La Chronique Agora:Simone Wapler : Le discret sauvetage bancaire à 233,5 Mds€ -Et Varia

La Chronique Agora

Simone Wapler : Le discret sauvetage bancaire à 233,5 Mds€
Les banques européennes sont allées chercher mercredi 22 mars 233,5 Mds€ auprès de la BCE. Ce montant est presque le double de ce qu’avaient prévu les économistes.
Bill Bonner : Pas de solution miracle pour l’économie américaine…
L’information moderne est tellement déformée qu’elle n’a aucune valeur. Elle sert seulement à propager des illusions extravagantes.
Dan Amoss : Avis de bénéfices en hausse pour certaines minières aurifères
Les mines d’or sont injustement méprisées et constituent encore un investissement « contrarien » tandis que le cours de l’or repart à la hausse.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Le discret sauvetage bancaire d’hier

Hier, je vous parlais de la dernière opération de LTRO (Long Term Refinancement Operation) de la Banque centrale européenne.

En langage clair, intelligible et « populiste », LTRO = crédit plus que gratuit pour la Parasitocratie. La Banque centrale donne de l’argent aux banques commerciales et même les paie pour l’accepter.

Je vous citais hier L’Agefi :

« Si le niveau de la demande est débattu parmi les économistes, certains estiment qu’elle pourrait avoir dépassé 120 Mds€, contre 30 à 60 Mds€ pour les opérations précédentes. Si tel est le cas, la ruée des banques prouvera que celles-ci anticipent la fin de ce système hors normes ».

Damnation, les doctes économistes ont eu raison à +100% près ! Car ce n’est pas 120 Mds€ que les banques sont allées chercher mais bien 233,5 Mds€ — soit 94,58% de plus que l’estimation.

Plus vous fréquentez les économistes et les prévisions économiques, plus vous devez vous rendre à l’évidence : leur « intervalle de confiance », comme on dit en statistique, est de ±100%. En langage vulgaire, n’accordez aucune foi aux données macroéconomiques et aux prévisions économiques. « Fake news » dirait Donald Trump.

+ 3 496 euros… ou + 11 119 euros : où en sont vos investissements ?

Découvrez un moyen simple et efficace de faire fructifier votre épargne : ne vous contentez plus de 0,75% de votre Livret A… alors que vous pourriez engranger +15% par an en moyenne !

Tout est expliqué ici.

Au mieux, en période de stabilité, les prévisionnistes prolongent une courbe par sa tendance linéaire. Mais force est de constater qu’ils sont incapables de prévoir les retournements de tendance.

Pour cela, mieux vaut faire confiance aux spéculateurs, comme ce vieux crabe de Soros (oui, je sais, en le traitant de « vieux crabe » je ne serai jamais invitée au sommet de la Parasitocratie à Davos, mais j’assume). Il a mis en juin 2016 un petit ticket de 100 M$ pour parier sur une crise bancaire européenne — et plus spécifiquement sur les chutes de la banque hollandaise ING et du monstre allemand Deutsche Bank. Pour le moment, toutefois, le vieux crabe n’a pas fait de gains spectaculaires…

Soros

Mais récemment, Georges Soros, Stan Druckenmiller, John Paulson, Paul Singer, des gérants vedettes de fonds spéculatifs, ont acheté de l’or.

Singer est devenu extrêmement critique vis à vis des agissements des banquiers centraux. Selon lui les banques centrales ont créé « une monstrueuse asymétrie, jamais vue auparavant, entre le rendement potentiel et le risque […] une énorme augmentation des risque cachés des risques cachés […] des dangers inhabituels, uniques en 5 000 ans d’histoire financière »*.

Pour vous, investisseur particulier, la meilleur façon de vous couvrir consiste à acquérir de l’or. Mais pas n’importe lequel. Pour bénéficier de la fiscalité la plus douce, choisissez cette pièce que vous pouvez découvrir ici (et, non, il ne s’agit pas du napoléon de votre grand-père…).

* CNBC Delivering Alpha Conference : « tremendous, never-before seen asymmetry between potential further reward and risk […] tremendous increase in hidden risk […] unusual dangers that are unique in the ‘5,000 years-ish’ history of finance. »

LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Pas de solution miracle pour l’économie américaine…

Le Dow a chuté.

