Le Salon beige: Alors qu’ils fuient leur pays pour venir se réfugier en Europe, nos enfants, du même âge, se battent et meurent pour eux-et varia

Le Sal

C’est arrivé un 13 juillet …
L’ancien directeur de la publication du Midi Libre condamné
Alors qu’ils fuient leur pays pour venir se réfugier en Europe, nos enfants, du même âge, se battent et meurent pour eux
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C’est arrivé un 13 juillet …

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 13 juillet 526 : désignation du pape saint Félix IV

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier a martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans. Le roi meurt le mois suivant cette désignation.

le 13 juillet 574 : mort du pape Jean III.
le 13 juillet 923 : Raoul, duc de Bourgogne est sacré Roi des Francs à l’abbaye Saint-Médard de Soissons.

Voir la chronique du 15 janvier.

le 13 juillet 939 : mort du pape Léon VII.
le 13 juillet 1380 : mort de Bertrand du Guesclin Connétable de France.

Bertrand Du Guesclin meurt d’une maladie au cours du siège de Châteauneuf-de-Randon.

Ayant entendu dire que le Connétable de France s’apprête à rendre l’âme, le capitaine Anglais de la place de Châteauneuf vient lui-même lui remettre les clés de la ville.

Profondément affecté par la mort de son Connétable, le Roi Charles V lui accorde l’insigne honneur d’être enseveli en la Basilique des Rois de France à Saint-Denis ; honneur partagé dans l’histoire avec Arnault Guilhem de Barbazan et le Maréchal de Turenne.

Il participe à de nombreuses batailles : guerre de Cent Ans, guerre de Succession de Bretagne, première guerre civile de Castille, etc. au service de la Navarre et de la France.

Né en 1320 à La Motte-Broons, en Bretagne, fils de Robert II du Guesclin, vassal du Duc de Bretagne, Bertrand du Guesclin a pour devise : « Le courage donne ce que la beauté refuse ». Elle s’explique par sa laideur, qui lui vaut le surnom de «Dogue Noir de Brocéliande». Dans la Guerre de Succession de Bretagne, Bertrand du Guesclin prend fait et cause pour le camp français contre le parti breton pro-Anglais de Jean de Montfort. Il sert donc d’abord Charles de Blois, cousin du Roi de France, prétendant à la couronne du Duché de Bretagne.

Il soutient le siège de Rennes en 1357. L’un de ses faits d’armes les plus célèbres est la prise de la forteresse du Grand-Fougeray, non loin de Rennes après y avoir pénétré avec plusieurs compagnons déguisés en bûcherons. Efficace et novateur, du Guesclin utilise de nouvelles techniques de combat rompant avec la guerre chevaleresque : pratique la guérilla, coups de mains, embuscades et sièges de forteresses. Le « Dogue Noir de Brocéliande » interdit tout pillage et violence contre les non-combattants, tout en s’assurant que ses hommes soient bien rétribués après les combats.

En 1364, il bat les Anglo-Navarrais à Cocherel ; puis est fait prisonnier à la bataille d’Auray la même année ; une fois libéré par Charles V, contre rançon, il libère le Royaume des grandes compagnies de mercenaires ou écorcheurs, en les menant en Castille pour se placer au service de Henri de Trastamare, alors en guerre contre Pierre le Cruel. Bertrand du Guesclin a porté de nombreux titres : Chevalier de Pontorson, Capitaine de Normandie et du mont Saint-Michel, Seigneur de La Motte-Broons, Duc de Longueville, Chambellan, Connétable de France et Connétable de Castille, roi de Grenade et duc de Molina, etc.

Charles V le Sage, grâce à son Connétable de Bretagne, a récupéré presque toutes les terres françaises prises par Édouard III après le Traité de Brétigny et laisse un Royaume de France unifié et pacifié.

le13 juillet 1789 : émeutes à Paris.

Quarante des cinquante-quatre barrières donnant accès sur Paris sont brulées sous prétexte de faire baisser le prix des grains et du pain, pillage du couvent Saint-Lazare, pillage du « Garde-Meuble » où sont conservées des armes, mais qui sont anciennes et de collection. Voilà ce que sont quelques unes des actions des émeutiers encore peu nombreux. Les « électeurs » de Paris, c’est-à-dire des bourgeois et en aucun cas le peuple, se réunissent à l’Hôtel de ville de Paris, forment un « comité permanent » et décident de créer une « milice bourgeoise » de 48 000 hommes, portant comme marque distinctive, une cocarde aux couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Le lendemain les armes entreposées aux Invalides sont volées et la Bastille prise pour trouver de la poudre.

le 13 juillet 1870 : dépêche d’Ems, qui déclenchera la Guerre de 1870.

Suite à sa rencontre avec l’ambassadeur de France Benedetti, au sujet de la succession au trône d’Espagne, Guillaume Ier informe son Ministre-président Otto Von Bismarck, lui indiquant qu’il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d’Espagne. Bismarck, qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste. Devant l’insulte, la France déclare la guerre à la Prusse le 19.

le 13 juillet 1906 : une loi rend le repos hebdomadaire obligatoire en France.
13 Juillet 1917 : 3ème Apparition Fatima.

Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparaît à Lucie et ses cousins comme les autres fois. 5000 personnes assistent à cet événement, à la Cova da Iria. Notre Dame s’adresse, comme à chaque apparition à Lucie : « Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde ». Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonce également 3 nouvelles prophéties qui restent à l’époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets sont divulgués en 1942, le troisième en l’An 2000. (Cf. chronique du 13 mai, 13 juin, 19 aout, 13 septembre, 13 octobre).

Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) :

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

– pendant cinq mois, le premier samedi,

– se confesseront,

– recevront la sainte Communion,

– réciteront un chapelet

– et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

– en esprit de réparation,

je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Au début de l’apparition, après un court dialogue, Notre-Dame leur dit :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie » ».

Puis, à la fin de l’apparition, après leur avoir montré l’enfer, elle leur apprit une deuxième prière :

«Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin » ».

L’année précédente, au cours de sa deuxième apparition durant l’été 1916, l’Ange les avait déjà préparés à cette révélation en leur disant : « Priez beaucoup. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

le 13 juillet 1937 : discours du cardinal Pacelli, futur Pie XII, sur la vocation chrétienne de la France.

