allemands qui voient leur épargne fondre préfèreront le bitcoin, l’or ou une autre devise.

Lorsque la dette américaine échappera à tout contrôle, que vaudront quelques pièces d’or et que vaudront les cryptomonnaies ? Avoir de l’or – quelque chose qui n’est la dette de personne – est une sage précaution.
[NDLR : mais savez-vous quel or physique acquérir ? Découvrez ici cette pièce qui est aussi une devise et bénéficie à ce titre d’une fiscalité ultralight et comment vous la procurer très facilement.]

« Préparez-vous au pire, mais espérez le meilleur »
Simone Wapler


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

L’argent rend-il débile ?

A la une du Wall Street Journal et du Financial Times : le bitcoin. Il y a trois semaines encore, nous annoncions que le bitcoin venait de passer la barre des 7 500 $.

A présent, il a franchi celle des 11 000 $…

« Ce n’est que le début », a déclaré notre expert maison en cryptomonnaies. Il participe actuellement à une conférence sur le bitcoin à New York.

« Il y a tellement de matière grise, là… et tellement d’énergie… C’est peut-être bien une bulle. Mais ce n’est pas ‘qu’une bulle’. Il se passe quelque chose de réel, et que l’on ne peut stopper. »

« Ce n’est pas qu’une bulle », ajoute Mike Novogratz, qui dirige un hedge fund et investit dans le bitcoin, « ce sera la plus énorme de toute notre vie ».

Cette Ere de Fin de Bulle a pris un caractère irréel, magique.

Si autant de choses impossibles se produisent avant le petit-déjeuner… nous nous attendons à tout d’ici l’heure du dîner.

Les actions américaines ont atteint de nouveaux sommets, hier, lorsque la « loi sur la fiscalité » a embrasé les esprits animaux et enthousiasmé les cerveaux de bovins.

Apparemment, Donald J. Trump a contribué à rallier deux ou trois sénateurs de plus : la loi pourrait bien être adoptée.

Il y a un lien entre ces éléments : ils concernent tous deux notre domaine de prédilection, l’argent. Et tous deux sont soit des impostures… soit impénétrables.

Comment discerner rien de quelque chose ?

Le bitcoin fait semblant de n’être rien : peut-être est-il quelque chose. La loi sur la fiscalité, d’un autre côté, fait semblant d’être quelque chose… et n’est rien du tout, quasiment.

Ni l’un ni l’autre n’est ce qu’il semble être : l’un est plus qu’il n’y parait, et l’autre moins.

Mais la majeure partie du monde moderne – y compris sa monnaie – est fondée sur de faux semblants. Et la magie noire. Nos anges portent des armes de poing… et nos banquiers et génies de l’informatique distribuent des bouts de papier qu’ils qualifient « d’argent ».

C’est notre domaine de prédilection… l’argent. Et c’est là que nous recherchons les escroqueries, les fantasmes et des phénomènes naturels qui n’arrêtent pas de nous faire rire. Peut-on réellement créer « de l’argent » grâce à un clavier d’ordinateur ?

Nous l’ignorons. Mais nous sommes à peu près sûr que le pouvoir central ne peut le sortir de nulle part… le diffuser dans la population comme le parfum des lys lors d’un enterrement… pour rendre les gens plus heureux.

Hier, nous avons fait voile pour nous rendre sur une île peu fréquentée. C’est là que réside l’hypothèse opposée : un endroit où les gens vivent bien, sans avoir beaucoup d’argent.

Bien entendu, nous pourrions décrire n’importe île parmi des dizaines. Sur les multiples îles de la Mer Egée, par exemple, des gens vivent bien, avec peu d’argent.

Ils boivent du bon vin, mangent des fruits et légumes frais, bénéficient d’un fort ensoleillement et, s’ils en ont envie, peuvent nager dans l’eau tempérée de la Méditerranée.

Au milieu de l’Atlantique, également, on dit que San Miguel (dans les Açores) serait un paradis, avec un climat parfait, pas de moustiques et des prix bon marché. Il existe de nombreuses autres îles dans le Pacifique: les Iles Cook, notamment, où l’on peut louer un bungalow pour la modique somme de 150 $ par mois.

Mais non… ces destinations sont trop évidentes. Ces mers sont trop peuplées de bateaux de croisière, de touristes et de retraités, pour nous. Notre escale est plus exotique.

Notre guide, pour ce voyage, est Clive Bell.

M. Bell est mort depuis plus de cinquante ans. Mais il nous a laissé un ouvrage classique : Civilization.

Son père exploitait avec succès des mines de charbon au Pays de Galles. Le fils, Clive, trouvait que la poussière de charbon sous les ongles faisait mauvais effet. Critique d’art, il a consacré tout son temps à réfléchir à ce qui rend les choses magnifiques… ou du moins intéressantes à regarder et satisfaisantes pour l’esprit.

Pour observer de plus près l’objet de notre attention, nous nous demandons si l’augmentation du bitcoin fera beaucoup de bien à ses bénéficiaires.

Quel est le but de l’existence ?

L’argent gagné aussi facilement – presque aussi facilement que l’argent falsifié de la Fed – est-il une source de joie… ou de malheur ?

Et que dire de l’ancienne version ? L’argent que l’on gagnait dans une mine de charbon, à la sueur de son front : rendait-il plus heureux ?

Enfin, à supposer que la « loi sur la fiscalité » des républicains soit autre chose que du bluff et des stratagèmes, cet argent supplémentaire aiderait-il réellement ceux qui vont le récupérer ?

Si le but de la vie consiste simplement à accumuler de la richesse, la réponse à cette question surgit d’elle-même.

Si vous aviez acheté du bitcoin en début d’année, vous auriez multiplié votre richesse en dollars par un facteur de 10. Et l’année n’est pas terminée. A ce rythme, le bitcoin va atteindre les 11 000 $ ou 12 000 $ ou 13 000 $ d’ici Noël. L’an prochain, il pourrait atteindre les 120 000 $. Ou pas.

Mais si le but de l’existence est d’apprendre, quelle leçon avez-vous tirée ?

Pas grand-chose. Le bitcoin grimpe. Personne ne sait pourquoi.
[NDLR : Le phénomène cryptomonnaies est risqué mais cela ne doit pas vous dissuader d’investir. Notre spécialiste vous explique comment engranger 300% de gains grâce aux cryptomonnnaies… sans en acheter une seule. Tout est ici !]

Ou supposons que le but de la vie, ce soit de faire le bien… en faisant augmenter la richesse du monde. Quelle serait la contribution du bitcoin ? Elle serait nulle.

Par contre, si le but de l’existence était de vivre correctement… de savourer le sourire d’un petit-fils… un verre de whisky… la lumière du soleil sur une main ridée… qu’un inspecteur des impôts ait un pneu crevé ?

Autrement dit, et si le but réel de l’existence était « la pensée et les sentiments », plutôt que des choses ?

Ah, c’est là qu’un critique d’art pourrait nous être utile. Hier, nous avons remarqué qu’une personne riche pourrait être trop occupée pour penser ou ressentir. Son argent pourrait l’en empêcher.

Son imagination est ternie par une vie dédiée à gagner de l’argent… son esprit est berné par des choses se substituant à un véritable bon goût et jugement… que peut-elle faire ?

Peut-être qu’elle n’a d’autres aspirations que jouer au golf avec Donald Trump ou aller à Disney World avec Donald Duck.

Mais ce n’est pas l’argent qui interfère avec une vie décente, dit Bell, c’est le temps :

« Malheureusement, la sécurité matérielle, les loisirs et la liberté coûtent tous de l’argent. En fin de compte, l’argent ne s’obtient que par un travail productif. La plupart des façons de gagner de l’argent sont attentatoires aux états d’esprit plus subtils et intenses, car presque tout fatigue le corps et émousse l’intellect […]

Combien de milliers d’avoués, fonctionnaires et hommes d’affaires ont-ils quitté Oxford et Cambridge [avec la perspective] d’apprécier tout ce qu’il y a de meilleur, avant de s’avérer, au bout de 30 ans de réussite constante, incapables d’apprécier mieux que quelques activités lubriques la tête éméchée, une amitié sentimentale, des romans et tableaux de bas étage, des musiques vulgaires, des films, le golf, des anecdotes de fumoirs, et l’écriture des lois ?

De façon générale, seules les personnes qui ne sont pas obligées de gagner de l’argent savent comment le dépenser. »

Selon Bell – et pas nous – le jeune millionnaire en bitcoins pourrait être le grand espoir de la civilisation. Avec tout son argent récupéré sans l’avoir gagné, il se pourrait qu’il soit le seul à vivre décemment.

Et si vous choisissiez plutôt…

… Une qualité de vie infiniment supérieure
… Un coût de la vie largement inférieur
… Et le soleil toute l’année !

Ridicule ? Impossible ? Pas du tout : cliquez ici pour tout savoir.


LES NOTES DE YANNICK COLLEU

Yannick Colleu

Le piège de la dette se referme sur les Etats-Unis

Ce discours, vous l’avez certainement entendu plusieurs fois. Derrière celui-ci, la répartie de certains est toute trouvée : « à force de crier au loup, vous aurez certainement raison un jour ou l’autre. » Si je lis correctement la pensée de ces auteurs, leur réponse nierait toute utilité à réaliser des analyses de conjoncture. Par analogie, elle s’apparenterait à balayer d’un revers de main l’intérêt d’une météo à trois jours au prétexte qu’il fait beau à l’instant où celle-ci est présentée.

