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C’est arrivé un 12 juillet…
Portrait officiel
Motu Proprio Maiorem hac dilectionem
Les hommes politiques classés à droite sont moins «à droite» que leur base électorale
La CEDH valide l’interdiction du port du niqab en Belgique
Vincent Lambert devant le Conseil d’Etat : vers une petite victoire ?
Budget de la défense : qui croyait qu’Emmanuel Macron respecterait sa promesse ?
L’ouverture de la PMA débattue en 2018
Avortement : le président de la Conférence des évêques du Canada écrit au ministre des Affaires étrangères
Malthus Macron reproche à l’Afrique d’avoir des enfants
Rappelle-toi, Libération
Tanneguy Roblin : « Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie »
Marseille : l’hôpital Nord à la pointe dans l’extermination des personnes porteuses de la trisomie 21
Les Français attendent de leurs responsables politiques qu’ils prennent l’islam au sérieux
L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne a été ordonné prêtre
Simone Veil : inconscience ou manipulation ?
32 millions de personnes veulent émigrer vers la France
60 millions d’euros sur cinq ans pour l’AFP
Valérie Pecresse confond couleurs anglaises et françaises. Pas étonnant, elle a toujours confondu gauche et droite
Mossoul libérée !
Louis Aliot plaide pour des rapprochements locaux du FN avec la droite pour les municipales
Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 10 au 16 juillet 2017) – MàJ

C’est arrivé un 12 juillet…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

le 12 juillet 526 : début du pontificat de Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu, ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, le pape Jean Ier. Saint Félix IV est pape durant un peu plus de quatre ans jusqu’au 22 septembre 530. Il est inhumé dans la basilique Saint-Pierre.

Mercredi 12 juillet 1346 : les Anglais envahissent le France, conquête de Barfleur.

Édouard III d’Angleterre débarque tranquillement, avec 15 000 hommes à Saint Vaast la Hougue. La baie n’est pas fortifiée, les Français sont absents aussi les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur,

le 12 juillet 1153: élection du pape Anastase IV.
le 12 juillet 1627 : débarquement des Anglais sur l’île de Ré.

Une flotte anglaise aux ordres du duc de Buckingham débarque sur la plage de la pointe de Sablanceaux sur l’île de Ré. Le but est de contrôler les abords de La Rochelle, et d’encourager la rébellion protestante dans la ville.

La centaine de navires et les 6 000 soldats tentent de s’emparer du Fort de La Prée et de la ville fortifiée de Saint-Martin-de-Ré. Mais le maréchal de Toiras, pourtant huguenot de religion, n’est pas un « Français Renié » comme aurait dit sainte Jeanne d’arc. Fidèle au Roi et à son pays, il dirige la défense de l’île de Ré, avec seulement 1 200 fantassins et 200 cavaliers. Ils arrêtent les Anglais sans pouvoir les rejeter à la mer. Le siège de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré se poursuit jusqu’en octobre 1627. Le Cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII envoient des renforts de 35 navires pour forcer le blocus anglais autour de l’ile et y débarquer 4 000 hommes. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l’arrivée d’un renfort irlandais entre temps.

le 12 juillet 1678 : mort d’Antoine III, duc de Gramont.

Antoine III, duc de Gramont, pair de France est marié à la nièce du cardinal de Richelieu, il reste fidèle au Roi pendant la Fronde. Il devient maréchal en 1641, après s’être illustré dans les campagnes contre les huguenots. Ambassadeur de France en Espagne, il est chargé d’organiser le mariage de Louis XIV en 1660. Il est également nommé lieutenant général de Normandie et est promu ministre d’Etat en 1663.

le 12 juillet 1691 : élection d’Innocent XII.

Innocent XII est élu pape le 12 juillet 1691. Très charitable, il lutte contre le népotisme en promulguant la bulle Romanum decet Pontificem en 1692. Il obtient le retrait de la Déclaration des Quatre articles de 1682, qui donnait aux Rois de France autant de pouvoir que le pape, et reconnaît les évêques nommés par Louis XIV.

En 1699, il se prononce en faveur de Bossuet dans la controverse avec Fénelon sur l’Explication des maximes des Saints sur la vie intérieure que ce dernier a écrite pour soutenir Madame Guyon. Son pontificat diffère avec celui de nombre de ses prédécesseurs, du fait qu’il penche pour la France plutôt que pour l’Allemagne.

le 12 juillet 1730 : Clément XII est élu pape.

Lorenzo Corsini est issu d’une famille italienne prestigieuse. Il suit des études dans un collège jésuite, et obtient un doctorat en droit. Il est nommé cardinal par Clément XI avant de succéder au pape Benoit XIII. Il œuvre à améliorer la gestion des Etats pontificaux. Il continue également la lutte contre les jansénistes avec la bulle Unigenitus et la franc-maçonnerie avec la bulle In eminenti apostolatus specula.

le 12 juillet 1764 : l’astronome français Charles Messier découvre la première nébuleuse de l’histoire.

Charles Messier, chasseur de comètes reconnu, est surtout célèbre pour son catalogue de 110 objets d’aspect diffus (nébuleuses et amas stellaires), catalogue qu’il établit à destination des chercheurs de comètes. Il inscrit cette nébuleuse au n°27 de son catalogue : Nébuleuse de l’Haltère ou Dumbbell.

le 12 juillet 1789 : émeutes à Paris.

De nombreuses manifestations sont organisées rue de Paris et dans le jardin des Tuileries, où les bustes de Jacques Necker et du duc d’Orléans sont portés en cortège. Le Royal-Allemand, régiment de cavalerie commandé par le prince de Lambesc, charge la foule aux Tuileries, faisant plusieurs blessés. Pierre-Victor de Besenval, commandant les troupes massées à Paris, se décide à faire intervenir les régiments suisses cantonnés au Champ-de-Mars.

le 12 juillet 1790 : vote de la constitution civile du clergé, la CCC.

