Le Salon Beige: 15 nouveaux articles N’y a-t-il pas une part d’enfantillage à croire que le salut pourrait venir de « bonnes élections » ?-Et Varia

Le Salon Beige: 15 nouveaux articles

N’y a-t-il pas une part d’enfantillage à croire que le salut pourrait venir de « bonnes élections » ?
L’institution l’Angélus (Presly) et Notre Dame de l’Annonciation (Bourges) recrutent pour la rentrée
L’Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 15 au 21 mai 2017)
C’est arrivé un 15 mai…
Centenaire de Fatima…
16 mai : conférence à Béziers sur la Sainte Vierge
Avec le SIEL, Karim Ouchikh entre en résistance contre Macron
Prochaines conférences de Laurent Dandrieu sur l’Eglise et l’immigration
Vive Jeanne !
Donald Trump, FSSPX, Medjugorge : le pape à rebours du politiquement correct
Emmanuel Macron ou le retour de Dionysos
23 mai au Chesnay : les cathos sont-ils de retour ?
Concert en la cathédrale de Vaison-La-Romaine dimanche 21 mai à 17h00 en soutien à l’Institution St Louis du Barroux
L’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie
Evénement marial, à la fois artistique et spirituel, à Lamotte Beuvron

N’y a-t-il pas une part d’enfantillage à croire que le salut pourrait venir de « bonnes élections » ?

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Extrait de l’analyse de Jean-Pierre Maugendre suite au second tour :

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« […] La candidate du Front national n’est pas parvenue à séduire les classes moyennes qui avaient été le fer de lance des gigantesques manifestations d’opposition à la dénaturation du mariage. Or chacun sait qu’Emmanuel Macron, en légitime fils spirituel de François Hollande, poursuivra l’œuvre entreprise par son prédécesseur de marchandisation du corps humain (promotion de la PMA, de la GPA, etc.) et de destruction de la famille au nom d’un individualisme libertaire dont l’omnipotence du lobby LGBT est la manifestation la plus évidente.

Pardon de rappeler ce truisme, mais on ne rassemble les gens qu’autour de ce qu’ils ont en commun. Or l’essentiel de ce que les classes populaires et les classes moyennes ont en commun n’est pas l’économie. Elles ont en partage une langue, une histoire, un mode de vie, un imaginaire, des mythes fondateurs, les restes sécularisés d’une religion plus que millénaire… Elles sont confrontées aux mêmes inquiétudes sur l’insécurité, la perpétuation de ce qui constitue leur identité, l’islamisation de la France, le « grand remplacement » qui n’est pas un phantasme mais une réalité quotidienne.

Le Front national a fait le choix d’axer sa campagne présidentielle, puis le débat télévisé avec Emmanuel Macron, sur les questions économiques, proposant comme mesure phare la sortie de l’Euro. Or, il est manifeste que quasiment personne ne maîtrise ce sujet, fortement anxiogène, à commencer par sa principale promotrice. En outre, de nombreuses mesures économiques sont apparues comme démagogiques aux classes moyennes. Citons le retour à la retraite à 60 ans, la non remise en cause des régimes spéciaux de retraite, le maintien du statut d’indemnisation des intermittents du spectacle… La raison première de la volonté du Front national de sortir de l’Union européenne et de l’Euro est-elle d’ailleurs foncièrement souverainiste ou n’est-elle pas d’abord la condition de la perpétuation d’un prétendu « modèle social » – que personne ne songe à imiter ! – désormais impossible à financer dans le cadre de l’Union européenne ? Quant aux envolées lyriques sur l’État-stratège, les récents déboires d’Areva devraient incliner à plus de modestie. Patrick Buisson a su, lui, rassembler en 2007 sous la houlette de son candidat, Nicolas Sarkozy, ces deux France car il avait compris que « les mythes religieux et politiques sont le cœur battant de l’histoire, pas l’économie ». Ce qu’est devenue la présidence Sarkozy est une autre histoire.

La vérité n’est pas le contraire de l’erreur

Marine Le Pen a fait le choix dans l’entre deux tours de s’adresser prioritairement à l’électorat de Jean-Luc Mélenchon. C’est son droit le plus strict. C’est le nôtre de penser qu’au-delà de l’erreur stratégique, confirmée par les faits, ce choix confirme aussi une rupture avec le programme traditionnel du Front national tel qu’il était par exemple exposé dans « 300 mesures pour la renaissance de la France » en 1993. Bien sûr les temps ont changé. Mais les maux dont nous souffrons sont-ils fondamentalement différents ? L’heure serait à l’union des patriotes contre les mondialistes. Certes. Cependant nous souhaiterions en savoir un peu plus sur cette patrie. De quoi s’agit-il ? Fénelon écrivait en son temps : « La patrie d’un cochon se trouve partout où il y a du gland ». Ce n’est pas notre conception de la patrie !