Cette allocution est prononcée à Notre-Dame de Paris, par le futur Pie XII, lors du voyage pour l’inauguration de la basilique de sainte Thérèse à Lisieux, où il représente le pape Pie XI. Ce discours est plus que jamais d’actualité ! En voici de larges extraits, tant il est difficile d’en retirer des phrases :

Mais l’intégralité du discours se trouve ici :

http://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/non_marcheurs_articles/2003_sermon%20du%20cardinal%20pacelli%20a%20nd%20de%20paris%2013%20juillet%201937.pdf

« […] Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m’accompagnait au cours de mon voyage de retour à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans la splendeur de sa parure d’été. Et ce parfum m’accompagne encore ; il m’accompagnera désormais partout. Mais, à me trouver aujourd’hui en cette capitale de la grande nation, au cœur même de cette patrie, toute chargée des fruits de la terre, toute émaillée des fleurs du ciel, du sein de laquelle a germé, sous le soleil divin, la fleur exquise du Carmel, si simple en son héroïque sainteté, si sainte en sa gracieuse simplicité ; à me trouver ici en présence de toute une élite des fils et des filles de France, devant deux cardinaux qui honorent l’Église et la patrie, l’un pasteur dont la sagesse et la bonté s’emploient à garder la France fidèle à sa vocation catholique, l’autre, docteur, dont la science illustra naguère ici même cette glorieuse vocation, mon émotion redouble encore et la première parole qui jaillit de mon cœur à mes lèvres est pour vous porter à vous et, en vous, à tous les autres fils et filles de France, le salut, le sourire de la grande « petite sainte », flos campi et lilium convallium (Cant. 2, 1), decor Carmeli (Is. 35, 2), messagère de la miséricorde et de la tendresse divines pour transmettre à la France, à l’Église, à tout le monde, à ce monde trop souvent vide d’amour, sensuel, pervers, inquiet, des effluves d’amour, de pureté, de candeur et de paix.

[…] Comment dire, mes frères, tout ce qu’évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l’âme et dans l’esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici c’est l’âme même de la France, l’âme de la fille aînée de l’Église, qui parle à mon âme.

Âme de la France d’aujourd’hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière; âme de la France de jadis dont la voix, remontant des profondeurs d’un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos, parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d’imperturbable espérance. Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu’il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des couronnes ; voix aussi des grands docteurs de l’Université de Paris, des maîtres dans la foi et dans la sainteté…

Leurs souvenirs, leurs noms inscrits sur vos rues, en même temps qu’ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l’histoire d’une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d’une France qui ne meurt pas ! Oh ! Ces voix ! j’entends leur innombrable harmonie résonner dans cette cathédrale, chef-d’œuvre de votre génie et de votre amoureux labeur qui l’ont dressée comme le monument de cette prière, de cet amour, de cette vigilance, dont je trouve le symbole parlant en cet autel où Dieu descend sous les voiles eucharistiques, en cette voûte qui nous abrite tous ensemble sous le manteau maternel de Marie, en ces tours qui semblent sonder l’horizon serein ou menaçant en gardiennes vigilantes de cette capitale. Prêtons l’oreille à la voix de Notre-Dame de Paris.

Au milieu de la rumeur incessante de cette immense métropole, parmi l’agitation des affaires et des plaisirs, dans l’âpre tourbillon de la lutte pour la vie, témoin apitoyé des désespoirs stériles et des joies décevantes, Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à tous ceux qui passent : Orate, fratres, Priez, mes frères ; elle semble, dirais-je volontiers, être elle-même un Orate fratres de pierre, une invitation perpétuelle à la prière.

Nous les connaissons les aspirations, les préoccupations de la France d’aujourd’hui ; la génération présente rêve d’être une génération de défricheurs, de pionniers, pour la restauration d’un monde chancelant et désaxé ; elle se sent au cœur l’entrain, l’esprit d’initiative, le besoin irrésistible d’action, un certain amour de la lutte et du risque, une certaine ambition de conquête et de prosélytisme au service de quelque idéal.

[…] Mais ces aspirations mêmes que, malgré la grande variété de leurs manifestations, nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d’invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d’aujourd’hui, qui l’interroge, la France d’autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation.

Car, mes frères, les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.

Fouillant de son regard d’aigle le mystère de l’histoire universelle et de ses déconcertantes vicissitudes, le grand évêque de Meaux écrivait : « Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et qui défont les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain… C’est ainsi que Dieu règne sur tous les peuples. Ne parlons plus de hasard ni de fortune ; ou parlons-en seulement comme d’un nom dont nous couvrons notre ignorance » (Bossuet, Discours sur l’histoire universelle, III, 8).

Le passage de la France dans le monde à travers les siècles est une vivante illustration de cette grande loi de l’histoire de la mystérieuse et pourtant évidente corrélation entre l’accomplissement du devoir naturel et celui de la mission surnaturelle d’un peuple.

Du jour même où le premier héraut de l’Évangile posa le pied sur cette terre des Gaules et où, sur les pas du Romain conquérant, il porta la doctrine de la Croix, de ce jour-là même, la foi au Christ, l’union avec Rome, divinement établie centre de l’Église, deviennent pour le peuple de France la loi même de sa vie. Et toutes les perturbations, toutes les révolutions, n’ont jamais fait que confirmer, d’une manière toujours plus éclatante, l’inéluctable force de cette loi.

L’énergie indomptable à poursuivre l’accomplissement de sa mission a enfanté pour votre patrie des époques mémorables de grandeur, de gloire, en même temps que de large influence sur la grande famille des peuples chrétiens. Et si votre histoire présente aussi ses pages tragiquement douloureuses, c’était aux heures où l’oubli des uns, la négation des autres, obscurcissaient, dans l’esprit de ce peuple, la conscience de sa vocation religieuse et la nécessité de mettre en harmonie la poursuite des fins temporelles et terrestres de la patrie avec les devoirs inhérents à une si noble vocation.

Et, néanmoins, une lumière resplendissante ne cesse de répandre sa clarté sur toute l’histoire de votre peuple ; cette lumière qui, même aux heures les plus obscures, n’a jamais connu de déclin, jamais subi d’éclipse, c’est toute la suite ininterrompue de saints et de héros qui, de la terre de France, sont montés vers le ciel. Par leurs exemples et par leur parole, ils brillent comme des étoiles au firmament, quasi stellae in perpetuas aeternitates (Dan. 12, 3) pour guider la marche de leur peuple, non seulement dans la voie du salut éternel, mais dans son ascension vers une civilisation toujours plus haute et plus délicate.

