La Chronique Agora: LES NOTES DE NICOLAS PERRIN: Doutes sur la dette et donc sur l’assurance-vie-la dette réelle de la France est de 4 à 6 000 milliards d’euros compte-tenu des engagements à long terme de l’Etat et notamment des retraites des fonctionnaires soit 2 à 3 fois un PIB annuel gonflé aux hormones

La Chronique Agora

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Paris, jeudi 16 mars 2017

Simone Wapler : Un impôt inique mais très profitable pour certain
Deux candidats parlent de supprimer l’impôt sur la fortune. Tragique désespoir de l’industrie financière qui prospérait grâce à cette niche.
Bill Bonner : Le dollar n’est pas de l’argent réel… L’Amérique n’est pas une vraie république
Le Deep Sate regroupe des membres du gouvernement, des financiers et des industriels. Il contrôle ce qui est important avec de l’argent falsifié.
Nicolas Perrin : Investir dans le petit peut vous rapporter gros
L’assurance-vie voit son rendement attaqué. Le cadre réglementaire a choisi son camp : la protection de l’industrie financière et non celle des épargnants.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Un impôt inique mais très profitable pour certains

Deux candidats parlent de supprimer l’impôt sur la fortune. Tragique désespoir de l’industrie financière qui prospérait grâce à cette niche.

« Si un homme politique constatait qu’il y a des anthropophages parmi ses électeurs, il leur promettrait des missionnaires pour le dîner »
Henry Louis Mencken.

La campagne électorale française devient comique.

Le Figaro du jour nous apprend que deux candidats remettent en cause l’impôt sur la fortune : François Fillon et Emmanuel Macron.

La plupart des impôts sont idiots. L’ISF est l’un des plus idiots. Il chasse les riches de notre pays, dissuade ceux qui voudraient s’y installer et les producteurs de pommes de terre de l’Île de Ré le payent.

Spécial Présidentielles

Qui est le meilleur candidat pour vos intérêts ?

Ce n’est pas celui que vous croyez… Pour le découvrir, cliquez ici.

C’est un impôt qui déchaine des passions. Quoi de plus prometteur, de plus simple à comprendre et de plus agréable que de « faire payer les riches » ? Etabli par le grand sorcier François Mitterrand, ce totem des étatistes de gauche n’a pas été abattu par les étatistes de droite. Trop dangereux politiquement. Car si les riches ne paient plus, il faudrait faire payer les pauvres ou les pauvres auraient moins. Difficile à défendre, difficile d’éduquer les masses maintenues dans une bienheureuse ignorance des principes économiques élémentaires…

Les producteurs de pommes de terre de l’Île de Ré – destination estivale fréquentée par d’éminents membres de la Parasitocratie – ont donc été sacrifiés sans remord au pied du totem. La pomme de terre de l’Île de Ré atteint des prix exorbitants (comme la grenaille de Noirmoutier) ; les « sans-dents » qui n’appartiennent pas à la Parasitocratie peuvent se rabattre sans inconvénient sur le bintje des Pays-Bas, beaucoup plus abordable.

Source Wikicommons

En attendant la disparition de l’ISF, savez-vous évaluer correctement vos biens ? La question paraît farfelue et pourtant… Pour établir une déclaration de patrimoine, organiser une mutation ou une donation, régler une succession, sortir d’une indivision,… vous avez besoin d’évaluer précisément la valeur de vos biens immobiliers, fonciers ou titres de société. Comment faire, quelles décotes appliquer ? Notre rapport « La juste évaluation » vous indique les différentes méthodes applicables et notamment celles que le fisc utilisent lui-même et ne pourra donc contester. Il vous guide pas à pas dans vos calculs. Pour vous le procurer, c’est ici.

A défaut d’être supprimé, l’impôt stupide a été aménagé (comprenez « compliqué », « opacifié »). Des lois de finance ont créé des niches pour ces chiens de contribuables riches. La Parasitocratie a alors pu développer toute une industrie lucrative autour desdites niches. Maintenant qu’il est question de supprimer l’impôt, tout le milieu du charity business et de l’industrie financière spécialisée « niche fiscale » est en émoi.

