SOS Éducation- Claire Polin-cette brave dame s’obstine à ne pas croire aux progrès des Lumières et du Saint Esprit

SOS Éducation

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Claire Polin Chère amie, cher ami,

J’ai trouvé, dans un cahier d’écolier que m’a adressé un des membres de notre association, ce petit problème de mathématiques qui lui avait été proposé par son instituteur, en préparation de son examen d’entrée en classe de sixième :

« Le réservoir à essence d’une auto a la forme d’un cylindre de 30 centimètres de diamètre et de 70 centimètres de longueur : quelle est sa capacité en litres ? (pi = 3,14) »

C’était il y a un peu plus de cinquante ans… il fallait savoir diviser et multiplier à la main !

Alors je me suis demandé : aujourd’hui, combien d’élèves de CM2 pourraient résoudre ce problème ? Combien d’élèves de troisième ? Et même… combien de bacheliers ?

J’ai soumis ce problème à plusieurs professeurs de mathématiques, et tous m’ont assuré que leurs élèves, collégiens ou lycéens, sans calculatrice, seraient dans leur immense majorité incapables de trouver la solution…

Pourtant, comme chaque année, on vient de voir toute une classe d’âge, ou presque, se faire décerner le diplôme lui ouvrant les portes de l’enseignement supérieur.

Le taux de réussite au baccalauréat culmine cette année à 91,8% dans les filières scientifiques…

Mais les filières littéraires ou technologiques affichent elles aussi des taux de réussite supérieurs à 90%.

Les lauréats iront en septembre prochain remplir les amphithéâtres surchargés des facultés de sociologie, de psychologie ou de droit, avant de se faire étriller aux examens…

Savez-vous que plus de 70% des bacheliers qui rentrent chaque année à l’université n’obtiennent pas leur licence 3 ans plus tard ?

La plupart découvrent alors que l’école ne leur a rien appris pour exercer un métier, avant de prendre le chemin de Pôle emploi…

Tous les employeurs vous le confirmeront : même parmi les diplômés du supérieur, il est de plus en plus difficile de trouver des candidats à l’embauche maîtrisant convenablement la langue écrite… ce qui devrait être la base est devenu une compétence rare.

Pendant ce temps, les syndicats enseignants accaparent le débat public en hurlant dès qu’il s’agit d’évaluation ou de notes à l’école. Il faut que nous arrêtions de marcher sur la tête.

Le naufrage du « bac à lauréats »

En 1980 le baccalauréat était obtenu par 26% d’une classe d’âge. Avoir son « bachot », à l’époque, cela représentait quelque chose ! Le précieux diplôme en poche, on était à peu près sûr de trouver un bon travail.

En 1995, le taux de bacheliers dans une génération était monté à 63%.

Et il y a 5 ans, il culminait à… plus de 76%.

L’année dernière, il avait franchi les 88,5% !

En quarante ans, les élèves français sont-ils devenus des génies ? On pourrait le penser, en observant ce taux de réussite qui n’a pas cessé de progresser.

Mais malheureusement, les enquêtes internationales indiquent une toute autre réalité : selon ces dernières, plus de 30% des élèves français de 6e ne maîtrisent plus les bases en mathématiques. Et environ 20% d’une classe d’âge, à 18 ans, est en situation d’illettrisme !

Comment en est-on arrivé là ?

La réalité, la voici : on n’a cessé, d’année en année, d’abaisser le niveau d’exigence, du CP à la Terminale et d’introduire des pédagogies funestes, comme les mathématiques « modernes » ou la méthode globale dans l’apprentissage de la lecture.

Pour faire « gonfler » artificiellement le nombre de bacheliers, et masquer l’effondrement de la transmission du savoir, on a multiplié les options, le contrôle continu, les dispenses, les repêchages… Les professeurs nous ont raconté cette année la grande farce des « réunions d’harmonisation », où des copies lamentables, à peine écrites en français, se trouvent propulsées à la moyenne sous pression du Ministère.

Cela permet aux politiques de se féliciter de la « démocratisation » du système éducatif et de draguer les voix des fédérations de parents d’élèves.

Seulement voilà : comme on le donne presque à tout le monde, le Bac ne vaut plus rien… et ceux qui sortent du système scolaire sans l’avoir obtenu sont quasi condamnés à stagner quand ils ne restent pas simplement dans la case « chômage ».

