La Chronique Agora :Simone Wapler : Le crédit est l’opium de la mondialisation- et varia

La Chronique Agora

Paris, lundi 29 mai 2017

  • Simone Wapler : Le crédit est l’opium de la mondialisation
    La dégradation de la note de crédit de la Chine par Moody’s est un jalon important dans la crise financière mondiale qui couve.
  • Bill Bonner : Evitez ce placement très populaire
    Les ETF sont un investissement très populaire. Trop populaire. Il n’y a rien à gagner à arriver sur une position déjà encombrée par la foule.
  • Nick Hubble : Le retour des guerres de l’opium ?
    La Chine établit de nouvelles voies commerciales avec son plan « la Ceinture et la Route ». Ce faisant, elle rend ses partenaires dépendants du crédit.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Le crédit est l’opium de la mondialisation

L’événement important qui occupait les grands medias la semaine dernière était le G7 et les arguties sur le climat.

Mais l’événement intéressant fut la dégradation de la note de crédit de la Chine par Moody’s.

Dans sa chronique du jour, mon collègue britannique Nick Hubble vous dévoile le dessous des cartes d’un changement intéressant. La Chine devient l’acteur mondial pro-commerce, établit ses routes et ses partenariats comme autrefois l’Angleterre toute puissante puis les Etats-Unis.

Pour tenir ses partenaires, la Chine utilise un opium bien spécial : le crédit. Elle construit des infrastructures qui lui serviront en prêtant ou en troquant infrastructures contre des concessions de long terme. J’ai récemment pu concrètement voir ces réalisations au Costa Rica et au Nicaragua (ouvrages d’art et laiteries) ou encore au Congo (routes, nouveau port minéralier).

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Bien sûr, il ne s’agit pas vraiment de libre échange mais de contrats publics, et ce n’est pas parce qu’on vous doit de l’argent que vous êtes riche…

Dans le même temps, le système financier chinois est vérolé jusqu’à la moelle et même l’agence de notation s’en est émue le 24 mai.

  • Fin 2016, le crédit total (public et privé) correspond à 260% du PIB chinois (contre 160% en 2008)
  • La dette des entreprises atteint 18 000 Mds$
  • La dette des « collectivités territoriales » atteint 9 000 Mds$
  • Le shadow banking – dont les créances pèsent presque 90% du PIB – abrite désormais les emprunteurs les plus véreux.

Prêts risqués, comptabilité bidonnée, corruption : tous les bons ingrédients d’une grande crise financière sont là. La Banque centrale prête désormais directement aux banques, le taux interbancaire (taux auquel les banques se prêtent entre elles) se renchérissant. Ceci indique que les banques se méfient les unes des autres : c’est en général un signe précurseur de crise bancaire.

Taux interbancaires
Cliquez sur le graphique pour l’agrandir

Comme l’Occident, la Chine a un système monétaire dans lequel crédit et monnaie sont une seule et même chose. Ces montagnes de dettes ne sont pas garanties par des actifs réels et ne valent quelque chose que parce qu’on escompte des profits futurs. Or voilà que la croissance ralentit.

Dans le cas de la Chine, il est très difficile de localiser une bulle précise, plus dangereuse qu’une autre. Absolument tout se fait à crédit. L’immobilier, les infrastructures, la spéculation financière, la consommation… Les Chinois achètent appartements et voitures à crédit.

Le yuan n’est plus ce qu’il était

Le yuan n’est plus une monnaie adossée à d’énormes réserves de dollars. C’est une monnaie adossée à des perspectives de profits futurs de la part d’entreprises à la comptabilité très incertaine.

Mais la Chine a un atout sur l’Occident : les taux d’intérêt y sont encore élevés. Le taux directeur de la banque centrale, inchangé depuis octobre 2015, est à 4,35% et le taux de l’emprunt d’Etat à 10 ans est à 3,67%. Il existe donc une marge de manoeuvre de ce côté.

