BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (1/2 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. par conseil esperance du roi I. Quand on a l’habitude d’aller à la soupe…et varia

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (1/2 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.
par conseilesperanceduroi
I. Quand on a l’habitude d’aller à la soupe…

Il n’y a pas de raison que ça cesse. Et c’est ainsi que, samedi matin, la girouette-en-chef de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’azur), Christian Estrosi, s’est publiquement acoquinée avec le candidat en marche pour l’élection présidentielle qui se veut simultanément de droite et de gauche, Emmanuel Macron.

Christian Estrosi a donc reçu ce samedi matin Emmanuel Macron, à l’hôtel de région à Marseille. De la part du responsable Les Républicains de la région PACA, il s’agissait là d’un « accueil républicain », a-t-on indiqué dans son entourage, et « cela n’a rien à voir avec les sifflets » essuyés par Christian Estrosi lors du meeting de François Fillon, vendredi soir à Toulon. Il est vrai que les sifflets en question rappelaient douloureusement au président de la région PACA qu’il ne devait son élection, en 2015, qu’au désistement de son prétendu adversaire socialiste pour  » faire barrage au Front national  » ! Une démonstration, s’il en était besoin, de la vieille

Invité à prendre la parole lors de cette réunion publique, qui s’est tenue dans le Zénith bondé de la préfecture du Var, Christian Estrosi, qui avait demandé il y a quelques semaines à François Fillon de renoncer à sa candidature en raison de ses ennuis judiciaires, s’est fait copieusement huer par la foule, qui scandait le nom de Fillon pendant qu’il parlait.

Alors, Christian Estrosi s’est vengé et n’a pas craint de déclarer sa flamme à Emmanuel Macron, dans le quotidien La Provence :

« C’est le président de la région qui reçoit l’ancien ministre Emmanuel Macron, avec lequel j’ai toujours eu des relations de respect, voire d’amitié, car au-delà des clivages politiques cela existe aussi entre responsables publics. Les républicains de cette région, de tous bords, n’auraient pas compris qu’à l’occasion de cette visite à Marseille, je ne reçoive pas l’ancien ministre de l’économie ».

Toujours auprès de La Provence, Emmanuel Macron a répondu chaleureusement et parlé de « visite républicaine » :

« C’était tout à fait normal et naturel de rendre cette visite de courtoisie, aussi parce que je n’oublie pas le combat livré par Christian Estrosi aux dernières régionales. Je crois que les républicains se reconnaissent à cela, à savoir où sont les vrais dangers pour la République et où sont les vrais ennemis »

S’il est élu, Emmanuel Macron ne manquera pas de récompenser Christian Estrosi comme il le mérite.

II. Quant à l’arnaque d’Anne Hidalgo…
Les parisiens devront s’en souvenir.

Elle nous avait déjà fait le coup en janvier 2014 avec la limitation de vitesse à 70km/h sur le périphérique parisien au nom de son action écologique contre la pollution par les gaz d’échappement des véhicules. Résultat nul : Pas de diminution significative de la pollution atmosphérique ni de la pollution sonore pour les riverains; pas de diminution des accidents graves pour les automobilistes; mais nombre des contraventions…multiplié par 3,5 ! C’est tout bénef pour la mairie.

Eh bien, souvenez-vous de ce que disaient les Romains :  » PERSEVERARE DIABOLICUM « . En effet, si la fermeture (décidée en juillet 2016) de la voie sur berge Georges-Pompidou, longue de 3,3 kilomètres sur la rive droite de la Seine, à Paris, a entraîné une amélioration de la qualité de l’air sur l’ensemble de ce parcours (et comment en serait-il autrement puisqu’il n’y circule plus aucun véhicule), une dégradation notable est désormais observée à la fin de la zone piétonne, en direction de l’Est parisien, notamment à partir du quai Henri-IV, et en face des Tuileries sur le quai Anatole-France, rive gauche. L’air est aussi plus pollué sur les itinéraires où le trafic motorisé s’est reporté, comme le boulevard Saint-Germain, le boulevard périphérique ou encore les carrefours dont la congestion s’est accrue.

Tel est le bilan dressé par Airparif, l’organisme technique indépendant chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France. Les résultats de sa « première campagne de suivi de la fermeture des voies sur berge » – réalisée entre le 15 novembre et le 13 décembre 2016 grâce à 80 points de mesure – ont été rendus publics vendredi 31 mars par la mairie de Paris. Mais la fermeture des voies sur berge à Paris a entraîné également une augmentation des nuisances sonores pour les riverains !

La dégradation de la qualité de l’air, dans des secteurs périphériques à la zone piétonnisée, se manifeste par des niveaux de pollution supérieurs de 5 % à 15 % selon les lieux, par rapport à ceux de 2015. Surtout, précise Airparif, l’impact est plus important « à l’heure de pointe du matin, de façon quasi continue à partir de l’Hôtel de ville, et sur davantage d’axes, principalement au nord de la Seine ». Le soir, l’air est moins pollué, grâce à une circulation plus étalée que le matin et à « des conditions météorologiques plus propices à la dispersion des polluants ».

