La Chronique Agora : Simone Wapler : Pendant ce temps là, du côté des banques centrales…

La Chronique Agora

Simone Wapler : Pendant ce temps là, du côté des banques centrales…
La scène politique n’est qu’une diversion. Les banques centrales tirent véritablement les ficelles en manipulant les taux.
Bill Bonner : Shutdown ? Nous sommes pour !
Un shutdown, une coupure du financement de l’Etat fédéral, révélerait l’inutilité des tâches essentielles qu’il prétend assumer.
Nick Hubble : 2017 sera-t-elle l’année du prochain krach boursier ? (2)
Prédire les marchés ? Impossible, mais voici des paramètres utiles pour prendre les bonnes décisions sur les marchés britanniques et mondiaux.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Pendant ce temps là, du côté des banques centrales…

Le « duel » Macron – Le Pen ne fut pas sanglant, loin de là, et les escarmouches verbeuses seront bien vite oubliées.

Le nerf de la guerre c’est l’argent… et l’Etat français n’en a pas assez, il lui en faut toujours plus tout en promettant des baisses d’impôts.

La solution, ridiculement simpliste de Marine Le Pen consiste à le fabriquer en France. Le prix à payer est l’inflation et la dévaluation, impôts payés par tout le monde.

La solution, beaucoup plus sophistiquée, d’Emmanuel Macron repose sur une fabrication de monnaie délocalisée à la Banque centrale européenne avec le consentement tacite de l’Allemagne. L’impôt à payer est la rémunération nulle de l’épargne.

Marine Le Pen préfère l’impôt-inflation qui lessive tout le monde. Emmanuel Macron préfère essorer la classe moyenne qui met de l’argent de côté. Ses amis banquiers et grands industriels, proches de la source du crédit infini et gratuit, s’en tirent avantageusement.

Dans les deux cas, la création monétaire – qu’elle soit nationale ou européenne – n’enrichit personne (ou seulement une infime couche de la population), ne pousse pas les entreprises à investir et à embaucher. Ni Le Pen ni Macron n’ont de solutions sur ces sujets, ils n’ont que des promesses de plus de subventions.

Mais le spectacle peut continuer, car la Banque centrale européenne fait « tout ce qu’il faut » pour cela.

Plus que 3 jours…
Dans quelques jours, nous irons voter… et il sera trop tard pour vous positionner sur les 3 valeurs « spécial Présidentielles » sélectionnées par Eric Lewin.

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Ainsi, Mario Draghi a soutenu la dette française en avril, rachetant plus d’obligations françaises et italiennes et dérogeant à sa clé de répartition classique. En effet, lorsque la BCE se livre à de tels achats, elle doit respecter une proportion équivalente à la taille de tous les pays. Si Mario Draghi veut acheter une pincée de dette espagnole, il doit acheter une cuillerée de dette italienne, une louche de dette française et une soupière de dette allemande.

Selon Reuters, en avril, la BCE a dérogé à sa recette de cuisine monétaire et a forcé la dose sur les dettes italiennes et françaises. Résultat, l’écart de taux d’emprunt entre la France et l’Allemagne s’est resserré alors qu’il commençait à se creuser dangereusement.

Taux d’emprunt à 10 ans de la France en bleu et de l’Allemagne en rouge :

Taux d’emprunt à 10 ans de la France en bleu et de l’Allemagne en rouge :

L’élection d’Emmanuel Macron signifiera plus de tout cela, les taux devraient rester bas au moins jusqu’en 2018 (fin programmée du programme de rachats de la BCE) et le rendement net de votre épargne financière rester négatif ou nul.

Evidemment, le moyen de retrouver un peu de rendement consiste à voir du côté des monnaies étrangères.

