La Chronique Agora : Simone Wapler : Diversion climatique et mauvaises pratiques

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La Chronique Agora

Simone Wapler : Diversion climatique et mauvaises pratiques
Le G20 a étalé des divergences sur le sujet du changement climatique — ce qui permet d’éluder le vrai problème de la faillite des retraites et de la dette publique.
Bill Bonner : Aucun « rebond Trump » de l’économie
Macron a promis de débloquer la France et Trump de rendre sa grandeur à l’Amérique. En réalité, rien ne change. L’Etat investisseur reste un mauvais investisseur.
Nick Hubble : Sommes-nous au début ou à la fin d’un cycle ?
Nous pensons être à la fin du cycle économique selon l’économie autrichienne. Dans ce cas, la gueule de bois qui suit l’abondance de liquidités est pour bientôt.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Diversion climatique et mauvaises pratiques

Il y avait un G20 ce week-end à Hambourg en Allemagne. Notre Président-Marcheur-Parleur s’y est fait voler la vedette par le couple Trump-Poutine. Voilà pour le côté frivole émaillé de scènes d’émeute et de pillage ressassées par les medias.

Le sujet du climat et les « pour » ou « contre » COP21 apportaient une heureuse diversion. Il vaut mieux gloser d’un grand problème supposé planétaire que de vulgaires petits soucis d’argent.

La plupart des 19 pays du G20 (le 20ème membre de ce club des riches est l’Union européenne) ne sont plus un groupe de pays véritablement prospères. Ils vivent simplement dans une illusion de prospérité grâce à des taux d’emprunt anormalement faibles. Les pays les plus puissants sont des pays surendettés et les populations constituent les véritables garants de cette dette.

Des profits à trois chiffres grâce à ce secteur surprenant !
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Pour en faire partie, c’est par ici.

Les membres du G20 et leur niveau d’endettement :

dettes

Contrairement à ce que de naïfs illuminés prétendent, il ne s’agit pas d’un jeu à somme nulle. Il s’agit de « promesses de payer » qui ne seront pas tenues. Ce passif, au lieu de se résorber, gonfle de jour en jour sous l’effet de la manipulation à la baisse des taux d’intérêt.

Un prêt de 3 000 Mds$ de General Motors pour payer ses engagements de retraite

Prenons un exemple simple, les retraites. Côté Etats-Unis, General Motors, sauvée de la faillite en 2008, a annoncé vouloir lever un emprunt de 3 000 Mds$ pour payer les retraites de ses employés et satisfaire à ses engagements contractuels vis à vis de ceux-ci.

Vous me rétorquerez que voilà la punition bien méritée pour adhérer à un système de retraite par capitalisation, si injuste et si peu solidaire. Hélas, côté Europe et surtout français, la situation certes est différente mais pas meilleure pour autant. Les systèmes de retraite par répartition sont également en déroute.

Certains bipèdes individualistes ont compris que les belles promesses de l’Etat-providence risqueraient de rester lettres mortes. Ils n’hésitent pas à se constituer eux-mêmes un bas de laine pour leurs vieux jours plutôt que de compter sur la solidarité forcée de la génération suivante. Mais ils se retrouvent face à un dilemme : à taux zéro, il faut un capital colossal pour assurer ses vieux jours.

LA BNP Cardif retraite a envoyé fin juin à ses contractants un document modifiant unilatéralement les conditions auxquelles sont soumis les souscripteurs du contrat BNP Cardif retraites. Au milieu de cinq pages figure ceci :

x

En résumé, si les taux montent ou si les marchés chutent, Cardif ne vous rendra pas votre argent si vous le demandez. Evidemment, c’est pour mieux protéger tous ceux qui voudraient rester. Vous avez la fibre « solidaire » et « sociale », vous n’êtes pas un individualiste égoïste et vous comprenez bien le souci de Cardif.

Cette clause s’applique si, par exemple, le taux moyen des emprunts d’Etat français est de 2% en 2018 alors que votre contrat ne vous a rapporté que 1,9% en 2017. Au cas où vous auriez l’idée incongrue d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, ce ne sera donc pas possible.

Dans les faits, Cardif s’arroge le droit d’appliquer la Loi Sapin sans demander l’avis de personne…

Pour votre information, vous trouverez le taux moyen des emprunts d’Etat français – ou TME – sur le site de la Banque de France, dans la partie « statistiques ». Le TME était de 0,71% en juin 2017.

Et voici l’évolution du taux d’emprunt à 10 ans de la France depuis 2008 :

taux d’emprunt

Pas de quoi s’affoler, il y a de la marge, pensez-vous peut-être, surtout que la BCE fait tout ce qu’il faut pour que les taux ne montent pas…

La marge n’est cependant pas si grande. Les élections allemandes à l’automne seront déterminantes. Les systèmes de retraite par capitalisation sont minés et la population est vieillissante.