Lesgrandes oeuvres nécessitent du temps pour prendre forme et l’impatience humaine est souvent en décalage avec leur calendrier.

Une grande oeuvre se prépare et doit être considérée avec attention, quand bien même elle ne surviendrait pas du fait de mesures drastiques, prises in extremis ; ce que tout le monde souhaite. Mais quelles mesures pourraient être prises pour parer au pire ? Est-il encore temps ?

Pour bien comprendre la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, il faut prendre conscience du stade où en sont arrivés les Etats-Unis. Même si la France reste le pays de référence en matière de gastronomie et de luxe, les Etats-Unis d’Amérique restent sans conteste le plus puissant de la planète, aux plans financier, économique, monétaire et militaire. Le bulletin de santé de ce géant doit donc être attentivement suivi pour anticiper d’éventuels troubles au niveau planétaire.

Que révèlent les premières analyses faites sur le patient ?

La dette américaine atteint des niveaux stratosphériques

Le rapport entre le montant de la dette d’un Etat et son produit intérieur brut (la richesse produite) est un des marqueurs importants à examiner pour apprécier la santé d’un pays.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’effort colossal produit par les Etats-Unis pour mettre à genoux les forces de l’Axe avait fait exploser l’endettement du pays. Le ratio de la dette de l’Etat fédéral américain rapportée au PIB dépassait 118% en 1946.

Néanmoins, à cette époque, la santé financière des Etats-Unis n’était mise en cause par personne. D’abord parce que la situation était conjoncturelle, ensuite parce que le niveau des réserves d’or monétaire du pays – 17 848 tonnes d’or en 1945 et 20 663 tonnes en 1952 – compensait très largement les éventuelles inquiétudes liées à cet endettement.

Mais ces beaux jours sont maintenant loin, bien loin derrière nous. Qui aurait pu croire qu’en 2017 l’endettement global des Etats-Unis – soit plus de 20 000 Mds$ désormais – rapporté à la richesse produite par le pays puisse atteindre le niveau qu’il avait atteint en 1944, soit 105% ?

Evolution de la dette fédérale rapportée au PIB de 1940 à 2017
Source : Réserve fédérale de St Louis

Toute personne s’intéressant un tant soit peu à l’histoire de notre pays a une idée bien arrêtée sur les sacrifices humains incommensurables et l’effort industriel titanesque qui ont été nécessaires pour libérer l’Europe et l’Extrême-Orient en 1945. Cet effort industriel est sans commune mesure avec tout ce qui s’est fait avant et même après. Les Etats-Unis y ont joué un rôle majeur.

Quelques chiffres permettent de le comprendre concrètement : de 1940 à 1945, les Etats-Unis ont construit près de 300 000 aéronefs dont plus de 200 000 avions de combat, 57 porte-avions, 48 croiseurs, 349 destroyers, 35 000 engins de débarquement, 34 millions de tonnes de navires marchands, 108 000 chars de combat et véhicules blindés, près de 2,4 millions de véhicules de toutes sortes, 257 000 pièces d’artillerie, 2,6 millions de mitrailleuses, 41 milliards de munitions individuelles, etc., sans oublier la conception et la fabrication des premières bombes nucléaires. Des chiffres qui dépassent l’imagination encore de nos jours.

Aujourd’hui, le budget américain de la Défense semble plus raisonnable, mais ce n’est qu’une apparence. En effet, avec plus de 600 Mds$ en 2016 (1) les dépenses américaines pour la défense nationale représentent plus du tiers de l’ensemble des dépenses de défense de la planète (2). Washington consacre l’équivalent de 3,3% de son PIB, soit près de 16% de l’ensemble des dépenses réalisées par le gouvernement fédéral, à la fonction de défense. En comparaison, la moyenne de l’ensemble des pays se situe autour de 2,2%. En termes d’effort budgétaire seuls des pays comme la Russie (5,3%), l’Arabie saoudite (10%), Israël (5,8%) et les Etats du Golfe consacrent, en proportion du PIB, plus d’argent que les Etats-Unis à leur défense.

Mais les Etats-Unis y consacrent une part importante depuis des lustres. Dans le graphique ci-dessous, j’ai représenté l’évolution, à partir d’un même indice 100 en 1940, du PIB et du budget de Défense américain. Ce simple graphique révèle que les années 1980 (mandats de Reagan) puis la période 2001 à 2012 sont à l’origine d’une véritable explosion des dépenses militaires, dépassant en rythme annuel la progression de la richesse aux Etats-Unis. Ainsi, alors que la richesse produite est passée de l’indice 100 en 1940 à 18 043 en 2016, les dépenses allouées à la défense américaine sont passées de 100 à 35 745, ce qui représente un surplus de 1% de croissance annuelle sur la période par rapport à celle du PIB.

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Sur ce graphique, la période 2012-2016 fait figure d’exception à l’instar des années 1990. Cela peut-il augurer d’un retournement de tendance et d’une accalmie durable sur les dépenses militaires ? Rien n’est moins sûr à la lueur de l’actualité de ces derniers jours.

L’Etat fédéral va continuer de faire croître ses dépenses militaires

En effet, le 26 septembre dernier, le nouveau chef d’état-major interarmées, le général Joseph Dunford, était auditionné par le comité des Forces armées du Sénat. Répondant à la question d’un sénateur lui demandant quelle était la principale menace à laquelle les Etats-Unis allaient devoir faire face dans la prochaine décade il répondait : « si je regarde jusqu’en 2025 et que je considère la démographie et la situation économique, je pense que la Chine représente probablement la plus grande menace » ; il continuait en suggérant aux sénateurs une augmentation du budget du Pentagone de 3 à 7% pour ces prochaines années « afin de maintenir un avantage compétitif ».

Ne nous voilons pas la face, ce genre de propos augure de l’obsolescence prochaine des prévisions actuelles du budget de Défense et donc les chiffres que je viens de vous présenter seront rapidement dépassés par la réalité des prochaines années.

La dette publique fédérale a dépassé en 2017 le niveau des 20 000 milliards et, si rien n’est entrepris pour la maîtriser, les 30 000 milliards seront atteints dans 10 ans (3).

Parallèlement, l’Etat US aura de moins en moins de ressources budgétaires à sa disposition

Cette dette de 20 000 Mds$ se décompose en deux parties :

  • d’une part, la dette détenue par le public (particuliers, fonds de pension et spéculatifs, assureurs, institutions financières américaines et étrangères, banques centrales étrangères, Réserve fédérale, etc.), c’est la partie qui est cotée sur les marchés ;
  • et, d’autre part, la dette dite intra-gouvernementale, c’est-à-dire détenue par les organismes sociaux (4) qui échangent auprès du Trésor américain leurs liquidités excédentaires (cotisations perçues diminuées des prestations versées et des charges de gestion) contre des obligations à taux préférentiels de l’Etat fédéral.

Dit un peu crûment, l’Etat fédéral rafle les liquidités qu’il réaffecte à son budget et l’opération est simplement portée sur le grand livre des comptes de la dette américaine. Cette dette intra-gouvernementale représente donc des sommes entièrement dépensées, répertoriées sous l’appellation de Government Account Series (GAS), que l’Etat se doit à lui-même.

Les plus optimistes vous diront que tout cela n’est pas dramatique puisque la dette détenue par le public ne dépasse pas 14 615 Mds$, soit en proportion 75% du PIB à l’été 2017, et que seule celle-ci est soumise à la loi du marché.

Selon eux, il faudrait donc mettre sous le tapis les 5 550 Mds$. Or, ces milliards sous forme d’obligations fédérales sont la contrepartie attendue pour le financement des retraites de millions d’Américains. Si, par exemple, ces obligations se dépréciaient, pour une raison ou une autre, comment seraient payées les millions de retraités des prochaines générations ?

Sachant que les Etats-Unis, comme tous les pays, sont d’ores et déjà touchés par le vieillissement de la population, l’époque pendant laquelle les cotisations étaient excédentaires sur les prestations versées fait place désormais à un déficit systématique.

Tôt ou tard le marché finira par imposer sa loi… et ses prix

L’autre partie de la dette, celle détenue par le public, pose d’autres problèmes au gouvernement fédéral. Elle est détenue par deux acteurs majeurs :

  • d’une part les étrangers recyclant leurs dollars d’excédents commerciaux, soit un montant total de 6 250,3 Mds$ (soit environ 45% de la dette détenue par le public) dont les principaux détenteurs sont la Chine, pour 1 166 milliards de dollars, et le Japon, pour 1 113,1 Md$ (5)
  • et, d’autre part, la Réserve fédérale (Fed qui a absorbé depuis 2008 une quantité importante des émissions obligataires pour calmer toute hausse de taux. La Fed détient en effet à ce jour 2 864,1 milliards de dollars de la dette fédérale (au deuxième trimestre 2017), soit 20% de la dette détenue par le public.

