Le Salon Beige: 20 nouveaux articles: Mise en place du « parti unique » LREM avec l’appui plus ou moins direct d’une grande partie des cadres LR-et varia

Le Salon Beige: 20 nouveaux articles
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C’est arrivé un 8 juillet…
Il y a aujourd’hui 15 pays européens où il n’y a aucune obligation vaccinale
Macron Poutine : guerre des propagandes
La revanche de la droite post-soixante-huitarde
Jacques Bompard dénonce le Grand Remplacement à la tribune de l’Assemblée Nationale
Mise en place du « parti unique » LREM avec l’appui plus ou moins direct d’une grande partie des cadres LR
Ni migrante, ni musulmane = aucun appui et réduite à la clochardisation
Finalement, après toutes ces élections : A quoi sert la politique ?
Session d’été de la Famille Missionnaire de Notre-Dame sur la Justice-Sainteté
Le Front national et ses cadres se sont fait avaler par la communication
Hervé de Lépinau (FN) : « La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique »
Prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur
Risques et conséquences de l’avortement
Délit d’entrave : la nouvelle rengaine pro IVG
Summorum Pontificum : Une surprise positive a été l’intérêt manifesté pour la liturgie ancienne en Extrême Orient et en Europe orientale
La dynamique du milieu catholique traditionaliste
Loi Taubira : Eric Ciotti abdique devant la gauche morale
Simone Veil incarne par excellence la théorie du cliquet
Aujourd’hui, toutes les étapes pour la sélection humaine sont désormais réalisées ou en voie de réalisation
Résolution du Parlement européen pour la suspension des négociations d’adhésion de la Turquie

C’est arrivé un 8 juillet…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

le 8 juillet 1153 : décès du pape Eugène III.

Eugène III a été béatifié le 28 décembre 1872 par le pape Pie IX.

le 8 juillet 1621 : naissance de Jean de La Fontaine.

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.Il meurt le 13 avril 1695 à Paris. Voir la chronique du jour.

Ses Fables sont l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française. Elles ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s’agit comme son nom l’indique d’un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettent en scène des animaux et contiennent une morale au début ou à la fin. Ces fables sont écrites dans un but éducatif pour le Dauphin.

le 8 juillet 1623 : décès du pape Grégoire XV.

Alessandro Ludovisi est le 234ème pape de l’Église catholique. Agé de 66 ans lors de son élection, il est un pape de transition. Ancien élève des Jésuites, il canonise Ignace de Loyola, François Xavier, Louis de Gonzague et Stanislas Kostka, tous membres fondateurs de la Compagnie de Jésus. Il confie à la Compagnie le soin de gérer l’université pontificale grégorienne. Grégoire XV améliore aussi le processus des élections pontificales et crée la congrégation pour la propagation de la Foi (Sacra congregatio de propaganda fide) par la bulle « Inscrutabilidivinaeprovidentiae », le 22 juin 1622. C’est lui qui confère à Richelieu le chapeau de cardinal. Voir la chronique du 9 février.

le 8 juillet 1740 : décès de Pierre Vigne, Père sulpicien fondateur de la Congrégation des Sœurs du Saint Sacrement.

Le père Pierre Vigne a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 octobre 2004.

le 8 juillet 1758 : bataille de Fort Carillon (Fort Ticonderoga).

Victoire des 3 600 hommes (dont les 400 Canadiens du Chevalier de Lévis) de Montcalm sur les 15 000 Britanniques et leurs alliés aux ordres du major général James Abercrombyau fort Carillon. Ticonderoga est au sud du lac Champlain, de nos jours dans l’État de New York. Au moment où Amherst assiège Louisbourg, le général Abercromby rassemble ses troupes la plus grande armée jamais vue en Amérique du Nord, soit environ 16 000 hommes, dont 6 000 hommes de l’infanterie régulière britannique.

L’attaque anglaise coûte à Abercromby 500 morts, 1 000 blessés et 20 disparus. Ses troupes se retirent vers le lac du Saint-Sacrement abandonnant armes, munitions et blessés. Les derniers assauts anglais ont été repoussés par un féroce combat à la baïonnette, au couteau et au sabre.

Le Fort Carillon était un petit édifice fait de retranchements, bâti à l’angle de la confluence entre le Lac Champlain et la Rivière de la Chute, au nord du Lac George (territoire anglais), chargé de surveiller la frontière entre les Treize Colonies britanniques et la Nouvelle-France.

le 8 juillet 1789 : des troupes royales commandées par le duc de Broglie et le général Besenval se massent autour de Paris

Le 26 juin 1789, Louis XVI a fait appeler à Paris, 3 régiments d’infanterie et 3 régiments de cavalerie stationnés dans l’Est. Environ 30 000 hommes s’installent au Bois de Boulogne, à St-Denis, et sur le Champ-de-Mars. L’Assemblée lui demande d’éloigner ses troupes.

le 8 juillet 1810 :l’île Bonaparte est prise à la France par les Britanniques, débarqués la veille.

L’île de la Réunion, retrouve son nom d’île Bourbon. Elle est rétrocédée à la France lors du Traité de Paris de 1814.

le 8 juillet 1827 : décès de Robert Surcouf, corsaire français.

Voir la chronique du 1er décembre.

le 8 juillet 1886 : décès de Joseph Hippolyte Guibert, cardinal français, archevêque de Paris.

Joseph Hippolyte Guibert, né le 13 décembre 1802 à Aix-en-Provence, et mort le 8 juillet 1886 à Paris, est d’abord nommé archevêque de Tours, puis de Paris de 1871 à 1886.Dès sa nomination, il s’occupe de faire construire la basilique dite du « Vœu National » à Montmartre. En 1873, il reçoit le chapeau de cardinal. En 1875, il inaugure l’Université catholique de Paris. Il doit affronter les mesures anti cléricales: suppression de la Faculté de Théologie de la Sorbonne, premières expulsions de congréganistes…

8 juillet 1937 : sortie de prison de Charles Maurras.

