les4verites: Macron ment et dit aussi d’énormes bêtises en économie Politique

Macron ment et dit aussi d’énormes bêtises en économie
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Macron ment et dit aussi d’énormes bêtises en économie
Raymond Riche
Posté le 05 mai , 2017, 5:09

Une précision d’entrée : Marine n’est pas supposée être spécialiste en économie, Macron oui, c’est un financier qui a été le conseiller économique d’Hollande les deux premières années puis son ministre de l’économie les deux années suivantes. Or c’est lui qui a dit les plus grandes bêtises.

Par exemple Macron dit une énorme bêtise quand il pense ridiculiser Marine à propos de l’ECU et en disant : « Une grande entreprise ne pourra pas payer en euro d’un côté et payer ses salariés en francs de l’autre. C’est n’importe quoi, Marine Le Pen, cela n’a jamais existé ! »

Malheureusement cette énorme bêtise est crue par la grande majorité des Français.

D’abord oui il a bien existé une monnaie européenne commune, en parallèle des monnaies de chaque pays. C’était, comme Marine l’a dit, l’ECU (European Currency Unit), l’unité de compte européenne créée en 1979 dans le cadre du SME (système monétaire européen). C’était un panier des monnaies de chaque pays de l’union européenne, qui représentait une valeur commune moyenne de ces monnaies, donc ses variations étaient nettement moindres que les fluctuations de chaque monnaie. L’ECU était utilisé par les institutions européennes et les banques centrales, et servait de monnaie de placement et d’endettement sur les marchés financiers. Parallèlement, chaque pays avait gardé sa monnaie.

Lors du passage de cette monnaie ‘commune’ ECU à la monnaie ‘unique’ celle-ci a été nommée ‘EURO’ en particulier parce que certains pays membres du SME ne rejoignant pas la zone EURO pouvaient continuer d’utiliser l’ECU en parallèle de leurs propres monnaies !

Même dans la zone euro, celui-ci a coexisté avec les monnaies locales pendant les premières années, pour faire la transition. Qu’on ne dise donc pas qu’ils ne peuvent pas coexister.

Et encore aujourd’hui, tous les jours, de nombreuses entreprises, dont manifestement Macron ne connaît rien, utilisent en parallèle l’euro et leur monnaie propre. C’est le cas des pays de l’union européenne qui ne font pas partie de la zone euro mais qui ont signé le MCE (mécanisme de change européen) qui lie le cours de leur monnaie nationale à celui de l’euro. C’est le cas aussi des pays de l’union européenne qui ne font partie ni de la zone euro ni du MCE, c’est aussi le cas de pays en dehors de l’union européenne qui préfèrent utiliser l’euro en monnaie internationale plutôt que le dollar, alors qu’ils ont bien sûr leurs monnaies nationales.

Alors quand un financier ex-ministre de l’économie trouve ridicule ce que dit Marine à ce propos, il faut se poser la question : il n’y connaît rien ou il nous mène en bateau ?

Car pour penser que l’euro peut subsister sous sa forme actuelle, il faut vraiment ne rien savoir, ou mentir effrontément. Ne pas tirer fortement la sonnette d’alarme sur la zone euro et l’Europe est une grave erreur. Il ne s’agit pas de promettre, comme il le fait, « une Europe qui va développer nos emplois et nos économies » et qui va « protéger nos industries stratégiques » (lui qui a autorisé la vente d’Alsthom à General Electric, au grand bénéfice de Rothschild, ou encore la fusion de Technip avec l’américain FMC technologies avec transfert du siège à Londres), il faut dire comment il va le faire et avec quels moyens.

La zone euro est la moins compétitive même en Europe : dans les 10 dernières années le PIB réel par habitant, ajusté pour tenir compte de l’inflation, a progressé aux Etats-Unis de +3,3 % et dans l’union européenne de +0,6 %, elle a régressé dans la zone euro de -1,8 % !

Pour être adaptée à un pays, la monnaie doit être en accord avec l’économie de ce pays. À défaut nous arrivons à la dette de la Grèce, qui nous a déjà coûté très cher sans pour autant aider ce pays, qui devient absolument insoutenable, bientôt ce sera le cas de l’Italie et l’Espagne, puis de la France. Donc la remise en cause de l’euro est inéluctable. Faut-il attendre que le bateau coule ?