Un jour il faudra bien choisir :

Continuer la politique « extend and pretend » pour sauver les banques lestées de créances douteuses et les Etats débiteurs, renier le capitalisme, euthanasier financièrement les retraités et la génération précédente.

Admettre que beaucoup de dettes du passé ne seront pas payées, que les promesses ne seront pas tenues, laisser faire faillite ce qui doit faire faillite, diminuer les interventions publiques dans l’économie, laisser les taux monter et repartir du bon pied. C’est ce que certains nomment « l’austérité » et qui consiste simplement à ne pas dépenser plus que ce qu’on a.

En attendant, l’élémentaire prudence consiste à vous méfier des contrats d’assurance-vie en euro et surtout des contrats de retraite reposant sur des obligations de l’Etat français.

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LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Aucun « rebond Trump » de l’économie

« Rien ne change vraiment ».

Assise près de nous, au petit-déjeuner, l’une des personnes présentes à table lisait un article sur le n°2 du gouvernement français, Edouard Philippe, dans Le Monde.

Le gros-titre promettait de nous indiquer comment le pays allait se « débloquer ».

Le Monde

Mais en les étudiant de près, les propositions sont ces bonnes vieilles âneries concernant le fait de privilégier les énergies « vertes »… de modifier la fiscalité pour récompenser un groupe et en pénaliser un autre… et de dépenser plus d’argent sur divers projets bidon.

Par exemple, Philippe affirme que la France va « investir » 50 Mds$ en programmes de formation professionnelle, nouvelles industries et infrastructures.

L’idée en toile de fond, bien qu’elle ne soit pas formulée expressément, c’est qu’un futur plus éclatant nous attend au bout du tournant, et que les politiciens et technocrates français sont plus qualifiés que les Français eux-mêmes pour faire en sorte qu’il se réalise.

« Exactement comme aux Etats-Unis », a poursuivi cette Américaine.

Pour « investir » 50 Mds$ dans cette « transition écologique », l’Etat doit bien trouver de l’argent quelque part.

Où ?

Il ne gagne pas d’argent. Il ne peut qu’obtenir ces fonds en les prenant aux autres via les impôts, ou en empruntant.

Dans les deux cas, ce qui est utilisé pour construire une nouvelle route ou embaucher un nouveau salarié doit être prélevé sur ce qui est utilisé pour des projets enclenchés par d’autres personnes ayant honnêtement acquis les ressources nécessaires.

La seule manière dont l’économie, ou l’ensemble de la population, pourrait bénéficier du transfert de ressources du privé vers le public, ce serait dans le cas où l’Etat les allouerait mieux, en quelque sorte. Cette idée est risible.

Les gens investissent de multiples façons, toutes différentes. L’un veut une nouvelle voiture. L’autre prépare sa retraite. Un autre encore réaménage sa maison : il rapproche le réfrigérateur de l’écran de télévision pour ne rien rater lorsqu’il va se chercher une autre bière.

L’Etat, lui, ignore totalement ces investissements. Il n’a aucune considération pour eux. Il prélève simplement de l’argent… et l’utilise pour réaliser ses propres desseins farfelus.

L’Etat est un très mauvais investisseur

L’Etat a peu, si ce n’est aucune, expérience du monde réel des affaires. Il n’a jamais gagné un sou. Il n’évalue pas le risque. Il n’a jamais mis son propre argent en jeu, alors il n’a jamais rien appris.

Ses motivations sont toujours déformées par le désir de réélection, les pots-de-vin ou un avantage politique.

C’est la routine mais les choses changent pourtant. Plus les ressources sont détournées d’une utilisation sérieuse… et transférées à des compères et des zombies… plus l’économie souffre.
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Pour que les gens s’enrichissent, cela exige un vrai labeur, des innovations et une concurrence réelles… de véritables ressources et du temps. En France tout comme aux Etats-Unis, l’économie réelle souffre tandis que les programmes reposant sur du vent et les « investissements » bidon se multiplient.

Dans les années 1950, 1960 et 1970, le gouvernement français contrôlait environ 40% de l’économie : la croissance et la prospérité ont explosé. C’est ce que l’on a appelé les « Trente Glorieuses ».

A présent, l’Etat contrôle près de 60% de l’économie… et il se débat avec 10% de chômage et une croissance réelle négligeable.

« Tout comme aux Etats-Unis », a répété notre compagne de table.

Aux Etats-Unis, au cours des années 1950, 1960… et même 1970… les dépenses publiques représentaient environ 25% de l’économie.

Plus tard, en étendant la réglementation, l’Etat a pris le contrôle de nouveaux segments de l’économie : il a orienté l’argent vers les secteurs médicaux/pharmaceutiques, les écoles et les universités, le logement (via Fannie Mae, Freddie Mac et les déductions des intérêts d’emprunt), et Wall Street (via l’argent falsifié et le crédit bon marché).