60 000 parisiens rendent un hommage national à Charles Maurras à sa sortie de prison, où il a été mis par les socialistes et les communistes du Front populaire. C’est la maréchale Joffre qui préside au Vélodrome d’hiver, où 30 000 Parisiens l’ovationnent. Tous les dirigeants républicains ou monarchistes sont présents, seul manque le colonel de la Roque, président du PSF, le parti social français.

Il y a aujourd’hui 15 pays européens où il n’y a aucune obligation vaccinale

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Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

« Le Premier ministre a donc confirmé qu’il y aurait désormais 11 vaccins obligatoires. Trois ce n’était pas suffisant, il faut injecter 11 substances toxiques aux bébés.

Les motifs avancés sont évidemment absurdes. Sans vouloir évoquer la question de l’efficacité des vaccins, on peut remarquer que l’histoire de la « couverture vaccinale » est une vaste fumisterie, dans la mesure où la grande majorité des Français ne se préoccupe pas des rappels qui seuls permettraient d’obtenir une « couverture »… qui ne sert à rien.

Surtout, il y a aujourd’hui 15 pays européens, QUINZE, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’Espagne et la Suède, l’Irlande et la Pologne, où il n’y a AUCUNE obligation vaccinale. On n’a pas entendu dire qu’il y ait dans ces pays des problèmes sanitaires dus à cette absence d’obligation…

Il est clair que la décision est purement politique. C’est un des premiers diktats macroniens, celui-ci n’étant qu’un renvoi d’ascenseur aux laboratoires pharmaceutiques.

Nicolas Hulot se moque quant à lui de la pollution des bébés et se coule dans la dictature macronienne dont il profite. Lui il se préoccupe de la pollution automobile, et il décide qu’il n’y aura plus de voitures à essence en 2040. Parce que bien sûr il sera toujours ministre dans 20 ans, pour faire appliquer son diktat de 2017. Les voitures seront donc électriques, et l’on remplacera donc la pollution atmosphérique temporaire par la fabrication de toujours plus de déchets radioactifs hypertoxiques pendant des milliers d’années. Même s’il prétend dans le même temps faire baisser la production d’énergie nucléaire à 50%, sans dire comment. »

Macron Poutine : guerre des propagandes

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La revanche de la droite post-soixante-huitarde

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Jacques Bompard dénonce le Grand Remplacement à la tribune de l’Assemblée Nationale

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Le député @JacquesBompard dénonce le #GrandRemplacement à la tribune de l’Assemblée Nationale : pic.twitter.com/9EKAwwad2c
— EL ЯAFA ن (@IsrafilElRafa) 4 juillet 2017

Mise en place du « parti unique » LREM avec l’appui plus ou moins direct d’une grande partie des cadres LR

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François Billot de Lochner commente la situation de la France après la séquence électorale 2017. Il dénonce la mise en place du « parti unique » LREM avec l’appui plus ou moins direct d’une grande partie des cadres LR.

Ni migrante, ni musulmane = aucun appui et réduite à la clochardisation

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Elle témoigne dans Ouest-France :

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Finalement, après toutes ces élections : A quoi sert la politique ?

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Lettre de Jean-Pierre Maugendre aux lecteurs du Salon Beige :

Chers amis

Notre Université d’été de 2016 au Puy du Fou sur le thème : A quoi sert la culture ? a été un grand succès populaire rassemblant prés de 500 participants.

En 2017 nous avons choisi un sujet important mais moins attrayant : A quoi sert la politique ? Nous n’atteignons pas à ce jour les 200 inscrits. Cela est bien décevant. Si tout effort de réflexion doit être soutenu par une journée de détente au Grand Parc et à la cinéscénie du Puy du Fou l’avenir risque d’être bien douloureux. Pour ceux qui ont toujours l’intention de venir l’année prochaine mais il y a le mariage du cousin Pons ou de la cousine Bette, sans compter une journée de congés à poser, il sera bientôt trop tard. Notre Université d’été n’est qu’un outil au service de notre œuvre de réforme intellectuelle et morale. Sa pérennité dépend cependant de l’accueil qui lui est fait et du service qu’il rend.

Michel De Jaeghere a, cette année encore, conçu un programme exceptionnel avec la participation de Philippe de Villiers (Puy du Fou), Jean-Yves Le Gallou (Polemia), François-Xavier Bellamy (philosophe), Laurent Dandrieu (Valeurs Actuelles), Jean-Marie Le Méné (Fondation Lejeune), Anne Coffinier (Fondation pour l’école), Jean-François Chemain (écrivain), Guillaume Bernard (universitaire), etc. Nous sommes en contact avec plusieurs députés qui devraient venir nous parler de leur plus ou moins longue et riche expérience parlementaire : Jean-Frédéric Poisson, Emmanuelle Ménard, Jacques Bompard, etc.

Le début de nos vacances d’été est le moment de nous demander ce que nous avons prévu d’entreprendre, profitant de nos disponibilités estivales, au service du bien commun de notre pays et de l’Eglise !

A quelques kilomètres de Chartres, au carrousel de Baronville, nous vous attendons, nombreux du 13 au 16 juillet, pour que France continue et chrétienté ressuscite.

Jean-Pierre Maugendre.

PS- Par rapport au programme originel ont été rajoutés la conférence de François-Xavier Bellamy sur Morale et politique et l’analyse des récentes élections à partir d’un reportage de TV Libertés par Guillaume Bernard.

Inscription.