Nous ne croyons pas que la vérité soit le contraire de l’erreur. Ce n’est pas parce qu’Emmanuel Macron est sans conteste l’agent de la mondialisation sauvage, de la destruction des identités nationales et le promoteur d’un libertarisme hédoniste que son opposante principale incarnerait automatiquement les vertus contraires. La remarque vaudrait d’ailleurs tout autant pour François Fillon, vieux routier de la politique politicienne, artisan de la ratification du traité de Lisbonne en 2007- contre la volonté exprimée par référendum des Français – premier ministre de Nicolas Sarkozy et donc solidaire de sa politique pendant cinq ans, etc.

Écrivant cela nous ne mettons en cause ni la bonne volonté des uns et des autres ni n’oublions la gravité des maux dont notre pays est frappé. Nous savons que « celui qui veut, dans la société civile, non seulement la justice, mais toute la justice et tout de suite, celui-là n’a pas le sens politique. Il ne comprend pas que la vie de la cité se développe dans le temps et qu’une certaine durée est indispensable pour corriger et améliorer ; surtout il ne comprend pas l’inévitable intrication de bien et de mal à laquelle, de fait, la cité humaine se trouve condamnée, depuis le bannissement définitif du Paradis de justice et d’allégresse. Vouloir détruire immédiatement toute injustice c’est déchaîner des injustices pires. » (R Th Calmel o.p. in Sur nos routes d’exil : les Béatitudes)

Nous observons simplement que le projet de réforme intellectuelle et morale qui est le nôtre n’était, dans la dernière élection, porté par aucun des protagonistes même si incontestablement le projet politique de Marine Le Pen était moins mortifère que celui d’Emmanuel Macron. La Fondation de Service Politique attribuait ainsi à Marine Le Pen la note, moyenne, de 12/20 et à Emmanuel Macron celle, désastreuse, de 4/20.

Les bonnes élections ?

N’y a-t-il pas enfin une part d’enfantillage à croire que le salut pourrait venir de « bonnes élections » ? Les débats de ces derniers mois ont été, c’est la loi du genre, une surenchère de démagogie financière. Chacun a, par anticipation, largement promis de déverser à sa clientèle la manne étatique dont ne dispose malheureusement plus un État en dépôt de bilan virtuel. C’est tromper les Français et ignorer, en ce centenaire des apparitions de Fatima, l’économie de la grâce que de croire que les erreurs et les crimes de ces dernières décennies resteront impunis. « Un peuple couché, pour se relever, doit d’abord se mettre à genoux » nous rappelait il y a déjà bien longtemps le fondateur de l’abbaye bénédictine du Barroux. Le redressement du Portugal à partir de 1926 a été rendu possible par une triple rencontre. Celle d’un homme brillant amoureux de sa patrie, le Dr Salazar, avec tout un peuple -ayant opéré au préalable une véritable conversion, intellectuelle et morale, à la suite des apparitions de Fatima- à l’occasion de circonstances particulières, en l’occurrence le coup d’état du général Carmona mettant fin à des décennies d’anarchie. C’est le langage que nous aimerions entendre de la part de nos évêques au lieu de les observer hurler avec les loups, pour la plupart, contre le racisme présumé du Front national. Demain comme hier, la priorité politique est à la fidélité personnelle à notre patrimoine national et religieux, à la réforme des intelligences et des cœurs, à la transmission de ce que nous avons reçu, dans l’amitié française et l’espérance chrétienne. »

L’institution l’Angélus (Presly) et Notre Dame de l’Annonciation (Bourges) recrutent pour la rentrée

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L’institution l’Angélus, internat de garçon (Presly) et Notre Dame de l’Annonciation primaire mixte et Collège de Fille (Bourges) recherchent pour la rentrée scolaire 2017 / 2018

L’institution Notre Dame de Bourges a le projet d’ouvrir en centre-ville à Bourges. Près d’une soixantaine d’enfants sont pré-inscrits.

un professeur de français, mi-temps à Presly + 1 professeur 5h00 par semaine avec 2h00 de latin à Notre Dame de l’Annonciation à Bourges (Collège de Filles)
Un(e) surveillant (e), plein temps.
Une institutrice CM1/ CM2 à Presly, plein temps
Un enseignant pour la GS/ CP , plein temps à Bourges.

L’Agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 15 au 21 mai 2017)

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Agenda en ligne : merci de penser à vérifier vos informations avant le dimanche soir – Me contacter : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr
Mardi 16 mai 2017

Reims – Place Royale, à 20h

Mercredi 17 mai 2017

Bondy : de 19 h à 20 h, devant la gare SNCF

Saint Amand Montrond Place Carrée de 20 h 30 à 22 h

Jeudi 18 mai 2017

Châteauroux – place Roger Brac, parvis de l’église Notre-Dame: 20h30 à 21h30

Montélimar de 20h30 à 21h30, sur les Allées Provençales

Orléans : 176° veillée aux pieds de Jeanne d’Arc, Place du Martroi de 20h30 à 21h30

Vendredi 19 mai

Bordeaux – Sentinelles – 19h Place Pey Berland

Carhaix : veillée, place de La Tour d’Auvergne 20h30 – 22h00

C’est arrivé un 15 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 15 mai 884 : décès du pape Marin 1 er.
le 15 mai 1364 : les restes mortels de Jean II le Bon ont été ramenés de Londres.
le 15 mai 1506 : début des Etats Généraux.

