Resistance71 Blog:Les femmes détentrices du titre de la terre avertissent


 

Les femmes détentrices du titre de la terre avertissent

 

Mohawk Nation News

 

24 février 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/02/24/women-titleholders-give-notice/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le monde regarde avec horreur alors que l’armée américaine commet des atrocités à Standing Rock en essayant de tuer les protecteurs de l’eau au profit d’un oléoduc privé. Des armes automatiques sont directement pointées sur nous. La présence de la force militaire est la continuation du génocide perpétré sur nos peuples.
kohtihon’tia:kwenio, les femmes détentrices du titre de la terre de l’Île de la Grande Tortue, lancent un avertissement. Nous sommes obligées de préserver et de protéger la terre pour les générations futures.

Nous sommes mandatées pour informer les envahisseurs étrangers et leurs agents de respecter notre liberté de vivre et de voyager à travers nos terres sans interférence.

Nous sommes partie de la création. Nous avons survécu l’assassinat de masse de ce qui fut le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité, la guerre chimique et bactériologique, la famine induite, la torture physique et mentale, l’ignorance et le génocide par décret et statut.

Les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ne sont que des entreprises coloniales privées fabriquées qui squattent sur nos terres. Ils ne sont que des “franchises” banquières d’Europe (NdT: City de Londres, la véritable “couronne” et sa Banque d’Angleterre/Vatican ayant pour succursale Wall Street…) et non pas des gouvernements, qui ont divisé illégalement nos terres et nos ressources. Ils ne peuvent jamais être souverains sur notre terre.

Nous possédons seuls l’autorité souveraine sur ce continent. Nous avons de vieux accords et de nombreuses alliances entre nos peuples.
La charte des Nations-Unies requiert le respect des principes d’égalité de droits et d’auto-détermination. Les différents doivent être résolus pacifiquement.

Les franchises violent les standards internationalement reconnus de respect des droits politiques des peuples en tant que partie de l’ International Covenant on Civil and Political Rights, la Convention de la Prévention du Génocide, la Convention économique des Nations-Unies, les droits sociaux et culturels et autres instruments reconnus internationalement légaux.

La résolution de l’AG de l’ONU 1541 [XV] requiert le consentement informé d’un peuple avant d’être inclus dans un autre état et le Tribunal International a affirmé ce principe dans l’affaire du Sahara Occidental. Nous ne sommes pas et ne deviendront jamais une partie des états coloniaux qui squattent sur nos terres.

En accord avec l’article 15 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, sections 1 et 2, tout peuple a droit à une nationalité. Aucune nation ne peut changer l’identité d’une autre nation en imposant sa propre législation. Nos déplacements, échanges et commerce ne doivent pas être entravés au travers du continent des Amériques, connus par les anglo-saxon sous le terme d’hémisphère occidental et que nous appelons l’Île de la Grande Tortue.

Ignorer les perspectives que nous avons sur nous-mêmes, motre terre, nos ressources, l’air, l’eau et toute vie, est universellement reconnu comme illégal.

Les squatters ne peuvent pas transformer arbitrairement quiconque en sujets de leur entreprise sans notre connaissance et consentement informé.

Nous pourrons librement traverser nos terres, passer et repasser sur terre, mer, voies navigables, ou air, ce sur tous nos territoires. Des impôts, des taxes et des tributs nous sont illégalement extorqués par ces entités étrangères à notre terre. Nous pourrons chasser et pêcher où bon nous semble sur notre terre. L’ International Covenant on Civil and Political Rights dit explicitement que personne ne sera arbitrairement privé de sa vie ou de sa liberté. Les Etats-Unis doivent immédiatement arrêter de nous menacer, de nous assassiner et de nous emprisonner, ainsi que de contrevenir aux principes internationaux reconnus de justice fondamentale.

La Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) de l’ONU a été adoptée par une majorité d’états (NdT: à l’exception notoire des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande… on se demande bien pourquoi ?…). Nous sommes égaux à tous les autres et avons le droit de jouir de toute la plénitude des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Nous demandons donc que l’entreprise coloniale établie sur nos territoires désarme immédiatement et arrête de détenir, d’assassiner, de torturer, de violer, de voler les peuples indigènes à ce continent, d’arrêter de nous harceler et de nous traduire illégalement devant leurs tribunaux ne dispensant que la justice coloniale de l’amirauté, loi de la haute mer, dans leur système judiciaire. Ils doivent amener leurs préoccupations, griefs et problèmes devant les gouvernements onkwe’hon:weh (natifs) traditionnels idoines.

La torture est préméditée, systémique et scientifique, elle est faite pour briser notre dignité, notre fabrique sociale et à fomenter la terreur au sein du peuple.

Les conseils coloniaux marionnettes de bandes (Canada) ou de tribus (USA) imposés par l’entreprise coloniale sont des traîtres et perçus comme tels.

Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique (appelé “Amérique du Nord”) et autres franchises coloniales doivent arrêter et se désister de toute violation de l’autorité des véritables propriétaires de l’Île de la Grande Tortue.

Notre devoir, notre mission est de protéger notre intégrité physique et nos droits (naturels).

Menaces, meurtres et tortures n’ont pas leur place dans les relations internes ou internationales entre les peuples. Les principes de la Loi de la Grande Paix (Kaia’nere:kowa) et de teh’io:hateh (le Wampum Deux Rangées), sont les véritables loi d’ono’war:geh (Île de la Grande Tortue)

Nous demandons à l’entreprise coloniale, la corporation, de quitter immédiatement l’Île de la Grande Tortue.

Sitting Bull, Crazy Horse, Gall et les autres ont sauté à cheval pour confronter l’ennemi sans aucune peur. Ils combattirent pour les générations à venir.

Note de Résistance 71: A ce sujet, durant la guerre des grandes plaines de la moitié à la fin du XIXème siècle, l’armée yankee a subi défaite sur défaite face notamment à l’alliance entre les nations Oceti Sakowin (Sioux), Cheyennes et Arapaho. Défaits à deux reprises militairement (par les chefs de guerre sus-nommés), les Yankees concédèrent grandement dans les deux traités de Fort Laramie de 1851 et 1868. Les terres impliquées dans l’affaire actuelle de Standing Rock sont des terres appartenant à Oceti Sakowin (Grande Nation Sioux) de part le traité de 1851 et reconfirmé à plus forte raison en 1868. Les nations impliquées n’ont rien concédé territorialement et pour cause: elles étaient les vainqueurs !!.. Depuis lors, ces traités, considérés comme tous les traités, même par la loi scélérate coloniale américaine, comme “loi fédérale de la terre”, ont été constamment bafoués par les instances privées et fédérales. Toute action privée ou fédérale sur ces terres est de facto ILLEGALE et l’armée yankee empiète sur des terres n’appartenant aucunement au gouvernement fédéral US. Il s’agit ni plus ni moins d’un acte de guerre, d’une invasion supplémentaire ! Par cet acte et sans même aller chercher plus loin, l’état fédéral yankee viole sa propre “loi de la terre”, bien sûr en toute impunité tant que les juges sont corrompus par les grandes entreprises coloniales… Les terres reconnues à Oceti Sakowin dans le traité de Fort Laramie de 1851 et toujours en vigueur aujourd’hui, couvre une superficie de près d’une fois et demie la France sur 5 états “fédéraux”.

:)

Publicités
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s