Dettes, en milliards de dollars
Source : Réserve fédérale de St Louis

Avec l’aide de la Fed, les gouvernements américains successifs sont arrivés à maîtriser l’explosion de la charge des intérêts versés aux créditeurs. Avec une dette à de tels niveaux, le moindre accès de fièvre des taux se traduit par des sommes vertigineuses qui viennent creuser encore plus le déficit budgétaire.

Plus la dette augmente, plus les créditeurs deviennent nerveux et tendent la main pour un peu plus de rémunération en compensation du risque qu’ils apprécient. Cette fébrilité a été prise en compte dans les perspectives budgétaires du gouvernement et dans celles du Congressional Budget Office. Cela se traduit par cette impressionnante courbe ascendante du coût de la dette pour les années 2018 à 2024 dans le graphique qui suit.

intérêts de la dette

Dans son rapport de juin 2017 (6), le Congressional Budget Office annonce clairement la couleur :

« La probabilité d’une crise fiscale aux Etats-Unis deviendrait élevée. Le risque augmenterait de voir les investisseurs devenir peu enclins à financer les emprunts du gouvernement, sauf à être indemnisés par des taux d’intérêt très élevé si ceci survenait, les taux d’intérêt sur la dette fédérale augmenteraient soudainement et significativement. »

Le piège se referme…

S’il était nécessaire d’enfoncer encore un peu plus le clou, j’ajouterais que la dette dont nous parlons ne représente pas la réalité de l’endettement publique des Etats-Unis. Lorsqu’on aborde le sujet de l’endettement public, il est d’usage de considérer non seulement la dette de l’Etat central, mais aussi celles des administrations régionales (ou fédérales) et locales ainsi que celles des organismes sociaux et des entreprises dans lesquelles l’Etat a une participation.

Pour comparer ce qui est comparable, il faudrait, selon les critères d’évaluation de la dette du Traité de Maastricht, parler d’un endettement réel des Etats-Unis de 120% du PIB. Car aux chiffres que je vous ai présentés plus haut doivent s’ajouter, a minima, 3 000 Mds$ (7) d’endettement des Etats de l’Union, des comtés et des communes américaines.

Quelle issue s’offre au gouvernement américain pour sortir du piège de la dette ?

valide Baisser ses dépenses militaires ? Qui peut aujourd’hui croire que les Etats-Unis seraient prêts à lâcher leur suprématie mondiale en la matière ? Une diplomatie forte va de pair avec une capacité à imposer ses vues – y compris par la force.

valide Baisser ses dépenses sociales ? Cela est sans doute une possibilité mais dans un pays où la protection sociale venant de l’Etat est minimale, l’effet devrait être minimal sur les finances du pays mais maximal sur l’opinion publique. La démographie est un élément qui s’impose aux gouvernements y compris sur le long terme.

Peut-on imaginer un seul instant que la Réserve fédérale revienne en arrière et cherche à remettre sur le marché l’exorbitante dette américaine, ou simplement une partie de celle-ci, sans que les taux d’intérêt n’explosent et mettent à mal les budgets de toutes les entités étatiques américaines (fédéral, Etats, comtés, communes, systèmes sociaux, GSE, etc.) ?

Pour ma part, je n’y crois pas un seul instant. Prise à son propre piège, la Réserve fédérale continuera l’action entreprise en 2008 et renforcée en 2013 d’une manière ou d’une autre. Sa seule marge de manoeuvre sera de laisser croire que tout est sous contrôle par une communication aussi obscure qu’inutile.

Un candidat à l’élection présidentielle américaine interrogé par un journaliste de CNBC en mai 2016 sur ce qu’il ferait, s’il était élu, pour maîtriser la dette répondait :

« J’emprunterais, sachant que si l’économie s’effondre, vous pouvez toujours passer un accord. Et si l’économie est en forme, c’est bon. Donc, vous ne pouvez pas perdre.« .

Ce candidat a été élu et siège désormais dans le Bureau ovale. Je vous laisse imaginer le scénario de ce film catastrophe :

« Les Etats-Unis d’Amérique renégocient leur dette publique avec leurs principaux créditeurs ».

Ce jour n’arrivera pas tout de suite, mais une multitude de scénarios intermédiaires ont une forte probabilité de survenir à moyenne échéance.

En attendant, à votre avis, si ce jour devait néanmoins arriver, que vaudrait le billet vert et que vaudrait l’or ?
[NDLR : pour retrouver les chroniques de Yannick Colleu et savoir concrètement comment transformer une partie de vos liquidités en or physique, cliquez ici.]

  1. Avec les aides militaires extérieures, les pensions des retraités, etc., le « vrai » chiffre dépasse 800 Mds$
  2. Source : Stockholm International Peace Research Institute.
  3. Estimation de juin 2017 du Congressional Budget Office (CBO), le bureau en charge des questions budgétaires au Congrès.
  4. ou Government Trust Funds, dont le plus important est le Social Security Trust Fund.
  5. Ces chiffres sont ceux de juillet 2017 tirés de http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
  6. An Update to the Budget and Economic Outlook: 2017 to 2027 du 29 juin 2017 (Mise à jour des perspectives budgétaires et économique : 2017-2027).
  7. Voir Z1 de juin 2017 – Z1 D.3 Debt Outstanding by Sector.
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L’homme nouveau:Non le projet de loi sur le consentement des mineurs n’est pas une ouverture à la pédophilie. Rédigé par Odon de Cacqueray-qu’attendre d’autre de politichiens violeurs ou violés

 .

Non le projet de loi sur le consentement des mineurs n’est pas une ouverture à la pédophilie.

Rédigé par Odon de Cacqueray le dans Politique/Société

Non le projet de loi sur le consentement des mineurs n’est pas une ouverture à la pédophilie.

Mardi 7 novembre un Cap-Verdien a été acquitté par la cour d’Assises de Seine-et-Marne. Celui-ci était suspecté d’avoir violé, en 2009, une jeune fille de 11 ans. Il était lui-même âgé de 22 ans. En septembre, le parquet de Pontoise a décidé de qualifier en agression sexuelle et non en viol une relation sexuelle qu’avait eue un homme de 28 ans avec une fille de 11 ans. 

 

Suite à ces deux affaires, et à la colère populaire qu’elles ont suscitée, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé un projet de loi visant à ce qu’on ne puisse plus présumer du consentement d’un enfant en dessous de 13 ans.

 

Des condamnations estimées laxistes qui ont enflammé les réseaux sociaux

 

Ce projet de loi a été dénoncé par beaucoup d’internautes. Pour bien le comprendre, revenons sur les deux affaires ci-dessus. Tout d’abord pour la cour d’Assisses de Seine-et-Marne si la décision de justice n’est pas imputable à la justice, comme on l’entend, c’est-à-dire aux juges, procureurs, bâtonniers… L’avocat général avait demandé la condamnation, mais les jurés (des représentants de la société civile), tout en constatant l’élément matériel, n’ont pas retenu l’élément moral constitutif du viol (« la menace, la contrainte, la violence ou la surprise »).

 

Pour le parquet de Pontoise la qualification des faits en agression sexuelle et pas en viol, n’a pas nécessairement pour objectif de minimiser les faits. La requalification permet de ne pas passer par les Assises, donc devant un jury. L’affaire est donc traitée par des juges professionnels. De plus, les affaires déférées devant une cour d’Assises mettent plus de temps à être traitées.

 

Un projet de loi durcissant la législation pré-existante

 

Le projet de loi vient renforcer la sévérité de la justice, pas accentuer son laxisme. En dessous de 11, 13 ou 15 ans (c’est en cours de discussion), il y aura, si cette loi est votée, une « présomption irréfragable de non-consentement ». La partie adverse ne pourra plus apporter de preuves contraires. Il faut ajouter que le projet de loi entend allonger les délais de prescription. On sait aujourd’hui que le choc de l’agression peut entraîner une amnésie. Les futurs délais veulent donner à un adulte agressé dans sa jeunesse la possibilité, si des souvenirs enfouis ressurgissent, de poursuivre son agresseur.

 

Le consentement : un mauvais angle pour aborder ce débat si important

 

Pour Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et porte-parole de Juristes pour l’enfance : « Les actes sexuels entre mineurs et majeurs ne sont pas assez bien sanctionnés par le Code pénal, mais c’est l’acte qui doit être incriminé, il ne faut pas que le consentement fasse partie de la définition ou de l’exclusion de l’infraction ». Aude Mirkovic estime qu’il serait acceptable de fixer à 15 ans l’âge à partir duquel les relations sexuelles entre majeurs et mineurs seraient interdites, tout en sachant que « tout seuil est arbitraire ». Pour la juriste « au-delà de 15 ans, identifier l’âge des jeunes n’est pas facile, alors qu’en dessous de 15 ans c’est plus facile. Bien entendu cela ne veut pas dire que tout est autorisé au-dessus de 15 ans ».

 

Guillaume Bernard, politologue et maître de conférences à l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures), interrogé sur le sujet, approfondit cet angle de réflexion en l’axant sur la philosophie du droit : « On est ici susceptible de considérer un acte, en l’occurrence une relation sexuelle, légitime, à partir du moment où il est consenti. C’est là une manière extrêmement subjective d’envisager l’ordre social ».

