La Chronique Agora : Simone Wapler : Une idée de gardien de phareet varia

La Chronique Agora

Simone Wapler : Une idée de gardien de phare
La Fed vient d’émettre des doutes sur la validité de ses modèles. Mais ils ont la peau dure, trop de gens dépendent du déni de réalité.
Bill Bonner : Où est-ce le pire ? En Amérique ou en France ?
La France et les Etats-Unis sont deux pays endettés et entravés par la bureaucratie mais la France a un atout…
Charles Hugh Smith : Notre société se divise car la perception de la réalité économique diffère
L’échelle sociale ne compte que trop peu de barreaux. La classe possédante et les technocrates du haut ne peuvent pas comprendre le décrochage du reste de la population.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Une idée de gardien de phare

Tout va bien encore aujourd’hui.

Bloomberg nous dit que la croissance chinoise a surpris en bien, les marchés actions et obligataires sont toujours au sommet.

Presque personne ne parle plus des banques italiennes. L’idée des bad banks nationales a fait l’unanimité au sein de l’Eurogroupe. Monte dei Paschi di Siena et les deux banques vénitiennes, Popolare di Vicenza and Veneto Banca, seront soulagées de 50 Mds€ de prêts non performants, ce qui n’en laissera qu’environ 275 Mds€ dans le système. Dans un an, les banques italiennes auront divisé par deux leur taux de prêts non performants revenant à 8%, a indiqué le gouverneur de la Banque d’Italie Ignazio Visco. Selon The Wall Street Journal, l’annonce de l’augmentation de capital de Banca Carige a soulevé l’enthousiasme des foules.

The Wall Street Journal nous apprend que le fonds américain EnerVest de prise de participation dans le pétrole qui avait levé 2 Mds$ et emprunté 1,2 Mds$ il y a quatre ans vient de succomber. Les investisseurs et les prêteurs ne reverront pas leur argent. Le fonds avait démarré au sommet de l’activité du gaz et du pétrole de schiste. Mais qui se soucie encore de deux misérables milliards de nos jours ?

En France, les dépôts sur les livrets de Caisse d’Epargne qui rapportent 0,75% ont atteint des records. Mais les banques françaises peuvent trouver de l’argent beaucoup moins cher sur les marchés et ces dépôts les encombrent. Si elles les remettaient à la Caisse des Dépôts, cette dernière devrait lever des fonds propres mais Le Figaro nous assure que les banques commerciales se tiendront bien et ne feront pas une telle vilennie.

JP Morgan Chase va racheter pour 19 Mds$ des ses propres actions de la banque et le patron de la banque américaine se frotte les mains du feu vert donné par la Fed nous indique Business Insider.

Tout va bien. La fausse monnaie fait son œuvre, « extend and pretend » : toutes les faillites, les prêts bidon se dissolvent dans cette ingénierie financière des banques centrales.

Des profits à trois chiffres grâce à ce secteur surprenant !
Cliquez ici pour découvrir une industrie en plein envol… et qui pourrait rapporter des plus-values sans précédent aux investisseurs qui sauront se positionner à temps.

Pour en faire partie, c’est par ici.

Au fur et à mesure que les marchés montent, les voix des sceptiques inaudibles, se raréfient.

Les banques centrales trouvent leur justification dans des modèles censés pouvoir leur permettre de maîtriser la création monétaire.
(…)
Un certain nombre de relations à la base des actions des banques centrales ont été acceptées de façon consensuelle : relations entre monnaie et inflation, crédit et investissement ou emploi et inflation.
(…)
Or à l’heure actuelle, on observe une illogique absence d’inflation ou une faiblesse de l’activité malgré les prévisions validées par les modèles fondés sur ces relations. De multiples commentaires ont été déjà faits à ce sujet, mais, à l’occasion de la dernière réunion de son Comité de politique monétaire, la réserve fédérale américaine, la Fed, a reconnu qu’une autre de ses modélisations ne fonctionne plus.
(…)
C’est la conséquence de l’entrée dans un monde économique de plus en plus administré. En créant massivement de la monnaie, les banques centrales ont bloqué les mécanismes de marché. Le risque n’est plus évalué, l’optimisation de l’allocation du capital ne fonctionne plus. Les banques centrales ont installé l’économie occidentale dans un système plus proche de celui créé par la planification « scientifique » de la défunte URSS, que du système rêvé par Von Mises ou Hayek. Après dix ans de cette politique, il est temps d’en changer et de redonner la liberté aux taux d’intérêt.
(…)
Comme nos aînés ont su sortir du système de contrôle des prix pour retrouver la croissance, il nous faut sortir de l’interventionnisme monétaire sans limite pour retrouver nous aussi une vraie croissance.

