Vers où va-t-on ? :L’accord énergétique iranien avec la Russie a tué quatre oiseaux avec une seule pierre Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? Est-ce une mauvaise idée d’avoir moins d’enfants ?

Vers où va-t-on ?


L’accord énergétique iranien avec la Russie a tué quatre oiseaux avec une seule pierre

Posted: 18 Nov 2017 06:29 AM PST

Article original de Andrew Korybko , publié le 4 novembre 2017 sur le site Oriental Review
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

L’accord énergétique gigantesque de 30 milliards de dollars entre la Russie et l’Iran a simultanément atteint quatre objectifs essentiels aux grands objectifs stratégiques derrière le « Pivot vers l’Oumma » de Moscou.

Trilateral meeting of Vladimir Putin, President of Iran Hassan Rouhani and President of Azerbaijan Ilham Aliyev.Rencontre trilatérale entre Vladimir Poutine, le président iranien Hassan Rouhani et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev à Téhéran, le 1er novembre 2017 (PHOTO: KREMLIN.RU)

Le PDG de Rosneft, Igor Sechin, a annoncé que sa société avait signé une feuille de route pour investir 30 milliards de dollars dans le secteur iranien de l’énergie suite à la visite en République islamique du président Poutine pour entamer des pourparlers tripartites avec l’Azerbaïdjan. Ce coup de maître de la diplomatie énergétique n’aurait pas été possible sans Trump, qui aura éloigné les investisseurs occidentaux de l’Iran et poussé le pays à se rapprocher de la Russie. Cela a complètement inversé la dynamique prévue par l’administration Obama qui cherchait à réorienter l’Iran dans la direction opposée à travers les multiples concessions offertes à travers l’accord nucléaire de l’été 2015. Les « progressistes » de la politique étrangère de la Russie font des progrès rapides dans la réalisation de leur grand objectif stratégique du XXIe siècle : positionner Moscou comme la force d’équilibre suprême du supercontinent eurasien, accélérant ainsi la transition mondiale vers un ordre mondial multipolaire.


Afin d’apprécier à quel point le mouvement géostratégique que Moscou a accompli cette semaine est particulièrement significatif, il ne faut pas aller plus loin que les quatre objectifs qui ont été immédiatement avancés dans la feuille de route énergétique russo-iranienne.

Dévoilement d’un pipeline trans-azéri

La Russie a l’intention de construire un oléoduc trans-azéri vers l’Iran, qui renforcera non seulement les relations bilatérales russo-iraniennes et leur expansion trilatérale avec l’Azerbaïdjan, mais démontrera également le succès du récent rapprochement russo-azéri de l’année dernière. Moscou considère Bakou comme un pays intégrationniste dans le sens où il facilite l’objectif transcontinental de la Russie et de la Chine de réunir les masses continentales, tandis que l’Arménie, un allié traditionnel de la Russie, est perçue comme un pays pro-occidental avec une politique d’obstruction, et devenue soudainement un partenaire égaré.

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Cela ne devrait pas être interprété comme une coïncidence si cette nouvelle étape énergétique dans les relations russo-azerbaïdjanaises a eu lieu quelques semaines avant la signature prévue du « nouvel accord global et renforcé » de l’Arménie avec l’UE. La dichotomie de l’Azerbaïdjan se rapprochant de la Russie au moment même où l’Arménie dérive vers l’Occident devrait avoir de sérieuses implications pour le processus de paix au Nagorni-Karabakh car cela suggère que Moscou pourrait soutenir plus fermement la solution avancée par Bakou dans ce conflit. Cette solution suivrait le droit international alors que l’Occident (fortement influencé par le puissant lobby arménien basé aux États-Unis) pourrait soutenir l’occupation continue de la région par Erevan.