Saint Remi qui versa l’eau du baptême sur la tête de Clovis ; saint Martin, moine, évêque, apôtre de la Gaule ; saint Césaire d’Arles ; ceux-là et tant d’autres, se profilent avec un relief saisissant sur l’horizon de l’histoire, dans cette période initiale qui, pour troublée qu’elle fût, portait cependant en son sein tout l’avenir de la France. Et, sous leur action, l’Évangile du Christ commence et poursuit, à travers tout le territoire des Gaules, sa marche conquérante, au cours d’une longue et héroïque lutte contre l’esprit d’incrédulité et d’hérésie, contre les défiances et les tracasseries de puissances terrestres, cupides et jalouses. Mais, de ces siècles d’effort courageux et patient, devait sortir enfin la France catholique, cette Gallia sacra, qui va de Louis, le saint Roi, à Benoît-Joseph Labre, le saint mendiant ; de Bernard de Clairvaux, à François de Sales, à l’humble Curé d’Ars ; de Geneviève, la bergère de Nanterre, à Bernadette, l’angélique pastourelle de Lourdes ; de Jeanne d’Arc, la vierge guerrière, la sainte de la patrie, à Thérèse de l’Enfant-Jésus, la vierge du cloître, la sainte de la « petite voie ».

La vocation de la France, sa mission religieuse ! Mes frères, mais cette chaire même ne lui rend-elle pas témoignage ? Cette chaire qui évoque le souvenir des plus illustres maîtres, orateurs, théologiens, moralistes, apôtres, dont la parole, depuis des siècles, franchissant les limites de cette nef, prêche la lumineuse doctrine de vérité, la sainte morale de l’Évangile, l’amour de Dieu pour le monde, les repentirs et les résolutions nécessaires, les luttes à soutenir, les conquêtes à entreprendre, les grandes espérances de salut et de régénération.

À monter, même pour une seule fois et par circonstance, en cette chaire après de tels hommes, on se sent forcément, j’en fais en ce moment l’expérience, bien petit, bien pauvre ; à parler dans cette chaire, qui a retenti de ces grandes voix, je me sens étrangement confus d’entendre aujourd’hui résonner la mienne.

Et malgré cela, quand je pense au passé de la France, à sa mission, à ses devoirs présents, au rôle qu’elle peut, qu’elle doit jouer pour l’avenir, en un mot, à la vocation de la France, comme je voudrais avoir l’éloquence d’un Lacordaire, l’ascétique pureté d’un Ravignan, la profondeur et l’élévation théologique d’un Monsabré, la finesse psychologique d’un Mgr d’Hulst avec son intelligente compréhension de son temps ! Alors, avec toute l’audace d’un homme qui sent la gravité de la situation, avec l’amour sans lequel il n’y a pas de véritable apostolat, avec la claire connaissance des réalités présentes, condition indispensable de toute rénovation, comme je crierais d’ici à tous les fils et filles de France : « Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n’a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l’heure, ne laissez pas s’étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu’il vous confie; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous ! »

Mais, pour cela, je vous le répète, écoutez la voix qui vous crie : « Priez, Orate, fratres ! » Sinon, vous ne feriez qu’œuvre humaine, et, à l’heure présente, en face des forces adverses, l’œuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c’est-à-dire à la défaite ; ce serait la faillite de votre vocation.

Oui, c’est bien cela que j’entends dans le dialogue de la France du passé avec la France d’aujourd’hui. Et Notre-Dame de Paris, au temps où ses murs montaient de la terre, était vraiment l’expression joyeuse d’une communauté de foi et de sentiments qui, en dépit de tous les différends et de toutes les faiblesses, inséparables de l’humaine fragilité, unissait tous vos pères en un Orate, fratres dont la toute-puissante douceur dominait toutes les divergences accidentelles. À présent, cet Orate, fratres la voix de cette cathédrale ne cesse pas de le répéter ; mais combien de cœurs dans lesquels il ne trouve plus d’écho ! Combien de cœurs pour lesquels il ne semble plus être qu’une provocation à renouveler le geste de Lucifer dans l’orgueilleuse ostentation de leur incrédulité ! Cette voûte sous laquelle s’est manifestée en des élans magnifiques l’âme de la France d’autrefois et où, grâce à Dieu, se manifestent encore la foi et l’amour de la France d’aujourd’hui ; cette voûte qui, il y a sept siècles, joignait ses deux bras vers le ciel comme pour y porter les prières, les désirs, les aspirations d’éternité de vos aïeux et les vôtres, pour recevoir et vous transmettre en retour la grâce et les bénédictions de Dieu ; cette voûte sous laquelle en un temps de crise, l’incrédulité, dans son orgueil superbe, a célébré ses éphémères triomphes par la profanation de ce qu’il y a de plus saint devant le ciel ; cette voûte, mes frères, contemple aujourd’hui un monde qui a peut-être plus besoin de rédemption qu’en aucune autre époque de l’histoire et qui, en même temps, ne s’est jamais cru plus capable de s’en passer.

Aussi, tandis que je considère cet état de choses et la tâche gigantesque qui, de ce chef, incombe à la génération présente, je crois entendre ces pierres vénérables murmurer avec une pressante tendresse l’exhortation à l’amour ; et moi-même, avec le sentiment de la plus fraternelle affection, je vous la redis, à vous qui croyez à la vocation de la France : « Mes frères, aimez! Amate, fratres ! »

[…] Que d’hommes n’ont perdu la foi au Père qui est dans les cieux que parce qu’ils ont perdu d’abord la confiance dans l’amour de leurs frères qui sont sur la terre, même de ceux qui font profession de vie chrétienne ! Le réveil de ces sentiments fraternels et la claire vue de leurs relations avec la doctrine de l’Évangile reconduiront les fils égarés à la maison du Père.

Au malheureux gisant sur la route, le corps blessé, l’âme plus malade encore, on n’aura que de belles paroles à donner et rien qui fasse sentir l’amour fraternel, rien qui manifeste l’intérêt que l’on porte même à ses nécessités temporelles, et l’on s’étonnera de le voir demeurer sourd à toute cette rhétorique ! Qu’est-elle donc, cette foi qui n’éveille au cœur aucun sentiment qui se traduise par des œuvres ? Qu’en dit saint Jean, l’apôtre et l’évangéliste de l’amour ? « Celui qui jouit des biens de ce monde et qui, voyant son frère dans le besoin, ne lui ouvre pas tout grand son cœur, à qui fera-t-on croire qu’il porte en lui l’amour de Dieu ? » (1 Jn 3, 17.)