Le bas clergé change de camp. En Vendée, par exemple 80% des prêtres refusent le serment. Les jureurs sont nommés, intrus = « trutons ». En Février 1791, a lieu la cérémonie publique du serment à la constitution civile. L’opposition jusqu’alors larvée se fait plus dure ; les premières émeutes ont lieu en Bretagne. Quand la population chasse les prêtres jureurs, les « intrus », la garde nationale pille les églises et en cloue les portes. Les religieuses chassées de leurs couvents et rentrées dans leurs familles brodent des Sacré-Cœur et propagent cette dévotion. Les pèlerinages sont interdits ; ils ont lieu en paroisse et de nuit; Cathelineau, capitaine de paroisse, porte la croix. La répression se fait violente et les mesures vexatoires, imposées au clergé, entraînent en août 1792 un soulèvement avorté dans le sang. 8000 Bleus portent les oreilles de leurs victimes en cocardes.

Baptême par un prêtre réfractaire

Messe clandestine

le 12 juillet 1793 : essai du sémaphore de Claude et Ignace Chappe sur 35 kilomètres.

La construction d’une ligne entre Paris et Lille est décidée. L’Ingénieur français Claude Chappe réussit à envoyer le premier message télégraphique sur une distance de 15 kilomètres, de Saint-Martin-du-Tertre dans le Val d’Oise jusqu’à Belleville au Nord-est de Paris. La transmission s’effectue grâce à des relais mécaniques placés sur des points hauts. Les signaux sont observés par longue-vue et retransmis au relais suivant. Jusqu’à l’invention du télégraphe électrique par Samuel Morse en 1837, le télégraphe de Chappe reste le moyen le plus rapide de propagation de l’information.

le 12 juillet 1793 : la Provence se soulève.

Les royalistes, apprenant la reprise de Marseille par les jacobins et les terribles représailles exercées, décident de faire appel à la Flotte anglo-espagnole croisant au large.

le 12 juillet 1879 : la Loi supprime l’obligation du repos dominical.
le 12 juillet 1906 : la Cour de cassation de Rennes annule sans renvoi le jugement prononcé contre Dreyfus.

La Cour de cassation affirme que la condamnation portée contre Dreyfus a été prononcée « à tort ». Dégradé de ses fonctions de capitaine de l’armée française en 1894, pour avoir divulgué des secrets militaires à l’Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il est gracié par le président Emile Loubet, en septembre 1899. Alfred Dreyfus est réintégré dans l’armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d’honneur.

le 12 juillet 1944 : massacre de Kerihuel à Plumelec dans le Morbihan.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le lieutenant Marienne, est parachuté sur Plumelec, dans le Morbihan. Il encadre et entraîne les troupes importantes du maquis de Saint-Marcel, environ 1500 à 2000 hommes. Le 18 juin, le maquis est attaqué par d’importantes forces allemandes. Le maquis dispersé, Marienne et ses compagnons changent constamment de cachettes, dans les environs de Plumelec, car ils sont ardemment recherchés par les Allemands et les miliciens. Marienne, qui vient d’être élevé au grade de capitaine, décide de déplacer son camp à Kérihuel, en Plumelec, le 9 juillet. Les Allemands obtiennent, par trahison, des informations sur le lieu où se trouve le capitaine. Le 12 juillet, au matin, Allemands et miliciens surprennent le capitaine Marienne et ses compagnons, alors qu’ils sont encore endormis. Ils sont froidement assassinés.

le 12 juillet 1998 : la France championne du monde de football.

L’équipe de France de football devient championne du monde pour la première fois, à domicile, après sa victoire 3 à 0 contre le Brésil, alors champion du monde en titre.

Portrait officiel

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Motu Proprio Maiorem hac dilectionem

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Le Pape François a rendu public aujourd’hui un Motu Proprio, avec application immédiate, établissant un nouveau critère pour les béatifications et canonisations : l’offrande de la vie. Ce nouveau «cas d’espèce» s’ajoute aux deux situations déjà prises en compte dans les dossiers : le martyre, et l’héroïcité des vertus. Ce document, qui fait suite à des débats tenus lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les causes des saints en septembre 2016, élargit donc les possibilités d’enquête tout en établissant des critères canoniques très précis.

«Maiorem hac dilectionem», «Il n’est pas de plus grand amour» : c’est le titre, en latin, de ce Motu Proprio, en ligne uniquement en italien et en latin. Il s’inspire du texte de l’Évangile selon saint Jean : «Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis». Cette notion «d’offrande de la vie» peut ouvrir la voie à la béatification et à la canonisation de personnes qui n’auraient pas été tuées «en haine de la foi» à proprement parler, mais qui auraient donné leur vie dans le service de la charité.

Concrètement, ce Motu Proprio élargit les possibilités d’enquête pour des situations contemporaines. Plusieurs critères précis sont listés : «une offrande libre et volontaire de la vie et une acceptation héroïque de la mort», le fait que cette mort soit directement liée à cette offrande de la vie, l’exercice des vertus chrétiennes avant cette offrande de la vie puis jusqu’à la mort, l’existence d’une «réputation de sainteté» et de signes, au moins après la mort, et enfin la nécessité d’un «miracle survenu après la mort du Serviteur de Dieu et par son intercession».

Les enquêtes se basant sur cette notion «d’offrande de la vie» devront suivre le même parcours que les autres, selon toutes les dispositions déjà en vigueur, au niveau diocésain comme à Rome. Il est notamment demandé d’éviter tout culte prématuré qui pourrait induire les fidèles en confusion avant que les béatifications et canonisations ne soient célébrées.

Les hommes politiques classés à droite sont moins «à droite» que leur base électorale

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Le groupe de réflexion « A droite » plaide dans Le Figaro pour une reconstruction décomplexée et conforme aux idées portées par les électeurs :

« Voici trop longtemps que la droite est trahie par certains de ses cadres, lesquels, depuis au moins le mi-temps du quinquennat Sarkozy, semblent honteux d’être «à droite». Voici trop longtemps que les cadres de la droite prônent une «droite ouverte, pas sectaire» (Alain Juppé), brocardent la «droitisation» (Nathalie-Kosciuzko-Morizet) et la «radicalisation» (Alain Juppé) de leur électorat, fustigent les «dérives droitières» (Jean-Christophe Lagarde) de leurs collègues et ne se revendiquent désormais de «droite» que pour ajouter qu’ils sont «constructifs» (Thierry Solère), préparant ainsi la victoire puis l’hégémonie politique et intellectuelle du mouvement d’Emmanuel Macron.

