La Chronique Agora : Simone Wapler : Bad banks et vilains secrets-et varia

La Chronique Agora

Simone Wapler : Bad banks et vilains secrets
Les ministres des Finances des pays de l’Union européenne se rencontrent pour parler bad banks et trouver une solution aux banques techniquement en faillite.
Bill Bonner : On épuise la richesse de l’Amérique
La situation économique semble prête à se retourner aux Etats-Unis. La productivité stagne car trop de gens sont dissuadés de travailler.
Graham Summers : La raison fondamentale du futur krach des valeurs technologiques
La Fed admet que les valorisations des actions sont excessives. Le secteur des valeurs technologiques est en bulle et un scandale de publicité mensongère se profile…

Erratum
Le prêt de General Motors pour ses engagements de retraite et de 3 Mds$ et non pas 3 000 Mds$ comme mentionné par erreur dans la Chronique d’hier.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Bad banks et vilains secrets

Ce qu’on appelle le groupe Eurofin se penche aujourd’hui sur le cas de nombreuses banques en Grèce, en Italie, en Espagne, en Allemagne qui sont pratiquement insolvables. L’agence Fitch a bruyamment tiré la sonnette d’alarme sur ce sujet ; les fonds propres ne couvrent pas les provisions pour prêts douteux qui devraient être faites. Nous parlons de 1 092 Mds€ à fin 2016.

Ces banques ne survivent que parce que leur Etat les soutient et que la BCE ferme les yeux sur leurs livres de comptes. Pour le système bancaire italien, un montant de 200 Mds€ à 360 Mds€ est en jeu.

Parmi les solutions évoquées par l’Eurofin, celle de bad banks nationales dont nous allons probablement de plus en plus entendre parler.

On peut s’étonner de cette coutume des bad banks ou – en français policé et technocratique – « structures de défaisance ».

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Il s’agit de sociétés qui récupèrent les prêts non performants des banques soit pour les gérer « en extinction », soit pour les revendre à d’autres, en général des fonds spécialisés, parfois nommés « fonds vautours ».

Pourquoi ne pas plutôt faire passer ces actifs en pertes une bonne fois pour toutes et ne plus en parler ? Pourquoi vouloir les cantonner dans des bad banks ?

Le marché des lemons et l’asymétrie d’information

Le marché des prêts en détresse est un marché où existe une grande « asymétrie d’information ». L’acheteur dispose de beaucoup moins de renseignements que le vendeur qui est très réticent à les donner. Obtenir les informations représente un coût pour l’éventuel acheteur.

Il s’agit de ce que les Anglo-saxons appellent un « marché de lemons » selon l’expression imagée de l’économiste George Akerlof*. Les lemons désignent des voitures d’occasion. Dans ce type de marché, l’introduction d’une garantie par le vendeur ou d’un intermédiaire assumant des frais pour collecter et certifier des informations peut redonner confiance à l’acheteur.

Le rôle de la bad bank peut donc se comparer à celui du garagiste qui reprend une voiture d’occasion et la remet sur le marché avec une garantie.

Evidemment, dans le cas des prêts, la situation est un peu plus compliquée. Si les prêts sont « non performants » c’est parce que l’emprunteur est en difficulté. La législation nationale sur le recouvrement des dettes joue un rôle très important.

L’autre stratégie est la titrisation — qui souffre cependant du même inconvénient d’opacité. Sans rentrer dans les détails, la BCE souhaite mettre au point un standard de renseignements sur chaque prêt, accessible à tous les participants au marché.

Donc pour résumer et en conservant l’analogie avec l’automobile, la bad bank (ou la titrisation) permet d’éviter de mettre toutes les voitures à la casse et de remettre sur le marché les plus saines.

L’Allemagne est également sur la sellette dans cette affaire. La Bremer Landesbank et HSH Nordbank sont en extrême difficulté. Wolfgang Schauble a donc regardé d’un oeil bienveillant (et intéressé) le récent sauvetage italien.

L’Eurofin discute de la possibilité que les bad banks nationales puissent reprendre les prêts non performants à une « valeur économique » et non pas à une « valeur de marché ». Ceci permet de nettoyer les bilans sans que les banques aient à reconnaître de trop lourdes pertes et d’écarter les fonds vautours.

