Le Salon Beige: 31 nouveaux articles : Centenaire de Fatima-et varia

Le Salon Beige: 31 nouveaux articles

Centenaire de Fatima
Nemaja Zaric au colloque l’Occident contre l’Europe
Le Conseil de l’Europe veut obliger l’Irlande à libéraliser l’avortement
Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort
François Fillon se dit prêt à un dialogue constructif avec Manuel Valls
Appareils électromagnétiques en panne : « la tombe du Christ est une tombe vivante »
Retisser un lien entre les chrétientés occidentale et orientale
« Nous utilisons l’éducation et la culture pour changer le monde »
L’immonde Piss Christ de retour au tribunal
Un sursaut intellectuel, est-il possible?
Daniel Rabourdin présente La Rébellion cachée
Election : le CCFD et le Secours catholique refusent d’interpeller Marine Le Pen
La charte marocaine de l’imam rejetée par les autres musulmans
Alexey Komov au colloque l’Occident contre l’Europe
Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune
Macron à Marseille le 1er Avril : mauvaise blague
Une universitaire démonte la Légende noire de l’Inquisition en Espagne
Si l’accueil de l’autre fait partie de l’ADN du catholique, la fidélité et l’amour préférentiel de son pays fait également partie de cet ADN
2 avril : journée de Vénération de la Sainte Tunique à Argenteuil
1er avril : rassemblements de SOS Tout-Petits
12 avril 2017 : réunion publique autour de Charles Beigbeder à Biarritz
La politique familiale dans le cadre des institutions européennes : « La famille, cellule de base de la société, voilà l’ennemi »
Fabrice Sorlin viendra de Russie pour parler au colloque international « l’Occident contre l’Europe »
Soutenir les chrétiens du Kosovo
L’Université catholique de Louvain menace la liberté académique
Anne Hidalgo rencontre le maire de Séoul pour parler…
Marion Maréchal Le Pen : «Je ne vois pas à quel titre il existerait un droit illimité au remboursement des avortements par les impôts»
Combien ont déjà divorcé parmi les « mariés » LGBT ?
Avortement et miséricorde
Promis, demain j’arrête de mentir

C’est arrivé un 31 mars…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 31 mars 1146 : saint Bernard prêche la deuxième croisade.

Alors que le royaume de Jérusalem est menacé, le pape Eugène III demande à Saint Bernard de Clairvaux de prêcher la deuxième croisade. L’abbé de Clairvaux, prêche à Vézelay pour une deuxième croisade devant le Roi de France et sa cour, puis à Spire, devant l’empereur Conrad III. Louis VII se croise et décide d’emmener son épouse, Aliénor, en Terre Sainte ; l’empereur se croise aussi.

le 31 mars 1282 : déclenchement des Vêpres siciliennes.

Les Aragonais du roi Pierre III, les Siciliens et les Napolitains se soulèvent contre les Français de Charles 1erd’Anjou. La révolte éclate à Palerme et dans toute l’île contre la domination angevine, 8 000 Français sont massacrés. La tuerie, qui débute à l’heure des vêpres du lundi de Pâques, deviendra célèbre sous le nom de « Vêpres siciliennes ». Les assassinats contre les Français se poursuivront dans toute la Sicile jusqu’au 28 avril. Charles 1erd’Anjou quitte l’île mais garde son titre de roi de Naples.

Vêpres siciliennes par Francesco Hayez

le 31 mars 1499 : naissance de Pie IV, pape italien

Son nom est associé à la clôture du concile de Trente.

le 31 mars 1495 : formation de la Ligue de Venise.

La République de Venise, le duché de Milan, les États pontificaux, le Saint Empire romain germanique, et la Couronne d’Aragon forment la ligue de Venise. Cette coalition italienne anti-française a pour but d’inciter Charles VIII à abandonner Naples et à rentrer en France.

le 31 mars 1504 : le Roi Louis XII signe une trêve à Lyon avec Ferdinand II d’Aragon.

La trêve est prévue pour trois ans. Louis XII renonce au royaume de Naples mais garde le milanais et Gênes.

le 31 mars 1519 : naissance d’Henri II.

La reine Claude de France donne naissance à son second fils, Henri, à Saint-Germain-en-Laye, qui reçoit le titre de duc d’Orléans. Avec son frère aîné François, Dauphin et duc de Bretagne, il est laissé en otage, à l’âge de 7 ans, à Madrid, de 1526 à 1530. Cela permet à François 1er de rentrer en France. A la mort de son frère en 1536, il devient Dauphin et duc de Bretagne, duché qu’il ne gouverne pas car son père en garde l’usufruit. Dans son livre La Vierge Marie dans l’histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d’Angleterre, ayant pris Boulogne par traîtrise du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II le 15 mai 1550. Le Roi de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge emmenée en Angleterre. Il faut dire que toute la garnison anglaise du lieu, où elle avait été placée fut décimée par la peste. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.

Voir les chroniques du 15 mai et des 10 et 26 juillet.

le 31 mars 1547 : mort du Roi François 1er à Rambouillet.

Le Roi François Ier expire à Rambouillet, à l’âge de 53 ans, après avoir remis son âme à Dieu. C’est seulement le 24 mai que le cercueil de François Ier est descendu dans la crypte de l’abbaye royale de Saint-Denis. Ses funérailles durent deux mois.

La vision historique, qu’on donne de François Ier, en fait le symbole de la Renaissance française. Cependant, il est nécessaire de rectifier certains faits entièrement passés sous silence, que Jean Guiraud dans le tome 2 de son livre Histoire partiale- Histoire vraie, ou le marquis de la Franquerie, dans son livre La Vierge Marie dans l’histoire de France, ne manquent pas de rappeler. S’il est mort en regrettant ses fautes, il n’a pas respecté le serment du sacre de défendre la Vérité et la foi catholique. Sous l’influence de sa sœur, Marguerite d’Angoulême, et de sa mère, Louise de Savoie il a ouvert sa cour aux calvinistes et aux protestants. Il ne les condamnera que parce que ces derniers s’attaqueront au pouvoir royal en placardant leurs insultes en 1534.