Les investisseurs auraient-ils enfin remarqué quelque chose ?

Aucune dépense d’infrastructures ne sera injectée dans des projets immédiats, en 2017… et il n’y aura pas d’allègement d’impôt miracle pour l’économie.

Cela signifie que le « trade de la réflation » ne rapportera pas… du moins pas comme prévu.

Nous avons vu que les « informations » publiées dans la presse grand public étaient essentiellement fausses.

On ne peut pas dire qu’elles soient volontairement fausses, ou que les faits soient forcément faux. Elles sont fausses dans le sens où elles font semblant de posséder un sens qui n’existe pas. Elles sont souvent insignifiantes, trompeuses, voire totalement inexactes.

Tout le bruit suscité par les « écoutes » de l’équipe de Trump, pendant la campagne, constitue un bon exemple.

Sur Twitter, M. Trump a agi comme s’il était surpris… comme s’il n’avait pas conscience que les barbouzes nous surveillent tous.

Les barbouzes ont joué leur rôle, eux aussi, en faisant semblant de s’indigner… comme si jamais au grand jamais ils ne feraient une chose pareille.

Puis les médias ont sauté sur Trump, en prétendant que cette idée d’écoutes furtives massives – révélées par le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden – n’était rien d’autre qu’une paranoïa de la droite.

Lors du dernier épisode de ce feuilleton, le directeur du FBI James Comey nous a déclaré sous serment que les affirmations de Trump, concernant les écoutes dont il aurait été victime, étaient dénuées de toute vérité…

De l’information à valeur négative

Là, même le citoyen le plus débile et le moins informé serait en droit de se poser la question suivante : si le complexe FBI-NSA-CIA – dont les dépenses dépassent le budget militaire russe tout entier – ne surveille pas un candidat à la présidentielle soupçonné de s’entendre un peu trop bien avec un adversaire potentiel possédant l’arme nucléaire, alors que fait-il exactement ?

Dans le meilleur des cas, ces articles de presse ne révèlent rien, voire moins que rien. Le public reçoit « l’information », mais de qualité si médiocre et à l’intégrité si douteuse que sa valeur est négative. Dans le pire des cas (et c’est le plus probable), les informations encouragent les gens à choisir leur camp au sein d’un fantasme où leur gladiateur et héros, Donald J. Trump, fait face à d’agiles rétiaires du Deep State essayant de le prendre dans les mailles de leurs filets.

Selon le dernier sondage Gallup évaluant la cote de popularité de Trump, 37 Américains sur 100 y croient…

Comme au catch, l’histoire est simple — les gentils contre les méchants – mais ce n’est que de la simulation.

Quelle est la vérité ?

Comme la plupart des choses qui se passent dans les médias publics, on ne peut connaître la vérité dans la mesure où elle ne peut jamais être ni testée, ni prouvée.

Mais peut-être est-il plus « véridique » que la Team Trump, le secteur de la sécurité et la presse sont tous dans le même camp, et qu’ils jouent la comédie aux dépens du public.

Tous ont quelque chose à gagner, dans ces jeux du cirque : la presse engrange davantage de recettes, la Team Trump se brosse un portrait de héros de la classe ouvrière américaine, et le Deep State s’en tire les poches pleines.

Partout, l’argent parle. Dans le marigot, c’est pratiquement la seule voix que l’on entend.

Chaque vote a la même valeur mais chaque citoyen n’a pas 100 M$ à dépenser en lobbying

Lors de la dernière élection, par exemple, le secteur financier a investi 2 Mds$ pour s’assurer que les politicards étaient à leur écoute. C’est un rapport émanant du groupe Americans For Financial Reform qui le dit.

L’argent est passé par deux principaux canaux, à peu près à part égale : via les contributions de campagne ou en règlement de frais de lobbying.

Les caisses d’épargne et de crédit, les banques commerciales, les sociétés de courtage, tous chuchotaient en agitant des liasses de billets.

