Pourquoi tiennent-ils tellement aux Jeux olympiques à Paris en 2024 : PANEM ET CIRCENSES-Conseil dans l’espérance du roi

Pourquoi tiennent-ils tellement aux Jeux olympiques à Paris en 2024

PANEM ET CIRCENSES

Croyez-vous que ce soit parce que :

1/ Les JO, ça rapporte de l’argent ? Malgré les estimations du Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges (Haute-Vienne), mandaté par le comité de candidature de Paris 2024, personne ne peut y croire…à part Anne Hidalgo, la maire de Paris. Les expériences passées de la quasi-totalité des villes organisatrices sont là pour le prouver. Exemples : Athènes 2004 : 109% de dépassement ; Pékin 2008 : 1 130% ; Londres 2012 : 127% ; Rio 2016 : 247%…

2/ Ça va faire du bien au sport en France ? À court terme peut-être mais, tous les pays organisateurs le savent, passé l’engouement des premiers mois, aucun effet durable ne s’installe. Un « accompagnement » financier à hauteur de 4 millions d’euros auquel on nous dit que s’ajouteront dix millions d’euros alloués à la construction d' »équipements sportifs de proximité » ont beau être dans les cartons du plan « Héritage 2024″ du Centre national pour le développement du sport (CNDS), chacun sait que les promesses (surtout financières…en période vache maigre) n’engagent que ceux qui les écoutent.

3/ Ça renforcera le poids de la France sur la scène internationale ? Malgré l’enthousiasme de commande de Pascal Boniface, Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), dans son ouvrage JO politiques : sport et relations internationales (Ed. Eyrolles, 2016),  » Les participants vont représenter leur Nation et donc prolonger sur les stades les rivalités géopolitiques. Le sport s’est transformé en un instrument de ‘soft power’, cette puissance douce qui est devenue la forme nouvelle et subtile du pouvoir », personne ne peut raisonnablement en croire un seul mot ! Car, ce brave homme a-t-il réalisé qu’en 2024 le tissu social de la France sera devenu tellement explosif que, si la guerre civile n’a pas encore eu lieu….les JO en seront la mèche enflammée ?

4/ Ça sera le moment idéal pour faire la fête et nager dans la Seine ? Comme le prétend l’utopiste maire de Paris pour complaire à ses fidèles bobos ?

Car, s’il paraît qu’en France tout finit par des chansons, gageons qu’en 2024 les Français risquent fort de….n’être pas à la fête.
Mais, quelle que soit votre option, vous vous trompez.

Les responsables politiques, du gouvernement à la mairie de Paris, comme les organisateurs de ce Barnum sportif n’ont en réalité qu’un seul objectif : l’impact social et sédatif des Jeux Olympiques sur les  » sauvageons  » du département de la Seine-Saint-Denis (le 9-3 en langage clair), principale cible économique du pouvoir. « Les Jeux sont un magnifique accélérateur de projets », assure la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo.

Ainsi, le futur « Village des médias » du Bourget, qui devrait accueillir 4 000 journalistes pendant les épreuves, doit laisser place à 1 500 logements à l’issue des Jeux. Le Village olympique et paralympique, qui sera construit sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Ile-Saint-Denis, deviendra, quant à lui, un éco-quartier de 3 500 logements après les JO.

Localisation des sites prévus. Le 9-3 l’emporte haut la main

Si la candidature de Paris devait échouer, « c’est la Seine-Saint Denis qui en pâtirait le plus, prévient donc Valérie Pécresse. Certains équipements et infrastructures risqueraient alors de ne pas voir le jour en 2024 », expliquait récemment la présidente (LR) de la région Ile-de-France.

Sans compter que l’organisation des JO doit accélérer la rénovation de plusieurs infrastructures sportives en Seine-Saint-Denis (gymnases, piste d’athlétisme du complexe de l’Ile-des-Vannes). Des liaisons piétonnes doivent également être créées entre l’Ile-Saint-Denis et le Stade de France (serait-ce pour faciliter l’accès des terroristes ?). À quand de tels efforts en direction du département de la Creuse ou même de celui de la Guyane, par exemple, qui auraient bien besoin de quelques infrastructures nouvelles ?

Bref, autant de manières de permettre au « 9-3″…de se parer de nouveaux atours et de faire illusion. Et un premier pas, après la communautarisation accélérée, vers la partition territoriale. Réfléchissez y attentivement.

Le 12 juillet 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.
conseilesperanceduroi | juillet 12, 2017 à 8:15 | Catégories : 3- Communiqués officiels du CER | URL : http://wp.me/p2prhf-iVF

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