Hubert Rodarie, Directeur général délégué du groupe d’assurance SMA, Figarovox

Une « idée de gardien de phare » est une idée, émise par quelqu’un qui semble avoir vécu dans l’isolement le plus total, à l’écart des autres bipèdes. En elle n’est ni consensuelle, ni grand public, en d’autres termes,

Hubert Rodarie aurait-il eu une pensée de gardien de phare ?

Redonner sa liberté aux taux d’intérêt ?

Notre isolé oublierait-il les milliers de fonctionnaires des banques centrales partout dans le monde qui gèrent cette « planification scientifique » des taux d’intérêt ; oublierait-il les millions de fonctionnaires qui ont besoin de crédit infini et quasi-gratuit pour sauver ce qui selon eux doit l’être, pour financer ce qui sinon ne le serait jamais, tous ces faux investissements bidons ; oublierait-il les politiciens qui ont besoin d’argent pour acheter leurs électeurs en leur promettant des lendemains qui chantent.

En réalité non, Hubert Rodarie ne va pas au bout de ses propres idées. Ce n’est pas un vrai gardien de phare comme le montre sa conclusion :

Le seul vrai problème est de réduire raisonnablement les conséquences d’un retour à la liberté qui se traduira par une remontée des taux pour que prêteur et épargnant soient à nouveau rémunérés et les mauvais projets écartés. C’est possible, mais cela nécessite, là aussi, d’innover.

On ne peut pas réduire les conséquences de la liberté. On pilote ou pas, on laisse faire ou pas, on est libre ou pas. C’est assez binaire et sans nuance : si on est libre, on assume la conséquence de ses actes, on en est responsable.

On ne peut pas « réduire raisonnablement les conséquences » d’actions totalement irraisonnables et folles engagées depuis dix ans (et presque trente au Japon).

Si remontée des taux il y a, il y aura du sang sur les murs des salles de marché et des épargnants ruinés. Les banquiers centraux, les politiciens, leurs amis conseilleurs universitaires keynésiens et les investisseurs institutionnels dépositaires de véritable épargne (les assureurs et fonds de retraite) devront assumer les conséquences de leurs folies.

La stratégie « extend & pretend » n’est pas encore épuisée, loin de là.

Il n’est pas trop tard pour prendre les précautions indispensables pour que votre épargne ne soit pas engloutie dans le naufrage lent qui nous attend. Découvrez-les ici.

LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Où est-ce le pire ? En Amérique ou en France ?

La France et les Etats-Unis sont deux pays endettés et entravés par la bureaucratie mais la France a un atout…

« Où est-ce le pire ? En Amérique ou en France ? »

Cette question doit être replacée dans le contexte.

Nous étions invités à dîner chez des agriculteurs du coin, hier soir. Jean-Yves et Arlette vivent dans une petite maison, dans la ville toute proche : un lieu rationnel et confortable construit il y a 25 ans, environ.

Ils ont ajouté une véranda, à l’arrière, où nous avons dîné

Arlette gère une exploitation laitière, léguée par ses parents. Jean-Yves est éleveur de bétail et céréalier, dans une exploitation qui appartient à sa famille. L’un de leurs fils a emménagé à la ferme, avec son épouse, à la place de Jean-Yves. En anticipant leur retraite, lui et Arlette se sont installés en ville.

« Vous avez Trump, mais nous avons Macron », a déclaré Jean-Yves.

Tout bien pesé, la France a un avantage, sur ce plan. Macron est jeune, élégant et beau.

« Oui, mais c’est un imposteur,  » a poursuivi Jean-Yves. « Il affirme qu’il va changer les choses. Mais il est conventionnel. En outre, je ne pense pas qu’il puisse changer les choses, même s’il le souhaite ».