Pour le professeur, « le fond du problème est de savoir s’il ne faudrait pas discuter plutôt de l’acte. Il est bien évident que nous sommes dans une société où, par principe, l’acte sexuel est considéré comme bon, quelles que soient les conditions dans lesquelles il est fait, à partir du moment où il est consenti. Or c’est ça le problème. Est-ce qu’un adolescent ou une adolescente à 13 ans sont en état de se rendre compte de ce que signifie l’acte sexuel ? On réduit la sexualité à un acte civique, sous prétexte qu’il a été consenti. »

 

Se laisser éclairer par l’Église

 

En apportant ce point de vue, Guillaume Bernard met le doigt sur les faiblesses du projet de loi. En effet, réduire l’acte sexuel à un consentement le dénaturerait.

C’est là que l’Église peut apporter ses lumières. En déclarant l’acte sexuel licite dans le cadre du mariage seulement et en encadrant le mariage par ses quatre piliers : liberté, indissolubilité, fidélité et fécondité, l’Église replace l’acte sexuel dans un ordre plus grand que lui : le mariage.

Si les conséquences du projet de loi peuvent être bonnes (la perspective d’être automatiquement condamné peut être dissuasive et la sanction pourra faire cesser des agissements détestables), le projet en lui-même n’est pas bon parce qu’il ne traite pas la racine du problème : le caractère nocif de la sexualité extra-conjugale

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Korben:site spécialisé sur les techniques numériques-varia

Edito du 27/11/2017

Hellooow,

Si vous êtes inscrit à la newsletter du site, je tiens à m’excuser, car il y a eu un petit cafouillage technique. Des articles « bons plans » que j’agrège dans une catégorie spécifique et non visible du site se sont retrouvés dans la dernière newsletter. Ce n’était pas prévu. Argh !

Bref, toutes mes confuses, j’espère que ça ne vous aura pas trop tendu le string. J’ai suspendu l’envoi de la newsletter et je bosse sur une solution.

Bonne soirée et merci pour votre compréhension.

K.

Apple lance la première Root Party grâce à MacOS High Sierra

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Coup de tonnerre hier soir sur la toile, le développeur Lemi Ergin a débusqué un énoooOOOOooorme bug de sécurité dans Mac OS High Sierra, le système d’exploitation Apple.

Il permet à partir de n’importe quel compte user, de choper un accès Root et donc de se créer un profil avec droits admin ou supprimer / éditer des profils existants.

Alors comment ça se passe ? Et bien pas besoin de code ou de manip complexe, il suffit de vous rendre dans les préférences système -> utilisateurs et groupes. Cliquez ensuite sur le petit cadenas en bas à gauche.

Et lorsque vous voyez la fenêtre d’authentification, mettez comme login « root » et laissez le champ mot de passe vide. Cliquez ensuite 2 fois de suite sur le bouton « Dévérouiller » et taaadaaaa, vous aurez l’accès root aux préférences d’utilisateurs et de groupes et vous pouvez faire toutes les modifs.

H-A-L-L-U-C-I-N-A-N-T

Eh oui, Apple n’a pas jugé utile de demander à l’utilisateur lors de l’installation de l’OS de paramétrer un mot de passe root. Donc le mot de passe root par défaut est vide.

Cela pourrait permettre à quelqu’un qui a un accès temporaire ou limité à un Mac de se créer discrètement un compte Admin sans aucun problème.

A ma connaissance, il n’y pas de bug bounty sur MacOS mais uniquement un bug bounty sur iOS. Dommage, ça aurait pu être malin de l’étendre à l’ensemble des produits Apple.

Alors pour patienter jusqu’à ce qu’Apple réagisse en dégainant un patch, vous pouvez « corriger » le souci en mettant un mot de passe au compte root de votre machine. Pour cela, ouvrez le terminal et entrez la commande suivante :

sudo passwd -u root

Et en attendant, n’abusez pas trop sur les blagues faites aux copains / collègues ;-)

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Coinmon – Surveillez le cours de vos cryptomonnaies depuis votre terminal

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Ça y est, le Bitcoin vient de dépasser les 10 000 $ sur quelques plateformes asiatiques. Cela devrait donc se généraliser prochainement, avant bien sûr de se rétracter un peu pour repartir largement au-delà de 10 K$ (ou pas ;-))).

Mais comment suivre efficacement et discrètement le cours de vos cryptomonnaies préférées ? Et bien c’est simple, il suffit d’installer Coinmon, un outil en ligne de commande qui permet d’avoir le cours à un instant T, du top des crypto sur CoinMarketCap.com.

Pour installer coinmon, ouvrez un terminal et entrez la commande suivante :

sudo npm install -g coinmon

Pour afficher le tableau, tapez tout simplement :

coinmon

Pour augmenter le nombre d’éléments dans le tableau, entrez la commande suivante avec le nombre de votre choix :

coinmon -t 20

et pour afficher la conversion en Euro au lieu du Dollar, utilisez le paramètre -c .

coinmon -c eur

Et pour récupérer le cours d’une monnaie précise, utilisez le paramètre -f et séparez vos valeurs par des virgules.

coinmon -f btc,etc,eth

Sympa non ?

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Creation d’une plateforme web – Explication du rôle de Docker dans l’intégration continue

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Dans ce nouveau atelier développeurs du RJTalk, on va vous expliquer les étapes de développement clés par lesquelles sont passés les développeurs de la plateforme Bureaux à Partager, dans le cadre du passage de l’ancienne version du site à la nouvelle.

Vous verrez notamment le rôle que peut jouer Docker dans le cycle de développement ou encore pourquoi passer de SVN à GIT en tant que nouveau gestionnaire de version a permis de faciliter le travail de développement.

Autre point fort abordé ici, l’environnement de dev et son impact dans l’intégration continue du projet.

Aux manettes de cet atelier développeur, Julien Breux, CTO de Bureaux à Partager (BAP).

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Une faille qui permet d’effacer n’importe quelle photo Facebook

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Ce n’est pas la première fois que Facebook est sujet à ce genre de bug, mais c’est toujours amusant à observer. Pouya Darabi, un développeur iranien, vient d’empocher 10 000 $ de Bug Bounty de la part de Facebook après avoir trouvé un moyen d’effacer n’importe quelle photo postée par un utilisateur tiers.

Pour cela, il crée un nouveau sondage Facebook, puis remplace l’ID d’une des images dans sa requête par celui d’une autre photo appartenant à quelqu’un d’autre. La photo apparait alors dans son sondage et lorsqu’il supprime le sondage, la photo est supprimée. Donc retirée du compte Facebook de la tierce personne qui l’a posté initialement.

Bien joué ! Ça a l’air si simple… Et pourtant il fallait la trouver.

Une récompense bien méritée. Et dommage pour vous, Facebook a corrigé le problème donc, non, vous ne pourrez pas supprimer les photos de vous enfant, tout nu, que votre maman a posté sur son mur.

Source

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Voir l’historique de toutes les promos diffusées

iPhone X, nouveaux gestes et astuces

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Home button aux oubliettes, nouveau format et nouveau design, l’iPhone X réécrit les codes d’utilisation des iPhones.
Ajoutez à cela un iOS 11 de plus en plus proche d’un OS desktop et vous avez là un combo parfait pour passer vos week ends à peaufiner le nouveau manuel utilisateur d’Apple pour son dernier né.

Du coup, dans cette vidéo on vous passe au crible toutes les nouveautés importantes côté interface et également, on vous explique tous les nouveaux gestes à savoir pour bien utiliser les nouvelles fonctionnalités de l’iPhone X.

Côté dev, si vous n’avez pas encore récupérer le SDK d’Apple, ça vous permettra d’avoir un aperçu des possibilités qu’offre iOS 11 sur le smartphone.

Et pour ceux qui hésitent encore à l’acheter ou pas, je vous mets également le test de l’iPhone X réalisé par Jerome.

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Comment savoir si un site web mine de la cryptomonnaie ?

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De plus en plus de sites web s’essayent au mining de cryptomonnaie. Si vous avez lu cet article, vous connaissez déjà mon avis sur le sujet. Pour résumer, je dirai que si c’est annoncé clairement et que cela n’entraine pas de gros ralentissements des machines, l’option reste parfaitement saine (c’est mon point de vue bien sûr, je me réserve le droit d’en changer dans quelques années :-))).

Mais comment savoir si un site mine de la crytpo-monnaie à votre insu ? Et bien si vous avez un doute, il existe un site baptisé Whoismining qui détecte les JavaScript de mining les plus courants.

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La Chronique Agora:Loi ALUR, spoliation et répression-et varia

Loi ALUR, spoliation et répression

 


Pour voir la version en ligne de cet e–mail, cliquez ici.
La Chronique Agora

Paris, mercredi 29 novembre 2017

  • Simone Wapler : L’encadrement des loyers pas assez étendu
    La loi ALUR a été invalidée par le tribunal administratif de Paris. Certains pensent que ceci signerait la fin du blocage des loyers. Rien n’est moins sûr.
  • Bill Bonner : L’inconvénient de la mesure par l’argent
    Le problème de l’argent est qu’il mesure des quantités mais qu’il est moins apte à mesurer la qualité, notamment celle des idées ou du statut social.
  • Nicolas Perrin : A quelle sauce les prêteurs seront-ils spoliés ?
    La dette publique devra être répudiée, d’une façon ou d’une autre. Les détenteurs d’assurance-vie seront en première ligne.

