Le Salon Beige: 13 nouveaux articles: Affaire Macron – Villiers, qui doit partir ?-et varia

Le Salon Beige: 13 nouveaux articles

Affaire Macron – Villiers, qui doit partir ?
C’est arrivé un 17 juillet…
L’été des Veilleurs et des Sentinelles
En Marche vers l’autoritarisme : le grand général convoqué vendredi par un petit président
Pétition au Premier ministre, en soutien au Général de Villiers
La Pologne connaît un véritable BabyBoom grâce au programme nataliste du gouvernement
A quoi sert la politique ? Homélie du chanoine Denis
Le nouveau chef de Daech serait un franco-tunisien
Patrick Girard : «Macron est un gamin détestable, autoritaire, dogmatique»
Défense : « La messe technocratique des coups de rabot », déplore Éric Zemmour
Terres de mission : Les 10 ans du motu proprio
Benoît XVI rend hommage au cardinal Meisner
C’est arrivé un 16 juillet…

Affaire Macron – Villiers, qui doit partir ?

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Napoléon IV « micron », le dictateur au petit pied issu des banques et du cerveau de Flamby, a dit : « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change ». Belle posture régalienne qui serait justifiée si elle était au service du bien commun, et si le CEMA avait fauté à ce sujet, ce qui est exactement le contraire.

Le peuple souverain (nous en sommes tous !), dont 1/8è seulement a voté pour cet artefact, lui répond :

« Si quelque chose (genre démagogie et facilité) empêche le chef des armées d’exercer pleinement sa charge en garantissant à celles-ci la pleine cohérence des moyens de leur mission, alors il doit démissionner ».

Si vous êtes d’accord, n’hésitez pas à signer notre pétition de soutien au chef d’état-major.

C’est arrivé un 17 juillet…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 17 juillet : saintes catholiques du jour, les Carmélites de Compiègne.

Seize martyres sont guillotinées place du Trône à Paris, le 17 juillet 1794 en haine de la foi catholique. Elles sont conduites par leur supérieure, mère Thérèse de Saint-Augustin, quittent la prison et prennent le chemin de la guillotine en chantant des cantiques tout au long du parcours, le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum, prononcent le renouvellement de leurs vœux et chantent le Veni Creator.

Les chants des religieuses, durant leur parcours jusqu’à la guillotine et en gravissant l’échafaud, impressionnent fortement la foule qui assiste en silence à leur exécution.

Leurs corps et leurs têtes sont jetés de nuit dans l’une des deux fosses communes du cimetière de Picpus. Les dépouilles se trouvent encore dans le jardin des religieuses.

le 17 juillet 561 : élection du pape Jean III.
le 17 juillet 855 : mort du pape Léon IV.
le 17 juillet 1048 : Damase II est nommé pape.

Damase II (Poppon de Brixen) est pape pendant 23 jours, du 17 juillet au 9 août 1048. Il meurt à Palestrina en Italie, probablement de la malaria. Il est élevé au trône pontifical par l’empereur Henri III du Saint-Empire, sans avoir été élu.

le 17 juillet 1429 : sacre de Charles VII en la cathédrale de Reims.

Après la triple donation du Royaume de France faite devant notaire, le 21 juin 1429 (voir la chronique du jour), qui fait de Jésus Christ le Roi de France, et de Charles VII le lieutenant de Dieu en France (étymologiquement le Tenant lieu de…), il reste un acte indispensable à réaliser : le sacre. C’est le moment où la personne du Roi devient Sacrée, où il reçoit les grâces de son nouvel état. Par le sacre, le Roi renouvelle en sa personne le pacte de Reims de la Noel 496.

L’évêque prononce les paroles : « Je te sacre Roi de France au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »

Sainte Jeanne d’Arc se jette alors aux pieds du Roi et s’écrie :

« Gentil Prince, maintenant est exécuté le plaisir de Dieu, qui voulait que vous vinssiez à Reims pour y recevoir votre digne Sacre, montrant que vous êtes le vrai Roi et celui auquel le Royaume doit appartenir ! »

Pour Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l’Escalade) page 180 : Désormais la vocation spirituelle et temporelle de la nation des Francs renaît officiellement.