Jean Guiraud note au chapitre XVI de son tome 2, page 203 :

« …ainsi les premiers réformateurs français tels que Lefèvre d’Etaples, loin d’être les disciples de Luther, le précédèrent de quelques années. […]La Cour témoignait à Lefèvre et à ses disciples la plus grande faveur ; la sœur du Roi, Marguerite d’Angoulême, lisait sous sa direction les Saintes Écritures et, par elle, François 1er inclinait de plus en plus vers les nouvelles doctrines. »

… et à propos de la reine mère :

« En 1522, alors que déjà les doctrines luthériennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l’Église, Louise de Savoie, mère du Roi, s’emportait contre les moines, s’appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l’orthodoxie catholique, le Roi lui imposait silence, supprimant les écrits du sorboniste Jérôme d’Angest et du dominicain Lambert Campester. […]

Enhardis par la protection évidente que leur accordaient François 1er et sa sœur Marguerite d’Angoulême, reine de Navarre, ils avaient cru pouvoir rééditer en France les coups de force, grâce auxquels leurs sectes s’implantaient en Allemagne et en Suisse, et ils avaient commencé par insulter la foi catholique par des sacrilèges publics et des actes de vandalisme. »

Le Roi va jusqu’à faire arrêter deux sorbonistes particulièrement hostiles au protestantisme, Béda et Le Picaré, et les exile loin de Paris ; en 1534, François 1er emprisonne plusieurs théologiens catholiques coupables d’avoir dénoncé les tendances hétérodoxes de Marguerite, sa sœur.

Encouragés par le soutien royal, la violence des protestants redouble. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, ils affichent à Paris et en province de violents placards anticatholiques, où sont traités de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d’évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais »(*). Ces placards sont cloutés jusque sur la chambre du Roi.

(*)LAVISSE. Histoire de France, tome V, livre II, p. 380.

Ainsi, tant que François 1er subit l’influence de Marguerite de Valois, sa sœur, les protestants espèrent s’emparer du gouvernement royal, afin d’imposer par la force leur religion au pays. Mais, dans les dernières années de son règne, François 1er se montre fidèle catholique. Les Huguenots changent alors de tactique ; puisque l’État ne veut pas imposer la Réforme à la France, ils vont tenter de le faire eux-mêmes. C’est le début des guerres de religions en France. En effet, Henri II, accentue encore les décisions prises par son père et validées par le Parlement avant sa mort. Après lui, l’enlèvement de François II échoue avec la conjuration d’Amboise, le 17 mars 1560. Les protestants commencent la guerre civile.

le 31 mars 1552 : Henri II occupe la Lorraine.

Le 12 février Henri II a déclaré la guerre à l’Empereur. Le « Voyage d’Allemagne » débute à Joinville, où l’armée française est regroupée, sous le commandement du connétable de Montmorency et du duc de Guise. Dès avril, les troupes royales occupent sans rencontrer de résistance le duché de Lorraine et les Trois Evêchés (Metz, Toul et Verdun); le 18 avril 1552, Henri II entre dans Metz.

le 31 mars 1585 : déclaration de Péronne, la Ligue catholique déclare Henri IV inapte à monter sur le trône de France.

La Ligue lance une « déclaration » contre ceux qui « s’efforcent de subvertir la religion catholique et l’État ». Le Roi Henri III n’a pas d’héritier. Les lois fondamentales du Royaume désignent Henri de Navarre, un protestant excommunié. Le 31 décembre 1584, a été signé le Traité de Joinville entre la Ligue, les Guise et Philippe II d’Espagne. Ce dernier s’engage à verser 50 000 écus par mois pour payer les soldats de la Ligue. Il est convenu que le successeur d’Henri III sera le cardinal de Bourbon. Mais ce dernier, n’est qu’un pantin dans les mains des chefs de la Ligue.

La Ligue est ici doublement fautive : elle ne respecte pas les lois fondamentales du Royaume, qui désignent clairement le Roi, et s’appuie sur l’étranger en lui cédant des parties du Royaume. Débute donc la huitième guerre de Religion, au cours de laquelle, le Roi fait assassiner le duc de Guise et son frère (cf. la chronique du 23 décembre), avant de mourir lui aussi assassiné (cf. chroniques des 1 et 2 aout); cette guerre s’achève par la conversion d’Henri IV et son couronnement. (Cf. la chronique du 27 février).

En l’état, Henri de Navarre ne pouvait pas accéder au trône, pour non-respect de la loi de Catholicité. Sa conversion, sincère, change la donne. C’est très bien expliqué dans La Constitution de l’ancienne France de Bernard Basse. Par contre, La Ligue aurait dû arrêter le combat après la conversion du futur Roi.

31 mars 1640 : Louis XIII crée le louis d’or.

Le louis d’or institue un nouveau système monétaire français qui tiendra jusqu’à la Révolution française.

Louis de Louis XIII, diamètre 25 mm, poids 6,75 g.

le 31 mars 1668 : publication des Fables de La Fontaine.

La Fontaine publie ses « Fables »; le recueil de 124 fables, inspirées notamment d’Esope, est illustrée par Chauveau et réparties en 6 livres.

le 31 mars 1675 : naissance du pape Benoît XIV.

Cf. les chroniques du 03 mai et 17 août.

le 31 mars 1745 : première de Platée comédie lyrique de Jean-Philippe Rameau à la Grande Écurie de Versailles.

le 31 mars 1761 : la France adresse des propositions de paix au gouvernement britannique.

Les pourparlers de paix se déroulent à Versailles de juin à septembre, mais échouent. En parallèle, le ministre des Affaires Etrangères, le duc de Choiseul, réussit à faire entrer l’Espagne dans la coalition afin d’obtenir l’appui de sa flotte. Louis XV signe un troisième pacte de Famille contre l’Angleterre. La guerre de 7 ans se poursuit.

le 31 mars 1814 : les troupes de la sixième coalition occupent Paris.

le 31 mars 1829 : Pie VIII est élu pape.

Francesco Saverio Maria Felice Castiglioni, né en 1761, prend le nom de Pie VIII. Il condamne le libéralisme et les sociétés secrètes par la bulle Litteris altero. Il fait face à une période d’agitation en Europe. Son règne ne dure qu’un an et demi puisqu’il meurt à Rome le 30 novembre 1830.

le 31 mars 1889 : la tour Eiffel est inaugurée à Paris.

