Le Salon Beige: 14 nouveaux articlesFeux d’artifice du 14 juillet : 897 voitures ont été brûlées – et varia

Le Salon Beige: 14 nouveaux articles

C’et arrivé un 16 juillet…
Sevran : un policier attaqué à la barre de fer a dû tirer
Feux d’artifice du 14 juillet : 897 voitures ont été brûlées
« Des débordements inacceptables » selon le Préfet de police de Paris
Et dire qu’ils les éliminent dès le sein de leur mère
L’église de Jussy-le-Chaudrier peut éviter la démolition
L’Association populaire d’éducation de l’Institut Saint-Gabriel à Presly (18) recrute
Alcuin ou la renaissance carolingienne
Suaire de Turin, une nouvelle étude démontre la présence de sang d’un homme torturé et tué
Le contrôle continu : une menace pour les écoles libres
Pendant qu’il rabote le budget des Armées, Macron en donne à sa femme
Le président LREM de la commission de la défense de l’Assemblée défend le chef d’Etat-major des Armées
La session 2017 de l’épreuve anticipée de français du baccalauréat ne va pas sans poser problème
26 juillet : conférence du père Adrien Candiard

C’et arrivé un 16 juillet…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

le 16 juillet : fête de Notre Dame du Mont Carmel.

La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel est probablement célébrée la première fois en Angleterre. Le but est de rendre grâces à Marie, la patronne de l’Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu’elle avait accordés à l’ordre durant ses débuts difficiles.

le 16 juillet 1054 : le cardinal Humbert, légat du pape Léon IX, dépose sur l’autel de la basilique Sainte Sophie, la bulle d’excommunication, le grand schisme d’Orient est consommé

Outre le filioque du Credo, tous les prétextes sont bons aux Byzantins pour condamner Rome et lui reprocher d’avoir sacré un empereur le jour de Noël 800, en la personne de Charlemagne. Viennent ensuite « l’autocéphalie » où Byzance revendique l’égalité de Siège avec Rome, les disputes sur le pain levé, le pain azyme, le port de la barbe. Voir le Précis de l’Histoire de l’Eglise de Renée Casin aux éditions Résiac.

le 16 juillet 1216 : décès du pape Innocent III.

Giovanni Lotario de Segni est élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III, à l’âge de 37 ans. C’est lui qui affirme l’indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il distingue la pleine souveraineté (autoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d’origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux.

le 16 juillet 1212 : bataille de Las Navas de Tolosa.

Les royaumes chrétiens d’Espagne remportent une victoire majeure sur les musulmans almohades en Andalousie, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l’Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle.

le 16 juillet 1251 : apparitions de Notre Dame à saint Simon Stock.

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c’est le signe particulier de ma faveur, que j’ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l’esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Musée Calvet

le 16 juillet 1465 : bataille de Montlhéry.

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la «Ligue du Bien Public» créée par le Duc de Bourgogne Charles «Le Téméraire» et François II de Bretagne, appuyés par d’autres grands du Royaume mécontents de la politique du Roi de France, Louis XI. Si les troupes du Duc de Bourgogne assiège Paris, bien défendue par le Maréchal Roualt, les Bretons de François II tardent ; ils n’ont toujours pas dépassé Châteaudun, au début du mois de juillet. Louis XI décide alors de secourir Paris.

Au cours de la bataille, alors que la victoire française ne fait plus aucun doute, le comte du Maine, oncle du Roi de France, trahit ce dernier et quitte le champ de bataille alors qu’il commandait l’aile gauche royale ; au centre, la vie du Roi est alors dangereusement menacée. Il faut toute l’énergie de sa garde écossaise pour le sauver. Car depuis le renouvellement de la « Auld Alliance » en 1421, les Écossais forment la garde personnelle de Charles VII. Louis XI l’a conservée. Et les Compagnies écossaises continuent à servir les Rois de France jusqu’à la révolution).

Pierre II de Brézé, le fidèle Sénéchal de Normandie qui sert les Valois depuis 1433, commande l’aile droite. Une habile manœuvre lui permet de rapidement prendre le dessus sur les ligueurs. Sans la trahison angevine, la victoire eût été totale. Pierre de Brézé paie son courage de sa vie.Les Bourguignons en fuite, l’ost royal reprend la route de Paris.