Session d’été de la Famille Missionnaire de Notre-Dame sur la Justice-Sainteté

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Présentation par le père Bernard Domini :

Bien chers amis,

nous vous invitons à notre Session de Sens (Tract PDF) (Evènement Facebook) sur le thème de la Justice-Sainteté. Après la Session sur la Miséricorde (Vidéos et MP3 ici), il nous a paru très important, en ce temps de crise des valeurs non négociables, de centrer notre Session sur ce thème si important.

N’oublions pas que Jésus utilise le mot “Justice” en deux Béatitudes clés : la 4e, bienheureux ceux qui ont soif et faim de justice, et la 8e, bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice.

Notre Eglise, nous voulons le rappeler, est l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique. La sainteté n’est pas une option parmi d’autres. Nous sommes, tous, appelés à la sainteté, mais pour prendre résolument le chemin de la sainteté, nous devons, c’est évident, accueillir la grâce rédemptrice, méritée par Jésus et recevoir le don de la Miséricorde de Dieu notre Père. La Justice Sainteté n’est pas possible sans l’action de l’Esprit-Saint et sans le respect de l’intégralité de la Loi de Dieu. Jésus, nous le redirons au cours de cette Session, n’est pas venu abolir la Loi mais l’accomplir. Il continue donc à nous demander l’obéissance aux 10 commandements de Dieu dans l’esprit des Béatitudes. La Loi de Dieu n’est pas un fardeau, mais un don, un grand don, qui nous permet d’agir comme Jésus, Marie et Joseph.

Notre Session sera enrichie par des témoins : Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, Maître Jacques Trémolet de Villers, nos Foyers amis. Nous aurons aussi la joie, le premier jour, d’accueillir, Monsieur Loïc Mérian, Directeur Général des Editions du Rocher, de Desclée de Brouwer et d’Artège.

Nous voulons vivre cette Session dans un esprit de famille. La Liturgie sera toujours le Centre et le Sommet de chacune de nos journées.

Je vous bénis affectueusement et vous dis notre joie de vous accueillir en notre Foyer de Sens pour cette riche Session.

Père Bernard

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Le Front national et ses cadres se sont fait avaler par la communication

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Dans sa contribution à la refondation du FN, Hervé de Lépinau déclare que « La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique ». Un article publié sur Boulevard Voltaire et une interview publiée sur le Figaro illustrent l’erreur qu’est en train de commettre Marine Le Pen en se concentrant sur un changement de nom ou sur des séminaires dont on sait bien qu’ils sont de la poudre aux yeux :

Thomas Valmenier accuse le FN de faire de la communication au lieu de se poser les vraies questions :

« Marine Le Pen déclarait, hier sur France Info, considérer le Front national comme une marque usée. Nous voyons, ici, toute la considération que madame Le Pen a pour notre politique. Rattrapé par l’effet mode, le Front national, et plus précisément ses cadres, s’est fait avaler par la communication. Comme les autres, ce parti a choisi de laisser derrière lui les débats de fond, comme les autres il a fini par considérer qu’il n’était pas si important que ça de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout. Comme les autres, il a réduit son rôle à proposer un produit au consommateur.

Le Front national, c’était le parti du peuple (…) Jean-Marie Le Pen était un homme issu de la classe populaire. Par l’Indochine et l’Algérie, il a gagné le droit de nommer son parti « Front national ». Plus qu’un nom de parti, c’était un slogan, renvoyant à la terre charnelle et au vocabulaire guerrier. C’était, pour ceux qui le scandaient, la puissance de la tradition, l’attachement à l’identité, la volonté de transmettre un idéal aux générations futures. Un mélange de fierté et de roman national.

Par l’orgueil de son créateur, qui n’a pas su voir que ce qu’il avait créé lui était supérieur, le parti du peuple est devenu le parti Le Pen. Ce n’était plus une certaine idée de la France que les militants essayaient de faire accéder au pouvoir, c’était « la fille de… »Mais voilà, la fille du Menhir n’est pas le menhir, elle n’a ni son enracinement ni sa culture. Ne pouvant compter sur elle-même, elle s’est reposée sur ses conseillers, qu’elle n’a pas su choisir.

Laissant partir en lambeaux le programme fondateur, elle a laissé le parti à la dérive, abandonnant tour à tour ses principaux centres d’intérêt pour se laisser dicter par ses adversaires les sujets de campagne (…) Des sujets primordiaux au cœur de « droite et démocratie économique » (premier programme économique du FN en 1984), abandonnés ! À la place, un imbroglio indéchiffrable, technique, ne s’adressant qu’à une infime partie de la population.

Marine Le Pen reconnaît son échec ainsi que celui de toute la droite pour cette élection imperdable. Mais loin de se remettre en cause, elle attaque le nom de son parti. Soyons sérieux, il est dépassé, le temps où les électeurs du FN étaient des pestiférés obligés de se cacher. Plus que le nom du parti, c’est celui de sa dirigeante qui fait fuir. Elle n’a, hélas, pas su s’élever jusqu’à une stature présidentiable.

Changer le nom du parti, c’est s’obliger à repartir de zéro. Essayer d’implanter un nouveau sigle dans le paysage politique jusqu’à le rendre crédible pour 2022, en sachant pertinemment que les médias se feront un plaisir de cataloguer le nouveau venu à l’extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pieds. Il semble plus rationnel de changer tout simplement de dirigeant pour revenir sur ce qu’est le véritable Front national : un parti pour les Français, au service de la France. »

Bruno Bernard, ancien conseiller politique à l’ambassade de Grande-Bretagne, considère quant à lui qu’un changement de nom du FN serait un message mortifère envoyé à ses électeurs :

« (…) Les résultats du Front national sont bons voire excellents. Un observateur extérieur considérerait qu’avec la République En Marche et peut-être la France Insoumise, il est le seul parti, à avoir le vent en poupe et l’avenir devant soi.