Elle mesure 312,27 mètres, construite pour l’Exposition universelle de Paris. Elle est inaugurée en avant première en présence de Gustave Eiffel lui-même et du président. L’inauguration officielle a lieu le 6 mai. Elle deviendra le symbole de Paris, alors qu’elle est à la base un monument maçonnique ; l’idée vient de la loge Alsace-Lorraine, dont Gustave Eiffel était l’un des dignitaires. Cette pyramide comporte trois étages, en clin d’œil aux trois premiers degrés de l’initiation, celui de l’apprenti, du compagnon et du maître. Elle est surtout plus haute que les tours de Montmartre.

La Tour Eiffel

le 31 mars 1928 : le service militaire passe de 18 à 12 mois, en France.

Encore Poincaré à la tête du gouvernement… comme en 1923 ; cependant ce n’est pas la réoccupation de la Ruhr qui est d’actualité mais le réarmement de l’Allemagne. (cf. la chronique du 1 avril).

le 31 mars 1939 : la France et la Grande-Bretagne s’engagent à venir à l’aide de la Pologne en cas d’agression extérieure.

L’invasion allemande aura lieu le 1er septembre, 7 mois plus tard.

Centenaire de Fatima

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Samedi prochain, 1er avril 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 48 (29 mars 2017)

Chers amis,

Dans la précédente lettre de liaison, nous avons vu toutes les grâces accordées par Notre-Dame à ceux qui se consacraient à son Cœur Immaculé. Mais, parmi les pratiques de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la consécration n’est pas la seule à apporter des fruits : les autres pratiques ont également de précieux fruits.

La récitation quotidienne du chapelet nous apporte la paix et peut régler tous les problèmes de notre vie spirituelle comme temporelle (voir lettres de liaison n° 2 et n° 35).
Le port du scapulaire, outre qu’il nous assure le Ciel si nous le portons saintement le jour de notre mort, peut nous protéger de bien des dangers (voir lettre de liaison n° 21 et pages du site sur le scapulaire).
Les premiers samedis du mois peuvent conduire à la conversion d’un être cher (voir lettre de liaison n° 17)
Enfin, les sacrifices pour la conversion des pécheurs peuvent leur assurer le salut éternel (voir lettres de liaison n° 6 et n° 7).

Prochain premier samedi du mois

Samedi prochain sera le quatrième premier samedi de la première série proposée en 2017 pour fêter le centenaire de la première apparition de Fatima. Pour ce premier samedi, nous vous proposons de méditer sur le quatrième mystère douloureux et de prier plus spécialement pour réparer le quatrième blasphème envers le Cœur Immaculé de Marie : le blasphème de ceux qui mettent dans le cœur des enfants la haine de cette Mère Immaculée (voir fiche sur les premiers samedis du mois). Enfin, nous demanderons une grâce particulière : que le Saint-Père approuve et recommande la communion réparatrice des premiers samedis du mois (voir lettre de liaison n° 42).

Pour ceux qui auraient manqué les précédents premiers samedis de cette série, il est toujours possible de s’inscrire, soit pour faire les cinq samedis d’avril à août, soit simplement pour obtenir de sauver des âmes en s’unissant à tous ceux qui sont déjà inscrits et se préparer à faire ensuite ceux de la deuxième série organisée de juin à octobre. (Inscription ICI) Cette deuxième série proposée sera sur les mystères glorieux du rosaire et pour demander que le Saint-Père consacre la Russie au Cœur Immaculé de Marie dans les formes demandées par la Sainte Vierge, s’il ne l’a pas fait d’ici là (voir lettre de liaison n° 41).
Comment se consacrer au Cœur Immaculé de Marie ?

Il nous est souvent demandé comment faire pour se consacrer au Cœur Immaculé de Marie. Étant donné que cette question revient régulièrement, il semble utile de rappeler brièvement comment se consacrer.

Il n’y a pas de rituel particulier pour une consécration au Cœur Immaculé de Marie. Chacun est libre de l’organiser comme il le souhaite. Toutefois, il est recommandé de la faire à l’issue d’une messe et après s’être confessé. Plus généralement, nous conseillons de suivre les indications de saint Louis Marie Grignion de Montfort pour sa consécration à Marie :

Au bout de ces trois semaines [de préparation], ils se confesseront et communieront à l’intention de se donner à Jésus-Christ, en qualité d’esclaves d’amour, par les mains de Marie. Et, après la communion (…), ils réciteront la formule de leur consécration (…) ; il faudra qu’ils l’écrivent ou la fasse écrire, si elle n’est imprimée, et qu’ils la signe le même jour qu’ils l’auront faite. (Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 231)

Nota : Saint Louis Marie Grignion de Montfort parle d’une préparation de trois semaines, mais il fait précéder ces trois semaines par 12 jours de préparation, ce qui fait que la préparation totale dure 33 jours. (Voir la consécration mariale montfortaine)

Pour la formule de consécration, il est recommandé d’utiliser une des formules proposées sur le site :

http://www.fatima100.fr/la-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/prieres-de-consecration

Tout ceci est détaillé sur la page du site suivante :

http://www.fatima100.fr/la-consecration-au-coeur-immacule-de-marie

Pour la consécration organisée le 13 mai prochain, une nouvelle préparation sera proposée. Elle durera 33 jours, comme celle proposée par saint Louis Marie Grignion de Montfort. Elle commencera donc le 10 avril pour se terminer le 12 mai. Il est encore temps de s’inscrire. (Inscription ICI) Chaque jour, il sera proposé de méditer sur une des paroles de l’Ange ou de Notre-Dame à Fatima. Et, afin de nous préparer à une consécration complète, chaque jour, il sera proposé de consacrer un bien particulier nous appartenant.
Organisation de la journée du 13 mai

Le 13 mai prochain, jour du centenaire de la première apparition de Notre-Dame, doit être pour nous un véritable jour de fête. Il convient donc de prévoir d’aller à la messe, après s’être bien confessé et, pour ceux qui ont prévu de se consacrer ce jour-là, de réciter l’acte de consécration à l’issue de la messe.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, il serait aussi judicieux de se faire imposer le scapulaire ce jour-là. Car sœur Lucie confia au père Rafferty le 15 octobre 1950 : « Le scapulaire est le signe de notre consécration à Marie » (voir lettre de liaison n° 21).