Sacre à Reims de Charles VII, par Lenepveu, Panthéon de Paris.

Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin sur la triple Donation du Royaume de France et du 22 juillet.

le 17 juillet 1429 : lettre de la Pucelle au Duc de Bourgogne.

Le 17 juillet 1429, Charles VII est sacré Roi de France à Reims, selon la volonté de Dieu. Le jour même, Jeanne écrit au duc de bourgogne pour lui demander de faire la paix :

† Jhesus Maria.

« Hault et redoubté prince, duc de Bourgoingne, Jehanne la Pucelle vous requiert de par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, que le roy de France et vous, faciez bonne paix ferme, qui dure longuement. Pardonnez l’un à l’autre de bon cuer, entièrement, ainsi que doivent faire loyaulxchrestians; et s’il vous plaist à guerroier, si alez sur les Sarrazins. Prince de Bourgoingne, je vous prie, supplie et requiers tant humblement que requerir vous puis, que ne guerroiez plus ou saint royaume de France, et faictes retraire incontinent et briefmentvoz gens qui sont en aucunes places et forteresses dudit saint royaume; et de la part du gentil roy de France, il est prest de faire paix à vous, sauve son honneur, s’il ne tient en vous. Et vous faiz à savoir de par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, pour vostre bien et pour vostre honneur et sur voz vie, que vous n’y gaignerez point bataille à rencontre des loyaulx François, et que tous ceulx qui guerroient oudit saint royaume de France, guerroient contre le royJhesus, roy du ciel et de tout le monde, mon droicturier et souverain seigneur. Et vous prie et requiers à jointes mains, que ne faictes nulle bataille ne neguerroiez contre nous, vous, voz gens ou subgiez ; et croiezseurement que, quelque nombre de gens que amenez contre nous, qu’ilz n’y gaigneront mie, et sera grant pitié de la grant bataille et du sang qui y sera respendu de ceulx qui y vendront contre nous, Et a trois sepmaines que je vous avoyeescript et envoié bonnes lettres par unghérault, que feussiez au sacre du roy qui, aujourd’hui dimenche XVIIe jour de ce présent mois de juillet, ce (se) fait en la cité de Reims : dont je n’ay eu point de response, ne n’ouy oncques puis nouvelles dudit hérault. A Dieu vous commens et soit garde de vous, s’il lui plaist; et prie Dieu qu’il y mecte bonne pais. Escript audit lieu de Reims, ledit XVIIe jour de juillet. »

Sur l’adresse : « Au duc de Bourgoingne. » (Procès, t. V, p. 126). L’original est encore aux archives de Lille.

Jeanne repart vers la Charité-sur-Loire, Melun, Soisson et Compiègne. Sa mission est terminée, elle a sauvé la France, lui a rendu son Roi, elle a consacré la mission divine de la France, elle a sauvé la chrétienté en empêchant le protestantisme anglais, qui doit sévir au siècle suivant, de détruire l’Eglise, elle a proclamé la royauté universelle du Christ. A la mission de Jeanne, il ne manque encore qu’une chose : l’auréole du martyre.

Le parti anglais réplique la même année en faisant sacrer, à Notre Dame de Paris, le jeune Henri VI de Lancastre de sept ans, roi de France et d’Angleterre.

le 17 juillet 1453 : victoire de Castillon, fin de la guerre de 100 ans.

L’armée française de Charles VII remporte une victoire décisive sur les Anglais dans le village de Castillon, en Gironde. Cette bataille marque la fin de la Guerre de Cent Ans, car toute l’Aquitaine revient à la couronne de France. La reconquête de la région aquitaine est complète quand le Roi de France s’empare de Bordeaux, le 19 octobre. Les Anglais sont alors définitivement boutés hors du Royaume. John Talbot, connu pour avoir repris la ville de Bordeaux en 1452, alors qu’un traité avait été signé entre les deux pays, meurt au cours des combats.

