Vers où va-t-on?:Les solutions abondent – au niveau local

Les solutions abondent – au niveau local

Posted: 26 Mar 2017 12:54 AM PDT
Article original de Charles Hugh Smith, publié le 12 Mars 2017 sur le site charleshughsmith.blogspot.fr
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Résultats de recherche d’images pour « localisme »

Plutôt que de déplorer l’échec inévitable des « correctifs » centralisés, concentrons notre attention et nos efforts sur les solutions réelles : décentralisation, mise en réseau, localisme.

Ceux qui recherchent des solutions centralisées pour les soins de santé, les emplois et autres « macro-problèmes » subiront une déception inévitable. L’époque où la centralisation fournissait la « solution » est passée : toute centralisation supplémentaire (Medicare pour tous, aucun enfant laissé pour compte, formation professionnelle fédérale, revenu universel de base, banque centrale, argent gratuit pour les financiers, etc.) est entrée dans la zone des rendements décroissants.

Les coûts systémiques de la centralisation – la corruption, le copinage, la flambée des prix, la baisse de la qualité, la sur-accessibilité, le racket des initiés, le vol réglementaire par les entreprises et les oligarques – sont en plein essor, alors que les avantages de la centralisation disparaissent.

L’ObamaCare était l’une des dernières floraisons de la centralisation. Les cartels et les rackets autour des soins de santé ont eu leur mot à dire dans la fabrication centralisée de cette saucisse administrative, dont les résultats étaient tout à fait prévisibles : très rentables pour les cartels et les racketteurs gravitant autour de la santé et des coûts élevés rendant le programme inabordable.

L’ObamaCare a institutionnalisé des distorsions stupéfiante, des profits indus et des injustices, car ceux qui n’étaient pas acceptés pour une aide directe ont été volés pour payer toutes les fraudes et les escroqueries : des médicaments qui sont passés de 3 $ à 600 $ pendant la nuit, etc.

Tout le bruit et la fureur autour d’une « solution » centralisée unique ne signifie rien – la solution est décentralisée et locale, et non fédérale. La centralisation du pouvoir, du capital et du contrôle a permis d’obtenir de gros dividendes dès le début; les gouvernements centraux ont asservi les éléments productifs de la nation pour mener des guerres et les capitalistes ont forgé des chaînes d’approvisionnement intégrées extrêmement rentables, qui alimentent des installations de production centralisées, dans lesquelles le minerai de fer entrait d’un côté de l’usine et les automobiles finies sortaient de l’autre.
Les avantages de la centralisation ont dépassé les coûts : il s’agissait de la phase de décollage [Boost sur le dessin, NdT].

Les rendements de la centralisation ont diminué au cours des dernières années du XXe siècle et sont maintenant en chute libre. Tout ce qui a été centralisé – la formation fédérale, la prise de contrôle fédérale du marché hypothécaire, la prise de contrôle fédérale des prêts étudiants devenue une forme de servage moderne, les politiques de la banque centrale qui ont favorisé les super-riches au détriment des 95%, tout cela a été un gâchis désastreux de temps, irrécupérable, et de capital politico-financier.

La fragmentation est crainte par l’establishment qui organise ces rackets et ses initiés, pour la raison même que la fragmentation est la solution. Qui va perdre, quand les gens vont se réveiller et abandonner l’essence même des rentes centralisées, leurs escroqueries et leurs rackets? Ceux qui les possèdent et les contrôlent.

Les solutions abondent, mais elles sont au niveau local : des villes, des comtés, des communautés et des quartiers.
Plutôt que de déplorer l’échec inévitable des « correctifs » centralisés, concentrons notre attention et nos efforts sur les solutions réelles : décentralisation, mise en réseau, localisme.

Charles Hugh Smith

Pic de vitesse pour les compagnies aériennes dans le monde

Posted: 26 Mar 2017 12:50 AM PDT
Article original de Ugo Bardi, publié le 9 Mars 2017 sur le site CassandraLegacy
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

C’est vrai : les avions volent plus lentement de nos jours ! La vidéo ci-dessus montre que les voyages en avion sont aujourd’hui plus de 10% plus lents que dans les années 1960 et 1970, pour la même distance. Les compagnies aériennes, semble-t-il, ont passé leur « pic de vitesse » [Réference au Peak Oil, NdT] ces dernières décennies.

De toute évidence, aujourd’hui les compagnies aériennes ont optimisé la performance de leurs avions pour minimiser les coûts. Mais elles devaient certainement optimiser leurs pratiques commerciales avant même le pic et, en ce temps-là, les résultats obtenus ont dû être différents. Le changement a eu lieu quand elles ont commencé à utiliser les prix actuels du pétrole pour leurs modèles, et elles ont constaté qu’elles devaient ralentir. Vous voyez dans le graphique ci-dessous, ce qui est arrivé au marché pétrolier après 1970. (Prix du pétrole brut Brent, corrigé de l’inflation)

Il est remarquable de voir comment les choses changent. Vous souvenez-vous du battage publicitaire des années 1950 et 1960 ? Les gens qui s’opposaient à la construction d’avions commerciaux supersoniques étaient considérés comme s’opposant à la destinée manifeste de l’humanité. La vitesse devait augmenter, parce que cela avait toujours été le cas et la technologie devait nous fournir les moyens de continuer à nous déplacer plus rapidement.

La hausse des prix du pétrole a porté un coup fatal à cette attitude. Le Concorde supersonique était une erreur volante, mais il fut néanmoins construit (une manifestation de la Grandeur française). Heureusement, d’autres idées bizarres n’ont pas été réalisées, comme les vols suborbitaux qui auraient dû faire transiter des passagers de Paris à New York en moins d’une heure.

Si cette histoire nous dit quelque chose, c’est que dans la lutte entre le progrès technologique et l’épuisement du pétrole, l’épuisement du pétrole gagne. Les compagnies aériennes sont particulièrement avides de carburant et n’ont aucune alternative en terme de carburants liquides. Ainsi, malgré les technologies les meilleures, la seule façon pour elles de faire face à la hausse des prix du pétrole a été de ralentir les avions, c’était aussi simple que cela.

Même les avions plus lents, cependant, ont encore besoin de carburants liquides qui sont fabriqués à partir de pétrole. Nous pouvons revenir aux avions à hélices, pour une efficacité encore meilleure, mais le problème demeure : pas de pétrole, pas d’avions, du moins pas le genre d’avions qui permettent aux gens normaux de voler, ce qui, de nos jours, semble à une caractéristique évidente de notre vie. Mais, comme je l’ai déjà dit, les choses changent !

Note ajoutée après publication. Par curiosité, et aussi après quelques commentaires reçus pour ce post, je suis allé regarder la vitesse de croisière nominale de divers avions de passagers. Il semble qu’il n’y ait aucun changement détectable dans les valeurs rapportées pour des avions semblables, du Comète à l’Airbus A-350. Cependant, les horaires indiquent un ralentissement d’environ 12% dans le temps de vol. En partie, je pense qu’il faut tenir compte de l’encombrement des aéroports, mais aussi, en partie, du comportement de l’avion en vol ; il a peut être probablement ralenti un peu, au niveau de sa vitesse de croisière nominale, avec une petite amélioration sur l’efficacité du carburant.

Ugo Bardi

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