Mollement mais droit dans le mur-La Chronique Agora-Simone Wapler : Faillite ou réformes, c’est le même prix-les vaches de réforme vont à l’abattoir:tant qu’il n’existera pas un système monétaire international ou régional fondé sur l’or,il n’y aura que « du néant habillé en monnaie »-Jacques Rueff-1967

 

 

 

Mollement mais droit dans le mur

 


 ci.

La Chronique Agora

Paris, mercredi 22 février 2017

  • Simone Wapler : Faillite ou réformes, c’est le même prix
    Les finances publiques de la France sont tellement délabrées que faire faillite ou faire les réformes permettant de l’éviter ont les mêmes conséquences.
  • Bill Bonner : L’Establishment va-t-il poignarder Trump dans le dos ?
    Trump reste dans une posture de lutte contre le système et s’en prend aux medias diffusant des « fake news« , mais les délits d’initiés vont bon train.
  • Etienne Henri : Adoptez une approche basée sur la valeur face à la bulle 2.0
    Comment estimer la valeur intrinsèque d’une entreprise ? Voici deux étapes simples pour déterminer si acheter Snapchat, Amazon, Google ou Apple est actuellement judicieux.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Faillite ou réformes, c’est le même prix

Comme je l’évoquais hier, les finances publiques françaises ont dépassé le point de non-retour. Mais les candidats à la présidentielle semblent l’ignorer et préférer aller mollement dans le mur.

Voici un tableau (déjà publié hier) comparant les finances de Marianne France et de Marcel Martin, candidat à la commission de surendettement. Il permet de remettre en perspective la désastreuse gestion de Marianne France.

tableau dette

Jusqu’à présent tout baigne dans le beurre car les taux baissent et la vieille dette est remboursée en contractant un nouvel emprunt avec un taux d’intérêt plus faible. Marianne France peut donc toujours aller chez son coiffeur de luxe, distribuer de généreux pourboires aux voituriers et livreurs et s’enrober de vigogne. Mais si les taux montent la cavalerie doit cesser.

A ce stade les souverainistes, étatistes de droite et de gauche, vous disent : mais pas du tout. Un Etat souverain ne peut pas faire faillite puisqu’il fabrique l’argent ! C’est bien pour cela qu’il faut retrouver une souveraineté monétaire.

Vous avez 200 euros ?
Alors… vous avez de quoi vous construire une retraite de ministre

Grâce à ce plan secret, simple et applicable par tous, vous pourriez toucher jusqu’à 11 875 euros supplémentaires par mois.

Rien d’immoral ni d’illégal, vous verrez : tout est expliqué ici.

Chez les candidats à la présidentielle française non souverainistes, il semble que l’attitude soit : feignons de ne pas voir le mur. Quand on l’aura pris, il faudra bien en passer par la case réforme brutale mais ce sera un cas de force majeur et non pas une proposition électorale.

Il y a deux façons de faire faillite ou de se réformer.

Par la déflation, la réduction de la quantité de dettes. Dans ce cas, sont punis d’abord ceux par qui le mal est arrivé. Il va falloir que le poids de l’Etat dans l’économie diminue. Passer de 57% du PIB à par exemple 47% du PIB soit 10% de décroissance ou encore 200 Mds€ de moins. Moins de dépenses publiques, moins d’entreprises zombies, moins d’activité subventionnées, moins de parasitocrates profitant des rentes, avantages, taxes, subventions.

Par l’inflation, l’augmentation de la masse de monnaie, de crédit infini et gratuit. Dans ce cas, tout le monde est puni. Mais souffrent plus ceux qui sont éloignés de la source des liquidités magiques du crédit infini et gratuit. La Parasitocratie, elle, voit les prix de ce qu’elle possède déjà flamber. Sa rente est préservée.

L’Institut des Libertés, présidé par Charles Gave, vient de mettre à jour son dossier à charge de l’euro, intitulé « Pourquoi et comment l’euro détruit l’Europe ».

On peut y lire en page 2 :

« L’euro est une monnaie sans nation, ce qui historiquement n’est pas viable ».

Ce n’est pas exact. Il s’agit d’une vision platonicienne de la monnaie qui ne serait qu’une « convention sociale ».

Aristote, à l’inverse de Platon, pensait au contraire qu’une bonne monnaie devait avoir une valeur intrinsèque.

L’or a été jusqu’en 1971 une monnaie sans nation. Personne ne refuse un paiement en or quand les temps sont durs.