Après Castillon, les Anglais ne conservent que le port de Calais. Si cette victoire marque bel et bien la fin de la puissance anglaise en France, il faut attendre le Traité de Picquigny signé entre Louis XI et Édouard IV pour régler politiquement le vieux conflit.

le 17 juillet 1765 : instauration de la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France.

La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l’adoration perpétuelle du Sacré-Coeur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Coeur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV reste sourd au message, mais son fils le Dauphin Louis fait dédier, dans l’église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.

le 17 juillet 1791 : massacre du Champ de Mars.

Les émeutiers se rassemblent au Champ-de-Mars, afin de faire signer une nouvelle pétition pour priver le Roi de ses pouvoirs. Aussitôt, l’Assemblée réagit et, sous le commandement de La Fayette, la Garde nationale ouvre le feu. Environ cinquante personnes sont tuées.

le 17 juillet 1918 : le tsar Nicolas II, sa famille et 4 fidèles sont assassinés.

La famille impériale russe, le tsar Nicolas II, la tsarine Alexandra, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, le tsarévitch Alexis et plusieurs domestiques demeurés à leur service, sont assassinés à Ekaterineburg.

Bien que cela ne concerne pas l’histoire de France, cet assassinat a été commis en haine de la foi et de toute autorité. C’est dans le même esprit que la famille royale de France a été assassinée en 1793.

L’été des Veilleurs et des Sentinelles

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Agenda en ligne – Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

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A l’attention des Veilleurs et des Sentinelles : vos réunions ayant l’air de prendre des vacances, il me semble opportun de mettre en veille l’agenda hebdomadaire sur le Salon Beige. La parution hebdomadaire reprendra donc la 1e semaine de septembre. Vous trouverez ci-dessous le planning que j’ai pour l’été : bien entendu je peux peux faire toutes les mises à jour dont vous ferez la demande… Bonnes vacances à tous ! MB

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Mardi 18 juillet 2017

Cholet : place Travot , de 21h à 22h

Vendredi 21 juillet 2017

Bordeaux : Sentinelles – 19h Place Pey-Berland

Jeudi 27 juillet 2017

Montélimar : de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Vendredi 28 juillet 2017

Bordeaux : Sentinelles – 19h Place Pey-Berland

Mardi 1er août 2017

Reims : place Royale, 20h

Mercredi 2 août 2017

Cognac : place François 1er, de 21h à 22h

Jeudi 10 août 2017

Montélimar : de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Jeudi 24 août 2017

Montélimar : de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Lundi 28 août 2017

Châlons-en-Champagne : face au Palais de Justice, de 18h à 19h30 : Sentinelles

En Marche vers l’autoritarisme : le grand général convoqué vendredi par un petit président

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Pour qui se prend Emmanuel Macron pour tenir de tels propos :

« La république ne marche pas comme cela. Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change » [Sic. Pas de discussion possible; pas d’échange, etc. NDL]

« Il a donc toute ma confiance à condition de savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la république comme dans l’armée » [Resic. Après 40 ans dans les armées et en finir n°1, le général de Villiers mérite-t-il d’être réduit à si peu? S’il y a un expert de la hiérarchie et des armées, c’est bien lui! NDL]

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n’est pas plus compliqué que cela. Moi j’ai des soldats sur des théâtres d’opérations, des gens qui attendent beaucoup, je les respecte, je leur dois, la protection : l’intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels » [Ces soldats ne sont pas ceux du président de la République, mais ceux de la France. Ensuite, ils se battent depuis des décennies durant lesquelles le jeune Macron n’a jamais approché les armées. Enfin, il ne les connaît que depuis 2 mois, à peine le temps de faire ses classes… et d’échouer totalement son entrée en matière. NDL].

Rejoignez la pétition de soutien au général Pierre de Villiers.