Miniature tirée des Chroniques de Montlhéry du temps du Roi Louis XI, rédigées par Philippe de Commynes de 1489 à 1491

le 16 juillet 1639 : révolte des va-nu-pieds.

Exaspérée par l’empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s’agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d’Avranches se rebellent et assassinent un agent du fisc. C’est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d’Avranches, Rouen ou Bayeux. Les violences prennent fin en janvier suivant.

le 16 juillet 1691 : mort de Louvois.

François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décède le 16 juillet 1691 à Versailles. Ayant succédé, en 1655,à son père au poste de secrétaire d’Etat de la Guerre, il devient ministre d’Etat en 1672 et remplace Colbert au poste de surintendant des Bâtiments, à la mort de ce dernier. Il s’occupe notamment des travaux au château de Versailles, François Michel Le Tellier de Louvois meurt subitement à Versailles, victime d’un malaise alors qu’il travaille avec Louis XIV.

le 16 juillet 1767 : Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal est canonisée par Clément XIII.

Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l’Escalade, pages 211 à 219) résume la vie de la sainte, fondatrice de la congrégation de la Visitation, grâce aux conseils d’un autre saint : saint François de Sale.

le 16 juillet 1789 : l’émigration commence.

Suite au rappel de Necker ont lieu les premiers départs en émigration : le comte d’Artois, frère de Louis XVI, le prince de Condé, affolés par la tournure que prennent les évènements s’exilent. Deux choses sont à souligner : la noblesse, qui ne payait pas d’impôts, car elle s’acquittait de l’impôt du sang en mettant sa vie au service du Roi, trahit le Roi et la couronne de France ; et ce,à commencer par les princes de sang ! De plus, l’histoire officielle parle d’une perte incalculable pour la France due à la révocation de l’Edit de Nantes, sans jamais souligner que l’émigration fut une perte encore plus importante pour le pays.

le 16 juillet 1796 : naissance de Jean-Baptiste Corot, peintre français.

Jean-Baptiste Camille Corot commence sa carrière de peintre dans l’atelier d’Achille Etna Michallon, puis auprès de Jean Victor Bertin. Il parcourt la France et peint de nombreux paysages ainsi que des monuments. C’est à partir de 1850, qu’il devient populaire et reconnu. A la fin de sa vie il partage ses biens avec les plus démunis. Il meurt à Paris en 1875.

le 16 juillet 1858 : la toute dernière apparition de Notre Dame à Sainte Bernadette.

C’est la dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l’accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l’autre côté du Gave… Et elle voit la Vierge Marie, une ultime fois :

« Il me semblait que j’étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, jevoyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle ! ».

le 16 juillet 1995 : Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’État dans les persécutions anti-juives de 1940-1944, lors de la commémoration de la rafle du Vel’ d’hiv’

Sevran : un policier attaqué à la barre de fer a dû tirer

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Une soirée comme une autre dans une banlieue occupée :

« Dans la soirée, des poubelles ont été incendiées près du collège, et les policiers arrivés sur place accueillis à jets de pierre. Débordés, les fonctionnaires ont dû appeler des renforts. Un peu plus loin, explique Le Parisien, deux motards de la police sont attaqués. L’un d’eux tombe à terre, avant d’être roué de coup. Des riverains ont aperçu dans le quartier des jeunes gens armés de barres de fer. Le policier roué de coups aurait alors fait usage de son arme pour se défendre. Un jeune a été blessé au bas-ventre, probablement par un tir, croit savoir Le Parisien. Hospitalisé, son pronostic vital n’est pas engagé, a rapporté une source proche de l’affaire, citée par le quotidien local. »

Feux d’artifice du 14 juillet : 897 voitures ont été brûlées

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Rien ne change :

« En 2017, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé pas moins de 897 véhicules brûlés lors des deux dernières nuits. En outre, 368 personnes ont été placées en garde à vue. Un chiffre en très légère hausse par rapport à l’année 2016. L’an passé, 855 véhicules avaient pris feu quand 577 personnes avaient été placées en garde à vue. Le ministère estime, dans son communiqué, que l’importante mobilisation des forces de l’ordre a permis de limiter le nombre d’incidents. »

« Des débordements inacceptables » selon le Préfet de police de Paris

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Violents heurts à Opéra. Manifestants Congolais pic.twitter.com/9byD8Uqf87
— Lucas RT France (@lucas_rtfrance) 15 juillet 2017

Et dire qu’ils les éliminent dès le sein de leur mère

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Un garçon de 17 ans atteint de syndrome de Down (trisomie 21) et champion de natation, a sauvé de la noyade une petite fille de 10 ans !