La Fed américaine ne rachète plus d’obligations américaines et a commencé à relever ses taux directeurs. Hier, elle a confirmé qu’elle les maintenait dans la fourchette 0,75% – 1%. Mais malgré une création monétaire sans précédent historique, la croissance américaine s’est affichée à 0,7% seulement, rythme jugé par la Fed décevant mais transitoire. La Banque centrale américaine a indiqué qu’elle préférerait à l’avenir revendre une partie de ses obligations en stock plutôt que de relever son taux directeur ce qui renchérit le crédit.
[NDLR : Notre spécialiste Jim Rickards a mis au point un système de trading sur le marché des changes pour profiter des manoeuvres des banques centrales. Ce système IMPACT est dérivé d’un logiciel utilisé par la CIA. Découvrez ici son potentiel et les plus-values qu’il peut vous faire engranger.]

Pour nous, épargnants, la quête du rendement se complique et devient de plus en plus délicate. Mais vous n’imaginiez quand-même pas que les banques centrales oeuvraient pour notre bien…

14 trades en 2017…
2 pertes seulement…
Et +53% de gain moyen, pertes incluses !

Notre spécialiste réalise un sans-faute depuis le début de l’année… et c’est bien normal, puisqu’il se concentre sur l’un des secteurs les plus brûlants du moment.

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LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Shutdown ? Nous sommes pour !

Pauvre Donald J. Trump.

Quoi qu’il dise, la presse lui saute dessus.

Selon un tweet présidentiel : « notre pays a besoin d’un bon shutdown [blocage budgétaire du gouvernement]. »

tweet Trump

Les commentateurs n’en sont pas revenus. C’est « impensable », ont-ils dit, qu’un président en fonction suggère que son propre gouvernement soit bloqué !

Mais, une fois de plus, nous comptons sur le président.

« Le Donald » a raison : un blocage, c’est bien ce dont le pays a besoin.

Fini l’argent pour le marigot

Bloquez tout le dispositif.

Plus aucun argent pour le marigot. Plus aucun argent pour les compères. Plus aucun argent pour les zombies. Terminés le droit du travail… les salaires minimum… les réglementations de la SEC…

Que les fouineurs de la NSA et de la CIA soient renvoyés chez eux. Que l’on arrête de collecter des impôts. Que l’on arrête de dire à tout le monde ce qu’il faut faire !

Que l’on mette un terme aux accords gagnant-perdant.

Ouah… rien que d’y penser, on en a le vertige.

Les lecteurs riposteront que M. Trump est irresponsable et que ce blocage serait « désastreux ».

Pensez à tous les musées et les parcs qui devraient fermer. Imaginez que la radio nationale cesse d’émettre. Pensez aux bombardements qui devraient cesser. Pensez à tous ces gaspillages, arrangements entre initiés, et contrats de complaisance que l’on interromprait.

Le département du Travail, soudain, n’aurait plus de travail ! Le département de l’Education devrait sécher l’école. Le département de l’Agriculture serait déraciné. Le département de l’Energie tomberait en panne d’essence.

Oui… cela nous parait bien !

Sérieusement, la plupart des tâches que fait le gouvernement sont « non essentielles ».

Allons à l’essentiel vraiment essentiel

Même dans le contexte d’un blocage, l’Etat resterait actif dans ses tâches essentielles : prendre notre argent… nous espionner… nous poser des questions grossières à l’aéroport… et attaquer des étrangers à coups de drones.

Si le président veut vraiment secouer le cocotier, il faudrait également qu’il bloque ces services « essentiels ».

Prenons le département de la Sécurité intérieure.

Est-il essentiel ?

Il y a 20 ans, il n’existait pas. A présent, il emploie 240 000 personnes.
Si M. Trump voulait réellement restituer sa grandeur à l’Amérique, il s’en débarrasserait. Nous étions plus en sécurité avant sa création.

Il rapatrierait les soldats dans leurs casernes, également. Il y a 20 ans, la Guerre contre le Terrorisme n’existait pas non plus. A présent, nous nous sommes appauvris de 7 000 Mds$… mais nous ne sommes guère plus avancés, apparemment.