Pour cela, il est conseillé d’aller auparavant voir son curé pour lui demander de prévoir cette imposition après la messe (voir le rituel d’imposition).

Ce serait d’ailleurs une excellente occasion de lui parler de l’organisation de cette journée au niveau de la paroisse. Des paroisses ont déjà prévu d’être consacrées (ou de renouveler leur consécration) au Cœur Immaculé de Marie ce jour-là.

Voici un programme possible pour l’organisation de cette journée :

Dans la matinée : confessions
10h30 : 1er chapelet pour demander la paix pour notre pays et pour le monde
11h : messe
Au cours de la messe (ou à la fin) : Consécrations individuelles puis consécration de la paroisse au Cœur Immaculé de Marie.
Après la messe : impositions du scapulaire
Déjeuner tiré du sac
14h30 : 2e chapelet pour la paix dans le monde
15h00 : conférence sur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie
16h30 : vêpres
20h : procession aux flambeaux avec récitation d’un 3e chapelet pour la paix dans le monde.

Il nous reste six semaines pour bien organiser ce centenaire. Mettons toute notre énergie pour que cette journée soit la plus belle possible. Ainsi nous remercierons Notre-Dame pour toutes les grâces qu’elle nous a accordées en venant à Fatima et nous lui demanderons son assistance pour convertir les pécheurs et rétablir la paix dans le monde.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Yves de Lassus

Nemaja Zaric au colloque l’Occident contre l’Europe

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Le Conseil de l’Europe veut obliger l’Irlande à libéraliser l’avortement

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Le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, le Letton Nils Muižnieks, a publié un rapport le 29 mars (ici page 6) dans lequel il

« demande instamment aux autorités irlandaises d’adopter une législation pour lever tous les obstacles à l’accès des femmes à l’avortement légal et sans risque ».

Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort

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Famille chrétienne publie l’intégralité de la conférence prononcée par le cardinal Sarah le 25 mars, à l’occasion de l’anniversaire du rappel à Dieu du professeur Lejeune (évoquée ici). Extrait :

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« […] On peut affirmer que le combat du Professeur Jérôme Lejeune, avec les seules armes de la vérité et de la charité, un combat mené à mains nues, s’inscrit dans la bataille finale, évoquée dans l’Apocalypse selon saint Jean, entre Dieu et Satan. Face à l’arrogance du Goliath des puissances financières et médiatiques, lourdement armé et protégé par la cuirasse de ses fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Eglise catholique du XXI siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Ecritures. En effet, l’Eglise catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Evangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien – et la vie entière du Professeur Lejeune nous en apporte un témoignage éclatant – il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean-Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (cf. Ap 12, 4). Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Eglise constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XX siècle – de Pie XI à saint Jean-Paul II – contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

En guise d’introduction, j’ai désiré vous rappeler le cadre événementiel et mystique du combat pour la vie menée par le Professeur Lejeune pour mieux en faire ressortir maintenant le sens profond à la lumière de l’Evangile. Examinons ensemble sa vie : on peut affirmer, sans risque d’erreur, que, plutôt que de tomber dans les lâches compromis, le Professeur Lejeune a renoncé aux honneurs et à l’aisance en acceptant l’humiliation et même l’exil, du moins un exil intérieur. En effet, Jérôme Lejeune, contre vents et marées, est resté fidèle au Christ et à l’Evangile ; c’est pourquoi il représente pour chacun de nous un exemple admirable de force dans la foi et de dévouement dans la charité. En effet, comme vous le savez, la mort « in odium fidei », en haine de la foi, n’est pas l’apanage de « cette foule immense d’hommes et de femmes qui viennent de la grand épreuve et ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le Sang de l’Agneau, qui se tiennent debout devant le Trône de Dieu et devant l’Agneau, et le servent jour et nuit dans son Temple », selon la vision de l’Apocalypse (cf. Ap 7, 9). Une telle mort, où le sang est versé par le témoin du Christ, n’est pas la seule voie vers le martyre, car il est vrai qu’une vie de martyr chrétien, c’est aussi une vie durant laquelle on offre tout à Dieu, y compris sa vie, sa famille, sa réputation et son honneur, s’ils viennent à être foulés aux pieds par les païens, une vie où l’on renonce à tout pour l’Amour de Dieu[1]. Pendant la longue maladie du Professeur Lejeune, qui l’a arraché prématurément à l’affection des siens, on a vu comment meurt un chrétien à l’aube de Pâques, et le Pape saint Jean-Paul II, un grand ami du Professeur, ne s’y est pas trompé, lui qui déclarait, dans la lettre qu’il adressait alors au Cardinal Lustiger, le Lundi de Pâques 1994, au lendemain du retour de Monsieur Lejeune à la Maison du Père:

« La Résurrection du Christ constitue un grand témoignage rendu à la Vie qui est plus forte que la mort. Une telle mort, celle de Jérôme Lejeune, rend un témoignage encore plus fort à la Vie à laquelle l’homme est appelé en Jésus-Christ. En effet, tout au long de la vie de notre frère Jérôme, cet appel a représenté une ligne directrice… Nous nous trouvons devant la mort d’un grand chrétien du XX siècle, d’un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat, et nous désirons remercier Dieu aujourd’hui, lui, l’Auteur de la vie, de tout ce que fut pour nous le Professeur Lejeune, de tout ce qu’il a fait pour défendre et pour promouvoir la dignité de la vie humaine ».