Ainsi, comme le remarquait le grand historien Jacques Marseille, on a réussi le tour de force de faire du baccalauréat à la fois un « monument d’hypocrisie nationale » et un « instrument d’inégalité sociale ». Le cru 2017 établit un nouveau record sur cette lancée.

Mais, me direz-vous, nous avons un nouveau ministre de l’Éducation ! Et il vient de lancer une concertation sur le baccalauréat, qu’il souhaite « plus musclé ».

Cet appel d’air est plutôt bienvenu.

Mais le problème, c’est qu’en France depuis quarante ans, quand un nouveau ministre de l’Éducation est nommé, sa première urgence n’est pas de s’informer du niveau des élèves…

… ni de leur maîtrise de l’orthographe ;

… ni de leur capacité en calcul ;

… ni même du maintien de la discipline dans les écoles.

Sa priorité, c’est de recevoir dans son bureau les représentants de tous les syndicats d’enseignants. Les uns après les autres. Pourquoi ?

Pour qu’ils viennent présenter leurs « revendications » : salaires, effectifs, personnel mis à disposition, avec bien sûr menaces de grèves à la clé.

Suivent immanquablement des mois et des mois d’immobilisme, meublés par des querelles byzantines sur la « déprécarisation » des remplaçants non-titulaires, les subtilités des décomptes d’heures supplémentaires, ou, depuis 5 ans, le rythme des activités péri-scolaires.

Pendant ce temps-là, le bateau coule. Dix-huit mois plus tard, en moyenne, on change le ministre ; et c’est reparti pour un tour.

Il est temps de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Et c’est précisément la mission de notre association, SOS Éducation, qui milite pour revaloriser le baccalauréat de toute urgence.

Nous ne pouvons pas empêcher le Ministre de recevoir les patrons des syndicats. Mais nous pouvons nous mobiliser pour lui montrer notre vigilance et notre détermination : dans l’intérêt des élèves, il faut s’intéresser aujourd’hui aux vrais problèmes de l’école. Arrêter l’hypocrisie des taux de réussite dignes d’élections présidentielles des plus sombres dictatures et en finir avec les petits arrangements entre amis.

Les vraies questions éducatives doivent passer au premier plan.

Si vous nous soutenez, nous pourrons lui montrer que des centaines de milliers de Français, bien plus nombreux que les syndicalistes professionnels, sont profondément inquiets du désastre de l’Éducation nationale, et qu’ils attendent des mesures concrètes et immédiates, à commencer par un apprentissage efficace de la lecture, de l’écriture et du calcul, pour que le Bac garantisse un certain niveau d’études et que les bacheliers de demain puissent avoir un véritable avenir.

L’intérêt de millions d’enfants doit être pris en compte par le nouveau ministre de l’Éducation avant les intérêts égoïstes et la vision à court-terme des syndicalistes professionnels.

Les syndicats censés représenter les enseignants sont en train de mobiliser leurs troupes d’agitateurs pour tout bloquer dès la rentrée. Ils n’avaient pas besoin de savoir qui allait être au ministère, et encore moins de connaître les premières annonces du nouveau ministre de l’Éducation, pour sonner la charge.

Avec une constance à toute épreuve, que le gouvernement soit de droite ou de gauche, ce sont les mêmes stratégies suivies depuis 40 ans. Car l’enjeu pour ces syndicalistes est de taille : préserver leurs privilèges, leurs décharges et leurs prébendes. Et ils n’hésiteront pas à prendre tout le pays en otage, s’ils pensent pouvoir en retirer un quelconque bénéfice pour leur propre compte.

Mais le pire, c’est qu’ils prétendent agir dans l’intérêt des familles, de nos enfants et petits-enfants, de vous et moi qui, justement, ne sommes jamais consultés !

Et ils ne défendent même pas les professeurs consciencieux.

Les syndicats enseignants contre les professeurs compétents ?!?

Eh oui : depuis quarante ans, ils insistent pour que tous les professeurs, bons ou mauvais, reçoivent la même rémunération et bénéficient des mêmes protections statutaires.

Cela veut dire que les bons professeurs, qui se décarcassent pour leurs élèves, n’ont aucune reconnaissance supplémentaire par rapport à ceux qui enchaînent les grèves et les fantaisies pédagogiques.

C’est l’une des principales raisons du profond découragement qui mine le corps professoral, qui compte pourtant de nombreux éléments dévoués et compétents. Mais jamais la crise n’a été si profonde : aujourd’hui, certaines académies, faute de candidats, recrutent leurs futurs enseignants à 4/20 de moyenne !

Les syndicats enseignants contre les élèves ?!?