M. Trump a promis un nouveau genre de politique étrangère. Un blocage serait un bon point de départ.

Tant que vous y êtes, bloquez l’Obamacare.

Cela n’existait pas il y a 20 ans, non plus. On ne s’en souvient pas. Les gens tombaient-ils raides morts dans les rues, à l’époque ? Ne serait-ce pas une réforme radicale, ça ? Que les gens payent leurs propres médicaments.
[NDLR : Plusieurs Etats américains viennent d’autoriser la culture du cannabis à usage médical. Nos spécialistes ont sélectionné les meilleurs biotechs capables de vous faire moissonner des plus-values. Découvrez-les vite ici.]

Un président parfait ?

Mais attendez…

Le président dit qu’il veut un blocage… en septembre.

Pourquoi attendre jusqu’en septembre ?

Cher lecteur, nous sommes désolé de vous décevoir. Il n’y aura pas de véritable blocage du gouvernement fédéral. Ni maintenant, ni en septembre.

Cela n’arrivera pas pour la même raison qu’il n’y aura pas de véritable réduction des dépenses, ni de l’ingérence à l’étranger, ni des dépenses nationales.

Comme prévu, Donald J. Trump suit le même programme – plus ou moins – que tous les présidents du XXIe siècle.

Il poussera ses projets préférés. Il punira ses ennemis. Mais il ne remettra pas en question le véritable pouvoir dissimulé derrière le gouvernement fédéral des Etats-Unis.

Au cours de ces toutes dernières semaines, nous avons appris que M. Trump pense que l’OTAN, ce n’est pas si mal, après tout… que la Chine n’est probablement pas vraiment une « manipulatrice monétaire » (quoi que cela signifie)… que le « grand mur magnifique » peut attendre… qu’il peut faire avec le traité iranien… et qu’il n’est pas nécessaire de supprimer l’Obamacare mais plutôt d’y remettre un peu d’ordre…

Le Deep State pouvait-il rêver mieux, en termes de président ?

Le problème, avec Hillary, c’est que l’on voyait bien qu’elle était dans les petits papiers des initiés.

Mais « Le Donald » ? Ses fans pensent qu’il est de leur côté !

Et il n’est pas un programme stupide ou une politique intéressée, aussi nuls et contreproductifs qu’ils soient, qui ne finissent pas se faire approuver… et à obtenir davantage d’argent de la Maison-Blanche.

Des voleurs, pas des productifs

Autrement dit, les élections importaient peu.

Nous en avons encore eu la preuve au cours du week-end. L’Etat a fait passer une loi de finance permettant de dépenser 1 000 Mds$ afin de maintenir les activités de gaspillage et d’escroquerie jusqu’en septembre.

A gauche, à droite et au centre, ils se sont tous mis d’accord pour garantir que rien ne change.

On continue d’alimenter toutes les bestioles du marigot, notamment deux des plus grandes : Wall Street et le Pentagone (qui va avoir encore plus d’argent).

Est-ce qu’Hillary aurait procédé d’une autre manière ? Selon le New York Times :

« Chuck Schumer, sénateur de New York et chef de la minorité [au Sénat], a déclaré que ‘cet accord était bon pour les Américains, et qu’il éloignait la menace d’un blocage du gouvernement.

Cette loi garantit que l’argent du contribuable ne servira pas à financer un mur inutile à la frontière, exclut les adeptes de la pilule empoisonnée, et accroit les investissements dédiés aux programmes qui comptent pour la classe moyenne, tels que la recherche médicale, l’éducation et les infrastructures’. »

A La Chronique, nous n’exprimons aucune opinion partisane. Nous méprisons les deux camps de la même façon, en gros.

Tous deux sont des voleurs et non des productifs. Tous deux promettent de nourrir les pauvres mais aucun n’a jamais fait pousser ne serait-ce qu’un épi de maïs.

Tous deux promettent d’améliorer le secteur de la santé, mais aucun n’a jamais changé les draps d’un lit d’hôpital.