Bref, les bad banks vont surpayer les portefeuilles de créances douteuses…

Comme vous le voyez, cher lecteur, la stratégie « extend & pretend » – qui consiste à prétendre que la casse est limitée – a encore de beaux jours devant elle. Quant à la garantie, ce n’est pas la bad bank (le garagiste) qui l’apporte mais bien les contribuables.

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* The Market for « Lemons » : Quality Uncertainty and the Maket Mechanism, paru en 1970 dans le Quarterly Journal of Economics

LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

On épuise la richesse de l’Amérique

Que nous apprend notre Indice de la Ruine en ce moment ?

Voici les dernières nouvelles émanant du département d’analyse de Bonner & Partners :

« Nous attendons toujours les données relatives au deuxième trimestre afin d’actualiser l’indice ce trimestre. Mais j’ai fait actualiser les mesures mensuelles… et il y a un changement intéressant. La Fed a discrètement revu la progression des prêts bancaires pour le premier trimestre 2017. Au départ, le chiffre publié était 1,5%. A présent, il est négatif : -0,6%.

Le fait que la croissance du crédit entre en territoire négatif fait grimper l’indice à 6, à savoir notre seuil d’alerte. A certaines reprises, l’indice a atteint ce niveau avant de faire marche arrière. Donc, nous ne sommes pas encore résolument entrés dans une zone de danger. Mais cela rend les données du deuxième trimestre particulièrement intéressantes à nos yeux. »

Si l’apocalypse s’invite, le marché sera pris au dépourvu.

La musique bat toujours son plein. Les investisseurs font toujours la fête. Les actions se vendent encore à des niveaux proches de leurs plus hauts, malgré une légère nervosité du côté des valeurs technologiques.

Mais ce n’est pas parce que vous ne voyez pas arriver un visiteur importun qu’il ne faut pas mettre un peu d’ordre et évacuer les cadavres de bouteilles.

Parfois, des invités peuvent débarquer à l’improviste.

En attendant, il y a tout un battage médiatique autour de la réunion de Trump et du président russe, Vladimir Poutine… et la rencontre secrète qui aurait eu lieu précédemment entre Donald Trump Jr. et une avocate russe qui lui aurait proposé des informations embarrassantes au sujet d’Hillary.

Une information n’est précieuse que lorsqu’elle vous surprend. Rien de ce qui précède n’est surprenant ou intéressant.

La seule chose valable à retirer du tour d’Europe de Trump, c’est un discours en Pologne, où il s’en est pris à « la progression insidieuse et constante de la bureaucratie gouvernementale qui épuise la vitalité et la richesse du peuple ».

« Il a raison », a déclaré notre jardinier. « Ici, en France, on ne peut même pas aller aux toilettes sans être obligé de remplir un tas de formulaires ».

A l’écart du travail ou vivant sans travailler

Mais ces créatures existent bien au-delà de la bureaucratie fédérale : le monde des compères en est également infesté… de même que l’économie tout entière.

Ce ne sont pas seulement les fonctionnaires d’un bout à l’autre de l’échelon administratif qui épuisent la richesse et la vitalité du peuple. Si l’on y ajoute les secteurs de l’économie sous contrôle de l’Etat, on atteint environ 60% de l’économie américaine.

Plus de la moitié de toutes les activités économiques sont donc sous la coupe de la politique, et, en majorité, elles produisent peu de choses ayant de la valeur, voire rien du tout. Selon le Wall Street Journal :

« L’Amérique ne manque pas de main-d’oeuvre. Ce sont les emplois qui manquent. Le taux de chômage a atteint un plus-bas sur 15 ans mais seule 15% de la population adulte américaine âgée entre 18 et 64 ans dispose d’un emploi à plein temps. Près de 95 millions de personnes se sont totalement retirées du marché du travail.