Applaudissements des baigneurs, compliments de la part de tous les présents sauf de la part de mère de la petite fille….qui s’en est allée sans rien dire!

L’église de Jussy-le-Chaudrier peut éviter la démolition

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Lu ici :

« La démolition de l’église de Jussy-le-Chaudrier n’est plus à l’ordre du jour, pour le moment. Le conseil municipal a donné son feu vert à une étude sur des travaux de consolidation.

La démolition de l’église de Jussy-le-Chaudrier, votée en décembre dernier par le conseil municipal, n’est plus à l’ordre du jour. Du moins « pour l’instant », précise le maire, Jean-François Pasqué. Des travaux de consolidation de l’église, évalués à 200.000 euros, sont à l’étude.

Depuis le 5 avril 2011, un arrêté municipal interdit l’accès à l’église pour des raisons de sécurité. Le mur méridional penche dangereusement vers l’est, de nombreuses fissures parsèment la voûte, dans la partie située près du clocher » (suite).

L’Association populaire d’éducation de l’Institut Saint-Gabriel à Presly (18) recrute

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L’Association populaire d’éducation de l’Institut Saint-Gabriel à Presly (APESGP, 18380) recherche, pour son école hors-contrat, dès la rentrée 2017 :

Un professeur d’anglais à plein temps ;
Un professeur de sport et surveillant à plein temps.
Un professeur d’allemand et surveillant à plein temps.

Merci d’adresser votre CV et votre lettre de motivation par mail à l’adresse : ape.stgabriel.presly@gmail.com

Alcuin ou la renaissance carolingienne

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L’historien Christophe Dickès propose, sur la webTV Storia Voce, une émission passionnante à la découverte d’Alcuin, grande figure de l’érudition européenne, qui domina la période si riche de la Renaissance carolingienne, en tant que proche conseiller et ami de Charlemagne.

Originaire d’Angleterre, il parcourut l’Europe, d’Aix-la-Chapelle à Rome en passant par Tours ou Francfort. On lui doit notamment la diffusion de l’écriture caroline, exceptionnelle par sa modernité et sa lisibilité.

Biographe de Charlemagne (Bernard Giovanangeli éditeur), le médiéviste Olivier Hanne présente Alcuin, la grande réforme intellectuelle et culturel dont il fut à l’origine, le rôle des religieux, le cursus des études de l’époque mais aussi les limites de cette renaissance.

Suaire de Turin, une nouvelle étude démontre la présence de sang d’un homme torturé et tué

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Des chercheurs italiens ont probablement résolu le mystère du suaire de Turin, signale La Stampa. Ils ont découvert que le tissu de l’artefact comprenait des nanoparticules de créatinine avec des éléments endommagés de ferrihydrite (ocre ferreuse), inhérente à la ferritine, une protéine qui permet le stockage du fer dans le corps. Selon le professeur Giulio Fanti de l’Université de Padoue, ce fait a montré que la «structure particulière, la taille et la répartition des nanoparticules ne pouvaient pas être dues à des artefacts apposés au fil des siècles sur le tissu du suaire». Le chef d’étude Elvio Carlino, professeur à l’Institut de Cristallographie de Bari, explique :

«À l’aide des microscopes électroniques et microscopes grand angle à rayons X, nous avons réalisé une analyse de microscopie atomique du suaire. Grâce à cela, nous avons pu examiner pour la première fois les propriétés nanométriques des fibres de bois provenant du suaire de Turin».

Selon Elvio Carlino, les nanoparticules attachées à la fibre de lin prouvent que la personne qui a été enveloppée dans le suaire souffrait beaucoup.

Le contrôle continu : une menace pour les écoles libres

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Le nouveau ministre de l’Education nationale, J.-M. Blanquer, propose de réformer l’épreuve du Bac en diminuant le nombre d’épreuves à 4 matières fondamentales ainsi qu’en donnant une plus grande importance au contrôle continu. Même si le contrôle continu est une notation intéressante car plus fidèle au niveau de l’élève tout en prenant en compte ses progrès, celle-ci mettrait pour de bon les écoles indépendantes de côté.