Depuis les années 70, les syndicats couvrent toutes les expérimentations pédagogiques et tous les laxismes, même les plus absurdes. Il y a eu les maths modernes, les méthodes actives, l’enseignement de la grève en lieu et place des cours de morale, le refus de faire passer les évaluations nationales, le refus d’instaurer des sanctions à l’égard des élèves perturbateurs, le refus des notes de comportement, le refus de toute sanction collective…

Que cherche-t-on à apprendre à nos enfants ?

Toutes ces expérimentations et ce laxisme répété ont coûté des milliards et des milliards à l’Éducation nationale, sans compter le nombre de professeurs qui y laissent chaque année leur santé à force de se faire insulter par des élèves contre lesquels ils ne peuvent plus rien.

Des réseaux qui tiennent l’Éducation nationale

L’Éducation nationale est le dernier grand bastion du syndicalisme français. Les syndicats sont présents à tous les niveaux, à tel point que l’on parle de « co-gestion » de l’Éducation nationale entre le Ministre et eux.

Le résultat est que ce ministère, avec les années, est de plus en plus orienté vers le seul intérêt des syndicalistes, et de moins en moins vers celui des élèves.

C’est pourquoi il est indispensable que les parents, grands-parents, professeurs et toutes les personnes préoccupées par l’éducation des enfants se mobilisent activement pour faire entendre leur voix, en soutenant un mouvement pour recentrer l’école sur la transmission du savoir.

SOS Éducation : défendre l’intérêt des bons professeurs et des enfants

Les membres de SOS Éducation ont décidé de s’unir pour résister à la casse de l’école publique par les grands syndicats.

Depuis 2001, nous dénonçons la gestion irresponsable du système éducatif de notre pays, et nous mettons sur la table des propositions concrètes pour remettre l’École à l’endroit.

Nous devons constamment manifester notre force et notre nombre auprès du ministère de l’Éducation. C’est pourquoi il est si important que vous souteniez notre combat par un don généreux, et que vous m’aidiez à mobiliser le maximum de personnes courageuses comme vous.

Nos enfants et petits-enfants ne pourront résoudre aucun des défis gigantesques qu’ils devront affronter dans les années à venir si l’école continue à fabriquer un million d’illettrés à chaque nouveau quinquennat. Or c’est ce qui s’est produit sur les dernières années et c’est ce qui se produira encore une fois, si l’Éducation nationale n’est pas réformée très vite, et en profondeur.

Dans les prochains jours, le ministre expliquera ses intentions pour l’année à venir. Nous devons marquer des points tout de suite, même si c’est difficile. Après les vacances ce sera encore plus dur, tout sera déjà verrouillé ! Notre capacité d’engagement au cours des semaines à venir sera décisive, si nous voulons enfin sortir du tunnel. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour vous lever à mes côtés :

Je soutiens SOS Éducation

Si notre association continue de recevoir le soutien de dizaines de milliers de personnes courageuses telles que vous, le Ministre comprendra que, contrairement aux sirènes des syndicats, ce sont des réformes sensées que les Français attendent pour l’école.

Après tout, si les choses se sont autant dégradées depuis quarante ans, c’est aussi parce qu’aux moments-clés, nous laissons s’exprimer à notre place une petite minorité, qui ne voit dans le système scolaire qu’une éponge qu’il faut essorer pour en obtenir toujours plus d’avantages.

Ils agissent avec d’autant moins de scrupules que ce ne sont pas eux qui auront un problème si vos enfants et les miens sont au chômage.

Alors s’il vous plaît, ne perdez pas de temps. Cliquez sur ce lien et faites un don à notre association.

Selon ce que vous m’enverrez, je pourrai programmer des formations aux méthodes éprouvées pour les jeunes professeurs, publier des ouvrages de qualité à destination des parents d’élèves et des enseignants, et préparer les campagnes de mobilisation de la rentrée afin de toucher des dizaines de milliers de personnes que je n’ai pas encore pu contacter.

Un grand merci d’avance,

Bien cordialement,

Claire Polin

Présidente de SOS Éducation

P.S. : Nous avons besoin que de plus en plus de citoyens responsables nous rejoignent pour peser, au Ministère, dans les discussions sur l’avenir de l’école. Il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Je compte sur vous.

Merci de nous adresser votre don le plus généreux possible afin de décupler l’effet de votre engagement personnel. Un reçu fiscal vous sera adressé, qui vous permettra de déduire, si vous êtes imposable, 66% du montant de votre don.

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