LA BOURSE AU QUOTIDIEN : Les enjeux du Grexit : à quoi s’attendre ?

Par Philippe Béchade04 Avr 2016

Une fuite de Wikileaks, qui fait déjà les gros titres, nous révèle que le FMI est en train de négocier avec la Grèce l’officialisation d’un « évènement de crédit ». Comprenez un « défaut »… ou plus concrètement encore : une faillite.

Cachons ce Grexit qui risque de dégénérer en Brexit, puis en Ibérexit, etc.

Malgré l’hyper-austérité, l’effondrement des salaires des fonctionnaires, des revenus au sens large, des pensions de retraite, les « économies » de fonctionnement de l’État grec ne sont pas encore suffisantes pour que les conditions d’un refinancement soient considérées comme satisfaisantes par le FMI.

Pour résumer : la Grèce n’est pas dans les clous et s’en éloigne de plus en plus. Le pays n’est plus éligible au plan de soutien conclu l’été dernier et cela va se dégrader encore d’ici la prochaine échéance. La seule solution serait un bailout par les pays européens. Une solution que l’Allemagne va refuser à coup sûr.

Du Grexit au Bexit, il n’y a qu’un pas

Donc, le Grexit est quasiment acté du point de vue du FMI, mais tout est affaire de timing. L’annoncer maintenant serait apporter de l’eau, voire des cataractes, au moulin des partisans du Brexit. « Quittons cette Europe qui se disloque et où il n’y a que des mauvais coups à prendre ! » Alors qu’un référendum se tiendra en juin au Royaume-encore-Uni.

Un Royaume qui le sera beaucoup moins si le pays sort de l’UE. L’Écosse veut s’y maintenir et pourrait rapidement organiser un referendum d’autodétermination, avec comme enjeu son indépendance par rapport l’Angleterre.

Et le principal danger du Grexit, ce ne sont pas les turbulences obligataires ou constitutionnelles qui vont en résulter, mais le risque terrifiant de voir la Grèce s’en sortir sans l’euro, ressusciter économiquement, et donner le mauvais exemple de la bonne marche à suivre pour échapper à l’enfer de l’austérité, à l’arbitraire des 3% de déficits, à la désintégration des standards sociaux.

Après le Grexit, le Brexit… attendons-nous à voir se profiler rapidement un Ibérexit.

photo auteur

Philippe Béchade

Rédacteur en Chef de la lettre Pitbull

Les enjeux du Grexit : à quoi s’attendre ?

Par Philippe Béchade04 Avr 2016

Une fuite de Wikileaks, qui fait déjà les gros titres, nous révèle que le FMI est en train de négocier avec la Grèce l’officialisation d’un « évènement de crédit ». Comprenez un « défaut »… ou plus concrètement encore : une faillite.

Cachons ce Grexit qui risque de dégénérer en Brexit, puis en Ibérexit, etc.

Malgré l’hyper-austérité, l’effondrement des salaires des fonctionnaires, des revenus au sens large, des pensions de retraite, les « économies » de fonctionnement de l’État grec ne sont pas encore suffisantes pour que les conditions d’un refinancement soient considérées comme satisfaisantes par le FMI.

Pour résumer : la Grèce n’est pas dans les clous et s’en éloigne de plus en plus. Le pays n’est plus éligible au plan de soutien conclu l’été dernier et cela va se dégrader encore d’ici la prochaine échéance. La seule solution serait un bailout par les pays européens. Une solution que l’Allemagne va refuser à coup sûr.

Du Grexit au Bexit, il n’y a qu’un pas

Donc, le Grexit est quasiment acté du point de vue du FMI, mais tout est affaire de timing. L’annoncer maintenant serait apporter de l’eau, voire des cataractes, au moulin des partisans du Brexit. « Quittons cette Europe qui se disloque et où il n’y a que des mauvais coups à prendre ! » Alors qu’un référendum se tiendra en juin au Royaume-encore-Uni.

Un Royaume qui le sera beaucoup moins si le pays sort de l’UE. L’Écosse veut s’y maintenir et pourrait rapidement organiser un referendum d’autodétermination, avec comme enjeu son indépendance par rapport l’Angleterre.

Et le principal danger du Grexit, ce ne sont pas les turbulences obligataires ou constitutionnelles qui vont en résulter, mais le risque terrifiant de voir la Grèce s’en sortir sans l’euro, ressusciter économiquement, et donner le mauvais exemple de la bonne marche à suivre pour échapper à l’enfer de l’austérité, à l’arbitraire des 3% de déficits, à la désintégration des standards sociaux.

Après le Grexit, le Brexit… attendons-nous à voir se profiler rapidement un Ibérexit.

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