 

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

L’encadrement des loyers pas assez étendu

Il ne fallait pas seulement bloquer les loyers de Paris intra-muros, mais tous ceux de « l’agglomération parisienne », a tranché le tribunal administratif de Paris. Une décision similaire a été rendue à Lille.

Lorsque vous lisez les titres de l’actualité, le terme « annule » revient et dans vos journaux, les mots « illégal », « torpille ».

alur

Comme beaucoup de lois françaises, la loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové dite « ALUR », initiée par Madame Cécile Duflot et publiée au Journal Officiel du 26 mars 2014, a un parti pris : protéger locataires et acquéreurs des propriétaires-bailleurs avides ou des propriétaires-vendeurs maquignons.

Une loi de plus qui ne protège ni la propriété ni la liberté mais est supposée avantager un groupe de personnes.

Il est documenté et prouvé dans tous les pays qui l’ont pratiqué que les lois de blocage des loyers éloignent les investisseurs, créent une crise immobilière, raréfient le marché locatif et donc désavantagent non seulement les propriétaires mais aussi les locataires (1).

« Les politiques de tous bords, soucieux à juste titre de lutter contre les injustices sociales, en s’attaquant régulièrement aux effets visibles au lieu de s’attaquer aux causes, ont aggravé ces injustices au niveau global.

En protégeant les locataires en place, l’offre de logements s’est réduite, touchant dans un deuxième temps les futurs locataires. »
Alfred Sauvy

Les effets de la loi ALUR ont confirmé la justesse des analyses de Sauvy.

« Depuis la mise en place de cette mesure, les investisseurs avaient fortement reculé dans la capitale (ils sont passés de 30% à 22% entre 2012 et 2016, seul département de la France à connaître ce repli) et plus de 20 000 biens ont été retirés du marché pour être mis sur les plateformes de location saisonnière ».
Le Figaro

Ajoutons qu’une autre réglementation – qui entend corriger les effets pervers de la première – restreint les locations saisonnières et a mis en place une « brigade de contrôle ».

cliquez ici !

Vous pourriez pousser un soupir de soulagement et vous féliciter de voir un peu de bon sens revenir dans un pays où l’Etat contrôle près de 57% de l’économie, qui est médaille d’or des « prélèvements libératoires » (45,3%) et médaille d’argent du matraquage fiscal.

Raté !

Le tribunal administratif n’invalide pas cette loi parce qu’elle serait liberticide (en s’opposant à la liberté de contracter) ou attentatoire aux droits de propriété (en faisant de l’Etat un copropriétaire à votre côté vous fixant quel rendement vous devez tirer d’un bien). Il l’invalide car la portée de la loi n’est pas assez étendue. Il aurait fallu que la loi porte sur toute la « région parisienne », c’est-à-dire administrativement l’Île de France qui englobe sept départements en plus de Paris : l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et les Yvelines.

Il serait temps que nos brillants législateurs et juges découvrent Frédéric Bastiat plutôt que de ficeler des lois ineptes et contradictoires puis de les invalider en raison de motifs encore plus absurdes.

Premier principe « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » :

« Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit. Entre un mauvais et un bon économiste, voici toute la différence: l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir. »

Deuxième principe, supérieur au premier :

« La propriété privée n’existe pas parce qu’il y a des lois mais les lois existent parce que la propriété privée existe. »

Par conséquent, édicter des lois qui bafouent la propriété privée (ou la liberté de contracter), c’est marcher sur la tête. C’est cela qu’aurait dû dire le tribunal administratif et non pas qu’il faudrait mal loger tout le monde à la même enseigne.

Le marché immobilier a été tellement distordu à coup de lois, d’argent falsifié et de créditisme qu’il cristallise toutes les frustrations anticapitalistes.

Premier effet pervers que souligne un de nos lecteurs :

« La surproduction des crédits au logement – voulue par l’Etat et les banques privées – permet de gonfler artificiellement les budgets d’achat (et donc les prix) et condamne les ménages à consacrer 35% de leurs revenus au remboursement des emprunts, sur 30 ans au lieu de 15, soit autant d’argent perdu pour tout le reste de l’économie. »

Second effet pervers : un propriétaire qui achète cher et donne en location attend un certain rendement et fixe son loyer en conséquence.
[NDLR : propriétaire, vous possédez une SCI familiale pour optimiser votre gestion et la transmission de vos biens ? Notre Rapport Spécial SCI vous donnera toutes les clefs d’un montage et d’une gestion patrimoniales réussis. Cliquez ici pour recevoir votre exemplaire.]

Propriétaires et locataires sont ainsi lésés par ces lois absurdes. Grands gagnants : l’Etat, qui encaisse des taxes sur des valorisations gonflées, et les banques.

Revenons à la loi Alur. Son invalidation donne naissance à une nouvelle absurdité : comment calculer un « loyer de référence » dans 412 communes ?

Certains voient dans cet obstacle la fin de l’encadrement des loyers.

Moins optimiste, je pense que l’OLAP (2) (l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne) va réclamer « plus de moyens ». Traduction : plus d’impôts de notre part…

1- Alfred Sauvy, L’Economie du Diable, une bonne étude pour la France de la régulation et du blocage du marché immobilier
2- http://www.observatoire-des-loyers.fr/

« Préparez-vous au pire, mais espérez le meilleur »
Simone Wapler

AGD

*** Un coup de téléphone à 27 000 € ***
Notre informateur, ancien consultant à la CIA, nous a fait des révélations fracassantes.

Pour les découvrir – et l’incroyable opportunité qui va avec –, cliquez ici.


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

L’inconvénient de la mesure par l’argent

Peut-on vivre décemment grâce aux seules prestations sociales ? Hier, nous avons dit à un vieil ami que c’était possible.

Mais est-ce le cas ?

Bien entendu, la réponse est évidente : tout dépend de ce que vous entendez par « vivre décemment ».

Aujourd’hui, nous levons l’ancre et larguons les voiles. Nous allons explorer une terre lointaine. Le vent va gonfler les voiles et nous emmener observer non pas l’argent, mais l’absence d’argent. Nous partons découvrir si l’argent contribue tant que cela à « vivre décemment ».

Sous-entendu : nous aimerions découvrir une île, quelque part, où nous pourrions vivre heureux sans argent.

Comme les fidèles lecteurs de La Chronique le savent, nous avons été riche et pauvre.

En grandissant, nous étions l’homme blanc le plus pauvre que nous connaissions. Plus tard, nous avons bénéficié de forces incontrôlables : la révolution de l’information et le système de l’argent falsifié.

Internet est arrivé dans les années 1990 et nous a permis d’éliminer les dépenses les plus importantes de notre activité d’éditeur de lettres d’information : le papier et les frais postaux.

Ensuite, le système de l’argent falsifié a poussé les baby-boomers à investir leur argent. Ils avaient besoin de conseils : beaucoup d’entre eux se sont tournés vers nous.

Si nous ne méritons pas d’être félicité pour nous être trouvé au bon endroit au bon moment, nous ne méritons pas non plus qu’on nous le reproche. Mais nous faisons désormais partie de ces gens vilipendés par la presse « sociale-libérale » : les 1% les plus riches, si détestés et avides. Et dans le même temps, les sénateurs républicains clament que ce sont des « créateurs d’emplois » et souhaitent les enrichir encore plus !

Alors nous nous demandons ceci : quelle est la différence ?

Le confort sans argent

L’argent peut vous apporter deux choses. Il vous permet d’acquérir du confort et/ou un statut.

Pour faire bref : ni l’un ni l’autre ne vaut un centime, pour ainsi dire.

En ce qui concerne le confort, on l’obtient facilement. Et pour pas cher. En hiver, nous nous asseyons devant un feu de cheminée. Cela ne coûte pratiquement rien. Mais cela réchauffe nos mains et notre coeur. Lorsque les nuits sont froides, nous avons une couverture électrique sur notre lit.

En été, il est difficile de faire mieux que s’asseoir sur la terrasse… ou sous le hêtre. Oui, nous avons l’air conditionné dans la maison et au bureau, mais ce n’est pas très cher si on l’utilise avec modération.

De quoi d’autre avons-nous besoin ?

Les vêtements peuvent être simples et incroyablement bon marché, notamment s’ils sont « de seconde main ».

Et la bonne nourriture ?

Un jardin bien entretenu fournit à peu près tout ce dont on a besoin. L’un de nos oncles était si doué pour le jardinage qu’ils faisaient pousser presque tous ses fruits et légumes dans son jardin.

Le reste de notre confort n’est pas forcément coûteux non plus.

Nous avons un vieux pick-up qui fonctionne bien. C’est une antiquité mais il ne vaut pas grand-chose donc l’assurance est relativement bon marché.

Le statut intellectuel mesuré sans argent

Alors passons à cette autre chose que l’argent peut acheter : le statut social.

Nous avons besoin de peu de choses pour survivre : de la nourriture, des vêtements et un abri pour nous protéger des vents froids. Mais notre désir de statut est infini.

Heureusement, il est également remarquablement flexible.

On peut acquérir un statut en achetant une nouvelle Jaguar, en conservant sa vieille Honda, en fréquentant des restaurants à la mode, en adhérant au club de Trump, à Mar-a-Lago, ou encore en rejoignant une congrégation, cela dépend des gens.