Il ne s’agit là que de l’argent déclaré officiellement. Il se peut que les véritables sommes dépensées pour suborner le « secteur public » représentent deux fois plus.

C’est la National Association of Realtors (NAR) qui détient la palme des beaux parleurs. Elle a dépensé 118 M$ pour tenter de gonfler une nouvelle bulle immobilière.

Derrière la NAR se trouvait un trio de hedge funds : Renaissance Technologies, Paloma Partners, et Elliott Management.

Nous ignorons ce qu’ils cherchaient, mais ce ne serait probablement pas très difficile à découvrir.

L’imposture de la démocratie, c’est que le vote de chaque citoyen a la même valeur. Mais combien d’électeurs disposent-ils de 100 M$ de dessous de table ? Et quel est le fonctionnaire qui refuserait de rallier les initiés si on lui offrait des millions de dollars ?

Mais laissons de côté le vol et les dessous de table pour nous tourner vers l’idiotie.

Au sein de la société, rares sont ceux qui ont le temps de réfléchir aux affaires publiques. La plupart des gens ont des choses plus importantes à faire.

Ceux qui y réfléchissent – probablement pas plus de cinq sur 100 – représentent « l’élite » sur laquelle s’appuie une société.

Le citoyen moyen ne sait pas ce que contient son hotdog, ni comment fonctionne le système de santé du pays. Même les poids et mesures demeurent un mystère. Combien y-a-t-il de pouces dans un gallon, se demande-t-il ?

Et comme nous l’avons vu, il est incapable de situer l’Ukraine sur une carte géographique… il croit que la Déclaration d’Indépendance est un document terroriste… et quant aux musulmans, il est sûr qu’ils mijotent un sale coup, même s’il n’en a jamais rencontré un seul.

Il s’appuie sur les élites pour qu’elles règlent ces problèmes… et il compte sur elles pour le traiter avec justice. Lorsqu’elles ne le font pas, il s’empare d’une corde à noeud coulant et se met en quête de quelqu’un qu’il pourrait pendre, mais pas forcément celui qui le mérite.

Le problème, avec l’empire moderne, c’est qu’il corrompt ses élites… les transforme en larbins rémunérés pour les décideurs du Deep State.

Des illusions extravagantes passent pour des vérités

Ensuite, l’élite crétinise encore plus qu’elle ne l’est déjà le reste de la population. Au lieu de remettre en question et de corriger les idées stupides qui animent le peuple, l’élite nourrit des illusions encore plus extravagantes.

Oui… nous devons anéantir Daesh ou bien aucun homme ne se sentira en sécurité dans l’Iowa.

Oui… La Fed renforce notre économie en faussant les taux d’intérêt et en la noyant d’épargne (du crédit) que personne n’a constituée.

Oui… Le département de l’Education peut nous rendre plus intelligents… le département de la Défense peut renforcer notre sécurité… et le département de la parité entre les sexes peut nous rendre meilleurs, en tant qu’êtres humains… si seulement on leur donnait un peu plus de notre argent !

On attend du citoyen moyen qu’il gobe six choses absurdes avant même d’avoir pris son petit-déjeuner, et une demi-douzaine d’autres avant l’heure du déjeuner !

L’information publique, du moins telle que nous la connaissons aujourd’hui – provenant des principaux médias – n’existe que depuis l’invention du papier journal bon marché, au XIXe siècle.

Avant cela, l’homme a vécu environ 200 000 ans sans aucune information publique… et avant encore, il a évolué durant des millions d’années, pour devenir l’Homme moderne, sans même lire le New York Times ou un tweet de Donald J. Trump.

Il ne dispose d’aucun moyen lui permettant de faire facilement la différence entre ces informations publiques et les véritables informations qui sont essentielles à sa survie.

Au XXIe siècle, il entend que les terroristes représentent une menace… et pour lui, c’est comme s’il allait subir l’attaque imminente d’une tribu hostile.

Ses émotions – et non son esprit – sont assaillies. Il voit sa femme ravagée sous ses yeux… et ses enfants emmenés pour être réduits en esclavage.

Il glisse dans l’absurdité… prend les armes contre un ennemi fabriqué de toutes pièces… et il choisit de soutenir le mâle alpha le plus grand, le plus sûr de lui et le plus abruti de toute la tribu.