Tous deux promettent plus d’emplois… mais aucun n’a jamais créé une entreprise rentable, ni d’emplois.

Tout ce qu’ils sont capables de faire, c’est vous donner quelque chose qu’ils ont volé à ses propriétaires légitimes.

Nous avions eu le pressentiment que le vainqueur de l’élection importerait peu, en novembre.

Apparemment, ce pressentiment était juste.

LES NOTES DE NICK HUBBLE

2017 sera-t-elle l’année du prochain krach boursier ? Deuxième partie

Nous avons vu la question du Brexit qui pourrait se révéler très favorable aux Britanniques. Voyons maintenant quelles sont les innovations qui couvent, susceptibles d’entraîner les marchés.

Les technologies de ruptures fleurissent…

Londres est la capitale mondiale des start-up, du capital-risque et des business angels. Cela signifie que cette place est en première ligne pour bénéficier des révolutions technologiques dans le domaine médical, de la robotique et de la fintech. Voici quelques domaines dans lesquels vous devriez investir.

Les institutions financières sont en train de s’emparer du Bitcoin et de la technologie qui lui permet de fonctionner, la blockchain. Les grandes banques et les sociétés de trading cherchent à rendre les transactions instantanées, gratuites et sécurisées en concevant leurs propres versions de la blockchain. Cela permettrait de réduire drastiquement les coûts des transactions financières, ce qui bénéficierait autant aux consommateurs qu’aux actionnaires. La Grande-Bretagne est à la pointe de l’innovation en la matière.

La médecine personnalisée est un domaine fascinant qui est en plein boom et qui pourrait sauver les services de santé britanniques, voire en faire l’un des meilleurs au monde. Saviez-vous qu’une multitude de molécules pharmaceutiques ne fonctionnent pas pour la majorité des patients à qui elles sont prescrites ? Imaginez les avancées médicales et les économies dont nous pourrions bénéficier s’il était possible de prédire comment un patient va réagir à un traitement. Ce serait la fin du gaspillage, les traitements seraient plus rapides, de meilleure qualité, avec moins d’effets secondaires et le temps de récupération serait plus court.

En fait, il est déjà possible de prédire certains de ces paramètres. Les réponses se trouvent dans nos gènes. Nous sommes en train d’apprendre à les lire. Par exemple, je sais que je suis prédisposé au diabète de type 2. Je sais aussi que le traitement habituellement prescrit pour combattre cette forme de diabète ne fonctionnera pas sur moi. Cette information aura permis, à moi et au système de santé, d’économiser beaucoup de temps et d’argent.

Cependant, le séquençage génétique n’en est encore qu’à ses tout premiers balbutiements. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois que nous maîtriserons cette technologie, il sera facile d’en tirer des applications immédiates. Les progrès dans le secteur médical pourraient alors être considérables.

Un professeur a dit une fois à un ami d’enfance de mon père qu’il n’arriverait à rien dans la vie, et que dans le meilleur des cas il deviendrait maçon. Des années plus tard, il est devenu un des maçons les plus recherchés, en raison de sa rapidité extraordinaire. Par la suite, il fonda une société de maçonnerie dont l’élément de différenciation reposait sur la vitesse à laquelle elle promettait de monter un mur pour ses clients. Ce fut un immense succès.

La prochaine étape sera d’utiliser des robots poseurs de briques qui pourront travailler rapidement, sans interruption, à une vitesse régulière et pour un coût horaire beaucoup plus bas. Les tout premiers robots de ce type viennent tout juste d’être lancés sur le marché.

Evolution depuis deux ans de l’ETF Robo coté en dollar

La robotisation permet de libérer les travailleurs de certaines tâches routinières pour leur permettre de se consacrer à de nouvelles activités. C’est ainsi que l’économie peut se développer au fil du temps.

Le progrès technologique pourrait entraîner un nouveau boom économique et une envolée des marchés financiers, tout comme avec Google, Amazon et Apple au cours des dernières années.

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