L’astuce, pour apprécier la pauvreté, c’est de retourner les symboles du statut dans votre direction. Il ne vous suffit pas de faire sans ces symboles, vous devez vous sentir supérieur parce que vous vous en passez : porter un pantalon K-Mart comme une médaille d’honneur.

Pour vous aider, nous avons fouillé dans l’ouvrage classique de Clive Bell Civilization. Bell, critique d’art anglais et membre du Bloomsbury Group, affirmait que les gens civilisés se soucient peu du confort ou de l’argent. Ils visent un statut plus élevé, que l’on ne peut mesurer en dollars :

« La vie d’un Athénien, si riche et complexe sur le plan de la pensée et des sentiments, était indigente en ce qui concerne la plupart des biens matériels […] Il semblerait que les citoyens les plus riches aient souvent dormi sur des fauteuils de salon – certes, cela s’apparentait plus à un banc, pratiquement – en s’enroulant dans leurs longs pardessus comme autant de voyageurs de troisième classe. Les maisons des Athéniens étaient petites, sans prétention et dépourvues d’ustensiles facilitant le travail… elles auraient provoqué la pitié condescendante d’un domestique moralement indigné et conscient de sa position sociale« .

Athène

A l’époque de la Grèce antique, par exemple, certains des plus grands penseurs de tous les temps s’enivraient puis étendaient simplement leurs manteaux sur les dalles et s’endormaient (voir Le Banquet, de Platon).

Ce n’est pas tant que le statut leur importait peu : ils étaient sûrement aussi aptes à la vanité et au snobisme que n’importe qui. Simplement, ils ne l’obtenaient pas en gagnant de l’argent mais, comme le souligne Bell, « par la pensée et les sentiments ».

Artistes, poètes, philosophes : ils étaient tous vénérés s’ils étaient doués. Qu’ils aient de l’argent ou non n’avait aucune importance.

Un grand sculpteur obtenait un certain statut… et lorsque les gens riches convoitaient ses oeuvres… il gagnait également de l’argent. Mais le statut provenait de son art, et non de l’argent.

Le statut social mesuré par l’argent

En Amérique, personne ne sait vraiment d’où vient l’argent, en particulier en cette période de Fin de Bulle. Alors il a tendance à être pris – en soi – comme un symbole de statut social.

Le malotru… le crétin… l’abruti… sont respectés s’ils ont acheté du bitcoin au tout début.

L’argent est un raccourci vers le statut social… et un substitut bon marché à la pensée et aux sentiments.

L’homme riche se fiche d’acheter une maison qui ait réellement de la grâce ou du charme. A la place, il en achète une qui coûte très cher. Il ne fait peut-être pas la différence entre un Barolo et un Beaujolais, à gauche du menu… mais il sait lire les chiffres à droite. Il n’a pas le temps de lire des essais provocants : il est trop occupé à gagner de l’argent.

Le problème de l’argent comme mesure du statut social est le même que celui de l’argent comme base d’une économie. Vous pouvez l’additionner. Les chiffres vous indiquent la quantité de bouteilles de bière consommées ou de somnifères produits. Mais les chiffres ne vous disent rien de la qualité de la bière ou de la tranquillité du sommeil.

Le riche finit par habiter dans une monstruosité abominable… à raconter n’importe quoi… et à se comporter comme une brute. Son argent l’élève au-dessus de ses concitoyens. Mais il n’est mis sur un piédestal que pour que les gens ayant un véritable jugement ou du goût se moquent de lui.

« La pensée et les sentiments » ne peuvent se calibrer avec de l’argent. Ils sont qualitatifs, et non quantitatifs.

Parfois, l’argent peut aider à provoquer des pensées et à cultiver des sentiments. Parfois, ce n’est qu’un obstacle.
[NDLR : Noël approche et vous aimeriez bien aider des proches. Savez-vous précisément jusqu’à quelles limites vous pouvez donner sans donner au fisc ? Découvrez ici comment gratifier vos proches en franchise d’impôt.]


LES NOTES DE NICOLAS PERRIN

Nicolas Perrin

A quelle sauce les prêteurs seront-ils spoliés ?

La dette publique devra être répudiée, d’une façon ou d’une autre.

Henri Regnault, keynésien critique dont je vous parlais récemment, distingue cinq « technologies » de spoliation.

1- « La technologie bolchévique qui consiste à dire merde au créancier (un salopard de capitaliste… pas de pitié, et en plus c’est au nom du peuple qu’on fait ça !). »

Pour l’auteur de La Crise, cette technique n’est plus au goût du jour. Seule une guerre du type Etats-Unis vs Chine serait susceptible de ramener cette méthode sous les feux de la rampe, en tout cas à court-moyen terme. La Chine n’étant pas dupe de ce risque, vous ne vous étonnerez pas qu’elle réduise la voilure concernant sa surexposition aux bons du Trésor américain et qu’elle empile les lingots jaunes jusqu’aux plafonds de ses entrepôts sécurisés.

2- « La technologie monnaie de singe qui consiste à rembourser dans une monnaie dont la valeur réelle (le pouvoir d’achat) s’est considérablement dégradée »

Le niveau élevé d’inflation qui a régné après la Deuxième guerre mondiale a largement permis aux gouvernements occidentaux de désendetter les Etats. Henri Regnault estime que cette arme ne peut pas être dégainée dans la période actuelle où l’enjeu est déjà d’obtenir une inflation positive. Sans compter que l’Histoire regorge d’exemples attestant qu’une fois germée, l’inflation est impossible à maîtriser à court terme et peut très rapidement dégénérer en hyperinflation.

3- « La technologie misérabiliste qui consiste à réclamer un rabais et des délais de paiement. »

Voilà une autre méthode qui a fait ses preuves. Le deal est le suivant : « repentance » contre « indulgence », comme le formule Henri Regnault.

En gros, le gouvernement débiteur promet de devenir plus regardant sur son budget (réduction de la taille de l’Etat) pour obtenir des gouvernements créditeurs une réduction ou un rééchelonnement de sa dette, ce qui revient à un défaut partiel.

En Grèce, cela a donné lieu à l’un de ces soap operas assommants dont on se demande si la diffusion s’arrêtera un jour. Aux dernières nouvelles, nous en sommes à la septième saison.

Henri Regnault estime qu’en cas de forte remontée des taux, un tel scénario pourrait être appliqué au Portugal ou en Espagne mais que le cas italien serait « plus problématique ». Quant au pays « de Jeanne d’Arc, Napoléon et De Gaulle », il est évidemment hors de question qu’il demande l’aumône si son gouvernement se retrouve dans la panade ! En revanche, la quatrième méthode que voilà conviendrait plutôt bien à un pays tel que le nôtre, à en croire l’auteur.

4- « La technologie de la monnaie fondante qui consiste à interdire les billets pour pouvoir imposer des taux négatifs sur tous les dépôts monétaires et rendre ainsi attrayants des placements financiers pourtant pas vraiment très désirables ! »

C’est ici qu’intervient la notion de « djihadisme keynésien », chère à Henri Regnault. Au coeur de cette doctrine, il y a la conviction qu’en imposant des taux négatifs aux épargnants, ces derniers vont « – soit les dépenser (donc soutenir l’activité économique et payer de la TVA) – soit accepter de les investir à un taux moins négatif en bons d’Etats, ou bien de les risquer dans des investissements directs en entreprise ou sur les marchés financiers. »

Toutefois, des petits malins qui ne voudraient pas dépenser plus qu’ils n’ont besoin et encore moins placer leur épargne à taux négatifs pourraient avoir la mauvaise idée de conserver tout ou partie de leurs économies en espèces. Et là – vous me voyez venir -, il faut accélérer le mouvement vers une société sans cash, comme dans les pays scandinaves ou en Inde. La fin des espèces est l’ultime garantie pour que le gouvernement puisse imposer le taux de son choix à l’épargne domestique.

Mentionnons un aspect qui n’est pas évoqué par Henri Regnault : les crypto-devises sont un moyen, encore légal en France, d’échapper à cette contrainte étatique.

Pour le rédacteur de La Crise, « La suppression des billets n’est pour le moment qu’un fantasme de djihadistes keynésiens qui se heurtera à l’inertie des sociétés humaines dont les perceptions monétaires sont ancrées dans l’histoire longue ». Nous verrons bien, mais les choses me semblent évoluer tout de même assez vite à ce sujet. Les moyens de paiement électroniques sont en pleine ébullition et leur usage s’avère très pratique.

Henri Regnault verrait bien en France une combinaison monnaie fondante + spoliation régalienne, méthode dont je vous résume les grands principes ci-dessous.

5- « La technologie régalienne qui consiste à invoquer la continuité de l’Etat et de l’ordre public pour forcer au roulement de la dette. »

Ici encore cher lecteur, vous allez malheureusement vous sentir en terrain connu. Ce qu’il s’agit en fait de « forcer », c’est le « consentement » des épargnants et des investisseurs institutionnels à détenir des titres de dette étatique en les empêchant de les vendre, quelles que soient les pertes qu’ils devront subir. Ciao la liquidité, bienvenue dans ce qu’Henri Regnault appelle le corralito.