Démarrage du flux sud-asiatique

L’autre résultat important de ce sommet trilatéral est que la Russie a également annoncé qu’elle avait l’intention de construire un oléoduc entre l’Iran, le Pakistan et l’Inde, ce qui pourrait signifier, et l’auteur en a récemment parlé,  que la Russie a réussi à réduire le soutien de l’Inde au terrorisme Baloutche contre le Pakistan en raison du nouvel intérêt personnel de New Delhi à la stabilité de cette région transnationale, à cause du “courant sud-asiatique”. S’elle réussit avec cette stratégie, Moscou pourrait prouver qu’elle est en effet la seule force d’équilibre capable de maintenir la stabilité dans la région pivot du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud, en raison de l’influence que la Russie peut encore exercer en «  modérant» le pivot pro-occidental que l’Inde a engagé ces dernières années.

Neutraliser l’Iran en tant que concurrent européen

Conformément à la stratégie, mentionnée ci-dessus, de l’administration Obama pour faire entrer doucement l’Iran et son gouvernement « modéré » dans le giron occidental, une grande partie de la vision avait à voir avec l’utilisation des investissements occidentaux pour finalement transformer le pays en un formidable concurrent de la Russie sur le marché européen. Tout ce plan a été neutralisé à cause de l’agression de Trump contre la République islamique et la “mission de sauvetage” des investissements énergétiques russes maintenant engagés pour “sauver” l’économie du harcèlement anti-iranien de ses partenaires occidentaux (en dépit du déni public du président). Ce harcèlement semble prendre la forme de sanctions sectorielles imminentes contre ses ressources. Dans ces circonstances, qui mettent en mouvement des stratégies reformatées depuis des années par toutes les parties, il est pratiquement impossible que les États-Unis puissent “orienter” l’Iran dans la direction voulue pour en faire un concurrent sérieux de la position de la Russie sur le marché européen.

Rassurer Téhéran sur le rapprochement russo-saoudien

Enfin, l’Iran avait toutes les raisons d’être préoccupé par le rapprochement russo-saoudien si ses décideurs le considéraient sous un angle néo-réaliste “à somme nulle”, même si l’intention de Moscou était de forger une solution gagnant-gagnant conservant la paix d’État à État au Moyen-Orient. Mais toutes ces craintes ont été apaisées après l’annonce des plans d’investissement énergétique de 30 milliards de dollars de Rosneft en République islamique. Téhéran peut maintenant être assuré que Moscou ne « se vend » pas aux Saoudiens, mais tente en réalité de trouver un équilibre dans les relations interétatiques complexes du Moyen-Orient, d’où le succès de la visite du président Poutine en Iran pour prouver le succès du “Pivot de l’Oumma” de la Russie, qui se profile.

Andrew Korybko

Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

Posted: 18 Nov 2017 03:26 AM PST

Article original de James Howard Kunstler, publié le 6 novembre 2017 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

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Monsieur Tout-le-monde, son oncle et l’oncle de la mère de son oncle croient que les marchés boursiers vont atteindre de nouveaux records cette semaine, et probablement parce que c’est le moment de l’année pour grossir, tout comme les dindes de Thanksgiving – avant leur abattage en masse.

Le nouveau président de la Réserve fédérale nommé par le président Trump, Jerome « Jay » Powell, « un type à faible taux d’intérêt », a été choisi parce qu’il est un clone de Janet Yellen moins les testicules, le plus insignifiant des suivistes de la Fed, avec toute une vie de garçon de courses dans les fourrés des avocats financiers comme un petit rongeur animé embrassant les troncs de tous les arbustes vivants pour le compte des firmes spécialisées en dépouillement d’actifs que sont les private equity (huit ans avec le groupe Carlyle, une pierre angulaire de l’État profond), tout à sa vie  d’insecte dans la riche litière de feuilles sous ses petites pattes très occupées.

La contribution de Powell au discours de la finance a été son affirmation célèbre que le manque d’inflation était « un peu mystérieux ». Oh oui, en effet, une énigme enveloppée dans un mystère tombé dans un doggie bag avec un sandwich au pastrami. Sauf si vous considérez que tout « l’argent » pompé par la Fed et les autres banques centrales du monde passe par un tuyau vers seulement deux destinations : les marchés obligataires et boursiers, où cet « argent » gonfle à l’air chaud des bulles gigantesques comme des zeppelins et n’ayant aucun rapport avec les économies réelles où les vrais gens doivent fabriquer des vraies choses et les échanger.