La France catholique qui a donné à l’Église, à l’humanité tout entière un saint Vincent de Paul et tant d’autres héros de la charité, ne peut pas ne pas entendre ce cri : Amate, fratres ! Et elle sait que les prochaines pages de son histoire, c’est sa réponse à l’appel de l’amour qui les écrira.

À sa fidélité envers sa vocation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les épreuves, de tous les sacrifices, est lié le sort de la France, sa grandeur temporelle aussi bien que son progrès religieux. Quand j’y songe, de quel cœur, mes frères, j’invoque la Providence divine, qui n’a jamais manqué, aux heures critiques, de donner à la France les grands cœurs dont elle avait besoin, avec quelle ardeur je lui demande de susciter aujourd’hui en elle les héros de l’amour, pour triompher des doctrines de haine, pour apaiser les luttes de classes, pour panser les plaies saignantes du monde, pour hâter le jour où Notre-Dame de Paris abritera de nouveau sous son ombre maternelle tout son peuple, pour lui faire oublier comme un songe éphémère les heures sombres où la discorde et les polémiques lui voilaient le soleil de l’amour, pour faire résonner doucement à son oreille, pour graver profondément dans son esprit la parole si paternelle du premier Vicaire de Jésus-Christ : « Aimez-vous les uns les autres d’une dilection toute fraternelle, dans la simplicité de vos cœurs » In fraternitatis amore, simplici ex corde invicem diligite ! (1 P.1, 22).

Ce que je connais, mes frères, de ce pays et de ce peuple français, des directions que lui donnent ses chefs religieux et de la docilité du grand nombre des fidèles ; ce que m’apprennent les écrits des maîtres catholiques de la pensée, les rapports des Congrès et Semaines où les problèmes de l’heure présente sont étudiés à la lumière de la foi divine ; ce que je constate aussi de l’idéalisme avec lequel la jeunesse croyante de la France s’intéresse à la question capitale du prolétariat et à sa solution juste et chrétienne, tout cela certes me remplit d’une ferme confiance que cette même jeunesse, grâce à la rectitude de sa bonne volonté, à son esprit de dévouement et de sacrifice, à sa charité fraternelle, si noble en ses intentions, si loyale en ses efforts, cheminera toujours par les voies droites et sûres. Aussi, loin de moi de douter jamais de si saintes dispositions ; mais, à la généreuse ardeur de la jeune France vers la restauration de l’ordre social chrétien, Notre-Dame de Paris, témoin au cours des siècles passés de tant d’expériences, de tant de désillusions, de tant de belles ardeurs tristement fourvoyées, vous adresse, après son exhortation à l’amour : – Amate, fratres ! – son exhortation à la vigilance, exhortation empreinte de bonté maternelle, mais aussi de gravité et de sollicitude : « Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres ! »

Vigilate ! C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

Le temps n’est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu’un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d’écoles, de vains amusements de dialecticiens. L’évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d’hier, se précipite aujourd’hui et l’aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c’est l’état actuel, le désarroi de l’humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! Mais épouvantés.

Une grande partie de l’humanité dans l’Europe actuelle est, dans l’ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l’Église n’est plus le foyer familial ; Dieu n’est plus le Père ; Jésus-Christ n’est plus qu’un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d’où il pouvait d’un coup d’œil contempler le monde, l’homme ne peut plus voir l’ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l’harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l’ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l’oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales !

Quelle désillusion amère, quelle douloureuse ironie que la lecture des fastes de l’humanité dans laquelle les noms de ceux que, tour à tour, elle a salués comme des précurseurs, des sauveurs, les maîtres de la vie, les artisans du progrès – et qui parfois le furent à certains égards – apparaissent aujourd’hui comme les responsables, inconscients peut-être, des crises dont nous souffrons, les responsables d’un retour, après vingt siècles de christianisme, à un état de choses, à certains égards, plus obscur, plus inhumain que celui qui avait précédé !

Une organisation économique gigantesque a étonné le monde par le fantastique accroissement de la production, et des foules immenses meurent de misère en face de ces producteurs qui souffrent souvent d’une détresse non moins grande, faute de la possibilité d’écouler l’excès monstrueux de leur production. Une savante organisation technique a semblé rendre l’homme définitivement maître des forces de la nature et, dans l’orgueil de sa vie, devant les plus sacrées lois de la nature, l’homme meurt de la fatigue et de la peur de vivre et, lui qui donne à des machines presque l’apparence de la vie, il a peur de transmettre à d’autres sa propre vie, si bien que l’ampleur toujours croissante des cimetières menace d’envahir de tombes tout le sol laissé libre par l’absence des berceaux.

À tous les maux, à toutes les crises, peuvent s’opposer les projets de solution les plus divers, ils ne font que souligner l’impuissance, tout en suscitant de nouveaux antagonismes qui dispersent les efforts. Et ces efforts ont beau s’intensifier jusqu’au sacrifice total de soi-même, pour la réalisation d’un programme pour le salut de la communauté, la disproportion entre le vouloir et le pouvoir humains, entre les plans les plus magnifiques et leur réalisation, entre la fin que l’on poursuit et le succès que l’on obtient, va toujours s’accentuant. Et tant d’essais stériles et malheureux n’aboutissent en fin de compte qu’à exaspérer toujours davantage ceux qui sont las d’expériences vaines et qui réclament impérieusement, farouchement parfois et avec menaces, de vivre et d’être heureux.

Vigilate ! Eh ! oui, il en est tant qui, pareils aux apôtres à Gethsémani, à l’heure même où leur Maître allait être livré, semblent s’endormir dans leur insouciance aveugle, dans la conviction que la menace qui pèse sur le monde ne les regarde pas, qu’ils n’ont aucune part de responsabilité, qu’ils ne courent aucun risque dans la crise où l’univers se débat avec angoisse. Quelle illusion ! Ainsi jadis, sur le mur du palais où Balthasar festoyait, la main mystérieuse écrivait le Mane, Thécel, Pharès (note 6). Encore Balthasar eut-il la prudence et la curiosité d’interroger Daniel, le prophète de Dieu ! Combien aujourd’hui n’ont même pas cette prudente curiosité ! Combien restent sourds et inertes à l’avertissement du Christ à ses apôtres : Vigilate et orate ut non intretis in tentationem ! (note 7).