L’or, cette monnaie démocratique puisqu’elle n’appartient à personne, est haï des gouvernements qui se réclament pourtant de la démocratie.

Les politiciens et les financiers préfèrent le crédit, tellement plus souple… L’or met un frein à l’endettement.

Ils ne veulent pas lâcher un système dont ils profitent si bien, en tous cas, pas volontairement.

Pour vous, confronté à la faillite de votre pays, l’or reste une valeur refuge. Savez-vous qu’il existe des pièces d’or « monnaie d’Etat » ayant cours légal, que ces pièces bénéficient d’un traitement fiscal très avantageux ? Pour tout savoir sur ce sujet, cliquez ici.


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

L’Establishment va-t-il poignarder Trump dans le dos ?

Le spectacle continue, sur la scène publique…

Il y a tellement de façons de l’observer, que nous ne savons pas vraiment s’il faut en rire ou en avoir le souffle coupé.

Vendredi dernier, le président Trump a fait monter d’un cran le bruit et la fureur au moyen de son compte Twitter :

« Les médias qui relaient de FAUSSES INFORMATIONS (failing@nytimes, @NBCNews, @ABC, @CBS, @CNN [NDR : failing signifie entreprise en difficulté]) ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis du peuple américain ! »

A la Chronique, nous n’offrons pas de nouvelles. Ni d’opinions. Nous tentons simplement de tirer les choses au clair.

Nous le faisons en comparant ce qui arrive actuellement à d’autres évènements… d’autres personnes… et d’autres temps.

L’analogie est la seule chose dont nous disposons pour avancer. Et jusqu’à présent, nous trouvons que le personnage correspondant le mieux à M. Trump est l’ex-président argentin, Juan Perón.

Et si Trump était un Perón américain ?

Perón– une fripouille haute en couleur et plus vraie que nature – « s’en est pris à l’Establishment« , au sud du Rio de la Plata.

Perón n’avait pas Twitter. Il n’avait pas de « fausses informations ». Tout ce qu’il avait, c’étaient des discours et des cravates démodés. Il vitupérait contre les riches… les propriétaires terriens… et l’église. Et il fulminait contre les journaux… les banquiers… et les universités.

Les gens du peuple l’adoraient. Perón s’exprimait en leur nom. Il se dressait contre l’ancienne élite.

Mais il n’a pas assaini le marigot. Il n’a même pas vidé l’évier.

En lieu et place, il a fait main basse sur le pouvoir de l’Establishment et l’a utilisé dans son intérêt. Quelles que soient les exactions que Perón ait attribuées à l’ancienne élite, sa nouvelle élite en a commis de bien pires.

Au nord du Rio Grande, l’Establishment a concentré de plus en plus de pouvoir sur Washington, et le président.

Pour vous donner un exemple du fonctionnement du Deep State, nous publions l’Annexe « A », tirée des fausses informations du week-end dernier : Mary Jo White, autrefois en charge de la réglementation et de la surveillance des entreprises, lorsqu’elle dirigeait la SEC ; avant cela, elle défendait les sociétés contre ladite SEC, en tant qu’associée du cabinet d’avocats Debevoise & Plimpton.

Cette femme a tellement fait de va-et-vient entre secteur public et secteur privé que cela doit lui donner le tournis.

Lorsqu’elle a intégré l’équipe d’Obama, elle s’est engagée à « abandonner » son emploi dans le cabinet d’avocat, pour servir l’intérêt public. Mais le week-end dernier, on a découvert qu’elle était de retour dans ce cabinet de compères.

Voici ce que l’on trouve sur le site Wall Street On Parade :

« Cette nouvelle est très importante car elle marque la quatrième fois en quarante ans que Mary Jo White fait le va-et-vient entre Debevoise & Plimpton (où elle représente des contrevenants récidivistes) et les services du gouvernement (où elle poursuit des contrevenants récidivistes). »

Ceux qui font les lois et ceux qui sont réglementés par elles sont les mêmes personnes. Les médias relayant de fausses informations nous disent également que M. Trump a nommé un nouveau directeur à la tête de la SEC : Jay Clayton… Mais attendez… Qu’est-ce qu’il a de nouveau ?

Même caste. Même tribu. Même corporation. La seule différence, c’est le cabinet d’avocats : Sullivan & Cromwell.

Le délit d’initié dans le dossier Kraft Heinz – Unilever

Il y a une chose à laquelle M. Clayton devrait s’intéresser : le délit d’initié commis sur l’action Kraft Heinz, en amont de son offre de rachat concernant Unilever.