«Tant pis si la droite n’est pas une alternative incontournable au macronisme» déclarait il y a quelques jours Franck Riester sur les antennes d’Europe 1: cette assertion en forme de reddition ne semble pas présente dans les seules têtes des «constructifs, UDI et indépendants» mais hante l’ensemble de la droite politique, à commencer par les 75 députés LR qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Philippe. Disons-le clairement: les cadres de la droite ne semblent plus percevoir ce qui les distingue de la majorité présidentielle, au point que la droite politique semble tout proche de passer l’arme à gauche.

Cette droite politique se méfie de la «droite des idées» comme de son ombre, au point de reprendre contre cette dernière le vocabulaire polémique de la gauche. Il semble en effet entendu dans l’esprit d’un bon nombre d’élus de droite que la gauche et le centre revêtent une supériorité intellectuelle et morale, comme si la droite était un poison politique, inévitable à faible dose, mais dont il faut prévenir une trop forte concentration dans le corps social. La suspicion à l’égard de toute tentative de décomplexer la droite en témoigne: elle ne serait admissible dans le débat public que dans une version affadie, inhibée. Cette suspicion à l’égard de la droite se redouble d’une méfiance à l’égard du peuple et de ses opinions droitières: le préjugé est tenace selon lequel la droite flatterait les mauvais penchants du peuple, susciterait chez lui de mauvais sentiments, à l’inverse de la gauche, qui ferait naître chez lui ce qu’il y a de meilleur, en l’obligeant à la générosité et à l’ouverture.

Pourtant, depuis quelques années, la «droite des idées» avait su imposer dans les médias des thèmes mobilisateurs pour l’électorat: affirmation de l’identité nationale, défense de la liberté personnelle et de son corollaire, l’éthique de responsabilité, affirmation des limites qui doivent circonscrire l’action politique (frontières nationales, écologie humaine), lutte contre l’insécurité physique, sociale et culturelle, réarmement moral face au terrorisme islamiste. Le dernier sondage Ipsos sur les «Fractures françaises» ne fait que confirmer la prégnance de plusieurs de ces thèmes dans l’esprit des Français. Las, la droite politique a préféré faire campagne sur des thèmes plus nobles à son sens: réduction du déficit public, maîtrise de la dette, suppression de l’ISF, promotion de la high-tech, rétrécissant ainsi le débat politique aux seules perspectives économiques, sans apporter de réponse au défi de civilisation, passant sous silence les attentes de son électorat.

Pour les élites politiques et médiatiques, le conservatisme des gens ordinaires – cette volonté de conserver ce qu’ils ont reçu en héritage moral et ce qu’ils ont gagné par leur travail – est une aberration intellectuelle. Dans leurs esprits nourris d’abstraites idéologies, leur rôle est de guider le peuple, de modérer ses instincts, d’être son avant-garde. Eh quoi! les gens n’auraient donc pas pour ambition de «changer la vie»? Ne seraient-ils pas réceptifs aux progrès des droits des minorités, à la déconstruction de leur roman national, à l’édification d’une «société plurielle» et sans frontières? Ne sont-ils pas sensibles aux utopies sociales? Pourquoi ne souhaitent-ils pas construire une société différente? L’idéalisme progressiste issu de la pensée révolutionnaire constitue l’arrière-pensée de la plupart de nos élites et de nos élus: c’est d’ailleurs en cela qu’Emmanuel Macron a raison de revendiquer à la fois une inspiration de gauche, un certain libéralisme et une aspiration à la «révolution», titre de son ouvrage programmatique. Il s’agit d’ériger le changement en moteur de l’Histoire selon une logique de la table rase au service de l’émancipation qui structure toute conception révolutionnaire. Au contraire, la persistance d’un attachement naturel à la continuité historique, aux racines et à la tradition, le refus d’une vision intempérante du progrès, constituent le fonds constant de la droite qui oppose à l’idéalisme du progrès (le «progressisme») un réalisme de la préservation.

Les hommes politiques classés à droite, par le double effet de leur position d’avant-garde et de la mécanique «sinistrogyre» (Albert Thibaudet) qui régit la vie politique française, sont quasi-inéluctablement moins «à droite» que leur base électorale, ce qui ne manque pas de créer un sinistre décalage. Ce décalage semble aujourd’hui avoir atteint son paroxysme, au point que la droite politique n’a plus le choix: ou elle se réarme intellectuellement, ou elle passe l’arme à gauche. Si la droite des idées campe ferme sur ses positions, que la droite politique retrouve une doctrine, une identité et une vision, au lieu de se soumettre aux ordres moraux des élites politiques et médiatiques, elle pourra en revanche être le foyer de l’alternative. À la veille d’une recomposition politique et idéologique d’ampleur, la droite ne sortirait du clivage qu’à son détriment, pour se fondre dans un consensus social-démocrate, mondialiste et libertaire qui assécherait le débat public sans répondre aux attentes de ses électeurs, notamment dans la France périphérique. […] »

La CEDH valide l’interdiction du port du niqab en Belgique

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La Cour européenne des droits de l’homme a validé mardi l’interdiction du port du niqab en public édictée en Belgique en 2011, la jugeant « nécessaire dans une société démocratique ». Les juges ont suivi les arguments de la décision prise en 2014 dans un arrêt devenu jurisprudence validant la même interdiction édictée en France.

La Cour avait été saisie de deux plaintes pour discrimination et violation de la vie privée : la première, formulée par une Belge et une Marocaine, toutes deux musulmanes. La seconde, présentée par une Belge musulmane, dénonçait les règlements communaux adoptées en 2008 par les communes de Pepinster, Dison et Verviers pour « interdire de porter une tenue vestimentaire dissimulant le visage des personnes en tout temps et dans tout lieu public ».

La loi belge prévoit une sanction pénale pouvant aller d’une amende jusqu’à une peine d’emprisonnement en cas de récidive.

Vincent Lambert devant le Conseil d’Etat : vers une petite victoire ?