Cette humiliation est admissible pour personne :

#Macron a préféré humilier #PierredeVilliers en public plutôt que de le « recadrer » en privé. Soutien au chef d’État-Major des armées ! pic.twitter.com/Zg3D0UI3nK
— Karim Ouchikh (@OuchikhKarim) 14 juillet 2017

Face à #PierredeVilliers : « #Macron a voulu faire un acte d’autorité, cela révèle plutôt une tentation d’autoritarisme » @GTabard #cdanslair pic.twitter.com/0sgybrchKi
— C dans l’air (@Cdanslair) 14 juillet 2017

Une partie du CV du chef d’état-major des armées #PierredeVilliers. Quand on voit comment #Macron le traite… pic.twitter.com/bnJ7PByCam
— le Jeune Républicain (@leJRepublicain) 16 juillet 2017

Indigne, mesquin et vexatoire. #BudgetDéfense
Retrouvez mon soutien au général #DeVilliers ➡️https://t.co/WJk54lfEzY #14juillet pic.twitter.com/BDCPS12khj
— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) 14 juillet 2017

Qd le chef d’état major des armées parle légalement devant l’@AssembleeNat, il est publiquement humilié par @EmmanuelMacron #autoritarisme
— Benoît Hamon (@benoithamon) 14 juillet 2017

Pétition au Premier ministre, en soutien au Général de Villiers

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Monsieur le Premier ministre,

Comme tous les Français, j’ai appris que le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, avait été sèchement « recadré » en public par le président de la République.

Son tort? Avoir rappelé que l’armée française était envoyée sur de nombreux théâtres d’opération – y compris la France, où elle tente de protéger nos compatriotes de la menace terroriste, malgré des cadences inhumaines et trop longtemps prolongées, et malgré une absence criante de moyens – et qu’elle n’avait pas les moyens de subir une nouvelle coupe budgétaire.

Le général de Villiers a malheureusement raison. Outre que ces coupes budgétaires – au profit de Dieu sait quelle démagogie électoraliste – contreviennent aux promesses récentes du candidat Macron, elles mettent surtout en péril la vie de nos soldats. Cela n’est pas admissible.

Je vous prie donc, Monsieur le Premier ministre, de bien vouloir nous rassurer sur le fait que la politique de la France ne se fait pas à la corbeille et que Bercy ne jouera pas avec la vie des soldats de France.

Soutien au Général de Villiers

Concernant le budget 2017 des Armées, voici quelques chiffres :

tel que voté à l’automne 2016, il était en hausse de 600 millions par rapport à celui de l’année précédente.
en début d’année, 2,7 milliards ont été « gelés » et non annulés.
aujourd’hui on annonce 850 millions en moins. Ces 850 millions ne font pas partie du budget initial de 2017, mais ils devaient venir financer les opérations extérieures et intérieures de l’année en cours, pour lesquels seuls 450 millions étaient inscrits au budget initial – sachant que les opex et opint devraient s’élever à 1,3 milliards cette année. Traditionnellement, ce complément provenait d’un financement interministériel (dont la défense prenait une part d’environ 18%) – cette année, il devrait donc être entièrement supporté par la Défense.

Le chef d’état-major des Armées aura un entretien vendredi avec le chef de l’Etat.

La Pologne connaît un véritable BabyBoom grâce au programme nataliste du gouvernement

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VIDEO : La #Pologne connaît un véritable #BabyBoom grâce au programme #nataliste du parti au pouvoir Droit et Justice (#PiS). pic.twitter.com/TQmp2FKUBx
— fandetv ن (@fandetv) 16 juillet 2017

A quoi sert la politique ? Homélie du chanoine Denis

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Homélie du chanoine Denis, prononcée lors de la messe de ce matin, aux participants de l’Université d’été de Renaissance catholique :

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Homélie du chanoine Denis

Il est possible de retrouver un résumé des interventions de ces 4 jours sur le fil Twitter de Renaissance catholique. Extrait de ce jour avec Jean-Pierre Maugendre :

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Le nouveau chef de Daech serait un franco-tunisien