Ils durent du 15 au 21 mai 1506 à Tours, et proclament Louis XII « Père du Peuple ». Ce titre lui est donné parce qu’il a diminué la taille, impôt payé par les roturiers. A la demande du Roi, ils annulent toutes les clauses du traité de Blois, concernant le mariage projeté de sa fille Claude de France avec Charles de Luxembourg, le futur Charles Quint. Le Roi peut alors fiancer Claude, héritière du duché de Bretagne, à François d’Angoulême, héritier présomptif du royaume, et futur François 1er, contre la volonté de la duchesse en titre et contre l’esprit de leur contrat de mariage. Cette union des deux héritiers sera une étape décisive de l’union de la Bretagne à la France.

le 15 mai 1561 : le Roi Henri II libère la ville de Boulogne des Anglais.

Dans son livre La Vierge Marie dans l’histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d’Angleterre, ayant pris Boulogne par traîtrise, du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II, le 15 mai 1550.

Les Anglais avaient pillés la ville en particulier la Basilique de Notre Dame, lieu de pèlerinage des Rois de France où se trouvait une statue miraculeuse de la Vierge. La garnison anglaise, où avait été emportée et profanée la statue hors de France, a été décimée par la peste.

Le Roi réalise son vœu, fait deux ans auparavant, et dépose, à la libération de la ville, une statue de Notre Dame en argent massif pour remplacer la statue volée. Ses dons et ceux de Catherine de Médicis permettent de restaurer le temple et de reconstituer le trésor de la Basilique.

Le Roi Henri II de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge des mains du roi anglais ; il obtient du pape que Boulogne devienne un évêché et que le sanctuaire soit élevé au rang de cathédrale. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.

Tout ce qui reste de la statue miraculeuse de Notre-Dame de Boulogne, détruite par la fureur des révolutionnaires

le 15 mai 1561 : sacre du Roi Louis Charles IX à Reims.

Voir les chroniques des 05 et 30 mai, du 27 juin et du 24 août.

le 15 mai 1610 : le Roi Louis XIII vient au Parlement de Paris.

Devant les dignitaires du royaume et les princes du sang par un « lit de justice » il officialise la Régence de Marie de Médicis, sa mère.

le 15 mai 1681 : le Canal Royal du Languedoc est inauguré, avec bénédiction des bateaux.

Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la mer Méditerranée. Commencé en 1667, le Canal du Midi est inauguré en 1681. Il est le fruit d’hommes exceptionnels : le Roi Louis XIV, le Ministre Colbert, l’inventeur et percepteur Pierre Paul Riquet, le Commissaire Général des Fortifications Vauban.

C’est le commerce du blé qui en motive la construction du canal. Par un édit royal d’octobre 1666, Colbert autorise les travaux ; le chantier dure de 1666 à 1681. Le canal du Midi est l’un des plus anciens canaux d’Europe encore en fonctionnement.

D’abord nommé « canal royal en Languedoc », les révolutionnaires le rebaptisent en « canal du Midi » en 1789. Il est considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle. Avec le canal latéral à la Garonne, il est aussi dénommé « canal des Deux-Mers » car il fournit une voie navigable de l’océan Atlantique à la mer Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète.

Inauguration du Canal Royal du Languedoc, avec bénédiction des bateaux.

le 15 mai 1702 : l’Angleterre déclare la guerre à la France.

L’Angleterre déclare la guerre à la France, ce qui déclenche la guerre de Succession d’Espagne, qui durera jusqu’en 1713.

le 15 mai 1756 : début de la guerre de Sept Ans.

Le début de la guerre est généralement daté du 29 août 1756, jour de l’attaque de la Saxe par Frédéric II. Cependant, l’affrontement débute plus tôt dans les colonies d’Amérique du Nord. Pour l’Angleterre de William Pitt, alors Premier ministre, la victoire passe par la conquête de la Nouvelle-France et plus particulièrement du Canada. Il y dépense des sommes colossales. Cette conquête va coûter deux milliards de livres Tournois (françaises) à l’Angleterre. Benjamin Franklin a estimé qu’il eût été moins cher d’acheter la Nouvelle-France que de la conquérir.

La Guerre de Sept ans voit s’affronter la France, l’Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et l’Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre. Se déroulant sur toute la planète, elle préfigure la première guerre mondiale. Elle marque la naissance de l’Empire britannique et la fin du premier empire colonial français.

le 15 mai 1768 : la République de Gênes cède ses droits sur la Corse à Louis XV, par le Traité de Versailles.