Anne Hidalgo reconnaît cette augmentation de la pollution dans certaines zones, mais prétend que « ces hausses très localisées sont nettement inférieures à la baisse générale constatée sur la rive droite ».

C’est pas beau de mentir…

La Mairie de Paris (PS), qui n’entend pas revenir sur sa décision de piétonnisation des voies sur berge, tire donc un bilan positif…des chiffres négatifs livrés par Airparif aux différents comités de suivi de l’expérimentation (région, ville, métropole et préfecture).

D’ailleurs, la région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (LR), en fait une interprétation sensiblement différente. « Les données d’Airparif montrent que la pollution s’est déplacée de quelques kilomètres vers l’est, ce qui ne résout rien, a réagi, vendredi matin, son entourage. Il faut prendre le problème dans sa globalité, ne pas se focaliser sur la voie sur berge et avoir une vision générale qui associe toute l’Ile-de-France. » Airparif rappelle que les voies sur berge ne représentent que 0,16 % du kilométrage annuel francilien, « soit 122 millions de kilomètres parcourus contre 77,7 milliards à l’échelle de la région ».

La région insiste aussi sur la nécessité de fluidifier le trafic dans le centre de la capitale, en mettant en place six « carrefours intelligents » – avec des feux qui s’adaptent à la vitesse et aux conditions de circulation – sur les quais hauts et le boulevard Saint-Germain, afin de diminuer la pollution en augmentation dans ces zones. Cette proposition a été émise le 14 mars lors de la présentation par Mme Pécresse des scénarios alternatifs à la fermeture de la voie sur berge.

Au titre des mesures compensatoires, la région propose la création d’un bus électrique à haut niveau de service (BHNS) – fréquence élevée, grande amplitude horaire… – sur les quais hauts, la création de places de parking à tarif attractif pour les usagers des transports en commun et les adeptes du covoiturage, des mesures de protection phonique pour les riverains et les commerçants des quais de Seine et sur les itinéraires de report. Elle se dit prête à cofinancer ces mesures.

Au-delà des effets de la piétonnisation des voies sur berge sur la qualité de l’air se pose, plus largement, la question des niveaux de pollution au dioxyde d’azote (NO2) en Ile-de-France. Les mesures effectuées par Airparif révèlent que 1,5 million de personnes riveraines des grands axes parisiens et de la petite couronne sont exposées à des niveaux bien supérieurs au plafond de 40 μg/m3 (moyenne annuelle) fixé par les directives européennes et recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour protéger le public de ses effets sur la santé.

La France est d’ailleurs poursuivie par la Cour de justice européenne pour non-respect des directives en la matière. Par ailleurs, la Commission européenne a pointé l’insuffisance des plans d’action français sur la qualité de l’air. Le troisième plan de protection de l’atmosphère d’Ile-de-France, actuellement en cours d’élaboration au cabinet du préfet de région, devra corriger ces carences soulignées par l’Europe.

Airparif a annoncé, par ailleurs, une nouvelle campagne de mesures de la qualité de l’air, du 15 mai au 15 juin. Un bilan conjoint des deux campagnes est attendu en septembre.
Nous serons alors fixés sur la réalité et l’importance des mensonges de la mairie de Paris.
III. Guyane : les services de santé sont en perdition

Et ce ne sont pas les  » mesurettes  » annoncée par la ministre des Outre-Mer, Ericka Bareigts, qui vont y changer grand chose. Jugez-en.

Ericka Bareigts présentant ses  » excuses au peuple guyanais  »

Avant même que ne débute le mouvement de grève générale en Guyane, les contestations étaient nombreuses au sein des établissements de santé publics et privés de la région. Le Centre médico-chirurgical de Kourou (CMCK) est ainsi monté au front il y a plusieurs semaines, face aux menaces de reprise de l’établissement aujourd’hui géré par la Croix Rouge par un groupe privé. Il faut dire que la situation actuelle paraît difficilement tenable, en raison notamment des huit millions d’euros de déficit de la structure. L’idée d’un partenariat avec le Centre hospitalier Andrée Rosemon de Cayenne (CHAR) n’apparaît guère réaliste, alors que l’établissement présente pour sa part 90 millions d’euros de dette irrécouvrables ! Des erreurs de gestion ont en effet aggravé durablement les difficultés chroniques de l’établissement récemment placé sous administration provisoire.