Selon le démographe Nicholas Eberstadt, la participation à la main-d’oeuvre des hommes âgés de 25 à 54 ans est plus faible en ce moment qu’à la fin de la Grande Dépression. L’Etat-providence en est largement responsable. Plus d’un cinquième des hommes américains âgés entre 25 et 54 ans bénéficient de Medicaid. Selon le Bureau du recensement (Census Bureau), près de trois cinquièmes des hommes ne travaillant pas perçoivent des indemnités pour invalidité. »

Ne vous arrêtez pas là. Songez aux milliers d’étudiants, dans les universités et écoles, qui ne produisent rien.

Ils empruntent de l’argent (des crédits subventionnés par l’Etat) pour rester à l’école et croire (à tort) que leurs diplômes en sciences politiques (une contradiction) ou en littérature anglaise (un loisir) amélioreront leur productivité.

Songez aux milliers de personnes qui travaillent pour des organisations à but non lucratif, bénéficiant d’un traitement de faveur fiscal, les think tanks, les organisations caritatives. Ils pensent tous « faire le bien ». Mais en l’absence de prix fixés sur un marché pour les guider, l’essentiel de ce qu’ils font est probablement une perte de temps.

Et songez à la façon dont l’Etat a dénaturé toute l’économie… de sorte que mêmes les choses soumises à la « découverte des prix » n’offrent plus d’informations honnêtes.

Quelle est la valeur d’une chose, lorsque le crédit est quasiment illimité et horriblement bon marché ?

85 millions de personnes en font vivre 330 millions

Les 95 millions de personnes, aux Etats-Unis, âgées entre 25 et 54 ans et ne travaillant pas du tout – grâce aux nombreux dispositifs de l’Etat qui, soit les tiennent à l’écart du travail, soit leur permettent de vivre sans travailler – ne constituent qu’une partie du tableau.

Il existe 25 autres millions de personnes environ occupant un emploi mais ne produisant pas un travail utile. Elles travaillent directement pour le gouvernement. Ou plutôt, elles s’occupent — soit à obéir aux lois, soit à les contourner.

Ils sont tous là pour mesurer la hauteur des toilettes… fourrager dans vos sous-vêtements à la recherche de bombes qui ne s’y trouvent pas… court-circuiter les banques et arbitrer des marchés financiers dénaturés… susciter des guerres… manipuler la fiscalité… et taxer.

Voyons : 95 millions qui ne travaillent pas… plus 25 millions qui font un travail inutile… sur un total de 205 millions de personnes en âge de travailler. Restent 85 millions d’entre nous pour porter à bout de bras une économie comptant 330 millions de personnes.

Les gens se demandent ce qui a mal tourné, au XXIe siècle.

Pourquoi la croissance de la productivité et du PIB a-t-elle ralenti ? Pourquoi la plupart des gens sont-ils incapables de gagner plus d’argent ? Pourquoi si peu d’emplois sont-ils créés ? Pourquoi les gens ne créent-ils plus de nouvelles entreprises ?

Hé, saccager une économie est facile : payez des gens à ne pas travailler. Empêchez-les d’apprendre à travailler en instaurant des salaires minimums et des réglementations sur le lieu de travail.

Ajoutez à cela les obstacles à la création de nouvelles entreprises, provoqués par des formalités de plus en plus nombreuses… et des milliers de milliards de dollars offerts à de grands concurrents indéracinables.

Et, ah oui, la partie la plus insidieuse : inondez l’économie de fausse épargne (130 000 Mds$ de nouveaux crédits émis dans le monde depuis 2002) afin de décourager l’épargne réelle.
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Personne ne saura plus ce que vaut quelque chose… et de jeunes gens ambitieux se concentreront sur la spéculation afin de réaliser des profits à court terme au lieu de créer de véritables entreprises créant réellement de la richesse sur le long terme.

Et ensuite, vous direz que c’est la faute des Mexicains.
‘Cette société fera bientôt la Une de toutes les radios, les télévisions et les journaux européens’ Eric Lewin. Et vous pourriez en profiter ! Cliquez ici.

LES NOTES DE GRAHAM SUMMERS
Graham Summers

La raison fondamentale du futur krach des valeurs technologiques

Le 27 juin, trois responsables de la Fed (la présidente Janet Yellen, le vice-président Stanley Fischer et le président de la Fed de San Francisco, John Williams) ont mentionné les niveaux élevés des actions/que le marché actions était mûr pour une correction.