Analyser les résultats de 2017 comme autant de défaites cinglantes montre un parti immature et impatient, voulant ignorer que le chemin à suivre est celui d’une progression lente mais constante. En effet les chiffres témoignent que l’élargissement de l’électorat Front national a eu lieu (…)

En abandonnant ce symbole le Front National donnerait l’impression, non pas d’évoluer, mais de se renier sous la pression de résultats électoraux considérés comme mauvais. Ce serait un message mortifère envoyé à ses électeurs. Que le parti recherche une meilleure cohérence idéologique c’est naturel, qu’il abandonne en rase campagne certains de ses marqueurs et il subira le destin des partis qui à force de reniements et de honte de ce qu’ils sont disparaissent sans laisser de trace (…)

Le Front national devrait demander aux Républicains si un changement de nom et de logo suffit pour devenir crédible et remporter des élections. Plus sérieusement il est évident que de simples artifices de communication ne suffiront pas à crédibiliser ce parti surtout après le débat désastreux d’entre deux tours de Marine Le Pen qui était, pour le coup, une véritable opportunité d’être crédible. Si le nom Front National disparaît, le nom Le Pen devra disparaître avec lui car il est le premier des repoussoirs pour les électeurs d’autres partis, notamment à droite (…) Depuis 2002, la droite française de gouvernement a changé de nom deux fois et a perdu deux élections présidentielles en ne cessant de rétrécir sa base électorale. Conclusion si on ne fait que changer que la devanture et rien dans le magasin cela ne sert à rien, on ne change pas les rayures du zèbre (…) »

Hervé de Lépinau (FN) : « La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique »

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Hervé de Lépinau vient de publier sa contribution à la refondation du FN sur son compte facebook. Extraits :

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« L’onde de choc Macron n’en finit pas de déstabiliser quarante ans de vie politique française : le Parti Socialiste et Les Républicains ne sont plus qu’un vaste champ de ruines. Le Front National donne quant à lui l’illusion d’avoir résisté au séisme : sa présidente a été qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle et l’entrée de huit députés Front ou apparentés à l’Assemblée Nationale se traduit en chiffres par une progression du nombre de parlementaires de 300% ! Mais ces constats spectaculaires ne peuvent contredire le fait que les fondations de l’édifice frontiste sont passablement fissurées. Et en politique comme en sismologie, gare aux répliques !

J’en veux pour preuve la déperdition de voix FN entre le 1er tour de l’élection présidentielle et le 1er tour des élections législatives, qui atteint au niveau national, près de 60% ! Du jamais vu. Candidat à la succession de Marion Maréchal Le Pen sur la 3ème circonscription de Vaucluse, j’ai subi ce coup de rabot : 46% des électeurs qui avaient voté Marine au 1er tour se sont abstenus le 11 juin dernier… Et cette circonscription fait partie de celles qui ont le mieux résisté (49,33% au 2nd tour) pour être classée parmi les dix premières.

Le constat est implacable : le Front National obtient péniblement six députés et deux apparentés là où ses espérances étaient dix fois supérieures, sans qu’il soit nécessaire d’accabler cette fois le mode de scrutin. Le fameux socle frontiste a perdu plus de la moitié de ses électeurs, c’est un fait (…)

Les instances du parti ont annoncé l’ouverture d’un grand chantier afin de tirer les enseignements de ces scrutins décevants dans le but de réformer le mouvement. La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique. La forme du séminaire est-elle la plus adaptée alors qu’un cadre réglementaire nécessaire à ce devoir d’inventaire existe déjà ? (…)

Quand certains font du chantage à la scission en cas de remise en cause de cette ligne monétariste et économiste dominante dans le programme présidentiel, d’autres pourront rappeler l’importance du combat civilisationnel et culturel. Quand le discours sur l’immigration est considéré comme anxiogène, il sera rappelé que nos électeurs nous attendaient sur ce sujet, alors que la sortie de l’euro a eu l’effet d’un véritable répulsif électoral. Et ce courant, souverainiste attaché au principe de subsidiarité, conservateur et identitaire, entrepreneuriale sur le plan économique, trop longtemps laissé sous le boisseau, trouvera un espace d’expression salutaire pour porter cette contradiction indispensable à tout débat démocratique.

Le boulevard électoral était sur notre droite et les coups de volant n’ont eu de cesse de nous conduire vers la gauche pour finir dans une impasse. Le Front National doit-il rester dans le ni droite-ni gauche ou s’assumer comme un parti de droite populaire et attaché à l’esprit d’entreprise ? Ou rejoindre la gauche souverainiste mais intrinsèquement socialiste ? Autant de questions qui ne peuvent rester plus longtemps sans réponses, au risque de ne plus retrouver ces électeurs qui nous reprochent d’avoir trahi leur confiance.

Ce souci de clarification aura aussi le mérite de permettre à chacun de se repositionner sur l’échiquier politique en recalant sa boussole idéologique pour prendre ensuite les décisions qui s’imposent. Nous vivons une crise de civilisation (j’en veux pour preuve l’offensive proPMA-GPA pour les couples homosexuels) et l’abstention massive signifie qu’une majorité de Françaises et de Français ne nous considèrent pas capables de relever ce défi en l’état.

Il est donc urgent de réformer notre pensée pour proposer une ligne politique claire, sans quoi la quête du pouvoir pour le bien commun restera une chimère. Encore faut-il s’en donner les moyens : c’est tout l’enjeu d’une refondation. »

Prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur

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Titulaire d’un doctorat d’Etat en sciences politiques, Annie Laurent s’est spécialisée dans les domaines touchant aux questions politiques du Proche-Orient, à l’Islam, aux chrétiens d’Orient et aux relations interreligieuses. Extrait d’un entretien donné au Rouge et Noir :

« « Ce n’est pas ça l’islam », entendons-nous régulièrement après un attentat islamique. Les mouvements djihadistes se situent-ils en marge de l’islam ?