Vigilate ! Et pourtant l’Église, répétant la parole même du Christ, les avertit. Depuis les derniers règnes surtout, les avertissements se sont faits plus précis ; les encycliques se succèdent ; mais à quoi bon les avertissements, les cris d’alarme, la dénonciation documentée des périls menaçants, si ceux-là mêmes qui, régulièrement et correctement assis au pied de la chaire, en entendent passivement la lecture, s’en retournent chez eux continuer tranquillement leur habituel train de vie sans avoir rien compris ni du danger commun ni de leur devoir en face du danger !

Vigilate ! Ce n’est pas aux seuls insouciants que ce cri s’adresse. Il s’adresse aussi à ces esprits ardents, à ces cœurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s’éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétienne. Dans l’impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l’erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution. Et quand, pour mettre l’ordre et la lumière dans cette confusion, le Vicaire de Jésus-Christ, quand l’Église, en vertu de sa mission divine, élève la voix sur les grandes questions du jour, sur les problèmes sociaux, faisant la part du vrai et du faux, du licite et de l’illicite, elle n’entend favoriser ni combattre aucun camp ou parti politique, elle n’a rien d’autre en vue que la liberté et la dignité des enfants de Dieu ; de quelque côté qu’elle rencontre l’injustice, elle la dénonce et la condamne ; de quelque côté qu’elle découvre le bien elle le reconnaît et le signale avec joie. Mais il est une chose qu’elle exige de tous ses enfants, c’est que la pureté de leur zèle ne soit pas viciée par des erreurs, admises sans doute de bonne foi et dans la meilleure intention du monde, mais qui n’en sont pas moins dangereuses en fait et qui, en fin de compte, viennent tôt ou tard à être attribuées non seulement à ceux qui les tiennent, mais à l’Église elle-même. Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice avec l’iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! Quae enim participatio justitiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci ad tenebras ? (2 Cor. 6,14.)

C’est aux heures de crises, mes frères, que l’on peut juger le cœur et le caractère des hommes, des vaillants et des pusillanimes. C’est à ces heures qu’ils donnent leur mesure et qu’ils font voir s’ils sont à la hauteur de leur vocation, de leur mission.

Nous sommes à une heure de crise. À la vue d’un monde qui tourne le dos à la croix, à la vraie croix du Dieu crucifié et rédempteur, d’un monde qui délaisse les sources d’eau vive pour la fange des citernes contaminées ; à la vue d’adversaires, dont la force et l’orgueilleux défi ne le cèdent en rien au Goliath de la Bible, les pusillanimes peuvent gémir d’avance sur leur inévitable défaite ; mais les vaillants, eux, saluent dans la lutte l’aurore de la victoire ; ils savent très bien leur faiblesse, mais ils savent aussi que le Dieu fort et puissant, Dominus fortis et potens, Dominus potens in praelio (Ps 23, 8 ) se fait un jeu de choisir précisément la faiblesse pour confondre la force de ses ennemis. Et le bras de Dieu n’est pas raccourci ! Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare nequeat (Is. 59, 1)(note 10).

Dans un instant, quand, debout à l’autel, j’élèverai vers Dieu la patène avec l’hostie sainte et immaculée pour l’offrir au Père éternel, je lui présenterai en même temps la France catholique avec l’ardente prière que, consciente de sa noble mission et fidèle à sa vocation, unie au Christ dans le sacrifice, elle lui soit unie encore dans son œuvre d’universelle rédemption.

Et puis, de retour auprès du trône du Père commun pour lui faire part de tout ce que j’aurai vu et éprouvé sur cette terre de France, oh ! comme je voudrais pouvoir faire passer dans son cœur si aimant, pour le faire déborder de joie et de consolation, mon inébranlable espérance que les catholiques de ce pays, de toutes classes et de toutes tendances, ont compris la tâche apostolique que la Providence divine leur confie, qu’ils ont entendu la voix de Notre-Dame de Paris qui leur chante l’Orate, l’Amate, le Vigilate, non comme l’écho d’un « hier » évanoui, mais comme l’expression d’un « aujourd’hui » croyant, aimant et vigilant, comme le prélude d’un « demain » pacifié et béni.

Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

« Mère du bon conseil », venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! « Miroir de justice », regardez le monde où des frères, trop souvent oublieux des grands principes et des grands intérêts communs qui les devraient unir, s’attachent jusqu’à l’intransigeance aux opinions secondaires qui les divisent ; regardez les pauvres déshérités de la vie, dont les légitimes désirs s’exaspèrent au feu de l’envie et qui parfois poursuivent des revendications justes, mais par des voies que la justice réprouve ; ramenez-les dans l’ordre et le calme, dans cette tranquillitas ordinis qui seule est la vraie paix !

Regina pacis ! Oh ! Oui ! En ces jours où l’horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les cœurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la « Reine de la Paix » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d’âmes droites s’évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l’amour s’unissent en un chaste baiser, justitia et pax osculatae sunt (Ps 74, 11) (note 12).

Et que par vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen ! »

L’ancien directeur de la publication du Midi Libre condamné

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Alors qu’ils fuient leur pays pour venir se réfugier en Europe, nos enfants, du même âge, se battent et meurent pour eux

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En réponse à la campagne moralisatrice d’Emmaüs :

Les députés En Marche au pas

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Le Canard enchaîné assure que le règlement intérieur du groupe de La République en marche, présidé par Richard Ferrand, ne laisse aucune marge de manoeuvre, ou presque, aux députés.

Par exemple, l’article 16 précise qu’ils ne peuvent pas cosigner d’amendements ou de propositions de loi « issus d’un autre groupe parlementaire » que le leur, ce qui arrive ponctuellement et correspondrait pourtant à la logique « transpartisane » évoquée plusieurs fois par Emmanuel Macron.

Les députés LREM, majoritaires au palais Bourbon, sont contraints de suivre les consignes de vote du groupe à la lettre et sont tenus au silence quant aux contenus des discussions évoquées en réunion de groupe.

Et gare aux frondeurs tentés de fricoter avec d’autres groupes comme celui des « Constructifs » par exemple, pourtant ouvertement pro-Macron. Si cela devrait se produire, « ‘le président convoquerait l’intéressé et pourrait ‘le déférer devant le bureau' » écrit Le Canard enchaîné, en vue d’une éventuelle exclusion.