Depuis près de trente ans, les indépendantistes luttent ouvertement contre Gênes, qui ne parvient à se maintenir que grâce à l’aide française. La France obtient par ce traité l’administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Cette dernière, incapable de payer l’intervention militaire française en Corse, abandonne l’île à la France. Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses (chronique du 9 mai).

le 15 mai 1779 : Bonaparte rentre à l’Ecole royale militaire de Brienne, sur recommandation de De Marbeuf, gouverneur de la Corse.

L’Ecole Royale de Brienne a été fondée à partir de cadres et d’élèves venus du Prytanée Royal Militaire en 1776.

le 15 mai 1871 : le pape Pie IX rejette la loi des Garanties par l’encyclique Ubi nos.

Voir la chronique du 13 mai.

le 15 mai 1891 : le pape Léon XIII publie de l’encyclique « Rerum Novarum ».

Poussé par un certains nombre de catholiques, qui luttent contre la gauche républicaine pour adoucir les conditions de vie des ouvriers en France – La Tour du Pin, A. de Mun etc. –le pape dénonce la concentration des richesses entre les mains de quelques-uns, mais aussi la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété.

le 15 mai 1931 : le pape Pie XI condamne la mainmise du parti fasciste sur la jeunesse et publie l’encyclique « Quadragesimo Anno » sur les droits des travailleurs.
le 15 mai 1949 : canonisation de Jeanne de Lestonnac, religieuse française du XVIIe siècle, par le pape Pie XII.

Mère de famille nombreuse devenue très tôt veuve elle se consacre à l’éducation des jeunes filles et fonde une congrégation religieuse féminine de spiritualité ignacienne, la Compagnie de Marie-Notre-Dame, (cf. la chronique du 2 février).

le 15 mai 1958: allocution du général Salan devant le comité de salut public, au du Gouvernement général d’Alger.

Il la conclut par : « Vive la France, vive l’Algérie française, vive le général De Gaulle ! ».

A Paris, De Gaulle déclare par communiqué : « Je me tiens prêt à assumer les pouvoirs de la République ».

le 15 mai 1961 : Jean XXIII publie l’Encyclique « Mater et magistra » sur la question sociale.

Centenaire de Fatima…

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Lettre de liaison n° 51(12 mai 2017)

Chers amis,

Nous voilà arrivés au centenaire de la première apparition de Fatima. Pendant les cinq mois qui viennent, offrons tout particulièrement nos journées à Notre-Dame. Petit signe de Notre-Dame du Rosaire qui a voulu marquerdu signe du rosaire ses apparitions à Fatima : avez-vous remarqué que, du 13 mai au 13 octobre, il y a 153 jours, autant que de Je vous salue Marie dans un rosaire ?

Le rosaire n’est pas le seul enseignement de Notre-Dame à Fatima. En effet, au cours de ses six apparitions de 1917, elle rappela les cinq grands enseignements suivants :

la nécessité de prier et d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs,
la récitation quotidienne du chapelet pour obtenir la paix dans le monde,
les fins dernières : le Ciel, le purgatoire, l’enfer,
la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dévotion voulue par Dieu et qui assurera le salut à ceux qui l’embrasseront,
enfin son rôle de médiatrice de toutes grâces.

Ce dernier thème de la médiation universelle de la Sainte Vierge n’est exprimé que de façon implicite dans les apparitions, mais il est très présent en particulier dans l’apparition du 13 juillet :

« Récitez le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule peut les obtenir ».
« Si l’on fait ce que JE vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix ».
« Si l’on écoute MES demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ».

Ces phrases indiquent clairement le pouvoir qui a été donné à la Sainte Vierge : celui d’obtenir la conversion des pécheurs et la paix dans le monde. Notre-Dame a donc un rôle dans le domaine spirituel, la conversion des pécheurs, mais aussi dans le domaine temporel : la paix dans le monde.D’ailleurs, dans les litanies de la Sainte Vierge, elle est invoquée sous les noms de »Refuge des pécheurs » et de « Reine de la Paix ».

Mais, il n’y a pas que dans l’apparition du 13 juillet que ce rôle a été annoncé. Déjà, le 13 juin, elle avait montré tout le pouvoir que Dieu lui a accordé.

Elle avait dit : « Jacinthe et François, JE les emmènerai bientôt » marquant par là qu’elle a pouvoir sur la vie et sur la mort. Puis un peu après, en parlant de la dévotion à son Cœur Immaculé, elle précise : « À qui embrassera cette dévotion, JE promets le salut. » Elle n’a pas dit : « Dieu promet le salut », mais bien : « JE promets le salut » ! Et elle le confirme en disant juste après à Lucie que son cœur est « LE chemin qui la conduira jusqu’à Dieu ».Elle montre ainsi qu’elle a le pouvoir de nous faire entrer au paradis.