Powell aurait pu aller un peu plus loin et déclarer que la finance contemporaine elle-même était « mystérieuse », car elle a été conçue délibérément par l’équivalent de magiciens de scène qui inventent des ruses, des tromperies et des supercheries toujours plus stupéfiantes alors qu’ils se gavent des revenus que leurs tours de magie génèrent. On dit vulgairement que « les riches s’enrichissent ». Le hic, c’est qu’ils s’enrichissent d’un simple flux d’air et qu’il y a une périlleuse distance entre l’air dans lequel ils sont suspendus et le sol dur dessous.

Powell a noté que l’économie se développe vigoureusement et que le chômage est surnaturellement bas. À l’instar de ses collègues et des vérificateurs de la communauté des services bancaires d’investissement, il se contente de faire prospérer cette merde. Comme feu Joseph Goebbels avait l’habitude de le dire pour décrire sa technique de désinformation, si vous devez mentir, assurez-vous que c’est un gros mensonge.

L’économie ne grandit pas et ne peut pas grandir. L’économie n’est plus que le mort-vivant de quelque chose qui existait auparavant, une économie industrielle qui s’est convulsée puis est morte, et qui est revenue d’entre les morts comme une goule moisie se nourrissant de ses souvenirs fantomatiques. Les actions grimpent parce que les faibles taux d’intérêt, sans précédent, établis par la Fed permettent aux chefs d’entreprise de « faire du leverage » sur leurs obligations émettrices (emprunter de l’argent aux… « investisseurs ») et ensuite utiliser l’argent emprunté pour racheter leurs propres actions pour augmenter la valeur de l’action, afin qu’ils puissent justifier auprès de leurs conseils d’administration dans leurs entreprises l’augmentation de leurs salaires et bonus – sur la base du fantôme de l’idée que des cours plus élevés représentent la création de plus de choses réelles (transpalettes, bâtons de pepperoni, plateformes de forage pétrolier).

L’économie se contracte actuellement parce que nous ne pouvons pas nous permettre l’énergie nécessaire pour faire ce que nous faisions – la plupart du temps simplement circuler – et le chômage n’est pas historiquement bas, il est simplement mal représenté en n’incluant pas les dizaines de millions de personnes ayant quitté le marché du travail. Et une méchanceté épique combinée à de la lâcheté pousse les vieilles entreprises de presse à détourner le regard et à concocter des « narratives » sur cette merveilleuse époque. Si l’un des journalistes du New York Times et du Wall Street Journal comprend vraiment la portée réelle de ces « mystères » de la finance, il a peur de le dire. Les entreprises pour lesquelles ils travaillent sont en train de mourir, comme beaucoup d’autres entreprises dans le domaine non financier de cette fausse économie, et ils ne veulent pas perdre leur salaire jusqu’à ce que les lumières s’éteignent enfin.

La « narrative » est de plus en plus affirmée avant que sa fausseté ne soit prouvée par la tournure des événements, et il y a énormément d’événements là dehors qui attendent de surgir, comme des débutantes habillées pour un bal d’hiver. Le plafond de la dette… La Corée du Nord… Mueller… HillaryGate… Les caisses de retraite de l’État… Tout le monde s’accorde à dire que les États-Unis sont entrés dans un espace permanent de prospérité exquise, signe certain de leur implosion imminente. Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

James Howard Kunstler

Est-ce une mauvaise idée d’avoir moins d’enfants ?

Posted: 18 Nov 2017 03:15 AM PST

Article original de Ugo Bardi, publié le 14 septembre 2017 sur le site CassandraLegacy
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Jorgen Randers à l’Université d’été du Club de Rome à Florence en Septembre 2017

L’Université d’été du Club de Rome a donné lieu a un débat intéressant lorsqu’un jeune participant a demandé à prendre la parole et à parler de ce que lui et son groupe voyaient comme un problème : la tendance actuelle à avoir moins d’enfants. Il a montré des données sur la répartition déséquilibrée par âge qui en résulte, avec trop de personnes âgées qui se révèlent être un fardeau pour la société. Et il a déclaré qu’avoir une répartition si déséquilibrée pourrait être une catastrophe dans le cas d’un ralentissement économique ou même d’un effondrement.