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Le Comité de soutien à Vincent Lambert communique :

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« Hier, 10 juillet 2017, le Conseil d’Etat a examiné une nouvelle fois la situation de Vincent Lambert, saisi après l’arrêt rendu par la Cour d’appel administrative de Nancy du 16 juin 2016. Son examen portait sur la triple question de :

savoir si un médecin, appelé à remplacer un confrère démissionnaire, est tenu par les décisions médicales que celui-ci a prises, ou bien s’il doit personnellement prendre une décision médicale,
savoir s’il est légal de suspendre sine die une procédure collégiale,
savoir quel type d’injonction peut être adressé par un juge à un hôpital et à un médecin.

Le rapporteur public a estimé qu’un médecin, y compris dans le cadre d’une procédure collégiale, n’est jamais tenu d’exécuter les décisions prises par son prédécesseur, mais doit prendre lui-même une décision médicale, à la suite d’une nouvelle procédure collégiale. Cette proposition de réponse était soutenue par les avocats des parents de Vincent, mais aussi par le CHU. Elle est en réalité la simple application du principe bien connu d’indépendance du médecin.

Il a également considéré que la décision du docteur SIMON de suspendre la procédure collégiale le 23 juillet 2015 constituait bien une décision administrative susceptible d’être déférée devant un tribunal, qu’il peut être légitime de suspendre une procédure collégiale, laquelle doit tenir compte des facteurs humains et des circonstances particulières de chaque situation, mais que cette suspension ne pouvait pas être indéfinie.

Enfin, il a considéré qu’une demande d’astreinte (formulée ici par François Lambert à l’encontre du CHU) ne pouvait pas être acceptée, en raison du principe d’indépendance médicale. Tout au plus était-il possible d’enjoindre un hôpital à mettre un médecin en mesure de remplir ses devoirs vis-à-vis de son patient.

Il a également admis que cette procédure est désormais largement théorique, dans la mesure où le docteur Simon a à son tour démissionné du CHU de Reims, remplacée en février 2017 par le docteur Sanchez. Mais il a indiqué que cette procédure, pour laquelle il a conclu au rejet des pourvois, pouvait avoir un intérêt pédagogique.

En pratique, la procédure collégiale du Dr Simon ne s’impose pas au docteur Sanchez et celui-ci ne peut arrêter l’alimentation et l’hydratation entérales de Vincent que dans l’hypothèse où il prend lui-même une nouvelle décision médicale en ce sens, à la suite d’une procédure collégiale.

Si le Conseil d’Etat suit les recommandations du rapporteur, ce qui est la cas généralement, ce sera une petite victoire pour les amis de Vincent.

Dans les faits, rien n’interdit au CHU d’entamer une nouvelle procédure collégiale, depuis le début. Mais il sera obligé de tenir compte de la plainte pénale que les parents de Vincent ont lancé contre le docteur Kariger et contre le CHU pour maltraitances et tentative d’assassinat. Nous espérons que le Dr Sanchez optera pour la sagesse et le bien de Vincent. Et nous souhaitons que la procédure initiée par les parents de Vincent pour obtenir son transfert trouvera enfin un écho favorable. En attendant la décision à venir du Conseil d’Etat, restons vigilants et mobilisés ! »

Budget de la défense : qui croyait qu’Emmanuel Macron respecterait sa promesse ?

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Tentative de synthèse d’un spécialiste des questions de défense :

tel que voté à l’automne 2016, [le budget de défense] était en hausse de 600 millions par rapport à celui de l’année précédente.
en début d’année, 2,7 milliards ont été « gelés » et non annulés.
aujourd’hui on annonce 850 millions en moins. Ces 850 millions ne font pas partie du budget initial de 2017, mais ils devaient venir financer les opérations extérieures et intérieures de l’année en cours, pour lesquels seuls 450 millions étaient inscrits au budget initial – sachant que les opex et opint devraient s’élever à 1,3 milliards cette année. Traditionnellement, cette complément provenait d’un financement interministériel (dont la défense prenait une part d’environ 18%) – cette année, il devrait donc être entièrement supporté par la Défense.
le ministère des Armées compte toujours sur les dégels des 2,7 milliards, desquels il faudra donc retirer ces 850 millions.
Résultat, en l’était actuel des choses : le budget 2017 ne devrait pas augmenter par rapport à celui 2016 et pourrait même légèrement baisser.

Cela change de la campagne :

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L’ouverture de la PMA débattue en 2018

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Probablement au moment de la révision des lois de bioéthique, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée mardi 11 juillet sur France Inter.

« Nous allons voir quand il convient d’ouvrir ce sujet, sachant qu’en 2018 nous devrons de façon systématique rouvrir les lois de bioéthique. Donc, il est probable que cette discussion aura lieu lors des états généraux de la bioéthique qui se tiendront l’année prochaine ». « J’attends de voir ce que donnent les états généraux. Je n’ai pas d’avis personnel à donner sur les sujets de société. Il faut qu’une société soit prête pour avancer. J’attends de voir ce que disent les Français ». « Le Comité consultatif national d’éthique contient en son sein toutes les sensibilités. Donc, s’il a rendu un avis favorable, je pense que la société est prête ».

Parallèlement, Agnès Buzyn a fait de la lutte contre le tabagisme un cheval de bataille :

« Je veux faire de la génération d’enfants qui naissent aujourd’hui la première génération sans tabac. »
— Agnès Buzyn (@agnesbuzyn) 7 juillet 2017

Visiblement, elle veut aussi faire de la génération d’enfants qui naissent aujourd’hui la première génération sans père.

Avortement : le président de la Conférence des évêques du Canada écrit au ministre des Affaires étrangères

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Mgr Douglas Crosby, évêque de Hamilton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a écrit à Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, concernant son discours du 6 juin 2017 sur la politique étrangère canadienne. Dans son discours à la Chambre des communes, elle avait associé les droits des femmes au droit à l’avortement et aux « droits en matière de sexualité et de santé reproductive » en déclarant que « ces droits sont au cœur de notre politique étrangère ».