Depuis 2015 la BCE a distribué 1.500 milliards € « d’excédent de liquidités » (c’est-à-dire en plus des liquidités réelles déposées par les banques) : l’Allemagne à elle seule a reçu 60 % de ces excédents ! 20 % ont été reçus par quatre pays (France, Luxembourg, Pays-Bas, Finlande). Comment est-il possible de stabiliser une zone avec de telles différences entre les pays ? Pour le faire il faudrait une intégration complète, c’est-à-dire en fait former un seul pays, avec des régimes sociaux et fiscaux identiques pour tous. Faute d’une telle solution totalement rejetée par divers pays dont l’Allemagne en premier, faut-il abandonner l’euro ou trouver une solution comme celle que proposait l’ECU qui permettait d’avoir une monnaie commune (mais pas unique) en gardant sa monnaie nationale ?

Tel qu’il est défini maintenant l’EURO représente à la fois les monnaies locales et une monnaie internationale, avec un volume d’encours gigantesque, du fait à la fois de la monnaie scripturale et des émissions des excédents de liquidités de la BCE. Ce volume de liquidités favorise le jeu des grands groupes financiers qui spéculent sur les monnaies, sur les valeurs en bourse, sur les valeurs des matières premières dont le pétrole, en lien avec les pays pétroliers musulmans qui sont à la fois les grands capitalistes et le moteur d’une immigration de masse, synonyme de consommation et de main-d’œuvre à bas prix pour les financiers, synonyme de conquête pour les autres.

Ainsi, les dires de Marine sur l’ECU et sur la dangerosité de l’euro tel qu’il est défini actuellement sont une réalité, et son idée d’une double monnaie non seulement a existé, mais devra exister à nouveau si l’on veut permettre à la fois des zones d’échange ouvert économiquement stables tout en maintenant la flexibilité de chaque pays en fonction de ses capacités, la seule alternative étant une intégration complète non seulement de la monnaie, mais de la fiscalité et des protections sociales.

Plus fondamentalement il faut rappeler qu’une monnaie remplit plusieurs fonctions en parallèle, puisqu’elle est à la fois moyen d’échange, étalon de valeur et instrument de réserve. Il faut aussi rappeler que cette monnaie peut-être fiduciaire, celle de l’État qui devrait en garantir la valeur, ou scripturale, celle des banques qui créent cette monnaie évanescente, qui apparaît avec le crédit et disparaît quand il est remboursé, permettant ainsi l’amplification des échanges commerciaux, et bien sûr en même temps les plus grandes spéculations. Et le capitalisme financier, dont Macron est le symbole, se nourrit du mélange de ces deux formes de la monnaie et de ses fonctions diverses. Car la même monnaie permet au travailleur d’acheter avec son salaire ce dont il a besoin, elle permet aussi d’économiser et investir ou voir sa valeur chuter avec l’érosion monétaire (qui est un bénéfice pour l’État), elle permet d’utiliser des prestations familiales à n’importe quelle fin y compris le financement du terrorisme, et cette même monnaie permet au capitalisme financier de spéculer sur les monnaies, sur les valeurs et les transferts des entreprises, avec le plus grand mépris des personnes.

L’économie est supposée être la spécialité de Macron, mais on peut se demander au bénéfice de qui quand on voit d’un côté les résultats qu’il a obtenus pour lui (en 4 ans un peu plus de 3 millions d’euros, qui se sont volatilisés mystérieusement), de l’autre pour la France puisqu’en quatre ans de mai 2012 à août 2016 où il était l’artisan principal de cette économie, les prélèvements obligatoires sont passés de 900 à 1.000 milliards par an (+ 11%), la dette publique de 1.800 à plus de 2.200 milliards (+22%), l’ensemble des chômeurs de moins de 5 millions à plus de 6 millions (+ 20%). Et cela alors même que toutes les conditions économiques étaient favorables, comme le prix du pétrole et les taux d’intérêt extrêmement bas voire négatifs,

Marine est loin d’être parfaite, mais elle a l’énorme avantage de vouloir en premier restaurer l’ordre et gérer l’immigration, facteur essentiel de stabilité sociale et de redressement économique, à l’inverse Macron est le produit et l’outil d’un capitalisme financier qui cherche à avoir de plus en plus la main sur la souveraineté nationale, en témoignent la promotion et la protection dont a bénéficié Macron. Un chercheur économiste du CNRS a écrit en avril 2017 « la candidature Macron est le spasme du système et constitue une entreprise essentiellement frauduleuse. Des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaires à la présidence de la république ».

Nous savons qu’il va être élu, mais que tous ceux qui ont compris le danger qu’il représente aillent voter Marine afin d’éviter un succès écrasant qui donnerait à Macron encore plus de pouvoir.

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