 

Jorgen Randers a donné une réponse forte à cette présentation. Je la rapporte de mémoire, mais je pense que je suis fidèle à l’essentiel.

Randers a dit quelque chose comme ceci :

« Jeune homme, vous avez fait une très mauvaise présentation. Je pense que c’était vraiment horrible et que vous devriez cesser de la présenter. Vous voyez, le problème que vous présentez est un problème totalement faux. Il vient du fait que, par le passé, dans la plupart des sociétés occidentales, des accords ont été établis pour que les familles fournissent des enfants, alors que l’État soutiendrait les personnes âgées. Maintenant, bien sûr, avec plus de personnes âgées, l’État doit payer plus. Mais nous oublions qu’ayant moins d’enfants le fardeau pour les familles – et pour la société – est plus réduit.

Donc, il existe une solution simple à ce que vous voyez comme un problème : relever l’âge de la retraite. C’est ce que mon pays, la Norvège, a fait. Ils laissent aux citoyens le choix de prendre leur retraite, mais ils ne donnent des conditions favorables qu’à ceux qui se retirent plus tard. Et la plupart des citoyens décident de prendre leur retraite à un âge tardif. Regardez moi : j’ai 72 ans, je travaille encore et je pense que je continuerai à travailler jusqu’à l’âge de 85 ans avant de me retirer. Mais je continue de travailler et je ne vis pas d’une pension, alors je ne suis pas un fardeau pour la société. Et je prends toujours soin de ma mère de 99 ans, qui n’est pas un fardeau pour les jeunes générations. Donc, le problème que vous posez est principalement notre propre création et il paraît insignifiant par rapport au problème beaucoup plus important et difficile de la surpopulation. Nous devons prendre en compte qu’il existe des limites à la croissance et que si nous voulons résoudre le problème de la surpopulation, nous devons avoir moins d’enfants. »

Cette histoire est intéressante pour diverses raisons. Peut-être que Randers était trop sévère pour le jeune militant, qui ne disait pas que nous devrions continuer à avoir beaucoup d’enfants. Mais il est remarquable de voir que la question de la population est émotionnellement chargée. Pour certaines personnes, tout effort visant à réduire le fardeau de la population humaine sur l’écosystème équivaut à peine moins qu’un sacrilège. Une insulte au droit humain de dominer tout ce qui n’est pas humain.

Sur les raisons de cette attitude, je ne peux pas en dire grand chose, si ce n’est que cela semble plutôt commun. J’ai été surpris de la voir apparaître lors d’une réunion consacrée à la durabilité et, sûrement, elle doit être encore plus commune à l’extérieur du monde des personnes concernées par ce sujet. Comme autre exemple de cette attitude humano-centrée, je pense qu’il est approprié de reproduire ici une publication datant de l’année dernière sur « Cassandra Legacy ».


Par Ugo Bardi − le 18 juin 2016 − Source Cassandra Legacy

 Si la Suisse avait un désert du Sahara, ce serait une petite Afrique. Est-ce que le monde a vraiment un « problème de surpopulation » ?

Faire face à des problèmes tels que l’épuisement du pétrole et le changement climatique est déjà chargé sur le plan politique et émotionnel, mais, du moins, ce sont des problèmes physiques que nous pouvons examiner en utilisant la méthode scientifique. Mais la surpopulation ? C’est la recette parfaite pour une querelle politisée instantanée.