Comme l’a indiqué le Financial Times, relayeur de fausses nouvelles, les transactions sur options ont crevé le plafond alors que circulaient des rumeurs concernant l’opération… avec 150 fois plus d’argent que d’habitude parié sur la hausse, puis la chute, de l’action.

C’est le genre de choses qui n’est pas censé se produire. Et lorsque c’est le cas, la SEC, bénie soit-elle, est censée lancer une enquête.

Comme notre ami et ancien membre de Wall Street, David Stockman, nous l’a indiqué, toute cette opération empeste à mille lieues. C’est le type d’opération que vous ne pouvez faire que lorsque de l’argent falsifié est mis à disposition de Wall Street à un taux proche de zéro après taxes et inflation.

Les deux sociétés sont déjà d’énormes conglomérats lourdement endettés et dont les ventes stagnent.

Kraft Heinz doit 30 Mds$ de prêts. Si l’opération s’était poursuivie, les emprunts des deux entreprises réunies se seraient élevés à 130 Mds$. Et cela aurait valorisé le vieux vendeur de shampoings et de savons à 25 fois ses bénéfices, comme si c’était une société en croissance.
[NDLR : Comment bien choisir les valeurs de votre PEA, quelles entreprises sont à éviter et au contraire celles qu’il faut absolument avoir en portefeuille ? Notre spécialiste vous explique ici sa vision du « PEA parfait ».]

Imaginez…

Mais tout est possible lorsque vous avez de l’argent falsifié pour alimenter vos acquisitions, rachats d’actions et fusions.

L’argent falsifié finance également la SEC, indirectement. Son rôle est de surveiller la partie, de faire comme si tout le monde était sur un même pied d’égalité et comme si tout petit investisseur pouvait parier contre les grands… et gagner.

Grâce à l’accroissement du pouvoir des compères pendant la carrière de White, l’Etat peut désormais se permettre n’importe quoi impunément… même le meurtre.

Le Congrès se mêle des affaires nationales. Le Pentagone se mêle des affaires étrangères. La Fed commet le plus grand vol de l’histoire tandis que la SEC monte la garde.

Comme Staline avant lui, le président Obama a approuvé la liste d’assassinats : y compris des citoyens américains, sans aucune forme de procès.

A présent, c’est Donald J. Trump, qui se trouve à la tête de cet énorme pouvoir du gouvernement fédéral américain. Va-t-il y renoncer, remettre à sa place le Deep State, et restituer sa Grandeur à l’Amérique ?

Trump va-t-il faire combattre le Deep State ou l’accepter ?

Les Etats-Unis sont un empire profondément endetté et fonctionnant avec de l’argent falsifié.

L’économie du pays a trop de délits d’initiés gagnant-perdant sur les bras, imposés par l’Etat afin de récompenser ses compères.

Les élections offrent aux initiés des camps républicain et démocrate une chance de se battre pour remporter le meilleur du butin ; ils ne changent pas la façon dont cela fonctionne.

Un complexe zombies-compères plus ou moins permanent… alias le Deep State… alias « le marigot »… est aux commandes.

L’Establishment est-il en train de prendre peur, de tenter de saper le gouvernement Trump et de le poignarder dans le dos ?

Ou bien Trump est-il simplement une nouvelle espèce de bestiole de marigot, faisant semblant de combattre le Deep State tout en acceptant le système ?

Les initiés n’en sont pas sûrs, non plus. Ils sont hargneux, piquent des colères, et complotent contre le président.

Comme le s énateur Charles Schumer l’a remarqué, Donald Trump a été « réellement débile » de s’en prendre aux services du renseignement. « Ils ont mille et une façon de vous rendre la monnaie de la pièce », a-t-il dit.

Des fuites émanant du FBI ou de la NSA – transmises aux médias relayeurs de fausses nouvelles – ont déjà eu la peau du premier conseiller à la sécurité nationale sélectionné par Trump : Michael Flynn. Et le vice-amiral Bob Harward, sélectionné en premier lieu par Trump pour remplacer Flynn, a refusé le poste.

Au sein du Deep State, le complexe militaire et de la sécurité sape des gouvernements étrangers depuis un demi-siècle, voire davantage. Serait-il étonnant de découvrir qu’il sape celui de son propre pays ?

bitcoin

Le bitcoin a suscité de nombreuses questions et remarques…

… Voici LE guide indispensable pour tout comprendre sur cette nouvelle monnaie, ses avantages et ses spécificités.