Qui va désormais investir dans les fonds de PME et d’entreprises innovantes ou dans ces fondations caritatives — investissements ou dons qui étaient déductibles jusqu’à 50% ? Parmi les rares pays à avoir adopté un tel impôt, la France est le seul à l’avoir conservé. Il faut croire que les riches non français sont plus généreux ou téméraires dans leurs investissements que les riches français. Les investissements en capital-risque et les fondations se portent très bien dans les autres pays.

Les protestations des gérants de ces fonds ISF dit FCPI ou FIP sont comiques. Durant des années, ils ont confortablement vécu de collectes sans grandes exigences de performances. Si un investisseur avait mis 100 (et déduit 50 de son ISF), il suffisait de rendre 51 à ce client pour qu’il soit content… Sans surprise, les performances de beaucoup de ces fonds oscillent entre lamentables et pitoyables.

Certes, selon Morningstar, en moyenne les 20 meilleurs fonds ont une performance annualisée de :
• +5,6 % en FCPI ;
• +4,6 % en FIP.

Mais la moyenne des 20 moins bonnes performances annualisées est de
• -14,9 % en FCPI ;
• -14,7 % en FIP.

Des investissements sains doivent pouvoir se passer de carottes, de bâtons, de complications fiscales et ne passent pas par des niches. C’est le but de notre nouveau service Profits Réels, actuellement en test. Son lancement officiel aura lieu avant l’été — nous vous tiendrons bien entendu au courant.

Vous avez 200 euros ?
Alors… vous avez de quoi vous construire une retraite de ministre

Grâce à ce plan secret, simple et applicable par tous, vous pourriez toucher jusqu’à 11 875 euros supplémentaires par mois.

Rien d’immoral ni d’illégal, vous verrez : tout est expliqué ici.

LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Le dollar n’est pas de l’argent réel… L’Amérique n’est pas une vraie république

Le Deep Sate regroupe des membres du gouvernement, des financiers et des industriels. Il contrôle ce qui est important avec de l’argent falsifié.

Pendant vingt ans, nous avons roulé… exploré… fait des découvertes…

Nous avons commencé en supposant que nous ne « savions » rien… alors nous avons gardé les yeux bien ouverts.

Aujourd’hui, nous en savons encore moins.

Mais nous avons couvert énormément de terrain. Alors faisons une petite pause pour voir faire le point…

Les lecteurs qui viennent de rejoindre La Chronique doivent savoir où nous en sommes. Cela les aidera à comprendre ce qu’ils liront demain et à l’avenir.

Le monde de l’argent n’est pas ce qu’il est censé être

Nous explorons une région sauvage, inconnue de la plupart des humains : un monde de l’argent qui est très différent de ce qu’il est censé être. Dans la presse, dernièrement, on évoque de « fausses informations ». Eh bien, devinez quoi ? Le système monétaire est falsifié, lui aussi.

Si vous investissez… ou si vous vous apprêtez à prendre votre retraite… ou que vous vous intéressez simplement à la façon dont fonctionne le monde, écoutez bien.

Car il ne fonctionne pas de la manière dont le racontent les livres d’éducation civique… les ouvrages de vulgarisation consacrés à l’économie… ou la presse grand public. Il s’agit de quelque chose de bien plus complexe, corrompu et dangereux.

La domination des « renards » de Pareto

Commençons avec le gouvernement, qui contrôle – directement ou indirectement – environ la moitié de l’économie américaine. Au départ, il ne devait pas être aussi vaste, puissant et intrusif. Mais voilà, il n’a plus grand-chose à avoir avec le modèle décrit dans la Constitution.

Les élections ont bien moins d’importance que vous ne le pensez.

Comme l’explique Vilfredo Pareto, l’éminent économiste italien, peu importe le nom que vous donnez à votre gouvernement car, au fil du temps, de rusés initiés et arrivistes en prennent le contrôle : il les appelle les « renards ».

Il y a toujours des gens malins, capables de manipuler, contrôler et corrompre le gouvernement, et d’utiliser le pouvoir de police (les gouvernements revendiquent le monopole de l’usage de la violence) pour obtenir ce qu’ils veulent.