D’abord, c’est le vice-président de la Fed, Stanley Fischer, qui a souligné de façon explicite que les actions étaient extrêmement surévaluées, selon leurs valorisations actuelles.

« Sur les marchés actions, les ratios cours/bénéfice se situent désormais aux quintiles supérieurs de leurs distributions historiques, alors que les spreads sur les obligations d’entreprise sont proches de leurs plus-bas postérieurs à l’après-crise. »
Stanley Fischer, vice-président de la Fed
Source : site internet de la Réserve fédérale

Fischer admet littéralement que le marché est surévalué si l’on se réfère aux bénéfices (les fondamentaux).

Ensuite est venue la déclaration du président de la Fed de San Francisco, John Williams (le conseiller privilégié de Janet Yellen) :

« ‘Le marché actions a tout l’air de rouler sur ses dernières réserves’, a déclaré John Williams, le président de la Réserve fédérale de San Francisco […]. ‘Cela représente clairement un risque pour l’économie américaine, [il pourrait y avoir] une correction : c’est quelque chose à quoi il faut se préparer afin de réagir si cela se produit vraiment' ».
John Williams, président de la Fed de San Francisco
Source : Reuters

Mais avant que quiconque se mette à paniquer, Janet Yellen s’est manifestée afin de nous assurer que la Fed était prête à empêcher toute crise financière de se produire lorsque surviendra cette chute.

« Janet Yellen, la présidente de la Fed, a déclaré mardi que les banques ‘étaient bien plus fortes’ et qu’il était peu probable qu’une nouvelle crise financière se produise de sitôt.

Elle a également fait une prédiction audacieuse : une nouvelle crise financière semblable à celle qui a éclaté en 2008 ne se produirait probablement pas ‘de notre vivant’. »
Janet Yellen, présidente de la Fed
Source : CNBC

Ces trois discours ont tous été tenus le même jour.

Il s’agit d’une campagne claire et coordonnée de la Banque centrale américaine. C’est la première fois en huit ans que la Fed se montre ouvertement et publiquement baissière (bearish) sur les actions.

Je ne m’attends pas à ce que tout le marché chute. La chute interviendra en premier lieu sur les valeurs technologiques : le secteur le plus surévalué, et celui que l’on a utilisé via différentes manipulations pour porter le marché à bout de bras.

J’anticipe un krach des valeurs technologiques touchant les sociétés dont on s’est servi pour propulser le marché à la hausse. Il s’agit d’Apple (AAPL), Amazon (AMZN), Alphabet (GOOGL), Microsoft (MSFT) et Facebook (FB). Tesla (TSLA) et Nvidia (NVDA), quant à elles, méritent la mention honorable.

S’agissant des raisons fondamentales expliquant le sell-off brutal subi par les « tech », elles ne manquent pas. D’abord, les grands noms du secteur s’échangent tous à des prix étourdissants, à l’exception d’Apple (AAPL).

Amazon (AMZN) se négocie selon un ratio cours/bénéfices de 187.
Alphabet (GOOGL) se négocie selon un ratio cours/bénéfices de 32.
Facebook (FB) se négocie selon un ratio cours/bénéfices de 39.
Nvidia (NVDA) se négocie selon un ratio cours/bénéfices de 50.
Microsoft (MSFT) se négocie selon un ratio cours/bénéfices de 31.
Tesla (TSLA) n’affiche même pas de bénéfices et se négocie à un ratio P/CF [ratio cours/cash flow] de 1 022.

Evolution du cours de l’action Tesla depuis ses débuts

Apple (AAPL) est la seule société qui se négocie selon un ratio raisonnable de 17. Toutefois, même cette société se situe au-dessus de la moyenne sur cinq ans de ses ratios cours/bénéfice, cours/actif net (P/B), cours/chiffre d’affaires (P/S) et cours/cash flow (P/CF)… alors que son chiffre d’affaires comme ses bénéfices sont en baisse.

Au-delà des questions de valorisation, un véritable scandale se prépare dans le secteur des technologies, bien que les médias passent outre.