Dans sa lettre, Mgr Crosby exprime sa profonde inquiétude et son désaccord affirmant que cette déclaration est « erronée, troublante et malavisée ». Il rappelle que

« Premièrement, d’affirmer que l’avortement, entre autres, est « au cœur » de la politique étrangère du Canada est inexacte. Dans les faits, il n’existe aucun précédent pour appuyer une telle affirmation. »

« plusieurs enjeux féminins qui auraient dû être soulevés parce qu’ils justifient un engagement international… ont été passés sous silence. Mentionnons entre autres les ententes économiques du Canada avec des pays où les fillettes sont tuées à la naissance parce qu’elles ne sont pas des garçons; où les femmes gagnent moins que les hommes pour le même travail ou ne peuvent bénéficier des mêmes privilèges de la loi, y compris le droit à l’éducation ou à la protection contre le viol, la violence physique, ou autre forme d’abus. »

« Deuxièmement, présenter l’avortement, entre autres, comme une valeur canadienne est également une erreur de principe. »

Mgr Crosby fait ressortir qu’une « partie importante de la population (tant au Canada qu’à l’étranger) estime que l’enfant à naître est un être humain créé par Dieu, qui mérite de vivre et d’être aimé », alors que la Cour suprême du Canada a unanimement reconnu dans sa décision de la cause Morgentaler en 1988 que l’État a un intérêt légitime à protéger l’enfant à naître. Le Président de la CECC insiste que

« dans un contexte d’incertitude où la voix et le leadership du Canada ont du poids sur de nombreux sujets, du changement climatique à la paix mondiale, une idéologie politique ne devrait pas dicter la politique étrangère et l’emporter sur le bon sens et sur nos obligations humanitaires envers ceux et celles en grand besoin. »

La tentative d’inscrire le plaidoyer pour l’avortement dans la politique étrangère du Canada, en s’appuyant sur une compréhension particulière du féminisme, va aussi à l’encontre de l’orientation de votre argument. Elle contredit en effet le principe que vous formulez vous- même:

«de toute évidence ce n’est pas notre rôle d’imposer nos valeurs à l’échelle internationale. Personne ne nous a donné le mandat de faire la police dans le monde. »

« Si la politique étrangère canadienne a besoin d’un fondement stable, ce ne pourrait être le plaidoyer pour l’avortement et les « droits en matière de sexualité et de santé reproductive ». Et si la dignité des femmes doit reposer sur un fondement moral universel, ce ne saurait être en invoquant des principes qui ignorent les droits de l’enfant à naître. »

Une copie de la lettre de trois pages a été envoyée au Premier ministre, Justin Trudeau; au ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, au chef de l’Opposition officielle, Andrew Scheer; au porte-parole de l’Opposition officielle sur les Affaires étrangères, Tony Clement, et au porte-parole de l’Opposition pour les droits de la personne et la liberté de religion, David Anderson.

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Malthus Macron reproche à l’Afrique d’avoir des enfants

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Samedi 8 juillet, le président de la République donnait une conférence de presse lors du G20 à Hambourg. Interrogé sur l’Afrique, il se lâche :

« Le défi de l’Afrique », « il est civilisationnel ». « Quels sont les problèmes de l’Afrique ? » « Les Etats faillis, les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est (…) l’un des défis essentiels de l’Afrique ». « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ».

La conclusion logique, ce serait de dire aussi : « vous pouvez décider d’accueillir des millions d’immigrés, vous ne stabiliserez rien »…, mais c’est sans doute une pensée un peu trop complexe pour notre président malthusien.

Cette idée, selon laquelle la démographie est un problème, est celle de Malthus, suivant lesquelles la population augmente selon une progression géométrique, alors que les ressources naturelles ne croissent qu’en progression arithmétique. Il proposait de modérer la fécondité des pauvres afin qu’ils puissent nourrir leurs enfants ! C’est une vision de riches au détriment des pauvres.

Rappelle-toi, Libération

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Voilà une conclusion qui devrait faire la une des médias qui s’étaient acharnés contre le cardinal Barbarin :

« Le diocèse de Lyon a pris officiellement connaissance du classement sans suite rendu le 11 décembre 2016 par le procureur de la République de Lyon au bénéfice du cardinal Philipe Barbarin, « l’enquête n’ayant démontré aucune infraction pénale à l’encontre de l’intéressé ». […] Le parquet de Lyon a estimé qu’il n’y avait pas d’infraction parce que le plaignant avait 17 et 20 ans au moment des faits, et parce que le cardinal Barbarin qui l’a rencontré seulement en 2009, a conseillé à cet homme, devenu majeur, de déposer plainte, ce que l’intéressé a fait.

Comme indiqué lors du classement sans suite du 1er août 2016, après la plainte visant le cardinal Barbarin pour les mêmes raisons en marge des faits reprochés à Bernard Preynat, il a été reconnu que l’archevêque de Lyon n’avait pas eu l’intention d’entraver l’action de la justice.

Le diocèse de Lyon espère que les media qui ont largement relayé ces mises en cause en 2016 seront animés de la même préoccupation pour informer de ce nouveau classement sans suite. Le cardinal Barbarin se félicite que l’autorité judiciaire ait apporté un peu de vérité et de paix après des polémiques passionnelles et parfois diffamatoires.

Il convient par ailleurs de rappeler que, bien que la plainte qui visait l’abbé Billioud ait été classée sans suite en 2009, le cardinal, entouré d’un collège d’experts indépendants, a estimé qu’il n’était pas envisageable qu’il reçoive une nouvelle responsabilité pastorale. Le cardinal demande que soient respectés ses droits et les décisions de justice qui le concernent. Il veut redire son profond soutien, sa disponibilité et sa compassion à l’égard de toute victime. »

Tanneguy Roblin : « Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie »

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Tanneguy Roblin, chef de mission en Irak de l’association SOS Chrétiens d’Orient, livre pour Boulevard Voltaire son analyse de la situation après la libération de Mossoul par l’armée irakienne. Il explique quels sont les enjeux de cette bataille qui a été longue : enjeux symbolique, militaire et humain. Il fait le point de ce qu’il reste à reprendre sur le terrain à l’État islamique et décrit les défis colossaux auxquels va être confronté l’Irak : réinstallation des personnes déplacées (estimées à 900.000 rien que pour Mossoul), reconstruction. Mais, aussi, il va falloir éviter qu’un phénomène de communautarisation ne se développe sur les ressentiments, afin d’empêcher la création d’un nouvel État islamique dans le futur.