Les imposteurs changent mais l’imposture continue

A La Chronique, nous avons fait des commentaires sur bon nombre de personnages publics, au fil des ans. Nous avons du mal à nous souvenir d’un seul d’entre eux que nous n’ayons pas considéré comme un imposteur, d’une façon ou d’une autre.

Et jusqu’à maintenant, nous ne pensons pas nous être trompé à leur sujet.

Le président français, Emmanuel Macron, est loin d’être un outsider et un rebelle. Il est diplômé de cette école d’élite, l’ENA. Et il a été ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique du précédent président.

La bureaucratie française est tellement ancrée et inflexible – le Deep State français – qu’il faudrait un véritable artificier pour que cela change. Or ce n’est pas le genre de M. Macron.

« Je voulais faire appel à quelqu’un pour faire des travaux de jardinage », a expliqué Elizabeth.

« J’ai donc contacté quelqu’un qui a une entreprise de jardinage. Il a dit qu’il tondrait le gazon, mais qu’il ne taillerait pas les arbres car il faudrait le faire sous-traiter, et que cela provoquerait un dépassement de son revenu autorisé. »

« Vous voulez dire qu’il n’a pas le droit de gagner plus d’argent ? »

« C’est ça. S’il gagne plus qu’un certain montant, il doit revoir le statut de son entreprise… et, apparemment, c’est un cauchemar. A Paris, certaines personnes doivent passer leur temps à réfléchir à un moyen de compliquer la vie des gens qui veulent développer des activités ».

« Un cauchemar ? » s’est exclamé Jean-Yves.

« L’agriculture est un cauchemar, en France. Nous travaillons sept jours sur sept… car nous ne nous trouvons personne pour nous aider. Ou, pour être plus précis, nous n’osons pas embaucher des gens. Car si nous les engageons, il est presque impossible de les licencier ».

« C’est pire que ça », a ajouté Arlette.

« L’agriculture est si difficile… avec tant de directives gouvernementales, émanant de bureaucrates qui n’ont jamais vraiment vu une vache, que les jeunes ne veulent pas faire ce métier. Je ne leur reproche pas. Je sais ce qui va se passer ».

[NDLR : Vous recherchez un actif tangible apte à conserver sa valeur et rapportant un rendement robuste ? La forêt et le foncier forestier possèdent tous ces avantages. Pour en savoir plus, cliquez ici.]

En France, la moitié des gens travaille dur, et l’autre moitié tente de les en empêcher.

Mais la famille française moyenne est plus prudente que son équivalent américain. Elle a vu les gouvernements se succéder.

La Troisième République a chuté en 1940. La Quatrième République, en 1958. La Cinquième République chutera probablement lors de la crise financière qui s’annonce.

Les monnaies françaises se sont succédées également.

Lorsque nous sommes venus pour la première fois, il y a de nombreuses années, l’ancien franc venait d’être remplacé par le nouveau franc, qui valait 100 anciens francs. « Cette miche de pain est à 500 francs », vous disait parfois un boulanger.

Puis, en 2000, les Français se sont débarrassé du franc pour adopter l’euro.

Les Français ont appris cette notion que les Américains ignorent : « cela aussi disparaîtra ». Cela les a rendus prudents. La consommation, notamment celle qui est ostensible, n’est pas aussi appréciée ici qu’aux Etats-Unis. Il y a moins de centres commerciaux. Moins de façons de dépenser de l’argent. Et moins de crédit.

Le gouvernement est à peu près aussi insolvable en France qu’aux Etats-Unis. Mais les foyers moyens sont moins endettés.

La France détient également un gros avantage. Elle a peut-être l’Etat-providence le plus vaste et le plus coûteux, mais ses capacités militaires sont plus modestes. L’armée française continue d’agir à l’étranger, mais à petite échelle.

En revanche, les proportions de l’ingérence américaine, elles, sont colossales. Le coût annuel de ses actions et dépenses militaires, aides apportées à l’étranger, et divers services et initiatives liés à la sécurité, représente presque 1 000 Mds$… et il est en augmentation.