Dans le cadre de sa profession de médecin et de chercheur, qui était une véritable vocation, la vie du Professeur Lejeune se partageait entre deux domaines qu’il convient de distinguer pour mieux unir : d’une part, son activité de chercheur, et donc son appartenance à ce qu’il est convenu d’appeler « la communauté scientifique », qui, pourtant, l’avait sinon rejeté, du moins marginalisé à cause de ses positions qualifiées de trop rigides, voire d’extrémistes, sur le sujet crucial du respect de la vie. D’autre part, son service auprès des malades et de leurs familles, à la tête d’une équipe qu’on peut qualifier de fraternelle, qui n’était animée que par le souci de guérir, ou au moins de soulager les souffrances physiques et morales provoquées par la maladie et le handicap. La charité qui animait le Professeur Lejeune unissait donc les deux aspects de sa vocation au service du malade, et cette vertu théologale de la charité fut bien la voie royale que Jérôme Lejeune emprunta avec courage et détermination pour se frayer un passage au milieu des épines de ce monde vers la contemplation du Dieu vivant, la Sainte Trinité d’Amour. Oui, par son service quotidien, humble et confiant en la Providence, le Professeur Lejeune donnait un visage à la charité du Christ venu parmi nous, et il est vrai que nul n’a oublié son sourire lumineux et rayonnant, et son regard d’un bleu d’azur empreint de cet amour du prochain, qui émanait d’une âme où Jésus, reçu dans la sainte Communion eucharistique, avait fait sa demeure : « Si quelqu’un m’aime », dit Jésus, « il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jn 14, 23). […] »

François Fillon se dit prêt à un dialogue constructif avec Manuel Valls

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Ceci n’est ni un poisson d’avril (trop tôt) ni un mauvais cauchemar. C’est le fruit d’un dialogue par média interposés entre deux anciens premiers ministres d’un même système européiste et mondialiste :

Manuel Valls le 30 mars 2017 dans un interview à L’Obs, sur BFM et RMC :

« Même si François Fillon sortait vainqueur de ce combat, il faudrait aussi chercher à trouver des compromis avec la droite parlementaire. Sans se renier, sans gommer nos différences. Mais il faut en finir avec les dogmes. Ne plus s’enfermer dans des postures figées, politiciennes, repliées sur elles-mêmes »

François Fillon le même jour sur RTL :

« J’ai toujours entretenu un dialogue constructif avec Manuel Valls. Le pays est dans une situation très grave et tous ceux qui ont le courage de vouloir le redresser doivent pouvoir parler ensemble »

Ils seront au moins d’accord pour appeler à voter contre Marine le Pen au soir du premier tour….

Appareils électromagnétiques en panne : « la tombe du Christ est une tombe vivante »

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Depuis l’été 2016, plusieurs spécialistes restaurent le tombeau de Jésus, situé dans l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. La restauration de l’édifice a ainsi permis aux chercheurs d’ouvrir la pierre tombale de Jésus en octobre dernier, et ce pour la première fois depuis 1810.

Toutefois les travaux minutieux des experts ont été retardés par un phénomène aussi étrange qu’inexplicable :

« Quand nous avons essayé d’explorer la cavité de la pierre sainte, les appareils qui analysent la résonance électromagnétique sont tombés en panne ». « La tombe du Christ est une tombe vivante… Il y a des phénomènes naturels qui peuvent perturber les champs électromagnétiques. Il faut simplement admettre que la force avec laquelle on croit, ou on pense, en fait partie. »

Aucune explication rationnelle n’a pu permettre d’expliquer la panne des appareils pourtant sophistiqués.

Retisser un lien entre les chrétientés occidentale et orientale

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Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, est interrogé par RCF :

« Nous utilisons l’éducation et la culture pour changer le monde »

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Matthieu_pigasse
Banquier passionné de rock, Matthieu Pigasse, le patron de Lazard en France, rachète le festival Rock en Seine, l’un des plus grands festivals français. Matthieu Pigasse détient depuis 2009 plusieurs médias (Radio Nova, Les Inrocks…). Il est aussi copropriétaire du Monde depuis 2010, avec le patron de Free, Xavier Niel, et le mécène Pierre Bergé. Il vient, avec Niel, de racheter le groupe de télé AB.

Créé en 2003, Rock en Seine est l’un des plus grands festivals français de musique, avec 110 000 participants en 2016.

Matthieu Pigasse explique :

«Avec François Missonier et Rock en Seine, nous partageons les mêmes valeurs sociales». «C’est aussi un projet politique: nous utilisons l’éducation et la culture pour changer le monde». «Ces investissements sont aussi des coups de coeur, je ne rachèterais pas Rire et Chansons ou Radio Nostalgie». «Mais l’acquisition du festival se situe aussi au coeur de la stratégie de LNEI, qui veut devenir un leader de la production de contenu premium». «D’une part, dans l’information, avec Le Monde, L’Obs, Nova et Cheek Magazine. D’autre part dans l’audiovisuel avec notre participation dans Mediawan, créé avec Xavier Niel et (le producteur) Pierre-Antoine Capton, qui vient de racheter le groupe télé AB («Hélène et les garçons») et vise une place de leader dans l’audiovisuel en Europe». «Et enfin avec les événements live, où nous voulons devenir un acteur majeur en France et en Europe, avec d’autres rachats à venir. Il existe plein de festivals en Europe de l’est et du nord».

Cela a le mérite d’être clair.

L’immonde Piss Christ de retour au tribunal

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Deux hommes étaient jugés lundi par le tribunal d’Avignon pour avoir osé blasphémer contre détériorer une pièce d’art contemporain, en l’occurrence l’oeuvre sublime et d’une finesse éclatante d’Andes Serrano, le fameux Piss Christ (photographie d’un crucifix plongé dans un fluide orangé composé d’urine et du sang de l’artiste), exposée à la collection Lambert d’ Avignon en 2011 (historique de l’affaire).

Son avocat, Me Jacques Trémolet de Villiers, affirme qu’il n’y a là aucune dégradation :

« Cette œuvre est un concept de provocation, donc on ne peut pas le détériorer ou le dégrader. Le Piss Christ est une œuvre de provocation, mon client est tombé dans la provocation et a amélioré la valeur marchande de l’œuvre. »

Il précise que l’œuvre vaut désormais 250 000 euros, contre 50 000 dollars auparavant. L’artiste devrait remercier ces jeunes talents au lieu de bougonner.

Le procureur de la République a requis 4 mois de prison avec sursis pour le jeune homme qui faisait le guet, et 120 jours-amendes à 40 euros pour celui qui a « frappé » l’œuvre. Le tribunal rendra sa décision le 15 mai.

La Collection Lambert a réclamé 20 000 euros au titre du préjudice matériel et 20 000 euros au titre du préjudice moral. Me Jérôme Triomphe a accusé le musée de « vouloir se faire un petit billet », d’autant que la subtile oeuvre de Serrano n’appartient pas à la Collection Lambert…

La défense a demandé la relaxe des deux prévenus.

Un sursaut intellectuel, est-il possible?