Marseille : l’hôpital Nord à la pointe dans l’extermination des personnes porteuses de la trisomie 21

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Les maternités de l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille et de la région Paca disposeront d’ici à la fin de l’année d’un accès à un test de dépistage non invasif de la trisomie 21 (le Dpni). Un dépistage par simple prise de sang lors du premier trimestre de grossesse. Plus besoin de pratiquer une amniocentèse avec une piqûre dans le ventre de la mère pour retirer du liquide amniotique nécessaire à la détection de la chaîne chromosomique et de la trisomie 21.

L’hôpital s’en félicite. Pourtant, il ne fait pas ce test dans un but thérapeutique, mais dans un but eugéniste, même si ce terme est tabou.

Les Français attendent de leurs responsables politiques qu’ils prennent l’islam au sérieux

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L’association Clarifier avait lancé une enquête pour mieux comprendre la vision que les Français ont de l’Islam, pour pouvoir travailler plus efficacement à réunir les conditions du dialogue en vérité qui seul permettra de résoudre les difficultés causées aujourd’hui par le choc des cultures, mais aussi pour aider les politique et notamment nos députés – à prendre conscience des interrogations des Français sur le sujet. En à peine trois semaines, cette enquête a reçu plus de 6500 réponses (6602 exactement). Extrait des retours :

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L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne a été ordonné prêtre

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L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne, 39 ans, a été ordonné prêtre le 8 juillet à Dublin en Irlande, par l’archevêque Joseph Augustine Di Noia, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Philip Mulryne avait intégré l’Ordre des Prêcheurs dont il a revêtu l’habit en 2013, avant d’entrer en février 2016 au Séminaire pontifical irlandais de Rome. Dans son homélie, Mgr Augustine Di Noia a déclaré :

“Dans un certain sens, ton expérience d’athlète a aidé à te préparer pour ce moment, tu as appris le sens de travailler dur pour atteindre un but, et maintenant le but c’est le Christ”.

Originaire de Belfast en Irlande du Nord, le père Mulryne a été assigné au prieuré dominicain de Newbridge au cœur de l’île. L’ancien milieu de terrain de Manchester United, issu d’une famille catholique, avait dû mettre un terme à sa carrière en 2008 après une grave blessure.

Simone Veil : inconscience ou manipulation ?

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De Jean-Pierre Maugendre :

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« Son visage radieux fait la couverture de toute la presse magazine. Sa figure lumineuse irradie tous les kiosques à journaux de France. Même les opposants à la banalisation de l’avortement : les évêques de France, Valeurs Actuelles chantent les louanges de la « femme courageuse » qui a toujours considéré l’IVG comme un « drame ». La République reconnaissante s’apprête à porter la sainte laïque sur les autels du Panthéon. Enfin, enfle la rumeur selon laquelle toute critique serait, au fond, teintée d’un antisémitisme, par nature nauséabond, à l’encontre de la rescapée, née Jacob, de l’enfer d’Auschwitz. Personne ne peut l’ignorer : Simone Veil nous a quitté pour un monde meilleur, en principe, mais en réalité peut-être pire.

Les Faits.

Au-delà de l’hagiographie laïque quelle est la réalité des faits ? La dépénalisation de l’avortement, en 1975, a été obtenue par le trio Giscard/Chirac / Veil à l’issue d’une formidable campagne médiatique exploitant deux figures de dialectique majeures :

une surévaluation massive du nombre des avortements clandestins, confortée par le « manifeste des 343 salopes » (Catherine Deneuve, Françoise Sagan, Marguerite Duras, etc.) proclamant que, à l’encontre de la loi, elles avaient déjà avorté.
l’exacerbation émotionnelle de faits divers dramatiques en lien avec des avortements clandestins (procès de Bobigny)

La dépénalisation ayant été instaurée par la loi la banalisation de l’avortement s’est accentuée au fil du temps : report du délai légal d’IVG, constitution du délit d’entrave à l’avortement, prise en charge par la Sécurité Sociale, suppression de la notion de détresse… pour devenir un droit de la femme. Le nombre des avortements reste à un niveau très élevé en France malgré une utilisation massive de la contraception. La loi Veil a-t-elle été trahie ou n’est-elle allée qu’au bout de ses conséquences ultimes ?

Les principes développent leurs conséquences.

Le drame, c’est que les principes posés développent ensuite leurs conséquences indépendamment des intentions de leurs promoteurs. Inéluctablement la nuée annonce l’orage. Fatalement les impôts provisoires ont vocation à devenir définitifs. Inévitablement le slogan : Pas de liberté pour les ennemis de la liberté engendre la terreur. Inexorablement si la vie humaine innocente n’est pas sacrée les raisons d’y mettre un terme ne cesseront de se multiplier. La voie d’eau créée dans la coque, sous la ligne de flottaison du navire a vocation à s’élargir en raison de la formidable pression exercée par l’océan. Le commandant qui n’obstrue pas immédiatement cette voie d’eau est un inconscient, celui qui l’a créée un naufrageur. Dans ses Mémoires, Une vie, Simone Veil rappelle qu’à l’époque de la dépénalisation de l’avortement l’épiscopat français ne s’était pas opposé à cette mesure étant surtout préoccupé par le financement du système de retraite des religieux.

Accueillir l’enfant à naître.

A partir du Moyen-Age les « tours d’abandon » permettaient aux mères ne souhaitant pas s’occuper de leurs enfants à leur naissance de les confier, anonymement, à l’Eglise, qui les élevait. Comme il eut été prophétique que l’Eglise de France s’engageât dans une telle œuvre ! Enfin le rappel incessant de la déportation à l’âge de 16 ans de Simone Veil à Auschwitz procède de l’exploitation d’une fibre émotionnelle bien sélective. En quoi avoir été la victime d’un drame abominable dispenserait-il de s’interroger sur les éventuels actes condamnables commis ultérieurement par cette même victime ? On a l’impression d’une sordide plaidoirie d’Assises : « Monsieur le président comment oser accuser mon client d’un tel forfait quand on sait tout ce qu’il a subi dans sa jeunesse ».