De même, le 13 septembre, elle dit à propos des guérisons demandées par Lucie : « J’en guérirai quelques-uns » montrant qu’elle a également pouvoir sur notre santé.

La médiation de Notre-Dame est aussi très clairement illustrée dans quatre apparitions, au moment où elle ouvre les mains. Par ce geste, elle communiquaaux petits voyants des lumières sur Dieu (première apparition), les éclaira sur leur vocation (deuxième apparition), les instruisit sur des réalités surnaturelles (l’enfer dans la troisième et les mystères du rosaire dans la sixième apparition).

Enfin, la danse du soleil, également déclenchée par un geste de ses mains, indique qu’elle a aussi le pouvoir de jouer sur les éléments naturels. Elle l’avait d’ailleurs clairement dit au cours des trois apparitions précédentes : le 13 juillet, elle avait dit : « JE viendrai faire un miracle », le 19 août : « JE ferai le miracle pour que tout le monde croie » et le 13 septembre : « JE ferai le miracle pour que tous croient ». De plus, ce fut un miracle exceptionnel, un miracle cosmique, le quatrième de ce type dans l’histoire de l’humanité (voir lettre de liaison n° 12). Par ce miracle, Dieu veut nous montrer avec éclat qu’Il a confié à sa Mère un pouvoir très étendu.

Jacintheeut une perception très profonde de cette puissance de Notre-Dame, car, quelques jours avant de partir à l’hôpital, elle confia à sa cousine ses dernières pensées qui jettent une lumière remarquable sur ce point :

Il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie, que c’est à elle qu’il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à elle que Dieu l’a confiée.

La médiation de la Sainte Vierge n’est pas un enseignement nouveau dans l’Église. Saint Bernard disait déjà : « La volonté de Dieu est que nous ayons tout par Marie ». Plus près de nous, saint Bernardin de Sienne n’hésitait pas à dire : « Tous les dons du Saint-Esprit sont distribués par Marie à ceux qu’elle veut, quand elle le veut, comme elle le veut et autant qu’elle le veut ».

Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, va jusqu’à dire, au n° 25 :

Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle Épouse, ses dons ineffables, et Il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’Il possède : en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales.

Et plusieurs papes ont confirmé cet enseignement. En particulier, Léon XIII, dans l’encyclique Octobri Mense du 22 septembre 1891, déclara :

Il est permis d’affirmer que rien, d’après la volonté de Dieu, ne nous est donné sans passer par Marie, de telle sorte que, comme personne ne peut s’approcher du Père tout-puissant sinon par son Fils, ainsi personne, pour ainsi dire, ne peut s’approcher du Christ que par sa mère.

Et dans l’encyclique Ad Diem Illum Laetissimum du 2 février 1904, saint Pie X confirma l’enseignement de Léon XIII :

Par la communion des douleurs et de volonté entre le Christ et Marie, cette dernière a mérité de devenir la dispensatrice de tous les bienfaits que Jésus nous a acquis par son sang.

La médiation de la Sainte Vierge est donc une notion parfaitement traditionnelle. Et Notre-Dame est venue à Fatima confirmer ce qu’enseigne la Tradition.Toutefois, pour ne pas devancer les déclarations solennelles du Magistère, à Fatima, la Vierge Marie ne se présente pas comme « Médiatrice de toutes grâces », mais tout son message souligne qu’elle est bien la médiatrice de toutes les grâces, en particulier des grâces de conversion pour les pécheurs et de paix pour le monde.

Alors en ce centenaire de sa première apparition à Fatima, méditons sur sa puissance et demandons à celle qui est « Médiatrice de toutes grâces » toutes les grâces dont nous avons besoin.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Yves de Lassus

16 mai : conférence à Béziers sur la Sainte Vierge

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Avec le SIEL, Karim Ouchikh entre en résistance contre Macron

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Prochaines conférences de Laurent Dandrieu sur l’Eglise et l’immigration

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Vive Jeanne !

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La Fête nationale de Jeanne d’Arc est une fête nationale officielle en France, célébrée chaque année lors du deuxième dimanche du mois de mai, jour anniversaire de la libération d’Orléans le 8 mai 1429 par l’armée française, sous le commandement de Jeanne d’Arc. Elle a été instaurée par la loi du 10 juillet 1920, adoptée à l’unanimité par la Chambre des députés et le Sénat, sur proposition du député et écrivain Maurice Barrès, quelques semaines après la canonisation de Jeanne d’Arc.

Donald Trump, FSSPX, Medjugorge : le pape à rebours du politiquement correct

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Dans l’avion qui le ramenait du Portugal à Rome, samedi 13 mai le pape François a donné comme à son habitude une conférence de presse.

Il a notamment abordé la question des prétendues apparitions à Medjugorge. Pour la première fois – et comme aucun de ses prédécesseurs – le pape François a publiquement fait part de ses doutes, en particulier sur ces phénomènes d’apparitions qui continueraient chaque jour.