En même temps, comme dirait l’autre, si Macron n’avait pas été là, peu auraient été élus. Alors ils ne vont pas commencer à s’exprimer.

En marche à deux jours du 14 juillet vers la colère noire des militaires dont le premier ne veut pas « se faire b… comme ça »

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Il est peut-être temps que les bébés de la politique au pouvoir depuis deux mois sachent que leurs responsabilités dépassent celles d’un enfant de 6 ans :

«  »Je ne vais pas me faire b… comme ça ». C’est, de sources concordantes, le rugueux cri du cœur poussé ce matin par le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers aux députés de la commission de la défense, au lendemain de l’annonce par Bercy d’une réduction des crédits de 850 millions d’euros en 2017. « Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n’est plus tenable », a assuré le général de Villiers lors d’une audition à huis clos. « On a déjà tout donné », a-t-il martelé, répétant que l’armée est déjà à l’os, avec des effectifs militaires passés de 241.000 à 203.000 personnes de 2008 à 2015.

« Il a tapé du poing sur la table, et pas seulement au sens figuré’, relate un témoin. De mêmes sources, le chef d’état-major des armées, très applaudi à l’issue de sa présentation, a prôné un budget défense de 34,8 milliards d’euros dès 2018, soit une hausse de plus de 2 milliards, dans la droite ligne de ses préconisations des derniers mois.

La grosse colère du plus haut gradé français n’a rien d’étonnant. Pierre de Villiers avait fait de l’obtention de moyens suffisants pour les armées la condition de sa prolongation d’un an comme CEMA. Les 850 millions de coupes, auxquels s’ajoutent 40 millions d’annulations de crédits selon la Tribune, ressemblent bien à un coup de canif dans le contrat, alors qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne cessent de répéter l’objectif d’un budget de défense à 50 milliards d’euros en 2025, contre 32,7 milliards actuellement. Soit les fameux 2% de PIB promis par le candidat Macron durant sa campagne présidentielle ».

La nouvelle présidente En Marche de la commission des Lois ne sait pas ce qu’est… un décret

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Nous voilà rassurés

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Mutations de l’orthodoxie

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Selon Christophe Levalois, l’orthodoxie est en croissance en France :

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« Au début des années 2000, on comptait environ 160 paroisses et lieux monastiques. Le nombre s’est accru rapidement. Selon l’Annuaire de l’Église orthodoxe publié en 2017, on recense actuellement 278 lieux de culte, monastères inclus (une vingtaine), ils étaient 238 en 2010. A ce rythme, on est fondé à estimer qu’en une génération, depuis le début du présent siècle, le nombre des lieux de célébration orthodoxe doublera, peut-être même largement. Le nombre des évêques (10), ainsi que des prêtres et des diacres (330 pour les deux) a lui aussi augmenté. La juridiction ayant aujourd’hui le plus grand nombre de paroisses est la Métropole roumaine (91).

La question du nombre des croyants est très discutée. Le chiffre de 200 000 était avancé jusque dans les années 1990 pour la France. Il est incontestablement supérieur aujourd’hui. L’Annuaire 2017 pose celui de 500 000. Dernièrement, un article du quotidien La Croix mentionnait même 700 000 orthodoxes. Bien sûr, comme dans toutes les confessions, tout dépend des critères de ce que l’on nomme un croyant. Si l’on recense juste ceux qui se rendent régulièrement à une célébration religieuse, ils sont moins nombreux, sans doute plusieurs dizaines de milliers. Ensuite, s’y ajoutent ceux qui y viennent occasionnellement, ou exceptionnellement, mais qui se considèrent orthodoxes, d’autres encore fréquentent l’Église surtout, voire uniquement, dans leur pays d’origine où le lien avec celle-ci est vivace pour la grande majorité de la population comme en Roumanie (plus de 80%), d’autres enfin sont baptisés, en France ou ailleurs, et ne fréquentent pas l’Église et ses offices ou très rarement. C’est pourquoi, en prenant l’acception du mot orthodoxe au sens le plus large, le chiffre de 500 000 est un ordre de grandeur pertinent. »

Par ailleurs on apprend que la communauté orthodoxe de Porto-Rico a rejoint la pleine communion catholique le 10 juin dernier. La communauté « pan-orthodoxe de Saint-Spyridon » à Trujillo Alto a été reçue dans l’Eglise catholique comme communauté grecque catholique sous la juridiction cde l’archevêque latin Roberto Gonzales. Le pasteur de cette communauté ex-« pan-orthodoxe », Andrew Vujisic, né dans le Monténégro, était archimandrite de l’archidiocèse grec-orthodoxe de Mexico (qui a juridiction sur 22 pays d’Amérique latine) et y était vicaire épiscopal du secrétariat général des ministères pan-orthodoxes. Il était aussi recteur de l’Institut orthodoxe Saint Grégoire de Nazianze. Il célèbre selon le rite slavon dans le calendrier julien mais il dépend du patriarcat de Constantinople. C’est lui qui avait fait entrer dans l’Eglise orthodoxe les quelque 500.000 membres (essentiellement indiens) de l’« Eglise catholique orthodoxe du Guatemala ». En 2009 il avait été élu à l’unanimité du saint synode du patriarcat de Constantinople comme « évêque de Tralles », mais il avait demandé à ce que sa consécration soit suspendue…

Plan d’action du gouvernement pour organiser le grand remplacement

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Edouard Philippe a présenté en fin de matinée le plan d’action pour « garantir le droit d’asile & mieux maîtriser les flux migratoires »… Il a déclaré cette fatalité :

« La France est confrontée depuis plusieurs années à une pression migratoire élevée, qui sera amenée à durer. »

Et a indiqué aussitôt :

« Aujourd’hui, les conditions d’accueil des demandeurs d’asile ne sont pas à la hauteur de ce que nous devons être. »

De fait, il annonce :

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L’idée est de mettre dans la tête des Français que tout cela est absolument inéluctable. Mais c’est un mensonge. Les pays qui ne veulent pas de « migrants » n’ont pas de « migrants ». Selon un récent sondage en Pologne, 73,5% des jeunes Polonais (entre 18 et 24 ans) ont l’intention de voter pour des partis clairement anti-immigration : 63,4% pour le PiS, le parti au pouvoir qui résiste comme on le sait à l’UE, et 10,1% pour Kukiz’15, le parti populiste de l’ancien chanteur rock qui a obtenu (avec son allié du Mouvement national) 42 députés aux dernières élections.