L’Etat contrôle désormais 60% de l’économie : environ le même pourcentage qu’en France.

Pas de « Trump Bump »

L’économie américaine, elle aussi, peine à progresser.

Beaucoup de gens pensaient avoir vu un messie improbable, l’an dernier, en la personne de Donald J. Trump.

C’était un « perturbateur » désireux de secouer tout le système, un bagarreur prêt à s’en prendre à l’élite. La fiscalité et les dépenses allaient être réduites. La réglementation, également. L’économie allait prospérer.

Hélas pour l’économie, le « Trump Bump » n’a pas lieu. Du moins pas encore. Selon le New York Times :

« Alors que les chiffres de l’emploi du mois de juin devant être publiés vendredi devraient montrer que les embauches se sont poursuivies à un rythme positif le mois dernier, d’autres indicateurs récents, dans des domaines tels que les dépenses de consommation, la construction et les ventes de voiture, sont résolument moins solides.

Par conséquent, les prévisionnistes de Wall Street s’empressent de revoir leurs estimations de croissance à la baisse pour le deuxième trimestre, lequel s’est achevé vendredi dernier, tout comme ils ont dû le faire au cours des trois premiers mois de l’année. L’expansion économique enregistrée sur toute l’année ne semble pas dépasser désormais les 2%, soit la moyenne de la reprise actuelle, qui fête sa huitième année ce mois-ci.

Même si ce n’est pas calamiteux, ce n’est pas l’explosion de croissance – ce ‘Trump bump’ – que l’on espérait voir éclore d’une reprise de la confiance des consommateurs et des entreprises, à la suite de l’élection de M. Trump. »

« Qu’est-ce que je disais ? », nous a demandé notre compagne de table, avec éloquence.

Le nouveau président américain… et le nouveau chef d’Etat français, Emmanuel Macron… ont promis quelque chose de nouveau. Un souffle d’air frais. Mais pour réaliser un véritable changement, l’un et l’autre devraient restreindre le pouvoir et l’argent qui affluent actuellement en direction des élites.

Or ni l’un ni l’autre n’a envie de le faire.

« Une bouffée d’air frais ? », a-t-elle demandé à nouveau, sans poser la question mais en tirant une conclusion rapide : « moi, ce que je sens, c’est cette même odeur d’oeuf pourri. Et cela sent mauvais. »
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LES NOTES DE NICK HUBBLE
Nick Hubble

Sommes-nous au début ou à la fin d’un cycle ?

La théorie autrichienne du cycle économique (ou ABCT, pour Austrian Business Cycle Theory) explique comment les banquiers centraux fabriquent les booms et les récessions qu’ils prétendent empêcher ou du moins minimiser.

Bien que la théorie ait été d’abord raillée par les économistes allemands traditionnels, elle a été reprise par les investisseurs qui la trouvèrent utile du fait de son fort pouvoir prédictif.

Comme avec toutes les théories de cycles, la question clé est de savoir où nous en sommes actuellement. Identifier sa situation dans un cycle permet de positionner profitablement ses investissements.

L’ABC de l’ABCT

Pour tenter de comprendre les crises comme celle de 2008, ce n’est pas tant la récession qu’il faut étudier, mais le boom (les anglophones pourront visionner Fear the boom and bust, une superproduction Econstories).

Pour ceux qui préfèrent la lecture, nous reprenons la métaphore. L’ABCT est assez semblable à une sortie très arrosée. Au début d’une réception, vous buvez un peu et c’est très agréable. Puis, quelqu’un dope le punch et la fête commence alors vraiment. La soirée échappe à tout contrôle lorsque survient un événement désastreux – invités se dénudant, meubles, membres ou coeurs brisés. Généralement, c’est tout cela à la fois. Enfin, arrive la gueule de bois.

Dans la version économique de ce cycle, la banque centrale dope le punch. Au début du boom, les taux d’intérêt sont bas, ce qui encourage l’emprunt et l’investissement. Mais à partir d’un certain moment, le boom, l’expansion, dérape et la banque centrale perd le contrôle.

La banque centrale finit par resserrer les taux d’intérêt et la fête est finie. Arrive là-dessus une crise – généralement financière – et alors le malaise économique qui suit correspond à la gueule de bois.

La banque centrale tente de faire redémarrer l’économie en offrant un dernier verre avec des taux d’intérêt encore plus bas. Et le cycle se répète.

La plupart des théories économiques expliquent le boom et la récession séparément. L’ABCT propose une explication globale – pour tout le cycle. C’est pour cela que cette théorie offre un tel pouvoir prédictif. Tout se répète.