Par ailleurs, le président Trump a expliqué, le 12 juillet, au magnat du télévangélisme Pat Robertson pourquoi Vladimir Poutine aurait probablement préféré qu’Hillary Clinton soit élue à sa place, en 2016 :

« C’est quelque chose dont vous n’aimez pas parler, mais je le répète, nous sommes le pays le plus puissant du monde, et nous devenons de plus en plus puissants car je suis un grand partisan du militaire. »

Des dépenses militaires de type « gagnant-perdant »

Toutes les dépenses militaires qui ne sont pas nécessaires à la défense d’un pays sont au mieux… gaspillées.

Or les Etats-Unis n’étant pas confrontés à de véritables ennemis, la majeure partie du budget de l’empire ne contribue ni à la prospérité, ni à la sécurité.

Ce sont des dépenses de type « gagnant-perdant » : on fait les poches aux gens ordinaires pour remplir celles des riches et des puissants. Peut-être que les initiés du Deep State sont reconnaissants… et peut-être que non.

Quel dommage que le président n’étudie pas l’Histoire. Au moins, il aurait pu ajouter une touche d’ironie à l’expression « grand partisan du militaire ».

Il aurait su que, dans le passé, tous les « grands partisans du militaire » – de Bonaparte à Tojo – ont été soit une honte, soit une calamité, pour leur pays… et parfois même les deux.

Des dépenses militaires excessives mènent presque toujours à l’aventurisme, à la guerre et à la catastrophe.

La France… l’Amérique. Où est-ce le pire ?

Difficile à dire.

Mon GPS vient de repérer un nouveau gain potentiel…
… et +1 000% sont à la clé.

Pour consulter la « Carte au Trésor » – et vous positionner –, c’est par ici.

LES NOTES DE CHARLES HUGH SMITH
Charles Hugh Smith

Notre société se divise car la perception de la réalité économique diffère

L’échelle sociale ne compte que trop peu de barreaux. La classe possédante et les technocrates du haut ne peuvent pas comprendre le décrochage du reste de la population.

Vous avez probablement déjà vu un graphique du revenu moyen par ménage aux Etats-Unis. Vous avez peut-être également déjà vu le graphique du revenu médian par ménage. Pour mémoire, le revenu médian sépare en deux parties égales en nombre une population : la moitié gagne plus et l’autre moins.

Il existe une différence colossale entre le revenu moyen par ménage des 80% les moins riches et le top 10%, 5% et 1% des ménages les plus riches. Il est important de bien segmenter ces différentes tranches de revenus, étant donné que le fait d’inclure les ménages les plus aisés a pour conséquence de fausser la moyenne.

Aux Etats-Unis, le revenu moyen par foyer des huit premiers déciles représente environ 50 000 $ par an, alors que le revenu moyen des foyers appartenant aux 10% les plus riches (ce qui inclut le top 1% et même les ultra-riches, ceux qui composent le top 0,1%) est quasiment quatre fois plus important : 185 000 $.

Vous avez certainement également déjà vu une version de ce graphique. Il montre que le revenu réel moyen (ajusté de l’inflation) des 9 premiers déciles n’a pas progressé au cours des 40 dernières années.

Pendant que la grande majorité déplore la fragmentation politique et sociale observable partout autour de nous, elle ignore la fragmentation économique qui en est la source : notre société se divise car notre perception de la réalité économique est de plus en plus fragmentée.

Au bon vieux temps de la croissance que l’on croyait alors éternelle – croissance de la consommation d’énergie, des salaires, des profits, de l’emploi, des dépenses publiques, du crédit à la consommation, de la construction de logement, de l’investissement privé et des dépenses des consommateurs – l’ensemble de la population à travers les différentes classes sociales avait en commun la conviction que leur situation financière aller continuer de s’améliorer.

Le gâteau devenait de plus en plus gros, et la part de chacun de plus en plus large – pour certains plus que pour d’autres, bien entendu – mais le « ruissellement vers le bas » des revenus permettait à chacun de bénéficier d’une plus grande part.

L’économie à part des 5% les plus riches

Ce n’est désormais plus le cas. Les 5% les plus riches vivent dans une économie totalement différente de celle dans laquelle vivent les 80% des moins riches. Si nous ajoutons à cette inégalité croissante des revenus l’augmentation rapide du patrimoine net des ménages les plus riches, la fragmentation de la société apparaît encore plus clairement.