En fait Simone Veil ne mérite ni tant d’honneurs ni tant d’opprobres. En raison de son statut d’ancienne déportée elle fut instrumentalisée par Giscard qui pensait ainsi rendre impossible toute opposition. A la même époque toutes les démocraties occidentales légalisèrent l’avortement. On notera enfin, clin d’œil de la Providence, que Simone Veil est ainsi la première militante de La Manif Pour Tous à être accueillie au Panthéon. Seul le Souverain Juge, qui sonde les reins et les cœurs, sait la part d’inconscience ou de manipulation qui fut celle de Simone Veil au regard des développements ultérieurs de sa loi. Ce que nous savons c’est que les mérites de la Passion du christ sont infinis. Ils effacent tous les péchés regrettés, confessés et absous. C’est le secret des âmes, le secret de Dieu. Bien au-delà des honneurs fugaces et factices du Panthéon. »

32 millions de personnes veulent émigrer vers la France

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De Jacques de Guillebon dans La Nef :

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« En 1891, un recensement des étrangers par la République française – la notion d’immigré n’existant pas encore – ne dénombra que 800 Africains et 300 Asiatiques sur le sol national. L’immigration ne consistait alors qu’en des populations venues de pays extrêmement voisins, pour la France de Belgique, d’Italie et d’Espagne. La comparaison avec notre époque devient plus vertigineuse encore si l’on suit l’étude de l’Institut Gallup réalisée entre 2008 et 2010 – dont il faudrait d’ailleurs amplifier certainement les prédictions avec le temps – selon laquelle plus de 600 millions de personnes dans le monde seraient prêtes à émigrer définitivement, dont 32 millions vers la seule France, c’est-à-dire l’équivalent de la moitié de sa population actuelle. Ce dernier chiffre suffit à désigner le danger mortel que courent, plus que les nations elles-mêmes, les civilisations telles qu’on les connaît, danger que nombre de nos élites s’emploient à nier, soit qu’elles ne le mesurent pas, soit qu’elles aient quelque intérêt à ce que ces migrations se produisent, soit seulement que leurs idéaux les encouragent à courir ce risque. Il est évidemment possible de plaider, à travers un changement de population, un changement de mode de vie, de culture et de mœurs. Au moins faut-il l’avouer. Le démographe Hervé Le Bras, chez qui ces chiffres sont tirés, s’entête pourtant, comme beaucoup d’autres, dans une improbable dénégation.

Car dans son ouvrage L’Âge des migrations, tous les chiffres, les faits, les analyses démontrent que l’ère nouvelle dans laquelle nous sommes entrés, si le politique – donc la volonté d’ordonner, de réguler, de choisir – ne s’en mêle, nous mène inévitablement vers une sorte de chaos « multiculturaliste », qui n’est à l’avantage ni des populations des pays d’accueil ni des populations déplacées. Alors qu’il relève que de manière générale « le désir de migrer paraît […] le fruit de l’ignorance des conditions de vie des migrants dans les pays développés », il n’en déduit jamais qu’il serait meilleur pour le candidat migrant de demeurer chez lui, ni n’imagine aucun moyen que l’on pourrait prendre dans ce sens.

Le « migrant » est aujourd’hui perçu, en Europe, comme la victime de conflits ou de famines. Or, les données de Le Bras prouvent qu’il n’en est rien : ainsi note-t-il que le désir d’émigrer est présent dans toute l’Afrique sahélo-saharienne, dans le Maghreb et le Proche-Orient, sans que les guerres en soient responsables, puisque ce désir est aussi vivace dans les pays paisibles que dans ceux qu’ensanglantent les armes. Autre paradoxe, on découvre que si, en moyenne, plus le revenu augmente, moins le désir de migrer est fort, ce sont pourtant les personnes à plus haut revenu dans le pays de départ qui ont davantage envie d’émigrer, sans doute parce qu’elles en ont plus les moyens. Il n’y a donc pas de corrélation immédiate et permanente entre la pauvreté et la migration, ce qui invalide l’argument moral de l’accueil de l’autre aujourd’hui. Reste évidemment que c’est toujours pour trouver une vie meilleure que les hommes émigrent, et les sirènes de l’Occident matérialiste et confortable résonnent dans les têtes des habitants des pays en voie de développement. L’on constate très logiquement pour l’Europe la prévalence de l’immigration de personnes venues des anciennes colonies, particulièrement africaines. Même si pour les étudiants, il est intéressant de noter par parenthèse combien les ressortissants des pays du Sahel sont attirés par la Péninsule arabique, où ils reçoivent généralement un enseignement théologique, le wahhabisme et le salafisme ayant ainsi tendance à se répandre toujours plus.

Mais le phénomène des migrations ne contient pas pour nous uniquement l’immigration : il y a aussi ce départ de certaines élites françaises et européennes vers d’autres pays comme les États-Unis et le Canada. Le Bras parle même des « États-Unis et du désert mondial », comme il y avait naguère Paris et le désert français, s’appuyant notamment sur l’exemple des médecins qui ont tendance à trouver l’herbe plus verte outre-Atlantique. Car « les élites nationales, prises au filet de la mondialisation, se trouvent provincialisées ». À la fin, écrit Le Bras, « le cas de la France est exemplaire puisque, depuis 2008, les Français quittent le pays en plus grand nombre qu’ils n’y reviennent, tandis qu’entre un plus grand nombre d’étrangers qu’il n’en sort ». Le démographe va même jusqu’à émettre l’hypothèse glaçante qu’il existerait en France « un groupe minoritaire, comprenant 20 % de la population, (qui) désire émigrer et est d’accord pour que des immigrants arrivent, voire le remplacent ».

UNE VÉRITÉ DÉPLAISANTE

Être remplacé. Le gros mot est lâché et passe bizarrement inaperçu sous la plume de Le Bras quand, lorsque c’est un Renaud Camus qui le prononce et l’écrit, l’ire des censeurs se déclenche immédiatement. Même si le titre du livre du grand écrivain qui ici nous intéresse paraît un peu décalé après l’élection de Macron, 2017, Dernière chance avant le Grand Remplacement, la matière en demeure nécessaire et édifiante.