Il est de bon ton d’affirmer que l’islamisme, au sein duquel le djihadisme constitue la forme violente, est étranger à l’islam, qu’il en constitue une perversion ou un accident de l’histoire. Cela est faux. D’ailleurs, jusqu’au XXe siècle, en Occident, la religion des musulmans était appelée « islamisme ». Désormais, on veut distinguer l’islam compris comme religion de l’islamisme compris comme idéologie. Mais les deux dimensions sont étroitement mêlées.

Le Coran comporte des dizaines de versets dans lesquels Allah demande aux musulmans de combattre, de tuer, d’humilier, etc. Je n’en citerai ici que deux : « Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite ; ceux qui, parmi les gens du Livre [juifs et chrétiens selon le Coran], ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient directement le tribut après s’être humiliés » (9, 29). Et celui-ci : « Que les incrédules n’espèrent pas l’emporter sur vous ! Ils sont incapables de vous affaiblir. Préparez, pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez de forces et de cavalerie, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et le vôtre » (8, 59-60).

Les djihadistes se conforment donc à ce qu’ils croient être des ordres divins. Et ils anathématisent ceux qui, parmi leurs coreligionnaires, refusent de pratiquer la violence. Pour eux, ce sont de mauvais musulmans qui méritent donc également la mort.

On ne doit certes pas enfermer tous les musulmans, pris indistinctement, dans un cadre idéologique légitimant la violence, mais prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur. Le problème est qu’aucune autorité ne peut vraiment les condamner, sauf à considérer le Coran comme condamnable.

Le concept de taqiya existe-t-il réellement dans l’islam ou est-ce une invention récente ?

Précisons d’abord le sens de ce mot arabe : taqiya signifie « dissimulation ». Or, là aussi, contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’une perversion de l’islam. Certes, le Coran interdit formellement de renoncer à leur religion, sous peine de châtiments divins et de malédictions éternelles (cf. 2, 217 ; 3, 87 ; 4, 115 et 16, 106). Les musulmans ne peuvent donc en principe dissimuler leur identité et travestir leurs croyances. Cependant, le Coran évoque deux types de situations où il est possible, voire recommandé, de pratiquer la taqiya. D’une part, en cas de contrainte extérieure, le musulman peut renier Dieu extérieurement tout en conservant sa croyance dans le cœur (16, 106). D’autre part, en cas de rapports de forces défavorables, lorsque le fait de s’opposer aux infidèles présente du danger, il est possible de prendre ceux-ci pour alliés (3, 28-29) alors qu’en principe cela n’est pas autorisé (3, 118 ; 5, 51 ; 9, 23 ; 60, 13).

On est loin ici de la doctrine chrétienne, pour laquelle aucun prétexte ne doit servir à dissimuler sa foi en Jésus-Christ ou son identité baptismale, ce qui peut évidemment conduire au martyre. Cela dit, historiquement, la taqiya a d’abord été pratiquée dans les communautés minoritaires ou dissidentes (chiites, druzes, alaouites, alévis). Mais aujourd’hui, elle est admise chez les sunnites, surtout lorsque ceux-ci sont en situation de minorités comme c’est le cas en Europe. »

Risques et conséquences de l’avortement

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Présentation de Cherline Louissaint, sur les facteurs de risques et les conséquences de l’avortement, lors du Séminaire européen de haut niveau organisé le 22 juin 2017 par l’ECLJ à la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE).

Délit d’entrave : la nouvelle rengaine pro IVG

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De Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie :

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« Les réactions en série, provoquées par la récente campagne d’affichage anti IVG à Paris, agitent l’épouvantail du « délit d’entrave ». Ce nouvel argument massue, broyeur de consciences et de libre expression, devient comme prévu le leitmotiv des pro-avortement, quitte à l’utiliser à tort et à travers…

Après avoir brandi des années durant le droit à disposer de son corps, les promoteurs de l’IVG sont donc juchés sur leur nouveau cheval de bataille : la protection des femmes contre le délit d’entrave. L’aube du 23 juin dernier a éclairé cette évidence, après une nuit de collage sur les abribus parisiens, à mettre à l’actif de militants pro-vie. Dans la nuit du 22 au 23 juin, des affiches de la campagne numérique « Firts Selfie », initiée par l’association Les Survivants, ont été placardées sur des abribus parisiens de la société JC Decaux. Ces visuels, qui encouragent au respect de la vie et dénoncent la banalisation de l’avortement, ont fait immédiatement réagir sur Tweeter. Hélène Bidart, adjointe au Maire de Paris, déléguée à l’égalité femmes/hommes, à la lutte contre les discriminations et aux droits humains, a demandé « l’intervention immédiate de l’Etat pour suspendre cette campagne d’entrave ». Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat aux droits des femmes, lui a emboité le pas, rappelant l’illégalité de toute entrave à l’IVG. Le délit d’entrave à toutes les sauces…

Ces réactions précipitées sont révélatrices d’un usage abusif de la notion de « délit d’entrave », néanmoins utilisée à dessein, pour servir de repoussoir et consolider la barrière sanitaire érigée entre les associations pro-vie et la population. Elles perdent néanmoins toute consistance, au regard de la seule décision 2017-747 du Conseil Constitutionnel : « La seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé sur tout support (…) ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation (…). » Pour Cécile Edel, présidente de l’association Choisir la Vie : « Il apparaît clairement que les politiques vont chercher l’intimidation en conjuguant l’entrave à tous les modes, quitte à laisser penser qu’ils ne comprennent pas exactement quelles réalités recouvrent cette notion ». Les ressorts utilisés par la classe politique pour remporter la bataille médiatique deviennent de plus en plus grossiers, à tel point que les médias eux-mêmes gardent parfois leur distance…