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Selon le site de la chaine saoudienne d’information Al Arabiya, Mohamed Ben Salem al-Ayouni, dit Jalaluddin al-Tunisi – le tunisien – devrait être nommé nouveau calife de l’Etat Islamique. Selon Al Arabiya, il est né en 1982 dans la ville portuaire de Sousse, à l’est de la Tunisie. Adolescent, il a émigré en France, où il obtint, après quelques années, la nationalité française. En 2011, il est rentré au pays suite à la révolution tunisienne puis s’est rendu en Syrie pour participer à la guerre civile. Il a rejoint Daech en 2014, après la mort du commandant de Sariyat al-Ghoraba – le bataillon des étrangers – à qui il succéda. Il devint rapidement une figure importante de l’organisation terroriste et l’un des proches du calife autoproclamé.

Connu pour être un chef de guerre d’une redoutable férocité, Baghdadi le nomma émir de l’Etat Islamique en Libye, après la défaite de l’organisation à Syrte face aux forces libyennes. Jalaluddin al-Tunisi entretiendrait de bonnes relations avec les autres groupes terroristes d’Afrique du Nord et pourrait rapidement y étendre son influence.

Patrick Girard : «Macron est un gamin détestable, autoritaire, dogmatique»

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Défense : « La messe technocratique des coups de rabot », déplore Éric Zemmour

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Terres de mission : Les 10 ans du motu proprio

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Benoît XVI rend hommage au cardinal Meisner

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Lors des funérailles du cardinal Joachim Meisner le samedi 15 juillet à Cologne, un message du pape émérite Benoît XVI a été lu par le préfet de la maison pontificale et secrétaire particulier de Benoît XVI, Mgr Georg Gänswein. Cela a d’autant plus de poids que le cardinal Meisner est l’un des quatre cardinaux qui ont présenté des Dubia au pape François à propos d’Amoris laetitia.

Traduction de Jeanne Smits :

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« En cette heure où l’Eglise de Cologne et les fidèles venus d’au-delà de ses frontières sont rassemblés pour dire à Dieu au cardinal Joachim Meisner, je suis avec vous par le cœur et la pensée, et, accomplissant avec joie le souhait du cardinal Woelki, je désire vous adresser un mot de souvenir.

« Lorsque j’ai appris la mort du cardinal Meisner mercredi dernier, je n’ai pas voulu y croire. La veille nous avions parlé au téléphone. Sa gratitude à propos du fait qu’il avait pu prendre quelques vacances après avoir participé à la béatification de Mgr Teofilius Matulionis à Vilnius le dimanche précédent (le 25 juin) était évidente au son de sa voix. L’amour de l’Eglise des pays voisins à l’Est, qui avaient souffert sous la persécution communiste, ainsi que la gratitude que lui inspirait la résistance aux souffrances à cette époque-là, avaient marqué toute sa vie. De telle sorte qu’il n’y a pas pas de coïncidence dans le fait qu’il aura rendu la dernière visite de sa vie à un Confesseur de la foi dans ces pays-là.

« Ce qui m’a particulièrement impressionné au cours de cette dernière conversation avec le cardinal à la retraite, c’est la joie déliée, la joie intérieure, la confiance qu’il avait trouvées. Nous savons que ce berger, ce pasteur passionné a trouvé difficile de quitter son poste, spécialement à un moment où l’Eglise se trouve dans la nécessité urgente de disposer de bergers convaincants qui puissent résister à la dictature de l’esprit du temps et qui vivent et pensent la foi avec détermination. Cependant, cela m’a d’autant plus ému qu’au cours de cette dernière période de sa vie, il a appris à lâcher prise et à vivre toujours plus dans la certitude profonde que le Seigneur n’abandonne pas son Eglise, même lorsque parfois le navire a tant pris l’eau qu’il est sur le point de chavirer.

« Deux choses, dernièrement, lui ont donné toujours plus de joie et de confiance.