« En effet, pour que le contrôle continu puisse s’appliquer, il faut un système d’évaluation avec un même barème de notation, permettant de généraliser son application dans toutes les régions du monde proposant aux élèves de passer le bac. Or, par définition, les lycées indépendants, dès lors qu’ils sont libres de choisir leur programme au travers de la pédagogie choisie, ne peuvent pas faire reconnaître un contrôle continu en tant qu’ils n’ont pas les mêmes repères. Le baccalauréat a donc à lui seul la clé d’entrée dans l’enseignement supérieur. Il oblige à passer par lui en tant qu’il est le seul passage permettant d’accéder aux études supérieures. Il a donc une influence non négligeable sur les programmes des lycées indépendants qui doivent s’adapter à celui de l’Education nationale. »

Pendant qu’il rabote le budget des Armées, Macron en donne à sa femme

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Dotée d’un véritable statut, son épouse Brigitte devrait avoir un budget officiel, contrairement à toutes celles qui l’ont précédée. Son importance reste toutefois difficile à évaluer, même si Capital s’est risqué à l’exercice.

« […] Actuellement, la femme du président peut compter sur une équipe de trois collaborateurs pour l’aider à gérer ses dossiers et de deux personnes pour assurer sa sécurité dès sa sortie de l’Elysée. Quelle est l’enveloppe allouée pour rémunérer tout ce beau monde ? Mystère à ce stade. A titre de comparaison, Valérie Trierweiler s’était entourée de cinq collaborateurs qui avaient coûté 396.900 euros brut sur l’année 2013 aux contribuables, selon un rapport de la Cour des comptes. De plus, quatre officiers assuraient sa sécurité. […] Pour les dépenses liées à son rôle, Brigitte Macron, comme celles ses prédécesseures , pourra faire appel à “un service rattaché au cabinet du président”, rappelle Pierre-Olivier Costa. Déplacements, cadeaux, réceptions… Toutes ces dépenses seront prélevées sur le budget de l’Elysée. Et c’est là où son directeur de cabinet promet de la transparence et d’”expliquer le plus clairement possible aux Français ce qu’elle fait, comment et pourquoi”. […] »

Le président LREM de la commission de la défense de l’Assemblée défend le chef d’Etat-major des Armées

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Après le chef d’état-major Pierre de Villiers, c’est au tour de Jean-Jacques Bridey de faire connaître son profond désaccord avec les coupes budgétaires imposées aux armées en 2017. Le président LREM de la commission de la défense de l’Assemblée, et conseiller défense d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, « regrette » le « choix » d’imposer 850 millions d’euros d’économies au ministère de la Défense en 2017.

« C’est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l’explication qui a été donnée par Bercy, puisqu’on nous dit qu’il faut faire 4 et quelques milliards d’économies mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d’ouverture de crédit pour la capitalisation d’Areva. »

La veille, Emmanuel Macron avait tenté de trancher le débat dans une déclaration sèche devant les militaires :

« Je considère qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir. Et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire ».

De nombreux militaires ont jugé le moment de remontrances du président de la République « douloureux » et le propos « excessif » voire « humiliant ».

Jean-Jacques Bridey avait déjà pris la défense du général de Villiers, à l’issue de l’audition du général par la commission de la défense :

« Quand le chef d’état-major dit qu’il faut des moyens, ce n’est pas du chantage. Si l’on veut continuer à employer les armées il faut leur donner des ressources, ou sinon les retirer de certains théâtres d’opération. »

La session 2017 de l’épreuve anticipée de français du baccalauréat ne va pas sans poser problème

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De Gauvin Buriss, professeur de lettres en région parisienne :