La population de l’Union européenne a augmenté l’année dernière de 1,5 million, alors que le nombre de naissances et de décès était le même, constate Eurostat qui donne l’explication : la hausse est due à l’immigration.

L’eugénisme affiché d’une banque de sperme

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Une banque de sperme danoise, Cryos, compte « déjà plus de 60.000 naissances dans le monde. En France, 246 grossesses ont été déclarées en 2016 ».

Selon son directeur, la réussite est due au « sérieux de l’enquête familiale concernant les antécédents génétiques des donneurs, les maladies possiblement héréditaires et, d’une manière plus générale, l’excellence des donneurs ». Les donneurs sont triés sur le volet, ils contribuent selon la banque, à un « un eugénisme positif ».

Les acheteurs peuvent sélectionner le donneur selon de nombreux critères : couleur des yeux mais aussi, « droitier », « sportif », qui « ne porte pas de lunettes »…

« Toute notre société est fondée sur la sélection naturelle, il est normal que les parents puissent choisir un géniteur selon leurs critères », souligne Ole Schou. Même conviction chez les donneurs : Feary, par exemple, se réjouit de pouvoir participer à l’élaboration « d’enfants parfaits ».

Les parents de Vincent Lambert sont les seuls à rester à son chevet tous les jours

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Me Jérôme Triomphe, qui était devant le Conseil d’État lundi 10 juillet, fait le point de la situation scandaleuse de maltraitance dans laquelle se trouve depuis quatre ans Vincent Lambert. Le combat juridique pour que Vincent puisse bénéficier des soins nécessaires, notamment de kinésithérapie, et être transféré dans un autre hôpital se poursuit.

Les Survivants : « nous sommes heureux car ces attaques vont faire réagir dans les médias et le public »

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Porte-parole du mouvement Les Survivants, Émile Duport réagit dans Famille chrétienne aux attaques :

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« Nous avons été censurés à deux reprises : une fois par Hello Asso, et une fois par notre hébergeur OVH pour notre site simoneveil.com. Il n’y a pas de raison légale, mais je ne veux pas m’exprimer là-dessus sans avoir davantage d’informations. Le fait que notre site ait été coupé est pour nous illégal, notre site a été bloqué et l’hébergement du web aussi. Notre site Les Survivants s’est aussi fait pirater dernièrement, on a subi une attaque DDoS qui est une attaque consistant à créer, sur un site internet, des visites artificielles de manière tellement massive que le serveur ne peut plus répondre et finit par tomber. Du coup, la campagne de communication que nous avions réalisée sur notre site a été supprimée, ainsi que mon compte personnel. Je n’ai eu aucun contact avec les auteurs de ces attaques ou de ces censures. Ces actions ont évidemment pour but de me nuire et de nuire à notre mouvement. Mais nous sommes heureux car ces attaques vont faire réagir dans les médias et le public en général. Quand les gens de mon équipe voient qu’il y a des résultats, c’est une vraie joie, c’est top ce qui nous arrive.

Vis-à-vis des démarches juridiques de la famille Veil engagées contre vous, quels droits revendiquez-vous quelques jours après le décès de Simone Veil ?

Il faut bien distinguer deux choses. D’abord, la plainte pour l’utilisation du nom de Simone Veil comme nom de domaine de notre site internet est une chose puisque c’est un nom propre qui est lié à une personne, donc la famille peut porter plainte. En revanche, l’hébergement, ce n’est pas la même chose : c’est un serveur avec des informations dessus et ils n’ont pas à nous bloquer. On ne m’a même pas demandé mon avis alors qu’un hébergement est un espace privé. C’est cet acte que nous dénonçons. Je ne considère pas non plus normal le fait d’avoir un avocat qui écrit à un prestataire de services pour m’attaquer en justice et que ce même prestataire de services obéit sans même ne serait-ce me mettre au courant. À aucun moment je n’ai été en contact avec la justice ou avec la famille Veil. Chez les Survivants, nous honorons Simone Veil, la femme politique et son parcours, mais nous considérons que nous avons le droit de réfléchir. Si nous ne pouvons plus mener une réflexion critique sur son action et les conséquences de celle-ci, alors nous sommes atteints dans notre liberté d’expression. Il y a une sorte de mensonge généralisé et diffusé en grande partie par les journalistes et des mouvements militants qui sont prêts à défendre une idéologie et à s’attaquer à ceux qui s’y opposent pour les discréditer. […] »

En attendant, Les Survivants ont ouvert un nouveau site internet : simoneforever.com.

Florian Philippot serait dans le viseur de la direction frontiste

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Selon Le Canard Enchainé :

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« […] la direction du parti envisagerait de lui retirer la présidence du groupe FN au conseil régional du Grand Est. Un sort similaire à celui qu’a récemment connu son amie Sophie Montel, ex-patronne du Front en Bourgogne-Franche-Comté. La méthode serait la même : susciter la création d’un nouveau groupe, dont ne feraient pas partie Philippot et ses fidèles.

Interrogé par Libération, un élu FN du Grand Est accrédite ce scénario, affirmant avoir été, avec une partie de ses camarades, sondé par l’équipe du secrétaire général du FN, Nicolas Bay. La rencontre aurait eu lieu début juillet, immédiatement après la disgrâce de Sophie Montel, lors d’une session de formation à Orly, en région parisienne. «L’idée n’était pas de se lancer tout de suite, mais de se préparer à cette éventualité, affirme cet élu. De se calmer pour l’instant, tout en regardant qui est avec qui.» Pour un élu fidèle à Florian Philippot, la manœuvre, si elle était avérée, «serait d’une folle hostilité, un casus bellicertain.» Contacté par Libération, Nicolas Bay conteste quant à lui ce récit, qualifié de «totalement inexact».

[…] Selon nos informations, plusieurs élus, inspirés par le cas Montel, seraient désormais disposés à faire sécession. Rien de compliqué : il suffit, dans le Grand Est, de quatre élus pour former un groupe, un nombre qu’atteignent et dépassent largement les mécontents, parmi les 46 membres du groupe FN. «Je ne retiens personne», aurait récemment répondu Florian Philippot à certains d’entre eux. »

Ni migrante, ni musulmane : son témoignage la remet à flots

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Le témoignage, paru le 6 juillet dans Ouest-France, relayé sur Le Salon Beige, a fait l’effet d’une bombe. C’était celui de Lucie Maquaire, 19 ans, qui vit sous une tente à La Roche-sur-Yon, faute de pouvoir louer un logement.