Ce terme est le nom familier donné « aux mesures économiques prises en Argentine le 1er décembre 2001, lors de la crise économique, par le ministre de l’économie Domingo Cavallo dans le but de mettre fin à une course à la liquidité et à la fuite des capitaux », explique Wikipédia.

Le mot espagnol corralito – diminutif du corral destiné au bétail – est utilisé en Argentine pour désigner les parcs à bébé.

Devant poursuivre ses activités indispensables (défense, police, justice, distribution de pass culturels et soutiens aux vidéo-clips musicaux – rayez la mention inutile), l’Etat doit parvenir à se procurer de l’argent par un moyen ou par un autre.

Récente illustration des missions essentielles de l’Etat empêchant toute diminution des dépenses publiques

Nyssen

Or si les marchés rechignaient à refinancer sa dette, notre gouvernement n’aurait d’autre choix que d’administrer la gestion de la dette étatique domestique pour mieux revenir sur les marchés. En clair, cela veut dire en particulier blocage des fonds euros des contrats d’assurance-vie. La loi Sapin 2 cadrant « parfaitement avec le corralito« , relève Henri Regnault.

Le rédacteur de La Crise précise en citant Natacha Valla, la directrice adjointe du CEPII, le Centre de recherche français sur l’économie internationale : « si la dette qui est en face des contrats d’assurance-vie perd 50% de sa valeur, il faudra bien que quelqu’un prenne la perte… il faudra que ça s’ajuste d’une façon ou d’une autre« .

La « variable d’ajustement », c’est évidemment le titulaire du contrat ! »

Et si tout cela ne suffit pas à ramener la dette publique à un niveau soutenable ?

Non content de vous avoir réduit au rang de bétail corralisé, l’Etat a également la possibilité de vous massacrer avec la Grosse Bertha de la répression financière. Je fais ici référence à la super-taxe évoquée par le FMI en 2013. Celle-ci pourrait être prélevée en une seule fois à concurrence de 10% du patrimoine net de chaque ménage. A l’époque, une telle taxe aurait permis à la Zone euro de revenir à son niveau d’endettement de 2007, de pré-crise, donc.

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Laurence Havel de l’Institut pour la Justice:Des cadeaux pour les détenus armés-le ou la Ministre-trans-genre-est à la fois un péteux et une pétasse

Des cadeaux pour les détenus armés


L’Institut pour la Justice est une association loi 1901 en faveur d’une Justice plus protectrice des citoyens et plus équitable vis-à-vis des victimes.
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Chers amis,

Je vais probablement vous faire tomber de votre chaise.

Quand vous lirez ce que j’ai découvert, vous n’en reviendrez pas.

Depuis le temps, je pensais avoir tout vu, être blasée. Mais non, il est manifestement possible de descendre toujours plus bas…

De quoi s’agit-il ?

« Cette semaine les détenus du centre pénitentiaire de Baie-Mahault, en Guadeloupe, ont été invités à remettre les armes qu’ils possédaient illégalement. Moyennant quoi, « sous certaines conditions », ils pouvaient se voir attribuer « trente jours supplémentaires de réduction de peine ».

C’était hier dans le journal le Parisien.

L’initiative a déjà permis à 62 détenus de bénéficier de réduction de peine, c’est du jamais-vu !

Donc, pour remercier les détenus d’avoir violé les règles de la prison en se fabriquant des armes, l’administration leur offre l’opportunité de passer moins de temps derrière les barreaux !

En somme, plus vous violez les règlements et moins vous passerez de temps en prison…

Après les remises de peine pour bonne conduite, l’administration pénitentiaire invente les remises de peine pour mauvaise conduite !

Car en effet, dans cette prison, comme dans tant d’autres, il est très facile de façonner des objets dangereux et de les dissimuler. C’est d’ailleurs cette prolifération incontrôlée qui a conduit le Procureur a lancer une telle action.

Il y voit de la “prévention”.

Les syndicats pénitentiaires, eux, voient la chose un peu différemment. Le secrétaire national de l’Ufap-Unsa le dit très bien : « à la rigueur, j’aurais pu comprendre qu’en échange de ces armes, il y ait une forme d’immunité et d’absence de poursuites disciplinaires, mais offrir des remises de peine, c’est un constat que l‘administration a baissé les bras… »

Le message est en effet on ne peut plus clair. L’administration dit aux détenus : “nous avons définitivement renoncé à faire respecter les règlements et la discipline carcérale. Faites comme chez vous.”

Et c’est même encore bien pire que cela.

Dans les années 1950, le gouvernement communiste de la Chine décida de se lancer dans une grande campagne d’éradication des rats, en offrant de l’argent à tous ceux qui lui en apporteraient. Que croyez-vous qu’il arrivât ? Les Chinois se mirent à élever des rats dans le fond de leur jardin ou dans leur appartement afin de toucher les primes.

En France, en 2017, l’administration pénitentiaire offre des réductions de peine aux détenus qui lui apportent des armes. Que croyez-vous qu’il arrivera ?

Dans cette prison de 700 détenus pour 450 places, où les gardiens sont débordés, cette initiative va encourager les détenus à fabriquer des armes en tous genres. Elles deviendront alors une monnaie d’échange avec l’administration pour des réductions de peine.

Et si brusquement l’administration change de politique et cesse de récompenser ceux qui lui apportent des armes, eh bien, elles pourront toujours servir…

Et la prochaine étape, ce sera quoi ? Libérer d’office les détenus qui auront eu le bon goût de ne pas mettre le feu à leur cellule ? Accorder la légion d’honneur à ceux qui se seront abstenus de poignarder un gardien ou un co-détenu ?

Soyons sérieux. Ce renoncement est intolérable. Plutôt que de baisser les bras, il faut d’ailleurs prendre le problème à bras le corps. Armes, téléphones, drogues … on le sait, les prisons sont devenues de lieux de trafics qui dépassent les gardiens et l’administration toute entière.

Une des solutions, que nous proposons depuis des années, est la création de nouvelles places de prison en quantité suffisante. Je sais que l’on vous rebat les oreilles avec cela, mais je vous assure qu’en agrandissant le parc carcéral de la France, on règlerait de nombreux problèmes dans nos prisons, qui sont aujourd’hui tabous.

Interrogé en fin de semaine par le Figaro, Me Guillaume Jeanson, le porte-parole de notre association est sans ambiguïté : « Non la création de ces 15.000 places de prison n’est pas un caprice sécuritaire. Elle est la condition indispensable pour que les peines de prison prononcées soient effectivement et rapidement exécutées. Elle est aussi la condition indispensable pour qu’elles le soient dans des conditions humaines dignes de notre démocratie et de nature à permettre de faire du temps de détention un temps utile, pour les détenus, les victimes et la société. »

Malheureusement, nous apprenons que la promesse de campagne du Président de la République de créer 15 000 places de prison ne sera pas réalisée dans le quinquennat.

Non, finalement cela prendra deux quinquennats. Au moins.
A supposer que cette nouvelle promesse qui annule la précédente soit tenue…

Vous me direz, « oui mais Laurence, les promesses n’engagent que ceux qui y croient … ».

Certes. Je le sais bien. Mais malgré tout je ne me résigne pas.

Je ne désespère pas qu’un jour un gouvernement ait enfin le courage ou l’ambition de faire quelque chose pour nos prisons. Et à l’IPJ nous continuerons à nous battre inlassablement pour essayer de faire entendre raison à nos gouvernants. Pour faire entendre la voix des victimes, et la voix du bon sens.

Mais en attendant, voir des “solutions” de fortune comme celle de la prison de Baie-Mahault pour essayer de contrôler le trafic d’armes me rend très amère.

Car finalement, est-il encore utile de préciser que la justice a besoin au plus vite des places de prison qui lui manquent … et non dans vingt ans ?

Il y va de la sécurité des Français.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

Ps : Si vous ne l’avez pas lu ce week-end, voici la tribune de Me Guillaume Jeanson sur les places de prison, tout y est dit !
premium.lefigaro.fr/vox/societe/2017/11/24/31003-20171124ARTFIG00251-construction-de-places-de-prison-un-enjeu-majeur-de-la-presidence-macron.php

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The Economic Collapse:How A North Korean Electromagnetic Pulse Attack Could Kill Millions And Turn America Into A Post-Apocalyptic Wasteland

How A North Korean Electromagnetic Pulse Attack Could Kill Millions And Turn America Into A Post-Apocalyptic Wasteland

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How A North Korean Electromagnetic Pulse Attack Could Kill Millions And Turn America Into A Post-Apocalyptic Wasteland


How A North Korean Electromagnetic Pulse Attack Could Kill Millions And Turn America Into A Post-Apocalyptic Wasteland

Posted: 28 Nov 2017 07:14 PM PST

This is why North Korea’s test of an intercontinental ballistic missile is so important.  North Korea had test fired a total of 22 missiles so far this year, but this latest one showed that nobody on the globe is out of their reach.  In fact, General Mattis is now admitting that “North Korea can basically threaten everywhere in the world”, and that includes the entire continental United States.  In addition to hitting individual cities with nukes, there is also the possibility that someday North Korea could try to take down the entire country with an EMP attack.  If the North Koreans detonated a single nuclear warhead several hundred miles above the center of the country, it would destroy the power grid and fry electronics from coast to coast.