Affichage illégal sur un support de communication privé

Marqueur de cet emploi abusif des mots « délit d’entrave », la majorité des articles d’actualité publiés sur le Web n’ont pas repris ces deux tweets, mais privilégié comme angle l’utilisation illégale d’un support de communication privé, qui a d’ailleurs débouché sur le dépôt d’une plainte par JC Decaux. Le responsable des Survivants a précisé quant à lui que la campagne d’affichage nocturne était une initiative de jeunes militants, pour laquelle il n’a pas donné son accord. De son côté, l’association Choisir la Vie, par la voix de sa présidente, déplore une approche unilatérale du souci de la légalité, encore récemment bafouée par le planning familial, qui, à titre d’exemple, lève des fonds en toute impunité pour financer à l’étranger l’accès à des avortements hors délais. Concernant la campagne d’affichage nocturne, Cécile Edel pose néanmoins la question de l’illégalité du support, qui peut brouiller la pertinence du message.

Une campagne contre l’entrave à la vie.

L’immédiateté de la réaction politique contre la campagne First Selfie et les jugements à l’emporte-pièce qui la caractérisent semble relever d’une auto-défense réflexe. Attaquées sur leur propre terrain par ces visuels audacieux, qui dénoncent une « entrave à la vie », les élites rabâchent leurs fondamentaux. Des arguments qui ne tiennent pas devant le constat établi par les associations (comme Choisir la Vie, par le biais de son antenne d’écoute) en première ligne sur le terrain. Au quotidien, dans les cadres familial, médical et social, c’est bien le droit à la vie qui est entravé, par de nombreuses pressions extérieures et, par-dessus tout, par l’absence de solutions alternatives propices à l’accueil de l’enfant, que nombre de femmes en détresse appellent de leurs vœux. »

Summorum Pontificum : Une surprise positive a été l’intérêt manifesté pour la liturgie ancienne en Extrême Orient et en Europe orientale

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Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, fait le bilan de Summorum Pontificum, dans Famille chrétienne :

« Dans la perception de l’opinion publique, le Motu proprio a été vu comme une concession aux traditionalistes, et comme une manière de se rapprocher de la Fraternité Saint-Pie X pour dépasser la rupture avec elle. On ne peut bien sûr pas nier qu’un tel motif soit au centre de l’attention de tous, parce qu’aucun catholique ne peut se réjouir d’une division dans l’Église. Cependant, il serait complètement réducteur et insuffisant d’en rester à ce type de motivations. Dans la lettre d’accompagnement du Motu proprio, Benoît XVI a réaffirmé que le Concile Vatican II n’a pas abrogé les anciens livres liturgiques, mais a voulu qu’en soit faite une révision, sans rompre ou annuler la tradition qui précédait. Le Motu proprio, par conséquent, n’aspire pas à une uniformité liturgique, mais à une réconciliation dans l’Église, en faisant cohabiter les deux formes, ordinaire et extraordinaire, du rite romain, l’une à côté de l’autre, en en respectant la spécificité. Cela a d’ailleurs été le cas dans l’histoire de la liturgie, dans laquelle il y a toujours eu une multiplicité de rites et même de variantes du rite romain de Saint Pie V. De ce point de vue, le bilan de cette première décennie est en grande partie positif puisque – même si cela s’est fait lentement et non sans difficultés au début – cette conscience s’est accrue au sein de nombreux diocèses. Dans le même temps, la défiance réciproque a diminué. En France et aux États-Unis, en particulier, où les célébrations dans la forme extraordinaire sont plus nombreuses, le résultat peut être considéré comme profitable et encourageant. Et ce également grâce à l’engagement apostolique des Instituts qui sont sous la juridiction de la Commission pontificale Ecclesia Dei. En France tout spécialement, dans de très nombreux diocèses, est proposée, au moins dans un lieu, la messe dans l’usus antiquior. Une surprise positive a également été l’intérêt manifesté pour la liturgie ancienne en Extrême Orient et en Europe orientale. L’accueil en Italie est assez bon, même s’il apparaît encore modeste dans le Sud.

Le Motu proprio est-il correctement appliqué, et qu’est-ce qui pourrait être amélioré en cette matière ?

Le bilan, prometteur dans l’ensemble, de ces dix années d’application du Motu proprio de Benoît XVI ne signifie pas que tous les problèmes aient été substantiellement résolus. Il existe des problèmes d’ordre pratique, comme l’insuffisance des prêtres disponibles ou idoines pour la célébration de la messe selon le Vetus Ordo. Cela empêche souvent l’Ordinaire de pouvoir exaucer toutes les demandes des groupes stables de fidèles. Dans certains diocèses, se manifeste aussi le manque de prêtres. Il y a aussi des problèmes liés à des préjugés idéologiques ou d’autres de caractère plus pastoral. Certains évêques regrettent que les « groupes stables de fidèles » faisant la demande d’une messe en forme extraordinaire ne soient pas toujours réellement insérés à l’intérieur de l’action pastorale de l’Église particulière. Il y a le risque d’un certain isolement. Cependant, un tel isolement n’est pas dû à l’usage de la forme extraordinaire, mais à d’autres facteurs que toute Église locale devra examiner spécifiquement. Il revient évidemment à l’Ordinaire de garantir et d’assurer l’harmonie et la participation active dans la réalité ecclésiale diocésaine, conformément à la loi universelle de l’Église. Le prêtre, missionné par l’évêque, qui célèbre l’usus antiquior, devrait avoir un rôle très important pour favoriser une telle harmonie et la participation des fidèles du « groupe stable » de la forme extraordinaire. Il y a ensuite le problème de la connaissance du latin dans la formation des séminaires, non seulement en raison d’une exigence liturgique, mais de manière plus générale, pour la formation structurelle de l’esprit et de l’éducation aux humanités qu’elle apporte, condition indispensable pour l’étude de la philosophie et de la théologie. Étant donné que nombre de séminaristes ne viennent pas de lycées littéraires ou scientifiques où l’étude du latin est obligatoire, je crois qu’il serait nécessaire d’assurer aujourd’hui une étude de la langue latine tout au long de la formation au séminaire, en ne se limitant pas à quelques heures hebdomadaires durant l’année de propédeutique (par exemple, on pourrait prévoir deux heures hebdomadaires tout au long du cycle de philosophie et de théologie). N’oublions pas que le latin est toujours la langue universelle de l’Église. Les prêtres doivent donc connaître cette langue et l’aimer. »