De nos jours, l’ABCT est mieux connue du grand public. Même si personne ne l’admet, on utilise sa terminologie qu’auparavant on rejetait comme incorrecte. Par exemple, le « malinvestissement » est l’investissement guidé par la manipulation des taux d’intérêt par la banque centrale, et qui est considéré comme une erreur durant une crise. Les ensembles immobiliers fantômes en Irlande et au Nevada en sont de bons exemples.

Mais cela ne répond toujours pas à la question : où en sommes-nous aujourd’hui dans le cycle ?

Boom ou récession ?

Les gens qui étudient les cycles ont tendance à ne pas avoir besoin qu’on leur explique ce qui se passe. Après tout, qui a besoin d’explications quand on peut simplement utiliser un timing de cycle pour prédire les marchés comme celui de l’immobilier et le marché boursier ?

Pour autant que je puisse en juger, les banquiers centraux du monde entier en sont à diverses étapes de leur réduction progressive dans leur soutien monétaire à la crise. Le PIB augmente progressivement et l’inflation suit le rythme. Les marchés boursiers sont dans une tendance haussière.

Mais les banquiers centraux resteront-ils maîtres de la situation en relevant les taux d’intérêt ? La politique monétaire fonctionne-t-elle vraiment comme le laisse croire la théorie générale ?

Pour Jim Rickards, l’expansion économique mondiale commence à se faire vieille. Les crises financières éclatent régulièrement. On s’y attend déjà depuis quelques temps.

Les banques centrales ont à peine commencé leur habituel cycle de hausse. Les taux dans les économies développées sont à peine en hausse.

Les taux d’intérêt connaissent une tendance à la baisse depuis les années 1980. Chaque pic dans un cycle de hausse des taux est plus bas que le précédent. Il n’est donc pas surprenant que le cycle de hausse actuel ne représente qu’une hausse minuscule.

Taux d’intérêt à court terme

Il ne faut pas oublier qu’une hausse des taux de 0,25% à 0,5% est un doublement des taux, tout comme l’est une hausse de 2,5% à 5%.

Où sommes-nous vraiment ?

Nous l’apprendrons en payant le prix fort.

La pagaille dans les retraites américaines commence à se faire sentir

General Motors (GM) a publié une présentation détaillant ses développements financiers attendus dans les mois à venir. On peut y lire cette phrase remarquable : « projet pour lever environ 3 000 Mds$ de dette aux Etats-Unis pour répondre aux engagements dans les fonds de pensions. »

Ceci est extraordinaire, pour trois raisons.

Une grande entreprise emprunte de l’argent pour payer ses retraités ? Les retraites sont censées être payées à partir d’actifs investis. Pourquoi GM ne vend-elle pas des placements faits antérieurement pour répondre à ses engagements en la matière ?
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Emprunter de l’argent pour payer ses obligations sur les retraites ressemble fort à de la cavalerie financière ou à un système de Ponzi. L’argent d’un emprunt doit être investi pour générer un rendement afin de pouvoir rembourser la dette. Emprunter de l’argent pour répondre à des engagements sur les retraites ne génère pas un rendement et ce n’est pas un investissement. C’est une utilisation dangereuse de la dette. Elle met l’entreprise en plus mauvaise posture. Et par conséquent, en plus mauvaise posture encore pour répondre aux obligations futures sur les retraites.

GM a fait faillite au cours de la dernière crise financière ; pourtant elle doit encore répondre à ses obligations en matière de retraites en empruntant. Comment l’entreprise peut-elle être dans un si mauvais état si rapidement après un dépôt de bilan ? Comment s’est-elle réellement sortie de la faillite alors qu’elle ne peut pas assumer ses engagements sur les retraites ?

Le chroniqueur financier Peter Atwater explique que « la plupart de l’émission obligataire de 3 Mds$ sera achetée par les fonds de pension d’entreprises qui émettent de la dette pour acheter la dette d’entreprises qui elles-mêmes l’émettent pour financer les plans de retraite. » Oui. Vous avez bien lu, pas d’erreur de traduction. (« Much of the $3 billion bond issue will be bought by pension funds of companies who issue debt to buy the debt of companies raising debt to fund pension plans »).

En d’autres termes, les entreprises s’empruntent mutuellement de l’argent pour leurs plans de retraite. Pourquoi ? Parce qu’elles ne peuvent les financer normalement.

Ce système de retraite des grandes entreprises américaines est bien de la cavalerie. Les fonds de pension s’empruntent de l’argent les uns aux autres pour répondre à leurs demandes de retraites. Au sein d’un seul fonds, ce serait de la fraude.

La pression vendeuse que ces fonds pourraient créer s’ils se mettaient à vendre leurs actifs restants serait dangereuse. Tout comme les fonds de pension ont fourni un flux régulier d’achats sur les marchés financier avec les cotisations versées par les travailleurs, l’argent pourrait ressortir.

Voilà pourquoi cela devient également votre problème — qui dépasse peut-être les classiques théories cycliques.

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