« […] La formulation de la question de corpus a laissé les correcteurs perplexes : » Les personnages de ces romans sont-ils touchés de la même manière par l’univers fictif qu’ils découvrent ? « Il s’agissait de la lanterne magique dans la chambre du jeune narrateur de Du Côté de Chez Swann de Marcel Proust, et d’une séance de cinéma vécue par Suzanne dans Barrage contre le Pacifique de Duras et par le jeune Jacques Cormery dans Le Premier Homme d’Albert Camus. Une agrégation et un doctorat en poche, après 15 ans d’enseignement dans le supérieur et le secondaire, je reste muet devant cette question, et ne vois pas comment y apporter une réponse intelligente et construite, autre chose qu’un simple relevé des émotions – d’ailleurs vagues – ressenties par les personnages et évoquées dans les textes. Cela n’a en soi aucun intérêt et n’est qu’une façon de faire perdre du temps aux candidats, à qui l’on pourrait par bien d’autres moyens demander de prouver leurs compétences réflexives et leur culture. Ce simple relevé des émotions est toutefois la seule chose qui soit, selon le corrigé national, « à la portée des candidats ». Il propose cependant de valoriser ceux qui auront vu qu’ « on oscille à des degrés variables entre immersion dans l’illusion romanesque et distance voire dérision à l’égard de son aspect attendu et convenu. Le jeune narrateur du roman de Proust est sensible au caractère sombre du personnage de Golo (…) mais c’est sans doute sa propre tristesse qu’il projette sur le chevalier et il continue de percevoir parfaitement la machinerie qui préside à la représentation. Il voit bien la robe du cheval se bomber des plis du rideau. Il joue enfin de cette frontière poreuse entre le réel et la fiction en feignant de croire que le personnage médiéval interprète sagement son propre rôle. »

Autant dire que je n’ai rien trouvé de tel dans mes copies – loin s’en faut ! – pourtant de série générale (ES). Pourquoi poser une telle question si le seul élément de réponse un tant soit peu intéressant n’est pas « à la portée des candidats » ?

Pour le commentaire composé, le texte proposé est un extrait de Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras. Le corpus dans son ensemble est composé de textes du XXème siècle, ce qui ne correspond pas à l’esprit de l’épreuve qui devrait permettre aux élèves d’utiliser les connaissances culturelles acquises au cours de leur scolarité. Face à des textes récents, les élèves sont généralement déstabilisés, comme ce fut le cas en 2015 avec le texte de Laurent Gaudé (né en 1972), et ne peuvent guère monnayer leur travail d’enrichissement culturel. Le choix même de Marguerite Duras, dont les œuvres sont assez controversées sur le plan littéraire, est une difficulté supplémentaire, l’extrait choisi étant assez délicat à commenter. Il suffit de lire le corrigé officiel fourni aux correcteurs par le Ministère pour voir à quel point le texte a glissé entre les doigts des commentateurs et leur a demandé de belles contorsions pour monter quelque chose d’un peu intéressant. Autant dire que peu nombreux sont les élèves qui ont réussi à composer un commentaire digne de ce nom sur un texte ne comportant aucune dimension morale, politique ni philosophique, et dont les enjeux esthétiques sont difficiles à cerner et à dégager.

Proposer cela à des élèves de Première, c’est les mettre sciemment en difficulté.

Les moyennes n’en révèleront rien, certainement, car elles seront relevées pour maintenir la paix des familles et ne pas affoler APB : cela ne remplira pas le vide sidéral des copies.

Dans le corrigé national, les correcteurs s’écoutent écrire avec une auto-satisfaction narcissique qui frôle le ridicule, tant ce qu’ils proposent est loin de l’univers d’un élève de première, même honnête. Ils attendaient que les élèves trouvent ce genre de choses : « Après la déclaration réciproque énoncée avec fluidité et plusieurs contretemps rendus sensibles par la longueur de la phrase, c’est l’épiphanie du bonheur comme le révèlent les métaphores du « ciel de l’attente » et de la « foudre du baiser ». Les hyperboles finales achèvent ce basculement en apothéose. (…) Les hommes-quilles nous plongent dans une fantasmagorie surréaliste chorégraphiée. (…) L’expression triviale ‘ces choses-là’, faussement pudique, contraste avec le style héroï-comique du ‘tel orage’. (…) L’artifice est perçu, certes, mais appréhendé avec délectation. Les spectateurs recherchent une expérience profonde et authentique dans ce rapport à la fiction qui s’affirme comme fiction. Expérience fortuite et non contingente, choisie, libératrice et purificatrice. »

