conseil dans l’espérance du roi:» Salle de shoot » de Paris : ce qui devait arriver arriva.

 » Salle de shoot  » de Paris : ce qui devait arriver arriva.

par conseilesperanceduroi

Il y a six mois déjà, nous mettions en garde contre  » Les délires toxicomaniaques d’Anne Hidalgo  » (la maire de Paris) :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/19/bulletin-climatique-du-week-end-1920-novembre-2016-de-la-republique-francaise/

Marisol Touraine et Anne Hidalgo, les deux « mères porteuses » de la salle de shoot

Et, comme on pouvait s’en douter, la situation n’a pas manqué de se dégrader dans le 10e arrondissement de Paris qui accueille la  » salle de shoot  » destinée aux toxicomanes.

Huit mois après l’ouverture de la  » première salle de consommation à moindre risque « (sic) en France, à titre expérimental…pour six ans, le quartier, situé entre la station de métro Barbès, l’hôpital Lariboisière et la gare du Nord, est loin d’avoir trouvé l’apaisement. Une partie de ses habitants dit y éprouver un fort sentiment d’insécurité face à la présence d’usagers de drogues, bien plus nombreux qu’avant l’ouverture de la salle.

Etait-ce dû au froid ? A la montée en puissance progressive de la salle ? Les mois qui ont suivi son inauguration, en octobre  2016, avaient été plutôt calmes et apaisés, aux dires de la mairie. Mais depuis février, l’ambiance du quartier s’est nettement dégradée, avec  » une présence plus importante d’usagers dans la rue, avec des comportements parfois agités «  (vous apprécierez l’euphémisme), reconnaît-on à la Mildeca, la structure interministérielle chargée du pilotage du projet.

 » C’est devenu un délire total, il y a un énorme afflux de toxicomanes et de dealers « , déclare plutôt un commerçant membre du collectif hostile à la présence de la salle à cet emplacement.  C’est une catastrophe. Tous les jours, je vire des gens qui se piquent ou fument du crack devant mon commerce.  »  » Les gens sont à bout, ajoute un autre riverain. Le quartier est devenu invivable.  »

Lors du comité de voisinage du 23 mai, le représentant des parents d’élèves des écoles et de la crèche du quartier a décrit un quotidien  » ponctué d’occupations de halls d’immeuble, de cris tard dans la nuit, d’attroupements « .

Si la préfecture de police préfère se taire, une source policière locale confirme que  » depuis quelques semaines il y a une recrudescence de la fréquentation et de la présence de dealers de crack autour de la salle « . Celle-ci accueille en moyenne environ 180 usagers (consommateurs de Subutex ou de Skénan, un médicament à base de morphine) chaque jour pendant ses horaires d’ouverture, entre 13 h 30 et 20 h 30.

Une  » réussite «  en termes de santé publique, font valoir la Mairie de Paris et la Mildeca, dans la mesure où les 29 000 injections qui ont eu lieu en son sein depuis octobre  2016 n’ont pas eu lieu dans l’espace public…

Mais cette prétendue réussite a provoqué une reconfiguration du quartier.  » Il y a eu un déplacement vers les rues Ambroise-Paré et Saint-Vincent-de-Paul des usagers qui s’injectaient auparavant le long de la gare du Nord, plus loin des fenêtres des habitants, note Marie Jauffret-Roustide, la chercheuse à l’Inserm chargée de l’évaluation de la salle à Paris. Ce déplacement a entraîné une augmentation des troubles à l’ordre public dans ces deux rues et renforcé le sentiment d’insécurité de riverains qui pouvaient s’attendre à ce que leur environnement de vie soit pacifié et que les usagers ne soient plus visibles après l’ouverture de la salle. « 

Les riverains opposés à la structure et les partisans de ce lieu divergent sur l’ampleur des nuisances et se livrent à une bataille de communication. Le collectif de riverains, qui revendique 160 membres, diffuse par exemple depuis quelques mois sur les réseaux sociaux des vidéos et des photos  d’usagers consommant sous des porches d’immeubles ou dans les Autolib stationnées rue Saint-Vincent-de-Paul. Début mars, il a mis en ligne la vidéo d’une impressionnante bagarre de rue impliquant des usagers de la salle.

Lors du comité de voisinage du 21  mars, le commissaire de police du 10e arrondissement a  annoncé qu’en cinq mois, dans le secteur de la salle, 600 interpellations ont eu lieu pour détention, consommation ou trafic de stupéfiants sur 2 000 contrôles (soit plus de 13 contrôles par jour), à la suite de  » comportements ayant suscité l’interrogation des policiers « . Le procureur de la République de Paris a depuis réitéré des  » instructions de politique pénale très fermes «  s’agissant de la vente de drogue.

 » La salle n’a pas réglé tous les problèmes du quartier, mais elle n’en a pas ajouté non plus « , prétend Bernard Jomier, l’adjoint au maire de Paris chargé de la santé.  » La situation s’est améliorée, mais pas assez. Même s’ils n’agressent personne, il y a encore trop d’usagers qui restent dans la rue et créent des nuisances « , concède pour sa part Rémi Ferraud, le maire PS du 10e  arrondissement.

Afin de limiter la pression sur le quartier, l’association Gaïa, qui gère la salle, a arrêté depuis le 18 avril de distribuer sur le site d’Ambroise-Paré des kits stériles destinés à la consommation de crack à l’extérieur, ce qui attirait dans la rue plusieurs dizaines d’usagers non-utilisateurs de la salle. Autre piste d’amélioration : l’augmentation des actions de médiation. Fortement mobilisée par le fonctionnement de la structure, Gaïa reconnaît ne pas avoir assuré cinq  maraudes de trois heures par semaine dans le quartier comme elle s’y était engagée, mais seulement trois. Avec le soutien de la mairie, l’association va donc demander à l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France et au ministère de la santé le financement de trois postes d’éducateurs de rue supplémentaires.

Et pourtant, malgré cette situation catastrophique, la question de l’ouverture de deux nouvelles salles d’injection en région parisienne, notamment pour les consommateurs de crack, est désormais ouvertement posée par les acteurs de la réduction des risques…

On croit rêver et  » Embrassons-nous, Folleville ! « 

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