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Quels ressorts nous restent-ils? Voici un possible espoir, celui de ressortir bien à propos de l’oubli les mots d’un des historiens qui marqua le plus la discipline des sciences humaines, Marc Bloch. Il aurait certainement rêvé de disposer de nos outils contemporains, ces blogs qui relient nos pensées et nos réflexions de façon continue et interactive. Ils nous font ressentir la force d’être ensemble ; une force capable de briser l’intimidation de cette solitude préfabriquée pour garantir la mise sous tutelle de nos âmes et de nos vies. Il s’agit encore de capter ce qui nous reste comme biens matériels (patrimoine, épargne, assurance vie même…) et même plus maintenant qu’on nous envisage «à la découpe», convoitant organes, spermes, ovules pour une mise au marché. Dérisoire pulsion diabolique qui rejoue sans cesse sa même partition à toutes les époques, à celle de Marc Bloch comme à la nôtre. Cultivons donc les ressorts de l’espoir.

Le témoignage de Marc Bloch

Faire raisonner/résonner ainsi la voix de Marc Bloch, conformément à ces dernières volontés, est plus que légitime c’est un impératif dans le contexte présent. L’Etrange défaite (LED) (1), son récit ultime est un chemin de conscience dans lequel on peut gagner un courage bien nécessaire. Qu’est ce que Marc Bloch nous livre dans ce texte ? Du réel et de l’histoire en même temps.

Le constat : Perdre ou gagner une guerre peut dépendre de l’état d’esprit des combattants ou des « renonçants ». Et il en va de toutes les guerres, chaudes, froides, économiques même… Les mises en forme qui aident à faire pencher la balance ont été étudiées, systématisées et théorisées sous le vocables de «PsyOps». En langage anglo-saxon, le terme désigne les méthodes de renseignement et d’influence qui peuvent avoir cours pour asseoir une domination psychologique sur un large groupe de personnes, puis sur un pays. Ces techniques de l’ingénierie sociale que décrit si bien le sociologue Lucien Cerise (2) sont à l’origine des révolutions de couleur (3) et des «printemps» devenus souvent des cauchemars pour les peuples et des mânes pour les marchands d’armes.

Une défaite intellectuelle : La France en est là, ainsi soumise, lorsqu’en juillet 1940, Marc Bloch se met à sa table d’écrivain dans un coin perdu de la Creuse (Guéret-Fougères). Il s’y cache pour écrire…pour nous écrire. Il se fait un devoir de conscience de tirer les leçons de cette «Etrange défaite». Il sent déjà que cette défaite va meurtrir le pays et ses âmes durablement. Il l’analyse comme une défaite intellectuelle pour les Français et une victoire intellectuelle pour les Allemands. On sait maintenant que cette dichotomie -en dépit du constat final- a la vie dure et s’incrustera dans l’imaginaire européen à coup de propagande réédité régulièrement.

«Nos chefs ou ceux qui agissaient en leur nom n’ont pas su penser cette guerre. En d’autres termes, le triomphe des Allemands fut, essentiellement, une victoire intellectuelle et c’est peut -être là ce qu’il y a eu en lui de plus grave» LED p. 26

Il faudra de nombreux mois d’occupation et l’engagement de puissantes armées étrangères, des dizaines de millions de morts pour redresser ce dérapage intellectuel de la France. En 1945, la libération du pays a été rendue possible par les patriotes français rassemblés à mesure, avec patience et obstination. Ils furent aidés d’amis de la France, de l’Ouest comme de l’Est. Nous savons, nous, -à la différence de Marc Bloch qui n’a connu ce dénouement qu’en rêve-, cette fin heureuse. Ressentons nous encore parfois le sentiment de respect total pour les millions de vies qui furent sacrifiées pour notre liberté? Ces vies nous ont redonné un pays… un pays libéré. Le garder libre était notre mission.

Témoigner pour ne plus laisser refaire : Marc Bloch écrit les pages de LED pour que la France et les Français se souviennent, mais aussi pour que cette défaite intellectuelle puisse être évitée une fois prochaine, si d’aventure la tentation de sombrer dans l’apathie des media dominants (quelle ironie des noms ici un article significatif) s’emparait de notre pays à nouveau. Etrange vision, insoutenable prémonition de Marc Bloch, mais admirable lucidité de l’historien et de l’observateur de terrain. La vraie liberté est celle qu’on ne peut confondre avec l’insolence de ces lâches qui fleurit dans les media comme écho d’une soumission réitérée. Ce point, clef de la propagande médiatique rapide à la soumission, n’avait pas échappé à Marc Bloch.

Alors que les derniers témoins oculaires disparaissent un à un, la France de 2017 est à nouveau dans la détresse et la confusion qui sapent le courage de vouloir vivre. Relire Marc Bloch c’est nous entraîner à refuser cette mort. Les enchaînements de soumission auxquels il a personnellement assisté et qu’il a décrits dans l’Etrange défaite lui imposent le devoir, la responsabilité de dire et de faire comprendre que l’intimidation ne doit pas avoir le dernier mot : ne jamais croire au discours de l’absence d’alternatives. Theresa May, en signant l’acte historique qui va dérouler le Brexit, ce 31 mars 2017, nous montre à nouveau que la bataille d’Angleterre peut être jouée avec toujours l’espoir de la gagner.

Marc Bloch écrit en cet été 1940, trois mois durant, alors que les Allemands prenaient le contrôle du pays. La France subissait l’ambiance de haute trahison imposée au sein de ses élites, suite à cette sorte de «printemps franco-allemand» comme nous le trouverions dans nos grands titres de journaux, joliment nommé de nos jours.

Le souci de dire à temps…et le regret de ne pas l’avoir fait plutôt!
Il s’agit aussi de bien comprendre la nature du désespoir de l’historien. Un désespoir de ne pas avoir dit à temps, tel est bien son regret ultime. Comme beaucoup, il a été empêtré dans le quotidien, les exigences matérielles, son statut, sa charge, même si sa lucidité lui faisait voir ou plutôt deviner, il n’avait pas pris plutôt le temps de dire… Et se fut trop tard.
Résistance ensuite pour lui, une nécessité, pour supporter les plaies ouvertes de l’esprit qui lui feront accepter les plaies physiques de la torture et son terme de paix, l’exécution en héros sous les balles Allemandes en juin 1944. 
Ne pas avoir dit, tout en voyant, tout en dissertant avec son entourage académique, furent à l’origine de la meurtrissure profonde, longuement décrite et analysée ex-post par l’historien. La facilité de vivre qui mine le courage et l’énergie de dire au bon moment…et qui laisse du sang sur les mains et l’esprit. Comment la fuir ? Sinon en lisant son remords. Il nous l’a livré en testament pour que nous menions cette réflexion vitale.