Sans rire ! Avec un tel corrigé-modèle, il faut nous autoriser à utiliser une notation négative, allant de – 40 à – 10, car il y a autant de lien entre les copies des élèves et ce genre de texte qu’entre un macaron Ladurée et un Big-Mac de contrefaçon…

Venons-en à l’épreuve de prédilection des élèves en difficulté : l’écriture d’invention. Refuge de ceux auxquels le commentaire et la dissertation ont résisté, l’écriture d’invention prend généralement la forme d’une argumentation soumise à certaines contraintes d’écriture. Le travail est intéressant en soi, même s’il est finalement difficile à évaluer, et ressemble à ce que l’on proposait aux élèves du XIXème siècle lorsqu’on leur demandait de faire dialoguer Achille et Hector aux enfers. En moins ambitieux, bien sûr, mais cela peut permettre à certains élèves de révéler quelques qualités, tant sur le plan de la recherche d’idées et de l’argumentation, que par leur style.

Le sujet 2017 ? Digne d’une rédaction de 4ème pondue à la va-vite pour occuper une classe sur une heure de permanence : « Vous imaginerez le récit que pourrait faire un spectateur / une spectatrice d’une séance de cinéma qui l’aurait particulièrement marqué(e). Votre texte, d’une cinquantaine de lignes, comportera les références au film, la description des émotions ressenties et des réflexions diverses suscitées par la représentation ». Cela fait froid dans le dos. Comment replacer Rabelais, Montesquieu ou Pascal avec un tel sujet ? Et l’on sait bien qu’un élève normal de 17 ans va plus vraisemblablement voir le dernier Fast and Furious au cinéma que le dernier Woody Allen. Je vous laisse donc imaginer le niveau de ces travaux, qui nous racontent – heureusement de manière fort brève, vu qu’on leur demandait 50 lignes, ce qui est plus court que la rédaction du brevet des collèges – la dernière séance de Gravity, Batman vs Superman ou des Tuche… car « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » … et surtout on manque souvent cruellement de discernement.

Je vous livre un extrait d’une copie, pour que soit perçu justement ce décalage entre le réel et la fiction sur lequel les candidats étaient censés réfléchir mais que le Ministère semble nier en ce qui concerne le niveau des élèves. Je vous laisse déceler l’habileté de ce candidat, qui joue sur la mauvaise conscience de son correcteur, et qui fait passer, avec une belle insistance, un message assez culpabilisant. C’est un(e) candidat(e) de filière générale économique et sociale (bac ES), donc un élève qui pourra l’an prochain postuler pour entrer à Sciences Po ou en classe préparatoire pour une école de commerce, ou encore en faculté de droit. Je respecte l’orthographe (le film évoqué dans la copie n’est jamais identifié précisément ; il semble qu’il s’agisse d’un documentaire sur la Seconde Guerre Mondiale et les camps de concentration, vu avec un professeur d’histoire) : « Il me fait pleurer… oh ! vous aussi répondit-il. Que pensez-vous du film ? Très bon film, et vous ? C’est un film très émouvant, avec ces élèves pas si nul qu’on pouvait penser.

Oui, c’est pas si facile pour cette professeur d’histoire, elle en voit de toutes les couleurs… mais très belle initiative de sa part pour se projet, ça m’a touché, dit-elle. Elle croit en ces élèves, même si ce n’est pas la classe avec d’excellente note, surtout elle n’a pas des élèves faciles. C’est une très belle initiative, travailler sur les camps de consentration avec une classe qui ne s’interèse pas à la moindre idée que dit le profeseur, ça parait impossible à vrai dire. C’est un triste sujet mais qui reflète la réalité, lorsqu’elle la annoncé, ils se sont tout tais, répond elle. (…) C’est sur c’est une belle preuve qu’elle leur à fait, dit-il. Plusieurs professeurs peuvent faire cela, les élèves ressortent toujours grandits d’une telle expérience peut importe leur niveau. Ca peut leur être que bénéfique dit-il. Ca me touche toujours de voir des professeurs croirent en leur élèves malgrés leur difficultés, rajoute-t-il. Lorsqu’on à vue qu’ils avaient remportés le concours, auquelle elle les avaits inscrits, ils étaient les plus heureux, alors qu’ils n’y croyait pas ! dit-elle ». »

26 juillet : conférence du père Adrien Candiard

Posted:

26-07 P. Adrien Candiard

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