Mais il faut distinguer trois choses en principe: les premières apparitions qui ont concerné des enfants. L’enquête dit, plus ou moins, qu’il faut continuer à enquêter là-dessus. Ensuite, les apparitions… Les présumées apparitions actuelles. L’enquête de la commission a ses doutes. Moi, personnellement, je suis plus méchant: je préfère la madone mère, notre mère, et non la madone chef de service avec des graphiques et qui envoie des messages tous les jours: “Et donc, à partir de maintenant…” Cette femme n’est pas la maman de Jésus! C’est clair: ces présumées apparitions n’ont pas tant de valeurs, je le dis comme une opinion personnelle. Qui pense, en effet, que la vierge dirait «Venez demain à partir de telle heure, je dirai un message à tel voyant»? Non… Distinguons donc les deux types apparitions. Enfin, troisièmement – et c’est le noyau de l’enquête Ruini – il y a le fait spirituel et pastoral. Des gens se rendent là, se convertissent, ils rencontrent Dieu et changent de vie. Il n’y a pas de baguette magique là-bas. On ne peut donc pas nier ce fait spirituel et pastoral. Il faut maintenant voir ces choses avec toutes ces données et avec les réponses que les théologiens m’ont envoyées. J’ai nommé un bon évêque qui a cette expérience pour voir comment se déroule l’aspect pastoral. Je me prononcerai à la fin.»

Sur la FSSPX :

«Je ne veux pas brusquer les choses» «J’écarterai toute forme de triomphalisme, totalement. Il y a quelques jours, la Feria IV de la congrégation pour la Doctrine de la foi – on l’appelle la Feria IV car ce conseil se réunit le mercredi – a étudié un document. Et le document n’est pas encore abouti [Traduction ? « Ne m’est pas encore parvenu »]. J’ai étudié le document. Par ailleurs les rapports actuels sont fraternels. L’année dernière, j’ai leur donné à tous, la permission pour la confession. J’ai aussi accordé une forme de juridiction pour les mariages. Mais avant tout cela, la congrégation pour la Doctrine de la foi traitait tous les problèmes de sa compétence et qui devaient être résolus. Par exemple, les abus (sexuels, NDLR): les abus chez eux, ils nous en référaient. Idem pour Pénitencerie et la réduction à l’état laïc d’un prêtre. Il y a des rapports fraternels. Avec Mgr Fellay, j’ai de bons rapports. Nous avons parlé quelques fois. Je ne veux pas brusquer les choses. Il faut cheminer, cheminer, cheminer… Et après, on verra. Pour moi, ce n’est pas un problème de gagnants ou de perdants mais de frères qui doivent cheminer ensemble cherchant la formule qui permet de faire des pas en avant.»

Enfin sur Donald Trump, qu’il rencontrera le 24 mai :

«L’estime mutuelle est artisanale» «Je ne porte jamais un jugement sur une personne sans l’écouter. Je crois qu’il n’est pas possible de faire cela. Je dirai ce que je pense, il dira ce qu’il pense… Je n’ai jamais jugé sans écouter la personne. Et il y a toujours des portes qui ne sont pas fermées… Il faut chercher les portes qui sont, au moins, un peu ouvertes… Et y entrer pour parler des choses communes et ainsi aller de l’avant, pas à pas. La paix est artisanale, elle se fait chaque jour comme l’amitié entre les personnes. La connaissance mutuelle, l’estime sont artisanales, elles se font tous les jours. Il faut aussi le respect de l’autre, dire la vérité de ce que chacun pense. Mais dans le respect… Il faut cheminer ensemble et être très sincère avec ce que chacun pense. Vouloir le change? Ce serait un calcul politique que je ne me permettrai pas de faire. Sur le plan religieux non plus je ne fais pas de prosélytisme.»

Emmanuel Macron ou le retour de Dionysos

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Esquisse d’un portrait philosophique par Franck Jullié :

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Dans son livre référence L’essence du politique (Dalloz, 2003), Julien Freund caractérise l’action politique autour de trois dimensions fondamentales : la relation du commandement et de l’obéissance, la relation du privé et du public, la relation de l’ami et de l’ennemi. Lorsqu’il s’agit des ennemis, il importe de nommer autant ceux à l’intérieur que ceux à l’extérieur du pays.

Nous allons examiner quels sont les ennemis désignés par monsieur Macron et nous chercherons à en déduire sa vision de l’homme et du monde. Nous nous appuierons pour cela principalement sur deux textes : sa biographie Révolution publiée aux éditions XO en 2016, et sa Lettre ouverte aux LGBTI du 16 avril 2017.

Qui sont les ennemis de monsieur Macron ?