Que veulent ces renards ?

De l’argent. Du pouvoir. Un statut. Les choses habituelles.

Cela n’a rien de fourbe, de sinistre, ou de surprenant. Et il n’est pas nécessaire de croire à des complots pour le comprendre.

La subversion se déroule au grand jour. Mais elle est tellement différente de ce que à quoi nous nous attendons, que nous ne la voyons même pas.

C’est vraiment très simple : vous passez votre temps à gagner de l’argent. Les renards passent leur temps à imaginer une façon de vous le prendre : par la fiscalité, la législation, la réglementation, ou un ingénieux système fondé sur de l’argent bidon.

Le Deep State décide seul de ce qui est vraiment important

Le concept de Deep State a d’abord été appliqué à des pays tels que la Turquie et l’Egypte. Ce sont des endroits où les initiés de l’armée, de la police et de la sécurité ont recours à la force, vous obligent à faire ce que l’on vous dit. Les élections ont modifié les partis au pouvoir ainsi que leurs dirigeants. Mais le véritable pouvoir était ailleurs.

Certains auteurs tels que Mike Lofgren ont rendu ce terme populaire, aux Etats-Unis. Mais Logfren a une vision bien plus vaste du Deep State. Voici ce qu’il écrit :

Le Deep State… c’est l’histoire de notre époque. C’est ce fil rouge qui parcourt la Guerre contre le terrorisme et une politique étrangère militarisée, la financiarisation et la désindustrialisation de l’économie, et une structure sociale qui a produit la répartition des revenus la plus inégale [jamais constatée] en pratiquement un siècle.

Lofgren a été membre du personnel du Congrès, et titulaire d’une habilitation « top secret » pendant des dizaines d’années. Il a remarqué que les affaires suivaient leur cours quel que soit le parti qui remportait la Maison Blanche.

Progressivement, il a découvert que le spectacle public que l’on voit à la télévision, et que nous appelons « la politique », n’est qu’une modeste partie du système au gouvernement.

Les décisions importantes sont prises par les « renards » : des bureaucrates, des lobbyistes, ceux qui contribuent au financement des campagnes électorales et des entreprises fondées sur la connivence.

Ce n’est pas un hasard, par exemple, si pas un seul membre du Congrès n’a pris la peine de lire la loi relative à l’Obamacare : un programme de grande envergure qui a touché pratiquement tout le monde et transformé un septième du PIB du pays.

[NDLR : Une autre loi vient de changer et a touché le secteur pharmaceutique. Il s’agit de la légalisation de la culture du cannabis à des fins médicales. Découvrez ici quelles sont les petites entreprises de ce nouveau secteur promises à une croissance exponentielle.]

Ils savaient qu’ils ne pouvaient rien y faire.

Une association hybride de membres du gouvernement, des financiers et des industriels

Le Deep State est vaste… diffus… et adaptable. Lofgren dit qu’il s’agit d’une « association hybride » d’éléments clés du gouvernement et de certaines strates supérieures de la finance et de l’industrie.

Il est respectable, voire prestigieux, compte des professeurs d’université et des analystes membres de think-tanks, ainsi que des lobbyistes et des prestataires privés. Peu importe le passeport que vous détenez, pour quel parti vous votez, ou ce que vous pensez.

On y trouve des adeptes du social-libéralisme et des conservateurs. Des républicains et des démocrates. Des platoniciens et des aristotéliciens.

En interne, ces différents intérêts rivalisent autour de l’argent et du pouvoir.

Les « conservateurs », par exemple, veulent détourner encore plus votre argent vers les secteurs de la défense et de la sécurité. Les adeptes du « social-libéralisme » veulent favoriser leurs compères des secteurs sociaux.

Et même à l’intérieur des secteurs, il existe une concurrence. La Marine veut davantage de navires. L’Armée de l’air veut davantage d’avions. L’Armée de terre veut davantage de chars.

Comment se gagnent ces luttes, qui décide des gagnants et des perdants, c’est ce que nous verrons demain.