Les autres centres de santé connaissent des affres comparables : la clinique Véronique est sur le point de fermer, tandis que le Centre hospitalier de l’Ouest Guyanais de Saint Laurent du Maroni (CHOG) est en cours de reconstruction, en raison d’une vétusté dénoncée depuis de nombreuses années. L’appauvrissement des centres de santé guyanais se traduit notamment par un nombre élevé de postes vacants, un nombre de lits insuffisant et des matériels non renouvelés. Au CHAR, par exemple, des défauts de paiement récurrents des fournisseurs entraînent de fréquentes pénuries de dispositifs élémentaires, comme les gants, les seringues ou les aiguilles. Aujourd’hui, « l’offre hospitalière est au-dessus de la moyenne nationale en capacité de lits pour les accouchements et l’HAD, mais elle est en dessous de la moyenne en MCO (médecine, chirurgie, oncologie), en psychiatrie et en SSR (soins de suite en rééducation). Son taux d’équipements pour personnes handicapées est en dessous de la moyenne nationale », indiquait en 2014 le recueil d’indicateurs régionaux.

En médecine libérale, la situation n’est guère plus heureuse. La densité médicale est très inférieure à celle observée en métropole : on compte en effet 47 médecins généralistes pour 100 000 habitants, contre 106/100 000 dans l’hexagone. Les écarts concernant les médecins spécialistes sont plus marqués encore avec 24 praticiens pour 100 000 habitants en Guyane, contre 94 sous nos latitudes. On compte encore 23 chirurgiens dentistes (contre 57/100 000) et 22 pharmaciens (contre 49/100 000). A ces difficultés, s’ajoutent des contraintes géographiques qui favorisent des disparités importantes. Ainsi, si « les habitants du littoral sont à 16 minutes en moyenne d’un centre hospitalier contre 15 minutes en France hexagonale (…) les communes de l’intérieur n’ont comme seul recours que l’hélicoptère pour les urgences ou des moyens mixtes comme la pirogue et l’avion ou la pirogue et la route pour les soins programmés » indiquait la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) l’année dernière.

Des difficultés administratives sont également fortement déplorées. Un nombre important de Guyanais ne disposent en effet pas de couverture sociale. Les problèmes les plus aigus ne sont pas rencontrés par les étrangers titulaires de l’Aide médicale d’Etat (AME), mais par des Guyanais qui ont omis de renouveler leurs droits ou qui n’ont jamais été confrontés à la Caisse générale de la sécurité sociale (CGSS) avant une première hospitalisation. Ces situations sont aggravées par des dysfonctionnements majeurs de la CGSS de Guyane. Les délais de renouvellement de la CMU (qui concerne 29 % de la population, contre 7 % en métropole) sont en effet anormalement longs. Autrement dit, mieux vaut être immigré illégal en Guyane que citoyen français !

La vétusté des hôpitaux et la faible densité médicale représentent des obstacles majeurs à une prise en charge de qualité de la population et à une prise en compte de la spécificité de ses besoins. L’espérance de vie guyanaise est ainsi légèrement inférieure à celle observée en métropole : 76,7 ans pour les hommes (contre 78,7 en métropole) et 82,9 ans pour les femmes (85 en métropole). La prévalence du diabète est beaucoup plus élevée, avec un taux de 5 491/100 000 habitants, contre 3 654 dans l’hexagone. Le suivi est par ailleurs moins optimal, avec 52 % des complications mortelles liées au diabète qui seraient évitables, comparativement à la situation en métropole. Les accidents vasculaires invalidants sont également plus nombreux (713/100 000 vs 547/100 000). Pourtant, le CHAR ne compte pas de service de chirurgie cardio-vasculaire.

La santé sexuelle et reproductive des femmes, connaît également des différences majeures. Le taux de recours à l’IVG est ainsi quasiment deux fois plus élevé en Guyane (26,7 / 1000 femmes de 15/49 ans) qu’en métropole (14,5/1 000). Cherchez l’erreur ou comment faire de l’avortement une méthode de contraception à part entière…On note également qu’une « part élevée des premiers rapports sexuels étaient non souhaités par les femmes guyanaises (30 % des femmes âgées de 18 à 69 ans) ». Le suivi des grossesses connaît par ailleurs d’importants manquements : jusqu’à 45 % des femmes n’ont aucun accès aux soins prénataux, tandis que le taux de mortalité maternelle est cinq fois plus élevé que dans l’hexagone et le taux de mortalité infantile trois fois supérieur. Le taux d’accouchement prématuré atteint pour sa part 14,30 % en Guyane (vs 7,40 % en métropole) – Lire « L’avortement est devenu une méthode contraceptive »: https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/13/bulletin-climatique-quotidien-13-juillet-2015de-la-republique-francaise/).
Il n’y a pas de doute, la Guyane…c’est le bagne.

Le 2 avril 2017.
conseilesperanceduroi | avril 2, 2017 à 11:17 | Catégories : 00-Bulletins climatiques…de la République | URL : http://wp.me/p2prhf-hTV

Advertisements
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s