Examinons ses déclarations dans sa Lettre ouverte aux LBGTI pour les ennemis intérieurs :

« Près de quatre ans après le déchaînement de réactions anti-LGBTI ayant entouré le vote de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe … »
« Si nous pensions qu’elle serait suffisante pour renvoyer les anti-LGBTI à un lointain souvenir, nous nous sommes collectivement trompés. »
« Je mènerai une lutte intraitable contre la haine envers les LGBTI. »
« Ce combat contre la haine envers les LGBTI aura pour fer de lance l’éducation. »
« Ce combat contre la haine envers les LGBTI aura pour bouclier la justice. »
« des combats subsistent, je suis décidé à les mener … »
« Vous l’avez compris, ma priorité sera la lutte implacable contre les anti-LGBTI dans toutes leurs dimensions. »

Pour ce qui est des ennemis extérieurs, il les désigne dans un entretien accordé à Ouest France le 27/04/2017 :

« Je veux que sur le non-respect des droits et des valeurs de l’Union européenne, des sanctions soient prises. Les traités le pré On ne peut pas avoir une Europe qui débat de la décimale après la virgule et qui, lorsque vous avez un pays membre qui se comporte comme la Pologne ou la Hongrie, sur des sujets liés à l’université, aux réfugiés, à nos valeurs fondamentales, on décide de ne rien faire.  »

Parmi les pays de l’Union Européenne, la Pologne pour ses positions sur l’avortement, et la Hongrie pour son refus d’une hospitalité inconditionnelle théorisée par Derrida, sont les deux adversaires désignés.

Une véritable déclaration de guerre

En désignant son ennemi – les anti-LGBTI – et en utilisant un vocabulaire de combat (fer, lance, bouclier, lutte), Emmanuel Macron vient de déclarer la guerre à son ennemi intérieur et à ses éventuels alliés extérieurs.

A ceux qui voudraient l’ignorer, écoutons l’analyse de Julien Freund de la lutte politique, de la dialectique entre l’ami et l’ennemi (propos rapporté par Pierre-André Taguieff dans son livre Julien Freund : au cœur du politique, éditions La Table Ronde, 2008):

« Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »

Les désigner anti-LGBTI est une façon négative et méprisante de cibler ceux qui défendent un ordre créationnel. Il nous faut comprendre que ceux qui défendent la réalité d’une création, d’un ordre dans cette création, d’une loi, à la fois divine et créationnelle, qui marque les bornes stables de cet ordre, d’une chute liée au péché et d’une rédemption, sont au cœur des adversaires que comptent combattre Emmanuel Macron et les forces qui l’ont désigné comme leur chef ».

Il y a ceux qui sont en marche et les statiques, les fils de la nouvelle Révolution et les puritains.

Dans sa biographie, Emmanuel Macron nous livre :

« Cette France, républicaine par nature, qui est la nôtre, a des ennemis. Les républicains ne peuvent jamais faire l’économie de les nommer. Ces ennemis si divers ont tous en commun d’être des rêveurs – mais des rêveurs parfois criminels –, des puritains, des utopistes du passé. Ils croient détenir une vérité sur la France. Ce n’est pas seulement un danger, c’est un contresens. La seule vérité qui soit française, c’est celle de notre effort collectif pour nous rendre libres, et meilleurs que nous sommes ; cet effort qui doit nous projeter dans l’avenir. Ces ennemis de la République prétendent l’enfermer dans une définition arbitraire et statique de ce qu’elle est et de ce qu’elle devrait être.».(Révolution, p. 50,51).

Le vocabulaire nietzschéen : « En marche »

« Seules les pensées qu’on a en marchant valent quelque chose » (Nietzsche, Crépuscule des idoles. Pensée 34).

Cette compréhension de la valeur du mouvement chez Nietzsche est à mettre en relation avec l’activité de la grande raison, cette « grande raison » qu’ont méprisée tous les « ennemis du corps », les adversaires de la vie, les « nihilistes », les métaphysiciens, les moralistes et leurs mensonges « sacerdotaux », les chrétiens et leur « métaphysique du bourreau », tous ceux qui ont contrarié la volonté de la vie du corps à la faveur de la « petite raison » et de la conscience – ressentiment du moi, tous les faibles.

Dans Ainsi parlait Zarathoustra, au célèbre chapitre Des contempteurs du corps, Nietzsche écrit :

« C’est aux contempteurs du corps que je veux dire leur fait. Ils ne doivent pas changer de méthode d’enseignement, mais seulement dire adieu à leur propre corps — et ainsi devenir muets. Le corps est un grand système de raison, une multiplicité avec un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger. Instrument de ton corps, telle est aussi ta petite raison que tu appelles esprit, mon frère, petit instrument et petit jouet de ta grande raison. Tu dis « moi » et tu es fier de ce mot. Mais ce qui est plus grand, c’est — ce à quoi tu ne veux pas croire — ton corps et son grand système de raison : il ne dit pas moi, mais il est moi. »

La marche devient l’expression de cette grande raison, de cette libération de Dionysos et de son projet conquérant et éducateur.