«J’appartiens à une génération qui a mauvaise conscience 
(…) Et pourtant, paresseusement, lâchement, nous avons laissé faire. Nous avons craint le heurt de la foule, les sarcasmes de nos amis, l’incompréhensif mépris de nos maîtres. Nous n’avons pas osé être, sur la place publique, la voix qui crie, d’abord dans le désert, mais du moins, quel que soit le succès final, peut toujours se rendre la justice d’avoir crié sa foi. Nous avons préféré nous confiner dans la craintive quiétude de nos ateliers. Puissent nos cadets nous pardonner le sang qui est sur nos mains ! 
(…) Tout ce qu’on a lu plus haut sur les faiblesses qui, peu à peu, minaient la robuste santé du pays, sur la léthargie intellectuelle des classes dirigeantes et leurs rancoeurs, sur les illogiques propagandes dont les mixtures frelatées intoxiquaient nos ouvriers, sur notre gérontocratie, sur le malaise de l’armée, dans la nation, tout cela ou presque tout, il y a longtemps que nous nous le murmurions, entre amis choisis. Combien ont eu le cran de parler plus fort ? » LED pp.106-107

La responsabilité est grandement ressentie surtout par un spécialiste des sciences humaines attaché à analyser pour bien connaître le fonctionnement et l’âme d’une société dans le présent et la durée. La cause? Le fatalisme, le doute d’une manifestation à la marge, la faiblesse de l’espoir et de la foi qu’anéantit le confort académique et social? Tels sont les ingrédients du diagnostic de l’historien, les poisons de la conscience qui ne cessent de miner son âme.


«Nous avions une langue, une plume, un cerveau. Adeptes des sciences de l’homme ou savants de laboratoires, peut-être fûmes-nous aussi détournés de l’action individuelle par une sorte de fatalisme, inhérent à la pratique de nos disciplines. Elles nous ont habitués à considérer, sur toutes choses, dans la société comme dans la nature, le jeu des forces massives. Devant ces lames de fond, d’une irrésistibilité presque cosmique, que pouvaient les pauvres gestes d’un naufragé ? C’était mal interpréter l’histoire. Parmi tous les traits qui caractérisent nos civilisations, elle n’en connaît pas de plus significatif qu’un immense progrès dans la prise de conscience de la collectivité. Là est la clef d’un grand nombre des contrastes qui, aux sociétés du passé, opposent, si crûment, celles du présent.» LED p. 107

La mort comme soulagement d’un sentiment intenable, d’être passé à côté d’une tache déterminante. Alors pour réparer, tout faire… écrire, dire, mais en sachant amèrement qu’il fut trop tard pour son présent, alors il écrivit pour dire pour demain… pour la France de demain, -celle qui aura pu peut-être être reconstruite-, pour qu’elle ne tombe plus, sous le joug de la lâcheté intellectuelle, dans cette même soumission.

Il est temps de faire résonner les paroles de Marc Bloch, elles sont une chance, un chemin tracé. Ce chemin sera la rédemption ou le pardon possible des âmes torturées. Celles de Marc Bloch et de ses collègues avec leurs non-dits, celles de nos collègues semblablement muets qui s’engagent dans les affres éprouvés par Marc Bloch, simplement parce que l’intimidation de nos jours aussi est souvent la plus forte.

Porter l’espoir aujourd’hui, est plus facile. La communauté du net et ses réseaux nous offrent facilement les moyens de ne plus subir la douleur mortelle de Marc Bloch et de ses proches morts sans voix.
A l’heure où le trans-humanisme (nouvel eugénisme) rivalise avec DAESH pour avoir le dernier mot et anéantir notre Histoire, voir, comprendre et dire, trois sens de l’humain que nous devons cultiver et partager.
Savoir que nous avons ainsi les moyens de résister! Quelle richesse, quel luxe…

Hildegarde RU

Notes
(1) Texte de référence : Texte intégrale de l’ouvrage de Marc BLOCH
Une édition électronique réalisée par Pierre Palpant, bénévole (Courriel: ppalpant@uqac.ca ) à partir de Marc Bloch (1886-1944) L’étrange défaite, Témoignage écrit en 1940
Société des Éditions Franc-Tireur, Paris, 1946, pages 21-194.
L’édition papier contient un avant-propos de Georges Altman.
Édition numérique complétée à Chicoutimi le 15 août 2005 lien ici

(2) Lucien Cerise (2016) Neuro-piratage, réflexions sur l’ingénierie sociale, ed. Kontre Kulture, 450 pp. Lien ici.Voir la video de Mai 2016 ici

(3) Mai 1968, une révolution de couleur ? Je penche moi pour l’affirmative

Photo : Oeuvres de Dragan Bartoula (huile sur toile) 2014 – Exposition Kremlin de Riazan 10 nov.-17 dec. 2015

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Daniel Rabourdin présente La Rébellion cachée

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Calendrier des projections.

Election : le CCFD et le Secours catholique refusent d’interpeller Marine Le Pen

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Le CCFD et le Secours catholique ont lancé une initiative dans le cadre de l’élection présidentielle. L’objectif est d’interpeller les candidats à la présidentielle sur les grands enjeux de solidarité.

Hic, alors qu’il est possible d’interpeller les communistes Jean-Luc Mélanchon, Nathalie Artaud ou Philippe Poutou, impossible de parler au Front National, car :

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On aimerait en savoir plus sur leur socle de valeurs compatibles avec des candidats marxistes, pro-dénaturation du mariage ou encore fanatiquement pro-avortement.

Selon un sondage lancé par Famille chrétienne, 29% des catholiques (et 25% des pratiquants) voteraient Marine Le Pen.

La charte marocaine de l’imam rejetée par les autres musulmans

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Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

« Le CFCM a annoncé hier avoir adopté une « charte de l’imam », que les responsables musulmans de toutes les mosquées sont invités à signer.

