Conseil esperance du roi:Le chancre afghan de Paris.

Le chancre afghan de Paris.

par conseilesperanceduroi

Vous connaissiez le quartier Barbès, à Paris, et ses communautés maghrébines et africaines si colorées et odorantes. Peut-être même que certains d’entre vous y ont fait des visites organisées puisque cette recherche de l’exotisme le plus torride donne lieu désormais à une authentique et lucrative activité touristique.
Mais connaissiez-vous le Jardin Villemin, dans le Xème arrondissement de Paris, à deux pas des gares de l’Est et du Nord ? Depuis 2002, entre deux évacuations, c’est la zone de ralliement des Afghans de la capitale.

Le Jardin Villemin…avant

Pour les Afghans qui arrivent clandestinement à Paris, le quartier des Récollets, derrière la gare de l’Est et son épicentre, le Jardin Villemin, est devenue leur zone de ralliement.  » C’est l’adresse que tes amis te donnent quand tu arrives en France « , précise Latif. Pour lui comme pour Parwan, Abbas ou Assan, qui partagent le même morceau de carton sur la pelouse, la géographie parisienne de l’immigration passe par La Chapelle, La Villette avant de faire escale dans ce coin du Xème arrondissement.

 » Ici, on est 150 la nuit, plus le jour « , estime-t-il, en phase avec le comptage de la Mairie de Paris. Par petits groupes de deux, trois ou plus, ils sont allongés ou assis dans l’herbe, guettant la moindre bribe d’air frais sous les frondaisons, comme les habitants du quartier. Pour un peu, on les confondrait avec des locaux… Sauf que les Bobos parisiens finissent par sortir leur pique-nique, ou partager une bouteille de rosé dans des verres à pied, quand Assan, Latif et les autres attendent la distribution caritative de 21  heures.

Rares sont les Afghans de France qui ne sont pas passés par ce  » Petit Kaboul  » (l’expression en dit long sur le cosmopolitisme qui règne désormais dans notre pays) dont se souvient Abbas, un réfugié venu voir, mardi 18  juillet,  » des gens du pays « . Une façon de soigner son mal des montagnes.  » Quand je suis arrivé en  2013, on était bien plus nombreux. J’ai souffert du froid ici, chaque fois que je reviens, j’y repense. Pour moi, c’est du passé, mais j’aime venir voir de quoi mes amis ont besoin « , confie l’immigré, qui vit à La  Courneuve et travaille…au noir dans le bâtiment.  » Ça va pour moi, la galère est finie  » ! (même si l’administration des impôts ne voit pas la couleur de ses cotisations sociales).

Depuis 2003 et l’augmentation de l’exode afghan, le lieu est ballotté entre jours tranquilles et coups de chaud. Entendez par là les innombrables règlements de compte, les trafics en tout genre et même les conflits armés avec d’autres communautés, en particulier les Pakistanais. Résultat, de plus en plus de riverains (même parmi les plus enclins à l’accueil) se plaignent de cette présence envahissante, bruyante, malodorante et…violente.

Le Jardin Villemin…depuis

Et encore…

En  2011, après qu’un jeune Afghan y a été poignardé, il leur est resté fermé un moment. En  2009 déjà, les exilés y avaient été interdits, comme lors de l’été 2008, où la police avait délogé tout le monde à coups de gaz antiémeute.

Mais les évacuations répétitives de campements illégaux autour du métro La Chapelle, à deux pas,  et surtout les arrivées incessantes de migrants venant d’Italie, par Vintimille et la vallée de la Roya, recommencent à créer un climat de grande instabilité ethnique avec ses rixes de plus en plus fréquentes qui ne manquent pas de leur rappeler l’heureuse ambiance du pays !…

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