Et il y a mieux : ce guide, nous vous l’offrons en cadeau !

Pour le recevoir sans plus attendre, cliquez ici.


LES NOTES D’ETIENNE HENRI

Adoptez une approche basée sur la valeur face à la bulle 2.0

Les valorisations des entreprises technologiques atteignent des niveaux que nous n’avions pas vus depuis les années 2000.

Comment ces excès peuvent ils se répéter de manière si similaire ? Tout simplement car l’éclatement de la bulle Internet est loin. Les grands brûlés des .com ont été remplacés par une nouvelle génération d’investisseurs : tout ce qu’il faut pour préparer une nouvelle bulle !

Les courbes de progression exponentielles font envie, et vous pouvez être tenté de spéculer sur ces valeurs. Je vous l’accorde : il y a des fortunes à se faire avec de tels parcours.

Mais gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un jeu de chaises musicales qui ne dure que tant que l’orchestre joue. Lorsque la musique s’arrête, assurez-vous d’être le premier à gagner les issues de secours. Sachant que les « grosses mains » vous auront probablement précédé, votre position gagnante durant des mois peut vite basculer dans le rouge !

Je vous propose aujourd’hui une stratégie d’investissement dans les sociétés technologiques avec comme objectif premier l’appréciation de votre capital sur le long terme.

Rechercher le rendement au long cours plus que la plus-value instantanée

La philosophie d’un investissement basé sur la valeur est d’acheter une action lorsque vous pensez qu’elle vous rapportera de l’argent sur le long terme. Elle diffère en ce sens d’un investissement spéculatif où vous achetez un titre dans l’optique de le revendre plus cher quelle que soit l’échéance.

La valeur juste d’une action est, pour simplifier, le prix auquel vous pourrez la revendre auquel vous ajoutez les dividendes perçus et retranchez la rémunération de l’épargne sans risque sur toute la durée de détention.

A l’heure des taux zéro, la rémunération de l’épargne sans risque est négligeable. Reste donc à estimer la valeur de revente de l’action et des dividendes à percevoir.

Votre travail d’investisseur est d’aller à la pêche aux informations pour estimer le mieux possible cette valeur intrinsèque.

Le marché, lui, se contentera de vous fournir le prix de l’action à un instant donné. Si ce prix est très inférieur à la valeur que vous avez calculée, vous pouvez acheter en toute confiance. Si ce prix est supérieur, il est temps de vendre.

Pour éviter les aller-retours incessants, vous déterminerez une plage de neutralité dans laquelle vous conserverez vos titres sans les acheter, ni les vendre.

Une approche basée sur la valeur vous permet par conséquent d’avoir un portefeuille relativement stable que vous pouvez faire grossir au rythme de votre capacité d’épargne.

Vous n’utilisez les variations du marché qu’à votre avantage : pour vous renforcer lorsque les prix baissent, ou pour vous alléger lorsque les prix ont monté.

Comment estimer la valeur intrinsèque en deux étapes

Pour les sociétés dites traditionnelles, l’approche par la valeur se fait par le calcul de ratios (cours/bénéfices, valorisation/chiffre d’affaires, taux d’endettement, etc.). Cette grille de lecture permet de déterminer les actions peu chères dans un secteur donné en comparant les ratios des concurrents entre eux.

Le problème avec les valeurs de l’économie numérique est que les sociétés ont pris l’habitude dans les années 2000 de s’introduire en Bourse alors qu’elles n’ont aucun plan réaliste pour dégager un jour des bénéfices.

Si l’on peut tolérer d’investir dans une société qui n’est pas encore dans le vert lors de son introduction en Bourse, il faut toutefois redoubler de prudence.

Etape 1 : Calculer le bénéfice possible

Un investissement doit être rentable à plus ou moins court terme. Si l’on vous propose d’investir dans une société qui ne dégage pas de bénéfices, posez-vous la question : l’entreprise pourra-t-elle créer de la valeur à terme ?

Pour y répondre, il faut :

a) que l’entreprise crée de la valeur pour des clients solvables
b) que son coût de fonctionnement soit inférieur à la valeur créée

Cela vous semble évident ? Parfait ! En appliquant ces deux critères, vous éliminez déjà 50% des valeurs High-Tech.

L’application Snapchat est l’exemple parfait. Très peu d’applications mobiles offrent suffisamment de valeur pour que les clients acceptent de les payer plus que quelques centimes.