Ensuite, selon Gavekal, alors même qu’en 2009 toutes les importations et les exportations chinoises étaient soldées en dollars, aujourd’hui près de 40% le sont en yuans. La Chine prête de l’argent à ses partenaires commerciaux qui vont acheter du yuan et commercer en yuan. Ce qui nous ramène à la nouvelle route de la soie adossée à l’opium du crédit…

Evidemment, l’inconscience achetée par l’opium du crédit aura une fin. A un moment, lorsque les taux d’intérêt seront à des niveaux ridiculement proches de zéro partout dans le monde, l’évidence s’imposera : l’épargne ne peut plus être rémunérée et une obligation d’un gouvernement quelconque est incapable de stocker de la valeur dans le temps.

Tous les systèmes de retraite des pays occidentaux seront alors au pied du mur. Tous les Etats-providence surendettés devront revoir leurs prétentions.

Un monstrueux krach obligataire s’annonce. Les taux artificiellement bas sont l’opium du système monétaire mondial mais la ruine du peuple.

La dégradation de la Chine est un des derniers avertissements pour réorganiser votre épargne de façon à échapper à la prochaine crise financière… car n’oubliez pas que votre contrat d’assurance-vie en euro repose essentiellement sur la dette française. Cliquez ici pour toutes les explications.

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LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

Evitez ce placement très populaire

« Par quelle école de commerce êtes-vous passés ? »

Nous plaisantions, bien entendu.

Mais les deux jeunes hommes avaient besoin d’un point de vue alternatif. Durant leurs études, ils avaient acquis de bien mauvaises idées au sujet de l’investissement.

« Est-ce que nous ne devrions pas simplement acheter un ETF à bas prix qui suit le S&P 500 et ne plus rien faire ? » avait demandé l’un d’eux. « C’est ce que Warren Buffett recommande. Nous sommes jeunes. A long terme, ça devrait payer ».

2000€ à gagner !

Revenons un peu en arrière.

Lundi dernier, nous avons été invité à déjeuner chez un voisin – un endroit légendaire… qui fait partie de l’histoire de l’Argentine.

« Oui », a expliqué le propriétaire. « Les Espagnols étaient là avant même de commencer la conquête de la province entière. Et lorsque le célèbre conquistador Diego de Almagro est arrivé, il a trouvé des poules ».

« Les poules devaient venir d’Espagne. Elles ne sont pas natives du Nouveau Monde. Elles ont été laissées ici par les premiers explorateurs espagnols du 16ème siècle. Personne ne connaît leurs noms, mais ils étaient venus ».

Arriver le dernier sur une position bondée

Parmi les convives du déjeuner se trouvaient deux jeunes hommes qui voulaient parler argent.

« Pourquoi ne pas simplement acheter un ETF bon marché qui suit le S&P 500 », avait donc demandé l’un d’entre eux.

Nous lui avons donné une réponse incomplète et peu convaincante. Nous allons tenter de faire mieux dans ces lignes.

Chris Mayer, l’un de nos meilleurs analystes, nous a récemment envoyé l’exemple du célèbre fonds Wintergreen, géré par David Winters. Il facture 2% par an. Cela ne semble pas beaucoup. Mais si le fonds, lors d’une année moyenne, produit un gain de 4%, les investisseurs en donnent la moitié au gestionnaire.

En d’autres termes, si l’on avait un million de dollars dans ce fonds, on enverrait tous les ans un chèque de près de 20 000 $ à M. Winters.

C’est en partie pour cette raison que des sommes record ont été investies dans des ETF bon marché qui répliquent simplement le rendement d’un indice comme le S&P 500 ou le Dow. Les investisseurs pensent qu’ils peuvent avoir leur part des gains boursiers sans faire de recherches sur les actions ou payer un gestionnaire pour s’occuper de leur argent.