« 1. D’abord, il m’a toujours redit la joie profonde qui le remplit à travers l’expérience du sacrement de pénitence lorsque des jeunes, surtout de jeunes hommes, vivent la grâce du pardon – ce don d’avoir véritablement trouvé la vie que seul Dieu peut leur donner.

« 2. La deuxième chose qui l’a toujours touché et qui l’a toujours rempli de joie, ce sont les progrès discrets de l’adoration eucharistique. Lors des JMJ de Cologne cela avait constitué pour lui un point central – qu’il y eût une adoration, un silence où le Seigneur seul puisse parler au cœur. Certains experts en pastorale et en liturgie avaient pensé qu’un tel silence dans la contemplation du Seigneur ne peut s’obtenir avec une telle masse de gens. Certains étaient également d’avis que l’adoration eucharistique est en tant que telle dépassée, puisque le Seigneur veut être reçu dans le Pain eucharistique, et qu’Il ne veut pas être simplement regardé. Mais ce Pain ne peut être mangé comme un aliment quelconque ; « recevoir » le Seigneur dans le sacrement eucharistique requiert toutes les dimensions de notre existence – la réception doit être adoration : tout cela est désormais tout de même devenu très clair. Ainsi le temps d’adoration eucharistique lors des JMJ de Cologne est devenu un événement très intérieur qui n’est pas devenu inoubliable pour le seul cardinal. Ce moment lui est toujours resté présent intérieurement et a été pour lui une grande lumière.

« Lorsque le cardinal Meisner, au dernier matin de sa vie, n’a pas paru à l’heure de célébrer la messe, on l’a trouvé mort dans sa chambre. Son bréviaire avait glissé de ses mains : il est mort en priant, son regard tourné vers le Seigneur, en conversation avec le Seigneur. La nature de la mort qu’il lui a été donné de vivre redit encore une fois comment il a vécu : le regard tourné vers le Seigneur, et en conversation avec lui. Ainsi nous osons sans crainte confier son âme au bon Dieu. Seigneur, nous vous remercions pour le témoignage de votre serviteur Joachim. Permettez-lui d’être désormais un intercesseur pour l’Eglise de Cologne et pour l’ensemble de la terre ! Requiescat in pace ! »

C’est arrivé un 16 juillet…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

le 16 juillet : fête de Notre Dame du Mont Carmel.

La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel est probablement célébrée la première fois en Angleterre. Le but est de rendre grâces à Marie, la patronne de l’Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu’elle avait accordés à l’ordre durant ses débuts difficiles.

le 16 juillet 1054 : le cardinal Humbert, légat du pape Léon IX, dépose sur l’autel de la basilique Sainte Sophie, la bulle d’excommunication, le grand schisme d’Orient est consommé

Outre le filioque du Credo, tous les prétextes sont bons aux Byzantins pour condamner Rome et lui reprocher d’avoir sacré un empereur le jour de Noël 800, en la personne de Charlemagne. Viennent ensuite « l’autocéphalie » où Byzance revendique l’égalité de Siège avec Rome, les disputes sur le pain levé, le pain azyme, le port de la barbe. Voir le Précis de l’Histoire de l’Eglise de Renée Casin aux éditions Résiac.

le 16 juillet 1216 : décès du pape Innocent III.

Giovanni Lotario de Segni est élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III, à l’âge de 37 ans. C’est lui qui affirme l’indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il distingue la pleine souveraineté (autoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d’origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux.

le 16 juillet 1212 : bataille de Las Navas de Tolosa.

Les royaumes chrétiens d’Espagne remportent une victoire majeure sur les musulmans almohades en Andalousie, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l’Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle.

le 16 juillet 1251 : apparitions de Notre Dame à saint Simon Stock.

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c’est le signe particulier de ma faveur, que j’ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l’esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Musée Calvet

le 16 juillet 1465 : bataille de Montlhéry.

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la «Ligue du Bien Public» créée par le Duc de Bourgogne Charles «Le Téméraire» et François II de Bretagne, appuyés par d’autres grands du Royaume mécontents de la politique du Roi de France, Louis XI. Si les troupes du Duc de Bourgogne assiège Paris, bien défendue par le Maréchal Roualt, les Bretons de François II tardent ; ils n’ont toujours pas dépassé Châteaudun, au début du mois de juillet. Louis XI décide alors de secourir Paris.