La dynamique du milieu catholique traditionaliste

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A l’occasion des 10 ans de la signature du Motu Proprio Summorum Pontificum par Benoit XVI, RCF a invité l’abbé Guillaume Loddé, prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre, supérieur de l’institution l’Espérance en Vendée :

Loi Taubira : Eric Ciotti abdique devant la gauche morale

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Communiqué de Philippe Vardon, Conseiller régional FN de PACA :

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« Sur Europe 1, Eric Ciotti a affirmé que sa position face à l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe avait changé, qu’il n’aurait sans doute « pas la même attitude aujourd’hui », et encore qu’il ne fallait plus revenir sur cette loi.

Au-delà de ce sujet précis, Eric Ciotti tombe ici dans les travers de son camp politique qui n’a eu de cesse d’abdiquer face aux injonctions de la gauche morale depuis des décennies. C’est ce genre de renoncements qui ont, par exemple, conduit un certain Nicolas Sarkozy à mettre fin à l’expulsion des criminels étrangers, une mesure de bon sens et de protection des Français combattue par la gauche qui y voyait une « double peine ».

Reculant ici, Eric Ciotti s’engage au fond sur la même pente que son (ancien ?) ami Christian Estrosi. »

Simone Veil incarne par excellence la théorie du cliquet

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Yves-Marie Adeline, auteur de La Droite piégée, puis de La Droite impossible, a théorisé le phénomène politique du cliquet qui trouve une illustration exemplaire dans la loi sur l’avortement défendue par Simone Veil. Il répond à L’Homme Nouveau :

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« La mort récente de Simone Veil a suscité beaucoup de réactions. Étrangement, même du côté des défenseurs de la vie, certains lui ont rendu hommage, ne percevant visiblement pas le côté fondateur de la Loi Veil. Celle-ci n’incarne-t-elle pas, par excellence, ce que vous avez théorisé sous le nom de « théorie du cliquet » ?

Si, elle l’incarne. Quand Simone Veil a présenté cette loi, c’était avec de grandes précautions oratoires, jurant qu’elle était moralement contre mais que c’était pour venir en aide aux femmes en détresse. Je ne dis pas qu’elle n’était pas sincère, d’ailleurs à cette époque, les jeunes mères célibataires – qu’on appelait alors avec mépris les « filles-mères » – étaient recueillies dans des « maisons maternelles » où elles étaient indignement traitées comme des filles perdues, de mauvaise vie, coupables d’avoir accepté les avances d’un homme.

C’était une œuvre de justice que de chercher à soulager leur détresse : une meilleure reconnaissance de la maternité célibataire ; des allocations à parent isolé ; un effritement progressif des préjugés anciens contre les bâtards – notons que ce mépris du bâtard n’a pas toujours existé, il était mieux reconnu dans la société médiévale qu’aux temps modernes – la prescription de moyens contraceptifs… Puis, par effet d’entraînement, sont venues la dépénalisation d’abord, la libéralisation ensuite – de « l’avortement » – au terme impropre, puisque dans le monde animal l’avortement est une fausse couche ; quant à « IVG » le mot est mensonger : il ne s’agit pas d’« interrompre », ce qui supposerait qu’on puisse y revenir, mais « d’arrêter » la grossesse. Comme dans toute décadence, un flou notionnel a envahi les esprits, y compris parmi ceux qui parfois s’opposent à l’« IVG » et à la contraception avec la même virulence, alors qu’il y a non-fécondation dans celle-ci – donc pas de vie humaine en jeu – et fécondation dans celle-là. Cela dit, on connaît des pratiques présentées comme contraceptives qui sont en réalité abortives ; mais dans la mesure où les adversaires de ces pratiques mélangent eux aussi contraception [sur la position catholique sur la contraception, cf l’encyclique Humanae vitae de Paul VI, ndlr) et cessation volontaire de grossesse dans une réprobation égale, le débat éthique, qui doit nécessairement commencer par être un débat sur ce qu’est un homme – ce que j’ai tenté de faire dans mon livre Anthropologie – demeure dans une confusion générale qui ne nous aide pas à parler et agir contre l’avortement.

N’y a-t-il pas un côté désespérant dans votre théorie du cliquet puisqu’elle semble indiquer l’impossibilité de revenir sur une loi mortifère ?