Le scandale de la publicité mensongère en ligne

Des sociétés telles que Facebook et ses semblables génèrent une part considérable de leur chiffre d’affaires avec la publicité en ligne. Selon ce business model, les clients payent Facebook en échange d’un espace publicitaire en ligne, dont le tarif se base sur le trafic Internet.

Toutefois, il apparaît désormais que des robots, et non des humains, génèrent un énorme pourcentage du trafic Internet. Autrement dit, les coûts de publicité (ce que Facebook et les autres facturent à leurs clients en échange de l’espace publicitaire) sont fondés sur une tromperie.

En septembre dernier, on a appris que Facebook surestimait d’au moins 60% à 80% la durée de visionnage des vidéos publicitaires.

« Selon des sources informées, les grands annonceurs et spécialistes du marketing sont mécontents de Facebook Inc., car ils ont appris que, depuis deux ans, ce géant de l’Internet surestimait énormément le temps de visionnage moyen des publicités-vidéo sur sa plateforme.

Il y a plusieurs semaines, Facebook a publié un message dans son ‘centre d’assistance publicitaire’ expliquant que son indicateur de temps moyen passé par un utilisateur à regarder des vidéos était gonflé artificiellement car il ne prenait en compte que les visionnages de plus de trois secondes. La société a déclaré qu’elle allait mettre en place un nouvel indicateur afin de régler ce problème…

Les agences achetant de l’espace publicitaire, telles que Publicis Media, ont été informées par Facebook que les méthodes de comptage initiales avaient probablement surestimé de l’ordre de 60 à 80% le temps de visionnage des vidéos, selon un courrier que Publicis Media a adressé fin août à ses clients, et que The Wall Street Journal a analysé. »
Source : ici

Quelques mois plus tard, Facebook a révélé qu’elle surévaluait plus que le visionnage des vidéos.

« La société de réseaux sociaux a mené une vaste étude après avoir découvert trois mois auparavant qu’elle avait surévalué le temps de visionnage des vidéos sur son site. Cette erreur de calcul n’a pas été révélée de façon générale, ce qui a suscité des critiques à l’égard du réseau social. A présent, Facebook déclare avoir découvert d’autres exemples de calcul erroné concernant l’audience de son site, notamment la durée que consacrent les gens à la lecture d’articles instantanés, et le nombre de personnes consultant les pages-entreprises de Facebook. »
Source : Bloomberg

Depuis, la situation s’est aggravée, les personnes en charge d’énormes budgets publicitaires en ligne ayant remarqué que l’escroquerie est encore pire qu’ils ne le pensaient. Voici ce qu’a déclaré la semaine dernière le responsable marketing du géant des produits de consommation, Unilever :

« Avec 8,4 Mds$ de budget publicitaire annuel, le secteur de la publicité est attentif lorsqu’Unilever est mécontent. Lors du festival de la créativité ‘Cannes Lions’, le responsable marketing et communication d’Unilever, Keith Weed, a souligné les trois inquiétudes qui ‘l’empêchent de dormir la nuit’ :

‘Si vos annonces ne sont pas vues, vous êtes mort’, a déclaré Weed face à son auditoire à Cannes mercredi.

Il veut que les publicitaires ‘envisagent de façon globale le secteur du numérique’. Selon Weeds, cet écosystème est perverti. Environ 60% du trafic Internet est généré par des ‘bots’ [NDR : logiciels automatisés de conversation]. ‘Nous voulons acheter des vues, et non des bots’, a déclaré Weeds. ‘Si quelque chose est trop beau pour être vrai, alors [effectivement]’est probablement le cas' ».
Source : MediaPost

Le problème n’existe pas que chez Facebook.

Yahoo!, Google et d’autres géants de l’Internet sont également impliqués dans des problèmes concernant la publicité. Considérant que ces géants du secteur génèrent une part importante de leurs recettes à partir de la publicité en ligne, si ce scandale prend de l’ampleur, il pourrait sérieusement perturber le cours des actions.
[NDLR : Tous les mois, dans Crise Or & Opportunités, Graham Summers passe au crible les marchés financiers pour en déduire des opportunités en or, au sens propre comme figuré. Pour découvrir les recommandations de Graham, cliquez ici.]

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