La posture nietzschéenne : « la France est une volonté »

La grande raison est volonté. Elle n’est pas une simple faculté de jugement, la petite raison, aiguillonnée par le ressentiment de la conscience. Elle n’est plus instrumentale pour accéder à la reconnaissance d’un ordre créationnel et de ses lois. Elle n’est même plus captive de la prison dans laquelle l’avait enfermée Kant par ses Critiques. Elle est volonté, créatrice de valeurs, de nouvelles possibilités de vie. Elle est une volonté de transmutation des valeurs.

« Notre pays, pour faire face à ses défis, ne peut se tenir uni, réconcilié, que par une volonté. Une volonté qui donne un mouvement, dessine des frontières qui en même temps rassemblent et donnent un sens à ce qui nous dépasse. Oui, la France est une volonté ». (Révolution, p. 169).

Les conquêtes de Dionysos : PMA, GPA

Bacchus-dieu-romain
Dans ce sens, Dionysos doit imposer sa force dans le lieu même de son lieu d’expression : le corps. Il doit inaugurer par un rite initiatique – en l’occurrence ce sera un rite législatif – la valeur de sa propre existence. Il doit transmuter le corps pour en libérer toutes les potentialités de vie.

La révolution dionysiaque doit s’opérer :

« Je suis favorable à une loi qui ouvrira la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. »
« Je m’engage à ce que les enfants issus de GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français. »

Mais Dionysos veut du sang. Il aime la guerre et la force brutale. Il a le culte de la force.

Dans le Crépuscule des idoles, au chapitre des Flâneries inactuelles, Nietzsche nous dévoile une conséquence de la libération de Dionysos : l’euthanasie.

« Le malade est un parasite de la société. Arrivé à un certain état il est inconvenant de vivre plus longtemps. L’obstination à végéter lâchement, esclave des médecins et des pratiques médicales, après que l’on a perdu le sens de la vie, le droit à la vie, devrait entraîner, de la part de la Société, un mépris profond. … Créer une nouvelle responsabilité, celle du médecin, pour tous les cas où le plus haut intérêt de la vie, de la vie ascendante, exige que l’on écarte et que l’on refoule sans pitié la vie dégénérescente — par exemple en faveur du droit de vivre… Mourir fièrement lorsqu’il n’est plus possible de vivre fièrement. La mort choisie librement, la mort en temps voulu, avec lucidité et d’un cœur joyeux, accomplie au milieu d’enfants et de témoins, alors qu’un adieu réel est encore possible, alors que celui qui nous quitte existe encore et qu’il est véritablement capable d’évaluer ce qu’il a voulu, ce qu’il a atteint, de récapituler sa vie. — Tout cela en opposition avec la pitoyable comédie que joue le christianisme à l’heure de la mort. Jamais on ne pardonnera au christianisme d’avoir abusé de la faiblesse du mourant pour faire violence à sa conscience, d’avoir pris l’attitude du mourant comme prétexte à un jugement sur l’homme et son passé ! … » (§36. Morale pour médecins)

La marche dionysiaque devrait donc nous conduire au cœur de la culture de mort : l’euthanasie comme désir.

Plus d’argent pour plus de vie

« Je lancerai une initiative internationale afin de s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie et lutter contre le trafic d’enfants et de femmes. »

L’argent devient le nouvel agent de sanctification de la GPA. La vie trouve un nouveau terrain d’expression par la puissance de l’argent, instrument de la distinction des forts et des faibles. Plus exactement, l’argent devient la mesure de la valeur de la vie et le moyen d’une nouvelle aristocratie des forts.

Conclusion

Avec Emmanuel Macron, la France inaugure une nouvelle étape de la Révolution, le passage du monde de Kant à celui de Nietzsche. On sait que Nietzsche reprochait à Kant de ne pas avoir achevé la destruction de la métaphysique car il a maintenu – par ses trois Critiques – le statut de la raison comme instrument légiférant. C’est encore trop !

Avec Nietzsche, ce sont les forces les plus profondes – et non seulement la raison obscurcie par le péché – qui doivent prendre le pouvoir, les forces dionysiaques. La France, plutôt que de se repentir de ses péchés et de son antichristianisme, de ses crimes de sang (avortement), de sa mentalité contraceptive, de son fanatisme socialiste, de sa culture pornographique, a confirmé par cette élection présidentielle son endurcissement spirituel.

Elle doit maintenant se tenir prête : « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. » (Hébreux 10.31)

23 mai au Chesnay : les cathos sont-ils de retour ?

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Conférence les cathos

Concert en la cathédrale de Vaison-La-Romaine dimanche 21 mai à 17h00 en soutien à l’Institution St Louis du Barroux

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Affiche Condor A3-V2

L’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie

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Entretien avec l’abbé Paul Giard, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

Evénement marial, à la fois artistique et spirituel, à Lamotte Beuvron

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Capture d’écran 2017-05-12 à 19.22.44

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