Le film Population Boom de Werner Boote est un bon exemple de la façon dont la question de la population peut devenir émotionnelle. Il commence presque immédiatement par un ciblage du Révérend Malthus, accusé d’avoir « prédit une catastrophe pour 1860 » (quelque chose que le pauvre Malthus n’a jamais dit). Ensuite, il continue une heure et demie dans sa tentative de démontrer qu’il n’y a pas vraiment un « problème de surpopulation ». La thèse du film est plutôt que le monde est mené par une conspiration d’élites des pays riches qui tentent d’empêcher les gens des pays pauvres d’avoir autant d’enfants qu’ils le veulent pour qu’ils puissent aussi devenir riches et défier la domination mondiale des élites actuelles.

Si nous acceptons l’idée que toutes les opinions sont légitimes, alors aussi celle-ci devrait l’être – même si elle est probablement un peu trop extrême pour la plupart d’entre nous. Le problème est que la façon dont le film tente de démontrer sa thèse oscille entre l’ennui et la folie, sans jamais fournir d’argument sérieux. Principalement, nous voyons le cinéaste, M. Werner Boote, se promener en portant son parapluie dans des endroits où il ne semble jamais pleuvoir. Dans ses divagations, M. Boote s’entretient avec des gens qui, franchement, ne semblent pas avoir la moindre idée au sujet de la surpopulation, à part la considérer comme une invention d’élites occidentales mal intentionnées (et il en va de même pour le réchauffement climatique, défini explicitement comme tel dans l’une des ces entrevues).

La plupart des arguments présentés dans ces entretiens sont si stupides qu’ils ne valent même pas la peine d’être déconstruits. À titre d’exemple, dans une scène, nous voyons M. Boote (pour une fois sans son parapluie) en train de discuter avec un homme qui lui dit que l’Afrique n’est pas surpeuplée car elle ne compte que 40 habitants par kilomètre carré par rapport aux 170 de l’Europe. Ensuite, l’homme mène Boote quelque part au sommet d’une colline et il lui montre un paysage vide, en disant : « Est-ce que tu vois ? L’Afrique n’est pas surpeuplée ! »

Maintenant, il existe plusieurs problèmes ici. Tout d’abord, les chiffres sont faux, du moins en partie. La donnée de la densité de population en Afrique semble être correcte, mais la densité de la population en Europe est de 105 habitants par kilomètre carré, pas 170. Peut-être l’informateur de M. Boote a-t-il pensé à l’Europe de l’Ouest, mais si vous considérez cela comme l’Union européenne, alors la densité de population n’est encore que de 116. Ensuite, on serait tenté de rappeler à l’informateur de M. Boote que l’Europe n’a pas de désert comme celui du Sahara ; pour ne rien dire du désert du Kalahari et d’autres régions inadaptées à l’occupation humaine en Afrique. Ainsi, il oublie volontiers qu’un pays africain comme le Nigeria a environ la même densité de population que la Suisse (près de 200 personnes par km carré), pour ne rien dire du Rwanda, qui compte 460 personnes par km carré (plus de deux fois celle de la Suisse). Enfin, on pourrait montrer à M. Boote et à son informateur la vallée de Yosemite ou la vallée de la mort et ensuite leur dire : « Vous voyez ? Presque personne ne vit en Californie ! ».

Je pourrais continuer, mais je pense que c’est suffisant pour ce film. Permettez-moi simplement d’ajouter que si vous pensez que les pauvres ne polluent pas l’écosystème, vous feriez bien de lire cette publication par Jacopo Simonetta.

Ugo Bardi

Note du traducteur

Cet article fait partie d’une série de conférence faites à l’Université d’été du Club de Rome dont fait  parti Ugo Bardi. Dans la liste des membres, seul émerge Joseph Stiglitz comme personnalité connue. À priori aucun Français n’en fait partie comme membre actif. En lisant les biographies des autre membres, on retrouve l’ONU, des ONGs, des universités, bref des gens intégrés à la globalisation. Alors déni plausible pour une gouvernance mondiale (un nouvel ordre…) ou organisation altruiste tirant courageusement la sonnette d’alarme ? Il est cependant étonnant qu’en suivant les publications d’Ugo depuis trois ans, ce soit la première fois qu’il exprime un lien explicite avec ses activités au Club de Rome. À suivre donc.

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