Il y a plusieurs problèmes, cependant…

Le premier, c’est que lorsqu’on investit dans « le marché » plutôt que dans des actions spécifiques, on obtient ce que donne le marché. C’est bien si l’on a une banque centrale qui injecte des milliers de milliards dans l’économie financière. Mais ça peut se retourner contre vous lorsque la bulle finit par éclater.

« Les performances des 30 dernières années sont basées sur une escroquerie, » avons-nous dit aux jeunes gens, « qui permet de s’enrichir en injectant des quantités croissantes de crédit artificiel dans l’économie, à des taux artificiellement bas. A un moment ou à un autre, cette bulle de crédit va exploser. A ce moment-là, les prix des actions pourraient être divisés par deux – et stagner pendant 20 ans ».

Cela arrive même sans manipulation des banques centrales, comme après le Krach de 1929… ou après le pic haussier de 1966.

On ne gagne pas d’argent en arrivant le dernier sur une position déjà bondée. Surtout lorsque la position en question est basée sur une arnaque. Ce n’est pas parce que les gens ont beaucoup gagné en suivant le S&P 500 dans le marché haussier actuel – de 2009 à aujourd’hui – qu’on peut s’attendre à faire aussi bien dans le futur.

Les banques centrales du monde entier ont gonflé leurs bilans de quelque 12 000 Mds$ pour faire grimper ces ETF. Ce n’est pas une bonne raison de les acheter.

Des pertes encore plus lourdes avec les actions les plus populaires du moment

De plus, les ETF peuvent générer des pertes encore plus importantes…

Les indices comme le S&P 500 sont pondérés en fonction de la capitalisation boursière. Ce qui signifie qu’on possède une plus grande quantité des actions les plus populaires d’un indice – celles qui ont les capitalisations les plus grosses – et moins d’actions moins populaires.

Les actions populaires tendent à coter plus qu’elles ne valent en réalité. Lorsque le marché baisse – il finit toujours par baisser – ce sont celles qui perdent le plus.

Beaucoup d’acheteurs d’ETF ne sont pas des investisseurs sérieux. Ils cherchent de l’argent facile dans un marché en hausse. Lorsque le marché baisse, ils abandonnent le navire.

C’est bien simple : on n’a rien sans rien. C’est pour cette raison qu’il faut faire des recherches. Ainsi, on évite les actions populaires dans les grands indices. On a la possibilité d’investir dans des entreprises à prix raisonnable, bien gérées et plus profitables que leurs pairs.

A long terme, ces entreprises – soigneusement sélectionnées et achetées à bon prix – peuvent se révéler être de bons investissements. Les ETF ? Probablement pas.
[NDLR : Des entreprises solides, soigneusement sélectionnées et achetées à bon prix – c’est exactement la stratégie appliquée au quotidien par Eric Lewin, spécialiste des petites et moyennes valeurs. Pour profiter de ses recherches et de ses recommandations, cliquez ici.]


LES NOTES DE NICK HUBBLE

Le retour des guerres de l’opium ?

Vous souvenez-vous de l’époque où les Etats-Unis exportaient les idéaux du libre-échange tandis que Mao Zedong affamait son peuple avec le collectivisme ? Eh bien, les temps ont changé.

Le président chinois Xi Jinping a détaillé son initiative « la Ceinture et la Route » lors d’une conférence. Il a annoncé une enveloppe de 78 Mds$ pour financer un fonds de développement et les pays qui soutiendront l’effort avec leurs propres projets.

Qu’est-ce que l’initiative la Ceinture et la Route ?

La Route de la Soie du XXIème siècle

Il s’agit d’énormes améliorations des infrastructures logistiques et des partenariats géopolitiques dans le but de réduire les coûts et les obstacles au commerce entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique. Sont également prévues les constructions de ports, d’aéroports, de voies ferrées internationales, etc.

Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a qualifié les efforts de Jinping de « réellement révolutionnaires » avant d’évoquer la sortie du Royaume-Uni de l’UE et la nécessité de trouver de nouveaux partenaires commerciaux.

De gros projets d’infrastructures à travers le monde financés par la Chine ne sont pas chose nouvelle. Le pays tire bénéfice du commerce depuis qu’il a commencé à s’ouvrir. Qu’y a-t-il donc de nouveau ?

Selon Bloomberg :

« Le discours est construit sur une image de Xi Jinping se posant en champion du libre-échange et de la mondialisation qu’il souhaite incarner depuis l’élection du président Donald Trump.

Jinping a également esquissé des contrastes implicites entre les objectifs de développement à la chinoise et ceux de l’Occident, en déclarant que cette initiative ne fera pas usage de manoeuvres géopolitiques dépassées. »

Il s’agit là d’une inversion totale d’idéologie. La Chine se pose à présent en vecteur des échanges commerciaux dans le monde.

La Chine, nouveau leader de la politique pro-commerce

Tandis que le président américain Donald Trump agite la menace du protectionnisme, la Chine offre de l’argent pour ouvrir les marchés. Trump veut un « commerce franc » et a provoqué des querelles commerciales, même avec le Canada ; Jinping, lui, propose des plans d’infrastructures commerciales, même dans les lieux hostiles comme la Corée du Nord, l’Inde et la Russie. Il souhaite traiter avec tout le monde sans exception pour promouvoir les échanges.

A présent que les Etats-Unis ont un président idéologiquement anti-commerce, la Chine peut être pro-commerce sans être vue comme « cédant » à l’idéologie en faveur du commerce des Etats-Unis.

Mais les Chinois font encore mieux que ne le faisaient les Américains. Ils ne veulent laisser personne sur le bord du chemin. Selon Bloomberg :

« Même si Xi Jinping n’a pas évoqué le cas de l’allié ingrat de la Chine [la Corée du Nord], ses propos font référence aux difficultés géopolitiques rencontrées par ‘la Ceinture et la Route’. ‘Les anciennes routes de la soie étaient prospères en temps de paix, mais ont perdu de la vigueur en temps de guerre. La poursuite de l’initiative la Ceinture et la Route a besoin d’un environnement pacifique et stable' ».

Bien sûr, il s’agit ici d’une posture politique. Mais cela repositionne la Chine dans les institutions de commerce international qui sont construites sur de telles postures politiques.

Le Fonds monétaire international, la Banque asiatique d’investissements dans les infrastructures et beaucoup d’autres acteurs de premier plan soutiennent les plans de Jinping.

Si la Chine devient le leader dans la promotion du commerce mondial, cela accroîtra énormément son influence dans des institutions conçues initialement pour promouvoir les idéaux occidentaux. Le pouvoir dans ces institutions est centré dans des zones anciennement dominées par l’Occident. Si ces mêmes institutions commencent à servir les intérêts chinois au lieu des intérêts occidentaux, des problèmes politiques se poseront.

La prise en main des institutions internationales

De la même manière que les Chinois ont volé l’assise industrielle des Américains juste sous leur nez, ils sont sur le point de leur faire perdre leurs institutions politiques internationales. Les Chinois jouent le jeu selon les règles des Occidentaux et, à ce jeu là, ils gagnent.

A présent que la Chine peut être ouvertement pro-commerce tout en s’opposant aux Etats-Unis, elle peut conclure des accords commerciaux plus librement. Le premier accord a été conclu avec les Etats-Unis, pour accroître le commerce d’une liste spécifique de biens et de services.

Les Etats-Unis ont promis de superviser les banques chinoises aux Etats-Unis sans préjugés tandis que la Chine a accepté de s’ouvrir aux exportations américaines de gaz et aux services financiers. « C’est plus que ce qui a jamais été fait dans l’histoire des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine » a indiqué Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce de Trump. Auparavant, il avait accusé les Chinois d’être « les plus grands escrocs au monde. »

Certes, la Chine est toujours très protectionniste comparée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et à d’autres pays occidentaux. Mais en tant qu’investisseur, c’est la direction du changement qui devrait vous intéresser.