Les 50% les plus pauvres vivent dans une économie différente de celle dans laquelle vivent les ménages qui se situent dans les tranches des 8éme et 9éme déciles, et surtout de ceux qui se situent dans le top 10%, lesquels connaissent une progression importante de leurs revenus et de leur patrimoine.

De la même façon, les ménages appartenant au top 5% vivent dans une économie différente de celle dans laquelle vivent ceux qui se situent dans la tranche entre les 80% et les 95% des plus hauts revenus. Ils ont connu une augmentation rapide de leur patrimoine et de leurs revenus, voire une augmentation spectaculaire s’ils font partie de ceux qui possèdent les bonnes catégories d’actifs et de sources de revenus.

Les ménages qui bénéficient d’assurance santé premium vivent dans un mode totalement différent de celui dans lequel vivent les foyers qui ne bénéficient que d’une assurance santé bas de gamme. En réalité, ceux qui sont éligibles au programme Medicaid profitent d’une plus grande sécurité que ceux qui n’ont accès qu’à une assurance privée médiocre.

Les foyers qui bénéficient de sources de revenus stables vivent dans une économie complètement différente de celle dans laquelle vivent ceux qui dépendent de revenus instables d’une année sur l’autre.

Les foyers qui sont propriétaires de leur logement, libérés de tout crédit immobilier, vivent dans une réalité différente de celle dans laquelle vivent les ménages qui doivent se battre pour payer leurs échéances d’emprunt et les taxes foncières écrasantes.

[NDLR : Connaissez-vous ces quatre solutions alternatives pour devenir propriétaire immobilier et investisseur avec moins de 90 000 € ? Elles sont décrites ici, il vous suffit de cliquer.]

Ceux qui profitent de pensions généreuses issues d’une carrière dans la fonction publique vivent dans un monde différent de celui dans lequel vivent les personnes âgées qui survivent grâce au minimum vieillesse.

Nous vivons dans une économie où tout sépare la classe des possédants de ceux qui ne possèdent rien, et dans laquelle l’échelle entre ceux qui gagnent 2 000 $ par mois et ceux qui gagnent 20 000 $ par mois possède très peu de barreaux. La taille du gâteau se rétrécit pour la vaste majorité de la population, grignotée par l’inflation (officiellement proche de zéro), l’augmentation des franchises d’assurance, des frais, des taxes, des amendes, des intérêts et ainsi de suite.

La classe possédante et les technocrates s’émerveillent de la situation économique mais ne peuvent pas comprendre le décrochage du reste de la population. Ils vivent dans une réalité économique extraordinaire et prodigieuse.

Cette classe sociale domine, elle contrôle l’Etat, les grands médias privés, le secteur philanthropique capitaliste à but non lucratif, les think tanks ainsi que les différents domaines académiques (« Je ne suis pas un riche, regardez toute la poussière sur ma voiture BMW/Tesla »). En conséquence, leur vision faussée des choses, qui est issue d’une ignorance de la réalité, s’impose comme le discours dominant.

Notre perception de la situation économique et de la mobilité sociale ainsi que financière s’est fragmentée. La conséquence inévitable est une plus grande fragmentation sociale et politique.

Publications AGORA © Tous droits réservés 2002-2017

Ajoutez la-chronique@publications-agora.fr à votre carnet d’adresses
La reproduction partielle ou totale de la présente Chronique Agora est strictement interdite sans accord écrit de la société éditrice.
La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite publiée par la société Publications Agora.
Le lecteur reconnaît et accepte que toute utilisation du service et des informations le constituant, de même que toute décision relative à une éventuelle opération d’achat ou de vente de valeurs mobilières qu’il prendrait suite à ce message, sont sous sa responsabilité exclusive. Les informations données et les opinions formulées ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions. De ce fait, la responsabilité de La Chronique Agora, de ses partenaires et de ses rédacteurs ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’investissement inopportun.
Retrouvez-nous nos publications et nos services sur :
http://www.publications-agora.fr/
http://la-chronique-agora.com/

Publicités
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s