LES NOTES DE NICOLAS PERRIN

Doutes sur la dette et donc sur l’assurance-vie

L’assurance-vie voit son rendement attaqué. Le cadre réglementaire a choisi son camp : la protection de l’industrie financière et non celle des épargnants.

Nous avons déjà évoqué la politique monétaire menée par la BCE, les craintes qui pèsent sur la viabilité de l’euro ainsi que la baisse du rendement moyen des fonds euros. Voici d’autres faits et annonces concernant vos placements — et plus spécifiquement le marché de l’assurance-vie.

Les rendements s’effondrent sur les produits à taux fixe

Dans l’une de ses publications mensuelles de février, la Banque de France a indiqué que tous produits confondus, le rendement moyen des dépôts bancaires des ménages est passé sous la barre symbolique des 1% (0,99%) (1).

En Allemagne, certaines banques ont annoncé qu’elles vont prélever des « rétributions » sur les comptes à vues de leurs plus gros clients (0,40% pour la Stadtsparkasse de Munich sur les dépôts supérieurs à 250 000 €, 0,2% pour la Volksbank de Hambourg à partir de 500 000 € de dépôts) (2). En France, selon Le Figaro, seuls le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE) et Natixis pratiquent déjà de genre de traitement sur certains grands comptes, ce qui revient à appliquer un taux négatif (3).

Nous ne sommes plus seuls à La Chronique Agora à critiquer la politique de taux négatifs et les mécanismes prudentiels européens. Mi-décembre, l’Association actuarielle européenne (AAE) publiait un document intitulé Les taux d’intérêt négatifs et leurs conséquences techniques (4)(5). L’AAE y éreinte le modèle de Solvabilité II, notamment parce qu’il incite les assureurs à investir dans les obligations d’Etat, handicapant au final le financement de l’économie plus qu’il ne contribue à sa sécurisation.

Ne perdez jamais de vue que l’objectif primordial des décideurs politiques est de permettre au système de se perpétuer, c’est-à-dire de faire en sorte que les Etats puissent continuer à dépenser plus qu’ils ne collectent.

Natixis a publié un Flash Eco dans lequel la banque estime qu' »au niveau actuel de l’écart entre croissance et taux d’intérêt, une réduction de moitié de la dette publique de la Zone euro prendrait 27 années ». La note suggère que c’est cette solution du « défaut lent » sur les dettes souveraines que préconise l’équipe de recherche (6).

Dette, créances douteuses et stress test

Mi-février, l’agence de notation Standard & Poor’s estimait justement l’encours de la dette souveraine mondiale au montant sans précédent de 44 300 Mds$, soit une augmentation de plus de 2% par rapport à l’année passée.

Vous vous demandez peut-être qui sont les plus gros emprunteurs ? Et bien la France rate de près le podium, la troisième place nous ayant été ravie par l’Italie, qui se place elle-même derrière la Chine. A tout seigneur tout honneur, la médaille d’or est décrochée par les Etats-Unis, avec un montant de 2 200 Mds$ empruntés (7) (8).

Emettre de la dette, c’est très bien, mais encore faut-il pouvoir la vendre. En Europe, cela n’est pas un problème puisque la BCE rachète tout ce qui bouge. Les choses se compliquent au niveau des banques commerciales européennes, dont les bilans sont gorgés de créances douteuses. Début février, l’Autorité bancaire européenne (ABE) sonnait l’alarme, déplorant que dix pays affichent un taux de créances douteuses supérieur à 10%. La « solution » proposée par l’ABE ? Créer une bad bank européenne… Si le simple fait de jeter ses ordures au dépotoir suffisait à rendre la planète plus propre, ça se saurait (9) !

On a d’ailleurs récemment eu des nouvelles du gros morceau, l’Italie, avec 16,4% de créances douteuses. Le conseil d’administration de la Monte dei Paschi di Siena a donné son feu vert pour le plan de restructuration avec une recapitalisation par… devinez qui ? Mais l’Etat « stratège » italien, bien sûr (10) ! Il ne faudrait surtout pas priver le contribuable d’un investissement dans une maison qui a enregistré une perte de 3,24 Mds€ en 2016 (11) ! Ah, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour maintenir en vie le plus vieux zombie la plus vieille banque encore en activité…

Mais les banques ne sont pas les seules entités à être truffées de dettes. Mi-décembre, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) publiait les résultats d’un stress test réalisé sur 236 compagnies d’assurance (12). Il en ressort que dans un scénario de baisse durable des taux avec diminution soudaine du prix des actifs, les assureurs assumeraient des moins-values de 160 Mds€.