Si la Grande-Bretagne et la Chine se dirigent toutes deux vers une plus grande libéralisation du commerce, ce pourrait être une excellente nouvelle pour un partenariat entre ces deux pays. La Grande-Bretagne sera bientôt libérée du protectionnisme de l’Union européenne et la Chine peut être ouvertement en faveur du commerce sans perdre la face grâce au fait que Trump est anti-commerce.

Malheureusement, il n’y a pas que des bonnes nouvelles. La Chine ne vise pas que le commerce mais surtout un empire commercial. Ce n’est pas là la version de libre concurrence du commerce mais sa version guidée par la politique.

Une liberté commerciale très encadrée

La Grande-Bretagne n’était pas non plus réellement pour le libre-échange lors de sa période de prospérité. Les monarchies ont accordé des monopoles à des entreprises telles l’East India Company. Aux Etats-Unis, la célèbre Boston Tea Party, qui a déclenché une révolution, était en fait une manifestation protectionniste contre l’ouverture du commerce.

Aujourd’hui, la Chine suit ce même chemin. La méthode consiste à détenir les infrastructures du commerce, tout comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis contrôlaient en leurs temps les mers et les principaux ports dans les pays étrangers.

Ce qui est inquiétant ici, c’est que le commerce guidé par des motivations politiques finit généralement par dégénérer en guerres. Les guerres de l’opium entre la Grande-Bretagne et la Chine présentent beaucoup de similitudes avec la situation actuelle. La Grande-Bretagne a rendu les Chinois dépendants à l’opium de ses colonies indiennes et afghanes pour tenter d’équilibrer le déficit commercial des biens chinois qui inondaient l’Occident. Aujourd’hui la situation est très semblable.

Les déficits commerciaux, l’immense quantité de richesses du commerce et la façon dont le commerce nous rend interdépendants sont de merveilleuses opportunités pour les responsables politiques de faire des dégâts.

En fait, on retrouve les mêmes régions en jeu que dans les guerres de l’opium. L’Inde, qui a boycotté la conférence chinoise ‘la Route et la Ceinture’, est furieuse que les plans chinois incluent des projets au Cachemire et au Pakistan, contrées où elle a guerroyé contre la Chine.

L’addiction au crédit plutôt qu’à l’opium

Désireuse de jeter un pavé dans la mare, l’Inde a fait remarquer que la Chine ne fait en réalité qu’exporter du crédit. Le financement de tous ces projets a pour base les emprunts, ce qui fait des participants aux efforts de la Chine des emprunteurs vis à vis de la Chine.

Cela met la Chine dans une position politique dangereusement forte. Le ministre indien des Affaires étrangères explique ainsi que : « les initiatives de connectivité doivent suivre des principes de responsabilité financière pour éviter les projets qui créeraient un fardeau de la dette insoutenable pour les communautés. » Si la Chine rend le monde dépendant à son crédit facile, cela ne sera guère différent de l’addiction aux opiacés des guerres de l’Opium.

L’autre inquiétude est que le système bancaire chinois semble chancelant.

Cet échange idéologique est le tout dernier revirement d’une longue histoire. Les Puritains qui ont accosté à Plymouth Rock pour fonder l’une des premières colonies d’Amérique étaient des collectivistes extrémistes tandis que les Chinois faisaient alors partie de la première Route de la Soie.
[NDLR : Comment investir sur les grands changements géopolitiques malgré les fake news et autres écrans de fumée ? Comment discerner les « bons » des « méchants » pour faire prospérer votre épargne ? Toutes les réponses sont dans le nouveau livre de Philippe Béchade, à télécharger gratuitement en cliquant ici.]

 

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