Quand Le Bras infère de ses propres démonstrations que le « repli » et la fermeture des frontières dépendraient d’une peur de voir son pays déchoir économiquement avec le double mouvement de départ des élites vers des pays supérieurs, et de l’arrivée de populations moins qualifiées depuis des pays inférieurs, Renaud Camus dit, lui, la vérité tout entière : que cette analyse partiellement juste ne rend pourtant pas compte d’un autre désir, profond, enfoui et légitime, celui de conserver ses mœurs, ou de les modifier librement, désir qui se manifeste aujourd’hui tant en Europe, qu’aux États-Unis, ou qu’au Japon. […] »

60 millions d’euros sur cinq ans pour l’AFP

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L’Agence France Presse (AFP) évalue son besoin de financement par l’Etat français à 60 millions d’euros en cinq ans, déclare son PDG, Emmanuel Hoog. Il juge le contexte économique « épouvantable » et déplore que la publicité soit captée par les géants américains d’internet, ce qui conduit les clients médias de l’AFP à renégocier leurs contrats à la baisse.

Il fait valoir que l’AFP, avec ses 1500 journalistes, est un « actif stratégique du ‘soft power’ français ». Et un instrument du régime en place. En quoi est-ce à l’Etat de financer cette agence avec l’argent du contribuable ?

Valérie Pecresse confond couleurs anglaises et françaises. Pas étonnant, elle a toujours confondu gauche et droite

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Libres !, Le nouveau mouvement lancé par Valérie Pécresse n’a pas même 24 heures d’existence qu’il fait déjà l’objet de nombreuses railleries en raison de son logo, qui témoigne d’une confusion entre la cocarde française et la cocarde britannique, notamment utilisée dans l’aviation militaire d’outre-Manche.

Cocarde anglaise :

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Cocarde française :

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Logo du mouvement de Valérie Pécresse :

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Réaction de Robert Ménard :

Valérie #Pecresse confond couleurs anglaises et françaises. Pas étonnant, elle a toujours confondu gauche et droite. #cocardeGate
— Robert Ménard (@RobertMenardFR) 10 juillet 2017

Mossoul libérée !

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De Marc Fromager, Directeur de l’AED :

« On savait que cela arriverait un jour mais on revient de si loin qu’on a encore un peu de mal à y croire. Tout n’est certes pas réglé mais la vie va pouvoir reprendre après l’enfer de l’occupation par l’État islamique.

Après 3 ans de combats, la deuxième ville d’Irak est en ruines, comme les villages de la plaine de Ninive. Aujourd’hui, nous reconstruisons déjà des maisons à Qaraqosh et aux alentours pour les chrétiens qui veulent revenir. Nous voulons permettre à ceux qui le souhaitent de rentrer dignement et en sécurité chez eux dans leurs villages de la plaine de Ninive.

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Bien qu’ils en aient la possibilité, beaucoup de chrétiens ne veulent pas émigrer vers d’autres pays et insistent pour rester en Irak. Comme Tawfeek Saqat, de Qaraqosh, dont quatre enfants ont été enlevés par Daech (vidéo ici) : « Je suis né dans ce pays. C’est ici que j’ai passé toute ma vie. Je ne veux pas partir. Ma foi en Jésus-Christ me donne la force de continuer à vivre ici. Tout ce que j’aime est à Qaraqosh : mon pays, mon commerce, toute ma vie. Je ne veux pas émigrer. »

Le P. Thabet Yousif (photo ci-contre) a découvert son village chrétien complètement détruit après le passage des terroristes. « Nous n’avons plus que trois sortes de maisons : des maisons endommagées, incendiées ou complètement détruites », explique-t-il dans cette vidéo. « Il faudra investir beaucoup d’argent dans la reconstruction, mais les familles ont déjà dépensé toutes leurs économies pour vivre ces années durant au Kurdistan ou autre part. C’est notre patrie, ce sont nos maisons. Nous ne pouvons pas vivre toute notre vie comme déplacés et réfugiés. Nous voulons retourner dans notre village. Notre identité est ici, dans la plaine de Ninive. »

Sabah témoigne (vidéo ici) : « Pendant 3 ans, nous avons tellement souffert comme réfugiés dans notre propre pays. Tout ce que nous voulons maintenant, c’est revenir chez nous ».

La reconstruction de quelque 13 000 maisons chrétiennes, dont 669 ont été entièrement détruites durant l’occupation par Daech, coûtera plus de 220 millions d’euros. Nous avons dès maintenant besoin de votre aide et comptons sur votre générosité. Faites un don ! »

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Louis Aliot plaide pour des rapprochements locaux du FN avec la droite pour les municipales

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Louis Aliot, député et vice-président du FN, plaide pour des rapprochements locaux avec la droite en vue des élections municipales de 2020. Invité de CNews lundi 10 juillet, il a expliqué qu’il y avait des convergences idéologiques fortes entre son parti et une partie des élus locaux de droite :

« A l’échelle locale, beaucoup d’élus municipaux, de maires, d’adjoints, sont disposés à discuter pour les échéances à venir parce qu’ils voient bien que nous ne sommes séparés par rien dans les idées sur le terrain, sur la sécurité, sur l’immigration, sur la baisse des impôts, sur le protectionnisme intelligent, sur le refus de la concurrence déloyale avec d’autres pays. Sur tout cela, ils sont d’accord alors pourquoi ne pas discuter, sur les municipales notamment, de contrats de gestion ou d’accords qui ne tiennent pas compte de ce que veulent les états-majors. »

Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 10 au 16 juillet 2017) – MàJ

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Agenda en ligne – Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

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A l’attention des Veilleurs et des Sentinelles : vos réunions ayant l’air de prendre des vacances, il me semble opportun de mettre en veille l’agenda hebdomadaire sur le Salon Beige. La parution hebdomadaire reprendra donc la 1e semaine de septembre. Vous trouverez ci-dessous le planning que j’ai pour l’été : je peux toujours faire des mises à jour… Bonnes vacances à tous. MB

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Lundi 10 juillet 2017

Châlons-en-Champagne : face au Palais de Justice, de 18h à 19h30 : Sentinelles

Vendredi 21 juillet 2017

Bordeaux : Sentinelles – 19h Place Pey-Berland

Jeudi 27 juillet 2017

Montélimar de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Vendredi 28 juillet 2017

Bordeaux : Sentinelles – 19h Place Pey-Berland

Mercredi 2 août 2017

Cognac place François 1er, de 21h à 22h

Jeudi 10 août 2017

Montélimar de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Jeudi 24 août 2017

Montélimar de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

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