Ensuite, tout va de plus en plus mal.

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LES NOTES DE DAN AMOSS
Dan Amoss

Avis de bénéfices en hausse pour certaines minières aurifères

Le secteur des minières aurifères a été complètement décimé au cours des quatre dernières années. Selon quasiment toutes les mesures du secteur, il n’a jamais été autant bon marché, survendu et fui.

L’une des principales raisons à cela est la chute du prix de l’or, qui est passé de près de 1 900 $ en 2011 à environ 1 100 $ en 2016. Mais ce n’est pas tout.

De grandes compagnies minières comme Barrick, Kinross et quelques autres ont détruit beaucoup de capitaux propres au moment du pic du prix de l’or de 2011. Elles se sont engagées dans des fusions, des acquisitions et d’autres projets très coûteux. Elles se sont lourdement endettées pour les réaliser juste avant que l’or baisse.

Cela a entraîné la chute du Market Vectors Gold Miners ETF (GDX). Pour pouvoir produire avec profit, beaucoup d’entreprises suivies par le GDX ont besoin que l’or cote 1 300 – 1 400 $ l’once.

Avec la destruction de la valeur et la réduction de la production non rentable, les actions ont toutes chuté elles aussi. Il y a de bonnes opportunités, si on sait où chercher.

Lorsque j’étudie des actions aurifères, je m’intéresse à l’effet de levier qui peut résulter d’une hausse des prix de l’or selon quatre principes :

Levier d’exploitation. A mesure que le prix de l’or augmente, les bénéfices peuvent augmenter plus vite que les recettes. Pourquoi ? Parce que ces entreprises ont des mines existantes et des coûts fixes importants. Une hausse des prix de l’or fait énormément augmenter leurs résultats financiers et leurs bénéfices.

Levier financier. Certaines compagnies minières présentent de l’endettement dans leur bilan. Cela permet aux actionnaires une plus grande base de production qu’ils ne pourraient en financer sur leurs capitaux propres seuls.

Levier sur la qualité. Si l’or connaît un important rally d’ici la fin de l’année, alors les compagnies qui exploitent un minerai de moindre qualité connaîtront sans doute un rally plus rapide. En effet, la valeur de filons de minerai de moindre qualité peut augmenter beaucoup plus vite que le prix de l’or.

Fusacs. Les fusions-acquisitions sont également une forme de levier. Le carnage qui a ravagé le secteur des minières juniors a laissé beaucoup de projets d’or de qualité à des prix extrêmement bas que pourront acheter les autres compagnies.

Une compagnie aurifère très bien gérée est, par exemple, Agnico Eagle Mines (AEM). Elle est cotée à New York et à Toronto. C’est en quelque sorte une blue chip du secteur.

Elle paie un dividende très régulièrement depuis des années. Elle est très axée sur ses actionnaires. Elle ne s’est pas développée trop agressivement lors du pic de l’or. Elle a l’énorme avantage d’avoir fait la majeure partie de ses investissements avant 2010. Puis elle a réduit ses investissements alors que l’or culminait en 2011.

Evolution comparée du cours d’Agnico Eagle (en noir) et de l’or (en bleu)

Résultat : elle jouit d’une base solide de mines acquises à coût raisonnable et d’une bonne longévité. Agnico a bien géré son bilan et beaucoup d’options s’offrent aujourd’hui à elle.

Elle a également acquis des parts dans beaucoup de petites entreprises cotées. Tout est donc prêt pour une forte augmentation des bénéfices lorsque les prix de l’or retrouveront leurs plus hauts historiques.

Si l’or gagne ne serait-ce que quelques centaines de dollars par rapport à son prix actuel, je pense qu’on verra cette action quasiment doubler par rapport à ses niveaux actuels.
[NDLR : D’autres minières présentent des possibilités d’effets de levier encore supérieurs. Plus jeunes qu’Agnico Eagle, elles sont soit en pré-production, soit en phase de croissance de leur production. Pour les découvrir, et vous constituer dès maintenant un portefeuille de telles minières, cliquez ici.]
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