A défaut de mieux, les dirigeants annoncent que la publicité paiera. Ce jokerdans les business plan est quasi-systématiquement de la poudre aux yeux. La réalité montre que les revenus publicitaires sur Internet sont captés par quelques géants. Facebook est la seule plate-forme à avoir su générer des bénéficies significatifs grâce à la publicité depuis les années 2000 !

Le critère a) vous permet donc de considérer avec beaucoup de circonspection l’IPO de Snapchat.
La direction ayant prévu de laisser filer les déficits en embauchant massivement après l’IPO, le critère b) est un autre signal inquiétant quant à cette IPO.

Etape 2 : Se positionner au bon prix

La première étape vous a permis de filtrer les entreprises qui ne créent pas de valeur. Reste la question du prix.

A ce stade, il vous faut quantifier la valeur que vous pensez que la société pourra créer, et estimer sa durée de vie.

Pour un positionnement de référence sur un marché mature, comme Google dans son activité de moteur de recherche, vous pouvez tabler sur une stabilité des parts de marché et du bénéfice. Les éventuels bénéfices supplémentaires viendront de l’augmentation du nombre de personnes connectées à Internet.

Dans le cas d’Apple, le marché des smartphones ayant atteint sa maturité, la croissance des ventes d’iPhone a peu de chances de continuer au même rythme qu’au cours de ces 10 dernières années. En tablant sur un taux de renouvellement tous les deux ans, une analyse au doigt mouillé donne une estimation de bénéfices divisée par deux d’ici 10 ans.

Ce sont ces hypothèses que font actuellement les marchés, avec une valorisation d’environ 30 fois les bénéfices pour Alphabet et 15 fois les bénéfices actuels pour Apple.

Dans ce cas, les actions semblent au bon prix. Elles sont dans une zone neutre qui ne justifie ni achat, ni vente. C’est pour cette raison que je n’ai pas de conseils particuliers à donner sur ces valeurs.

En revanche, la même grille de lecture appliquée à Amazon montre une société qui se paye très cher, d’autant plus qu’elle est déjà le leader sur son marché. Pour cette raison, je conseille de rester à l’écart de la valeur.

A titre indicatif, une valeur qui se paye 10 fois ses bénéfices est habituellement considérée comme peu chère. Vous pouvez appliquer ce même ratio pour les « bénéfices anticipés » que vous prêtez à vos sociétés technologiques préférées.

Si la valeur monte au-delà de 25 fois les bénéfices, le titre est en zone de surchauffe. Il est alors temps de s’en séparer, quitte à le remettre en portefeuille après une éventuelle baisse du cours.

Evitez les -90% sur certaines valeurs

Vous disposez des outils nécessaires pour éliminer les canards boiteux de la cote dont la valeur se volatilise lorsque l’euphorie généralisée cesse.
[NDLR : Besoin d’aide pour séparer le bon grain de l’ivraie ? Pour repérer les futurs champions des nouvelles technologies des futurs perdants ? Que pensez-vous d’un spécialiste dont le portefeuille compte des gains latents de +62,52%, +61,18%, +201,84%, +54,42%… et j’en passe ? Pour profiter de sa prochaine recommandation sans plus attendre, cliquez ici]

Votre portefeuille sera d’autant plus robuste en cas de retournement brutal des marchés.

Publications AGORA © Tous droits réservés 2002-2017

Ajoutez la-chronique@publications-agora.fr à votre carnet d’adresses
La reproduction partielle ou totale de la présente Chronique Agora est strictement interdite sans accord écrit de la société éditrice.
La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite publiée par la société Publications Agora.
Le lecteur reconnaît et accepte que toute utilisation du service et des informations le constituant, de même que toute décision relative à une éventuelle opération d’achat ou de vente de valeurs mobilières qu’il prendrait suite à ce message, sont sous sa responsabilité exclusive. Les informations données et les opinions formulées ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions. De ce fait, la responsabilité de La Chronique Agora, de ses partenaires et de ses rédacteurs ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’investissement inopportun.
Retrouvez-nous nos publications et nos services sur :
http://www.publications-agora.fr/
http://la-chronique-agora.com/

Vous souhaitez recevoir La Chronique Agora quotidiennement ?
Inscrivez-vous gratuitement

Une question, une remarque ? Il suffit de nous écrire à la-redaction@publications-agora.fr.

Vous souhaitez vous désabonner de La Chronique Agora ?
cliquez ici

 

Publicités
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s