La solution recommandée par l’AEAPP ne vous surprendra pas : il s’agit d’un appel aux autorités de supervision nationale pour qu’elles incitent les assureurs à rémunérer les épargnants le moins possible…

Les assureurs abandonnent la garantie à 100% des fonds euros et en augmentent les frais sur versements

Fin décembre, c’est Spirica, le troisième assureur web français, qui annonçait abandonner la garantie en capital net de frais de gestion sur les fonds euros et sur les fonds immobiliers (13). Assureur après assureur, la tendance à la généralisation de la garantie en capital hors frais de gestion se confirme.

La Mutuelle d’assurance des professionnels de la santé (MACSF) a choisi une autre solution. Pour inciter les épargnants à prendre plus de risques, que la mutuelle a tout simplement décidé d’augmenter sensiblement les frais sur versements de son contrat monosupport, rapporte l’UFC-Que Choisir (14). Désormais, les épargnants qui voudront bénéficier d’une garantie à 100% en capital devront payer non plus 1% de frais sur leurs versements, mais 3% !

Les présidentielles vont-elles sonner le glas du régime de faveur dont bénéficie l’assurance-vie lors des rachats ?

Une annonce récente d’Emmanuel Macron a fait couler beaucoup d’encre. L’ancien ministre de l’Economie a révélé vouloir mettre en place un prélèvement à taux unique sur les revenus du capital d’environ 30% (prélèvements sociaux inclus).

Certes, la part d’intérêts au sein des retraits effectués avant huit années de détention serait moins taxée qu’elle ne l’est aujourd’hui, mais la situation s’inverserait après huit ans avec une taxation beaucoup plus lourde (23% actuellement après abattement – et c’est un point très important – de 4 600 € pour un célibataire et de 9 200 € pour un couple).

Une telle réforme aurait néanmoins un avantage considérable. En effet, les banquiers ne pourraient plus user du prétexte fallacieux selon lequel « l’argent est bloqué 8 ans » (si j’avais reçu 1 € à chaque fois que j’ai entendu cette phrase en clientèle…) pour contraindre leurs clients à conserver leur argent au sein de leur enseigne.

A noter que François Fillon propose lui aussi de mettre en place une taxation des revenus du capital à 30% (toujours prélèvements sociaux inclus). Mais aux dernières nouvelles, il ne semble pas encore avoir décidé si l’assurance-vie a vocation à être concernée ou non par ce projet… On espère que le candidat de la droite et du centre aura fini de réfléchir avant le premier tour des élections (15).

Déclaration des contrats souscrits à l’étranger : majoration des amendes pouvant aller jusqu’à 80% en cas de manquement !

Quoi qu’il en soit, si vous avez opté pour un contrat d’assurance-vie luxembourgeois ou si vous comptez le faire (16), n’oubliez pas de le signaler lors de votre déclaration de revenus (déclaration 3916).

[NDLR : Contrats de droit luxembourgeois, meilleurs arbitrages pour votre assurance-vie sans casser votre contrat « existant : découvrez notre dossier spécial et recevez tous les trimestres la meilleure allocation d’actifs proposée par notre spécialiste analyste risque-crédit. Pour télécharger notre dossier spécial, cliquez ici.]

En effet, dans un BOFIP en date du 8 mars, l’administration fiscale a précisé les sanctions relatives aux manquements aux obligations déclaratives concernant les comptes, contrats d’assurance-vie et trust à l’étranger (17). Elles se montent à 1 500 € par contrat non déclaré, ou à 10 000 € lorsque l’obligation déclarative concerne un État ou territoire non coopératif (18). La nouveauté est que certains cas de majoration de droits peuvent aller jusqu’à 80% ! A bon entendeur…

_______________COMMUNIQUE

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