Je n’ai pas cherché à désespérer mes lecteurs mais à les avertir que nous vivons dans un régime qui repose sur le principe que la parole politique doit se substituer à la parole morale. Autant il est juste de distinguer les deux – car la politique n’a pas à s’insinuer dans la morale individuelle – autant il est injuste de laisser au pouvoir politique le soin de décider du bien et du mal. Hugues de Saint-Victor, au XIIe siècle, nous a enseigné la distinction entre trois morales : la morale personnelle, la morale privée (ou familiale) et la morale publique ou sociale. C’est dans cette distinction que peuvent trouver place les deux sphères politique et morale. Or, dans notre régime ne cohabitent plus deux autorités – politique et morale – mais une seule, le pouvoir politique. Voilà l’origine du phénomène de cliquet : au moment de la discussion autour d’une loi particulièrement choquante, une opposition peut se faire entendre ; mais une fois la loi adoptée, on ne peut pas revenir en arrière, même en idée seulement, parce que la parole politique a créé une nouvelle norme morale – du moins à condition que cette norme accentue la liberté d’agir librement, et pour cela de redéfinir le bien et le mal. Simone Veil elle-même a pu éprouver ce phénomène, puisqu’elle a défilé contre le projet de loi instituant le mariage homosexuel ; mais une fois la loi adoptée, la droite – quelle qu’elle soit – n’y revient jamais : y revenir serait anti-démocratique dans l’esprit du régime – je parle bien sûr de démocratie sociétale, car politiquement nous sommes en régime oligarchique. La seule issue est donc de sortir de la démocratie sociétale ; mais il est évidemment bien plus facile d’en rester aux illusions de la droite. C’est pourquoi l’on préfère oublier ce que j’ai écrit.

On parle beaucoup aujourd’hui de refondation de la droite. Vous êtes l’auteur de plusieurs livres sur le sujet. Les concepts mêmes de droite et de gauche ne sont-ils pas un héritage révolutionnaire, un acte de rupture avec le souci du bien commun et un cliquet qui empêche de refonder l’unité du pays ?

C’est vrai, cette distinction procède de ce qui fait le moteur du régime, à savoir aujourd’hui l’opposition continue de la liberté sociétale à l’autorité : ainsi, dire que l’on n’est « ni de droite ni de gauche » est en soi une parole de droite, car la gauche, qui nourrit l’esprit de notre régime, se revendique comme telle. Se cantonner à droite, même dans une droite populaire socialement généreuse, c’est accepter une scission fondatrice de notre régime, au mépris du bien commun. J’ai éprouvé cela quand je faisais de la politique, je n’aimais pas me laisser enfermer à droite, particulièrement sur les questions sociales ; parfois, pour choquer mon entourage, je me présentais comme « royal-socialiste » : l’adjectif « socialiste » était évidemment outré, mais je voulais faire comprendre que le royalisme ne doit pas être au service de l’oligarchie, les deux régimes sont différents.

Un discours conservateur essaye d’émerger en France. Quel regard portez-vous sur celui-ci ?

Si ce discours doit, comme d’habitude, se laisser prendre au piège du régime, ceux qui le portent ruineront une fois encore l’espérance de ceux qui les écoutent. […] »

Aujourd’hui, toutes les étapes pour la sélection humaine sont désormais réalisées ou en voie de réalisation

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Selon le biologiste Jacques Testard, dans Le Monde diplomatique via Gènéthique :

« Le terme « eugénisme » a été inventé à la fin du XIXe siècle par Francis Galton, un anthropologue cousin de Charles Darwin, pour définir la « science de l’amélioration des races ». L’infanticide, la gestion des mariages, la stérilisation, l’extermination ou l’avortement risquent bientôt d’apparaître comme de bien piètres moyens pour améliorer la qualité humaine au regard des apports de la génétique moléculaire, alliée à l’informatique et à la biologie cellulaire.

La période récente a vu l’irruption de technologies génétiques complexes dont les pouvoirs, fascinants et redoutables, ont été popularisés par les médias : le Crispr-Cas9, « ciseau génétique », et le gene drive, ou « forçage génétique ». Un premier essai chinois ayant utilisé la technologie Crispr en 2015 pour réparer des embryons humains anormaux a accéléré l’autorisation de projets de recherche dans plusieurs autres pays dont le Royaume-Uni et les États-Unis. La perspective eugénique est largement évoquée, comme s’il était acquis que cette « édition du génome » (lire « Nous sommes tous des mutants ») puisse être parfaitement maîtrisée, une condition impérativement préalable à toute application humaine. Or un spécialiste l’explique : « Les techniques d’édition entraînent des dommages collatéraux. D’autres portions du génome que celles ciblées sont ainsi modifiées, sans que l’on comprenne toujours pourquoi ou que l’on puisse toujours en prédire l’existence. [De plus], les vecteurs utilisés, qu’il s’agisse de bactéries, de particules ou même d’une micro-injection, sont destructifs comme un bulldozer qui essaierait de venir faire de la dentelle dans votre cuisine : le stress induit laisse des traces incontrôlées, sous forme de mutations et d’épimutations … » D’autres rares critiques modèrent les annonces d’une amélioration prochaine du génome humain.

À l’automne 2016 paraissait un résultat scientifique qui nous semble au moins aussi important, mais qui fut largement ignoré. Cette recherche démontre qu’il est possible de fabriquer des cellules « reproductrices » […] »

Résolution du Parlement européen pour la suspension des négociations d’adhésion de la Turquie

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Unknown-11
Le Parlement européen a demandé jeudi que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne soient suspendues si le pays mettait en œuvre la réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan. Les eurodéputés ont adressé cette demande à la Commission européenne ainsi qu’aux États membres de l’UE, décisionnaires en la matière, dans une résolution non contraignante votée à une large majorité (477 voix pour, 64 contre, 97 abstentions) en session plénière à Strasbourg.

Le régime turc a dénoncé la décision, le Premier ministre Binali Yildirim la qualifiant de “sans importance”, “nulle et non avenue”. Il est à craindre qu’il ait raison.
Y

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