Mais aujourd’hui cinq fédérations de mosquées dénoncent le lancement de cette charte, qualifiée de « document de travail », en l’absence de leurs représentants. Ces fédérations sont la Mosquée de Paris (donc les Algériens), l’UOIF, les deux fédérations turques, et le Tabligh. En bref la charte est celle de l’imam… marocain. Du moins tant que les Marocains n’auront pas désavoué le président du CFCM Anouar Kbibech.

Il faut dire que le texte est plutôt violent pour un musulman. Ça commence très fort : « L’imam proclame son attachement profond aux valeurs universelles qui fondent notre République ainsi que l’attachement au principe de Laïcité. »

Il semble que les rédacteurs ne fassent pas la distinction entre la taqiya et la trahison ou le reniement… »

Alexey Komov au colloque l’Occident contre l’Europe

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Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune

Posted:

Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de la fondation Jérôme Lejeune contre les recherches destructrice d’embryons humains et contre l’avortement et appellent à supprimer son statut de d’utilité publique. Réponse de la Fondation :

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« La fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre après la mort du généticien Jérôme Lejeune ses travaux scientifiques médicaux et éthiques. Elle assume cette mission à travers ses actions statutaires connues depuis sa création :

une consultation médicale pluridisciplinaire de l’Institut Jérôme Lejeune qui compte aujourd’hui 8 500 patients déficients intellectuels (500 nouveaux patients/an).
la recherche sur les retards mentaux d’origine génétique dans une perspective thérapeutique grâce au financement ininterrompu d’équipes de l’INSERM, du CNRS ou d’autres laboratoires publics ou privés, français ou étrangers. Les premiers essais cliniques sont en cours.
la défense de la vie et de la dignité de l’être humain dans un contexte d’eugénisme où le marché est en connivence avec des progrès technoscientifiques visant à améliorer la procréation sélective.

Cette 3ème mission conduit la fondation à soumettre au juge administratif la question de la légalité de certaines décisions de l’Agence de la biomédecine (ABM) autorisant des travaux de recherche sur l’embryon. Sur plus de 200 décisions de l’ABM concernant l’embryon depuis 2004, la fondation a contesté la légalité de 39 d’entre elles. Le Conseil d’Etat a reconnu l’intérêt à agir de la fondation dans ce domaine.

Les pétitionnaires

La pétition est lancée par des personnalités qui contestent le refus de la fondation Jérôme Lejeune de subordonner la vie d’un nouvel être humain à la qualité de son génome et de donner à la médecine le pouvoir de déterminer la valeur des vies humaines. On y trouve des militants de la désobéissance à la loi. Ainsi le professeur René Frydman a emmené en 2016 un collectif de 130 médecins (comme Patricia Fauque) qui ont déclaré avoir bravé la loi en recourant à la PMA pour des couples homosexuels. Depuis, certains ont dénoncé une instrumentalisation.

La pétition rassemble aussi des scientifiques très impliqués dans la médecine de la reproduction, le recours aux CECOS et la recherche sur l’embryon humain. Aux scientifiques déjà cités s’associent Jean-Paul Renard, John de Vos, Bernard Jégou, Alfred Spira, Cécile Martinat et Marc Peschanski. Ce dernier est notamment l’auteur de la recherche embryonnaire dont l’autorisation a été jugée illégale par le Conseil d’Etat en 2014.

Jacques Milliez, pour sa part, dans son livre L’euthanasie du fœtus, compare l’avortement eugénique des enfants trisomiques à un « eugénisme génocidaire » et justifie un « ordre établi » qui s’imposerait aux parents concernés.

Israël Nisand reconnaît dans le Journal Vivre Ensemble de l’UNAPEI que « quand on choisit les enfants à naître, on est dans un programme eugénique » et ajoute « cela ne m’offense pas de l’accepter ».

Jean-Didier Vincent a déclaré au président de la fondation dans l’émission scientifique « La tête au carré » le 12 octobre 2012 : « Allez au fond de votre idéologie : vous êtes contre l’eugénisme qui élimine les trisomiques. C’est tout. C’est clair. Ne biaisez pas là-dessus ! » avant de conclure : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ».

Quant à Yehezekel Ben Ari, il fait l’objet d’une procédure en diffamation après avoir comparé le président de la fondation Jérôme Lejeune au stalinien Lyssenko.

Les enjeux

La pétition a été lancée peu après la requête de la fondation contre une autorisation de l’ABM autorisant des travaux de recherche sur une nouvelle technique de FIV (FIV dite « à 3 parents » ou fabrication de « bébé OGM »), délivrée par l’ABM. Cette nouvelle technique comporte une phase de clonage (transfert de noyau), la création d’un embryon pour la recherche et une modification du génome de l’être humain ainsi fabriqué. Il est légitime de s’interroger sur cette triple violation de la loi de bioéthique et des normes internationales en vigueur.

Cette pétition manifeste une volonté de neutraliser la fondation Lejeune qui non seulement ne reçoit aucune subvention mais soutient une recherche publique (malheureusement déshéritée) au profit des déficients intellectuels à partir de fonds privés en provenance de petits donateurs.

Une question se pose : comment des scientifiques qui revendiquent volontiers des « illégalités fécondes » se permettent-ils de jeter en pâture médiatique une institution qui aurait le tort d’invoquer le secours de la loi pour défendre les plus fragiles contre l’eugénisme et le transhumanisme ? »

Macron à Marseille le 1er Avril : mauvaise blague

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L’irruption du banquier candidat dans la cité Phocéenne divise. Le 1er Avril matin avant le meeting au Rond point du Prado, de nombreuses associations ont appelé à manifester. Les mécontents viennent de toutes parts. Contre les forces de l’argent, Pour la culture Française, contre la politique qu’il a menée comme ministre de la politique Hollandaise… Les taxis aussi on propos de bloquer… Et la petite sardine du 1er avril bloquera bien le port cette fois ci !!

Pieds Noirs, poings levés, et poitrine haute, ce sont tous des cœurs Français révoltés contre le candidat du système. Un collectif a même été formé : Tout Sauf Macron.

Des actions chocs ont été promises, mais à ce jour nous n’en saurons pas plus.

Une universitaire démonte la Légende noire de l’Inquisition en Espagne

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Maria Elvira Roca Barea, issue d’une famille républicaine et franc-maçonne, s’affirme non croyante. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire ».

Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social.

« Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestant

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