Au cours de la bataille, alors que la victoire française ne fait plus aucun doute, le comte du Maine, oncle du Roi de France, trahit ce dernier et quitte le champ de bataille alors qu’il commandait l’aile gauche royale ; au centre, la vie du Roi est alors dangereusement menacée. Il faut toute l’énergie de sa garde écossaise pour le sauver. Car depuis le renouvellement de la « Auld Alliance » en 1421, les Écossais forment la garde personnelle de Charles VII. Louis XI l’a conservée. Et les Compagnies écossaises continuent à servir les Rois de France jusqu’à la révolution).

Pierre II de Brézé, le fidèle Sénéchal de Normandie qui sert les Valois depuis 1433, commande l’aile droite. Une habile manœuvre lui permet de rapidement prendre le dessus sur les ligueurs. Sans la trahison angevine, la victoire eût été totale. Pierre de Brézé paie son courage de sa vie.Les Bourguignons en fuite, l’ost royal reprend la route de Paris.

Miniature tirée des Chroniques de Montlhéry du temps du Roi Louis XI, rédigées par Philippe de Commynes de 1489 à 1491

le 16 juillet 1639 : révolte des va-nu-pieds.

Exaspérée par l’empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s’agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d’Avranches se rebellent et assassinent un agent du fisc. C’est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d’Avranches, Rouen ou Bayeux. Les violences prennent fin en janvier suivant.

le 16 juillet 1691 : mort de Louvois.

François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décède le 16 juillet 1691 à Versailles. Ayant succédé, en 1655,à son père au poste de secrétaire d’Etat de la Guerre, il devient ministre d’Etat en 1672 et remplace Colbert au poste de surintendant des Bâtiments, à la mort de ce dernier. Il s’occupe notamment des travaux au château de Versailles, François Michel Le Tellier de Louvois meurt subitement à Versailles, victime d’un malaise alors qu’il travaille avec Louis XIV.

le 16 juillet 1767 : Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal est canonisée par Clément XIII.

Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l’Escalade, pages 211 à 219) résume la vie de la sainte, fondatrice de la congrégation de la Visitation, grâce aux conseils d’un autre saint : saint François de Sale.

le 16 juillet 1789 : l’émigration commence.

Suite au rappel de Necker ont lieu les premiers départs en émigration : le comte d’Artois, frère de Louis XVI, le prince de Condé, affolés par la tournure que prennent les évènements s’exilent. Deux choses sont à souligner : la noblesse, qui ne payait pas d’impôts, car elle s’acquittait de l’impôt du sang en mettant sa vie au service du Roi, trahit le Roi et la couronne de France ; et ce,à commencer par les princes de sang ! De plus, l’histoire officielle parle d’une perte incalculable pour la France due à la révocation de l’Edit de Nantes, sans jamais souligner que l’émigration fut une perte encore plus importante pour le pays.

le 16 juillet 1796 : naissance de Jean-Baptiste Corot, peintre français.

Jean-Baptiste Camille Corot commence sa carrière de peintre dans l’atelier d’Achille Etna Michallon, puis auprès de Jean Victor Bertin. Il parcourt la France et peint de nombreux paysages ainsi que des monuments. C’est à partir de 1850, qu’il devient populaire et reconnu. A la fin de sa vie il partage ses biens avec les plus démunis. Il meurt à Paris en 1875.

le 16 juillet 1858 : la toute dernière apparition de Notre Dame à Sainte Bernadette.

C’est la dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l’accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l’autre côté du Gave… Et elle voit la Vierge Marie, une ultime fois :

« Il me semblait que j’étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, jevoyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle ! ».

le 16 juillet 1995 : Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’État dans les persécutions anti-juives de 1940-1944, lors de la commémoration de la rafle du Vel’ d’hiv’

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