Une famille a pris la liberté de lancer un appel aux dons sur un site de financement participatif. Une auto-école ligérienne promet aussi de lui offrir son permis de conduite clé en main. Des employeurs sont prêts à recevoir Lucie sans délai. Sur les réseaux sociaux, l’emballement est tout aussi impressionnant, mêlé d’émotion et de colère. Une ribambelle de responsables politiques locaux s’indigne au plus haut point.

Parallèlement, tout va très vite : elle emménage dans un logement temporaire dès le 9 juillet. Un appartement fraîchement libéré par une connaissance.

« Les propriétaires ont accepté de me le louer à long terme. J’ai signé le bail hier, souffle la jeune fille. Un grand merci à toutes les personnes qui ont tout fait pour m’aider. Ça fait chaud au coeur. »

Situation débloquée, donc, pour la Vendéenne, dont la mésaventure a dépassé les frontières. « Un monsieur qui vit en Amérique m’a fait un don de 10 000 €. »

A l’école Saint-Michel, accueillons les plus fragiles

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L’école Saint Michel d’Yvetot a été créée le 03 mai 1707 par la Congrégation des Sœurs d’Ernemont. Depuis mars 2003, cet établissement est sous la tutelle des Sœurs de Saint Joseph de Cluny du fait de la fusion entre les deux congrégations susnommées.

L’école Saint Michel accueille aujourd’hui 604 élèves répartis en 21 classes maternelles et primaires. L’organisme de gestion (O.G.E.C) de l’école Saint Michel a su, au fil des années, se donner les moyens d’accompagner l’évolution de l’établissement pour qu’il soit un lieu d’accueil ouvert à tous les élèves et donc à toutes les familles.

En France, les enfants en situation de handicap sont rarement scolarisés. Les parents vivent un véritable cauchemar pour trouver des écoles. Pour répondre à cette attente, l’école Saint Michel à décider d’ouvrir ses portes pour aider ses nombreuses familles en détresse.

Le projet d’établissement de l’école a toujours laissé une place importante à la prise en compte de la différence et des besoins particuliers de certains élèves. Un regroupement d’adaptation fonctionne depuis septembre 2004 dans l’établissement. L’O.G.E.C a, pour sa part, financé l’embauche régulière d’employés de vie scolaire (E.V.S) pour apporter une aide humaine aux enfants bénéficiant d’une notification de la maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H) et notamment pour des enfants porteurs de troubles autistiques.

Depuis plusieurs années, ils souhaitent accueillir un dispositif U.L.I.S (unité localisée pour l’inclusion scolaire) au sein de leur établissement. Ce dispositif accordé dans le cadre du plan national « réussite et mixité scolaire » permet à des enfants porteurs d’un handicap d’être inscrits dans une classe ordinaire tout en bénéficiant à certains moments de la journée d’adaptations pédagogiques personnalisées dispensées par un enseignant spécialisé. Douze élèves pourront, au maximum, chaque année, fréquenter ce dispositif accessible à des enfants qui bénéficient d’une orientation prononcée par la M.D.P.H.

Le but du gouvernement est de financiariser l’agriculture

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Le 20 mai, Jérôme Laronze, un éleveur de Saône-et-Loire, était abattu par des gendarmes alors qu’il voulait leur échapper en fonçant dessus avec sa voiture. L’agriculteur avait fui son exploitation le 11 mai, à la suite d’un contrôle sanitaire qui avait vu sa ferme envahie par des dizaines de gendarmes, mitraillettes au poing, encadrant les inspecteurs. Stéphanie Bignon, éleveuse et présidente de l’association Terre et Famille, explique dans Présent :

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« Tout a commencé en 2016, par un contrôle sanitaire qui s’est très mal passé. Les inspecteurs ont coincé les bêtes de Jérôme Laronze entre une clôture et une rivière pour les contrôler : cinq bêtes sont mortes. Evidemment, il l’a très mal pris. C’est à partir de là qu’a commencé le mécanisme de harcèlement contre lui. Il était en retard de déclarations de naissance dans son troupeau au point que l’administration a refusé celles qu’il a faites, lui expliquant que comme son troupeau n’existait pas sur le papier, on viendrait euthanasier ses bêtes. Le 11 mai, les gendarmes sont arrivés avec mitraillettes et gilet pare-balles pour accompagner les inspecteurs, forcément, même s’il n’avait rien à se reprocher il a eu le réflexe de fuir. Comment résister à une chose pareille ? Le procédé est totalement déloyal ! Le décalage est monstrueux entre les exigences administratives et la vie quotidienne dans une exploitation.

Ce qui m’a beaucoup surprise dans cette affaire, c’est le silence au niveau national. Un homme fonçant sur les gendarmes, mais faisant partie d’une autre catégorie de population, aurait déclenché des manifestations, une enquête. Là, rien ! Pour quelle raison ? Qu’est ce que cela cache ? Car cela cache quelque chose : Jérôme Laronze était particulièrement actif et lucide sur ce qui se passe en ce moment dans l’agriculture. Il a payé sa lucidité : le système ne pouvait supporter cela.

Le sujet a été traité pourtant, un peu, par la presse ?

La façon dont cette affaire a été traitée est très éclairante. On a dit que c’était le drame de la solitude, de l’isolement. Mais Jérôme Laronze n’était absolument pas quelqu’un de dépressif ! C’était un homme cultivé, poète. Son défaut a été de refuser l’asservissement à la bureaucratie et à l’argent, ce terrible étau dans lequel sont pris les paysans, entre autres, aujourd’hui. Or l’argent et la finance sont particulièrement incompatibles avec l’esprit paysan.

Que révèle ce drame sur l’état de l’agriculture aujourd’hui et la façon dont l’agriculture est traitée en France ?

On ne cesse de nous parler du Moyen Age, des serfs, de l’esclavage alors que l’on est en train de mettre la France à genoux, et particulièrement les agriculteurs. La paysannerie est la base économique, vitale et spirituelle d’un pays. Le côté vital, parce qu’elle nourrit la population. Le paysan est celui qui est le lien le plus naturel entre la terre et le ciel, il représente l’enracinement à une terre. B

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