I would like you to think about what that would mean for a few moments.  Suddenly there would be no power at home, at work or at school.  Since nearly all of our vehicles rely on computerized systems, you wouldn’t be able to go anywhere and nobody would be able to get to you.  And you wouldn’t be able to contact anyone because all phones would be dead.  Basically, pretty much everything electronic would be dead.  I am talking about computers, televisions, GPS devices, ATMs, heating and cooling systems, refrigerators, credit card readers, gas pumps, cash registers, hospital equipment, traffic lights, etc.

For the first couple of days life would continue somewhat normally, but then people would soon start to realize that the power isn’t coming back on and panic would begin to erupt.

The intercontinental ballistic missile that North Korea just launched traveled almost 1,000 kilometers and reached a maximum altitude of 4,500 kilometers.  We have been told for decades that this would never be allowed to happen, but now it has happened

This is concerning for one big reason: according to General Mattis, the North Korean ICBM “went higher, frankly, than any previous” and “North Korea can basically threaten everywhere in the world.” This was confirmed by North Korea missile analyst, Shea Cotton, who cited Allthingsnuclear author David Wright, and who told the BBC that the initial estimates of the ICBM test mean that North Korea can now reach New York and Washington DC.

If we had been working hard to develop our anti-missile technology all these years, this wouldn’t be a problem.

But at this point we are way behind the Russians in this regard, and there is a very real possibility that a missile launched by the North Koreans could make it through the very limited anti-missile defenses that we do have.

Once upon a time, discussions about a North Korean EMP threat were mostly hypothetical, but now that has completely changed.  North Korea has clearly demonstrated that they are able to deliver such an attack, and last September Kim Jong Un publicly admitted that North Korea intended to develop this capability

But most reporters missed a key threat that appeared at the bottom of Kim’s public statement, when he bragged that North Korea had harnessed “a multi-functional thermonuclear nuke with great destructive power which can be detonated at high altitudes for super-powerful EMP (electromagnetic pulse) attack according to strategic goals.”

So now we know. Launching an electromagnetic pulse attacks against its enemies is one of North Korea’s strategic goals. And for North Korea, the United States is the top enemy.

And like I said earlier, all it would take would be a single well placed nuclear detonation to fry electronics from coast to coast.  The following comes from the Daily Mail

Theoretically, a sufficiently powerful bomb detonated at an altitude of 249 miles would wipe out all electronics in the US, save the southernmost top of Florida and the easternmost states – as well as affecting Canada and Mexico.

Without power, nothing would get distributed.  That means that very rapidly there would be no food, no water and no medicine available in your community.  An article posted by Fox News this week used the term “post-apocalyptic” to describe what we would be facing…

It all starts to sound very post-apocalyptic when you realize this means no lights or other electric-powered devices in homes and businesses, no water filtration, no regional food hubs, no transportation grid – none of the things we take for granted in modern civilization.

Like I stated earlier, things would be relatively fine for a few days, but then once everyone realizes that the power isn’t coming back on there would be chaos on a scale unlike anything we have ever seen before.  The following comes from an article by Mac Slavo

The first 24 – 48 hours after such an occurrence will lead to confusion among the general population as traditional news acquisition sources like television, radio and cell phone networks will be non-functional.

Within a matter of days, once people realize the power might not be coming back on and grocery store shelves start emptying, the entire system will begin to delve into chaos.

Within 30 days a mass die off will have begun as food supplies dwindle, looters and gangs turn to violent extremes, medicine can’t be restocked and water pump stations fail.

So what kind of a “mass die off” would we be talking about?

Well, some of the top experts in the field believe that “up to 90 percent of all Americans” could end up dead if the power outage lasted long enough…

William Graham, chairman of the former EMP commission and its former chief of staff, Peter Vincent Pry, warned the hearing that such an attack could “shut down the US electric power grid for an indefinite period, leading to the death within a year of up to 90 percent of all Americans.

Others believe that the figure would be lower, but pretty much everyone agrees that the death toll would be in the millions.

This is one of our greatest strategic vulnerabilities, and our power grid could be hardened against an EMP attack for just a few billion dollars.  This is something that I am pushing very hard for, but right now it is just not a priority for our leaders in Washington.

In fact, they have actually pulled funding from the commission that was looking into the EMP threat…

On Sept. 30, the Congressional Commission to Assess the Threat of Electromagnetic Pulse to the United States of America shut its doors after a failure to secure funding from Congress.

Sometimes I find it difficult to come up with the words to describe how incredibly foolish Congress is being.

An EMP attack is a greater threat than ever before, and yet Congress didn’t even want to come up with a little bit of funding for the commission that was working on a plan to protect us.

This is yet another example that shows that we need new leadership on Capitol Hill, because right now the people that we have “representing” us in Washington seem to be completely and utterly clueless about almost everything.

Michael Snyder is a Republican candidate for Congress in Idaho’s First Congressional District, and you can learn how you can get involved in the campaign on his official website. His new book entitled “Living A Life That Really Matters” is available in paperback and for the Kindle on Amazon.com.

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La réalité en face:INVASION MIGRATOIRE 5EME COLONNE RACISME ANTIFRANCAIS DROIT DU SOL – CANTONA mis en examen-« Les oères ont mangé des fruits verts et les enfants ont les dents agacés »-« Jouissez sans entraves et violez-vous les uns les autres » (+400% de viols depuis 1968)

La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c’est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c’est le Politiquement Correct qui l’empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est « Non Idéologiquement Conforme », la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media. Je veux partager avec vous mes connaissances et mon point de vue sur les sujets qui m’intéressent et pour lesquels j’ai acquis une certaine expertise. Ce blog est plus qu’un « blog politique », en effet il y sera aussi question de religion, de foi, de théologie, de Philosophie,etc.. Car une « autre réalité » est aussi occultée, niée, moquée, discréditée, c’est la « réalité de l’Invisible »! Celle de « l’Homme Vivant et Souffrant », mais aussi celle de l’Homme Intérieur dans sa relation à Dieu, à la Beauté, etc…Chaque « article » est en réalité un dossier. Alors ouvrez les articles! Ne vous contentez pas du titre, vous y trouverez des liens précieux…contenant d’autres liens…Bonne exploration !

INVASION MIGRATOIRE 5EME COLONNE RACISME ANTIFRANCAIS DROIT DU SOL – CANTONA mis en examen

Publié par Michael Jeaubelaux sur 29 Novembre 2017, 10:22am

“DESCHAMPS, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique”.

C’est ce que CANTONA a osé déclaré suite aux non sélection de BENZEMA et NASRI en pleine affaire de la sextape de VALBUENA. 

Aimé JACQUET (encore un nom « trop français ») s’était passé de CANTONA pour faire de l’Equipe de France, la Championne du Monde de Football en 1998!

Comme quoi on peut devenir Champion en se passant des joueurs de la même trempe que CANTONA, BENZEMA, NASRI,… (depuis qu’ils ne portent plus le maillot tricolore et ne crachent plus sur La Marseillaise, l’équipe de France de Foot a retrouvé le coeur du Public et le Stade de France est couvert de « Bleu-blanc-rouge »!)… et DESCHAMPS a amené l’Equipe de France en finale de l’EURO!

CANTONA fait partie de ses fils d’étrangers, devenus français par « droit du sol » et qui n’hésitent pas à cracher aujourd’hui sur le pays et les français « trop français » qui les ont accueuilli!

L’épisode CANTONA, comme les précédents de BENZEMA et NASRI sont autant d’arguments pour revenir au « Droit du sang » car il est de plus en plus insupportable de compter parmi les français des « usurpateurs », devenus colonisateurs et qui crachent sur leurs hôtes ou ceux de leurs parents, quand ils ne les égorgent pas!

(Source Valeurs Actuelles) « Racisme anti-français. L’ancien footballeur Eric Cantona a été mis en examen pour diffamation envers Didier Deschamps, a révélé Europe 1. Il avait notamment reproché au sélectionneur des Bleus sont patronyme trop français. » 

Depuis son arrivée à la tête de l’équipe de France, l’un des choix forts de Didier Deschamps a été d’écarter du groupe l’attaquant du Real Madrid Karim Benzema. Le joueur, d’abord mis en cause dans l’affaire du chantage à la sextape contre son partenaire Mathieu Valbuena, ne fait désormais plus partie des plans de l’ancien champion du monde, barré qu’il est par des joueurs talentueux comme Antoine Griezmann ou Kylian M’Bappé.

Mais ce choix ne passe pas pour certains observateurs. C’est par exemple le cas d’Eric Cantona, qui avait en mai 2016 critiqué Deschamps en lui faisant un scandaleux procès en racisme. 

“Une chose est sûre, Benzema et Ben Arfa sont deux des meilleurs joueurs français et ne seront pas à l’Euro. Et pour sûr, Benzema et Ben Arfa ont des origines nord-africaines. Donc le débat est ouvert”avait-il dit. 

Et d’ajouter un procès pour le coup ouvertement anti-français : 

“Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique”. 

Selon Europe 1, l’ancien joueur de Manchester United a été mis en examen pour diffamation en raison de ces propos. Il s’est présenté lui-même ce matin au palais de justice de Paris. Didier Deschamps était absent. 

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